[DIRECT] Audiovisuel public : audition des syndicats et de la SDJ de Radio France - 11/02/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 42 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse partielle
Quels sont les motifs des changements brutaux de direction à Radio France ?
- 25:00RelanceRéponse directe
Quel soutien aurait dû être apporté à Thomas Legrand ?
- 30:00FerméeRéponse directe
Pourquoi Jean-François Akili a-t-il été licencié ?
- 35:00RelanceÉludée
La direction de France Info aurait-elle dû sanctionner la journaliste du fact-checking ?
- 40:00OuverteRéponse partielle
Quelles pressions syndicales ont influencé les nominations ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Vous expliquez qu'il y a eu des erreurs de fait sous la pression des critiques de droite et d'extrême droite. En quoi ces critiques ont-elles conduit à des licenciements ou suppressions d'émissions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00GandonFait
« Radio France est mis sous pression depuis de trop nombreuses années entre la holding fusion et les attaques incessantes de certains médias. »
- 10:00ThomsonFait
« Radio France reste leader et propose toujours des programmes et des concerts d'exception. »
- 20:00GasparFait
« Nous subissons des attaques de la part de médias privés qui sont extrêmement relayés sur les réseaux sociaux. »
- 3:00Fait
« il y a eu des départs de directeurs. Peut-être qu'elle paye ça, j'en sais rien »
- 8:00Fait
« France Inter ou BFM TV, il faut choisir »
- 10:00Fait
« Benjamin Duamel animait aussi en même temps une émission tous les soirs sur BFM TV »
- 16:00Fait
« Patrick Cohen ne représente pas toute l'information de France Inter »
- 20:00Chiffre
« Les cadres bénéficient de 12 semaines de congés payés par an et les journalistes de Radio France vont jusqu'à 14 semaines de congés payés par an »
- 49:00Fait
« Il y a eu des baisses budgétaires très importantes ces dernières années »
- 3:00SPEAKER_XXChiffre
« Alors que le code du travail prévoit la possibilité d'une mise à la retraite par l'employeur à partir de 67 ans contre le versement d'une indemnité, par usage, Radio France paye cette indemnité dès lors que le salarié part après 65 ans. »
- 4:00SPEAKER_XXChiffre
« Les indemnités départ, qu'il s'agisse de retraite ou de licenciement représentent 14 millions d'euros par an, ce qui équivaut à la masse salariale totale de France culture et de France musique réunie. »
- 6:00SPEAKER_XXFait
« Il reste il ne reste pas de prime qui soit anachronique parce qu'en l'occurrence la négociation collective qui a duré plus de 5 ans et qui a abouti à un accord collectif renouvelé en 2017 a mis un terme à un certain nombre de de primes de fonction ou d'indemnités qui n'étaient peut-être plus en cohérence avec le terrain. »
- 20:00SPEAKER_XXChiffre
« 4 milliards d'euros, c'est la moitié du budget du ministère de la culture. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ça a donné lieu à des changements de dernières minutes. On comprend bien que ça peut gêner mais nous vous remercions d'autant plus d'être là avec nous. Si nous nous référons aux résultats obtenus aux dernières élections professionnelles qui se sont déroulées en 2023 pour rélire les représentants du personnel au CSE, le premier tour a mis en tête la CGT suivie de Sud, de l'UNSA, de la CFDT, du SNG et de FO.
Les syndicats de Radiofance se sont élevés avec force contre le projet de holding dans l'audiovisuel public qui semble aujourd'hui en voie d'abandon. Par ailleurs, vos syndicats ont régulièrement rythmé la vie de Radio France en s'engageant pleinement dans la vie de vos entreprises. Je crois que c'est au quotidien, mais surtout ce qui a pu être suivi dans la presse pour soutenir Charline Vonin d'un cœur, Guillaume Meuris, soutenir l'humour à France Interre ou de protester contre des baisses de subvention de financement public qui ont par ailleurs affecté l'ensemble de l'audiovisuel public.
Je vais rapidement dire qui vous êtes pour représenter vos syndicats respectifs. Pour la CGT, monsieur Lionel Thomson, pour la CFDT, Ronau Dalmar pour FO, Mathieu Gandon, pour le SNG, Mathieu Darriet, pour Sud, Benoît Gaspar et pour l'UNSA, Christine Zasiel. J'espère que je n'ai oublié personne.
Nous accueillons également la société journaliste de Radio France, la SDJ de Radiofance. Celle-ci a été crée en 87 par madame Audouin. Euh vous l'avez dit d'ailleurs sur la chaîne YouTube du Conseil économique, social et environnemental, une SDJ, c'est la voix collective des journalistes.
C'est porter la voix des journalistes. Euh donc, on sera intéressé par vos propos. Euh la SDJ est aujourd'hui représentée donc par sa présidente madame Corine Andouin Alexis Morel ainsi que Léo Corco.
Corcos vous me dites Corcos euh qui en est le vice-président. La SDJ est placée dans une certaine tourmente depuis plusieurs mois. l'affaire Thomas Land Patrick Cohen mais également la toute récente démission d'Adelle Vanrid à la tête de France Interre en passant par le départ lui aussi récent de Philippe Corbet pour France Télévision.
Avant que les uns et les autres ne puissiez échanger avec monsieur le rapporteur et les autres députés ici présents, je voudrais lancer le débat en posant quelques questions. Euh pour ce qui est de vous les représentants des syndicats, je rappelle que à l'appel d'une intersyndicale, les salariés de Radio France ont été en grève à la fin du mois d'août sur fond d'une politique de baisse de crédit budgétaire pour l'audiovisuel public. Vous aviez alors dénoncé les coupes dans l'information locale du réseau d'ici et des moyens techniques en baisse risquant d'apauvrir les émissions face à un contexte budgétaire dégradé tout en ayant le souci de préserver un équilibre financier de l'entreprise.
