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Podcast / conversationyoutube.com· 11 mai 2026 46 minDivertissementEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Fabien Esculier / Sommes-nous entrés dans la civilisation du poulet ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:14OuverteRéponse directe

    À quoi ressemblent vos toilettes ?

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui explique l'engouement pour l'urine comme engrais ?

  • 3:38OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir pris conscience de l'aberration des stations d'épuration ?

  • 4:20OuverteRéponse directe

    Quels résultats ont donné vos expériences avec l'urine comme engrais ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi plaidez-vous pour la récupération des urines et matières fécales ?

  • 5:42OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé en Chine pour que l'usage de l'urine comme engrais s'arrête ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:20Fabien EsculierFait
    « Nous avons constaté que le rendement est le même entre les engrais chimiques et l'urine. C'est-à-dire qu'on produit la même quantité de végétaux avec un engrais chimique ou avec de l'urine humaine. »
  • 5:00Fabien EsculierFait
    « Passez en somme du tout à l'égout au rien à l'égout. »
  • 6:55Fabien EsculierFait
    « Avec la dilution on n'est pas capable de récupérer le principal engrais qui est l'azote et donc on le détruit. »
  • 8:09Fabien EsculierFait
    « Pour une rivière, c'est très mauvais de mettre de la fertilisation parce qu'on va d'abord faire pousser des plantes et puis ensuite en fait, on va même faire disparaître toute forme de vie supérieure. Les poissons disparaissent totalement. »
  • 8:46Fabien EsculierChiffre
    « Avec toute l'urine des franciliens, 12 millions de personnes à peu près, on pourrait fabriquer euh quotidiennement 25 millions de baguettes de pain. »
  • 9:54Chiffre
    « Les urines d'une seule personne sur 1 an peuvent fertiliser jusqu'à 500 m² de champ. C'est l'équivalent de deux de deux terrains de tennis. »
  • 15:14Chiffre
    « Chaque français en mange 25 kg par an, deux fois plus qu'en l'an 2000. »
  • 15:55Chiffre
    « Un poulet sur deux vient de l'étranger désormais. »
  • 16:37Jean-Michel ChefferChiffre
    « Un poulet sur deux consommé en France est effectivement importé. »
  • 17:59Chiffre
    « En France, la consommation de poulet atteint 25,6 kg par personne et par an. Un chiffre qui a doublé en 25 ans, ce qui en fait la viande la plus consommée devant le bœuf et le porc. »
  • 18:39Jean-Michel ChefferFait
    « Ce qui accélère en croissance de consommation, c'est principalement les produits élaborés, les cornons bleus, les nuggets, les tenders, voilà tous ces et également la restauration commerciale. »
  • 31:46Jean-Michel ChefferFait
    « C'est une souche que que toutes les agricultures intensives et le valis prennent aujourd'hui parce que ça ça produit vite et bien. »
  • 32:24Jean-Michel ChefferChiffre
    « Pour produire 1 kg de poulet vif, on a besoin que de 2 kg de carbone, ce qui en fait aussi la viande avec un impact carbone plus par exemple par rapport au bœuf. »
  • 33:50Chiffre
    « En France, seulement 20 % des poulets sont produits sous un signe de qualité comme un label rouge, une AOC ou un élevage biologique. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:06

Bonsoir, soyez tous et toutes les bienvenues dans 28 minutes. Merci de votre fidélité. Bonsoir mes camarades. L'actualité économique, c'est l'angoisse de la filière française du poulet qui est confrontée à une demande explosive notamment du fait des enseignes de fast food. Mais un poulet sur deux est importé en France, importé du Brésil, des États-Unis ou d'Ukraine, ce qui représente une concurrence déloyale au vu des conditions d'élevage archiensives. Il faut accompagner la production de qualité standard française pour éviter cette hémorragie parce qu'aujourd'hui ce qui se passe c'est qu'on a de plus en plus en effet de français qui consomment du poulet standard brésilien, thaïlandais ou ukrainien ou là en l'occurrence qui ne respecte pas du tout nos normes de production.

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Alors, comment expliquer au-delà de son prix économique la passion des Français pour le poulet à la maison ou au fast food face à la concurrence du poulet mondial ? La filière française va-t-elle y laisser des plumes ? On en débattra ce soir avant de vous retrouver Marie Bonisso et Xavier Maudu avec des images dingues. Ben oui, les OVNIS Ellisabeth, à la demande de l'administration Trump, le Pentagone vient de déclassifier des documents sur les objets volants non identifiés. C'est l'occasion d'aller voir les premières enquêtes officielles sur ce qui nous perturbe la vérité est ailleurs. Et vous Marie ? Les vestes d'ouvriers, les chaussures de postiers et autres vêtements de travail reviennent à la mode pour le plus grand plaisir de nos PME française. Ah, Cocorico, ça tombe bien.

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Et pour commencer, un chercheur français nous invite, attention, à une révolution mentale et quasi physique au lieu de tirer la chasse d'eau si nous pissions dans un arrosoir car nos excrétats urine et caca entre autres sont bourrés d'azote et pourrait remplacer les engrais chimiques. lisier humain, un engrais naturel et follement écologique. Ça a été le cas en Chine pendant des siècles et chez nous en France jusqu'au milieu du 20e. Encelle donc avec Fabien Esculier, auteur d'une autre histoire des excréments. On le retrouve tout de suite.

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Fabien Esculier, bonsoir. Bienvenue dans 28 minutes. Bonsoir. Je vous présente Adan Di et Benjamin Sportou comme moi complètement emballé et enthousiaste par votre la révolution à laquelle vous nous appelez. Publication le 1er avril dernier, je pense que ce n'est pas un hasard chez Acte Sud d'une autre histoire des excréments. Je peux vous poser une question ? À quoi ressemblent vos toilettes ? Alors, j'ai beaucoup de toilettes chez moi. J'ai emménagé dans un logement où il y avait des toilettes standard à chasse d'eau. Elles sont pour l'instant encore restées parce que j'ai eménagé il y a pas très longtemps. Et j'ai ajouté de la collecte d'urine pour hommes, pour femmes, pour enfants, ainsi que une toilette sèche pour collecter euh les matières fécales séparément.

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Et ben voilà, un homme qui met ses principes en action. Alors pour raconter cette histoire de lisier humain et peut-être inaugurer ou renforcer cette révolution du fertilisant naturel, on vous retrouve après votre profil idéal réalisé par Gael Legrave. Fabien Esculier, vous êtes ingénieur et chercheur à l'École nationale des ponts et chaussées. Dans votre livre, vous revenez sur la façon dont l'humanité a valorisé ses excréments et vous vous intéressez en particulier à la façon dont l'urine a été utilisée dans l'agriculture. Alors qu'aujourd'hui, nos sociétés s'organisent pour évacuer nos urines grâce au tout à l'égout, un autre modèle serait-il plus judicieux ? Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal.

