Face à Philippe de Villiers (Émission du 15/05/2026)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:45OuverteÉludée
Pourquoi n'êtes-vous pas dans la liste des 26 pour le Mondial ?
- 1:28OuverteRéponse directe
Pourquoi ce film L'Abandon est-il d'intérêt public selon vous ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Pourquoi ce film est-il d'intérêt public ?
- 3:34RelanceRéponse directe
Pourquoi ce film est-il d'intérêt public ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Comment regardez-vous l'équilibre entre la Chine et les États-Unis ?
- 5:46RelanceRéponse directe
Comment regardez-vous l'équilibre entre la Chine et les États-Unis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:19Fait
« Il devait y avoir des collèges Samuel Patti. Il y a pas eu de collège Samel Patti et je pense en cet instant aux larmes de Michaël sa sœur. »
- 5:46Fait
« Cette visite a été historique et symbolique. Elle nous a permis d'établir une nouvelle relation bilatérale, constructive et stratégiquement stable. »
- 7:15Fait
« Le piège de Tucidide qui s'ouvre et se referme à la fois c'est entre la puissance dominante mais déclin les États-Unis et la puissance montante et conquérante la Chine. »
- 7:59Chiffre
« La Chine est devenue la première puissance manufacturière du monde. Chaque mois, pendant qu'elle dégage 100 milliards de dollars d'excédent, les États-Unis, eux ont un déficit de 60 milliards de dollars, c'est tout dire. »
- 10:11Fait
« Le sud global a une idée fixe, c'est d'imposer un nouvel ordre international post-occidental. »
- 10:55Fait
« La Chine est devenue l'ingénieur du monde. »
- 15:15Fait
« Les soignants sont de manière très majoritaire presque unanime pour dire "Nous voulons pas de cette loi." »
- 16:31Fait
« C'est écrit dans la loi française depuis 20 ans, "On doit soulager quoi qu'il en coûte, même si ça doit raccourcir la vie." »
- 17:51Chiffre
« 20 % seulement des Français peuvent en bénéficier, 20 % des départements. »
- 22:14Fait
« La mort administrée sera le prolongement du soin. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier, votre rendez-vous du vendredi sur C News, du samedi matin évidemment sur Europe. Cher Philippe, bonjour. Bonjour Elliot. Bonsoir Ilot. Bonsoir Jeffrois. On est quasiment à l'heure d'été, on peut se dire bonjour maintenant. Je suis un peu triste. Philippe, vous n'êtes pas dans vous n'êtes pas dans la liste vous n'êtes pas dans la liste des 26. Vous n'allez pas au mondial, partez pas aux États-Unis gagner la coupe du monde. Oui, vous savez pourquoi ? Non, je suis pas un mercenaire. [rires] J'hésitais à faire la blague. J'ai dit avant l'émission, est-ce qu'il va mettre un carton ?
Et effectivement, le tacle arrive dès la première seconde. [raclement de gorge] C'est vrai que ça ça aurait On vous avait vous souvenez qu'on vous avait offert le maillot de l'équipe de France avec Geoffro lors de la première saison. Oui. Et ben écoutez, peut-être que cette année ça porte bonheur, on va vous le reoffrir mais bon, on parlera football une autre une autre fois bien évidemment. Revenons aux choses sérieuses cher Philippe. Et c'est vrai que c'est peut-être et c'est vous qui avez souhaité commencer par cela parce que c'est l'image de la semaine, du moins l'une des images.
Une image bouleversante puisque le festival de Cann a été marqué et on va le découvrir ensemble par les larmes les larmes de Michaell Patti lors de la projection du film L'abandon sorti en en salle. mercredi et et retraçant les 11 derniers jours avant l'assensat islamiste contre son frère et professeur d'histoire géographie Michael Patti. Je voudrais qu'on voit la bande annonce de ce film l'abandon. [toux] J'ai jamais rêvé d'être un héros mais que mes cours réveillent [musique] une vocation ça oui. J'avoue que j'en ai rêvé. Bonjour monsieur Pat. Aujourd'hui on va faire une étude de cas. [musique] Liberté d'expression liberté de la presse. Ça vous dit quelque chose ? C'estd exactement.
[musique] Pas de blague aujourd'hui. Bon, allez, une blague pour Il y a un problème ? Je viens de revoir les vidéos de les vieux arrêtent pas d'augmenter. Elle est mensongère, elle donne clairement le nom du collège de monsieur Patti. Il faut la faire supprimer. Faut pas prendre ça à la légère. Faudrait que vous rédigiez un rapport et alerter le service de défense et de sécurité. Ça s'est pas passé comme ça. Bah chir menti. On est complètement derrière. Tous les jours, je reçois des coups de fil de menace à la loge. Vu le contexte, tu nous mets tous en danger. Je peux quand même dire quelque chose parce que visiblement ça tourne mon procè.
Je pense que ce serait bon de faire un bloc autour de lui. S'ils ont un couteau, je fais quoi ? Bon, il n'y a aucune raison de paniquer.
[musique]
Mais jamais j'aurais imaginé que mon nom entrerait dans les livres d'histoire.
[musique]
Geofre le cher Philippe, pourquoi selon vous ce film est-il d'intérêt public ? Parce que lorsque ce drame a eu lieu, il m'a semblé que toute la classe dirigeante prenait conscience du point de bascule et on nous expliquait cette fois-ci c'est fini en rapport avec ce qui s'était passé avec le bataille taclant quelques années plus tôt. Cette fois-ci, c'est fini. Et en fait, il s'est rien passé. Ou plutôt après, on a eu Domini Bernard, un deuxième prof assassiné et depuis il s'est rien passé. Et non seulement il s'est rien passé, mais toute la classe politique a peur. Il faut dire que il faut faire très attention à ce qu'on dit avec le fameux concept d'islamophobie.
C'est la peur qui règne alors qu'on nous avait promis le courage naissant. C'est la peur qui règne et c'est l'islamisation qui progresse, qui avance avec un plan mis en œuvre par les frères musulmans et qui est en train de nous gangrainer. Il devait y avoir des collèges Samuel Patti. Il y a pas eu de collège Samel Patti et je pense en cet instant aux larmes de Michaël sa sœur. Ce film est une sorte de d'ongan sur la plaie. Et pourquoi je dis que c'est d'intérêt public ? parce que il faut que tous les Français aillent voir ce film et que ils en tirent la conclusion que la société française doit être sauvée de l'islamisme qui nous conduit tout droit dans 30 ans au Khalifat.
