L'ASSEMBLÉE FAIT TOMBER BAYROU ET SON GOUVERNEMENT ! ET MAINTENANT ? #dissolution, #10septembre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 58 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Est-ce que tu as un sentiment sur cette sortie de vote ?
- 30:00RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il est possible d'unir quand on est un chef de gouvernement aussi clivant ?
- 40:00RelanceÉludée
Cette défense du budget vous convainc-elle ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les pistes envisagées pour l'après-Bairou ?
- 1:00:00FerméeRéponse directe
Pensez-vous que Macron nommera un premier ministre de gauche ?
- 0:15OuverteRéponse partielle
Quelle est la responsabilité du gouvernement dans la crise actuelle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 40:00François BaïouFait
« Notre pays a le plus urgent besoin de lucidité. Il a le plus urgent besoin d'unité. »
- 40:00François BaïouFait
« Le pronostic vital de la France est engagé. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau de Toujours Debout. Vous regardez le média en direct sur YouTube, Molotof, sur notre site internet ou sur le canal 165 de la Freebox. Nous sommes ravis de vous retrouver en ce lundi 8 septembre pour une édition spéciale consacrée à la chute du gouvernement Bairou.
Depuis le 25 août et l'annonce de son vote de confiance, François Baou est au cœur de toutes les préoccupations médiatiques et politiques. Ce soir, le barout d'honneur prend fin. Les résultats viennent de nous être communiqués.
Il quittera donc ses fonctions de premier ministre dans les jours à venir. Le Premier ministre a récolté seulement 194 voix pour le soutenir et 374 et 364 voix contre la confiance. un moment historique puisque sous la 5e République, jamais un gouvernement n'est tombé après un vote de confiance.
Désormais, une question brûle toutes les lèvres et après toutes les théories ont été envisagées. Comment a commencé par un remanement, de nombreux noms ont été testés ou encore une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale. Depuis quelques jours, une autre piste émerge, celle d'une réforme constitutionnelle qui ouvrirait donc la voie à un nouveau chapitre dans cette crise politique exceptionnelle que traverse la France.
Ensemble, nous allons décrypter les enjeux de cette chute qui fera date. Examiner les scénarios possibles pour le gouvernement et l'exécutif et mesurer ce que cela implique pour la vie politique française. On en parle avec Olivier Besancnot, porte-parole du NPA et à ses côtés notre chroniqueur politique maison que vous connaissez bien, Paulc, qui sera ensuite rejoint par l'essayiste Mathieu Slama en deuxème partie de soirée.
Bonjour et merci à tous les deux d'avoir répondu à notre invitation. Bonsoir. [Musique] Nous ouvrons cette édition spéciale par un passage obligé, l'Assemblée nationale.
C'est là-bas que tout s'est joué aujourd'hui dans une ambiance à la fois électrique et incertaine. Nos reporters Lisa Lape et Lydia MZ ont passé la journée sur place. Elles vont partager avec nous ce qu'elles ont vu, ce qu'elles ont entendu et surtout l'atmosphère qui règne dans les couloirs du palais Bourbon.
Bonjour Lisa. Hello tout le monde. Ça va ?
Comment ça s'est passé aujourd'hui ? Bah, c'est une journée, on va dire euh historique mais en fait un peu molle parce queon s' enfin on s'habitue à force à à ces crise successive et puis euh il y avait beaucoup de journalistes he ça toujours. Et euh ici pas de surprise hein parce que le résultat du scrutin est connu quand même depuis euh pas mal de jours.
La question les bouches c'est bah c'est quoi l'après ? Est-ce que Macron bah dissoudre ou pas ? Est-ce que Macron doit partir ou pas ?
Et les macronistes en fait parlent beaucoup d'irresponsabilité aujourd'hui hein, d'irresponsabilité des oppositions de ne pas voter euh cette confiance que ça prend euh que ça plonge la France euh dans le chaos. Certains se disent pourquoi pas trouver des compromis ou des discussions avec le PS pour sortir du blocage politique. Et le PS de son côté lui se dit prêt à gouverner.
Mais la question c'est avec qui et pour quel programme ? Ils disent que la gauche avec la gauche mais trouver des compromis pour ne pas tomber par exemple des majorités textes par texte de laisser place au parlement aujourd'hui. Alors tout le monde dit il faut qu'on discute les macronistes et le PS mais sur des programmes quand même radicalement différents en terme économique surtout par exemple sur la taxation des riches en coulisse on dit que Emmanuel Macron va remettre un Macroniste LR compatible pour retenter une fois.
En tout cas, on peut se demander c'est quoi la responsabilité dans du gouvernement dans cette situation parce que ça part quand même de la défaite au législative où on n' pas trop respecté les résultats. En tout cas, il y a toujours cette question des trois blocs presque à égalité. Est-ce qui va tendre la main ?
À qui surtout pour faire quoi ? L'extrême droite demande elle des nouvelles élections présidentielles. Donc voilà, à l'Assemblée, on s'habitue à tout ça.
Les Macronistes, les macronistes disent que c'est pas la fin, mais on en voit quand même un petit peu le bout. Et donc toi de d'après les premiers éléments que tu as là, on parle plutôt d'un remanement. Donc on prend les mêmes et on recommence finalement on recommence à chercher dans les amitiés des uns et des autres qui pourraient faire l'affaire.
C'est ça que tu nous dis. Bah en fait c'est que là ce que ce que j'ai ressenti aujourd'hui c'est que les députés sont vraiment suspendus aux lèvres d'Emmanuel Macron. Qu'est-ce qui va décider ?
Est-ce que un c'est un bairrou bis ou un changement de cap ? en coulisse à gauche, on croit très peu à un premier ministre de gauche parce que il y a cette vraiment cette ce désaccord autour de la fiscalité ou des retraites. Est-ce que Macron doit partir ou pas ?
Maintenant, c'est la question que tout le monde se pose. Par exemple, le Rassemblement national dit que c'est nous qui devons y aller et la gauche dit soit c'est un gouvernement de gauche et ensuite à l'Assemblée nationale, on vote texte par texte et on verra par exemple qui est pour la taxation des riches ou pour les retraites à 62 ans. Et puis la gauche invoque toujours ce résultat aux législatives et puis en fait les après il y a le toutes les disputes, toutes les les petites batailles entre le PS et LFI avec les verts et les communistes qui sont entre les deux en essayant de les rabibaucher.
Il y a une réunion demain matin. En tout cas, c'est ce que je viens d'apprendre là. Il y a une réunion demain matin des insoumis.
On se demande est-ce que le PS y sera ou pas ? Pour l'instant, j'attends la réponse. Donc voilà, il y a des discussions qui sont en cours pour savoir c'est quoi la suite.
Le l'extrême droite, elle dit que c'est eux le premier bloc d'opposition à l'Assemblée nationale. Il rappelle que leur programme, on rappelle nous que leur programme économique est le même qu'Emmanuel Macron, mais ils ont pas trop aimé la question qu'on leur a posé. Ils ont dit voilà soutenir les entreprises, même les grandes, soutenir les riches et que c'est ailleurs qu'on peut faire des économies.
Donc voilà un petit peu le programme du Rassemblement national. En tout cas, si Macron prend les mêmes et recommence, on se retrouvera ici pour dire la même chose dans quelques mois. Donc les macronistes vont devoir choisir entre le grand soir de la gauche ou le grand soir du RN ou ou la dissolution ou ou la réforme constitive.
Il y a beaucoup de il y a beaucoup d'inconnus. Euh est-ce que tu peux nous dire un petit peu comment les députés ont accueilli le verdict ? C'était quoi un peu l'ambiance les premières réactions à la sortie de de l'hémicycle après le vote après le résultat ?
Ouais, les les premières réactions, c'est vraiment qu'il y a pas de il y a pas de surprise en fait he c'était vraiment connu. Le PS dit voilà nous on est prêt à gouverner, on peut gouverner, on est là. Emmanuel Macron doit choisir un premier ministre de gauche parce que le reste fonctionne pas ou alors il va donner les clin les clés de la maison au RN et donc là ce serait quand même bah une historique.
Voilà, du côté du Ren pareil, il demande toujours la destitution d'Emmanuel Macron ou alors Bardella premier ministre qu'on leur a volé les élections à cause d'alliance pendant les élections législatives et puis les macronistes disent bah voilà nous faut qu'on discute, on est ouvert à la discussion donc en fait rien de nouveau sous le soleil après l'annonce du résultat parce que pas vraiment de surprise. Et ben merci beaucoup Lisa pour ce petit brief en direct de l'assemblée. on reste en contact au cas où on ne sait pas ce qui peut se passer pendant cette soirée puis on reviendra on reviendra vers toi dès qu'il y a du nouveau.
N'hésite pas, tu es tu es la bienvenue sur ce plateau. À tout à l'heure messieurs. En plateau, vous avez entendu Lisa.
On est on est toujours dans c'est le grand flou finalement il y a il y a pas de pas de nouveauté. Euh Paul, est-ce que est-ce que est-ce que toi tu as un sentiment là cette sortie de vote ? Ben j'ai l'impression que on le savait s'il y a pas de surprise ce soir, c'est que la Macronie était dans la retenue de la chute hein depuis le début.
Les affaires de gouvernement technique, cette expression qui a été mise dans le débat médiatique alors que ça veut rien dire hein, c'était comment on fait pour retenir la chute de la politique d'Emmanuel Macron ? En tout cas des gens qui se sont succédés pour l'incarner. Bairou, c'était une figure qui était euh en l'apparence sans doute pensée comme moins clivante et qui en fait le représentant ben de 40 ans de politique euh qui étaient toujours les mêmes et qui étaient toujours contestés.
Donc s'il y a pas de surprise, c'est peut-être aussi que bah effectivement il n'y a pas de solution dans l'Assemblée nationale actuelle et que la question politique, la question du blocage politique qui est posé par le fait qu'il y a une tripartition politique avec une difficulté dans la voie parlementaire à trouver une une alternative à au projet en fait de sauvegarde des intérêts des grands féodalités économiques du pays. Elle se pose donc ailleurs. Elle se pose ailleurs.
Ça veut dire non mais soit plus haut à l'Élysée en expliquant que Emmanuel Macron est bien entendu le responsable avec ses coup retis de la constitution, ses coups de force parlementaire mais peut-être aussi ailleurs dans le sens où soit par un retour aux urnes, soit par une expression politique qui se fait dans les jours qui suivent et là je pense au 10 septembre et et à la suite, c'est-à-dire avec le fait que bah il y a des syndicats qui appellent à la grève avec le fait que il y a des gens qui disent "Bon, il faut nous extirper hein de ces faux comptes arithmétiques sur les majorités potentielles. et expliquer que politiquement bah il faut faire autrement. Et on a l'impression que s'il y a une leçon à retenir de la Macronie, c'est que de toute manière sans qu'il y ait un rapport de force, ils ne lâcheront rien importe les chiffres.
Olivier Besn, bonjour. Vous l'avez entendu, Lisa évidemment a fait un peu le le point sur la la vie, la la suite. Donc dans dans ce flou qu'on qu'on dépint, il y a une constante par contre, c'est les divisions à gauche, hein, les les les le les les petites tambouilles de chacun se sont faites là dans les dernières la dernière quinzaine.
Vous vous faites vous êtes représentant du NPA, vous étiez l'une des composantes du Nouveau Front populaire et donc de cette alliance de la gauche aux dernières élections. Comment est-ce que vous analysez cette situation là ? Ces divisions, ces tensions ?
Est-ce que vous les trouvez justifié ou non ? Quelle est un peu la position de votre parti ? Bah, je suis comme beaucoup, je suis saoulé.
Voilà, je suis saoulé même s'il y a évidemment une part de justification. Faut savoir que le NFP à l'époque, ça représentait des organisations politiques et on a eu besoin que les appareils politiques, si on fait pas de démagogie, se mettent d'accord, sinon ça aurait pas eu lieu. Mais ça s'est tout de suite élargi, y compris des organisations du mouvement social comme attaque, le planning familial, de fait des organisations syndicales localement. un mouvement de la jeunesse.
Bref, il y avait il y avait quelque chose qui était en train de voir le jour et je crois qu'aucun appareil politique à gauche, je dis bien aucun pour des raisons différentes n'a voulu jouer la carte de faire vivre le nouveau Front populaire comme entité militante en tous les cas. Et donc on se retrouve dans cette situation où en effet à la rentrée c'est soit la crise, soit la crise, soit la crise quoi. C'est-à-dire que soit il joue la montre en haut avec un nouveau gouvernement technico, politicaux ou je sais pas quoi, ça sera la crise.
Soit c'est la dissolution, ce sera la crise. Soit c'est une présidentielle anticipée et ce sera la crise parce qu'on sortira pas du présidentialisme. Donc je crois qu'il y a vraiment euh quelque chose qui est du domaine des règles du jeu qui sont à changer.
Et en effet je crois que la seule bouffée d'oxygène dans cette rentrée, c'est qu'on se dit que tout est pas comment tout est pas bloqué au seul jeu parlementaire. euh qui serait vite qui serait vite saoulant quoi. Heureusement le 10 pour moi c'est pas simplement la rue qui se fait entendre en tant que rue dans une situation sociale, même s'il y a une aspiration super forte à la justice sociale qui se fait entendre sur la question du budget et donc l'inégalité de classe qui va derrière, mais c'est aussi le support d'une bah d'une vie politique française qui est extraparlementaire qui a toujours existé et qui va continuer à exister.
Et peut-être que la solution, elle est aussi un peu elle est aussi un peu par là quoi. Et qui doit reprendre la main donc pour pour donner bousculer un peu tout ça parce que sinon sinon c'est écrit d'avance. Voilà.
Donc une des responsabilités s'il tentait qu'on puisse être entendu à gauche en tous les cas dans les rangs de la gauche radicale y compris parlementaire c'est qu'on voilà qu'il y a des comment dire qu'il y a des batailles parlementaires qui soient amené là. Moi, je vais pas les les dénigrer, c'est facile, on n'y est pas. Donc voilà, mais tout peut pas jouer là-dedans.
H voilà. Et il y a il y a un moment à prendre la mesure qu'autour du 10, il y a aussi des nouvelles générations qui se font entendre. Je veux pas faire de la voilà, je veux pas exagérer le truc, mais il y a quand même des assemblées générales, il y a des gens qui se regroupent, qui ont envie de s'organiser.
Voilà. Et auelà des actions qui sont prévues, d'autant plus qu'il y a quand même une journée d'action intersyndicale qui est programme 18. C'estàd que voilà, il y a il y a l'agenda mais aussi voilà, il y a l'agenda finalement.
Ouais, il y a l'agenda et puis il y a aussi ce que ce que la base décide ou pas d'en faire. Et ce qui avait un peu manqué dans mouvement enfin qui avait manqué grave en fait dans mouvement des retraites, c'était quand même l'organisation à la base. Et là, je crois qu'il y a aussi la volonté à travers ce mouvement bah d'avoir des assemblées générales, bref de de s'organiser quoi.
Et ce qui avait manqué aussi à l'inverse au gilets jaunes, c'était justement peut-être de ce ce côté d'être suivi par des grosses orgas syndicales aussi à l'inverse rendez-vous les gilets jaunes, ça a été un pour moi un grand rendez-vous politique manqué de de la gauche sociale et politique. Ouais. Euh malheureusement, il y avait des voilà et cette espèce d'incompréhension du fait que la lutte de classe, elle est elle est jamais chimiquement pure, elle le sera jamais, surtout pas dans la période trouble et durable dans laquelle on rentre et que il y a pas un mouvement qui se ressemble.
Je veux dire là ce qui s'annonce pour le 10, c'est pas le mouvement des gilets jaunes, c'est pas le mouvement des retraites, ça va être encore autre chose. Et ben on attend, on sera là d'ailleurs, on tiendra une une autre édition spéciale mercredi euh à ce sujet après au soir de cette grande journée. Et oui oui, là il risque de se s'être repasser des choses.