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Après l'école polytechnique à Palaiseau, vous intégrez le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts au service de tous pour la transition écologique comme le clame aujourd'hui le site du ministère. Vous effectuez votre premier stage à HR au nord-ouest de Paris sur le chantier de la plus grande station d'épuration des eaux usées d'Europe. Situé sur la scène en aval de la capitale, elle reçoit les excrétions d'environ 5 millions d'habitants de l'agglomération. Vous prenez alors conscience qu'il s'agit d'une aberration ? Je contribuais à construire une usine qui allait utiliser des ressources fossiles pour détruire de l'engrais azoté naturel. Car comme vous le préciser dans votre livre, une partie importante des nutriments que l'on ingère se retrouve dans l'urine.

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On va retrouver de l'azote, du phosphore, du potassium et finalement tous ces nutriments, ils sont utiles aux plantes pour pousser. En 2014, vous créez le programme Ocapi pour la collecte et la valorisation agricole des urines et matières fécales humaines pour réaliser des expérience sur des champs de blé comme ici à Saclet dans les Yvelines. Nous avons constaté que le rendement est le même entre les engrais chimiques et l'urine. C'est-à-dire qu'on produit la même quantité de végétaux avec un engrais chimique ou avec de l'urine humaine. Dans une autre histoire des excréments, vous rappelez que jusqu'au 19e siècle, un mouvement général d'économie circulaire des matières organiques était instituées. Vous déplorez donc la généralisation des toilettes avec chasse d'eau. Vous

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plaidez pour la récupération des urines et des matières fécales, puis vous ajoutez : "Passez en somme du tout à l'égout au rien à l'égout". Excellente expression. Alors Fabien Esculier, on est modelé culturellement par l'hygiénisme mais on a oublié donc c'est un peu tabou la merde, le caca, tout ça en même temps, c'est fascinant mais il y a eu une épopée excrémentielle en France, Moyen-Âge, Renaissance, si on pense à Rabel, Montaigne, Piron, on ne parlait que de ça. Ce n'était pas tabou. Tout à fait. Et en fait, de façon générale dans l'histoire de l'humanité, utiliser les urines et matières fécales humaines comme engrais comme on le fait avec celle des vaches, des cochons, des poulets, euh c'est quelque chose de très classique. En fait, ce qui est plutôt

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très original, c'est de ne pas avoir des filières dont l'objectif est de valoriser en agriculture les urines et matières fécales humaines. Qu'est-ce qui s'est passé en Chine pour que ça s'arrête, je crois, à l'orée des années 90 alors que depuis le 3e siècle avant Jésus-Christ, il était un usage absolument naturel d'utiliser les excrétats euh humains pour fertiliser les sols. Il y avait même, je crois, euh un commerce du jus doré avec toujours des expressions délicieuses au 16e siècle en Chine. Le jus doré est en l'urine he bien sûr. Et il y avait le même commerce en France. il est euh mieux documenté, peut-être plus raffiné dans la façon dont il était développé en Chine, mais en tout cas, il était assez euh largement euh réparti. Et euh si ça s'est arrêté en 90 en

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Chine, c'est les mêmes raisons qu'on fait que ça s'est arrêté en Occident, on va dire après la Seconde Guerre mondiale euh dans les années 50, 60 70 où s'est effondré l'économie de l'engré humain. C'est parce que de une, les normes sont devenues celles de l'aduction d'eau dans les foyers en grande quantité. Donc l'utilisation de toilettes à chasse d'eau comme une voilà une règle générale d'utilisation qui consomme énormément d'eau à chaque fois qu'on chasse 10 L d'eau hein quand on tire la chasse qui consomme de l'eau et qui la pollue. Donc ensuite pour préserver les rivières on a mis en place des stations de traitement des eaux usées qui ont fait un travail extraordinaire qui continuent à en faire un puisque elles permettent de protéger les rivières. Le problème

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c'est qu'avec la dilution on n'est pas capable de récupérer le principal engrais qui est l'azote et donc on le détruit. Ouais. Et finalement ce qui s'est passé en Chine, ça a été en version très accélérée sur 40 ans, ce qui s'était fait sur 100 ans en France, la transition d'une économie circulaire des urines et matières fécales humaine vers une économie linéaire qui a été rendue possible par l'utilisation massive d'engrais de synthèse. Il y a une date importante quand même, c'est 1858 à Londres. Qu'est-ce qui s'est passé ? Alors 1858 à Londres euh en fait depuis quelques années, Londres c'est la première capitale européenne où on a de l'eau qui a apporté dans les foyers et donc on a la toilette à chasse d'eau qui se développe parce que elle est pratique et de ce point de vue-là euh son

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avantage de praticité a été déterminant dans dans l'histoire et euh le donc beaucoup de personnes qui demandent l'autorisation que les toilettes à chasse d'eau qui rejoignaient des fausses qui allaient en agriculture après euh rejoignent désormais la rivière parce que comme il y a l'eau de chasse en plus il y a beaucoup plus de volume que si avait avec que les urines et matières fécales. Donc on demande l'autorisation de déroger et on rejette en fait dans les goûts qui ne collecaient que les eau pluviales. En France aussi he à Paris par exemple, l'égût est installé pour collecter l'eau pluviale, pas les urines et matières fécales. Donc là, on demande de déroger et de permettre de rejeter. Et en fait, la tamise reçoit des quantités énormes d'engrais. Pour une rivière, c'est très

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mauvais de mettre de la fertilisation parce qu'on va d'abord faire pousser des plantes et puis ensuite en fait, on va même faire disparaître toute forme de vie supérieure. Les poissons disparaissent totalement. qu'en 1858, en fait, il y a tellement d'urine et matière fécale dans la tamise que le parlement qui est au-dessus de la tamise ne peut plus tenir séance. En fait, les odeurs sont tellement pestinancielles que euh on se dit il faut faire quelque chose. Oui. Et pourtant, l'urine est bourrée entre autres d'azote. D'où cette idée de revenir à quelque chose de naturel, à cette circularité. L'azote, bah je veux dire, elle est dans les végétaux. Donc, on rend à la terre au fond ce qu'elle nous donne à travers les végétaux qu'on ingère. Vous dites avec toute l'urine

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des franciliens, 12 millions de personnes à peu près, on pourrait fabriquer euh quotidiennement 25 millions de baguettes de pain. C'est énorme. Exactement. Tout à fait. En fait, si on regarde comment fonctionne le corps humain, nous on mange l'azote sous la forme de protéine et ensuite on ne sait pas le recycler à l'infini et tout ce qu'on mange, ça ressort. Ça ressort principalement dans l'urine. On en est souvent assez peu conscient, c'est l'urine qui est la principale façon dont le corps excraite les matières. et on l'exprète sous la forme d'urée. Maintenant, quand on regarde comment fonctionne une plante, elle mange de l'urée et elle fabrique des protéines. Donc en fait, depuis le début de l'histoire de l'humanité et de l'agriculture, ben on a fait tourner

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globalement cette boucle. Les proté les plantes fabriquent des protéines à partir du les humains mangent les plantes et les protéines et puis excrètent l'urée. Donc c'est finalement en fait quelque chose qui a été extrêmement commun parce que c'est une sorte de bon sens je dirais de faire circuler ces matières de cette manière-là. Alors, il y a des endroits où ça se fait. Ça fait d'ailleurs de plus en plus à à petite échelle, mais ça va sans doute grandir grâce à votre livre notamment et à votre action militante. Fabien Esculier, on en parle avec vous. Euh Anna à Châtillon près de Paris. Oui, si je vous dis que vous pouvez collecter votre pipi dans un bidon, que vous pouvez ensuite le déposer dans une cuve collective et qu'à deux pas de là en plus, vous allez