Philippe Devillier, cette semaine, le monde avait les yeux rivés sur Pékin et notamment bien évidemment la visite de Donald Trump en Chine. Philippe, une première pour un président américain depuis 2017. Et d'ailleurs, Donald Trump était le dernier président américain à se rendre en Chine dans un contexte que nous traitons chaque semaine avec beaucoup de prudence et d'inquiétude, la guerre en Iran et les menaces qui peuvent poser désormais sur Taiïwan. Je vais vous proposer deux déclarations, celle de Donald Trump et Chijing Ping parmi toutes les déclarations qu'on a pu entendre cette semaine, nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux. C'est un honneur d'être à vos côtés.
C'est un honneur d'être votre ami et les relations entre la Chine et les États-Unis vont être meilleures que jamais. Cette visite a été historique et symbolique. Elle nous a permis d'établir une nouvelle relation bilatérale, constructive et stratégiquement stable. Je prends la jeune. Philippe, comment regardez-vous l'équilibre ou bien le le déséquilibre entre les deux plus grandes puissances du monde, la chinoise et l'américaine ? Je crois Elliot, vous vous souvenez que je vous ai parlé ici même de ce qu'on a appelé de ce que les géopolythologues appellent le piège de Tucidide. Oui. [raclement de gorge] Et là, nous sommes devant le piège de Tucidid qui s'ouvre et se ferme à la fois.
Tuid, c'est cette cet historien grec qui avait observé la guerre du Péloponise entre Spart et Athène et qui en avait conclu que les événements organisaient un chasser croisé entre une puissance dominante mais déclin et une puissance montante et conquérante. En l'occurrence Spart Athèn Athène la puissance dominante mais déclinante. Spart la puissance montante et conquérante. Et là le piège de Tucidide qui s'ouvre et se referme à la fois c'est entre la puissance dominante mais déclin les États-Unis et la puissance montante et conquérante la Chine. Quand on regarde de près les chiffres, c'est impressionnant.
La puissance américaine est encore dominante, son économie, son armée et cetera, mais elle se fait grignoter par la Chine. [soupir] La Chine est devenue la première puissance manufacturière du monde. Chaque mois, pendant qu'elle dégage 100 milliards de dollars d'excédent, les États-Unis, eux ont un déficit de 60 milliards de dollars, c'est tout dire. Alors, je réponds à votre question. Équilibre, déséquilibre. Bon, déséquilibre, [raclement de gorge] le déséquilibre entre les deux puissances tient d'abord à la situation en Iran. En Iran, Trump c'est Guliver empétré en Iran.
Euh ce que Trump a dû dire dans les conversations secrètes à Sinpin, [raclement de gorge] sauvez moi, sauver les apparences, aidez-moi à sauver les apparences, c'est-à-dire le moratoire sur le nucléaire, ce qu'il appelle maintenant la poussière nucléaire, le transfert des 440 kg d'uranium pour que le public américain puisse dire "Ah, il l'a fait ! Et enfin la liberté dans le détroit d'Ormouse. Seule la Chine amie de l'Iran peut aider Trump. Mais il y a un deuxième élément qui n'apparaît pas au grand jour et moi qui me frappe beaucoup, c'est la sphère d'influence de la Chine qui s'agrandit chaque jour à travers les routes de la soie.
Il y a beaucoup de ports qui sont achetés comme ça les uns après les autres. Il y a l'Asie où elle progresse, où la Chine progresse. Il y a l'Amérique latine où elle est présente, l'Afrique où elle est omniprésente, l'Europe où elle s'installe, la Russie avec laquelle elle entretient des liens de partenariat avec une idée simple, c'est être le cœur du sud global, la nouvelle organisation internationale alors que l'ONU est en train de décliner et de mourir doucement. et l'idée de la dédolarisation du monde. C'est ça l'enjeu. Le sud global a une idée fixe, c'est d'imposer un nouvel ordre international post-occidental. Et le troisème atout de la Chine dans ce déséquilibre, il est pas mince.
C'est que en fait dans la silicium économie, la nouvelle économie, la Chine elle elle a la clé puisqu'elle a les terres rares, les 17 terres rares sans lesquelles vous pouvez rien faire dans les nouvelles technologies. Donc la puissance de la Chine, la puissance d'intelligence de la Chine en effet, je reprends le mot que j'avais utilisé la semaine dernière de l'atelier du monde qu'elle était l'ingénieur du monde. La Chine est devenue l'ingénieur du monde. Et donc Trump discute avec l'ingénieur du monde. Il supplie euh que le raffinage des terres rares ne se fasse pas sans lui, sans les États-Unis. Alors, en contrepartie de ce déséquilibre, il y a quand même les atouts des États-Unis.
Le premier atout des États-Unis, c'est un point de faiblesse de la Chine qu'on ne remarque pas assez, qui est essentiel, c'est qu'en fait et qui rend la Chine très fragile, c'est que la Chine a un marché intérieur qui n'aborbe pas les productions industrielles euh en surnombre largement subventionné. En d'autres termes, ce qui tire la croissance de la Chine aujourd'hui, ce n'est plus le marché intérieur, la consommation, mais le marché extérieur, l'exportation. Donc la Chine a besoin de l'Amérique pour exporter. Deuxièmement, la Chine a besoin de l'Amérique pour débloquer détroit d'Ormous. Pourquoi ? Parce que on dit toujours la Chine importe du pétrole.
Oui, mais elle fait pas que ça la Chine avec les pays du golf. Elle l'exporte donc elle a besoin de la tranquillité dans le détroit d'Ormouse. Et cette tranquillité ne peut être assurée que par elle en influençant l'Iran et par les États-Unis qui bloquent le D3S en réponse au blocus iranien. Et enfin troisièmement et surtout le troisème atout de Trump euh c'est lui qui aime les deals. La Chine veut un deal. Le deal c'est Tran contre Taïwan. C'est-à-dire je vous laisse faire avec Teran mais vous me laissez avec Taiwan parce que je veux récupérer Taïwan. Qu'est-ce qui s'est dit entre les deux hommes ? On ne le sait pas pour l'instant.
