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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 1 septembre 2026 11 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesSanté

"La Sécurité sociale est en déficit et on n'arrive pas à la remettre à l'équilibre" (J-P Farandou)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Jean-Pierre Farandou. Bonjour. On va parler budget, on va parler retraite, on va parler arrêt maladie.

Mais juste avant, un mot concernant la disparition hier d'Edouard Baladur à l'âge de 97 ans. Qu'est-ce que l'expremier ministre incarné à vos yeux ? Bah une pensée pour un grand homme d'État qui avait été secrétaire général du président Pompidou, ministre des finances, premier ministre et puis deuxièmement une leçon bah une campagne présidentielle c'est jamais gagné.

Voilà moi ce que je retiens de de de l'action politique de d'Edard Baladur. Euh hier, le gouvernement était réuni en séminaire autour de de Sébastien Lecnu. Vous y étiez.

C'était quoi l'état d'esprit euh le mot d'ordre de Sébastien Lecnu pour ce dernier cette dernière rentrée du quinquena Macron ? Sébastien Lecnuille, bah c'est le capitaine de l'équipe he du gouvernement. B on est revenu sur le premier semestre de l'année.

On a fait passer beaucoup de lois pour les Français. Moi, je vois en tant que ministre du travail et solidarité une loi sur pour lutter mieux lutter contre la fraude fiscale 1 milliard et demi de plus dans les caisses. Une loi pour ajuster les ruptures conventionnelles, un milliard de plus pour l'UNEDC.

Donc voilà, on a bien travaillé pour les Français. Un été de crise qui l'incendie donc difficile, donc le gouvernement mobilisé qui a pas pris beaucoup de vacances et puis le budget bien évidemment qui est le le prochain challenge que nous allons devoir relever. Le budget 2027 qui effectivement est sur la table, il va y avoir des économies à faire.

Votre ministère va devoir prendre sa part. Vous savez déjà à hauteur de combien ? Oui, ben bien sûr le ministère prendra sa part parce que nous voulons rester sur une trajectoire de maîtrise de la dépense publique, mais il y a des priorités.

Je suis content d'avoir gagné des arbitrages, priorité pour la jeunesse, notamment avec l'apprentissage qui sera pas touché. Donc on va maintenir les aides aux entreprises, on va maintenir aussi l'argent pour la formation, pour la jeunesse aussi des contrats d'engagement jeunes pour prendre en charge dans les missions locale et France travail les jeunes en difficulté et puis une priorité pour les femmes notamment sur les retraites. J'ai une idée pour égaliser les retraites entre les hommes et les femmes avec les les droits familiaux quand on a beaucoup d'enfants.

On va en parler mais concrètement vous allez perdre du du budget une partie de votre budget. Oui oui bien sûr. Je je je m'inscris dans cette dans cet effort.

Oh ben c'est les la de cardage on les connaît, c'est environ 2 milliards d'euros d'économie. Mais je l'ai fait, j'allais dire avec sérieux parce qu'il faut être sérieux en matière de dépenses publiques. On sait bien qu'on a un problème avec le déficit, avec la dette.

C'est un problème qui est très lourd pour la France et les Français. Donc oui, il faut faire preuve de rigueur et je participe à cet effort de rigueur et de maîtrise de la dépense publique. Sébastien Lecnu répète qu'il faut absolument un budget pour la France mais il remet sur la table la désindexation des pensions de retraite les plus élevées.

C'est très contesté à gauche. Est-ce que vous vous y êtes favorable ? C'estàd le sujet c'est quoi le sujet ?

C'est que la la la la sécurité sociale est en déficit. On narrive pas à la remettre à l'équilibre. Ça a dérapé pendant le Covid, ça on pouvait le comprendre.

Mais le problème c'est que depuis le Covid, on n'arrive pas toujours pas à se remettre à l'équilibre. C'est 20 milliards d'euros à peu près déficit, des milliards une année, 40 60 et cetera. C'est pas normal.

Faut bien que les Français comprennent que la sécurité sociale normalement, elle doit être à l'équilibre. Donc on faire des économies et puis il y a une forme de solidarité. C'est une bonne piste des facher des pistes d'économie.