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pouvoir acheter vos fruits et légumes qui ont poussé grâce à votre urine, vous vous dites certainement que c'est de la science-mixtion, mais non, vous êtes à Châtillon dans les hautes scènes en région parisienne, la première ville de France qui a installé en 2024 un point d'apport d'urine volontaire. L'avantage, c'est que l'urine n'est pas dilué. Elle conserve donc ses nutriments et ça c'est un engrais naturel très prisé pour les maréchés. Les urines d'une seule personne sur 1 an peuvent fertiliser jusqu'à 500 m² de champ. C'est l'équivalent de deux de deux terrains de tennis. Ce n'est pas rien. Et côté logistique, tout a été optimisé autour de la map locale. Le pipi des 40 volontaires à Châtillon et récupéré par les maréchés lorsqu'ils viennent livrer leurs fruits et leurs légumes. Alors,

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est-ce que ce dispositif, il a vocation à être généralisé peut-être partout en France ? Euh mais c'est une des manières de déployer une nouvelle enfin redéployer une économie des urines et matières fécales humaines. Là c'est vraiment la réponse à la question "Je suis chez moi au 5e étage sans ascenseur euh dans une copropriété. Qu'est-ce que je peux faire ?" Bah on peut collecter son urine dans des bidons et s'organiser à petite échelle pour faire des microphilières citoyennes des points d'apport volontaire. Donc, il est plausible que euh et on espère que se développeront euh ces pratiques. Euh pour autant, dès qu'on il s'agit d'une question collective, aujourd'hui, la gestion des ur matières fécale humaine, c'est des services publics. Euh on a pris des décisions par le passé qui ont

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induit le système tel qu'on le connaît. Euh, mais euh la plupart de ce qu'on peut imaginer comme déploiement à grande échelle, ça va être en fait des organisations euh plus grandes, c'est-à-dire dans un établissement recevant du public. Il y a déjà par exemple l'agence spatiale européenne à Paris qui collecte les urines dans son bâtiment avec une unité de concentration de l'urine au sous-sol. Il y a le quartier Saint-Vincent de Paul à Paris qui est en construction aujourd'hui où l'idée est de collecter l'urine à l'échelle des bâtiments chez les particuliers environ 600 foyer. Donc voilà tout ça et bien sûr à chaque fois avec un enjeu de santé publique et de gestion des risques sanitaires aussi préférés. Oui justement parce que les urines c'est aujourd'hui plein

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d'anxiolitiques et d'antibiotiques notamment. Non. Alors historiquement le premier enjeu qui a été vu sur les urines et matières fécales dans l'histoire de l'humanité c'est les questions plutôt des pathogènes. Les maladies qui peuvent être transmises par des bactéries, par des virus. En fait aujourd'hui ce qu'on a fait c'est qu'on a externalisé les urines et matières fécales de la ville mais il y a pas spécifiquement de traitement des pathogènes. Donc en fait on les transfère à la rivière ce qui rend très difficile la baignade la consommation d'huîre et de moules et puis la production d'eau potable qui de qui du coup coûte d'autant plus cher qu'on pollue la rivière. Ensuite le deuxième enjeu c'est la question effectivement des résidus médicamenteux. Alors à nouveau aujourd'hui il n'y a pas

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de gestion spécifique des résidus médicamenteux. Donc on les retrouve dans l'eau des rivières, on les retrouve aussi dans les bouts des stations de traitement des eaux usées. Il y a de la dégradation qui se fait dans le traitement mais c'est pas parce que le traitement souhaite le faire, c'est quelque chose qui se passe. Et ces bouts de station d'épuration contiennent relativement peu de nutriments par rapport à ce qui est en entrée mais contiennent ces médicaments. Donc la question c'est comment est-ce qu'on pourrait mieux gérer et si on sépare, on a d'autant plus de chance d'arriver à mieux gérer le risque lié au médicament. Dans votre bouquin, vous évoquez le pipiculteur. Ça c'est un objet des pandages que vous avez mis au point avec c'est un programme lors de le avec

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l'école des ponts et chaussées. Et ça, qu'est-ce que c'est ce biscuit que je vais manger dans un instant qui sent fort bon ? C'est un biscuit fait avec du blé fertilisé avec de l'urine humaine. Visque d'or. Ex lors des essais que nous avons fait de fertilisation de blé euh on voulait tester la l'efficacité agronomique et puis en fait on a eu du blé fertilisé à l'urine humaine. On s'est dit "Bah il faut en faire quelque chose." Et donc finalement on a trouvé un meier, un boulanger qui nous ont dit "Ben super, allons-y." Et en fait ça fait plusieurs années. Maintenant c'est une association qui s'appelle Circulus qui porte ça. On fait à but de démonstration en fait des produits issus de fertilisation à l'urine humaine. En septembre, il y a eu le colloque des 10 ans du programme au

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Capi que je coordonne à l'école des points etchaussées. On a fait toute une le nom est pas un hasard, on a fait toute une déclinaison de coquillettes, de biscuits à partir de blé à chaque fois fertilisé à l'urine humaine. Il y a pas d'urine dans les protéines. Mais de la même manière qu'on met des urines de vache ou des engrais de synthèse sur les chambres, ben là on met des urines humaines pour faire pousser les plantes et faire ses produits. Merci pour les biscuits, merci pour le pipi, merci pour l'utopie. Pipi Fabien Esculier une autre histoire des excréments aux éditions Actes Sud. Excellent. Pardon, faut pas parler la bouche pleine. Et bien pourtant on passe à notre débat d'ailleurs non sans résonance avec notre histoire excrémentielle puisqueà force de manger

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du poulet, on se demande si nos étrons seront en forme d'œuf un jour. Bon bref, un débat autour de la consommation de poulet qui explose en France. Chaque français en mange 25 kg par an, deux fois plus qu'en l'an 2000. Est-ce qu'on entre dans la civilisation du poulet croustirottier ou en nugget ? Avec quelle conséquences ? On en parle après la mise au point de Emirat Willem.

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Ils se sont volés dans les plumes pour une histoire de poulet. À Saint-toin dans le nord de Paris, la bataille afferrage autour de l'ouverture d'une filiale de l'enseigne Master Poulet, un fast food de Volagne. Est-ce que vous êtes pas engoûté quand même ? Le maire de la ville a voulu interdire son ouverture s'attirant les foudres d'une partie de la population. et de la gauche. C'est au maire de faire la police de la bouffe en quelque sorte. Le maire ne doit n'est pas là pour faire la police de la bonne alimentation, de la mauvaise alimentation. En revanche, il est là pour faire la promotion notamment pour les jeunes et les classes modestes et les classes moyennes sur tout ce qui doit être la bonne alimentation. Oui, c'est mon job. Du poulet jacter.