On le saura plus tard parce que euh Trump souffle d'une logorie chronique, donc il va certainement dans un avion un jour nous dire ce qu' ce qu'il a dit sur Taiwan. Mais je serais pas surpris si on nous annonçait que il a un petit peu lâché du l'est sur Taïwan pour entretenir une relation plus amicale avec la puissance chinoise. Voilà où nous en sommes aujourd'hui. Et vous avez souvent un temps d'avance. Donc le jour où si ça cela doit arriver, nous repasserons cette séquence. Donc nous sommes le vendredi 15 mai à 19h13 et peut-être que dans quelques semaines, je vous dirai bah Philippe Devilier, rappelez-vous ce que vous aviez dit lors de cette émission sur Taiwan. Peut-être.
Oui, mais peut-être que à ce mois vous me poserez une question, vous auriez pu me poser. Et les Européens, ils sont où ? H c'est vrai. Mais j'ai ça fait longtemps que j'ai arrêté de vous poser cette question. Et ben, je vais vous dire où ils sont. Ils sont devant leur poste de télé peut-être à regarder ces news tous. euh en train de siroter une tisane, le la tisane des puissances dormantes qui est le meilleur de tous lesul. Pourquoi ? Parce que ils savent qu'il ne pèse plus sur les événements du monde et que pour prendre une expression qui va vous plaire, ils sont devenus les coupeurs de citron. [grognement] Oui, ça sur la touche.
Et en fait, qu'est-ce que l'Europe aujourd'hui, la fameuse Europe, la puissance européenne, tous les européistes, il nous a dit "Vous allez voir, on sera plus fort tous ensemble. Sont 27, bientôt 36. Euh nous sommes devenus un protectorat économique américain, nous sommes devenus un protectorat technologique chinois et climatique. Et nous sommes devenus un protectorat démographique africain, la messite. Vous savez, les européistes, ils sont peut-être pas souvent sur ces news et sinon quand ils veulent parler de ces news, c'est pour les sanctionner.
C'est ce qui s'est passé cette semaine notamment [raclement de gorge] dans l'actualité cette semaine, Philippe Devilier, il y a également la loi sur l'euthanasie, dite loi sur la fin de vie qui a été rejetée d'ailleurs cette semaine par les sénateurs. À plusieurs reprises d'ailleurs en parlant de l'euthanasie, vous avez cité Claire Fourcade qui est la présidente de la société française d'accompagnement et de soins palliatifs. Il s'avère que Claire Forcade vient de publier un ouvrage chez Fayard qui s'appelle Fin de vie manuelle de résistance. Elle était l'invité de Pascal pro cette semaine. Je vous propose d'écouter Clairefourcade.
La question sociétale, c'est comme société, qu'est-ce qu'on répond à cette demande de mort ? Aujourd'hui, notre société dit non. Elle dit non à celui qui suicide, elle le réanime. Elle dit non à celui qui est en fin de vie. Est-ce qu'on veut changer cette réponse ? Et si on la change, quels sont les enjeux ? La la première question qui vient quand quelqu'un demande à mourir, c'est pourquoi ? Qu'est-ce qui fait que vous me demandez ça aujourd'hui dont vous m'avez pas parlé hier ? Qu'est-ce qui vous inquiète ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Et qu'est-ce qu'il vous répond ?
Alors, chaque histoire est singulière, mais très souvent ce qu'on entend, il me semble que ce qui ce qui est la source de la demande de mort, c'est la peur. La peur de souffrir, la peur d'être seul, la peur de peser sur les proches. Et donc, c'est répondre à cette peur. Ça c'est notre travail de pouvoir dire "Bon on sera là, on vous laissera pas souffrir." C'est écrit dans la loi française depuis 20 ans, "On doit soulager quoi qu'il en coûte, même si ça doit raccourcir la vie." C'est écrit dans la loi et et moi je dis ça aux patients. C'est écrit dans la loi que je dois vous soulager, que je n'aurai peur de rien pour vous soulager.
Moi, il me semble que la réponse à la souffrance, c'est le soin. C'est pas la mort, c'est le soin. Si on décide que la la réponse à la souffrance est la mort, au nom de quoi on va décider que certaines souffrances ont dirait oui et d'autres souffrances ont dirait non ? Souffrant. Alors Philippe, vous avez lu ce livre Fin de vie manuelle de résistance de Clafourcade et vous souhaitez vous adresser au président de la République. Oui, avant de m'adresser au président de la République, je voudrais saluer Claire Fourcade parce que nous disions en aparté là à l'instant pendant que on passait ces images qu'elle aura peut-être changé la donne. C'est une femme exceptionnelle.
Euh moi qui fait mon admiration, le livre est exceptionnel et le combat qu'elle-même est exceptionnel. Et en fait, elle nous dit deux choses essentielles. La première qui a changé la donne au Sénat, qui va peut-être changer la donne à l'Assemblée. Elle nous dit premièrement, les soignants sont de manière très majoritaire presque unanime pour dire "Nous voulons pas de cette loi." C'est quand même un peu très embêtant. une loi qui est faite euh contre les soignants. Alors qu'il s'agit du soin ultime, c'est-à-dire la mort administrée. Et deuxièmement, elle nous dit "Je réponds à ceux qui ont peur de la mort.
Nous avons aujourd'hui [raclement de gorge] pour répondre à cette peur les soins palliatifs. 20 % seulement des Français peuvent en bénéficier, 20 % des départements. Et c'est là qu'il faut mettre le paquet. et plutôt que de mettre 17 milliards pour aider un pays corrompu qui s'appelle l'Ukraine, on ferait mieux de mettre quelques milliards pour aider Clair Fourcade à développer les soins palliatifs. Vous souhaitez Philippe Devilier adresser un un message au président de la République ? Quel est ce message ? Oui. Alors, je voudrais lui adresser le message suivant.
Euh monsieur le président, nous avons correspondu à une époque et je me souviens de votre lettre du 4 juillet euh 2019 dans lequel vous me dites entre les lignes vous avez raison sur l'euthanasie. Cette lettre, je l'ai gardé précieusement. Elle est écrite à la main, elle est bien écrite, elle est solennelle, elle est personnelle, elle vient du fort intime. Donc qu'est-ce qui vous est arrivé ? Est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous êtes en train de faire là ? En plus, c'est très serré. Ça va être très serré, de plus en plus serré. C'est pas du tout le consensus que que vous appelez appeler de vos vœux devant la Grande Loge.