Voilà, donc c'est la discussion, rien n'est tranché, rien n'est arrêté. Il y a des pistes de travail, il a des modalités qui doivent se faire. Puis n'oublions pas que tout va se décider au parlement.

On va démarrer avec un budget. Ce budget, on vous souhaitera qu'il soit voté. On est prêt bien sûr à l'amender à travers le travail parlementaire.

Vous savez le le gouvernement propose et le parlement dispose. C'est le parlement qui vote à la fin. Euh Sébastien Lecornu évoque des des retraites aisées.

Concrètement, c'est quoi une retraite aisée ? Est-ce que c'est à partir de quel montant ? 2000 € 3000 € 4000 € ?

Bah, ça fait partie du débat bien évidemment. Donc on est au cœur du débat. Tout ça n'est pas calé.

Les modalités sont pas calées. Cette thématique sera certainement débattue au Parlement. Mais je le redis, la finalité c'est équilibrer les comptes de la sécurité sociale.

C'est très important. euh sinon elle-même finira par être en risque. Voilà, donc les la notion d'économie est importante.

C'est l'effort qui doit être partagé par tous. C'est pas corraité à faire des efforts. Tout le monde for faire des efforts.

Les actifs, les entreprises, les gens aisés, tout le monde se rappelait à faire des efforts pour redresser le pays. Euh vous avez confirmé que le minimum vieillesse, hein, c'est soit 470 à 530 € sera bien indexé sur sur l'inflation, mais il y a des retraités qui touchent une petite pension sans pour autant relever de de ce minimum social. Est-ce que vous pouvez nous garantir que non plus ne serons pas impactés par ce gel éventuellement ?

Non, mais ce qui était important effectivement donc on a parlé d'une première priorité sur les jeunes hein, il y a pour avoir d'autres mais effectivement sur les les minimas sociaux que moi je gère dans mon ministère donc le RSA qui qui est le minimum à vivre pour les gens quand ils ont plus rien ou effectivement le minimum de retraite par rapport à des gens qui ont pas assez cotisé ce qu'on appelle le minimum vieillesse hein. Ça on a décidé avec le premier ministre c'est c'est l'arbitrage est rendu qu'elles seront indexées à 100 % sur l'inflation. Voilà.

Donc en terme de solidarité et ça fait aussi partie de mon ministère, ces deux minimaux sociaux très importants, RSA d'un côté minimum vieillesse, seront indexés à 100 % par mais ceux qui sont un tout petit peu au-dessus de ce minimum vieillesse, ceux qui touchent un peu plus là, on revient à la discussion, on revient à ce plafond jusqu'où jusqu'où effectivement on on joue les choses. Cette désintégration, elle était déjà sur la table lors des deux précédents budgets. Sébastien le le cornu avait dû reculer face à l'hostilité d'une majorité de députés.

Le contexte politique, on peut pas dire qu'il s'est amélioré. Euh pourquoi est-ce que euh il pourrait aller au bout cette fois-ci réussir à convaincre les députés ? Bah les mêmes les mêmes députés sont aussi en campagne.

La plupart disent qu'ils veulent rétablir les comptes, hein. Je crois que tout le monde est là dire qu'il veut gérer la dette. Euh on veut rétablir, on veut sauver la sécurité sociale, ben il faut mettre les paroles en conformité avec les actes ou les actes en conformité avec les paroles.

Faut bien faire des économies. Voilà, il faut un peu de courage, il faut l'avoir et j'espère qu'on aura une majorité de députés à l'Assemblée et puis n'oublions pas le Sénat. qui fera preuve de courage et de sens des responsabilités pour faire les économies dont la sécurité sociale a absolument besoin pour être préservé dans la durée.

Il y a deux changements important qui entre en vigueur aujourd'hui hein pour les retraites avec de nouveaux droits pour les mères de famille. Euh il y a la prise en compte de nouvelles périodes liées aux enfants, une amélioration aussi du calcul de certaines pensions. Alors, les associations familiales, elles saluent euh ces ces mesures, mais elles estiment que ça va pas encore assez loin.