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Depuis quelques années, ce type d'enseigne se multiplie et les queu s'allongent. C'est très bon, c'est vraiment pas cher et en tant qu'étudiant bah je viens souvent ici. C'est enfin un moyen pour plein de jeunes ici dans la ville ou même pour plein de gens de pouvoir enfin manger entre guillemets pour pas très cher. C'est 3,50 € la barquette de pâtes. Apprécié pour son prix sa faible teneur en graisse et ses apports en protéines, la consommation de poulet s'envole. Plus de 25 % en 5 ans selon les professionnels du secteur. Et pourtant, ils s'inquiètent. Le taux de poulet importé sur la consommation ne fait qu'augmenter. Comment on stoppe cette hémorragie ? Il faut accompagner la production de qualité standard française pour éviter cette hémorragie. Parce qu'aujourd'hui

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ce qui se passe c'est qu'on a de plus en plus en effet de français qui consomment du poulet standard brésilien, thaïlandais ou ukrainien ou là en l'occurrence qui ne respectent pas du tout nos normes de production. Un poulet sur deux vient de l'étranger désormais. Avec un secteur qui affiche un déficit commercial de 1,72 milliards d'euros, les producteurs français parlent de concurrence desloyales. Il demande la construction de 2200 poulaillers en plus d'ici 2035. Alors, qu'est-ce qui explique cet envolée de la vente du poulet et comment faire pour que la France cesse d'y perdre des plumes ? Nos trois invités pour ce débat. Jean-Michel Cheffer, bonsoir. Vous êtes éleveur, président de l'Association nationale de la volaille de chair en vol et vous êtes éleveur en Alsace de

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volaille première labelle rouge. C'est comme ça qu'on dit ? Oui. Voilà. Et selon vous, on assiste à l'accélération de la consommation de poulet en France. Une viande extrêmement abordable, conseillée d'un point de vue nutritionnel et très facile à cuisiner. Malheureusement, ajoutez-vous, un poulet sur deux consommé en France est effectivement importé. À côté de vous, Pierre Rafard, géographe spécialiste de la géopolitique de l'alimentation. Vous présentez également l'émission quotidienne voyage en cuisine tous les soirs sur cette excellente chaîne qui est harté à 18h55. Et votre dernier essai, le kebab monde sur la broche est paru aux éditions Calipe. Euh selon vous, l'avantage du poulet, c'est que toutes les cultures alimentaires peuvent se l'approprier et

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presque toutes les religions. Mais pour arriver à contenter tout le monde, il a fallu faire muter les poulets, muter vraiment physiquement et génétiquement. Et ça, c'est une catastrophe. Ajoutez-vous. Et à côté de vous, Gwen Elgo, bonsoir. Directrice générale de l'Observatoire société et consommation, l'OPSO. Vous avez codirigé une étude avec la fondation Jean Jorè intitulée La France à table. Euh et selon vous, une part croissante de la population peine à avoir une alimentation abordable, mais dans les enseignes de poulet, lowcost ou fast food, c'est parfois deux fois moins cher, au moins qu'un fast food euh à base de burger, donc de viande de bœuf. Elles sont les symptômes d'une société qui se fragilise grandement économiquement parlant. Et on démarre avec le chiffre du jour. Ma

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oui, chiffre exponentiel. En France, la consommation de poulet atteint 25,6 kg par personne et par an. Un chiffre qui a doublé en 25 ans, ce qui en fait la viande la plus consommée devant le bœuf et le porc. Jean-Michel, cheffeur, l'agriculture et l'élevage, on le sait, traverse une crise importante mais pas donc la production de poulet. Aujourd'hui en France, les producteurs de poulet gagnent bien leur vie. Ça se passe bien. Nous, ce qu'on souhaiterait c'est que ben les Français, ils mangent plus de poulet français que de poulet étrangers parce que aujourd'hui, on importe un poulet sur deux. Et bon, vous l'avez bien dit hein, la consommation de de poulet, elle augmente à peu près d'un kil par an depuis mon déjà vos poulets et les poulets français qui sont sur le marché.

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Voilà. Mais nous ce qu'on constate c'est que ce qui accélère en croissance de consommation, c'est principalement les produits élaborés, les cornons bleus, les nuggets, les tenders, voilà tous ces et également la restauration commerciale. Et c'est vrai que sur ce segment-là, c'est principalement l'importation malheureusement qui approvisionne le marché. Et nous ce qu'on souhaite en tant qu'éleveur de volaille français, c'est pouvoir construire des bâtiments parce que souvent en France c'est plus compliqué qu'ailleurs de construire des poulaillers pour produire et pour produire plus pour produire plus pour pouvoir approvisionner ben ce marché que les consommateurs français plébisent. Kenalgo aujourd'hui c'est devenu un incontournable de l'assiette des français le poulet. Ah bah oui, c'est

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vraiment euh d'ailleurs c'est très intéressant parce que le poulet concentre la consommation de poulet concentre un petit peu toutes les aspirations, toutes les contraintes, voir toutes les contradictions. Ouais. Toutes les contradictions de notre société. Et donc ça réunit en fait, ça réconcilie tous les consommateurs, c'estd ceux qui veulent manger plus sain, ceux qui veulent manger plus léger parce que c'est moins moins gras que d'autres viandes, ceux qui veulent manger moins cher aussi. mangon de plus en plus d'ailleurs ça n'existait pas autrefois mais la nourriture fonctionnelle c'estd celle qui qui est bonne quand on fait du sport quand on veut vous savez cette nourriture protéinée justement protéinée et donc comme vous le disiez aussi c'est une nourriture qui traverse toutes les

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cultures et donc qui traverse aussi tous les qui ne subit pas les interdits d'autres types de viand et puis il y a effectivement mais j'ai le fait que ça soit uneure une protéine qui soit beaucoup plus abordable que que les autres donc en fait ça réconcilie tout le monde et puis ça permet met vraiment tous les compromis entre plaisir et et quand vous parlez de compromis ou de contradiction, on veut dire que le dimanche, on peut vouloir manger un poulet bio ou la belle rouge et cetera et puis le reste de la semaine manger du poulet dont on sait qu'il est importé, qu'il est de basse qualité mais qui est pas cher dans un fast food. Exactement. Exactement. Vous savez ce que ce que Claude Fichler disait par rapport au steak haché steak caché, bah c'est pareil, il y a le poulet bien rôti

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du du dimanche et puis il y a celui que qui est beaucoup plus abstrait du du nuggets ou du ou du beignet. Et vous Pierre qui faites tour du monde pour vos émissions, chanceux que vous êtes. Et ben c'est un constater que c'est un phénomène mondial la consommation de poulet. Ah bien sûr, bien sûr, bien sûr. C'est que ce poulet, on le retrouve dans absolument toutes les cultures. On le retrouve en Europe, on le retrouve au Moyen-Orient, on le retrouve en Asie sub-saharienne, on le retrouve au Maghreb, on le retrouve dans les Amériques, on le retrouve en Chine et j'ai oublié le Pacifique. Donc on le retrouve en sur le Pacifique. C'est vraiment la viande mondiale est globalisée par excellence. Et comme le disaient mes voisins pour des raisons toutes simples, c'est que c'est une