[grognement] Euh qu'est-ce que vous êtes en train de faire ? Vous êtes en train d'opérer un renversement, un basculement éthique, un renversement anthropologique majeur. Vous êtes en train de changer de code. [raclement de gorge][toux] Vous passez du code pénal au code de la santé publique avec la non assistance de personnes en danger. La non assistance de personnes en danger aujourd'hui, c'est un crime. Et la non assistance à personne en danger demain sera une vertu morale avec votre vertu morale, familiale, civique. C'est intolérable. renversement anthropologique, mais ça va plus loin.
C'est un retour en arrière, un bon en arrière de 25 siècles qui nous ramène vers l'âge préhypocratique du nom de ce médecin grec Hippocrate qui a défini la médecine et les règles éthiques de la médecine qui s'énumère ainsi encore aujourd'hui comme il y a 25 siècles à Athène. Premièrement, le soignant soigne, ensuite le médecin sauve et ensuite la mort sur ordonnance ne peut pas être le prolongement du soin. D'autant plus, comme le dit Claire Foucade magnifiquement dans son livre, la relation de soin entre le soignant et et le le soigner est une c'est une alliance asymétrique. Asymétrique, c'estàd qu'elle repose sur un acte de confiance ineffable.
Cet acte de confiance ineffable ne peut pas supporter le soupçon. Comme l'a très bien dit le professeur Juvain quand il a déclaré, "Moi, quand j'entre dans la chambre d'un patient, il me regarde, il guettete mes yeux, il guettete mes mains et il se pose la question : "Que vient-il faire ?" Mais demain, la question sera plus lourde encore. Que vient-il faire ? Le sauver ou en finir avec un calement, il vient ou avec une injection les létal. Donc le crime de meurtre va devenir légal. [raclement de gorge] Le crime de meurtre va devenir légal. Appelons les choses par leur nom. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu'on pourra tuer son parent, qu'on pourra tuer son enfant, qu'on pourra tuer son patient. Et ça change tout. C'est-à-dire qu'en fait la mort administrée sera le prolongement du soin. C'est-à-dire que le soin sera défini autrement par la médecine. Et déjà on dit qu'il va y avoir des un nouveau métier, les euthanasieurs avec dans les hôpitaux des locaux affecté à ce nouveau métier en finir. Et dans tous les pays qui ont légalisé l'euthanasie, le crime de meurtre s'est étendu aux enfants et aux handicapés. Il y a pas d'exception. Et donc j'en arrive à ceci, monsieur le président, vous mentez. Arrêtez de mentir. Pourquoi vous mentez ?
Parce que vous dites avec vos amis députés, vous dites que il s'agit de d'une loi sur la fin de vie. C'est faux. mensonge puisque c'est une loi qui n'est pas que pour la fin de vie puisque sont éligibles, je cite éligible, vous rendez compte le mot sont éligibles les incurables, les formes de maladies qui ne sont plus soignables [raclement de gorge] de même que les handicapés et cetera sont éligibles. C'est pas la fin de vie ça. Ensuite, vous avez osé dire, monsieur le président, que c'était une loi de fraternité. Regardez-moi dans les yeux si vous en avez le courage. [raclement de gorge] Comment vous pouvez dire une chose pareille ? Une loi de fraternité.
Parce que donner la mort, c'est fraternel. Donner la mort à son père, à sa mère, à son fils, à son patient, c'est fraternel. foutez du monde. Et puis l'aide active à mourir, qu'est-ce que c'est que ce contournement sémantique ? L'uphémisation comme on dit. On contourne l'aide active à mourir. Alors que il s'agit euh d'oxir par l'euthanasie et le suicide assisté. Disons les mots, prononçons les mots les plus pauvres parce que ce sont ceux-là qui sont concernés, les plus pauvres, les plus dépressifs, les plus démunis et les plus solitaires. Monsieur le président, ce que vous êtes en train de faire [grognement] laissera une trace dans l'histoire pour vous et vos amis.
Vous serez comparé à ce qui s'est passé en Allemagne en 1933 avec l'action T4 quand on disait dans une loi, je cite, [raclement de gorge] que les personnes incurables doivent avoir droit à une mort miséricordieuse. Le génisme, puisqu'il s'agit de cela. Le génie, c'est quand on décide euh qui va mourir et qui va vivre. Le génis, c'est quand on est sur le chemin de la dérive vers l'enfant parfait et le vieillard parfait. C'est ça le génisme. Et le [raclement de gorge] génie, c'est quand on dit délentrave. Monsieur Devilier, vous n'aurez plus le droit de dire que l'euthanasie est un crime.
Vous n'aurez plus le droit de vous battre contre l'euthanasie et le suicide assisté parce que ce sera illégal et donc immoral. Monsieur le président, vous avez charge d'âme en cet instant. C'est-à-dire que vous avez euh la charge de devoir considérer que en France aujourd'hui est là ce qui est légal et considéré comme moral. Par exemple, aujourd'hui, on ne peut plus dire que priver un enfant de sa vie, c'est mal. Le dire c'est immoral parce que l'avortement est entré dans la Constitution et demain on ne pourra plus défendre la vie. On risquera la prison. Et donc monsieur le président la dépôt un mot de Bernanos que j'ai déjà prononcé ici mais qui a toute son actualité.
La civilisation moderne est une conspiration universelle contre toute forme de vie intérieure. C'est ce que vous m'avez dit dans votre lettre du 4 juillet 2019. Je vous en supplie, monsieur le président, considérer le pays comme il est. C'est un pays blessé qui souffre. Il y a d'autres urgences que de liquider les vieux. Autre sujet à présent Philippe Devilier, on va parler de politique avec une formule qui a été employé par [raclement de gorge] le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko qui était interrogé par le média. Il a déclaré qu'en cas de victoire du Rassemblement national à la présidentielle, il était partisan d'une insurrection populaire.
Voilà la nouvelle formule, l'insurrection populaire. Je vous propose d'écouter cette courte séquence fruit d'un échange beaucoup plus long évidemment avec les journalistes du média et Bali Bagayoko.
