L'invité de Bourdin Direct : Agnès Pannier-Runacher - 27/11
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Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct.
Jean-Jacques Bourdin. Agnès Pannier-Runacher, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques Bourdin.
Vous êtes ministre déléguée à l'industrie. Vous négociez pour l'État français avec les laboratoires pharmaceutiques et l'Union Européenne. Les vaccins, en quelque sorte, vous êtes Madame Vaccin du gouvernement, Agnès Pannier-Runacher. Mais vous êtes aussi ministre. J'ai deux, trois questions à vous poser sur l'actualité. Est-ce que chaque violence policière est un problème pour la République ?
Le gendarme, le policier, c'est l'homme qui doit défendre, la femme, qui doit défendre les frêbles, les fragiles. Donc évidemment, une violence policière est un problème pour la République. Et c'est pour cela qu'à chaque fois qu'il y a des violences policières, il faut faire des enquêtes et il faut les sanctionner. Inversement, chaque violence à l'encontre des forces de l'ordre est un problème pour la République. Et là aussi, il faut être intransigeant par rapport à ces violences.
« Ils ont déconné, ils ont déconné, disait hier soir Gérald Darmanin à propos des policiers qui ont frappé un producteur de musique à Paris. Déconner, le mot est approprié quand on voit les images, franchement. Franchement. »
Ces images m'inspirent, enfin, elles sont insoutenables. Vous ne pouvez pas regarder pendant quelqu'un se faire frapper. Peut-être insulter, l'enquête le dira. « Ils ne peuvent pas se défendre, mais vraiment comme il peut, pendant 20 minutes. C'est insoutenable. Et c'est inadmissible. Et c'est inacceptable. »
« Donc ils ont fait plus que déconner, les policiers. »
« Ils ont franchi la ligne rouge. On le voit à l'image, ils ont franchi la ligne rouge. »
« Pas d'image. S'il n'y avait eu pas d'image, imaginons, il n'y aurait pas eu de réaction du ministre. Il n'y aurait pas eu de sanctions. Il n'y aurait pas eu de justice. Il n'y aurait peut-être pas eu de démocratie. Ça pose le problème de l'article 24 de la loi sécurité globale. Agnès Pannier-Runacher, non. »
L'article 24 de la loi sécurité globale, elle ne concerne pas l'image. Elle n'interdit pas de filmer. Elle n'interdit pas de transmettre les images au procureur. Elle n'interdit même pas aux médias de montrer les images. Ce que fait l'article 24 de la loi sécurité globale, c'est qu'elle empêche quelqu'un qui posterait. Je vous prends un exemple tout simple. Vous avez un officier de police de la brigade anticriminalité qui lutte contre un trafic de drogue dans une cité. Et un des trafiquants poste sur les réseaux sociaux, celui-là on va se le faire, met le nom, met l'adresse de la personne, met son numéro de matricule, un élément qui permet de l'identifier. Est-ce qu'on a envie de ça ?
Est-ce qu'on se souvient que des policiers, parce qu'ils étaient policiers, ont été tués par des terroristes chez eux, devant leur enfant de 3 ans ? C'est de ça qu'on parle. On ne parle pas, évidemment, de ce qui est la démocratie, de ce qui est la République, qui est de dire que lorsque l'on est témoin d'une situation anormale, lorsque l'on est témoin de violences policières, il est légitime de transmettre les éléments à ceux qui assurent la justice.
Il est donc légitime, en l'occurrence, de montrer les images, et de diffuser les images de ces policiers qui ont tabassé ce producteur de musique. C'est donc légitime.
Mais M. Bourdin, vous ne pouvez pas reconnaître les policiers sur les images. En revanche, vous reconnaissez les violences policières.
Donc on est très exactement dans un cas autorisé par la justice. Les visages de ces policiers sont montrés, on les voit sur les images.
Je crois que l'enjeu...
On aura toujours le droit de montrer les images, ces images, et les visages de ces policiers.
On aura toujours le droit de montrer, tel que ça a été fait ici, les images de ces policiers. Il ne s'agit pas d'un appel à la violence. Vous ne diffusiez pas ces images accompagnées d'un message, on va se les faire. Rendez-vous à tel endroit. Ce n'est pas le sujet. Encore une fois, l'article 24 adresse un sujet très clair. C'est l'appel à la violence contre des forces de l'ordre. Et ce n'est pas un sujet théorique.