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viande assez euh abordable sur un plan purement financier. C'est un c'est une viande aussi qui se coule incroyablement bien dans les grammères culinaires et gastronomiques locales. C'est-à-dire que elle s'adapte, elle se transforme, elle s'hybride et comme on le disait et aussi elle n'est pas soumise à des prescriptions religieuses autant que d'autres viandes. 4 milliards de poulets en 1961, 26 milliards en 2021 sur la planète. Sur la planète. C'est une perspective intéressante pour vous les les producteurs. Jean-Michel Cheffer, vous disiez que vous vous voulez vous agrandir par exemple votre vous souhaitez avoir élevé davantage de poulet. Alors, dans le cadre de la conférence sur la souveraineté alimentaire qu'avait organisé la ministre de l'agriculture,

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elle nous avait demandé de nous projeter à 10 ans pour nous dire dans 10 ans de combien on a besoin de construire de poulailler pour nourrir les français. Combien ? Et euh c'est là qu'on est arrivé au fameux chiffre des 2200 poulaillers du quotidien à construire. Si on veut reprendre euh sur l'importation pour retrouver notre souveraineté et en même temps accompagner la croissance de la consommation. Et votre exploitation, vous souhaitez la grandir par exemple vous personnellement. Et c'est compliqué s'il y a possibilité. Euh oui, pour pourquoi pas évidemment comme beaucoup d'éleveurs, se donner les moyens. Après, il faut également quand même que au niveau européen, on se donne les moyens de protéger aussi mieux notre agriculture parce qu'on importe quand

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même euh une agriculture qu'on n'a pas le droit de produire chez nous, hein, il faut quand même se le dire, hein, en élevage, c'est pareil. Et euh et il faut également que bah on donne les mêmes règles de construction qu'on nos collègues européen en France pour quand même permettre aux éleveurs de construire des poulaillers parce que des fois on part dans des recours contre les poulaillers, ça peut durer des années, des années et on âge comme vous l'avez dit dans certaines contradictions. Euh c'est que les gens veulent des poulaillers pour acheter du poulet français, de la volaille française avec notre logo nez élevé abattu, mais en même temps on veut pas toujours du poulailler à côté de chez soi et on veut Genalgo qu'il soit accessible en terme de prix. Donc il y a cette

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contradiction des Français qui veulent du poulet de chez eux mais en même temps qu'ils veulent le payer pas trop cher. Ça dépend quel français en fait parce que il y a plus de consommateurs moyen à dire vrai. On est on est de plus en plus dans dans une société où justement il y a il y a une individualisation des consommations et ce qui est sûr c'est que en revanche il y a un tiers des Français qui est déjà dans la restriction alimentaire pour raisons économiqu pour des raisons économiques et donc la le reste va arbitrer donc effectivement va peut-être comme le disait Ellisabeth prendre un poulet rôti le dimanche et puis prendre des nuggets dans la semaine mais il y a ce tiers des Français et parmi eux un français sur 10 qui se trouve vraiment en précarité alimentaire

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et c'est ces français là dont on parle quand on parle par exemple des enseignes low cost du poulet. Et ben justement le débat autour du poulet fast food a pris une tourniure politique à propos, vous l'avez certainement suivi, de l'installation d'un master poulet à Saint-toin refusé par son maire Karim Boamran. Écoutez la réaction de Clémentine Hautin, députée de scène Saint-Denis. Quand je vois à Saint-toin qu'on a un restaurant de du grand chef Thierry Marx qui vient d'ouvrir et qu'en face vous dites "Non, le master poulet c'est non parce que la malbouffe n'a pas sa place à Saint-toi". Vous envoyez un message vis-à-vis d'un certain public et notamment des jeunes, il faut le dire, des jeunes des quartiers populaires et su l'immigration. C'est à eux que vous

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envoyez un message et vous leur dites symboliquement "On veut plus de vous." Pierre Rafar, forme de mépris de classe ou protection du savoir bien manger français. Alors moi je rebondirai tout simplement sur ce que dit Clémentin Moi, j'ai la chance d'être odonien depuis plus de 10 ans, donc habitant de Saint-Rois sur scène. Alors je rassure tout de suite Clémentine Autin, c'est qu'il y a beaucoup déjà de vendeurs de poulet, de poulet frit, de poulet rôti et cetera. On a quand même une certaine offre assez plétorique sur place. Ensuite, ce qu'elle dit, c'est vrai, c'est une un vrai pied de nez géographique. Moi, le géographe que je suis, mais ça m'intéresse beaucoup. On n pas besoin de faire de la géographie, de faire des milliers de kilomètres pour s'en rendre compte. C'est-à-dire que

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vous avez littéralement face- à face ce fameux euh master poulet qui est aujourd'hui l'objet d'une certaine forme de discord et juste en face le bouillon de Thierry Mar quoi une exaltation de la tradition alors je sais ce qu'on va me rétorquer oui mais le bouillon est quand même une forme de restauration assez abordable par rapport à d'autres restaurants. Mais je pense que mes voisins ne diront pas le contraire. Quand on parle de choix alimentaires, on parle du porte-monnaie mais on parle aussi de tout un moi ce que j'appelle un capital un capital financier bien entendu mais aussi un capital culturel politique tout ce que vous voulez. Je Michel Cheffer en même temps vous allez nous dire comment on fait une cuisse de poulet à 2,50 €. Je sais pas si vous serez d'accord avec votre voisin mais

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c'est le prix qu'on paye et un pilon à 1 €. Voilà ce que ça coûte dans ces chaînes. Oui. Alors nous euh c'est c'est souvent ce qu'on dénonce c'est que il y a des segments de ce marché-là où c'est beaucoup du poulet d'importation qui est malheureusement présent. Alors, je vais donner un chiffre, c'est que dans l'Union européenne, la viande la plus la plus importée, c'est le poulet et c'est le blanc de poulet en fait qu'on importe. Et en fait, quand on additionne toutes les importations qui ne viennent pas de l'Union européenne, ça représente à peu près 20 % de tous les blancs de poulet qui sont consommés dans l'Union européenne. D'accord. Et ça vient, c'est quand même alors États-Unis, Brésil, Thaïlande, Brésil principalement et là donc avec le Mercosur, on va encore en rajouter.