Il est pas possible si l'on dit bien que il y a celles de ceux qui se rangent du côté en fin de compte de valeurs qui sont en opposition aux valeurs de la République, ce qui est l'extrême droite et celle de ceux qui sont les tenants en fait de la République et donc des valeurs fortes notamment y compris à gauche et cég écologistes avec l'ensemble de la force de masse qu'il y a derrière moi j'ai l'intime conviction que la population est capable de se lever et cette forme d'insurrection populaire elle ne sera possible que si déjà on on redonne en fait du pouvoir à la base. Les mots sont importantes parce que vous appelez à l'insurrection populaire.
bien sûr l'insurion populaire au sens bien sûr levé de la population de manière importante parce que c'est malheureusement toutes les les réformes importantes dans ce pays se sont fait par une insurrection populaire la prise de la bastie tous ces jugesl c'est c'est des choses qui sont liées en fait à l'histoire de France et c'est bien parce que à un moment donné il y a une forme d'indignation populaire qui se traduit par l'immobilisation de masse et qui fait que un moment donné on met tout le monde sur trembleur et c'est comme ça en fait qu'on arrive à avoir des alors attention parce qu'on va vous reprocher de d'appeler à l'insurrection monsieur Bagaillogo Oui, mais en fait ce que certains diront c'est que aujourd'hui Bali c'est pas un gourou et que les gens ils sont à la fois conscientisés et qu'en fait ils ont pas besoin d'appel.
Fro le jeune. Philippe, est-ce que cette déclaration vous paraît cohérente en cohérence avec la doctrine de Jean-Luc Mélenchon de Nouvelle-France ? Ah tout à fait. Oui. Tu la révolution H. Et d'ailleurs, il parle de la Bastille, la prise de la Bastille. Donc il y a pas de malentendu. Il s'exprime sur un média d'actualité qui s'appelle Ouma. OMA, c'est la communauté des croyants. Donc c'est un un média communautaire. Et en fait euh c'est un discours de guerre civile. C'est-à-dire qu'il dit dès maintenant si le Rassemblement national gagne l'élection présidentielle, notre parti, la France insoumise ne reconnaîtra pas les résultats. Donc insurrection populaire, ça fait écho à ces 3 m.
Euh je me suis renseigné premier maître Robespierre, c'est le même que son maître Mélenchon Robespierre qui dit euh quand le gouvernement viole les lois du peuple, l'insurrection populaire est le plus sacré et le plus indispensable des droits et des devoirs du peuple. On est pile dans l'axe. Ensuite Bakounin qui dit "L'insurrection est comme le vert qui se retourne contre le pied qui l'écrase." Quelle métaphore ! Et enfin Franz Fanon qui dit "La décolonisation ne peut se faire que par la violence. Or tous ces gens pensent qu'il faut décoloniser la France et recoloniser la France." Et pourquoi je dis que cette déclaration est en parfaite cohérence avec la doctrine de Mélenchon ?
Il faut connaître Geoffroid Elliot. Il faut connaître ce qu'est le concept de la Nouvelle-France pour comprendre pourquoi il y a cette cohérence. Ce concept de la Nouvelle-Fance euh c'est le point d'aboutissement d'un système cohérent qui articule euh une philosophie de l'homme, une philosophie de l'histoire et un concept stratégique. La philosophie de l'homme puisée aux sources du matérialisme des Lumières, c'est trois négations qui s'enchaînent solidaire. Première négation, il n'y a pas de nature humaine fixe. Deuxième négation, il il n'y a pas de d'identité substantielle nationale. 3è négation, il n'y a pas de culture à transmettre. Toute tradition doit être bannie.
Elle n'est pas une force à transmettre mais une prison dont il faut s'évader. Sur cette philosophie de l'homme se greffe une philosophie de l'histoire. Le concept de Nouvelle-France s'appuie sur le fait que le capitalisme libéral, le capitalisme libertaire, le capitalisme sans entraill attendu, c'est-à-dire qu'il a été qu'il est un agent dissolvant nécessaire, je cite. Et c'est vrai que le capitalisme prédateur a a produit une société dans laquelle on a l'immigration massive, l'urbanisation massive et l'individualisation massive du mode de vie. Et donc le capitalisme mondialisé a produit un nouveau peuple, un peuple déraciné, un peuple métissé, un peuple interconnecté, un peuple et cetera.
Donc, on n'est pas très loin du nouveau peuple et de la Nouvelle-Fance. [grognement] Le capitalisme sans entrave, agent dissolvant nécessaire, a opéré euh a fait son travail en rompant avec les appartenances morales, local, régional, nationale. Et c'est là qu'on arrive au concept. de la créalisation, le concept stratégique la créolisation qu'il emprunte à Édouard Glissant qui est un poète et philosophe Martiniquet. Quel est le modèle historique ? sont les sociétés esclavagistes des Antilles.
Et ce que Mélanchon explique à partir des doirs glissants, c'est que il y a là des individus qui ont été arrachés à leur culture d'origine et qui ont inventé une nouvelle culture, une nouvelle identité, c'est une nouvelle musique, des nouveaux mots, un nouveau langage, un nouvel art de vivre et cetera. Et il dit, "C'est ça qu'il faut faire, c'est-à-dire arracher l'homme d'aujourd'hui à ses déterminismes culturel, philosophique, religieux et cetera et imposer une une identité toute neuve.
En fait, Mélenchon incarne la France du déracinement, c'est-à-dire la France de ceux qui refusent d'avoir des racines ou qui ne les ont plus face à une autre France, la vieille l'ancienne France comme ils disent, l'ancienne France qui regroupe tous ceux qui ont des racines et qui ont peur de les perdre ou qui n'en ont plus et qui en voudrai de nouvelles. Nous sommes là devant la question centrale de l'élection présidentielle et nous reviendrons sur cette question très probablement dans les prochaines semaines sur les questions majeures de de cette élection présidentielle. Philippe Devilier mardi lors de l'émission Les quatre vérités sur France 2, Marion Maréchal a évoqué les trois traites.
La traite transatlantique mais aussi la traite intrafricaine et la traite arabo-musulmane. Il se trouve que le 25 mars dernier et c'est un sujet que nous devions traiter ensemble, l'assemblée générale de l'ONU a voté une résolution pour qualifier la traite atlantique de plus graves crimes contre l'humanité. Cette résolution semble avoir omis [raclement de gorge] la traite arabo-musulmane et la traite intraafricaine. Je vous propose d'écouter Marion Maréchal et puis euh je vous lirai la réponse de Bali Bagaillo. Écoutez, moi je l'aurais tenu cette commémoration et je crois que ça aurait été l'occasion d'ailleurs de parler de des esclavagismes tabou, voilà, et oublié.