Peut-être en direct de l'Élysée d'ailleurs. Oui, on t'en verra Paul si tu voilà, on vous enverra tous. Euh est-ce que est-ce que vous pensez qu'on est à un moment décisif d'une manière ou d'une autre pour la gauche et plus largement pour la politique française où est-ce que finalement vous pensez que tout ceci n'est que voué à l'échec et que c'est une une comédia d'Arté euh bien bien triste ?
Est-ce que bah si on prend au sérieux ce que disait Olivier Banon en disant c'est la la crise la crise la crise la question c'est crise c'est aussi potentiel d'opportunité encore une fois c'est un moment où justement on voit bien l'épuisement des logiques. des logiques qui sont toutes les mêmes, qui sont des logiques de coup de force qui soient encore une fois tordre les textes et briser les coutumes parce que cette idée de dire il faut qu'il nomme le premier groupe arrivé et cetera, la coutume l'avantage c'est que en temps de crise généralement quand la bourgeoisie sans ses intérêts à attaquer les coutumes disparaissent he et ce qui reste c'est la matraque. Ouais et ce qui reste c'est la matraque he parce que du coup coup de force également sur la répression.
Donc il y a quand même peut-être une question d'opportunité et sur cette question de la crise, je pense que tu disais il y a des divisions à gauche. Bon si on met de côté les questions de personnes ça qui sont pas très intéressantes, je pense qu'on peut aussi voir des fractures à gauche sur cette notion euh sur la la compréhension de la crise politique. Il y a des gens qui à gauche considèrent que la crise politique est une aberration, que c'est quelque chose de dangereux et que leur premier réflexe, non mais et le premier réflexe par le même à gauche hein, c'est de trouver une issue conciliatrice, hein.
On l'entend poindre dans le discours d'une partie du PS parce qu'il y a deux PS, il y a son aile droite et il y a l'autre, on va dire autour de fort qui est plutôt dans lesbrouve de on le dit pas clairement mais au moins les Jérôme Gesch, les Philippe Brin et ils assument monsieur Glixman pareil, il faut faire un compromis avec le bloc central et on sent bien que face à la crise politique, l'idée c'est pas de radicaliser la crise politique pour en faire une une option politique hein. et c'est moins le cas peut-être du côté de la France insoumise qui eux investissent cette question de la destitution qui encore une fois ils le disent eux-mêmes techniquement parlant compliqué dans le plan parlementaire mais qui a pour but de mettre sur le devant de la table la question de de d'Emmanuel Macron et de la contestation. C'est ça qui est intéressant dans sans doute dans le 10 aussi, c'est qu'on a eu beaucoup de mouvements en contre et c'est normal contre la réforme des retraites contre on a été beaucoup dans des options défensives parce que euh bah le mouvement sur la question des retraite, on en a connu un certain nombre.
Donc on a institutionnalisé ce moment où on sait qu'on se retrouve et on dit bon bah cette fois-ci euh on met un cran plus loin, on essaie d'apprendre, il y a une unité syndicale la dernière fois, on essaie d'apprendre des erreurs d'avant et là c'est un mouvement qui en contre mais encontre le président de la République en tout cas en contre le monde qu'il qu'il propose et donc la continuité mais on sait pas trop quoi d'autre. hein. Euh pareil, les Gunes, il y avait eu énormément de de de revendications qui avaient émergé hein, de la du moment de discussion politique qui avait été ces rassemblement dans les rondpoints et ça et là on sait que il faut bloquer, il faut s'arrêter et à ce moment-là la question c'est donc qu'est-ce qui peut se décider ?
De quoi on rêve, de quoi on a envie de de mettre en avant ? Et je pense que là c'est là où le déversement des revendications et de changement des règles du jeu et de qu'est-ce que qu'est-ce qu'on fait ? Imaginons qu'on change d' pour faire quoi bah ça peut ouvrir les opportunités.
Donc bon voilà. Il faut être prudent sur qu'est-ce que ça va faire. Mais c'est quand même intéressant dire partie d'un espèce de d'appel un peu on sait pas trop qui et cetera. on se retrouve à des gens qui disent "C'est bon, on est organisé, on fait les assemblées générales, on commence, on va faire les actions et il y a pas de direction politique derrière quoi." Donc et bon ça posera sans doute des problèmes de coordination mais enfin il y a quelque chose et il faut voir queon ouvre une séquence et la gauche parlementaire voilà elle va être divisée sur cette notion de crise mais du coup à mon avis toute la cette gauche qui considère que la crise politique est une opportunité de changer les choses ou qu'il faut en tout cas radicaliser la substance intérêt à être une gauche qui soit au service de ces mouvements populaires qui se constituent et et puisque Paulc nous disait qu'il fallait rêver et que et que vous êtes sur notre plateau en tant représentant du NPA, à quoi à quoi on rêve justement au NPA ?
Est-ce que euh là dans l'hypothèse d'une d'une dissolution peut-être prononcé par Emmanuel Macron dans les jours à venir, vous seriez prêt à reformer une coalition avec les différents partis de gauche ? Est-ce que d'autres chemins se sont ouverts depuis que que où où est-ce que vous allez ? À quoi rêvez-vous ?
Besan question rê c'est pour moi c'est ça c'est ça c'est pour vous rêver reconstituer comme ça à froid le NFP en parlant de dissolution franchement ça fait pas rêver parce que parce qu'on peut pas faire comme si c s'était rien passé pendant un an et il y a en effet cette crise qui redistribue les cartes. Nous, on essaie humblement de maintenir un cas pour peu qu'on soit entendu qui cherche à combiner l'unité et la radicalité, ce qu'on a retrouvé même de manière partielle dans le nouveau Front populaire à ce moment-là. C'est dire que les deux ne s'opposent pas.
Voilà. Peentendre à des moments Ouais. sur des tensions mais à partir du moment où il y a une implication de secteur qu'on voit pas habituellement dans la politique traditionnelle.
C'est pour ça que l'espérance pour moi à partir du 10, elle vient pas simplement des manifestations et des actions, mais des possibilités d'organisation et de chambouler un petit peu ce jeu-là en effet et de rappeler que l'unité et la radicalité, c'est la possibilité à la fois de commencer à défendre des choses en positif sur la justice sociale parce que OK Berou il est plus là mais ce qu'il faut c'est que ce type de budget Ouais. puis que ce type de budget soit définitivement terrainé parce que le problème c'est que c'est en effet pas la première fois. lui c'est le représentant digne, le délégué de du du personnel d'une politique pour les capitalistes qui dure depuis 30 ou 40 ans.
Alors lui, il le dit de manière décomplexée et cetera avec la bonomie qu'on lui connaît. Mais c'est ce type de budget qu'on veut plus. Et ça par contre bon euh je crois que ça monte un peu dans la société actuelle l'idée que bah il faudrait se dire une bonne fois pour toute cette parenthèse on la referme et puis à un moment donné on va tu sais je dire même des trucs de de dingue.
C'est-à-dire simplement faire en sorte que le capital soit taxé autant que le travail. On parle juste de ça mais même ça pas gag encore hein. Mais exactement c'est que même ça même ça c'est c'est une mesure qui qui de toute façon enclenchera un enfin nécessiterait un rapport de force qui fait que derrière il y a des dynamiques et sur les questions démocratiques, c'est pareil.
C'està-dire que moi je vois bien qu'il y a une partie de la gauche qui rêve que de Matignon, il y a une partie de la gauche qui pense qu'elle est llysée. Euh mais là on n'est plus enfin moi je crois qu'on est plus à ce niveau-là. C'est-à-dire qu'à un moment donné, la 5e République telle qu'elle a vécu, au-delà de tout le mal qu'on en a pensé nous historiquement et les générations qui nous ont précédé en terme de dénis démocratique, c'est du point de vue des dominants un fonctionnement institutionnel qui était là pour garantir un minimum de stabilité.
C'est plus le cas. Et si à gauche on percute pas le fait que du côté des dominants, il y en a qui vont se dire "Si la 5e République fait plus l'affaire, bah va falloir qu'on passe à autre chose" et que du coup on peut avoir typiquement un type de nouvelle constitution qui soit fagocité et faée par le haut avec une logique encore plus autoritaire, encore plus présidentialiste, bah il serait temps qu'on se repose cette questionlà. Donc là aussi, il y a des discussions dans la gauche radicale.
Ça serait bien de les faire vivre, j'allais dire Rachot, 6e République, assemblée constituante, processus constituant. Euh moi je lis, j'entends ce que dit la France insoumise et des fois on en discute. Euh des fois j'entends pas la même chose et c'est pas grave d'ailleurs.
Euh mais pour moi ça vous intéresse ? Ouais, bien sûr. Un processus constituant pour moi, ça veut dire que quit à voté, on vote pour une assemblée qui va s'autoproclamer le droit de redéfinir toutes les règles du jeu.
H dans sa portée révolutionnaire émancipatrice, un processus constituant, une assemblée constituante, une convention démocratique. C'est ça. Donc je dis pas qu'il faut en faire un sujet de colloque, mais là c'est peut-être aussi sur la base d'une pratique l'occasion de pas de rediscuter aussi de toutes ces choses-là.
C'est quoi ce sera quoi une société sans présidentialisme est capable de l'envisager dans la gauche radicale ? Puis il y a quelques jours, Manuel Bompard interrogé à la brad à Brad pardon à la braderie de Lille disait la question de la s République, ça doit être aussi la question de la démocratie dans l'entreprise dans voilà donc de reprendre aussi des des héritages hein qui sont c'est les héritages du mouvement ouvrier de dire c'est quoi décider de ce que l'on produit, comment on le produit, dans quelles conditions et ce la société passage pas seulement le modèle le système politique mais c'est ça radicaliser la crise politique. Il faut radicaliser la crise au point que ensuite d'une petite brèche on ouvre d'autres fronts.
Des fois il y a des choses qui basculent très vite parce que on a aussi eu beaucoup de périodes de résignation derniè mais parce que les gens quand ils pensent que ça peut pas le faire ils sont plus apathiques les gens des fois il y a des moments où les les les masses sont extrêmement politisées extrêmement engagé et puis il reviennent. Je lisaisment un texte de Mandel qui disait ça. Ce qui est difficile, c'est toujours comprendre entre le moment de spontanéité de l'expression politique quoi, et le moment où les gens bah ils reviennent à leur vie quotidienne en fait.
Ils doivent payer les factures, ils doivent donc et ça c'est aussi le rôle politique, c'est de trouver en sorte que la politique ne soit pas uniquement un déboucher électoral, soit pas uniquement un débouché mais qu'il soit un moment de revitalisation de la discussion, de la proposition et surtout de la mise en action concrète. Et je pense que bah c'est ça qui va être intéressant et que très vite cet épisode encore une fois de une gauche qui se rêve à Matignon arithmétiquement parlant ça n'a aucun sens ça ne peut pas exister ça ne peut pas à moins que la proposition derrière soit honnêtement d'un compromis avec le le bloc bourgeois et ça ça veut dire que bon bah ces gens seront emportés avec parce que clairement si on a une certitude sur la colère populaire c'est que ils ne veulent plus ils ne veulent plus les voir et ils veulent les dégager partout où c'est possible. Donc tout à l'heure Olivier Besance, vous vous parliez d'unité et ben c'est un mot une fois n'est pas coutume que vous partagez avec avec François Baou.
Ah oui et oui comme quoi tout est possible he dans cette séquence. Euh je vous propose de revenir un petit peu sur les les événements de de cet après-midi et notamment donc la la prise de parole de de François Baïou en ouverture de la séance à 15h. Le Premier ministre a une nouvelle fois tenté de sauver sa peau face au députés, le fameux trop de fourmis dans lequel il voulait se mettre.
Il a appelé, je cite, à la lucidité et à l'unité, par opposition, vous vous en doutez, au fameux chaos prophétisé de de de longues semaines. On écoute un extrait et on en reparle juste après. Les partis politiques ont aussi un défaut fondamental qu'à si précisément vu, y compris à son détriment le général de Gaulle, c'est que leur logique toujours les conduit à la division.
C'est une malédiction que nous vérifions à cet instant. Notre pays a le plus urgent besoin de lucidité. Il a le plus urgent besoin d'unité.
Et c'est la division qui menace de l'emporter, qui menace son image et sa réputation. Les forces politiques qui annoncent qu'elles vont faire tomber le gouvernement. Ce sont les forces politiques les plus opposées entre elles.
Celles qui se désignent comme ennemis, celles qui sont incompatibles par les idées autant que par les arrièrespensées et qui échangent d'un bout à l'autre de l'hémicycle les injures et les mises en cause. ce qu'elle prépare ce qu'elle prépare si leur logique de division l'emporte. J'ai déjà utilisé le terme c'est le TUBU, le désordre où chacun hurle dans son coin et dont rien de bon ne peut sortir.
Lucidité et unité. Donc Olivier Besancnot, hein, est-ce que il est possible d'unir quand on est un chef de gouvernement aussi clivant ? On rappelle quand même que François Baou bah des des records d'impopularité comme premier ministre, qu'il a été très rapidement après sa nomination mise en cause dans l'affaire Betaram.
Bon voilà, est-ce qu'on est-ce qu'on unit dans ces dans ces coups de temps-là ? Euh est-ce qu'on est obligé encore de commenter ça ? Parce que j'ai l'impression qu'il est derrière nous.
Mais c'est vrai que il y a il y a Non, moi il y a un truc qui me surprend toujours mais qui dépasse le Cabérou, c'est vraiment le comment dire le fait que les les entités sociales et politiques renvoi plus à des réalités quoi. C'est-à-dire que le même le même représentant d'un pouvoir politique qui cesse dans son budget d'opposer la majorité de la population entre ell en faisant en sorte que même avec une avec un petit peu de avec un petit peu de chance, les gens vont finir par se bouffer la gueule entre eux. C'est-à-dire, on oppose les générations, on oppose les salariés aux chômeurs, on oppose les statuts entre eux, bref, on oppose ceux qui ont un emploi au retraités et en effet qui derrière te parle d'unité.
Et ça c'est ça c'est très présent dans la période, c'est-à-dire le fait que plus rien n'a de sens en fait. Plus rien a de sens et quand plus rien a de sens, ça participe du cours autoritaire actuel au-delà de Berou. C'est que quand tu discutes de truc, tu dis "Mais à quoi je vais pouvoir m'accrocher dans la discussion ?
Puisque je sais que celui qui celui qui me parle en face, il me parle de de de quelque chose qui est qui est pas discutable en fait parce qu'on a plus les moyens d'échanger quoi que ce soit." Et ça ça renjoint ce que tu disais aussi, c'est-à-dire je pense que ça participe des fois une forme de d'apathie possible mais aussi des fois de colère parce que il y a un moment quand c'est trop gros, bah tu dis bah venez, on va s'inviter dans la situation puis on va la rappeler un peu à lui et aux autres qui on est quoi parce que c'est devenu une espèce de marque de fabrique de communication de dire bah voilà euh voilà je veux dire ça c'est pas des notes en fait ça c'est un ça c'est un arrosoir voilà et du coup bah ça va être compliqué d'avoir un échange quoi. Oui bien sûr.
Paul, qu'est-ce que tu as t'inspiré ? Cette recherche désespérée quand même de l'unité de la part effectivement de gouvernant et surtout d'une classe sociale particulière que la que la Macronnie représente hein, c'est en gros les secteurs dynamiques du capitalisme euh qui se sont présentés comme les nouveaux représentants. Voilà, les secteurs du conseil, la finance, on a bien vu, c'est pas la même, on va dire que la bourgeoisie notable hierère, DLR.
Ces gens-là, ils sont en recherche d'unité parce que dans l'État en général, la bourgeoisie se fait classe unie et là ils sont en déséquilibre et ils ont joué le temps, ils ont joué la monte mais ils ont toujours pas de solution. Moi ce qui ce que ça m'inspire c'est que bon effectivement on s'est débarrassé de Bairou. Effectivement, pour l'instant, le blocage parlementaire permet peut-être des opportunités en dehors, mais ce qui me fait peur, c'est que l'unité, ils peuvent la retrouver très vite avec euh en fait si on regarde même arithmétiquement, la seule unité qui est possible euh ça va être avec l'extrême droite.