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La Thaïlande aussi beaucoup. ça États-Unis, l'Ukraine Ukraine et malheureusement aussi de plus en plus de Chine et on sait que donc c'est ces blancs de poulet ne rentre pas ils ne sont pas produits comme les nôtres mais c'est-à-dire pardon parce qu'il y a eu toute une polémique putint du poulet lavé à la javelle au chlore. Vous dites que ça existe toujours ou pas ? Euh quand c'est pas produit dans l'Union européenne c'est la règle. Chez nous c'est interdit mais voilà ce qu'on importe. Comment dire ? L'Union européenne, elle elle n'impose pas aux produits étrangers de d'imposer l'origine de la viande. Donc souvent ça rentre dans les grands ports de commerce comme Rotterdam et en verse et je le dis souvent les Pays-Bas exportent deux fois plus de poulet qu'ils n'en produisent. Euh

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ce que l'Union européenne impose, c'est d'imposer une estampie sanitaire. Donc il suffit que le produit rentre dans le port de Rotterdam. C'est principalement là que ça rentre. que le produit soit reconditionné, des fois décongelé ou salé. Et du coup la réglementation c'est juste mettre une estampille sanitaire qui qui est norme CE et là on pense que ça vient de l'Union européenne alors que ça n'est pas le cas. H c'est pour ça souvent me demandent il y a il y a beaucoup de poulet qui vient de de des Belgiques ou de de Belgique ou des Pays-Bas donc mais c'est l'Union européenne mais on dit et souvent je dis mais en fait on en on ne sait pas parce que il y a tous ces toutes ces volc revenir à la polémique de Saint-Touan c'est une polémique franco-française

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selon vous ? Oui. Alors, on est très doué en France, hein, pour euh faire d'un sujet social quelque chose de tout d'un coup culturel, politique et et tout et tout un débat et notamment autour de l'alimentation qui est aussi un fait euh total dans notre dans notre pays. Euh mais euh donc oui, c'est plutôt franco-français mais ça dit là aussi euh euh pas mal de choses et et je trouve intéressant en fait parce que ça croise la restauration rapide et le poulet. la restauration rapide, on l'a vu émerger que ça soit justement les burgers ou les kebabs ces dernières années, les tacos également et et ça ça dit quelque chose de la facilité d'accès d'une d'une forme de nourriture et vous le disiez c'està-dire facilité d'accès économique mais facilité d'accès aussi social,

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c'est plus facile de de pousser la porte en temps aussi. On a également perdu des compétences de cuisine et donc tout ça en fait c'est toutes les contraintes qui sont résolues et là maintenant ça s'applique au poulet. C'est intéressant parce que c'est c'est aussi une façon pour certains de retourner un peu le le stigma d'une forme de nourriture euh en fait qui peut être un peu lowcaust en quelque chose de sain aussi ou en quelque chose qui va contribuer à voilà. Euh donc euh donc c'est c'est vraiment intéressant ce ce sujet-là. Alors, on va évoquer avec vous trois les mutations euh autour du poulet qui a été domestiqué il y a 8 ou 10000 ans hein, je crois et qui mute de manière incroyable depuis notamment la fin de la 2e guerre mondiale. Oui. Le poulet d'aujourd'hui n'a plus

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grand-chose à voir avec le celui d'après-gerre. Regardez, c'est une étude canadienne. En 1957 aux États-Unis, un poulet de 28 jours pesait 316 g 1, 369 g 50 ans plus tard. C'est quatre fois plus. C'est pour un poulet de 56 jours. On passe de 905 g à plus de 4 kg. Alors pour comprendre cette super évolution, il faut remonter au milieu des années 40. Au sortir de la guerre, les soldats manquent de protéines et puis il faut faire face au boom des naissances. Et donc un producteur de volaille américain va décider de créer en 1946 un concours pour imaginer le poulet de demain, le Chicken of Tomorrow Concept en partenariat avec le ministère de l'agriculture. C'est très sérieux ce poulet. Il doit avoir des cuisses bien

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dodu, une grosse poitrine pour pouvoir nourrir une famille entière. Et voilà ce qu'on pouvait lire dans la presse de l'époque. Un poulet dont le blanc est si épais qu'on peut le découper en steak avec des pilons contenant un minimum d'os et le tout à un prix inférieur. Alors la finale de ce concours, elle a eu lieu en 1948. Elle a récompensé un éleveur qui avait réussi à croiser deux variétés de volailles avec une économie de production très rentable. Les deux allaient ensemble. Une deuxième édition de ce concours a eu lieu 3 ans plus tard. avec là des croisements génétiques beaucoup plus complexes dans le but d'augmenter rapidement la masse musculaire des poulets et de les abattre plus tôt. Et c'est donc véritablement à cette période que la production à échelle industrielle des poulets a

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explosé aux États-Unis puis dans le reste du monde. Pierre Affard, le poulet qu'on mange aujourd'hui, c'est donc un poulet qui est hybride génétiquement modifié. Est-ce que ça en fait un aliment sain ou est-ce que c'est un problème ? Alors déjà le fait qu'on choisisse, qu'on fasse des mutations, des hybridations, qu'on domestique en réalité des animaux au départ sauvage pour les rendre domestiques, c'est pas nouveau. C'est l'histoire même de l'élevage, de l'agriculture. En revanche, ce qui change avec euh l'exemple que vous avez donné, c'est que ça c'est que là où ces hybridations prenaient des millénaires, des siècles, au milieu des décennies, là en quelques années, on a une espèce de super poulet qui a vu le jour. Alors, les ça interroge. Moi, je suis très mauvais en

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mathématique, mais quand vous voyez quand même en quelques années l'augmentation de la taille du poulet, c'est quand même impressionnant. Et surtout quand vous voyez les conséquences, ce qu'on pourrait appeler les externalités euh négatives, c'est-à-dire tout le coût réel ou caché, qu'il s'agisse d'un coût euh environnemental, qu' s'agit d'un coût euh éthique en matière de bien-être animal, euh on est vérit enfin c'est ce modèle interroge interroge à la fois les animaux en premier lieu et puis aussi nous les mangeurs en se demandant mais bon finalement comment on les fait grossir et les manières et les techniques pour les faire grossir ? interroge c'est pour des questions nutritionnelles, environnementales et cetera. Et Jean-Michel Cheff d'ailleurs, il y a

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quand on voit cette image, c'est des poulets d'une souche certainement de Rose 308. Dites-nous ce que c'est exactement. C'est une croissance rapide avec une alimentation diversifiée et très vitaminée, dopé. Euh non, alors non, il y a rien de dopé parce que tout reste quand même naturel. Il mange il mange un aliment composé de céréales, de protéines, de minéraux. C'est génétiquement modifié. C'est une souche que que toutes les agricultures intensives et le valis prennent aujourd'hui parce que ça ça produit vite et bien. Alors on peut pas dire génétiquement modifié parce que la sélection fait naturellement enfin je veux dire il y a pas eu d'interaction au niveau au niveau des gènes quoi. C'est qu'ils ont sélectionné à chaque fois les meilleurs et pour améliorer à

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chaque fois la productivité et ça permet sur des animaux qui ont à la base des cycles plus courts bien sûr que des ruminants ben d'améliorer effectivement la productivité. Après, il y a il y a quand même au niveau aussi bilan carbone. Du coup, c'est vrai qu'on aujourd'hui pour produire 1 kg de poulet vif, on a besoin que de 2 kg de carbone, ce qui en fait aussi la viande avec un impact carbone plus par exemple par rapport au bœuf, voulez dire par rapport au bœuf aux autres ou aux autres espèces. Alors, on va un plus aussi on va continuer le débat avec une archive à propos d'un des problèmes posés par l'élevage intensif, voir l'élevage industriel de poulet, c'est évidemment la maltraitance animale. Le poulet est vu et considéré quasiment comme un minerai de viande et plus comme