Je pense notamment à la traite arabo-musulmane qui a duré plusieurs siècles et qui a fait 17 millions d'esclaves. Je pense à la traite intrafricaine qui a fait 14 millions d'esclaves, c'est-à-dire plus qu'en l'occurrence la traite translattique qui est le seul sujet qui généralement occupe ces commémorations mises en place par madame Christian Tobira.
Et ce serait aussi l'occasion de rappeler par exemple qu'un qu'un profil comme monsieur Bali Bagayoko, maire de de Saint-Denis, maire et fill a plus de chance d'être un descendant d'esclavagiste que moi, voyez-vous, puisque'en l'occurrence, il affirme venir d'une famille de nobles maliens qui pratiquaient jusqu'au 20e l'esclavage de manière structurelle. Donc c'est une façon aussi quand même, me semble-t-il, ces commémorations, de rappeler qu'il n'y a pas qu'une mémoire et que cette mémoire de l'esclavage qui est évidemment une ignominie euh ne doit pas concerner uniquement la culpabilité euh des Européens et des Français avec évidemment à chaque fois euh un objectif euh politique biaisé.
Euh et donc si on devait être juste, oui, il faudrait commémorer tous les esclavages pour que bien sûr cela n'arrive plus jamais. Euh Bali Bagayoko dans un long message lui a répondu "La commémoration de l'abolition de l'esclavage n'est pas un exercice de culpabilisation, c'est un devoir de mémoire républicain." Oui, les mémoires historiques sont multiples, mais en France, nous avons la responsabilité de regarder lucidement notre propre histoire, celle de la traite négère, du commerce triangulaire et des conséquences humaines, sociales et politiques qui l'ont laissé. Cette histoire fait pleinement partie de l'histoire de France.
Philippe Devilet, quelle est votre analyse de la résolution de l'ONU ? avant j'aurais salué le courage de Marion Maréchal et ajouter quelque chose qui est assez cocasse queen fait B Bakayoko est effectivement appartient il l'a dit à une famille noble du Mali et le Mali a été un pays où les élites ont pratiqué longtemps l'esclavage. Donc c'est un sujet qu'il connaît et il va pouvoir partager ce que je vais dire dans quelques instants. Il connaît très bien ce sujet.
Alors que son patron est un fils de pied noir, Mélenchon, né à Tanger au Maroc mais de de pied noir qui ont vécu en Algérie et il connaît très bien le colonialisme ce qui appartient à une famille de il appellerait ça de colon les pieds noirs. Donc ces gens qui nous font la leçon, il faut les écouter. Pourquoi ? Parce que ils connaissent le sujet de l'intérieur, voyez et donc ils peuvent nous édifier. Et j'attends d'eux que il partage ce que je vais dire maintenant.
L'ONU, c'est une résolution qui aurait dû faire beaucoup de bruit car c'est une résolution scandaleuse qui a été voté à l'ONU et qui dit "Il y a un crime contre l'humanité, c'est la traite transatlantique." Ce faisant, l'ONU a oublié les autres traites. Il y en a deux au moins. La traite euh arabo-musulmane, 17 millions de victimes. et la traite intrafricaine, 13 millions de victimes. La traite transatlantique a duré 3 siècles. La traite arabo-musulmane a duré au moins 10 siècles. Euh mais ça va plus loin. Qui a présenté cette résolution ? Le Ghana. Or le Ghana c'est c'était un des principaux pays pourvoyeurs de d'esclave.
car s'il y avait des acheteurs européens, il y avait des vendeurs africains. On appelait ça les courtiers. Et c'est un sujet je connais bien et je vais vous dire pourquoi je le connais bien. Parce que avec Dominique Souchet, nous avons mené une politique de codéveloppement avec le l'Afrique, avec le Bénin. Moi, j'aime beaucoup l'Afrique. C'est un pays qui est enfin l'Afrique c'est c'est un continent qui me touche.
et le Bénin en particulier, nous avons mené l'ancien Daomé, nous avons mené une coopération, un codéveloppement qui a eu un grand succès pendant plusieurs d'années avec le président Nissfor Soglo qui était un ami et un jour, il m'a emmené le président Sogloot sur la porte du non retour. Donc je sais de quoi je parle. La porte de nos retour, ça s'appelle la porte des esclaves. Et moi, j'ai pleuré là-bas avec le président Soglot. J'ai pleuré sur ce malheur. Mais ce malheur, il est arrivé parce qu'il y avait des acheteurs et qu'il y avait des vendeurs. Donc je connais cette histoire-là et qu'on me la fasse pas, s'il vous plaît.
Ensuite euh ce qu'il faut dire, c'est que [rires] en fait c'est le sucre global qui a voté. C'est le sud global qui tient l'ONU parce que sur 190 voix, il y a 130 nations du sud global. Donc c'est un vote, c'est un vote injuste. Et j'ajoute une chose, c'est qu'aujourd'hui il y a encore des esclaves. L'esclavage existe encore. Et c'est un rapport de l'ONU qui date de quelques années qu'il a dit il y a entre 20 millions et 50 millions d'esclaves. Par exemple, aller en Afghanistan, on applique la charia, on applique l'esclavage. Donc euh pardon pour madame Tobira, mais si on doit dénoncer l'esclavage et on doit le dénoncer tous ensemble, il faut dénoncer tous les esclavages.
Il y a un livre que je recommande à la lecture des uns et des autres, c'est celui de Tidian N pas papet Tidan N qui s'appelle le génocide voilé et qui raconte tout sur la traite araboomusulmane. Alors de grâce vous les Européens, vous les Français, cessez de vous laisser coloniser mentalement et moralement. cesser de vous laisser culpabiliser. Autre sujet à présent et ça concerne toujours le le continent africain puisque le président de la République était en en voyage d'État en Afrique samedi [raclement de gorge] 9 mai à Alexandrie.
Emmanuel Macron Philippe a déclaré "L'épicentre de la langue française ne se trouve pas sur les quais de scène mais dans le bassin du fleuve Congo et que la deuxième langue parlée en France était l'arabe." Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron justement sur l'épicentre de la langue française. Grâce à ce qu'est la francophonie est une langue où le français de l'académie se bouscule avec le wallof, le haïtien, le congolais, l'anglais et tant et tant de langues. Et ces mots voyage parce que cette langue voyage et je l'ai souvent rappelé l'épicentre aujourd'hui de la langue française est sur les bassin du fleuve Congo.