Pourquoi contestez-vous par exemple que certaines tâches qui étaient faites jusque-l par plusieurs personnes réalisateurs, technicien par exemple puisse être désormais effectué par une seule personne ? C'est important d'expliquer vos métiers et ses évolutions. Ne peut-on y voir au contraire une possibilité de d'enrichissement des métier ?
Pour la société des journalistes, vous avez déclaré au sujet de l'affaire le Grand Cohen que la décision de suspendre Thomas le Grand illustre la fébrilité grandissante et inacceptable des dirigeants de Radio France. Alors, est-ce que vous pouvez nous expliciter ce que vous entendiez euh dire ainsi euh et euh comment cette fébrilité se manifeste-t-elle ou se manifestait-elle ? Avant de vous donner la parole, comme vous le savez et comme nous l'impose les textes, je vous remercie de nous déclarer tour à tour tout autre intérêt public.
Enfin pardon, je vais d'abord vous vous rappeler qu'il faut vous lorsque vous vous exprimez rappeler tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et c'est par l'article 6 de l'ordonnance de 1958 que vous devez prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous inviter à lever la main droite et dire je le jure tour à tour à l'appel de vos prénoms.
Monsieur Gandon, je le jure. Monsieur Dalmar, je le jure. Monsieur Thompson, je le jure.
S'il vous plaît, monsieur Dalmar, est-ce que vous voulez bien éteindre votre micro ? Parce qu'autrement, ça bloque le son des autres micros. Monsieur Dariet, je le jure.
Monsieur Gaspar, je le jure. Madame, attendez Zasial. Je le jure, je vous je vous prie de m'excuser.
Madame Zavial, ensuite madame Audin, je le jure. Monsieur Morel, je le jure. Et monsieur Corcos, je le jure.
Merci. Merci à vous. Je vous remercie.
Alors, je vous précise, puisqu'il est le cadre aussi de déclarer ce que nous pouvons avoir comme antécéisant. Euh pour ma part, j'ai été membre du conseil d'administration de Radrovure France de 2017 à 2022 et membre du conseil d'administration de France Télévision en 2023 et 2024. Je vous laisse la parole pour un propos liminaire euh de l'ensemble des syndicats pour 10 minutes et pour la SDJ de 5 à 10 minutes maximum.
Alors, je sais que c'est très court pour l'ensemble des syndicats, mais pour faciliter l'échange, je vous demande de pouvoir respecter cette dizaine poussons jusqu'à la douzaine de minutes pour que je vous puissiez vous exprimer en proposiminaire. Je vous remercie monsieur Gandon. Oui, je vous remercie mesdames, messieurs de la commission.
Je souhaite mettre en avant les points suivants. Les coupes budgétaires qui plombent les activités de Radiofance et génère des RPS risqu risques psychosociaux car cela entraîne à la fois une politique salariale inexistante, une diminution des productions, un déploiement de nouvelles activités avec un budget réduit tel que sur le numérique et le formidable succès des podcast de Radio France. La création d'une nouvelle chaîne pour enfants.
Mon petit France Interre au détriment d'une chaîne musicale Move qui permettait aux jeunes artistes d'être découverts. Radio France est mis sous pression depuis de trop nombreuses années entre la holding fusion et les attaques incessantes de certains médias qui fragilisent la santé mentale de certains salariés et entraînent même des agressions de journalistes en particulier de d'ici. Et malgré cela, Radio France reste leader et propose toujours des programmes et des concerts d'exception.
Radio France a un maillage avec de avec de nombreux métiers et des services en interne tels que la production contrairement à Radio à à France Télé qui est qui est en interne, des techniciens de maintenance, des plombiers, des serruriers et cetera. C'est un modèle d'entreprise publique assez unique avec des capacités d'évolution qui sont obérées par des contraintes budgétaires qui n'accompagnent pas le formidable succès de Radio France. À l'heure actuelle, Radiofance ne peut répondre complètement au cahier des charges compte tenu de la baisse des moyens.
Monsieur Dalmar. Oui, bonjour à toutes et tous. Merci de nous avoir convoqué.
Merci parce que cette audition va peut-être nous permettre de préciser ce que nous faisons à Radio France et comment nous le faisons. Elle nous donne l'opportunité de couper cours à un certain nombre de sous-entendus ou de malentendus. C'est en tout cas ce que nous demandent les salariés de Radio France que nous représentons.
Car quel que soit leur métier ou leur statut, ils ont été heurté par un certain nombre de propos entendus ces dernières semaines lors des auditions de cette commission d'enquête ou par la forme parfois à charge de c certaines d'entre elles. En effet, les personnels de Radio France ont ressenti de la décongidération pour leur travail. Si certains propos ont été aussi mal reçus, c'est que les salariés de Radio France exertent leur métier avec beaucoup d'engagement et c'est un paramètre de réussite de notre entreprise.
Nous avons la conviction de travailler pour le bien commun de l'information, de la culture et du divertissement, de participer à la fabrication d'une offre riche et diversifiée, accessible à toutes et à tous. Car oui, en effet, l'activité de Radio France ne se résume pas seulement à de l'information et des chroniques politiques. Certes, ce sont des axes essentiels, mais l'activité de Radiofance va bien au-delà.
Radiofance, c'est cinq chaînes nationales avec des magazines de sciences, d'histoire, de philosophie, de géopolitique, de musique, d'économie, de littérature et du divertissement. des documentaires très travaillés, des fictions élaborées, de la musique live ou enregistrée et bien sûr de l'information. Radio France est 44 radios locales implantés dans toute la France en charge de faire raisonner la vie sociale, politique et culturelle locale et de délivrer une information de proximité.
Radio France est trois formations musicales et deux maîtrises d'enfants. Radio France est entrepreneur de spectacle vivant. Radio France, c'est une plateforme numérique sur laquelle vous trouvez une production de podcast en plus de la production des antennes. 49 % des podcasts téléchargés en France et tout cela produit exclusivement en interne avec les savoir-fa maison.