Alors, s'il n'y a pas de doute, pourquoi est-ce que le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur ont décidé de créer une commission indépendante chargée de proposer une nouvelle écriture de l'article 24 ?
Parce qu'on voit bien que dans les réactions que suscite cet article 24, certains ont une lecture différente. Très bien. Mettons les experts autour de la table et cherchons l'écriture la plus simple de l'article 24, la plus claire. Mais je veux dire une chose ici. Alors, que fait le Premier ministre ? Oui, allez-y. À la fin de la journée, ce sont les parlementaires qui trancheront. Il est heureux. Ce sont les parlementaires. Il est heureux parce que que fait le Premier ministre ? C'est eux qui doivent trancher la manière dont sera écrite cet article.
Que fait le Premier ministre du Travail parlementaire ? Cette loi a été votée par les députés. Cet article a été voté par les députés. Et on marche sur ce vote.
Alors, pas tout à fait, parce que cet article a été voté en première lecture. Comme vous le savez, il y a la lecture au Sénat, il y a un retour à l'Assemblée, un texte de loi, c'est une permanente amélioration du texte. Que le Premier ministre dise « Je suis prêt à reprendre ma copie », c'est la prérogative du gouvernement de proposer des écritures. Mais in fine, in fine, ce sont les parlementaires, ce sont les députés, et ce sont les sénateurs qui voteront le texte.
Agnès Pannier-Rénaché, parlons des vaccins. Grande préoccupation, déjà, des Français. Vous allez vous retrouver devant l'urgence vaccinale. Ne pas réitérer ce que vous nous avez fait vivre avec les masques. Vacciner une part importante de la population sera un grand défi pour vous. Un grand défi. Alors, serez-vous prêts ? Serons-nous prêts ? Fin décembre, début janvier ?
Monsieur Bourdin, nous serons prêts. Fin décembre, début janvier, parce que ce que nous attendons, ce sont les doses vaccinales. Ces doses vaccinales, ces vaccins, seront mis en fabrication à partir du moment où ils auront une autorisation. Une autorisation qui est donnée par l'Agence du médicament européenne. Les dossiers sont en train d'être instruits. Ils sont instruits, mais c'est les entreprises qui fournissent les éléments de cette instruction. Certains peuvent prendre une semaine de retard. C'est possible. D'autres peuvent prendre de l'avance.
Donc, dès que nous aurons l'autorisation mise sur le marché, se déclenchera, je dirais, la stratégie vaccinale, les recommandations vaccinales données par notre propre autorité de santé, c'est essentiel. C'est ce qui garantit aux Français que ce sont des bons produits qui arrivent sur le marché. Pour le moment, tout le monde attend les doses. Encore faut-il qu'il y ait une autorisation de mise sur le marché. Cette autorisation de mise sur le marché, elle est la clé. Elle est européenne. Elle est européenne, surtout. Elle dit que le produit mérite d'être mis sur le marché. Nous ne sommes pas encore au bout des essais cliniques. Ce que nous voyons, ce sont des éléments positifs d'information.
Allons jusqu'au bout des essais cliniques. Allons jusqu'au bout du dossier pour être sûrs et certains que les Français aient accès à des produits qui soient utiles pour eux.
des produits qui seront utiles pour eux
et qui seront fabriqués où ? Alors, nous nous sommes, je me suis employé, puisque depuis mai, je négocie pour le compte de la France aux côtés de la Commission européenne avec les laboratoires pharmaceutiques. Est-ce que l'essentiel des produits soit fabriqué en Europe ? Et trois des vaccins auront une fabrication en partie en France.
Onze vaccins, c'est cela ? Non.
Aujourd'hui, nous avons six contrats. Six contrats ? Six contrats, six vaccins et un septième qui vient de rentrer en négociation.
Donc, sur ces six, sur ces sept vaccins, trois seront en partie fabriqués en France.
Je vous parle des six qui ont été aujourd'hui décidés. La moitié, la moitié sont fabriqués en Eureloir, sont fabriqués en Inde-et-Loire, sont fabriqués dans la région de Lyon. Les autres sont fabriqués en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Europe. C'est ça qui compte pour nous, c'est que cette fabrication soit européenne. Et je signalais que les deux vaccins qui sont fabriqués, deux des trois vaccins qui sont fabriqués en Europe, c'est suite à un accord, en France, c'est suite à un accord de la semaine dernière. C'est-à-dire que nous travaillons à améliorer, à renforcer la base française. Je travaille à renforcer la base française de fabrication des vaccins.