Elle n'est pas sur les quais de la scène parce que c'est là qu'il y a le plus de locuteurs. Geoffre Lejeune. Philippe que selon vous qu'a voulu dire le président de la République et quelle est la portée de son propos ? Alors c'est subtil. Il a voulu nous dire que la langue française est africaine de plus en plus africaine. Vous me suivez ? Et il a voulu nous dire que la [raclement de gorge] langue arabe est française, de plus en plus française. Et il a voulu nous dire que l'épicentre, je reprends son mot, que l'épicentre de l'Afrique c'était les quêtes saines et que l'épicentre de la France, c'est le bassin du Congo.
C'est une inversion prometteuse que nous aurons bientôt sous nos yeux si les choses continuent d'empirer. En fait, il suit sa ligne. Je vous rappelle à tous les deux, à nos auditeurs d'Europin, à nos téléspectateurs de C News une scène qui nous avait frappé et en direct, il a écrit un tweet en même temps sur cette scène. C'était Aya Nakamura qui sortait de l'Académie française sur le pont des arts et qui faisait chanter Dadja [raclement de gorge] à cette pauvre garde républicaine qui se contorionnait dans une danse du ventre pour célébrer la pluie qui tombait à grosse goutte. En même temps, c'était magnifique. Le En même temps dit tout de ce que pense notre président bientôt retraité.
[grognement] En fait, quand il partira, il aura laissé la langue française dans un triste état. Et je vais vous dire pourquoi. D'abord, la langue française, elle a été la première langue du monde. On l'oublie. En 1783, l'Académie Royale des Belles lettres de Berlin met comme sujet à pourquoi la langue française est-elle universelle ? Et c'est le jeune Rivarol qui répond euh "On parler d'un monde latin, on devrait parler aujourd'hui d'un monde français." Un monde français. C'était la première langue du monde. Tout le monde parlait français. Aujourd'hui, c'est une langue qui sera peut-être bientôt une langue morte. Pourquoi ? Parce qu'elle subit trois assauts simultané.
Le premier assaut, c'est le globiche franglich, le sabir franco-anglais. Est-ce que vous imaginez ? Alors moi c'est un me choc parce que j'ai j'ai je connais la vie politique depuis longtemps et la vie diplomatique. Pour les diplomates français, ce qui se passe c'est épouvantable. C'est-à-dire un président français quand il est à l'étranger, il parle français. Vous imaginez de Gaul parler anglais, Mitteran parler anglais ? Là, il parle anglais au sommet de la francophonie et tenez-vous bien, [raclement de gorge] il demande que ce sommet de la francophonie n'est plus lieu dans un pays francophone. Mais dans un pays anglophone, le Kenya. Étonnez-vous bien, c'est pire.
Il demande que ça s'appelle Africa Forward. [soupir] Quelle délicence. [grognement] Et on l'entend qui dit fortour et on l'entend qui dit je vais laisser non pas un bilan mais legacy. Et on entend qu'il nous parle de la French et dans quelques jours, il va être à avec son premier ministre à accueillir les investisseurs à Versailles. Ch France ça s'appelle. Et donc vous imaginez le roi soleil qui s'adresse au surintendant et qui lui dit Colbert France. Non mais quelle délicence.
[raclement de gorge][toux] Deuxème assaut qui est presque pire que le premier, c'est plus le globiche, c'est langage inclusif, l'écriture inclusive au motif que la langue française serait discriminatoire et qu'elle privilégie les dominants. Je lisais dans la presse hier euh quelque chose d'extravagant, très sérieux. Ça devait être probablement Westfance journal W qui disait euh désormais une femme qui entre dans un service de secours, on l'appelle une sapeur pompière, c'est charmant. Et le troisème assaut, c'est euh le langage techno euh managérial, appelons ça comme ça. C'estd qu' on contourne le réel.
Alors, on a l'itinérance mémorielle, on a le vivre ensemble, on a faire nation, on a racisé et cetera et cetera. Des mots incompris. Et puis alors on a des mots qui sont déformés par créativité quand il y a plus de création, convivialité quand il y a plus de convivialité c'est la décision à laquelle on se rend. Les conciliaires savent ça. La décision à laquelle on se rend de ne pas décider à plusieurs qu'on se fait incapable de décider tout seul. Voilà tout ça c'est des mots creux. C'est ce qui qui faisait dire à Paul Valéri mots prennent du volume quand ils perdent leur sens. Et donc en fait euh le aujourd'hui Emmanuel Macron euh c'est Mélanchon en version ubérisée.
C'est-à-dire que Mélenchon et Macron, c'est le culte de l'après-Fance, de la postfance, de la non France. Et quand je vois ce que la France est en train de devenir, Méternique avait un mot, un agrégat inconstitué de peuple désunis, je pense à Agripa Doubinier qui disait "Je vois la France comme une mère affligée qui dit à ses enfants qu'il ne reconnaît plus. Vous avez ensanglanté le sein ? qui vous nourrit qui vous apportait et bien vivez donc de venin sant sanglante géniture. Je n'ai pour vous nourrir que du sang. Voilà la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui, tout près de la guerre civile.
Philippe Devillier depuis quelques jours et et je me suis surpris que vous ne soyez pas venu sur ce plateau euh en masqué à me demander avant de me faire la bise [raclement de gorge] euh 1 m5 de distance ou de ce qu'on se salue avec le vous savez avec le coude mieux voir un rire mais les choses vous souvenez de la phrase de docteur Verrand si vous aimez vos proches [rires] alors éloignez-vous ne les embrassez pas et vous avez mais vous savez que je me souviens d'un Noël où j'ai dû faire profiter de la dinde. Ma grand-mère, elle a dû être dans le dans la cuisine pendant que nous on était tous dans le salon. Bien sûr, parce qu'on respectait à la lettre.
Euh depuis quelques jours, on nous parle de l'antairus, virus très sérieux. Après des semaines en Vasclot, en Haute mer, les passagers du Ondius ont été évacués vers leur pays d'origine. Des mesures ont été prises par les pouvoirs publics. De nombreuses inconnus entourent la propagation de cet antavirus. Et je voulais vous proposer une déclaration du Covid et une déclaration actuellement sur l'antairus de deux ministres à l'époque de la santé. Il existe des lignes aériennes directes entre la ville de Wuhan et la ville et la France, pardon.