Tout cela c'est beaucoup de travail. C'est cela que les plus de les plus de 5000 collaborateurs de Radio France voudraient faire entendre. Radio France est une énorme machinerie qui nécessite une multitude de métiers intégrés à l'entreprise, 150 références métiers.
Il nous semblait important de vous rappeler toutes ces informations pour commencer. Merci. Merci monsieur monsieur Thomson.
Merci madame la présidente, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés. Je vais peut-être être un peu redondant mais c'est vrai qu'on a appris hier soir que les déclarations la durée des déclarations liminaires. Donc je vais essayer de de m'adapter.
Euh merci effectivement de nous permettre de nous exprimer comme ça a été dit au nom des salariés qui se posent des questions sur les questions qui sont évoquées ici et qui sont concernées au premier chef et qui s'en préoccupent tout autant que que nos auditeurs et que les concitoyens qui nous qui nous financent. Votre commission s'est donné pour but d'enquêter sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Des questions légitimes, même si la notion à la notion de neutralité, nous préférons nous celle de pluralisme.
Le Conseil d'État parle d'ailleurs d'exigence légale d'expression pluraliste des courants de pensées et d'opinion à laquelle doit veiller l'ARCOM. On va sans doute en reparler, mais on peut souligner en préambule que ce pluralisme est bien plus présent sur nos antennes que sur bien d'autres médias audiovisuels privés et que tenter d'être pluraliste peut aujourd'hui suffire pour être catalogué par certains à droite ou à gauche dans un paysage médiatique qui se droitise jusqu'à l'extrême. Sur le fonctionnement, les salariés de Radio France, on vous l'a dit, sont profondément attachés à la production en interne, 100 % en interne, que nous avons su jusque-là préserver et qui est garante de la maîtrise de la qualité technique et éditoriale de ce que nous diffusons.
C'est aussi entre autres au nom des spécificités de la production radiophonique que nous nous opposons avec nos camarades de France Télévision et de LINA au projet de regroupement en holding. Alors, la proposition de loi semble, vous l'avez dit pour le moment, mise de côté. Si elle est purement et simplement enterrée, à nos yeux, ce sera encore mieux.
Le regroupement de la télé et de la radio n'est pas, contrairement à ce qu'affirme madame la ministre Rachid Adati, le seul modèle possible ou d'avenir pour l'audiovisuel public. Il y a des pays en Europe où radio et télépublique sont séparés et ne s'emportent pas plus mal. Et quand les deux sont réunis, la radio empathie quasi systématiquement.
Elle n'est plus prioritaire dans les choix stratégiques et dans les financements. Il y a pourtant un enjeu majeur à maintenir l'indépendance du médiia radio qui offre une alternative aux écrans qui peut s'écouter partout en faisant autre chose, même quand plus rien d'autre ne fonctionne quand une panne d'électricité géante a frappé l'Espagne en avril dernier. C'est en écoutant leur radio à pile que les gens ont pu s'informer.
Les regroupements radio télé existent dans le privé, c'est vrai, mais ce sont des modèles plutôt low cost, loin d'avoir la capacité de produire en en quantité comme en qualité ce que nous produisons. Et cette qualité, c'est ce que viennent chercher les quelques 15 millions d'auditeurs quotidiens de nos radios, nationales et locales, sans parler des plus de 2 milliards d'écoutes de nos podcasts en 2025, du succès des concerts, de nos formations musicales. Ces chiffres sont un démentip pour ceux qui nous accusent de ne parler qu'à une petite élite ou à une part restreinte des Français.
On peut toujours faire mieux bien sûr, mais personne en France en tout cas ne fait mieux aujourd'hui. Jamais le secteur privé qui dépend de recettes publicitaires, pas extensible à l'infini, ne serait en mesure de financer une telle offre. Alors la qualité, ça a un coût et là c'est la question du financement qui est le véritable problème à nos yeux.
S'il y a besoin d'une réforme, c'est celle du financement car le financement via la fraction de TVA actuellement en œuvre nous livre à des coupes incessantes et n'est pas satisfaisant. Il y a besoin d'un financement spécifique, dédié, progressif, dynamique, qui soit vraiment à la hauteur des enjeux. Et cette cette ce financement en plus, il a subi, on vous l'a dit, ces dernières années, des coupes 120 millions d'économies en 10 ans selon Sibil Veille qui est venu ici même auditionner.
Et ces économies, on vous l'a dit également, elles ont des répercussions sur nos sur les conditions de travail, sur la qualité de ce que nous offrons et sur le périmètre maintenant avec notamment la disparition de MOVE de la diffusion herdienne. Ce qui coûterait véritablement cher pour les citoyens, c'est de casser définitivement l'audiovisuel public. Ça coûterait cher en recul de l'information et de la culture, en progression des déserts informationnels notamment dans les régions, en libre champ laissé au fake news.
Ça ça coûte très cher tout simplement à la démocratie. Merci. La parole est à monsieur Dariet.
Merci madame la présidente, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés. C'est un sentiment un petit peu particulier que nous éprouvons devant vous aujourd'hui. D'habitude, c'est nous les journalistes qui posons les questions pour éclairer le débat public.
Là, les les rôles sont inversés. Dans d'autres pays, il existe une autorité qui assure l'interface entre la représentation nationale et l'audiovisuel public afin de garantir son indépendance. Nous ne pouvons que déplorer cette absence en France.
Cela éviterait le soupçon et permettrait de limiter les tentatives de vouloir dire aux rédactions ce qu'elle devrai écrire. Malgré tout, le SNJ, premier syndicat de la profession est satisfait d'être ici aujourd'hui pour parler pour porter la voix des journalistes de Radio France. Ils sont 900, donc 400 basés en région, certains en CDD ou en pige avec donc des contrats précaires.
Il y a aussi, il faut le souligner, une trentaine d'apprentis que l'entreprise recrute avec pour ambition d'élargir les horizons des rédactions. Dans cette commission, vous accordez beaucoup de place au vedettes de l'information. On l'a vu hier encore avec Élise Lucé, une starification qui n'est clairement pas notre tasse de thé.