Est-ce que de vos points de vue euh les inégalités entre les pensions des femmes et les pensions des des femmes des hommes sont en train d'être revu, remises à plat ? Moi que je suis depuis euh depuis que je suis ministre du travail il y a à peu près 1 an euh j'essaie de faire avancer la cause des femmes au travail ou dans la retraite voilà sur leur santé au travail sur les violence sexuel et sexiste. J'ai dit au aux députés qui présentent la proposition de loi vous savez intégrale que j'étais prêt à faire un chapitre spécial pour protéger et tolérant zéro sur les violences sexuelles et sexistes pour les femmes au travail.

On a parlé aussi bien sûr d'égalité d'égalité salariale. Vous savez qu'il y a je vais porter un projet loi le 9 septembre pour transposer une directive pour garantir l'égalité totale salariale entre les femmes et les hommes. Voilà.

Donc vous avez un ministre du travail qui qui veut améliorer la place des femmes au travail. Et en terme de retrait sur les retraites, c'est un vrai plus. Alors sur les retraites, d'abord aujourd'hui, ça tombe bien, 1er septembre, il y a les les décrets rentrent rentrent effectivement en fonction qui vont permettre à des femmes et même des enfants de voir le calcul de la retraite amélioré puisqu'on prendra les meilleures années euh pour améliorer ce ce calcul.

Et deuxièmement, je vous l'ai dit dans le cadre là pour le coup du projet de loi de finance de la sécurité sociale pour l'an prochain, je suis en train de regarder les droits familiaux. C'est pas normal. Vous savez que vous avez des majorations de retraites quand vous avez trois enfants et plus.

Elles sont proportionnelles aux pensions comme la pension des hommes est supérieure à la pension des femmes en moyenne, mais au fond un enfant rapporte plus pour un homme que pour une femme, c'est pas normal. Je suis en train de travailler un texte et qui sera présenté dans le cas du budget pour égaliser euh bah le les les droits sociaux, les droits familiaux pardon entre les femmes et et les hommes. Il y a un autre débat qui monte he c'est la question des salaires.

Jean-Luc Mélenchon dit au patron bah si vous n'augmentez pas la les salaires, la France va tomber en récession. Est-ce que vous reconnaissez qu'il y a aujourd'hui un problème de salaire en France ? Oui, il y a un problème de salaire, on peut l'entendre, mais vous savez, les salaires, c'est les entreprises qui décident.

Ça s'appelle les négociations annuelles obligatoires. Moi, je les ai fait quand j'étais président de la SNCF, j'en ai fait 6 ou se des négociations annuelles obligatoires. Don, je sais ce que c'est.

Mais mais est-ce que ça veut dire que les vous pensez que les entreprises doivent augmenter les salaires même si ça va peser sur leur marge ? Non, mais les entreprises, attention, augmenter les salaires, elles le font si elles peuvent le faire au plan économique. De toute manière, si elles le font, elles vont répercuter sur les prix.

Après, les gens vont se plaindre, qu'il y a de l'inflation et que les prix augmentent. Donc, c'est pas si simple. Il y a pas d'injonction.

On peut pas décréter les augmentations de salaires dans les dans les entreprises, ça marche pas. Les entreprises négocient dans les dans les euh dans Eddouard Philippe, il vous rapprochez le bruit du net en réduisant donc le poids des prélèvements sociaux sur le travail. Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée ?

Bah c'est pas le seul hein, tout le monde y va salaire brut, salaire net, c'est l'argent magique. On a trouvé, il y a qu'à faucon, on a qu'à baisser les cotisations. Ce qu'on appelle la TVA sociale.

La TVA sociale, ça veut dire qu'on augmente la TVA. Au passage, ça augmente les prix d'ailleurs. Bon, avec cet argent-là, ça permet de réduire les cotisations.

Si vous faites un petit calcul rapide, vous augmentez de deux points la TVA, vous vous pouvez effectivement réduire les cotisations de deux points. Donc, vous avez gagné deux points de salaire net. Si vous mettez tout sur les salaires, on parle pas du coûp du travail.