Bien. Est-ce que vous travaillez aussi sur des sites de vaccination ? Des sortes de vaccinodromes, si je puis dire. Parce que les Allemands ont déjà installé, sont en train d'installer sur un aéroport désinfecté de Berlin, un immense centre de vaccination. Est-ce que ça existera en France ?
Ça, ce sera le ministère de la Santé qui le précisera. Oui. C'est là où moi, je lui passe la balle. Mon travail, c'est de négocier les meilleurs vaccins dans la plus grande transparence, avec le meilleur travail scientifique. Nous sommes le seul pays à avoir un comité scientifique de vaccins. Ce comité scientifique, c'est d'ailleurs imposé à la Commission européenne parce qu'ils ont trouvé les idées extrêmement intéressantes et les avis du comité scientifique français sont communiqués à la Commission européenne. et pour avoir les doses qui sont livrées à un ou plusieurs points
de livraison en France. Justement, la livraison, la livraison, il va falloir organiser cette logistique. Agnès Pannier-Runacher, ça va être très compliqué, non ? Je ne sais pas comment allez-vous faire.
C'est une première discussion avec les laboratoires pharmaceutiques. Nous avons par exemple une discussion avec BioNTech Pfizer qui a accepté de livrer dans 130 points de livraison.
En France ? 130 points de livraison.
130 points de livraison en France qui sont en train d'être définis par le ministère de la Santé. Et je veux donner une précision. Ce n'est pas parce que le vaccin est mis sur le marché que la semaine suivante, vous avez 100 millions de doses qui arrivent sur le marché. Il faut le temps de vacciner ce vaccin, de produire ce vaccin. Et les livraisons vont se faire au fur et à mesure. Et en tout état de cause, et ça va être le rôle de la Haute Autorité de Santé, il faudra définir les populations qui auraient vocation à être vaccinées en priorité. Pour lesquelles nous formulerons une recommandation.
Il y aura une population évidemment vaccinée en priorité. Il le faut. En France.
Il le faut d'abord.
Les plus fragiles, le personnel soignant, les plus âgés. Enfin, c'est clair.
C'est ce qui se dessine. Ça paraît logique. C'est aussi en fonction des spécificités de chaque vaccin. Puisque chaque vaccin a une réponse différente. Par exemple, chez les personnes âgées et la Haute Autorité de Santé définira l'ordre de passage entre guillemets de préférence pour la vaccination.
C'est l'Union Européenne qui a acheté les vaccins. Si j'ai bien compris, les doses, qui a préacheté les doses.
Aujourd'hui, c'est l'Union Européenne qui avance l'argent des vaccins.
Qui avance l'argent.
Nous rembourserons à hauteur du nombre de doses. Lorsque nous commandons, nous payons nos doses lorsqu'elles sont livrées. Comme une livraison classique.
15% pour la France des doses réservées.
Quand 100 millions de vaccins sont livrés pour l'Europe, 15 millions de vaccins vont à la France. Automatiquement.
15 millions de vaccins automatiquement à la France.
100 millions de doses.
15 millions de doses. Vaccin français ? Non, pas de vaccin français. Sanofi. Vous mettez en retard pour l'instant.
Attendez, Sanofi, c'est le deuxième contrat que nous avons signé. Oui, que vous avez signé.
Sauf que le vaccin de Sanofi est attendu pour juin.
Il est attendu pour juin en masse, en volume. Tandis que les vaccins qui vont arriver des autres laboratoires arriveront en masse seulement à partir de mars. Encore une fois, c'est la stratégie de Sanofi. C'est la stratégie de Sanofi. L'industrialisation peut être différente d'un laboratoire à l'autre. Et croyez-nous, moi j'ai été extrêmement active pour que Sanofi soit signé par la Commission européenne. parce que c'est sur une base de vaccins très connus sur lesquels nous avons énormément de recul et pour lesquels nous fondons de grands espoirs.
En juin, Sanofi fournira des vaccins en masse, des doses de vaccins en masse. Tout à fait. En masse.
En masse.
Dès le mois de juin.
Dès le mois de juin.
Bien. Vaste campagne de communication, j'imagine, de la part du gouvernement pour faire accepter la vaccination.