Vous oubliez que derrière, il y a des équipes qui ont choisi de travailler pour le service public. et qui en sont fiers des équipes de l'Ukraine aux États-Unis et partout en France dont la boussole et la vérification des faits. L'équilibre des points de vue en clair l'honnêteté intellectuelle plus que la neutralité qui restera pour nous une utopie inatteignable car nous avons tous nos parcours, nos origines et nos cultures propres.
Mais c'est cette diversité justement qui permet d'assurer l'équilibre interne. Nous sommes journalistes, nous travaillons avec une carte de presse, pas avec une carte électorale. La réalité de notre métier, c'est que chaque matin, nous nous réunissons en conférence de rédaction pour décider collectivement, j'insiste bien, collectivement, on décide des sujets que nous allons traiter dans la journée.
C'est cette séance qui commence par un débriefing de la matinale chaque matin. Les débats sont vifs et sans concession. C'est la force et la responsabilité de notre métier, la remise en cause permanente.
Vous devez aussi savoir, mesdames et messieurs, que les attaques répétées contre les journalistes de Radiofrance ont des conséquences psychologiques sur les équipes et s ajoutent des conséquences sur les conditions de travail directement avec des menaces sur les terrains de reportage et des campagnes de cyberharcèlement. Les projets de rapprochement de l'audiovisuel public et l'absence de visibilité sur les budgets sont aussi des éléments qui pèsent sur les équipes alors qu'elles ne demandent qu'une seule chose, faire leur travail le plus sereinement possible. Vous le savez sans doute, la profession de journaliste est régie par un corpus de règles dont celle-ci qui raisonne tout particulièrement avec les sujets qui nous préoccupent dans cette commission.
Respecter la vérité, publier seulement des informations dont l'origine est connue. Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations. Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.
Chacun de nos médias a par ailleurs des définies des règles complémentaires. Alors oui, il y a parfois des erreurs, mais nous n'avons aucune difficulté à dire que nous nous sommes trompés. Mais attention, ce n'est pas parce qu'un élu, un chef d'entreprise, un représentant d'association ou même un préfet parle de fake news que c'en est une.
Notre mission n'est pas de communiquer, elle n'est pas de faire plaisir mais de porter la plume dans la plée si nous devions citer Albert Londres. Le service public de l'audiovisuel a été astreint à de grosses économies ces dernières années qui, si elles continuent, ne seront pas sans conséquence sur la qualité de l'information. Nous rappelons donc ici le règlement européen sur la liberté des médias qui oblige les États-membres à assurer un fonctionnement indépendant des médias de service public, notamment en fournissant des garanties en ce qui concerne les ressources financières.
Depuis plusieurs mois, nous constatons que la représentation nationale pour partie ne défend plus le service public de l'information, pas plus que la ministre de la culture danser pourtant la mission. Cela nous surprend tout autant que cela nous inquiète car le service public de l'information, tout comme l'éducation nationale, la justice ou la police, c'est notre bien public à tous. Décrédibiliser ces journalistes, c'est pour nous du même ressort que de s'en prendre aux enseignants aux élus.
C'est accompagné et encourager un mouvement de déstabilisation de la démocratie. Merci beaucoup. On a dépassé un peu le le temps mais je vais quand même laisser la parole à monsieur Gaspar puis madame Zasial.
Merci. Je serai un peu rapide sur la la description de Radio France. La CFDT l'a très bien fait.
Je voulais effectivement rappeler le le la largeur de tout ce que nous produisons. L'essentiel étant que nous produisons tout ce que nous diffusons et ça je pense qu'on aura l'occasion d'y revenir au long des questions qui nous seront posées. Rappelez aussi que notre ressource dépend à 87 % de la dotation de l'État et que nos dépenses sont à juste titre constitué à 57 % des rémunérations des salariés.
Encore une fois, nous n'achetons aucun programme extérieur euh et cette indépendance financière aux ressources privées doit demeurer car elle est déjà le premier gage de notre indépendance et de notre impartialité. Il est évidemment légitime que la représentation nationale nous interroge et nous sommes conscients et volontaires pour participer à ce que la vérité de la situation se fasse sur nos forces et nos faiblesses. Ce qui nous inquiète au plus haut point en revanche, ce serait de faire passer une entreprise saine pour une entreprise malade par une remise en cause qui deviendrait permanente et constante de la bonne utilisation de la ressource publique par Radio France.
Nous subissons des attaques de la part de médias privés qui sont extrêmement relayés sur les réseaux sociaux. Nous notons que les paroles de soutien, les paroles qui font état de nos forces sont beaucoup plus difficiles à faire entendre et perce peu dans la vague médiatique quasi permanente que sont devenus les réseaux sociaux. Nous notons les conséquences pour les salariés de Radio France.
Beaucoup voi leur santé au travail atteinte tout simplement parce qu'ils sont extrêmement engagés dans ce qu'ils font. quel que soit leur métier et qu'ils vivent une remise en cause quasi permanente depuis depuis septembre. Ça commence à atteindre beaucoup le corps social de cette entreprise.
À cela s'ajoute la souffrance déjà un peu plus longue d'exercer dans des conditions toujours rendues un peu plus difficiles par les restrictions budgétaires successives que nous avons connu ces dernières années. Dans les attaques médiatiques que nous subissons, nous ne sommes pas dupes sur un point. À l'orée de l'élection présidentielle de 2027, nous ne pouvons pas accepter euh que l'affaiblissement de l'audiovisuel public et sa perte de crédibilité puisse être à l'agenda politique de qui que ce soit.
Nous avons besoin d'un soutien réaffirmé de la part de l'État et de ses représentants. Les salariés de Radio France ont besoin de retrouver la possibilité de travailler sereinement, de retrouver une légitimité et d'être défendu dans l'exercice de leur fonction. Vous interrogez Radio France et l'ensemble de l'audiovisuel public depuis bientôt 2 mois sur sa neutralité.