Et on entend le même discours, que ça soit du côté du patronat ou de l'extrême droite. Il y a monsieur Laurent Voquet qui a dit juste après cet appel à l'unité, le premier danger du pays, c'est Jean-Luc Mélenchon. Il y a monsieur Gatas, l'ancien responsable du MEDEF, qui a dit hier moi mon ma peur première Mélenchon.
Mélenchon comme symptôme hein, comme symptôme de ce qui va derrière euh et qu' que Mélenchon, il faut lui reconnaître incarne plutôt bien dans son style combatif. Et c'est ça qui qui est qui est à craindre, c'est que il voulait l'unité derrière le constat qu'il faisait. personne ne pouvait lui donner parce qu'effectivement c'est absurde leur constat est quelque chose de complètement déconnecté, d'hallucinant et euh derrière bah ils risquent de retrouver l'unité contre hein euh les intérêts populaires.
Ce qui euh ce qui est la garantie hein euh de d'une alliance à terme euh entre toutes ces franges, ces 50 nuances de droite et l'extrême droite parce que par ailleurs, ils sont d'accord sur l'essentiel, une vision, ils votent ensemble à 90 %, ils sont d'accord sur le fait que un on pouche pas au Griisbe. que une politique neolibérale, les même défiscalisation, préservation des intérêts des grandes entreprises ou des grandes fortunes. Deuxièmement, si le peuple conteste, on tape pour reprendre le mot qui a prononcé annoncé d'ailleurs pour le pour le pour le 10 là la répression s'annonce dantesque.
Encore une fois, en tout cas, il faudra être prudent parce qu'effectivement, on sait que dans ce pays, la matraque est facile. Surtout quand vous avez un homme au ministère de l'intérieur qui est c'est vraiment une caricature d'un homme d'extrême droite, excusez-moi, c'est un vent Dé1 qui est passionné d'Algérie française et qui considère que quand des gens se révoltent face à un meurtre d'un jeune homme, en l'occurrence Nael à Nanterre, les gens qui se révolent retournent à leur origine ethnique. Ce qui veut dire que c'est un homme raciste.
Et du coup voilà, on a un le bloc néolibéral qui est en place, le RN Lisa le disait tout à l'heure qui reste sur ce truc de on veut devenir la droite donc on a besoin de montrer p blanche auprès du patronat et de l'autre côté l'autoritarisme comme seul unique moyen d'appliquer ce programme. Et dernière derrière dernier pilier la xénophobie. Excusez-moi mais Baou il a appelé à l'unité du pays.
C'est aussi un des facteurs de division. Il a parlé aussi de l'AME. Il a repris systématiquement avec ses ministres une politique qui a pour but de déviser en disant bah toi tu as pas la nationalité ou tu as un statut particulier, on va t'exclure hein.
Je pense que la gauche doit se battre sur un programme indépendamment de la question de la nationalité. En tout cas, c'était écrit dans le manifeste et j'aime beaucoup ce pass ce passage. Et donc du coup voilà, on a une une cohérence idéologique qui s'établit.
Alors, il y en a qui sont plus néolibéraux que autoritaires, d'autres plus autoritaires que racistes, mais enfin à la fin c'est quand même les trois piliers qui les fondent. Et c'est ça qui est le problème. Donc derrière l'unité qu'il ne pouvait pas avoir, il risque d'y avoir une autre unité sauf à imposer une autre unité, une unité populaire.
Pour prendre un vieux slogan. Et ben parlons d'unité populaire. Je vous propose d'aller ce soir voir un petit peu ce qui s'est passé en région.
Figurez-vous que des appels à fêter le pot de départ de de François Baou ont eu lieu un petit peu partout. Alors euh nous, nos correspondants citoyens se sont rendus à Lonce Leonier à Pentin à Reusé à Bnière de Bigor pour ne citer euh que ces lieux et notre journaliste Sarah Duu, elle elle s'est rendue à Peau, donc Pu, vous le savez, fièvre de notre ancien désormais presque premier ministre, toujours maire et président d'ACLO, hein, on le on le précise, où plus de 200 personnes se sont réunies pour attendre le résultat du vote. On garde quelques images.
Bon, en tant que maire, il est pas il est pas on va pas dire qu'il soit très actif. Bon, ça nous dérange pas parce que quand il fait des trucs, c'est pas beaucoup mieux. Euh donc nous, s'il pouvait aussi dégager de la mairie, ce serait pas plus mal.
J'estime déjà que Beirou, maire de pot, c'était déjà trop. Mais alors quand on le nomme en plus premier ministre gouvernement, ça montre le sérieux de ce gouvernement, j'ai envie de dire. Euh j'ai pas entendu grand-chose d'intéressant de sa bouche depuis qu'il parle au médias.
Euh c'est une honte pour la France et en tant que palois, je voulais dire vraiment toutes mes excuses, même si j'ai pas voté pour lui. Je l'avais côtoyé il y a quelques années lors de manifestation, il nous traitait de Nanti, les fonctionnaires. Je pense qu'il a très peu de respect pour le monde ouvrier.
Donc à partir de là, avec son air ironique et son petit sourire en coin, il faudrait peut-être qu'il se remette en question aussi en premier par rapport à pas mal d'histoires qui peut y avoir en ce moment autour de Po sans citer Betaram. Ce qui m'a le plus marqué, c'est le fait que il est pris par la force un peu parce qu'il a menacé Macron de Jarté, ses députés, de la majorité en marche, enfin majorité en marche s'entend. Euh je pense que c'est c'est ce qui m'a le plus marqué.
Euh et euh est-ce que c'était attendu que Macron choisisse de toute façon quelqu'un à droite ou à l'extrême droite pour gouverner même s'il y avait une majorité de gauche euh même si là c'était pas une majorité, c'était surtout ce qui l'ont porté majorité relative. C'est ça qui m'a le plus surpris. Et bien même sous la pluie, les habitants de peau ont l'air plutôt satisfait de du sort de réservé à François Baou, leur mère.
Qu'est-ce que Qu'est-ce que ça vous évoque Olivier Banna à cette petite mobilisation citoyenne ? C'est les prémisses du 10. Bah oui oui, blague à part.
Oui, les initiatives de ce soir puis en a partout dans toute la France, enfin partout dans toute la France, partout où il y a eu des appels à en faire, mais il y en a, il y en a et ça participe et et je pense que de toute façon le propre de ce qui est en train de se passer que les jours qui viennent voilà, c'est aussi l'occasion de mesurer bah le fameux effet de ce que va susciter ou pas la démission de Berérou puisque ça typiquement politiquement l'histoire nous l'enseigne, c'est soit ça fait tomber le mouvement comme un soufflet, soit au contraire ça le ça le ça le décuple. Et je crois que la crainte en effet d'une partie de la classe dominante, c'est que c'est de pas savoir ce qui est en train de se passer àit. et et du coup il y a en effet dans ce qui était en train d'être dessiné un cours autoritaire qui s'affirme déjà avec Rota qui veut prendre la main qui nous parle de l'armée de la répression systématique et ça rejoint la question de l'unité parce que face à la répression se protéger y compris en l'anticipant la répression c'est redire à toutes les organisations de la gauche sociale et politique que quels que soient les désaccords et même les gros désaccords la répression elle elle fait pas de détail et qu'on sera de nouveau à être amené dans bah à se retrouver justement face à la politique répressive du gouvernement donc autant l'anticiper et et affirmer la nécessité de pas se satisfaire par exemple que bah quand certains se prennent des coups de matraque c'est qu'ils l'ont bien cherché quoi parce que des fois à gauche on l'entend ça et c'est oublié qu'après bah finalement bah ça tombe dessus donc on peut pas jouer à ça c'est très indiscriminé effectivement la violence notamment dans les mouvements sociaux tous au même tribunal hein on l'a vu sur le cas du la répression du mouvement palestinien particulièrement moi ce que ça m'assure c'est que je me rappelle aussi de la période des cassolas c'est que avec aussi peu de de de enfin on va dire de technique mais avec des petits rassemblements et le fait que ça devient constant l'interpellation politique.
On peut faire beaucoup. Après, j'ai peut-être une pensée pour les gens à peau parce qu'en fait le problème c'est que bah lui, il va retourner à peau et c'est eux qui vont le voir le plus. Donc voilà, les municipal arrivent mine de rien.
C'est stratégique pour lui là. Il a il a quelques mois pour remettre ses pions. Je crois qu'il a redimensionné un peu son bureau quand même.
Oui, il paraît paraît qu'il a refait la déco. Bah c'est une nouvelle dynamique, c'est ça ? Mais pour les autres.
Euh mais alors on revient un peu à sa prise de parole là. On a fait un petit un petit détour par mais euh donc dans sa prise de parole Bairou plutôt courte he d'ailleurs 45 minutes au regard de de des prestations de ses ses prédécesseurs ou qui étaient plutôt autour d'une heure et3. Il nous l'a fait courte pour une fois, on va pas peut-être pas s'en plaindre.
Euh François Vaou, il a évidemment tenté de de défendre son budget austéritaire pour 2026, hein, celui que qui est temps d'écri des travailleurs, des précaires même des malades évidemment classique des services publics, jamais des riches. Baou, il a tenté voilà la justification en disant que le le pronostic vital de la France est engagé. Je vous propose le magneto.
Toutes ces questions sont aujourd'hui soumises à la question dont tout dépend, à la question vitale d'urgence vitale où notre pronostic vital est engagé. Donc dépend notre état, notre indépendance, nos services publics, notre modèle social. C'est la question de la maîtrise de nos dépenses, la question du surendettement. votre soutien, l'accord minimal sans lequel je ne pourrais pas poursuivre ma mission, je le demande à l'Assemblée nationale sur un seul point mais décisif, le constat de la situation du pays.
Je sais que c'est douloureux he de regarder ça, c'est bientôt fini. Ceci dit, Bairou donc semble nous dire qu'il n'avait pas le choix de mettre la France au au régime sec. Est-ce que c'est une défense qui vous convain ?
Olivier Besancnou visiblement, elle a pas convaincu grand monde parce que c'est le pronostic vital est engagé. C'est sûr que en terme de médecin, on a envie de trouver quelqu'un d'autre là comme ça spontanément, même s'il faut pas trop personnaliser puis surtout derrière ça. Alors là aussi ça dépasse le cabou mais faut savoir que la question de l'endettement et la question des déficits, c'est une arme politique de redistribution des richesses.
Hm. La dette, pas simplement en France, dans la pensée capitalistique libérale, c'est une arme de redistribution des richesses dans un sens toujours plus inégalitaire qui fait que tant qu'il y aura des libéraux au pouvoir, il y aura de la dette publique parce que c'est une source d'enrichissement pour une toute petite partie du capital financier qui gagne à tous les étages, c'està-dire qui se fait des fiscaliser. On fait payer la facture à la majorité de la population avec tout ce qui était expliqué.
Et une fois qu'on est endetté, ben on emprunte. On emprunte à qui ? à des banques, c'est-à-dire au capitalisme financier sur les marchés.
Donc en fait, tant qu'il y aura du libéralisme, il y aura de la dette. Donc là aussi, ça rejoint exactement ce que je disais. C'est que celui qui décrit la dette en réalité c'est celui qui a besoin de la dette pour pour sa classe et qui d'ailleurs l'a créé quand même lui et les macronistes qui ont engagé dire, c'est quand il nous parle en bon père de famille.
Bon, la seule différence entre les familles, les ménages et l'État, c'est que l'État fixe ses propres revenus, ce qui nous arrive rarement en fait. les limites de l'être. Moi je j'ai pas les mêmes j'ai pas les mêmes limites.
Personnell surtout l'argent qui rentre. Voilà, il y a personne qui se lève ici en se disant bah moi ce mois-ci je vais gagner temps. Non personne.
Voilà bah l'état peut puisque au centime press ce qui est décidé dans le cadre du budget dans le cadre de l'Assemblée nationale. Ouais ben c'était un exercice un peu loufoque parce que il a essayé tout le long de dire il faut qu'on se on s'accorde sur ce constat hein d'une dette qu'il faut absolument payer. Donc effectivement sans jamais remettre de l'argent dans les caisses de l'État.
Et c'est ça le qui était assez loufo c'est que en permanence les gens qui se sont succédés après, les présidents des différents groupes ont dit "Mais c'est vous qui êtes responsable de cette dette, c'est vous qui avez supprimé la flat taxe, c'est vous qui avez supprimé les SF, c'est vous, c'est vous." Et sur ça, ils étaient outrés que on euh mettre ce bilan sur c'est qu'il disaient il faut vous accorter sur le fait qu'il y a une immense dette et que c'est un problème, mais par contre le fait même de de pointer leur responsabilité les mettait hors d'eux. Et c'est là où on voit effectivement que ils sont dans une obsession parce que encore une fois là on est dans le la défense mais concrète de leurs intérêts les plus vitaux.
Quand je dis leurs intérêts, c'est encore une fois de ceux qui possèdent les grands moyens de production dans ce pays, qui sont des féodalités économiques et qui vivent sur le doté français. Pour le coup, ça il faut le dire concrètement, ils volent le travail et en plus hein, ils sont en train d'asphyxier les espaces où l'État fait des forme de redistribution, les services publics et cetera et sur ça, ils veulent désormais venir bah prendre une part du gâteau parce que en plus ça va mal hein en terme productif. Ce que je veux dire c'est que la la nécessité de l'accumulation du capital est aussi en crise.
Il y a pas de crise politique sans une crise aussi profonde du système économique. C'est c'est un symptôme si vous voulez savoir ensemble. Et donc voilà, ils sont dans une position où ils ne peuvent raconter rien à part ne nous ne touchez pas au Grisby.
Encore une fois, c'est le slogan de tous les gouvernements depuis 40 ans. Et je on me on me prévient dans l'oreillette qu'il est 20h15 Olivier Besancno. Vous votre agenda ne vous permet pas d'être là plus longtemps avec nous.
Mais c'était avec plaisir. Et ben on vous reçoit toujours avec grand plaisir d'ailleurs n'ésit pas mobiliser dans les jours qui viennent. C'est super important.
Et ben avec plaisir et puis revenez quand vous voulez si vous voulez parler du 10 avec nous, vous serez toujours le bienvenu. Euh donc on vous libère. Euh Paul Paul, on reste tous les deux.
Il y aura Mathieu Sama, notre essayiste un peu maison qui nous rejoint et et voilà tout de suite. Moi, je respecte la police. Faut armer la police à mort.
Faut leur donner beaucoup plus de pouvoir. Le problème de la plupart des femmes, c'est qu'elles n'arrivent pas à matcher avec cet esprit de business. Le nigérien fait plus d'enfants que l'Europe réunie.
Ils ne nous coloniseront pas. Ils ne nous remplaceront pas. Pour que la société soit tournée vers l'excellence, il faut une paix civile.
Cette paix civile n'est possible que dans une société à tendance monoethnique. Partout, l'extrême droite envahit nos fils d'actualité. Stoppons-les maintenant.
Le média contreattaque sur les réseaux sociaux. Nous sommes prêts. Nous voulons vous proposer de nouveaux formats, de nouvelles émissions.
Bienvenue sur la contre matinale du média. Le récap, votre rendez-vous quotidien d'actualité. Une info indépendante, populaire, sans filtre pour contre-attaquer avant qu'il ne soit trop tard.
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De retour sur le plateau du média. Bienvenue dans cette seconde partie d'émission. Si vous nous rejoignez, je suis toujours en compagnie de Paulc, chroniqueur politique au médias et désormais Mathieu SL nous a rejoint.
Vous êtes essayiste. Bonsoir Mathieu. Euh je vous propose de revenir peut-être un peu plus en détail sur les réactions politiques, mais juste avant ça, j'ai envie de parler de de ce fameux après qu'on qu'on nous qu'on nous promet polymorphe.
Tout est tout est envisagé. On l'a dit en intro en intro de l'émission. Maintenant que le le sort de Bairou est est scellé, la question de la de la pré revient au centre.
On parle de dissolution, de remaniement euh de réforme constitutionnelle éventuellement d'une des missions bon que que Macron a évidemment balayé hein quand même. Euh voilà, toutes les pistes sont un peu sur la table. Qu'est-ce que qu'est-ce que ça évoque chez vous ?
