Frédéric Lordon démolit Olivier Faure et son sens des responsabilités ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« C'est toujours plus facile de dire "Moi, je suis totalement vierge de toute forme de reproche possible, je me compromis pas et cetera". »
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« On est en train d'enregistrer. On est vendredi, c'est vendredi après-midi. Quelle heure il est ? Il est bientôt 4h30. »
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« Le monde a fait un éditorial harant et d'un d'un comique involontaire comme toujours le monde dont le titre le suivant crise politique un sens des responsabilités qui s'égare. »
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« On est en permanence dans l'appel à la bonne volonté et à la manifestation de la vertu et des qualité morale. »
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« Ce n'est pas la vertu des individus qui pourra venir suppler une configuration institutionnelle défaillante lorsque les institutions ne sont plus en état de faire le travail. »
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« Ils sont bêtes à faire peur. Ils sont idiots à nous faire honte. »
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« Est-ce que dans cette composante ce ce cette configuration, est-ce que ça ne pousse pas l'inverse justement à à un extrême qui va bah justement jusqu'au pouvoir unilatéral et brutal en fait ? »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est toujours plus facile de dire "Moi, je suis totalement vierge de toute forme de reproche possible, je me compromis pas et cetera". Et bien moi ce que je dis c'est qu'à un moment la politique c'est aussi une affaire de responsabilité. C'est aussi un moment euh où vous lui avez dit à Marine Tondelier, tu prends pas tes responsabilités, à un moment faut y aller. Non, je lui ai pas dit ça comme ça et je je c'est une amie donc je n'ai pas enf ça peut être une amie mais vous pouvez avoir une certaine franchise.
Ce qu'on entend beaucoup en tout cas ce qu'on essaie de nous vendre c'est l'esprit de responsabilité. Oui, on invite tout ce beau monde finalement à aller faire encore plus de compromission parce que les Français en ont marre, tu vois. Comme si effectivement ils tous comme ça, on se dit tout là le passage du budget, est-ce que ça va passer ? Comment on va faire un beau budget en plus qui va ruiner la France là ? C'est ça, je dirais pas quand même qu'il passe pas. Qu'est-ce que tu penses de cette rhtorique ? Il y a un éditorial du monde qui est paru il y a il y a de jours. Je je je le dis pour qu'on sache là, on est en train d'enregistrer. On est vendredi, c'est vendredi après-midi. Quelle heure il est ? Il est bientôt 4h30. Alors on sait pas hein là on on
sait pas ce que ça donne hein du côté de des concilstr. On a on a un premier ministre ou on a une assemblée dissoute. On sait pas. Bon et alors figure-toi que le monde a fait un éditorial harant et d'un d'un comique involontaire comme toujours le monde dont le titre le suivant crise politique un sens des responsabilités qui s'égare. Alors tu vois il y avait il y avait le sens des responsabilités on l'avait posé là et et puis ah c'est c'est betta on on le retrouve plus. Alors je sais pas, il est peut-être sous sous sous ta chaise ou sous la mienne, je je n'en sais rien mais il il nous fait cruellement défaut. Non c'est français ils ont encore pas le voté la dernière fois. Voilà, c'est de sens des responsabilités. Le sens de responsabilité, si tu veux, c'est le
truc qu'on nous répète euh qu'on nous répète à à longueur de plateau de de plateau imbécile qui est mais comment vous n'arrivez pas à trouver des compromis ? Vous devriez passer des compromis. Donc on est on est en permanence dans l'appel à la bonne volonté et à la manifestation de la vertu et des qualité morale. C'est la grille unique de recodage de tous les problèmes de par l'imbécilité médiatique qui est l'imbécilité de la pensée bourgeoise. C'est une débilité à faire peur si tu veux. Euh tu peux multiplier les appels à la vertu. Ce n'est pas la vertu des individus qui pourra venir suppler une configuration institutionnelle
défaillante lorsque les institutions ne sont plus en état de faire le travail. Ça n'est pas la peine de demander à des individus vertueux de se signaler et de faire le travail à leur place. Ce qu'il faut faire, c'est refaire les institutions et rien d'autre. Mais là, tu vois, je veux dire, toute la pensée journalistique s'abîme dans cette effarante connerie. C'est c'est terrible, je veux dire. Mais tu te dis "Mais c'est comme ça que vous pensez ? Mais vous êtes beaucoup trop con euh arrêtez. Vous êtes tellement idiot que vous nous faites honte. Euh en réalité, tu tu observeras que c'est un trait commun de toutes les élites du néolibéralisme, hein, politique, économique,
journalistique. Ils sont bêtes à faire peur. Ils sont idiots à nous faire honte. Taisez-vous. rentrez chez vous, trouvez un passe-temp, faites faites un sud au cul, des mots croisés, mais mais disparaissez. Je je veux dire que que un peu d'analyse puisse revenir quoi. Bon et l'analyse ici, je je le redis, je refais pas la démonstration mais l'analyse elle ne peut que partir de base de type matérialiste historique. Mais justement dans dans tous ces ces commentaires de la de la presse de propagande, on voit que on essaie de nous vendre une idée de compromis comme tu dis, de vertu, de de fois être raisonnable. Euh mais pourtant quand on est dans le cadre de ce capitalisme néolibéral, je dirais presque au stade de surextrémiste, on sait même plus
comment qualifier au point au point on en est, est-ce que dans cette composante ce ce cette configuration, est-ce que ça ne pousse pas l'inverse justement à à un extrême qui va bah justement jusqu'au pouvoir unilatéral et brutal en fait ? Ah bah oui. Non mais bien sûr parce que tu vois bien que toute la trajectoire autoritaire et moi je crois qu'il faut le dire faschisatrice du macronisme euh s'explique en totalité dans le dans la grille des catégories de de Gramchi qui parlait de de crise organique. La crise organique chez chez Gramchi, c'est exactement ce dont je viens de parler hein. est une
une crise intrinsèque au capitalisme en première instance dont les contradictions ont passé des seuils critique tel que les institutions extraéconomiques et notamment les institutions politiques ne peuvent plus les reprendre. Bon, donc là, on est à un point de blocage qui ne possède en réalité qu'une seule issue véritable, à savoir la réflection des institutions. La réflexion des institutions, je dirais luxosins insus, c'est dire pas seulement des institutions juridico-politiques parce que en réalité pour sortir véritablement du problème ce à quoi il faudrait s'en prendre ce sont également les institutions économiques. Les institutions qui encadrent et pilotent le processus de l'accumulation du
capital, ce qu'on connaît sous le nom de néolibéralisme ou mondialisation néolibérale. voit que c'est un enjeu d'une d'une toute autre magnitude et qui supposerait d'injecter des énergies politiques d'un tout autre ordre de grandeur. Ça c'est c'est une autre question, n'est-ce pas ?
Olivier Faure