Donc des messages de précaution à destination des voyageurs se rendant à Wuhan depuis Paris ou bien au retour de Wan sont d'ors et déjà diffusés dans les avions en ce qui concerne les vols directs. La responsabilité du gouvernement c'est d'anticiper et d'anticiper tous les scénarios même les inimaginables et donc même les pires. [raclement de gorge] Geoffre le jeune. Alors Philippe, vous n'êtes pas médecin, mais que pensez-vous du traitement médiatique et politique de ce de ce nouveau virus qui en effet nous rappelle la période du Covid ? Ah là, c'est terrible. Alors, d'abord les faits, vous savez, la première fois que le le mot est apparu, vous m'avez appelé.
Oui, je vous ai dit reste reste en vend. On dira pas ce que je vous ai dit. Restez en vendé. Je vous ai dit oui. Restez loin de nous. les faits. [raclement de gorge] Donc il y a un virus connu, l'anter virus connu depuis 30 ans 1995. Donc il est parfaitement cerné. [raclement de gorge] Ensuite euh il est apparu en Argentine. Ça tout le monde toute la communauté ce que je dis c'est ce que dit la communauté scientifique comme on dit aujourd'hui. Il est apparu en Argentine et il est apparu au moment où l'Argentine quittait l'Organisation mondiale de la santé. Une coïncidence.
Et ensuite, la communauté scientifique nous explique [rires] à l'unanimité que euh c'est très létal mais que le danger ne vient que lorsque [grognement] il y a un contact rapproché et prolongé, si vous voyez ce que je veux dire. Donc c'est très particulier quand même. Suffit pas de respirer l'air d'un studio si tentait qu'il y ait dans l'air de studio des projections de surmulot puisqu'on est à Paris. Ça suffit pas. Alors qu'a-t-on vu depuis quelques jours ? On a vu un traitement médiatique et politique intense, maximaliste et pour tout dire millénariste. Ce traitement, on peut ainsi caractériser. D'abord, il y a la mise en scène impressionnante à Ténériich Canarie.
On voit le directeur de l'OMS qui a fait le déplacement. Ça doit être très grave. Et on voit les infirmiers habillés en scafandrier et le directeur de l'OMS qui dit "Ça leur apprendra à l'Argentine, aux États-Unis à avoir quitté l'OMS." Ah bon ? Comme si c'était une punition. Ensuite, il y a la logoré ministérielle. On a vu la cette nouvelle ministre de la santé comme Veron Manque et puis le le professeur le docteur Salomon qui venait tous les soirs le croquem il y a que que pas là. On a vu Delfi qui qui est sorti du formule [rires] rappelé par Macron. Venez monsieur Delfi. Voilà.
Et euh et donc le discours classique et puis enfin les médecins de plateau tous on les a vu, ils sont revenus, on les avait oublié, ils sont là, ils sont prêts à sermenter pour nous dire n'importe quoi. Et enfin la sémantique. Donc on a euh les masques, les cas contacts, les gestes barrières, restez chez vous. Le confinement peut-être. Voilà. Bon euh alors je sais pas si c'est l'effet de la panique ou d'un ou d'un [raclement de gorge] réel projet politique pour gouverner par la peur. Mais ce que je peux vous dire avec mon expérience qui rejoint la vôtre puisque vous avez connu comme moi le Covid et le masque, c'est qu'en fait nous ne sommes pas sortis indemme du Covid nous tous les Français.
Nous sommes devenus les cobailles de la babelle sanitaire verte et numérique. Je m'explique. Nous sommes entrés dans la société disciplinaire. C'est tellement vrai qu'on accepte tout. Par on accepte que l'Union européenne va nous imposer non seulement le passe numérique, l'identité numérique, le portefeuille numérique où il y aura tout dedans, sera suivi à la trace. Mais maintenant un portefeuille numérique spécial pour les produits. Donc c'est absolument totalitaire. On accepte tout. En fait le Covid a provoqué trois mutations fondamentales. La première mutation, c'est qu'on a changé de pays. On est entré dans le Webistan, c'est le village global.
la la postanité sans contact a intronisé le citoyen numérique et nous a initié au civisme délateur souvenez-vous ? Ah oui froid le jeune ne porte pas de masque. Je suis pas sûr qu' soit vacal n'a pas son out vacciné. Je portais pas de masque. Et il est allé euh pour dans un cimetière, il voulait enterrer un proche. Portez pas la sans sans autorisation. Voilà. Donc je vous dénonce le civisme des on était sous la sais du temps de au temps Lara, la traversée de Paris le le le jambon monsieur janvier. Voilà donc en fait euh on dénonce mais ça va plus loin ça c'est pas le plus grave.
La deuxième mutation, c'est la transmutation du pouvoir en biopouvoir c'estàd que l'hygiénisme d'état dit qui peut vivre et qui peut mourir. On décrète la vie, la mort pour les plus petits, pour les plus anciens, on y revient. Et puis on décrète aussi, on a toujours cette possibilité, le confinement sanitaire qui précède les autres confinements. Enfin, la troisème mutation, c'est la plus importante, c'est que la politique a changé. Elle a changé de sens, elle a changé de vocation. Avant, la politique avait pour vocation de poursuivre l'idée du bien commun et maintenant elle a pour vocation le contrôle. Et donc ça veut dire provoquer des crises ou en profiter.
Gérer le paroxisme, gouverné par le paroxisme. Trois exemples, l'Ukraine, le gouvernement par la peur, peur de la guerre. Ensuite, le dérèglement climatique le gouvernement par la norme et enfin euh là le virus, le gouvernement par l'enfermisme. Voilà comment on tient un peuple. Un grand merci Philippe Deviler pour cette émission. Rendez-vous la semaine prochaine. Merci à vous cher Jaidis. Dans un instant, Dans nous parlerons de la dernière déclaration de Stéphanerist puisque à ce stade et on parlera [raclement de gorge] antairus, aucun élément ne laisse penser à l'apparition d'un variant, la sémantique dont vous parliez il y a quelques instants. On est rassuré pour la tord la publicité.
On revient dans un instant. On sait jamais, on sait jamais. à tout de suite.