Est-ce que vous pensez qu'il va rejouer cette carte déjà presque usée en un an là de de remanement ? Est-ce qu'il peut la jouer ou est-ce que il va privilégier peut-être une solution plus radicale et stratégique pour une survie politique ? Mathieu SL, je vous donne la parole.
Oui. Alors on est dans une situation politique un peu bizarre, étrange euh parce que clairement il y a il y a plus du tout de stabilité. Les gouvernements restent quelques mois et puis s'en vont.
Et en fait, Emmanuel Macron a un seul enjeu, c'est de tenir. Euh, il doit tenir jusqu'à la fin de son mandat. Euh, parce que sinon il le je pense qu'il le verrait comme un échec historique insurmontable.
Et aujourd'hui euh ça va être très compliqué pour lui euh parce que il a déjà usé de beaucoup de munitions de cartes euh la dissolution euh Michel Barnier euh euh François Berou et maintenant il va devoir choisir. Il a l'option de la dissolution mais je ne pense pas qu'il le fera parce que s'il dissou euh il y a des sondages qui montrent que les macronistes feraient un score de 15 %. Euh, j'ai vu dans Haris euh un un Haris en sondage.
Donc ça serait euh la grande grande réduction pour le camp le ce qu'on appelle le bloc central. Euh et euh donc pour de reconquête aussi dans le dans les mycles en plus mais je pense qu' ce qui inquiète surtout Macron, c'est finalement la disparition à terme du macronisme qui qui est au fond je pense programmé puisqu'on va se retrouver à mon à mon sens he entre un affrontement entre l'extrême droite qui aura récupéré une grande partie de la droite et la gauche. Donc la dissolution, ça me paraît mal barré.
Et l'autre option donc c'est donc alors la réforme constitutionnelle. OK, mais il faut renommer un gouvernement. Alors moi je je comprends pas les enfin je comprends pas les gens qui disent le NFP, le NFP donc Olivier Fort, Marine Tondoli et cetera.
Je ne vois pas dans quel univers Emmanuel Macron voudra prendre un premier ministre de gauche. Toute la logique d'Emmanuel Macron, c'est d'imposer une politique économique de l'offre austéritaire euh qui ne fait aucun compromis là-dessus. Les cadeaux fiscaux plus riches et cetera. un gouvernement de gauche même ultra modéré qui on y reviendra peut-être devra faire des compromis qui sont euh impossibles euh qui d'ailleurs sont seront euh une traduirait une un un divorce avec l'électorat de gauche d'ailleurs immédiat mais ça serait toujours des compromis sur la politique économique néolibérale de Macron et je ne crois pas du tout qu'il veuille ça.
Donc honnêtement euh je n'aimerais pas être lui. Enfin, je la chance de ne pas être lui mais je pas être lui parce que là, il joue clairement sa survie politique parce que si ça échoue encore, bon bah un donné il est même possible que un donné sa destitution soit votée hein. Donc on en est là quand même aujourd'hui.
Et ben euh il y a il y a aussi sur cette question. Alors je je vais t'interroger sur la la ficelle possible de la dissolution Paul, mais euh un petit mot avant, on est on est encore hyper traumatisé de cette première dissolution. a coûté cher.
C'était l'organisation précipitée de de nouvelles élections. Est-ce que Macron, selon toi ne porterait pas un coup fatal au moral des Français s'il rejouait cette carte au-delà de peut-être se porter un coup fatal à lui-même ? De fait, c'est un phénomène qui a surpris parce que ça n'est pas fréquent.
Dans d'autres régimes parlementaires, on a eu des crises politiques récentes qui se sont exprimées comme ça. Vous avez plein de pays où en 6 7 ans, vous avez eu cinq élection. Par exemple, ça a été le cas en Espagne, ça a été le cas dans une moindre mesure en Grèce, ça a été le cas en Israël et qui sont des symptômes de la crise politique.
C'est encore une fois un dérèglement des logiques parlementaires par le fait que le nœud politique, c'est ce que disait Mathieu, c'est que il y a une politique qui veut être imposée en dépit et envers la réalité, le réel. Monsieur Bairou disait ça, vous pouvez censurer le gouvernement mais vous ne pourrez pas effacer le réel. Mais le réel c'est qu'il y a un discrédit sur la politique qui est menée.
Donc effectivement moi je peux pas faire de la je vais pas m'amuser à faire de la voilà j'ai j'ai quand même prédit la dissolution après les européennes sur ce plateau. Je veux pas risquer ma chance une deuxième fois et et et dire n'importe quoi. Oiseau de mauvais aug.
Voilà c'est ça. Mais par contre moi je me dis qu'est-ce que je pense que devrait faire Emmanuel ? Si on veut si on veut s'amuser, faisons ça.
Non, mais il y a des gens qui sont disponibles aujourd'hui pour un compromis entre sous la forme d'une grosse coalition à la française en gros he qui essaie de croire que il y a un espace des LR OPS. Si vous écoutez les LR, ils vous disent ça n'est pas possible et ça n'arrivera pas. Laurent Via est extrêmement clair là-dessus mais je sais pas monsieur Gluxman s'est proposé pour un compromis.
Donc si je voulais détourner l'attention et j'étais Emmanuel Macron, je nommerai monsieur Gluxman qui a dit "Oui, je suis prêt à un compromis comme ça." Qui le laisse se décider ? puis voilà se casser les dents.
Effectivement, moi je serais un peu retard à sa place de de voilà de nommer des personnalités comme ça qui sont qui sont disponible pour pour ça. Maintenant, pour être plus sérieux, effectivement, je crois que Mathieu a raison quand il dit qu'il y a une impossibilité catégorique pour que il nomme un Olivier Fort, un membre du Parti socialiste qui est sur cette ligne de on va trouver des accords pour pouvoir faire des parties du programme du NFP, mais par contre que s'il voulait donner un signal dans ce sens, il pourrait nommer un éème technocrate qui a la l'étiquette. Je rappelle qu'il y a une vingtaine de ministres du gouvernement Macron successif, enfin des gouvernements que Macron a eu euh qui ont été au Parc socialiste ou qui en sont des anciens.
Madame Borne n'était pas une des plus fameuses illustrations du socialisme français, mais enfin euh je dire, il pourrait nommer un leedant, un vous savez encore une fois, il a beaucoup joué du de la communication et du signal quand il n'avait rien en terme de fonds politique. Néanmoins, il est vrai que un leed je pense connaîtrait euh le le même sort que monsieur Baïou. Donc euh encore une fois, moi ce qui me fait peur et ce que je crains c'est que si on regarde arithmétiquement parlant, ce qui est possible, je me suis fait des petites notes comme ça, une vraie coalition euh je dire même une grande coalition, le bloc bourgeois, c'est euh ensemble plus le modèem plus euh toute la droite horizon, les LR et le PS, ça ferait 276 c'est pas une majorité.
Il faudrait que Lot dans son ensemble Liot, le groupe LOT pour arriver à 299 c'estàd une majorité à de ça n'a pas de sens, ça n'est pas possible. Et donc il existe une seule majorité à l'assemblée, c'est celle que je décrivais tout à l'heure qui est celle d'une union des droites, bloc central plus la droite plus l'extrême droite hein, qui ont encore une fois déjà, je crois que même monsieur Vallot le reconnaissait dans son discours, il disait "On l'a constaté devant nos devant nos yeux dans les votes une union des droites hein et ça fait 348 députés." Donc la question c'est comment empêcher ça et est-ce que la dissolution l'empêche ?
Est-ce que bon voilà je je sais pas je sais que le rassemble national fait des jeux de posture a été extrêmement sévère dans son discours. Marine Le Pen, monsieur Sioti également mais enfin dans les faits ça dépendra de quelle barre il veut donner à la politique gouvernementale. On est un peu bloqué et encore une fois c'est pour ça et je finirai là-dessus que je pense que ça se joue ailleurs.
C'estàd que il faut de l'oxygène au sein du parlement et pour ça bah ça doit venir de la mobilisation populaire et il faut leur une frousse pas possible. C'est c'est c'est il y a que ça qui fait bouger les données du jeu. Vo je peux ajouter un bien sûr bien sûr.
Euh moi je je je crois pas du tout à à l'hypothèse du l'union des droites jusque jusqu'au bloc central euh parce que la la c'est c'est c'est je je pense pas que ça fonctionnera. Le bloc central n n'est pas n'est pas prêt à ça. Je dis pas qu' qui qu' qui qu' qu' qu' qu'ils ont participé à la droitisation euh euh plus plus des débats.
Mais en fait en fait la la conclusion la France est ingouvernable. Point. que ce soit Olivier Fort, que ce soit Jean-Vlodrillon, que ce soit Sébastien Lecnu parce qu'on parle de lui, que ce soit Gérald Darmanin, que ce soit et cetera, euh ce sera un gouvernement qui tombera très vite.
Donc Emmanuel Macron fait face à un pays ingouvernable pour plein de raisons parce que il y a une un éclatement de l'Assemblée nationale aussi parce que nous n'avons pas la 5e République est un régime ultra autoritaire qui n'a pas de culture parlementaire d'alliance comme il peut exister dans d'autres pays qui ont des régimes parlementaires. Voilà et sur l'extrême droite peut-être qu'on en parlera après mais je trouve que c'est important de le dire. Il y a un truc qui m'a fasciné là dans la séquence de ces derniers jours, c'est que plus personne ne n'est inquiet de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir.
Plus personne n'est inquiet de ça, plus personne n'en parle. Et même euh j'ai entendu il y a quelques jours euh Thierry Breton euh l'ancien commissaire européen euh que je croyais moi naïvement quand même un peu plus sage euh qui a dit quand même que peut-être que l'option finalement après le raté euh euh comment dire Beou et et Barnier l'option c'était que nommer Jordan Bardella et alors ça ça m'a stupéfait au sens où maintenant on peut envisager tranquillement comme ça même d'un point de vue on va dire analytique euh l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir. Et c'est à mettre en parallèle avec certains discours que j'ai entendu aussi ces derniers jours, l'ancien patron du MEDF, Pierre Gataz qui a dit que la menace, ce qui l'inquiétait le plus pour le pays, c'était LFI et donc pas l'extrême droite.
Nicolas Sarkozy, Laurent Voquier l'a dit aussi. Bon Bruno Raillot, Bruno Raillot, pas besoin de le dire. Et au bloc dans le bloc central, je vois personne qui prend la parole pour dire non mais attention là, attend on est voilà.
Alors et alors donc ça ça veut dire là il se passe quelque chose dans le pays. Euh euh on n'est même plus dans la rhtorique des deux extrêmes qui étaient la rhtorique de ces dernières années. Il y a vraiment un euh bon moi je vous savez je suis pas le plus grand défenseur de de LFI et de Jean-Luc Mélenchon, mais là il y a vraiment AR sur LFI qui est devenu le front républicain contre LFI dans dans les discours de manière globale.
Donc d'ailleurs on pourrait s'attendre à en cas de dissolution à ce front républicain anti LFI. Absolument. Donc donc là, on a basculé je trouve, on bascule là dans le le le débat et et je m'étonne qu'encore une fois que personne ne dise "Mais en fait là il est minimum moins une quoi." Voilà.
Mais mais c'est pour ça que je suis d'accord que une option officielle d'alliance de l'Union des droites, c'est à ce stade encore une fois peu probable parce que de fait les masques tomberaient entièrement ceux du bloc central qui a cette prétention d'incarner une forme pseudoiste centrale le Emmanuel Macron de 2017 hein et oui non mais si on regarde par exemple en détail Gabriel Atal a fait un très très bon discours de prise de fonction à la tête du groupe et il avait vrai vraiment essayer d'incarner hein ce Emmanuel Macron 2017 plus hein les quelques emprunts réactionnaires qu'il avait fait lorsqu'il était au ministère. Donc l'autorité, tu casses, tu répares toutes ces espèces de slogans qui marquaient bien ce ce tournant réactionnaire ou en tout cas l'affirmation réactionnaire qui à mon avis portait déjà dans leur corps hein le le le le ce ce ce parti. Et donc c'est pour ça que je dis que la question de l'Union des droites, elle est encore une fois, je le répète, idéologiquement mure.
Elle est déjà euh comment dire ? Elle se dessine par ce genre de de cap qui sont franchis avec Mathieu. On a débattu des dizaines de fois et on a on s'était accorder plein de fois sur le fait que on passait des caps et qu'il y avait plus de cap à passer.
Enfin que de toute façon maintenant si on devait faire autre chose que constater des cap, on pouvait au moins poser le constat que voilà c'était cette maturation idéologique est dangereuse, qu'elle est prête. Et c'est pour ça que je dis que on sait pas quelles seront techniquement les possibilités. Mais puisque déjà dans les votes, il y a cette union des droites sur le sur les programmes sur par exemple sur l'immigration comme l'avait été la loi immigration sur d'autres questions budgétaires, parallèt nombreux.
Voilà. Et donc du coup le problème c'est que cette unité elle se fait et elle se dessine. Et donc du coup, si pour l'instant ils ne sont pas capables de le porter eux-mêmes, il se peut que enfin voilà que que la seule unité qu'il soit capable de faire se fasse à ce niveau-là à terme, peut-être pas tout de suite mais à cour à moyen terme pour encore une fois une simple raison, c'est que c'est la seule unité qui a leur garantit que il n'y aura absolument aucun changement quant à la question de la fiscalité des haut patrimoines, des haut revenus, des grandes entreprises, quant aux 211 milliards d'aides qui ont été présenté par le rapport sénatoriel de monsieur Fabien Guay, sénateur communiste qui montre he que on gave d'argent public encore une fois les grandes entreprises pour aucune les plus riches et pour absolument aucune forme hein de de contrepartie et cetera.
Donc moi, c'est ça que je crains mais j'entends que pour l'instant soit pas également possible. Et est-ce que euh on on prendra euh euh Lisa et et Lydia à l'assemblée juste après, mais en attendant qu'on qu'on les ait en ligne, euh j'ai j'ai un dernier voilà euh et cette réforme constitutionnelle, est-ce que c'est pas là le le la bouffée d'air dont on parle, le le la remise à plat d'un d'un monde ? Bon, ce sera un coup de la part d'Emmanuel Macron parce que pour le coup avec son obsession de vouloir rentrer dans l'histoire là pour le coup euh potentiellement il y rentrerait.
Euh et surtout il mettrait aussi un petit coup en passant à LFI et sa 6e République et peut-être au RN et son volonté de changement de scrutin. Est-ce que ça ça s'envisage ? Est-ce que ça vous inspire ?
Ça dépend. Je pense que ça serait aussi un moyen de noyer le poisson. Pour quelle raison ? parce que il existe énormément de formes différentes de proportionnel selon que vous le faites sur les fonctions régionales, départemental, national et cetera et que de fait une nationale n'arrivera pas même avec un seuil d'entrée parce que ça serait aussi vu la le niveau politique de soutien que obtient le blanc central une bésina.
Donc nécessairement ce sera départemental peut-être qui pourrait favoriser un peu plus les partis métropolitains. Sans doute en tout cas de nouveau ce que déjà fait la 5e République et son système de circonscription c'est un filtre he à une véritable représentation des des des que de ce que les gens font ce système représentatif particulier avec les circonscriptions. On a bien vu qu'il y avait bah des barrages à la possibilité d'accéder à des postes de députés pour énormément de pays de de partis d'organisation politique qui représentent des des options divers et on voit bien que ça favorise hein d'abord le parti du président et ensuite bah une alternance entre les deux partis traditionnelles qu'on avait eu et aujourd'hui leur fusion macabre dans la macronie.
Donc euh je suis pas sûr effectivement ça pourrait être un moyen de détourner l'attention mais le problème c'est qu'encore une fois le problème est politique. Il est sur le la le la politique qui est menée la direction morale et intellectuelle qui est proposée pour la société et sur ça vous pouvez changer les modalités euh si euh il le fait d'une manière à ce que de nouveau hein on empêche une véritable représentation et que l'Assemblée nationale reste une forme de déformation hein du champ politique réel. Bah, je pense pas que ça suffira pour pour sortir de la crise.