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un animal. Regardez cette archive de 2004. En mauvaise santé, boiteteux ou malade du cœur, quand il ne meurent pas dans les hangars, c'est lors des transports qu'il finissent à se fixier. C'est le résultat d'une enquête de la protection mondiale des animaux de ferme. Les poulets de chair sont les animaux d'élevage qui sont élevés en plus grand nombre dans l'Union Union européenne, c'est plus de 4 milliards. C'est plus de 850 millions de poulets élevés pour la chair en France. Donc c'est vraiment un énorme problème surtout dans les conditions où ça se fait actuellement dans les dans les hangars. D'accord. En France, seulement 20 % des poulets sont produits sous un signe de qualité comme un label rouge, une AOC ou un élevage biologique. Les autres sont des poulets

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standard d'élevage intensif. Selon les défenseurs des animaux, 35 millions de poulets meurent ainsi chaque année en cours d'élevage intensif. Ceux qui résistent sont vendus à bas prix et se retrouvent dans nos assiettes. Jean-Michel Cheffer, c'est mieux aujourd'hui ou pas que le ratio qu'on vient de voir ? 80 20 % de poulet aujourd'hui. Aujourd'hui, on est on est à ce ratio là, c'est 80 % c'est du poulet tous les jours et après on va avoir 20 % ça être du label ou du bio et on est le pays qui faisant le mieux dans l'Union dans toute l'Union européenne voire dans le monde hein parce que le poulet la Belle rouge qui est une tradition française on est les seuls à l'avoir. C'est nous qui élevons le plus de poulets pleinir. Mais dites Jean-Michel Cheffer, il y a encore des

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il y a encore des poulets qui sont traités comme ça dans les élevages parce que régulièrement l'association 214 se plaint d'élevages industriels dans lesquels les conditions de vie sont épouvantables pour les animaux. Il y en a encore. Ben euh pas chez vous, vous allez nous dire, mais ailleurs. Euh bah écoutez, moi ce que tout ce que je peux dire, c'est ce qui se passe chez nous en France, quoi. Après, ce qui se passe ailleurs, c'est difficile de me prononcer mais bon, on a quand même des règles très strictes en matière de bien-être bien-être animal, en en matière de sanitaire, d'environnement et euh bon bah l'objectif c'est de respecter au mieux toutes ces règles là quoi. On est quand même bien contrôlé quoi. Kenelgo, ben je pense tout l'enjeu en fait c'est

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entre les deux dates que vous montriez si vous voulez le grand fait alimentaire du 20e siècle c'est été l'industrialisation c'estàdire que c'est l'application du modèle industriel à notre alimentation. Aujourd'hui on voit que ça pose des tas de problèmes. On ouvre un peu la boîte industrielle et on s'interroge et on se dit bon ben voilà qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on fait ? C'est un sujet pour l'individu, pour le consommateur, mais c'est un sujet plus global, sociétal et de société et et politique. C'est c'est notre sujet de notre modèle alimentaire en général qui qui se pose. Comment on fait Pierre Afard ? Éthiquement, on a envie de se dire c'est adieu poulet, il faut manger moins de poulet et en même temps c'est pratique parce que ça coûte moins cher et que

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c'est protéiné. Donc comment est-ce qu'on conjule toutes ces contradictions ? C'est poré, comment on la résout ? Voà. Alors bon, on parle pas de cet animal, mais c'est un petit peu le mouton à cin pattes. C'est-à-dire que faire des choix alimentaires, c'est problématique parce que je pense qu'aucun de nos téléspectateurs et téléspectatrice ne peut accepter de voir les images qu'on a vu là. Mais en même temps, quand il ou elle se retrouve face au rayonnage de son épicerie, même de son boucher, de son supermarché, bah la variable du prix influence quand même énormément. Donc Fina et rajoutons là-dessus, l'industrialisation dont parlait ma voisine, elle a aussi créé de la distance entre la production et la consommation. Euh je vous mets bien au défi de savoir d'où vient le poulet que

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vous consommez si euh vous n'allez pas chez votre boucher avec tout un ensemble de la veste. Même chez un éleveur à la campagne. C'est ça. Et vous êtes vous-même des consommateurs de poulet plus qu'avant. On pose pas la question à Jean-Michel. Je vous tout oui moi aussi. Ou oui mais en faisant bien entendu en essayant d'avoir plus de transparence et de traçabilité sur ce que je mange en toute conscience en conscience. Merci à tous les trois d'être venus débattre ce soir. On va rester dans l'actualité vue par Xavier Modu et Marie Bonissu. On évoque la publication par le Pentagone. Aux États-Unis donc de dossiers secrets défense sur des phénomènes aériens non identifiés. Et puis une tendance lourde. La jeunesse urbaine occidentale adopte le workware. C'est du globiche. Bon les

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vêtements de travail. Mais d'abord le mauvais dett du jour. Kérosène Ouais. L'augmentation des prix du kérosène fabrique une crise dans le secteur aérien et peut y avoir des milliers de vols annulés dans les prochains mois, c'est entendu. Kérosène, autrement dit de carburant pour l'aviation de secours du kérose. Le prix du kérosène a presque triplé. Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus. Entendu la vie secrète des mots vedettes. Kérosène, le mot sans l'aéroport, les vacances et un peu la combustion. Logique au fond, il vient du grec kéros, la cire, une matière que l'on fait brûler pour produire de la lumière. Aujourd'hui, ça éclaire moins mais ça fait décoller. Le kérosène, c'est le

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carburant des Turboréacteurs, celui qui propulse nos weekends à Barcelone et fait grimper notre emprein de carbone. Un liquide issu du pétrole composé d'hydrocarbur, pas très poétique mais redoutablement efficace. Flashback 1846, le canadien Abraham Gesser met au point un procédé pour extraire le kérosène du charbon. Quelques années plus tard, l'ingénieur polonais Ignier Wukachevic fait mieux. Il le tire directement du pétrole brut. À l'époque, ça éclaire les lampes, chauffe les foyers, accompagne le quotidien. Un combustible domestique bien loin des avions. Petit tuto pour les non initiés. Le kérosène ne se pompe pas, il se fabrique. On chauffe le pétrole brut en raffinerie pour en tirer différents carburants, essence, diesel et au milieu le kérosène. Et c'est là que ça se

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complique. Le Moyen-Orient ne produit pas seulement du pétrole, il concentre aussi de nombreuses raffineries et une bonne partie du kérosène consommé en Europe vient de là. Alors, quand les tensions montent là-bas, ce n'est pas seulement le brut qui se fait attendre, c'est le carburant prêt à l'emploi qui arrive au ralenti. Résultat, certaines compagnies lèvent le pied. Transavia, par exemple, annule moins de 2 % de ses vols pour mai et juin. Le kérosen qui pesait hier environ 25 % des coûts d'une compagnie en représente aujourd'hui jusqu'à 40 à 45 % et parfois une centaine d'euros en plus sur un aller-retour. Pas de pénurie annoncé, les États disposent de réserves stratégiques, mais le modèle lui devient plus fragile. Le transport aérien dépend de plus en plus d'un carburant sous