Il est important effectivement que les Français aient le maximum de transparence et d'éléments qui les amènent à décider de se faire vacciner ou pas. Je rappelle que le Président de la République a été très clair. Il ne s'agit pas d'une obligation d'être vacciné. Il s'agit d'une recommandation et d'une recommandation qui visera d'abord les personnes qui sont le plus susceptibles soit d'attraper le virus par leur travail, soit de faire une forme difficile problématique de maladie. Et donc, nous allons procéder avec ordre et méthode en donnant tous les éléments disponibles et c'est pour ça que nous avons un comité scientifique.
C'est pour ça que le Président de la République a demandé à ce qu'on ait un comité des usagers qui regardent et qui permettent d'accompagner cette vaccination et nous ferons en sorte que les Français puissent décider avec le meilleur niveau d'information.
Agnès Pannier-Runaché, les bars et les restaurants resteront fermés. jusqu'au 20 janvier, les bars ouvriront donc le 20 janvier si les conditions sanitaires sont bonnes.
Si les conditions sanitaires sont bonnes, c'est-à-dire...
Les bars ouvriront.
Le 20 janvier, nous ferons le point. C'est la date qu'a communiqué le Président de la République.
Je ne sais plus, on ne sait plus. L'un parle des restaurants, l'autre parle des bars et des restaurants. Moi, je veux savoir, est-ce que les bars ouvriront le 20 janvier ?
Eh bien, moi, je vous réponds. Le 20 janvier, on fera le point en fonction des conditions sanitaires. Avant, pour prévoir
l'ouverture.
On verra. Si on peut ouvrir les bars et les restaurants, ce n'est pas la même activité. Les bars et les restaurants en même temps. Pas nécessairement.
Pas nécessairement. Bien. En ce qui concerne les stations de sport d'hiver, je sais que vous êtes très sensibles à leurs problèmes. Elles vont rester fermées pour l'activité ski. On est bien d'accord.
Non, vous pouvez faire du ski de randonnée. Ce sont les remontées mécaniques qui seront fermées.
Ski alpin, les remontées mécaniques. Bien. Certains ne comprennent pas pourquoi les remontées mécaniques sont fermées. D'ailleurs, pourquoi sont-elles ?
Je vais vous faire une réponse très simple. Moi, je me suis occupée d'une entreprise qui gérait 30% de l'activité ski française.
Et je sais.
Et pour cette raison, je ne vais pas vous répondre. Parce que dans notre gouvernement, nous respectons strictement la gestion des conflits d'intérêts. Ça veut dire que sur ce sujet, je suis en déport. Autrement dit, je n'ai pas le droit au titre de mes anciennes fonctions de m'exprimer et de prendre des décisions sur ce dossier. c'est mes autres collègues qui les prennent.
Donc, vous ne pouvez pas me dire si vous regrettez ou pas. Si j'ai bien compris cette fermeture des remontées mécaniques.
Je n'ai pas à prendre position et je pense que ça fait partie des bonnes pratiques à mettre en place
dans la gestion gouvernementale. j'ai vu que le maire de Nice proposait l'ouverture des remontées mécaniques des stations des Alpes-Maritimes réservées aux habitants des Alpes-Maritimes et à ceux qui possèdent une résidence secondaire dans ces stations. Vous n'allez pas me dire si vous allez accepter sa demande ou pas.
En tout état de cause, je ne serai pas la personne interrogée sur ce sujet.
Bon, d'accord. Simplement, j'ai quand même une remarque à faire. On ferme les remontées mécaniques en France. On les ferme en Allemagne. On les ferme en Italie. Mais on les laisse ouvertes en Suisse et probablement en Autriche. Et on va les laisser ouvertes à Andorre. Et on les laissera probablement ouvertes en Espagne. Où est l'Europe ?
C'est une discussion que nous avons au niveau européen. Et vous avez raison de souligner que sur ces sujets-là, ce que nous avons réussi à faire sur les vaccins, c'est-à-dire avoir une Europe unie où il n'y a pas un pays qui fait quelque chose de différent d'un autre pays. Imaginez quand même deux minutes. Et ça, c'est la France qui l'a obtenue. Ça, c'est le Président de la République. Sur les vaccins, si la France avait négocié dans son coin, si l'Allemagne avait négocié dans son coin, l'échelle de perroquets et la facilité pour les laboratoires pharmaceutiques de nous imposer leurs conditions. C'est parce que nous avons su être unis que nous protégeons aujourd'hui les Européens.