Et vous, Mathieu Sama, est-ce que ça vous inspire cette cette possible réforme constitutionnelle ? Est-ce que vous pensez que ça pourrait être une porte de sortie ? Oui, peut-être que pour pour Emmanuel Macron, c'est une manière peut-être de comme vous dites de trouver une porte de sortie dans la situation infernale, intenable dans laquelle il s'est mis lui-même.
C'est lui qui a décidé de de dissoudre. Euh donc euh c'est une hypothèse envisageable, mais ça ne résoudrait pas du tout euh le manque, je le redis, de culture parlementaire en France, tellement on a été gavé à l'autoritarisme présidentialiste et aussi à une pratique euh euh gouvernementale qui a été d'une d'un pareil d' du très autoritaire ces dernières années, les 493 pour chaque budget, les votes bloqués et tout un tas de mécanismes parlementaire qui étouffe les oppositions, qui empêche le débat, qui même va jusqu'à empêcher les votes. Il y a eu des stratégies de comment dire de d'obstruction pour empêcher des votes dans les rares niches parlementaires de l'opposition.
Donc euh euh Emmanuel Macron en tout cas a montré à quel point la 5e République était réactionnaire, rétrograde d'un autre temps. Mais c'est on sait que c'est une une République qui est née dans une crise qui est née d'une crise coloniale he quand même, il faut faut le rappeler euh d'un homme, le général de Gaulle qui était quand même pas euh il avait plein de qualité, attention mais je veux pas avoir de bad boss, mais c'était pas un grand démocrate et en tout cas c'était quelqu'un qui a une vision assez autoritaire de de la politique et de la République. Donc tout ça appartient à un ancien temps.
Dans un certain nombre de pays européens, on voit le système politique français comme un système complètement aberrant et on comprend même pas que un homme Emmanuel Macron a autant de pouvoir le fait même qu'Emmanuel Macron puisse dissoudre et que il y ait pas à l'inverse de ou alors une possibilité très petite visà la processus de distitution et cetera qui est quasiment impossible. Bon tout ça est très déséquilibré. Donc au fond là il y a là il y a quelque chose qui est porté d'ailleurs par LFI pour le coup la 6e République.
Voilà. Oui, absolument. Absolument.
Euh tout ça tout ça et est et est d'un autre âge et euh du coup je pense que les débats sur la sépublique que port notamment LFI et d'autres euh et certains autres à gauche est tout à fait euh euh pertinent euh euh souhaitable pour aller vers un régime parlementaire où il y a plus de président de la République, euh il y a plus euh euh ce système autoritaire et dans lequel en revanche en effet au Parlement il y a des courants qui s'affrontent mais qui parfois pour les sensibilités républicaines et et qui vont dans un même sens puissent aussi faire des compromis puisque à moins d'avoir une majorité absolue, les compromis sont obligatoires. Et là, on voit bien que on est dans un système parlementaire où personne ne veut faire des compromis et ça c'est quand même un sujet aussi. Alors euh je te redonne la parole juste après Paul.
On a on a Lisa en direct de l'assemblée. Comment ça se passe ? Qu'est-ce qui se passe ?
Raconte-nous. Hello tout le monde. Alors là, vous voyez derrière moi les couloirs commencent à se vider, mais surtout les langues commencent à se délier.
Et l'hypothèse la plus probable pour l'instant dans les couloirs de l'Assemblée nationale, c'est que Emmanuel Macron choisisse un nouveau gouvernement et un nouveau Premier ministre Macron compatible. Alors dans quelques lèvres, il y a le nom de le cornueu. He on le connaît, c'est clairement un Macron compatible.
Donc on prend les mêmes et on recommence. Mais on parle aussi beaucoup de compromis. Est-ce que les macronistes sont arrêtent pas de nous dire on veut trouver des compromis notamment avec le PS et cetera ?
Alors à chaque fois moi qui parle un petit peu d'économie sur le média, je leur dis mais comment c'est possible de trouver un compromis entre un programme qui demande plus de taxation des plus riches et pas de réduction des dépenses et de l'autre 40 milliards de dépenses c'est un programme plutôt austéritaire. On me dit à chaque fois on me répond "Oui mais c'est un petit peu possible, on peut faire chacun un effort." Donc voilà donc on est un petit peu sur ce genre de de question.
C'est assez compliqué d'avoir du fond et du concret. Après, j'ai demandé, j'ai dis mais qu'est-ce que doit faire Emmanuel Macron maintenant concrètement ? Et à chaque fois, c'est trouver des discussions, trouver des compromis.
Alors, après des années à ne pas avoir fait de discussion de compromis, c'est quand même un petit peu compliqué à à entendre. Et bon, voilà. Et puis il y a aussi du côté de la gauche, est-ce que NFP, est-ce que pas NFP ?
LFI ne veut entendre parler que de la destitution d'Emmanuel Macron, pas de nouveaux gouvernements, même gauche compatible. Et le PS, lui, veut gouverner avec la gauche ou pas, avec des compromis avec les macronistes ou pas. Mais voilà où on est un petit peu la la situation et j'ai l'impression qu'on va dormir là-dessus sauf surprise, on sait jamais.
Oui, allez savoir que que Macron euh prenne la parole, on ne sait jamais. Reste reste aux agué, Lisa et puis euh tu reprends la parole quand tu veux pour nous faire un point euh si nécessaire. Paul, je te rends la parole.
Je voulais réagir sur ce que disait Mathieu, c'estàd que moi je suis effectivement en faveur d'un régime parlementaire contre cette 5è République. Je pense qu'elle est à terre et qu'il s'agirait de l'achever et que en général c'est dans les crises que sont changé les régimes. Vous avez pas de passage de régime comment dire dans les c der République quand tout se passe bien on a moins envie de changer peut-être.
Voilà et c'est c'est ce qui montre bien que bah c'est quand même quelque chose la question constituante c'est le moment où on décide Olivier B disait tout à l'heure de changer les règles du jeu et décider quelle règle on utilise c'est c'est c'est quand même un mouvement un moment politique très important. Le problème c'est que encore une fois je pense que la question est une question d'orientation politique dans le sens où on pourrait faire la remarque que énormément de régimes parlementaires connaissent le même système de crise, le système de la grosse coalition en allemand en Allemagne hein cette coalition avec des socialdémocrates socio-démocrates pardon qui peuvent travailler en lien avec des écologistes et une partie de la droite pour pouvoir trouver des compromis. Il est aussi épuisé.
Le SPD allemand est à terre. Peut-être faut-il l'achever également euh le le comment dire le le et qu'est-ce qui se passe ? C'est que c'est la FD qui est en train de connaître une dire une une explosion spectaculaire.
Euh vous avez dans d'autres régimes parlementaires des crises répétitives qui ont fait que par exemple des partis de gauche on fait les frais. Vous regardez le sort de Podemos en Espagne, ça a été une une chute pour plein de problèmes. Il y a eu des problèmes intermes.
Enfin voilà, vous avez en au Portugal l'apparition de l'extrême droite qui fait maintenant plus de plus de 10 % des fois 15 % chega alors que il y a encore 10 ans il n'existait pas. Pareil pour Vox en Espagne. Donc le problème c'est encore une fois cette question d'orientation politique.
Et là on le voit bien quand Lisa nous dit ben ça sera sans doute le corn. ce qui montre queencore une fois il n'a rien compris et que il n'y a pas de solution dans le cadre de cette Bien sûr la question c'est la seule solution qui pourrait y avoir c'est qu'il achète quelqu'un la question est très simple quand je dis acheter, c'estd trouver quelque chose à lâcher soit au Rennes soit au bar socialistes pour obtenir hein quelque chose pour fonctionner à court terme. Bon, je vois bien que pour l'instant le RN a pu se faire acheter assez régulièrement.
Là, ils ont décidé de remettre un coup dans le dans dans une espèce de prétention à l'opposition qui n n'est pas une une réelle puisque les a le rappelé également tout à l'heure, ils sont en train de confirmer que la politique d'Emmanuel Macron de préservation des intérêts de de basse fiscalité pour les haut patrimoines, pour les entreprises et ce qu'il faut faire. Et de l'autre côté, je vois bien qu'au parc socialiste, des gens sont murs pour ça. Encore une fois, si vous écoutez Philippe Brin, euh Jérôme G la semaine dernière, François Hollande de façon régulière, ils disent "Nous sommes là, nous sommes prêts, il n'y a pas de solution, il faut un compromis." Monsieur Gluxman le premier.
Et donc la question c'est que peut à combien s'achètent les socialistes ? Euh, ils disent eux-mêmes, il faut peut-être suspendre juste la réforme des retraites. Donc la question, c'est est-ce que les socialistes vont se réveiller vont tout d'un coup se dire "Bon, en fait, on va se faire avoir comme la dernière fois ou pas ou est-ce que le RN est achetable sur un autre projet ?
Pour l'instant, ça semble compliqué à court terme. Euh Mathieu, j'ai Oui, bien sûr. Bien sûr.
Alors, moi je je le le RN, je pense qu' c'est comment dire ? Ils veulent ils veulent une présidentielle euh le plus vite possible. Aujourd'hui, c'est ce qu'ils veulent.
Il ils appellent à une distribution mais euh je suis sûr à 99 % on a d'ailleurs des magnetau on aura l'or la valette qui a réagi. On pourrait regarder juste après, mais je vous laisse OK. Très rapidement, je suis sûr à 98 %. disons que le RA national veut une euh une enfin que que une démission d'Emmanuel Macron pour avoir une présidentielle anticipée le plus vite possible parce que il y a le le les comment dire le les condamnations en cours Marine qui est tombé aujourd'hui la date du procès en appel qui app mois de janvier 15 janvier au 12 février avec un résultat en juin voilà c'est ça donc il tombera avant avant la présidentielle mais donc il faut que avant ça Marine Le Pen espère qu'avant ça il y ait une une démission d'Emmanuel Macron et le Rassemblement national, c'est que on est dans une telle droitation des débats, une telle obsession sur les questions sécuritaires, identitaires et et et tout ça que ça peut lui être favorable pour une crise entielle.
LFI pareil, LFI veut euh le plus rapidement possible une démission d'Emmanuel Macron parce que est une machine c'est une machine politique qui est faite pour la présidentielle, qui est une machine ultra impressionnante du point de vue du militantisme euh et qui qui est prête pour une présidentielle. Et euh l'idée de de Jean-Luc Mélenchon euh c'est euh d'arriver au pouvoir par la présidentielle parce que aujourd'hui c'est le seul moyen pour LFI d'arriver au pouvoir puisque une législative ne serait euh euh LFI ferait certainement des bons scores mais ça ne leur permettrait évidemment pas d'avoir une quelconque majorité. Donc voilà, en revanche, le Parti socialiste lui a intérêt à que ça reste qu'il n'y ait pas de que ça reste comme ça parce que s'il y a une une dissolution, ça sera pas comme le NFP. au moins au premier tour, on sait très bien que LFI va présenter des candidats dans beaucoup de circonscriptions face à des candidats PS et le les les PS vont y perdre énormément de plunes.
Donc le le le contingent PS va énormément se réduire à l'Assemblée nationale. Donc ceux qui ont le plus à perdre, c'est les Macronistes et c'est le Parti socialiste. Ça c'est évident.
Donc c'est pour ça que les Macronistes et les socialistes ont intérêt à que la situation perdure et c'est de trouver des solutions pour potentiellement jouer un coup de poker pour sauver des places lors des prochaines élections. Donc voilà où on en est. Et tout ça, il faut le dire, tout ça est un peu affligeant, triste qu'on en soit parler de choses comme ça en réalité parce que comme comme l'a dit Paul et comme le disait Olivier Beson avant, les vrais sujets c'est les politiques qui sont menées, c'est l'accroissement des inégalités.
Là, je voyais un un graphi qui montrait que entre 96 et aujourd'hui le les les plus riches, c'était euh 10 % du PIB. aujourd'hui c'est beaucoup plus ça les plus riches sont devenus encore plus riches euh euh la pauvreté augmente dans le pays. J'ai vu récemment aussi que il y avait aujourd'hui en France 2000 enfants qui dormaient dans la rue.
Bon c'est de ça dont on va parler là on a parlé de choses qui en réalité sont euh médiocres par rapport à la réalité du pays, à la gravité de la situation du pays, aux inégalités qui se creusent, au racisme qui augmente, le l'islamophobie est en roue libre dans le pays. Bref, c'est pas dit que cette séquence renoue les Français avec la politique pour le coup. Voilà.
Donc et je pense que pour beaucoup de Français, tu est assez est assez est assez triste et d'ailleurs le macronisme finit quand même d'une manière assez pathétique et un début grandiose et une fin Ouais. assez triste. Juste on Mathieu de scè lecture et on m'a dit tout de suite Mathieu de scè lecture j'ai effectivement les mêmes chiffres en 96 le patrimoine des 500 plus grandes fortunes recensé par le magazine challenge s'élevait à 80 milliards d'euros soit 6,4 % du PIB de l'époque et là on est à 1228 milliards d'euros, soit 42 % du PIB actuel.
C'est absolument astronomique. Trouve bien que Macron est le président des riches, hein, n'est-ce pas ? lecture te le dirait.
Mais alors je vous propose d'aller un petit peu dans le dans le détail justement de des camps les uns et les autres et leurs réactions. Nos collègues donc Lisa Lape et et Lydia MZ sont allés tendre leur leur micro notamment on commence par eux aux députés macronistes. Alors bon chez eux la ligne est claire, je vous spoile un peu.
Un rien n'est de leur faute, c'est la faute à l'extrême gauche. Bon si tentait que l'extrême gauche était à l'assemblée, n'est-ce pas ? et de il faut donc faire une coalition du PS ALR.
Je vous propose de regarder est-ce que le le début de cette crise c'est pas forcément de de ne pas avoir nommé quelqu'un qui représentait vraiment les élections le résultat des élections législatives ? Malheureusement personne ne représentait le le résultat des élections législatives et il y a trois blocs sans majorité possible donc en l'état c'était assez compliqué. Il a trouvé la meilleure des solutions à ce moment-là.
Euh maintenant, il faut qu'on aille plus loin et c'est à la France qu'on doit parler et pas aux partis politiques. Est-ce qu'il y a une responsabilité gouvernementale dans la situation d'aujourd'hui parce qu'on nous parle beaucoup de la responsabilité des autres partis à voter la confiance, à faire euh la continuité. Est-ce qu'il y a une quand même une responsabilité dans le gouvernement là ?
Bon, je vais être clair et honnête, tout le monde est responsable et tout le monde est irresponsable en même temps. J'ai officié pendant plusieurs années au côté de Bruno Lemè à Berne mémoire des différents projets de loi de finance de ces dernières années. Il n'est pas un projet de loi de finance ou l'extrême gauche ou l'extrême droite n'est pas lourdement augmenté les impôts ou les prélèvements obligatoires.
Lors du dernier projet de loi de finance, c'était 60 milliards d'euros d'impôts en plus voté par LFI et par le RN. Il faut travailler avec les forces de gouvernement des Républicains au Paris socialistes pour essayer de donner un budget à la France et un peu de perspective sur l'action gouvernementale et parlementaire d'ici à 2027. Et il faut arithmétiquement travailler avec le Parti socialiste, les rencontrer, savoir à quelles conditions il pourrai ne pas censurer le budget.
Moi, je vais pas devenir socialiste du jour au lendemain. Le budget va pas devenir socialiste. Mais on peut peut-être mettre de côté nos divergences et essayer de s'accorder sur ce qui est essentiel pour la nation pour les mois qui viennent.
Alors, on enchaîne juste avec un un dernier petit magneto, c'est Éléonor Carois, donc député EPR qui répond à Lisa à la question "Vers qui Macron doit-il se tourner ?" Peut-être qu'on va avoir une réponse. On regarde qu'est-ce que doit faire Emmanuel Macron demain ?
Quel ministre il doit choisir ? Vers quelle main quelle main doit être tendue et où ? Déjà, je pense que si tous au lieu de se poser la question de qui on doit choisir, on se demandait comment on doit faire et comment on arrive à construire avec vous avez dit des idées très différentes, un compromis et ben on avancerait peut-être différemment.