Euh nous attendons que la représentant la représentation nationale puisse tirer un bilan honnête de ce qu'elle aura entendu. Vous avez les moyens de connaître nos forces et de nous renouveler une confiance légitime. Vous avez aussi la possibilité car la représentation nationale siège au conseil d'administration de Radio France de faire état de nos faiblesses et de participer à les dépasser à érectifier le tir.
Une chose est sûre, si l'État dans sa globalité refuse aujourd'hui son soutien au service public de l'audiovisuel et au services public de la radio en ce qui nous concerne, il prend le risque de laisser la désinformation gagner la bataille et il prendrait le risque de laisser la diffusion de la culture, de la musique et du divertissement prendre un coup terrible et définitif. Et c'est bien la démocratie française qui s'en trouverait durablement affaiblie. Nous pouvons convenir ensemble qu'il faut impérativement lutter contre ce risque.
Merci. Enfin, madame Zasial, madame la présidente, monsieur le rapporteur, mesdames, messieurs les députés. Beaucoup de choses ont déjà été dites, je ne peux qu'y souscrire.
Euh je tenais tout particulièrement à souligner ce maillage exceptionnel de proximité que représente le réseau ici, autrefois France-Bleue. Et quand on se trouve ici face à ces députés que nous connaissons bien dans les territoires, on ne peut que se sentir concerné en prise directe avec vous. On est souvent en en local des sources fiables pour les médias nationaux mais non seulement pour l'information mais pour ce qui est le secteur du secteur du divertissement de l'animation qu'on oublie souvent.
On parle beaucoup des journalistes, il y a beaucoup d'autres professions. On a aussi et Benoî l'a cité un grand nombre de de salariés pour constituer cette belle maison. Euh c'est une structure qui relait les grands événements, parfois les les temps difficiles que traverse nos pays, nos régions et nous sommes, rappelons-le, opérateur d'importance vitale.
Nous sommes également le relais de très grandes causes nationales auquel nous apportons le plus que possible d'éco. Et je voudrais souligner cet attachement particulier qu' les auditeurs et que nous avons tous aussi parce que ces radios qui sont partout sur le territoire, ben c'est une exception française dont on dont on doit être fier et je crois effectivement que sans doute d'autres jalousent ce système de fonctionnement, j'en suis convaincu. Merci beaucoup.
Nous venons d'entendre les représentants des syndicats de Radio France. Je donne la parole maintenant à la SDJ de Radio France. Je pense que tu vas pas éteindre ton micro.
Ah oui, est-ce que vous pouvez éteindre votre micro ? Voilà madame merci madame la présidente, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, déjà merci pour cette invitation à cette commission. Je vais peut-être commencer par préciser, je pense que vous évidemment connaissez la différence mais peut-être que ceux nous qui nous écoutent ne la connaissent pas entre une SDJ et des syndicats qui sont tous ici représentés.
Nous partageons beaucoup de combats comment, beaucoup de causes. Euh, il nous arrive de signer des communiqués comment, mais nous n'avons pas le même objet ni le même statut. Les SDJ sont donc des sociétés, des journalistes.
Leur existence est relativement récente. La première, c'est celle du monde en 1951 et aujourd'hui tous les grands médias en nom. C'est-à-dire ça va de de la FP au Figaro, à l'Humanité, le Parisien, BFM, Challenge, il y a des SDJ dans tous ces médias.
Euh et en dehors du monde ou de libération qui sont des sociétés de journalistes à statut particulier puisqu'ils sont actionnaires de leur journal, toutes ces autres SDJ vraiment la plupart nous sommes des associations statut de loi 1901 c'est-à-dire que nous faisons des élections en interne chacun selon ses propres règles. Ce sont les journalistes qui élisent les représentants. Nos fonctions sont bénévoles.
Nous n'avons pas de délégation de temps et pas de protection pour pour les élus. Notre objet est exclusivement l'éditorial. La SDJ ne s'occupe pas de la de tout ce qui est du de l'ordre des ressources humaines, des salaires, des congés, des licenciements, du mal-être au travail, même si ça peut parfois peser sur l'éditorial.
Donc on est parfois un peu à la frontière, mais tout ça ce sont les prérogatives évidemment des des syndicats. La SDJ de Radio France, vous avez rappelé madame la présidente qu'elle est née en 1987. Alors, ce n'est pas moi qui l'ai créé, j'étais encore au lycée à l'époque, mais voilà, il y a des mandats tous les 2 ans, on est qui sont J'en suis la présidente depuis 5 ans.
Euh c'est donc une association de l' 1901 et notre seul pouvoir, c'est celui de parler, c'est-à-dire nous sommes pas au comité de direction, on nous demande pas notre avis pour nommer le nouveau patron, on nous demande pas de choisir le prochain matinalier, mais nous parlons, on espère être entendu. C'est notre seul pouvoir, mais il peut être évidemment important. Nous pouvons aller jusqu'à signer des motions de défiance contre par exemple un directeur de la rédaction ou un directeur de la station.
C'est assez rare mais c'est arrivé par le passé mais qui n'ont aucune valeur contraignante pour la direction la présidence de Radio France. La SDJ de Radio France, c'est important, représente tous les journalistes de Radio France, c'est-à-dire ceux de France Inter, de France Info, de France Culture, de France Musique, des 44 stations locales d'ici et les rédactions transverses puisque nous avons trois services à Radio France qui travaillent pour toutes les antennes, c'est la rédaction internationale, la direction des sports et la cellule investigation et ça fait 900 journalistes. Je pense qu'on est la plus grosse SDJ de France.
Juste pour vous préciser, moi-même et Alexis Morel, nous travaillons à France Interre. Alexis a fait une grande partie de sa carrière à France info et Léo Corcos et travaille à Icy Creuse après avoir fait aussi sa carrière dans les les stations locales. Donc voilà pour vous dire un peu que nous représentons un peu aussi tout toutes ces radios.