Et cette approche, effectivement, il faut la développer sur tous les sujets qui concernent la lutte contre ce virus. Mais est-ce que ça va évoluer
ou pas ? Est-ce que la Suisse va fermer ? La Suisse n'est pas dans l'Union Européenne.
Mais est-ce que l'Autriche va fermer ? En dehors non plus, d'ailleurs.
Est-ce que l'Autriche va fermer ? Est-ce que l'Espagne va fermer toutes ces stations ?
L'Espagne, je crois, pour avoir le maximum d'alignement entre ces différents pays.
Bien, Agnès Pannier-Runacher, depuis le 1er mars, 657 plans de sauvegarde de l'emploi ont été engagés des entreprises de plus de 50 salariés. Il y en a beaucoup de tous les côtés. Mais il y en a une, c'est General Electric. Un plan. General Electric, 300 postes supprimés, dont 240 à Belfort. Avec toutes les promesses faites par General Electric, voilà que cette entreprise américaine continue à supprimer des postes en France. Est-ce admissible ?
Franchement. Alors, je vais être très claire. Bruno Le Maire aura très prochainement Larry Kulp, qui est le patron de General Electric.
Oui.
Ce dont on parle ici, c'est de l'activité charbon. Oui. C'est l'activité charbon. Donc, cette évolution-là, cette transformation de l'activité charbon, elle est connue dans le plan de G. Oui, mais d'accord. Dans le même temps, je rappelle que General Electric crée 600 emplois sur l'éolien marin. Sur l'éolien parrain. Les promesses, ce sont des promesses sur l'emploi global. Moi, je veux vous dire sur ce plateau que la semaine prochaine, le comité qui va utiliser les 50 millions que General Electric nous devait pour réindustrialiser, se réunira pour sélectionner les projets de réindustrialisation, de revitalisation. Il y aura des projets autour de l'hydrogène. Et ça, c'est du concret.
Et ça, c'est de la création d'emplois.
Et je voudrais terminer avec Bridgestone puisque c'est l'actualité. Il y a grève et rassemblement devant les grilles de l'usine. Aujourd'hui, vous le savez, Agnès Pannérénouche.
Non, il y a rassemblement
devant les grilles
ce qui n'est pas grève. Oui, oui. Non, non.
Non, c'est pas pareil. Rassemblement. Bon. Rassemblement devant lui. Rassemblement parce qu'il faut faire pression sur Bridgestone. Il faut faire pression.
Je vais vous dire, moi, je suis constamment en contact avec l'intersyndicale.
Oui.
Et ce que me disent les salariés de Bridgestone, ce que me dit l'intersyndicale, c'est qu'ils sont révoltés par la décision de Bridgestone. Néanmoins, donc ils font pression. Ils sont dans une négociation. Oui. Mais néanmoins, ils n'iront pas à la faute parce qu'ils ont bien compris que la meilleure manière d'avoir un repreneur, c'est de faire pression sur Bridgestone, mais c'est de donner toute leur chance à des projets de reprise. Et nous sommes en train d'y travailler. Hier encore, avec Xavier Bertrand, avec l'agglomération, nous mettions en place la task force qui est en train de reprendre un par un les projets de reprise qui sont aujourd'hui très préliminaires de cette usine.
Alors, un mot juste. Est-ce que les salariés de Bridgestone seront prioritaires pour l'embauche dans la future usine de batterie électrique proche qui est à une vingtaine de kilomètres qui est à Douvrain ?
Nous sommes en train de mettre en place au-delà de l'usine de Douvrain qui ouvrira en 2023. Il n'y aura pas échappé qu'on est en 2020. Moi, mon sujet, c'est de donner des perspectives aux salariés de Bridgestone qui ne soient pas à trois ans. Moi, je souhaite qu'ils aient un emploi avant. Et je pense que c'est également ce qu'ils souhaitent. Ils doivent payer leur facture à la fin du mois, les salariés de Bridgestone. Ils ne vont pas attendre deux ans. Donc, les salariés de Bridgestone vont bénéficier d'une facilité d'accès à toutes les propositions dans le bassin de Béthune pour pouvoir leur permettre de rebondir professionnellement plus rapidement.
Mais on ne va pas baisser la garde et moi, mon objectif, encore une fois, c'est de remettre de l'activité sur le site de Bridgestone. Nous avons proposé à Bridgestone de le faire avec eux. Ils ont refusé. Nous le ferons sans eux.
Bien, merci. Sous-titrage ST' 501
Agnès Pannier-Runacher