Moi, je veux bien qu'on fasse des hypothèses sur tel ou tel nom, mais je pense que c'est pas ça qui va nous donner des réponses. Euh, en tout cas, les réponses qu'on attend aujourd'hui pour moi, les réponses, elles doivent venir de l'Assemblée où vous avez 11 groupes parlementaires et elles doivent venir, encore une fois, de cette culture de compromis. Donc, ça veut dire quoi ?
C'estàdire concrètement se dire quel est l'objectif en terme de de résultat et quelles sont les différentes propositions et puis on en prend quelques une, on en laisse quelques-unes et on construit ensemble. Et ben on doit se tourner vers l'assemblée. C'est c'est ironique un peu là.
Ça a pas été trop les habitudes des derniers des derniers temps. Très clairement. Je dire en fait là on a bien vu les différentes réactions, soit on a les pires c'est le gens droit dans leur botte pour ne rien rien changer.
Soit on a cette espèce de nouveau son de cloche qui est aussi le mot d'ordre donné par Gabriel Atalin, ancien premier ministre et qui est le président du groupe et qui a fait une un entretien dans le Parisien là qui sort aujourd'hui et qui dit il faut absolument changer de méthode, il faut se mettre d'abord d'accord sur le quoi et avec qui et c'est comme ça qu'il faut faire. Ce qui est intéressant parce que on ne peut pas ne pas s'empêcher de croire que il y a quelque chose de personnel pour lui qui a été infidèle du président de la République depuis le début, qui n'en a jamais démenti un propos mais qui espère se positionner comme le futur voilà la la future tête de de prou de de de ce qui reste de la Macronie et donc qui a intérêt à moins jouer l'arrogance et le donneur de leçon. Et je trouve ça intéressant.
On voit que ils font semblant de dire qu'il faut un compromis, qu'il faut retrouver une culture parlementaire. Mais je me rappelle que lors du mouvement des gilets jaunes, lorsqu'ils étaient sous une forme d'oppression populaire un peu plus puissante que juste la démission d'un gouvernement forcé par un vote à l'assemblée, ils étaient encore moins arrogants. Et je pense que c'est ça l'étape qu'il faut imposer, c'est faire en sorte que de leur superbe, il passent à moins d'arrogance et que ensuite ils passent comment dire à l'humilité qu'il devraient avoir.
C'estd en fait le fait de dire que ils doivent partir voilà et que Emmanuel Macron doit partir. Donc je pense qu'il faut juste faire monter la température. Ah donc c'est un appel du pied euh au au 10 septembre.
On a bien compris. On a bien compris euh Paul Mathieu, est-ce que vous aussi vous analysez ça de la même manière ? Euh que la pression populaire doit Alors, on peut ajouter on peut avant ça, on peut ajouter une chose, c'est que cette culture du compromis euh elle était où pendant la réforme de retraite ?
C'est nouveau, c'est euh donc euh cette idée de compromis euh est défendu par des gens qui n'en ont fait aucun, ont été d'une obstination totale et n'ont pas voulu écouter ni les oppositions ni la population d'ailleurs notamment pendant la réforme des retraites. Maintenant, qu'est-ce qu'on entend par compromis ? Et c'est ça, je pense, le plus important et ça nous permet aussi de de reparler du fond euh au-delà des des enjeux d'appareil et cetera.
Euh imaginons demain euh que par miracle Emmanuel Macron nomme Olivier Fort ou Marine Tondelier quoi. Mais mais mais on imagine quel va être le degré de couleuvre à avaler pour la gauche en terme de compromis. Faire des compromis sur quoi ?
Sur la question de la dette, la question de l'austérité. euh la question de travailler plus. En fait, il y a il y a aussi quelque chose qui est il y a des lignes de fracture qui sont infranchissables.
Euh euh les macronistes depuis 2017 sont dans une logique travailler plus euh moins moins taxer les riches, moins taxer les entreprises, faire des coupes budgétaires sur notre modèle social, sur les les allocations chômage, sur les minimas sociaux quand même. On a on est on est sur un gouvernement qui a attaqué de manière sans précédent nos minimas sociaux. On a un gouvernement qui a mis fin même au principe de minim sociaux en mettant une contrepartie.
Alors il disent formation ça mais c'est formation petit boulot et cetera. Donc c'est super c'est c'est un c'est c'est c'est pas c'est pas une politique centriste ça. C'est une politique ultra ultra libérale ça en fait.
Et d'ailleurs, ça nous dit quelque chose euh soit en passant sur cet échec total du centrisme que François Berou incarne très bien. C'est quelqu'un qui incarnait un peu cette idée de centrisme de dépasser la droite et la gauche. Bah quand quelqu'un se dit centri toujours de droite.
Il mène toujours des politiques de droite. Ni de droite ni de gauche. On nous la on nous la fait pas hein.
On sait que c'est toujours de droit. Donc la réalité c'est des compromis sur quoi ? Et il y a autre chose qui me frappe et je finis en un mot c'est la question ça fait des mois qu'on ne parle que de dette.
On parle de dettes, on on a des comptables à la tête de l'État qui nous parlent de dette publique matin, midi et soir. François Berou nous parle de dette, il a fait un discours là, il a parlé dettes, déficit, euh croissance, je sais pas quoi. Enfin, on on on nous abreuve de la question de la dette qui est un faux problème.
Euh les États-Unis sont beaucoup plus endettés que nous. Ils ont ils ont ils ont une croissance qui va qui est meilleure que qui est meilleure que la nôtre et personne ne dit que les États-Unis sont en faillite. Personne.
Euh euh par ailleurs euh donc cette question de la dette, elle est utilisée politiquement pour dire que on n plus les moyens voilà, on a plus les moyens de notre politique sociale, qu'il faut enlever de l'argent au services public, à notre modèle social. Il y a encore des a même un rapport là qui est sorti qui disait de réformer et de faire des économies sur les aides aux personnes handicapées. Je veux dire, on en est là dans la Non, mais on en est dans cette logique d'inhumanité comptable qui est de gagner des sous sur des choses aussi fondamentales que la question de du handicap.
Donc sur à partir de là, on fait des des compromis sur quoi ? C'est ça tout le problème. Et je je dis si Olivier Fort veut aller à Matignon, bonne chance à lui.
Ça je pense que ça signera la fente définitive du Parti socialiste tant les compromis seront impossibles à à à soutenir. Et ça passant que Luxman ne veut pas du tout être premier ministre, il pareil lui il veut une présidentielle. Bien sûr.
Mais non, mais moi je dis Olise Fort parce que effectivement ils sont prêts à ça. Si regardez le contrebudget du PS, il y a effectivement des mesures intéressantes, des reprises de la l'attaque Zucman pardon et des propositions comme ça de fiscalité oui lapsus de fiscalité en hausse. Mais si vous regardez, ils ont déjà expliqué leur je il disait en gros on va faire 22 milliards d'économies et puis derrière il y a l'oubli de ce que le NFP proposait.
Il y a plus rien sur l'augmentation la la fin de l' du gel du point d'indice des fonctionnaires et l'augmentation de du de du du point d'indice. Il y a encore des des dépenses à couper sur une partie des remboursements médicaux et cetera. Et je rappelle que cette logique hein que dénonçait Mathieu d'aller faire des économies de bout de chandelle sur la vie des gens, le parc socialiste a une expérience grande au gouvernement de cette pratique et les écologistes étaient avec eux lorsque monsieur Hollande a fait un des cadeaux aux entreprises sous la forme du CICE maintenant transformé en une forme d'exonération de cotisation patronale et de l'autre côté en fermant des lits d'hôpitaux, en fermant comment dire des maternités en fermant enfin voilà et ça c'est ça le problème c'est que encore une fois il y a deux par socialistes m'arrêtent là-dessus c'est monsieur Fort joue lesbrouf C'est quelqu'un qui quand je trouve qu'il est particulièrement efficace lorsqu'il prétend être de gauche quand il a joué la carte de du NFP pour essayer de trouver en sorte de de retrouver des postes.
Mais bien sûr quand même. Et par contre son aile droite est beaucoup moins hypocrite. Son ail droite tous les jours il tape à la porte de la Macronie et ils disent bon on s'entend bien monsieur Hollande le dit il fallait il faut encore il disait il faut pas censurer en c'est pas une censure mais enfin il ne faut pas voter contre la confir négocier c'est c'est eux hein le le résultat du dernier budget. négocier soit-disant par le par socialiste pour finir comme ça.
Donc bon, c'est aussi ça. Quel compromis ? Je pense qu'un certain nombre de socialistes, ils sont prêts et si on pouvait les laisser le faire pour pouvoir regarder à gauche, ben bien sûr, ce serait plus utile pour pour notre clan social.
Et ben écoutez euh tu tu me tu me fais un une transition toute toute trouvée. Euh j'ai un petit magnéto euh de de Philippe Brin, donc plutôt euh l'aile droite euh du Parti socialiste. Lui, il appelle à respecter les les choix des urnes fait l'an dernier évidemment, mais euh il pense aussi voilà que sa sa famille politique est prête à y aller, donc prête à ses compromis.
On regarde, nous on a présenté un contrebudget qui je crois permet de sortir de l'ord dans le moment qu'on connaît qui reprend une grande partie des propositions de nouveau fond populaires et adapté à la situation financière qu'on connaît aujourd'hui et puis à l'absence de majorité à l'Assemblée nationale. Et puis nous ce que nous souhaitons c'est associer toutes les forces de gauche euh les verts les communistes. les filles a dit ne pas souhaiter en faire partie et puis s'ouvrir évidemment la discussion au maximum à l'Assemblée nationale pour trouver des compromis, faire passer un budget et se mettre d'accord sur un programme de travail avec une loi sur les déserts médicaux, une loi sur le logement, l'éducation, bref tous ces grands sujets un peu oubliés où les gens ont besoin qu'on trouve des solutions rapidement avant 2027. sur les dispositions économiques.
Euh j'avoue que j'ai du mal à voir où peut y avoir un compromis entre le programme du NFP qui est un programme quand même qui est assez dans la rupture avec le libéralisme et le macronisme et de l'autre côté essayer de trouver des points d'entente avec les libéraux donc les macronistes. Comment sur la base programmatique on peut et faire un compromis et ne pas tomber dans la compromission ? Écoutez, il faut évidemment en discuter.
Il y a de mesures fiscales qui sont très importantes pour nous. Euh, il faut voir comment ce compromis peut naître à l'Assemblée. Je rappelle quand même que cette assemblée a voté pour la taxe Zugman très largement.
Alors, on est on est quand même sur sur un peu une ligne une ligne floue quand même enfin je trouve au PS dans les premiers temps de cette séquence, les socialistes ont affiché voilà une ligne une ligne commune. Aucun vote n'ira à la confiance de Bairou hein. Ça c'est ce qu'affirmait le député et récemment nommé porte-parole du PS à l'Assemblée Romain Eskenazzi sur BFM.
C'était le 25 août dernier. Euh, il semblerait qu'aujourd'hui bah du coup la ligne soit un peu différente. On a commencé à envisager de faire partie de ce gouvernement, de pouvoir voilà essayer de de faire des compromis hein.
C'est ce que dit le député Brun. Et évidemment, on parle d'une gauche déchirée, fragmentée, incapable de former un faux uni. Mais est-ce que c'est pas le PS qui a déjà du mal lui-même en interne à accorder ses violons ?
L'impression qu'on distingue mal là la position, la stratégie du parti. B on, je le disais tout à l'heure, il y a deux partis socialistes, mais rien que parce que dans le résultat de congrès hein, ils ont pas résolu leur crise hein, leur crise interne qui a consacré encore une fois de camps à peu près égaux hein, de gens qui ne sont pas d'accord sur la stratégie amenée. La stratégie c'est aussi une question d'orientation politique puisque encore une fois, c'est une question de stratégie face à la crise politique.
Et il y a une part effectivement conséquente, monsieur Brain en fait partie, qui se vente d'être des bons gestionnaires. par exemple, c'est ce qu'il a publié lui-même sur ses réseaux sociaux en disant "Mais regardez, les socialistes sont des bons gestionnaires." Oui, ils savent faire de l'austérité et faire diminuer la tête.
Bon euh encore une fois, le le le problème c'est que je pense que le parc socialiste est plutôt dans une forme de communication et de mise en avant de son existence parce que Mathieu l'a très bien dit, le parc socialiste, il est soluble au contact du peuple. S'il retourne devant les électeurs, ils vont se faire ratiboiser. Et encore une fois, moi je ne le déplorerai pas.
Mais la question est donc pour eux de d'apparaître comme une alternative. Si par exemple, il parle de de de pouvoir s'allier avec les communistes, les communistes ont peut-être beaucoup de défauts, mais je suis persuadé que vous n'embarquerez pas les communistes, les députés du groupe gauche républicain démocrate dans une proposition de gestion de l'austérité avec le bloc central. Donc vous oubliez les communistes.
Chez les écologistes, pareil hein, il y a une forme d'ambiguïté à l'intérieur. On a toujours vu que les écologistes ambigués mais euh bon ils sont toujours hésitants quant à leur rapport à la gauche. On l'avait vu dans leur primaire hein, une option un peu plus euh offensive avec madame Sandrine Rousseau et une option avec monsieur Jadeau qui est très clairement pour un dialogue avec la social-démocratie historique.
Je vais bien en parler Geto. Et ben ça n'est pas un crime mais enfin au moins c'est assumé. Et donc du coup même entre eux, je rappelle les chiffres mais 66 députés PS et 38 comment dire à 38 pour les écologistes.
En tout, ça fait pas grand-chose, une centaine d'élus et si vous rajoutez les communistes, c'est 121, mais bon, je vous l'ai dit, ils seront pas avec eux, donc ça fait pas grand-chose et même avec les macronistes, ils auraient pas de majorité donc ça ne tiendra pas et ils ont besoin encore une fois hein dire, ils s'agitent, ils s'agitent pour pouvoir incarner quelque chose qu'ils ne peuvent plus représenter parce que encore une fois, ils en sont là pour une raison et je le redis, c'est parce que une fois au gouvernement, ils ont fait ce qu'ils appellent à faire un compromis avec la politique intransigente de la bourgeoisie sur la défense. de leurs intérêts contre les intérêts de la majorité du peuple et les gens ont tranché, ils ont dit "On n'en veut plus." Et ben écoute, puisque tu parlais de de Yannick Jado qui est donc sénateur et écologiste, je te propose enfin je vous propose de de regarder un peu le le Magneto, voir sa réaction.
Lui, il est plutôt pour une alliance avec le bloc central. Et puis euh Mathieu Lama, on revient juste après sur cette question de ligne euh voilà de ligne pas très claire du du PS et de ceux qui veulent faire alliance ou non. On regarde, moi je préfère qu'il y ait un nouveau gouvernement avec à sa tête quelqu'un qui soit issu de la gauche écologiste et que c'est ce que je porte, nous organisions ce que j'appelle un pacte républicain avec le bloc central puisqu'il y a trois blocs.
Soit c'est le bloc euh central avec le Red, ils ont joué un peu avec ça depuis quelques mois. Soit de fait euh c'est ça va pas être le bloc de gauche avec le RN, ça on en est conscient. Donc c'est le bloc gauche écologiste avec le bloc central.
Bon ben alors Yannick Jade il croit lui cette cette alliance de de la gauche et du enfin d'une partie de la gauche et du bloc central. Mathieu Lama, qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça vous évoque ? Et puis bien vous pouvez revenir aussi, on vous a pas entendu sur la question du PS et Oui.
Oui. Alors en fait c'est des lignes qui existent depuis longtemps. Voilà, une ligne sociale démocrate, sociale libérale que représente très bien Yannick Jadu qui est en effet philosophiquement pour des compromis avec les politiques néolibérales qui pensent qu'on peut qu'on peut concilier entre guillemets des politiques de bonne gestion et des politiques progressistes qui pensent que on peut faire des alliances avec des parties de de centriste, de centre gauche, voire peut-être de centre droit.