Je vous le disais, nous sommes élus par les journalistes pour un mandat de 2 ans. Ce qui donne notre légitimité, c'est notre légitimité, c'est le taux de participation qui a été de 80 % aux dernières élections. Voilà.
Donc, nous sommes une trentaine d'élus pour représenter tous ces journalistes. Je le disais, notre chance, c'est l'éditorial, ce qui va susciter le débat, l'interrogation en interne, le choix d'un invité, d'une chronique, pourquoi on organise tel débat, pourquoi on couvre si tel événement. Pour vous donner un exemple, un des vraiment une des luttes qu'on porte avec la SDJ, ça fait vraiment des années, c'est celle de de l'égalité homme-femme dans les invités de Radio France.
Alors, l'égalité un objectif très ambitieux, déjà un certain équilibre, un rééquilibrage et c'est une question qu'on porte très régulièrement auprès de nos directions et on essaie de les aiguillonner pour avancer sur ce sujet. Une ESDG active, une ESDJ qui s'exprime, qui publie des communiques et qui intervient auprès de la direction, qui est un petit peu le grain de sable dans le rouage de parfois de la rédaction qui peut aussi mettre de l'huile parfois. Une SDJ active, c'est en fait le signe de la vitalité, de la bonne santé d'une rédaction.
C'est vraiment très important. Dans une rédaction normale, on s'engueule, on n'est pas d'accord, on débat en permanence et Mathieu Darrier le rappeler, ça se passe en conférence de rédaction tous les jours. L'information c'est une fabrique parce que oui, c'est une qui tombe avec eux ou de manière plus forte quand le besoin s'en fait sentir.
Dialogue parfois fluide, parfois rugueux mais qui est indispensable. Est-ce qu'il y a une spécificité à être journaliste dans l'audiovisuel public ? J'ai envie de dire oui et non.
Non, car nous avons les mêmes principes déontologiques que tous les journalistes. Nous accueillons au sein de Radio France des journalistes qui viennent qui sont passés par Europa, par RTL, par le Point, par BFM et nous en sommes ravis. On les intègre extrêmement bien.
Nous ne sommes pas une tour d'ivoire, nous sommes pas une forteresse. Nous faisons la promesse à nos auditeurs d'une information vérifiée, sourcée, sérieuse, équilibrée. Nous avons des outils de vérification en interne, une agence interne plus une agence de vérification.
Nous respectons les règles du pluralisme politique à la lettre. L'ARCOM n'a décerné aucune n'a donné aucune sanction à Radio France sur cette thématique ces trois dernières années et nous respectons plus largement les opinions et les points de vue dans la limite du respect des droits fondamentaux des réalités historiques et du consensus scientifique. L'équilibre ce n'est pas 5 minutes pour Pythagore et 5 minutes pour les platistes.
Comme tous les journalistes, nous sommes soumis à la loi. On n'a pas le droit de diffamer, insulter d'injuriers. Et nous avons sans doute en plus euh une conviction qui nous est propre par rapport à tous les journalistes, c'est que nous croyons en l'audiovisuel public, en sa nécessité parce que nous avons des missions que n'a pas l'audiovisuel privé, ce n'est pas une critique mais c'est ainsi des missions qui ne sont pas rentables.
Je peux vous citer pour terminer l'investigation notamment et l'information de proximité. Pour en conclusion, je voudrais dire que nous exprimons ici au nom de tous les journalistes de Radio France notre fierté euh à travailler dans cette belle maison, notre fierté à ce que 15 millions de Français tous les jours nous écoutent, à avoir gagné 1 million et demi d'auditeurs en en 10 ans, à avoir 8 habit 8 auditeurs sur 10 qui habitent en région, c'est-à-dire exactement le représentation de la population française. Moi, j'ai commencé dans cette à France Inter il y a 31 ans.
Je me souviens jeune journaliste d'être émerveillé par cette radio et par ce groupe et je suis extrêmement fière de continuer à y travailler dans ces radios qui ressemblent au français qui sont à l'écoute des Français et à l'écoute égal également de tous les Français. Je vous remercie. Merci beaucoup à l'ensemble d'entre vous pour les propos liminaires.
Donc nous allons passer maintenant aux questions du rapporteur avec une durée de 45 minutes au global incluant les questions et les réponses, ce qui nous emmène jusqu'à 16h20. Ensuite, nos collègues parlementaires membres de la commission ou autres pourront poser des questions de 2 minutes pour les membres et puis on vous donnera la parole. Alors, vous imaginez que c'est un vrai défi.
Vous représentez un certain pluralisme. Je sais que tout le monde ne pourra pas forcément et ne sera pas forcément amené à à répondre aux questions. J'aimerais que du coup par solidarité l'ensemble des représentants des syndicats, vous puissiez harmonieusement aussi décider de vous partager la parole.
Monsieur le rapporteur, c'est à vous. Merci madame la présidente. Merci beaucoup mesdames.
Merci beaucoup messieurs pour votre temps et l'ensemble des réponses que vous pourrez nous apporter cet après-midi. Effectivement, on a nombre de questions et le temps est limité. Donc je vais essayer de poser mes questions de la façon la plus rapide et sucinte possible.
Et si aussi de votre côté vous pouvez nous apporter des réponses succintes, je pense que ça nous permettra de poser un maximum de de questions. Première question qui je pense vous attendez, c'est sur la le le jeu un peu des chaises musicales notamment chez Radio France qu'on a pu constater à la direction de Radio France qu'on a pu constater ces derniers jours. On a vu notamment Philippe Corbé qui a quitté la direction de l'information après seulement moins d'un an.
Jeudi dernier, on a aussi appris qu'Adel Vendrette qui était à la tête de France en terre a dû plier bagage du du jour au lendemain. On a appris aussi Cagè Varamian en conséquence reprenait la direction de l'information en plus de celle de France info. Cécile Pigal a quitté la direction de Céline pardon a quitté la direction d'ici pour reprendre la direction de de France en terre.