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tension. Comme le disait l'aviateur Jean-Mose, ce qui est grave, ce n'est pas de voler, c'est de tomber. Merci Olivier Boucreux, Marie Bonisso, Xavier Maudu qu'est-ce que c'est que ces offnis ces OVNI à l'administration Trump dont vial Pentagone a ouvert des archives secrètes consacrées aux objets volants, planant non identifié longue histoire d'enquêtes officielles. Isabelle le 30 décembre 1947, l'US Air Force, donc les forces aériennes des États-Unis lancent le projet signe. Il s'agit de faire le point sur toutes ces observations. Alors d'objets volants non identifiés, on parle alors de disque volant ou de souscoupe volante. Et on sait que ces objets là se sont

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multipliés pendant la Seconde Guerre mondiale. Et dans les années qui suivent, au moment où s'amorce la guerre froide, vous en avez plein. Ça inquiète les autorités, ça inquiète aussi le public parce qu'il y a une énorme publicité autour de ça. En fait, c'est le fait d'hiver de l'été 1947. Vous avez déjà ce pilote qui s'appelle Kenneth Arnold et qui du côté du Mont Régnier, là on est dans l'état de Washington au nord-ouest des États-Unis, observe neuf objets volants non identifiés bien sûr en juin 1947 et puis au mois de juillet, c'est l'affaire Roswell, célèbre affaire Roswell. Alors tellement et tellement commenté ça fait peur. Elizabeth. Ouais. Alors, qui est chargé du projet autour de ces objets qui ressemble à des baguettes ? Les dessins. Vous avez l'r Force déjà qui est chargé

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de d'étudier tout ça. Mais alors, sachant que l'usce est créé en septembre 1947, c'est-à-dire qu'on est seulement quelques mois avant que soit lancé ce projet là, le projet SI, c'est lancé en décembre. C'est une toute jeune institution qui envoie un message très fort de dire "On contrôle tout ce qui vole au su tête." Et puis à côté de ça, vous avez une université, l'université de l'Ohi avec un astronome et un homme de renom, un scientifique qui s'appelle Joseph Allen Inek et qui lui est globalement sceptique quand il prend en main le projet. Mais très vite, à force de lire tous ces témoignages, ben il est beaucoup moins. Et donc ce projet rend un rapport au bout d'un an quand même, un an d'étude, de collecte, d'observation, de témoignage. Ce rapport s'appelle estimate of the situation.

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Ouais, on vaimer la situation. Et là bah oui, c'est aussi flou que mon anglais le résultat. En gros, l'idée qu'il y ait une origine extraterrestre n'est pas écarté. En tout cas, c'est pas nié formellement. Comprenez le rapport dit ce ne sont pas des engins qui viennent d'une puissance étrangère, c'est pas soviétique en gros. Qui dit bah vous savez tous ces phénomènes météorologiques tout ça psychologiques, on les prend pas trop en compte. Donc qu'est-ce qui vous reste si vous enlevez tout ça ? Bah l'origine extraterrestre. Alors très rapidement ce projet signe est supprimé. il est dissous bah au moment où le rapport est déposé et vous avez un autre projet qui lui est instauré immédiatement parce que les observations continue faut vraiment régler ce projet. Grudge. Grudge ça

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s'appelle, ça veut dire rancune. Imaginez déjà la puissance du mot. Et cette fois-ci, et là ça va beaucoup plus loin. Il y a un rapport qui est donné et qui dit clairement l'origine de tous ces machins que vous voyez voler, c'est une hystérie collective où ce sont des canulars. Et dès lors, vous avez tout de suite mais dès l'origine de ces enquêtes officielles, l'idée que ils ont su mais ils veulent pas le dire. il nous cache quelque chose. Donc dévoilerz tous ces documents, c'est participer aussi à l'idée que ces documents nous cachent quelque chose ou masquent quelque chose. En tout cas, de quoi avoir les yeux ronds comme des souscoupes. Ahah, bien vu Mauit. Montrez, faites la soucoupe. C'est bien. Alors, cher Marie, les pieds sur terre. Alors, à rebour de la ultra

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fast fashion, des marques françaises, de vêtements de travail, on le vend en poupe. Mais oui, elle séduent une nouvelle clientèle. C'est le journal Libération qui a pris le prétexte d'une exposition dans un musée que j'adore, le musée de la Poste à Paris à côté de la guerre Montparnas. Exposition sur l'histoire du vêtement du travail et donc Libération. En a profité pour aller visiter deux usines dans l'ouest de la France qui, tel des phenur cendre grâce à une nouvelle demande qui est mondiale pour les blouses, les pantalons, les chaussures qu'on garde toute sa carrière à la poste, à la SNCF, à l'usine. Alors le cas de la marque Cléman est assez fascinant. à la base, c'est un fabricant de chaussures s'appelle Cléon, qui avait envie fin des années 80 de compenser les hauts, les

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bas des effets de mode et de saison dans la fabrication. Donc, il se lance sur le marché des souliers qu'on met toute l'année et même toute la vie, ce sont les souliers pour aller travailler et donc ils vont postuler à des marchés publics pour équiper tous les pompiers et tous les postiers et les douigners, les chemin et cetera. Le bijou de Cléman, c'est la padrée qui est une chaussure en cuir avec ce cousu norvégien que vous avez peut-être déjà vu qui demande de coudre la semelle à la tige. La tige, c'est le haut de la chaussure. Via une bande de cuir. C'est très complexe, pénible à assembler mais ça assure robustesse et étanchéité. Donc pendant 30 ans, cette padrée, elle va être réservée strictement aux travailleurs et aux travailleuses jusqu'à ce que

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début des années 2010, on en trouve dans les Free prix au Japon et là il y a certains jeunes Japonaises et Japonais qui tombent en amour pour ces vieilles pompes increuves. Au Japon, c'est vrai qu'on sait souvent déceler la beauté des habits de travail. Il y a notamment aussi une passion pour les pantalons courts et ultra lâges. Regardez des ouvriers du bâtiment qui travaillent tout en haut des immeubles et qui porte aussi des chaussures chaussettes fendu en deux absolument fascinantes. Bref, à la demande donc des Japonais et d'une clientèle aux États-Unis aussi, Cléon a relancé sa padrée. Bon, il ils l'ont rebaptisé Padror, je sais absolument pas pourquoi, mais depuis le Covid, ils ont quand même doublé la production de leur marque Cléman. Oui,

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c'est un renouveau qui profite aussi à d'autres fabricants comme les blouses de Kid en français KUR qui s'appelle Kid parce que parce que dur. Voilà. Parabout, Armor Luxe aussi profite de cette demande pour des vêtements donc durables qui coûtent plus du tout le prix d'un vêtement pour ouvrier. D'ailleurs, gare à la belle histoire iconique que certains vous racontent, c'est un historien du vêtement, Jérémy Brckner, qui a aidé à l'exposition, qui dit que il y a des fabricants qui surf abondamment sur ce nouveau label, sur cette histoire workware comme disent les Américains, mais qui propose des vestes, regardez bien, avec des boutons en plastique qu'on va pas du tout amener à l'usine puisque ça se mettrait à fondre ou alors des formes trop amples qu'on n'approcherait jamais d'une disqueuse

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parce que c'est trop dangereux. Bref, cette exposition passionnante, c'est jusqu'en septembre au musée de la Poste. Donc allez-y habiller comme vous voulez. Ah, merci de nous rendre de nous libérer Marie. Et merci à tous. On se retrouve demain à 20h05. Tchus.