Donc il y a il y a il y a il y a ce courant là et c'est vrai que dans l'écologie politique aujourd'hui, il y a quand même un courant beaucoup plus radical qui est d'ailleurs celui qui est représenté par la jeunesse écolo aujourd'hui. On voit bien les souvements de la terre, extinction, rébellion et cetera sont justement tout un courant d'écologie qui justement c'est c'est même philosophiquement opposé à à à cette logique là et qui pour une rupture avec le capitalisme néolibéral, avec le productivisme et cetera. Ce que évidemment Keny Shadow ne représente ne représente pas.
Je vous parlerai de la fois où il a parlé à Sainoline. Oui oui oui oui. Ça s'est mal passé.
Ça s'est mal passé mal passé. Ouais. Donc en fait au fond la gauche aujourd'hui, il y a deux lignes et il y a des gens au centre.
Donc il y a deux lignes. C'est la ligne LFI Mélenchon qui est sur une ligne de rupture mais qui est aussi une ligne populiste, c'est-à-dire avec une rhtorique assez révolutionnaire. Vous écoutez la rhtorique de Jean-Uc Mélenchon sur tous ces derniers mois.
C'est une rhtorique révolutionnaire ce qui trange d'ailleurs avec le programme de l'éfame plutôt social-démocrate si on regarde dans le détail. Et ça c'est assez intéressant. Ça dit quelque chose d'intéressant sur un un partif qui est un parti assez intéressant parce qu'il a une rhtorique populiste révolutionnaire et avec un programme qui est somme tout presque plus modéré que le programme de Mitteran en 81 où il y avait beaucoup de privatisation ce qui n'est pas le cas pour pour les film son c'est voilà exactement c'est c'est un autre sujet donc il y a cette ligne là et puis la ligne Gluxman et je pense que le PS va aller du côté de RF Gluxman qui je pense à la stratégiquement je dis bien du point de vue politicien à la bonne stratégie régie, il va raller avec lui suffisamment de gens surtout sur le la base de son score aux européennes pour dire une ligne est possible à gauche social déémocrate, social libérale et cit en fait mais en fait oui mais alors en fait Raphael Gusman, on dit oui c'est la gauche de droite et tout mais non mais c'est François Hollande c'est la ligne de François Hollande de Raphael Guxman.
Oui, voilà. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est pas c'est c'est c'est la gauche de c'est la gauche de François Hollande qui fait des compromis en permanence, qui mène des politiques progressivistes sur certains plans. Je veux dire quand même, il faut reconnaître à François Hollande que le mariage pour tous, on lui doit, on le doit à madame Tobira également.
Euh donc surtout d'ailleurs surtout donc voilà absolument donc c'est des compromis permanents euh et avec la conviction qu'on peut faire des compromis entre la ligne le néolibéralisme et la gauche et et en fait l'affrontement à gauche va être entre ces deux courants et il y aura pas d'espace au milieu à mon sens et moi je le regrette parce que je pense qu'il y a une il y a un chemin pour la gauche qui ne soit pas populiste mais qui ne soit pas social démocrate ou social libérale et que il y a en effet dans le pays à gauche une demande de rad radicalité, c'est évident, on voit la jeunesse, que ce soit sur les questions sociales, sur les questions antiracistes, que ce soit sur les questions écologique évidemment et et plein d'autres sujets, il y a une demande de radicalité profonde et je pense que la ligne de Raphael Luxman, elle n'aboutira pas parce que au fond, c'est une ligne qui est en en en contradiction avec l'époque, avec le besoin de radicalité qu'il y a aujourd'hui à gauche, le ralbol. Oui, le ral bol par rapport à tous ces compromis qui nous ont mené quand même en partie au désastre qui ont faire surtout sur les valeurs de gauche. Voilà, la la loi travail, ça a été une catastrophe et et et c'est resté dans dans l'esprit des gens.
Et puis il y a voilà, il y a une demande de radicalité à gauche dans le pays, mais je pense moi personnellement qu'elle peut s'exprimer autrement que par du populisme et cetera, mais par euh un un autre autre chose. Mais après euh pour l'instant Oui. Non non euh je je ferai sans doute un score euh très faible.
Mais je demander à Olivier Besnou de rêver avec nous, mais peut-être tu peux aussi rêver. La gauche aujourd'hui c'est ça, c'est le Gluxman contre Mélenchon. Euh et il est évident que la ligne de Mélenchon est plus en lien avec les aspiration euh de de de de l'électorat de gauche et aspirations populaires, mais dans le même temps, son populisme et certain certains de certaines de ses rhtoriques lui réduisent aussi son électorat d'une autre manière.
Donc voilà. Ah oui. Bon, pour l'instant, il a jamais réduit d'électorat, il a plutôt monté à chaque fois.
Mais effectivement, moi ce qui m'intéresse, c'est surtout dernièrement, c'est pour la petite histoire un peu de de la gauche, j'ai entendu monsieur Boris Vallot à la tribune de l'Assemblée nationale dire quelque chose que madame Tondelier avait dit la semaine dernière en disant "Il y a une citation de Marx qui dit une avancée vaut mieux que 1000 programmes et ça m'a fait rire parce que tot thème Paul voà si vous voulez et puis pour le petit cours de marxologie on va dire pour pas pour la blague mais ce qui est intéressant c'est que derrière cette phrase ils veulent dire il faut un compromis he une petite avancée vaut mieux que 1000 programmes. Donc pas tout le programme, pas le programme du NFP et cetera. Mais en fait ce qui est intéressant c'est que si on regarde quand est-ce que cette phrase a été prononcée par Marx, ils veulent dire exactement l'inverse.
Et il s'agit d'une d'une phrase qu'il écrite dans une lettre en 1875 pour parler du de la critique du programme de Gotha. En gros, la critique d'un programme qui trouve trop réformiste et il dit réellement tout pas accompli, tout mouvement réel est plus important qu'une douzaine de programmes. Et lorsqu'il dit mouvement réel, il dit tout pas dans la lutte des classes, dans la constitution d'une organisation révolutionnaire des classes.
Vaut mieux que 1000 programmes qui viennent effacer un peu le contenu du projet révolutionnaire. Et c'est extrêmement drôle parce que justement pour moi la période c'est effectivement toute avancée vaut mieux que 1000 programmes. Il faut le comprendre comme toute avancée de la mobilisation le 10 septembre, toute avancé de la mobilisation dans lesquelles des gens vont se réunir en assemblée générale, vont organiser des blocs des des blocus hein concrets physiquement des axes de communication de la production en lien avec la grève, en lien avec les syndicats va être une avancée.
D'autant plus que Mathieu et moi avions au moins un accord sur le NFP, c'était qu'en dehors en contrario de la New PES, c'était un rassemblement où il y avait pas que des partis, où il y avait des organisations, il y avait attaques, il y avait des syndicats et que là-dedans hein dans ce giron, on pouvait trouver des formes politiques intéressantes de discussion de reprise he des des des discussions sur le mi et et le le compromis s'est fait mais sur la base d'un rapport de force populaire et à l'intérieur d'un espace dans lequel le dialogue s'est fait sur le fond et juste justement pas sur les fausses questions de la dette, de la politique austéritaire, du compromis à faire avec des gens qui ne sont pas prêts à en faire. Et c'est pour ça que encore une fois toute avancer dans la constitution d'un mouvement populaire qui a des exigences et qui arrête hein de s'organiser en fonction de ce que les macronistes font semblant de laisser miroiter, bah peut-être que c'est là où on va pouvoir avoir des avancées qui nous permettent de dire bah le programme du NFP, on l'oublie et on va demander plus, on va demander mieux ou on va changer sur tel point ou tel point. Pour le coup, c'est pas la première fois qu'on tente les compromis là parce que il y a rien que il y a quelques mois euh le le PS notamment a tenté le compromis avec Bairou, il s'est retrouvé avec les miettes globalement.
C'est rest négociation dès que ils arrivent, ils demandent de semaine en semaine moins que ce qu'ils ont commencé à demander parce qu' généralement dans une négociation doit faire la verse mais bon c'est les petits types du médiia. Si vous voulez faire des des des négociations, demandez beaucoup au début parce que stratégie qui marqué, c'est le stratège. Ouais. c'est et puis il y a un dernier sujet en en une phrase ou deux, c'est des compromis, on l'a dit sur quoi ?
Et par exemple sur l'immigration, des compromis sur quoi ? Oui. Sur quoi on fait des compromis par rapport au fait de considérer que les êtres humains qui veulent venir en France, on les accueille ?
Comment on peut faire des compromis làdus ? On voit le taux de compromis de compromission des macronistes avec notamment l'extrême droit. Tu reviens à Raphaël Gman qui encore une fois, moi je veux pas la câbler parce que c'est il a certainement plein de qualité mais je me rappelle d'une interview de lui il y a c'était il y a environ un an ou 2 ans je sais plus et on lui avait posé une question sur l'immigration et et Raphael Gusman avait dit euh les demandeurs d'asile s'ils sont ils ont la la comment dire la ils sont éligibles au titre de l'asile on les accueille et les autres il avaient étunisé cette formule ont vocation à rentrer dans leur pays ont vocation qui est vraiment alors la formule la plus inhumaine qui soit, qu'on connaît par cœur, qui a été utilisée par tous les gouvernements pour justifier les politiques d'exclusion, d'expulsion et cetera et cetera.
Et pour moi, ça c'est un marqueur très important parce que si sur des sujets comme celui-là qui touchent à notre humanisme et notre conception de voilà notre conception de de de nos valeurs humanistes, euh si là-dessus euh euh on n'est pas capable d'avoir une ligne claire internationaliste euh sans compromis, pour moi, il y a un énorme problème et et et c'est et c'est ça aussi au fond, on revient à tout. Je pense que c'est le le thème de notre discussion, c'est la question du compromis. Euh je la le compromis à quel prix, à quel coût euh déjà d'un point de vue électoral parce que je pense que la gauche à faire trop de compromis, elle va se se s'autodétruire.
D'ailleurs, la droite ne veut pas s'y faire prendre. C'était la ligne, il voulait pas, il craignait il craignait le le à force de trop se compromettre avec les macronistes, d'être assimilé à eux et là il y a des échéances électorales à venir qu'ils ont eux sûrement bien identifié et ils craignent cette cette association. Mais voilà.
Et alors justement à gauche, la question se pose de la même manière mais avec un un élément en plus qui est le coût pour nos pour nos valeurs, pour enfin, je veux dire ce qu'on ce qu'on défend et le fait que qu'on soit où qu'on soit sur les chiqu à gauche et cetera, il y a quand même un socle commun de de croyances en des valeurs humanistes, internationalistes et ça, je pense que c'est c'est un clivage très important parce que là-dessus, il me semble qu'on est dans une telle dérive Ça a été dit je crois sur le plateau juste avant François Berou quand même a donné Kitus au Rassembl national sur la question de la ME. Alors lui, il a dit "On va euh on va réduire de je sais plus combien euh euh un/4 ou je sais pas quoi de la me c'est ignoble. Ouais.
On fait des des d'ailleurs il y a une alerte des professionnels de santé sur ces questions. FL de la santé publique, ce serait une catastrophe. Mais bon, du point de vue de nos valeurs humaines humanistes, mais mais ça ça c'est des des des marqueurs et et si la gauche commence à faire des compromis sur ces sujets-là, comme ça a été quand même historiquement le cas de la gauche Hollande qui qui a qui a quand même d'ailleurs mis en place les lois sécuritaires, les lois d'exception, d'avoir expusé plus de gens, monsieur Val.
Ouais. Ouais. Oui.
Donc ça il est évident que c'est mortifère pour la gauche. Euh alors on a parlé de de ceux qui sont pour les compromis et je vous propose je te redonne la parole juste après Paul. Je vous propose de passer à à ceux qui ne veulent pas en entendre parler.
C'est le cas de Benjamin Lucas qui est député génération et donc lui bah tout de go il le dit. C'est non les compromis avec les macronistes. On l'écoute.
Je pense qu'il s'agit pas de se mettre autour de la table et de se mettre d'accord alors qu'on n'est pas d'accord. On n'est pas d'accord sur notre vision du pays et c'est légitime une démocratie, il y a une gauche, il y a une droite, il y a une extrême droite et bon, les points de vues se se confrontent. En revanche, il a une assemblée nationale, elle doit pouvoir voter.
Je prends un exemple, la réforme des retraites, son abrogation, faut simplement qu'on puisse voter et on verra s'il y a une majorité ou pas pour abroger la réforme des retraites. Moi, je pense qu'il y en aura une, surtout s'il y a un mouvement social puissant le 10 septembre et le 18 septembre. La taxe Zucman l'idée de taxer les haut patrimoines ou de rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune.
On verra, chacun face sera face à ses responsabilités. C'est ça pour moi la nouvelle méthode, laisser l'Assemblée nationale voter et puis comme ça les Français verront qui est du côté de leur pouvoir d'achat de la justice fiscale, qui est pour les abandonner se mettre dans la main du MDF et voilà et chacun verra en transparence qu'on laisse l'Assemblée nationale voter. Mais effectivement pour ça, il faut un gouvernement qui est un gouvernement avec 0 % de macronisme, un gouvernement 100 % bio, 100 % rupture avec le macronisme, sinon ça ne marche pas.
Bon ben voilà, on retrouve des thèmes qu'on qu'on a un peu évoqué. Juste avant de vous redonner la parole, je je je la donne à Pierrive Cadalen de de la France insoumise qui partage peu ou prou voilà cette cette analyse de du député Lucas. On écoute.
Et si demain, mettons Emmanuel Macron ne part pas mais par contre choisit un premier ministre de gauche ou alors du PS, on l'appelle comme on veut, qu'est-ce que vous comment vous positionnez là-dedans ? Ben, dans le contexte actuel, accepter une chose pareille de la part du Parti socialiste, ce serait faire un pas supplémentaire vers en réalité la Macronie. Ce serait euh pactiser avec ce qui est détesté dans l'ensemble du pays pour de très bonnes raisons.
Et on voit que le contrebudget qu'ils ont présenté et la première étape vers cela, il est scandaleux. Je veux dire, il prévoit tout de même plus de deux fois moins de recettes que ce que le PS lui-même proposait euh l'année dernière et bien moins encore que ce que nous avions voté ensemble tous ensemble à l'automne dernier, à savoir 75 milliards de recettes complémentaires. Nous, nous ne changeons pas d'avis tous les mois, toutes les semaines comme ça au gré du vent ou de nos petits calculs.
On a la clarté, la détermination pour nous et donc ben eux prendront leur responsabilité. S'ils pensent que c'est un choix responsable de considérer que Macron est toujours un président démocratiquement légitime dans le pays, bah c'est c'est bien leur affaire. Mais ce n'est pas l'avis des Français, ce n'est pas le donne non plus.
Et ben on est sur ce qu'on se disait hein, il y a il y a deux lignes. Oui, effectivement. Et puis j'en profite pour passer ma solidarité avec Pierre Cadan dont le compagnon a été attaqué par des néonazis à Brest. et il a communiqué à ce sujet hier dans la presse et du coup euh voilà euh peut-être on l'a déjà voilà ici au médias effectivement contre l'extrême droite et face à ça hein et la preuve de et en fait ce qui m' ce qui ce qui m'intéresse c'est que bon j'aime bien la proposition de monsieur Lucas mais elle est génération a de l'envie mais derrière ça c'est absolument impossible parce qu'encore une fois effectivement l'Assemblé nationale a des possibilités de choisir un certain nombre de débats mais enfin c'est très cadré et principalement à cause de notre système actuel par le gouvernement qui choisit la plupart des sujets.
Et du coup, je voulais juste en profiter pour revenir sur la question de compromis. Tu disais avec la droite, tu tu faisais souligner le fait que et ben à droite au final on a peu parlé ce soir mais si on fait les comptes, il y a probablement une dizaine de députés les républicains, j'ai regardé qui auront sans doute voté contre la confiance. Et ce qui veut dire quoi ?