Et enfin la direction d'ici est revenue à Laurent Guimier. Je voudrais avoir votre sentiment un peu sur en pleine d'ailleurs en pleine commission d'enquête sur ces différentes nominations et ces remerciements. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Qu'est-ce que vous pensez aussi ? Euh qu'est-ce que ça dit au fond de ces changements assez brutaux et qu'on ne pouvait pas forcément imaginer après seulement quelques mois ou quelques années passer à la direction et à la tête de ces différents postes ? Qui souhaite répondre ?
Alors, il y a monsieur Gandon puis monsieur Thomson. Je peux je peux répondre parce qu'on s'est exprimé nous la CGT assez rapidement après ces ce départ d'Adè Vandrette de la direction de France Interre et puis les nominations que vous avez évoqué sur le choix de de d'Adelle Vendrette et la la PDG Civil Veille. Euh bon voilà, je crois qu'il appartient surtout à la direction de Radio France d'expliquer pourquoi pourquoi elle a voulu à ce moment-là de la saison changer la direction et nommer Céline Pigal.
Je pense nous euh c'est pas un secret qu'on avait des des critiques en interne à faire sur à la fois les choix qui avaient été fait et euh sur notamment sur la grille de rentrée et euh et le le management en interne. Je ne sais pas après quelles ont été véritablement les raisons qui ont qui ont présidé à la décision. Il a été dit que c'était parce qu'Adelle Vendrette voulait refaire de l'antenne et parce que il fallait laisser à la succession le temps de préparer la rentrée prochaine.
Bon, nous en revanche, ça pose un certain nombre de questions qu'on a qu'on a posé parce que on a maintenant des directions qui cumulent beaucoup de fonctions. On a une directrice de l'information de Radio France qui est à la fois directrice de France info. On a une directrice de France interre, Céline Pigal, qui chapote les programmes, l'information, sachant que en fait formellement le poste de Philippe Corbet n'est pas remplacé.
Euh voilà, on s'interroge de savoir si ça ne fait pas beaucoup sur le sens de tout ça. On voit le retour de Laurent Guimier qui lorsqu'il est passé à France à Radio France une première fois en tant que directeur de France info puis directeur éditorial a été un grand artisan du rapprochement France info radio télé dont on ne trouve pas nous que ce soit une grande réussite dont on trouve que ça n'a pas forcément apporté quoi que ce soit à la radio, que ça a un coût et si voilà si ça présage un quelconque retour de ce genre de de véléité à la fois de rapprochement en interne des services des rédactions auxquelles nous on s'est opposé aussi pour des raisons de d'indépendance des rédactions. On pense qu'il est important de maintenir l'indépendance des rédactions de chaque chaîne parce que c'est aussi des identités éditoriales un peu différentes ou de rapprochement avec France Télé qui pour nous n'apporte pas grand-chose aussi bien pour France info que pour que pour ici. les matinales filmées d'ici en terme d'audience radio, ça n'a eu strictement aucun apport et aucun intérêt.
Donc voilà, on nous on s'est inquiété de ça au-delà de de de de fait du fait de savoir les raisons les raisons, elles appartiennent à la direction de de Radio France, à la à la présidente puisque c'est elle qui décide de démettre ou de nommer les directions. Monsieur Gandon, vice-présidente, pour répondre simplement à la question de monsieur le rapporteur, ce sont des choix qui appartiennent à la présidence de Radiofance. Je sais que vous avez auditionné madame la présidente directrice générale de Radiofrance et deux autres quatre dirigeants de Radiofrance, madame Marie Message et monsieur Charles Emmanuel Bon, secrétaire général.
Donc je vous invite à les réauditionner si vous voulez pour obtenir des réponses à ces questions. Merci beaucoup monsieur le rapporteur. Oui, 10 secondes pour dire que effectivement nous aussi on a communiqué parce que pour nous c'est c'est ces changements de de personnes, c'est c'est un gros danger.
Il y a ce que disait la CGT, la question de la double casquette qui est un vrai problème parce qu'il a tendance à se à se reproduire en Radiofrance et aussi le risque que chaque nouvel arrivant veuille ensuite constituer sa propre équipe. Donc infé déstabilise complètement les équipes et vous conviendrez qu'en ce moment on a vraiment pas besoin de ça. Merci beaucoup monsieur le rapporteur.
Je voudrais simplement vous entendre sur la la mission que madame Adelle Vendrette qu'on a entendu d'ailleurs dans le cadre de cette commission d'enquête a accomplie à la tête de de France en terre. Bon, je vous êtes nombreux donc peut-être pas tous y répondre mais quelques-uns d'entre vous qu'est-ce que vous avez pensé de de sa mission et encore une fois quelles sont selon vous les les raisons de son départ ? Alors qui souhaite pouvoir s'exprimer ?
Peut-être certains que nous n'avons pas monsieur Gaspar. Oui, on a principalement une difficulté, c'est que pour nous les épisodes récents de France Interre, moins que des épisodes de gestion de la chaîne sur un strict point de vue éditorial, c'est des épisodes de réaction à la polémique de septembre, au aux attaques que nous avons sub. Et en fait ce qui est extrêmement compliqué pour nous, c'est que France Inter étant la première chaîne de de de Radio France, nous on regrette que la réaction est été exclusivement sur la défensive de la part de tant Adelle Vendrette que Sibil Veille.
On aurait aimé un peu plus de soutien à la fonction éditoriale de Thomas le Grand. On aurait aimé un peu plus de soutien aux différentes équipes éditoriales de France Interre pour dire "Ne vous inquiétez pas, la euh l'impartialité, la neutralité, on y est, on va juste démontrer qu'on qu'on y est." Le fait est que euh ce soutien-là, est-ce que il a fait défaut ou est-ce qu'il a simplement pas été perçu de la part des équipes de France Inter, mais il y a eu un manque à ce moment-là pour nous.