Bon, deux points, c'est bien de points, mais vous faites un calcul pour exemple pour pour quelqu'un qui est au SMIC, ça lui fait en gros 30 € net, c'est pas si mal. Mais dans le même temps, les prix ont augmenté. Donc quand vous regardez de à peu près l'impact de l'augmentation des prix, vous lui reprenez euh 15 € 10 à 15 € donc en net, il reste quoi ? 15 20 € maximum.

Donc on voit bien qu'il y a pas d'argent magique. Ce sont des des masses considérables. Je pense qu'il faut regarder tout ça avec beaucoup d'attention.

C'est pas si simple que ça de réduire les les les cotisations. Et de toute manière se réduit les cotisations, faudrait bien trouver quelqu'un qui paye par la fiscalité l'équivalent des sommes qu'on aura réduites. Je vous entends parler de TVA social parce que ça aussi c'est la petite musique fait son retour dans le débat politique hein.

L'idée c'est de faire financer une partie de la protection sociale par davantage de TVA et moins de cotisation sur le travail. Est-ce que ce modèle est aujourd'hui sur la table du gouvernement ? Bah nous ce qu'on regarde surtout c'est qu'est-ce que le travail doit financer.

C'est ça le problème de fond. Est-ce que le travail vous savez aujourd'hui les cotisations financent beaucoup de choses ? pense la réflexion qu'il faut avoir et là-dessus d'ailleurs le président de la République a lancé une mission des experts qui vont rendre une analyse du financement de la sécurité sociale.

Ce sont des réformes de fond. Je rappelle d'ailleurs qu'avant de baisser les cotisation mais vous y réfléchissiez à cette piste mais réfléchis mais avant de baisser les cotisations, la première mission c'est de remettre à l'équilibre. C'est s'agit pas d'enlever de l'argent sur un système qui n'est pas à l'équilibre.

Donc déjà remettons à l'équilibre les retraites, la santé par exemple, ensuite on verra comment on transfère sur la fiscalité. Mais rêvons pas. faudrait bien que des contribuables payent par la fiscalité ce que les salariés ou les patrons n'opéreront plus dans les cation.

Très rapidement pour remettre à l'équilibre, Sébastien Lecnu veut aussi s'attaquer aux arrêts maladies. Euh il parle d'abus qui explose. Est-ce que d'une part vous aussi vous vous parlez de d'abus ?

Et comment vous savez qu'il y a des abus ? Et comment vous savez qu'il y en avait davantage qu'avant ? Ah ben déjà il y a les masses he les masses les pourquoi c'est un problème les arrêts maladie ?

Parce que ça coûte très cher la sécurité sociale. On en revient au déficit c'est 17 milliards par an et ça augmente énormément. Et depuis 2019 par exemple, le nombre d'arrêts indemnisés augmenté de plus de 10 %.

Donc voilà, il y a une espèce d'accélération des arrêts maladies. Alors là-dessus, il y a déjà un plan avec ma collègue la ministre de la santé et mon collègue ministre de la fonction publique. Au printemps, on a présenté un plan davantage de prévention déjà notamment dans le monde du travail.

Deuxièmement, raccourcissons les arons par des thérapies particulières notamment sur les maladies mentales, les troubles musculosquelettiques et ensuite il y a des abus et ben il faut condamner les abus. Et d'ailleurs vous allez allonger la durée de carence, vous allez abaisser le plafond des indemnités journalières. C'est quoi les pistes ?

Alors ce qu'on fait déjà dans le cadre de ce plan qu'on a présenté au printemps, on a mis un bouton d'alerte à disposition des chefs d'entreprise la suspicion de fraude, ils peuvent déclencher très vite un contrôle pour avoir le général. Oui, mais ça on est on a fait les tests au printemps d'ici de la fin de l'année, on va généraliser cette capacité des chefs d'entreprise à mobiliser des contrôles beaucoup plus rapidement. Merci beaucoup Jean-Pierre Farando.

Nous sommes malheureusement pressés pris par le temps. Bonne journée à vous. Merci beaucoup.

Yeah.