Il y a pas de il y avait pas de consigne de vote, on le précise, il y a une fracture entre Retaillot qui évidemment faisant partie du gouvernement pouvait difficilement faire autre chose que de d'appeler à voter la confiance. Ça a grincé très vite dans dans dans les rangs. Laurent Voquier qui est le chef de fil à l'Assemblée nationale a lui dit "Ou là là non, je suis pas sûr que ce soit la bonne posture comme on le disait tout à l'heure parce que les échéances arrivent et qu'on va nous assimiler un petit peu trop à à ce gouvernement et qu'on le sait la Macronie est quand même répulsive." donc oui, il y avait pas de ligne, il pouvait un peu faire ce qu'il voulait.
Exactement. Et il a dit que lui personnellement le voterait pour des questions de responsabilité et cetera. Mais effectivement, on voit bien que cette fracture sur le fait est-ce que il faut être le supplétif de la macronie dans un hypothétique compromis ou est-ce que il faut essayer de retrouver elle existe aussi chez les LR et surtout pour moi c'est pas qu'elle existe depuis sur les chez les depuis peu, c'est qu'en fait c'est le drame de leur partie depuis maintenant les 7 8 ans où ils ont été cornéisés dans une place entre la Macronie et l'extrême droite.
Vous avez bien sûr vous avez des gens qui sont partis. Monsieur Sioti a fait le discours pour le groupe UDR, il était en pleine forme. Euh, il a appelé ses amis, les ses amis, chez les républicains, je cite, hein, à le rejoindre dans une position de clarté, de cohérence.
Mais effectivement, il est délivré de ses obligations quant à ce parti. Et puis on voit bien que c'est encore son départ n'a pas terminé cette crise de de de ce parti qui est coincé entre deux positions et que du coup ça annonce que la la la droite hein qui voudrait se positionner à la suite de la Macronie comme la personne enfin le l'espace politique qui pourrait occuper par gen voilà va connaître une crise encore pour quelques années. En tout cas, il va y avoir une bataille assez sévère et on a très peu parlé d'Horizon qui ont quand même un gros groupe parlementaire.
Mais on voit bien que entre Horizon Horizon qui s'est aussi désolidarisé, hein. La ligne c'était quand même de dire que on était en bout de course et que la dissolution était inévitable. C'est c'est euh notre ami Édouard Philippe, n'est-ce pas ? notre ami ton ami ami non mais effectivement ce qui veut bien dire que du coup on avait vu la fragmentation he du bloc central en différentes petites chapelles avec des des des des différences sur différentes propositions mais que là en plus on va voir que si ça ajoute un un niveau de compétition entre ces petites chapelles, la fragilité de la Macronie est d'autant plus forte parce que paradoxalement quand on n pas de majorité même des petits groupes peuvent peser beaucoup ou faire monter les enchères pour pouvoir obtenir des choses la preuve juste sur la droite déjà qu'on regarde dire les discours des gens de droite, c'est des discours effarants sur les questions identitaires d'immigration, les questions sécuritaire.
Moi, j'ai j'étais sur un plateau là récemment et on devait commenter en direct un discours de Laurent Vaquier. Euh c'était d'une droitisation mais mais dingue et il le renvoqué d'ailleurs il y a quelques jours a dit qu'il était pour une union à droite de de Édouard Philippe à Sarah Knafo. Donc Sarah Knafo c'est le le parti d'Éric Zemour reconquête qui parle de grand remplacement donc une théorie et Zemour qui d'ailleurs a été condamné pour pour racisme.
Donc donc euh comment dire donc la droite elle elle est déjà enfin je veux dire elle est déjà idéologiquement dans les bras du Rassemblement national. maintenant pour des questions stratégiques, elle hésite. Mais bon, moi je pense que ça ne fait guerre de doute que euh le destin DLR est de se fondre dans une alliance avec euh euh le le rassemblement le le Rassemblement national.
Et dernière chose vraiment en une phrase, il on a parlé de la tax Zucman. Oui. Et c'est intéressant parce que donc l'Assemblée l'a quand même voté.
Euh après, elle a été euh voilà euh elle a été retoquée et euh c'est fascinant qu'on en soit encore là aujourd'hui euh de se dire alors que les inégalités explosent dans le pays, alors que les riches n'ont jamais été aussi riches euh que on nous parle à longueur de temps de la dette, la dette de l'effort. Oui. Et puis et puis surtout le discours le discours sur l'effort hein, il faut que vous fassiez des efforts discours néolibéral classique euh euh évidemment euh euh qui est en lien d'ailleurs avec l'obsession du travail mais ça c'est un autre sujet.
Donc le fait des efforts, euh il est fascinant que on en soit encore à discuter d'une taxe qui est de 2 % sur des patrimoines de 100 millions d'euros. Euh et la députée euh Aurélie trouvé avait une formule que je trouvais euh très très rigolote. Elle disait euh "Bon, ça fait un yach en moins pour le pour le pour pour les super riches." Euh donc qu'on en soit à à débattre de de de ça aujourd'hui nous montre à quel point les fractures, le le fait qu' il y a quand même des des des visions du monde qui sont inconciliables parce que la taxe Zukman c'est le minimum du minimum quoi.
Et et en fait c'est aussi une vision de la société quoi, de la solidarité, du fait que bah non, on peut pas avoir des gens aussi riches alors qu'il y a 2000 enfants. Alors qu'il y a 2000 enfants dans la rue, c'est pas possible. Et ça c'est Oui.
Et et voilà. Alors qu'il y a des des des exilés qui qui ne qui à qui on ne trouve pas de de de toit pour dormir. Bon donc là, il y a quand même une il y a un truc là qui se joue là-dessus.
Il y a il y a bien il y a une un une séparation radicale des visions de la société, des visions du monde et et ça nous dit quand même quelque chose de de l'époque on est en train de traverser euh dans laquelle on va être confronté quand même à des idées extrêmement autoritaires, extrêmement excluantes avec des des logiques de bouquire un peu partout dans la société. C'est pas nouveau mais là ça s'accélère je trouve et et ça c'est le le grand enjeu pour la gauche aussi de demain, c'est de de de savoir comment face à ça on lutte, comment on ne fait aucun compromis en terme de vision du monde, de vision de la société et je trouve que les débats sur la taxe du Zukman sont intéressants. Voilà, ils sont révélateurs de tu Mathieu, tu parlais de de de l'ultra libéralisme de de Macron.
Figurez-vous tous deux que nous avons le dernier Magnetto est donc une réaction de la députée Ern Laur la Valallette qui elle bah se plaint que Macron n'est pas assez libéral. Il y a trop de normes, trop de de de moins d'impôts sur les entreprises. Enfin voilà, la ligne est Macron, pas assez libérale.
On l'écoute. Économique. Quelle est votre différence avec le programme d'Emmanuel Macron ?
D'un point de vue économique. Non, mais justement la différence c'est que nous on veut les faire baisser les impôts de production. C'est la raison notamment pour laquelle on a fait tomber le gouvernement précédent puisque le gouvernement d'Emmanuel Macron voulait augmenter les impôts de production.
Donc vous voyez, on est tout à fait cohérent sur notre ligne. Nous, on veut permettre au chefs d'entreprise de pouvoir continuer évidemment et de remailler, j'allais dire le pays de ce tissu économique parce qu'on en a évidemment besoin. Tous les chefs d'entreprise que je rencontre sont écrasés d'énormes puisque nous sommes en plus champion de la surtransposition.
La France essaie d'être un meilleur élève même que que l'Europe. Donc il faut absolument faire baisser la pression sur ces normes et pour ça je pense que comme dit Jordan Bardella, il faut pas que ça soit des technocrates de le faire mais vraiment de mettre autour de la table toutes les corporations et de voir ce qui les empêche de travailler et à ce moment-là de relancer l'économie, de relancer l'industrialisation du pays. Mais je peux pas recevoir si vous voulez des comment dire des conseils de gens qui ont mis l'économie à genoux, qui ont mis l'économie à plat.
Je vous rappelle que c'est sous Emmanuel Macron qu'on a perdu Alcatom, Alstel, Lafage, Technip. Donc il faut vraiment qu'il reste modeste en la en la mesure. Baisser les impôts des entreprises, c'est le programme d'Emelé Macron.
C'est ce qu'il fait depuis 2017. Ah bah c'est pas du tout ce qu'il voulait faire dans son dernier dans son dernier budget, voyez-vous. Donc nous on fera baisser évidemment les impôts des entreprises, mais je vous assure que c'était pas du tout ce qu'il en ce qu'il était prévu pour son pour son dernier budget.
Et ben, on est loin du parti des petits gens, des travailleurs, des ouvriers. Là, on est quand même plus sur le le parti des grandes entreprises, des patrons et et de de des cadeaux fiscaux. Non, bien sûr.
En fait, ce qui pour essayer de comprendre he comment on arrive la situation, c'est qu'il faut repartir du départ. le le monsieur Le Pen le père hein avait été élu un des premiers le plus jeune élujadiste à l'époque hein euh et derrière si vous regardez la constitution du du soccle électoral de de du rassemb national à ses débuts quand il était encore franc national vous avez notamment une grande participation du vote des petits artisans commerçant c'est-à-dire des petites structures d'économie de production hein de la petite bourgeoisie au sens marxiste du terme et qui leur promettait de les défendre contre le grand capital étranger contre un capitalisme qui était une fiction un peu lointaine et donc qui n'avait pas dire une mobilisation anticapitaliste, hein, mais qui était l'idée de dire "On va protéger une production locale et on protège les petits et au fur et à mesure hein que le Rassembl national grandit et particulièrement depuis que désormais installé dans l'électorat notamment en raison he de sa proposition raciste de de de de préférence nationale une fois qu'il a acquis un certain nombre de secteurs électoraux pour le soutenir bah si vous regardez il a muté au fur et à mesure son programme économique. En tout cas, il a affirmé plus franchement un retour au début qui était un programme régagien.
Vive la révolution neolibérale, c'est le slogan 80 de de Jean-Marc Le Pen. Et on le voit à chaque étape comme faisant les yeux doux. Si vous voulez avoir une idée de à quel point, regardez le débat qui a été organisé par le MEDEF à ces sortes d'université où monsieur Bardella est venu hein donner la leçon à monsieur Atal et et aux autres sur la manière de gérer l'économie et avec effectivement ce que dit madame Lavalis, je crois la députée rassemb nationale à savoir encore une fois nous allons baisser les productions et en fait répondre aux demandes du du MEDF et d'ailleurs il a été franchement applaudi de façon très officielle dans ces universalités Donc ça plus en plus acceptable dans les classes aisées et dirigeantes de soutenir le Rassemblement national.
On était pas on on part de loin. C'est vrai que il y a une époque où c'était tout à fait honteux mais là on n'y est plus hein. Maintenant soutenir le RN c'est c'est un parti comme un autre.
En tout cas, on vu au européennes ça de plus en plus dans franché et Mathieu évoqué tout à l'heure reconquête c'est intéressant c'est un parti qui fait un peu pivot c'est si on regarde le vote conquête c'est vraiment la bourgeoisie radicalisée qui à Nice à Cann dans le 16e arrondissement a fait des grands scor d'autres parties comme ça qui ont permis à certaines catégories de CSP plus de basculer vers le RN typiquement avant vous aviez un du Pontignan où les gens disaient bon je vais pas voter le RN puis en plus ou le FN c'est le Jean-Marie Le Pen et puis on vote une fois de Ponteignan puis deux fois et puis ensuite on peut glisser plus facilement version. La façade a été sévèrement ripolinée pour reprendre en tout cas il leur donne de quoi obtenir leur soutien. Oui, tout à fait.
Mathieu Lama, est-ce que ça vous évoque ces propos ? Je suis d'accord avec ça. Jordan Bardella il y a quelques jours a dit une chose qui m'a frappé.
Il a dit il faut que les jeunes entrent plus tôt sur le marché du travail. Euh c'est pas trop de quoi il parle pour et alors d'une part euh voilà mais euh bon moi je suis de ceux qui pensent que ne pas travailler n'est pas un problème et ne devrait pas être une honte et je pense justement qu'en fait l'extrême droite a toujours fondé son idéologie sur la distinction entre les bons français et les mauvais français et dans les bons français il y a évidemment une dimension et culturelle mais il y a aussi ceux qui travaillent ceux qui bossent la France qui travaille et d'ailleurs c'est intéressant parce que les honnêtes gens de Bruno Rota qui c'est une rhtorique qui vient de ça aussi un peu c'està-dire les français les français qui font pas de bruit qui qui embêtent personne et qui travaillent qui travaillent bah qui se font voilà qui se font exploiter mais sans trop alors et alors et alors cette rhtorique là qui est une rhtorique je dirais libérale populiste, je sais pas comment dire c'est une rhtorique qui dit euh il y a trop d'impôt euh les les Français qui travaillent n'en peuvent plus et de l'autre côté il y a les assister. C'est Nicolas qui paye.
Voilà. Exactement. Et exactement.
Et d'ailleurs, le courant libertarien est une sorte de d'excroissance de de mais de ça, c'est vraiment ça, c'est-à-dire mais qui a un populisme une sorte de populisme néolibéral en fait qui pousse à l'extrême la logique néolibérale qui est dire il y a les indésirables, les assisterés, des gens qui nous coûtent de l'argent, qui vivent des aides et évidemment dans le lot, il y a des étrangers. Vous rappelez Jean-Marie Le Pen, il disait dans son slogan 6 millions d'étrangers, 6 millions de chômeurs. Donc en fait cette rhtorique travailliste euh libérale euh elle a toujours été présente à l'extrême droite.
Elle a toujours au fond alimenté euh euh le le le le le cette idée que la société repose sur les travailleurs contre les gens qui ne travaillent pas, contre les assistés et cetera et cetera. Donc en fait le tournant plus libéral du nationale qui est stratégiquement fait pour se rendre plus euh euh présentable euh plus voilàinage de façade. Voilà.
Exactement. euh après les années euh filippo euh euh en fait c'est euh une juste une c'est pas du tout une révolution interne, c'est pas du tout une un changement de doctrine, c'est simplement euh une évolution en effet d'un poujadisme un peu euh anticapitaliste à un libéralisme euh un peu exacerbé dans sa logique excluante de tous ceux qui ne travaillent pas, des des des improductifs et des étrangers évidemment qui sont ceux qui alors soit ils volent le le job des Français, soit ils vivent des aides sociales. Donc euh je pense qu'il faut comprendre comme ça cette logique qui qui n'est pas du tout à mon à mon sens une anomalie dans l'histoire de l'extrême droite.
Euh euh au contraire, le R ne se réinvente que très peu hein d'ailleurs d'une manière générale surtout c'est la valeur travail de la bourgeoisie gen mais vraiment il y a dans le dans le dans le capital Marx parle déjà de cette bourgeoisie qui dit qu'il y a les gens qui sont tout et ceux qui ne sont rien. Non parce que la bourgeoisie a besoin de prétendre qu'elle travaille alors que c'est une classe qui survit du la prédation du travail des autres. Et donc du coup cette mise au travail c'est vraiment le le cœur de l'idéologie dominante.
Et bien je suis navré, je dois vous interrompre là. On aura l'occasion de de reparler tous ensemble de du du de l'extrême droite et malheureusement de leur monté. C'est c'est assuré sur cette antenne.
Merci à tous les deux d'avoir participé à cette première édition spéciale de la semaine, mais il y en aura une autre. Merci à vous de nous avoir suivi nombreuses et nombreux. Euh on se retrouve demain en direct dès notre émission du journal des luttes et mercredi 10.
Évidemment, on en a beaucoup parlé ce soir pour une journée complète de couverture des blocages de ce 10 septembre et du mouvement de ce 10 septembre. Euh ce sera évidemment dans le journal des luttes à midi, un journal des luttes renforcé et puis une nouvelle édition spéciale consacrée aux luttes donc le soir comme sur le modèle euh de ce soir. Euh je vous remercie beaucoup de nous avoir suivi nombreux.
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Très bonne soirée sur le média. C'était long cette fois. Le 10 septembre, la rue va s'embraser.
Partout en France, la colère gronde. Nos journalistes et correspondant citoyens seront au plus près des cortèges, prêt à donner toute l'ampleur au mouvement. Rendez-vous à 13h dans le journal des luttes.
Le journal des luttes, c'est parti. et à 20h pour notre édition spéciale qui reviendra sur les moments forts de la journée. [Musique] [Applaudissements] [Musique]