Il y a effectivement un manque depuis septembre de sensation des équipes, d'être soutenu, d'être confirmé sur sur le bon cap. Voilà, le le le départ d'Adel Vandren, je ne sais pas s'il est lié à ça. Je ne sais pas s'il changera quelque chose par rapport à ce sentiment, mais il y a quelque chose à réparer, oui, au sein des équipes de la Première Radio de France.
Merci pour la SDJ, monsieur Morel. Oui, juste pour rebondir et répondre aussi à votre première question, madame la présidente tout à l'heure sur la question de la fébrilité. Euh je rejoins euh mon collègue de cet automne dans un contexte d'attaque très forte, très intense, démultipliée et concerté contre l'audiovisuel public et en particulier contre France Interne.
Nous avons en effet réclamé une prise de parole forte unie euh de la part de notre direction pour dénoncer en premier lieu ces attaques et les méthodes par lesquelles elles sont arrivées, par lesquelles est arrivé cette affaire de la vidéo au mois de septembre. Depuis, nous avons eu cette réponse de la direction et nous l'avons euh euh d'ailleurs félicité pour cela. En tout cas, nous nous en étions satisfaits.
On a eu une prise de parole forte à la fin de l'automne et au début de l'hiver pour dénoncer ces attaques un peu à l'unisson de ce que nous les les SDJ dénoncions et notamment pas seulement la la SDJ de de Radio France puisque au cours de l'automne, on a eu une deuxième affaire d'enregistrement clandestin avec des méthodes qui n'avaient rien de journalistique mais plutôt qui relevait de de l'espionnage. Et à cette occasion là, je tiens à rappeler que 26 autres SDJ de médias privés BFM, le Parisien TF1 notamment les Échos pour ne citer que se sont jointes à nous pour dénoncer ces méthodes qui n'avaient rien de journalistique. Merci monsieur le rapporteur.
Merci madame la présidente. Je me permets de de rebondir sur vos propos. Monsieur Gaspar, vous expliquez en parlant de madame Adelle Vendrette que vous auriez souhaité plus de soutien éditorial notamment à Thomas le grand il y a quelques mois.
Je rappelle que Thomas Logrand avait à l'époque été euh surpris avec Patrick Cohen dans un café avec des cadres du Parti socialiste et qu'il avait prononcé cette phrase qui avait fait polémique, on fait ce qu'il faut pour Dati. Est-ce que vous estimez qu'il aurait fallu euh à tout prix défendre Thomas le Grand alors que visiblement il a été pris en état de connivance et en rupture d'ailleurs de ses principes déontologiques avec des cadres d'un parti politique ? Alors, je je commenterai pas les propos qu'il a eu.
Par contre, ce à quoi je faisais référence, c'est qu'en l'occurrence, il me semble que à ce moment-là, son travail à France Interre ne pouvait nullement être remis en cause et qu'à à ce moment-là, on aurait souhaité qu'il y ait une prise de parole assez nette pour distinguer ce sur quoi, sans aucun doute, la il devait être interrogé et lui-même s'était mis très vite en retrait de son activité à Radio France, le temps de tirer toute la lumière sur cette affaire. Mais on aurait aimé que la direction ait une parole un peu plus claire pour dire nous observons euh le travail de Thomas Land sur l'antenne de France Interre et il n'a rien à se reprocher sur sa ses prises de parole et ses prises de position à l'antenne. Merci monsieur le rapporteur.
Oui, une une autre question sur un autre sujet mais qui est souvent comparé. Donc vous vous expliquez queil y aurait pu avoir un soutien quand même plus important à l'égard de Thomas Land, de votre collègue. Pourquoi il n'y a eu aucune forme de soutien vis-à-vis de Jean-François Akili qui du jour au lendemain a été licencié par Radio France car il avait été soupçonné d'avoir échangé avec Jordan Bardella pour un projet de relecture de livres.
Euh pourquoi est-ce que dans un temps on entend une demande de soutien supplémentaire vis-à-vis de Thomas Logrand qui est surpris dans un café échangeant avec des cadres du Parti socialiste expliquant que et bien il allait faire ce qu'il faut pour Dati et dans le même temps Jean-François Akil soupçonné de relecture d'un livre de Jordan Bardella n'est pas et bien bénéficié de de votre soutien. Comment est-ce que vous expliquez un peu ce de poids de mesure ? Monsieur Dar.
Monsieur Daret. Merci. Euh monsieur le rapporteur, euh Jean-François Akili, sauf erreur de notre part, a été licencié parce qu'il a enfrein une règle qui est posée à Radio France est rappelée à de multiples reprises euh depuis 3 ans en particulier que quand il y a une collaboration extérieure, l'obligation est de demander l'autorisation à l'employeur pour vérifier une seule chose, si le la collabor oration extérieure est compatible avec l'émission de services public et avec la déontologie journalistique.
Il y a des dizaines de journalistes et aussi d'autres métiers, des animateurs, des producteurs qui font de telles demandes à Radio France. Il y en a qui sont acceptés, d'autres qui sont refusés. En l'occurrence, c'est pour ça qu'il a été licencié, c'est parce qu'il n'avait pas demandé l'autorisation.
Alors, comme on voit où vous voulez en venir, la question se poserait exactement si moi ou n'importe qui d'autre ici autour de cette table voulions écrire un livre ou voulions animer un débat avec le MEDF, avec les Républicains, avec je ne sais qui. La question se poserait de la même façon. Il y aurait la nécessité de demander l'autorisation.
Si l'autorisation n'a pas été demandée, c'est clairement un motif de licenciement. Merci monsieur Daren, monsieur le rapport monsieur Dalm Oui. Non, simplement préciser que au même moment d'autres journalistes et d'autres animateurs et producteurs ont également été licenciés pour le même type de sujet.
Merci monsieur le rapporteur. Je vous remercie pour vos réponses. Je vais vous poser une un dernière une dernière question, enfin un dernier exemple.
J'ai posé la question d'ailleurs au directeur de l'info de de France Télévision. On a une journaliste qui est en charge du fat checking sur France info qui a participé à un meeting qui était d'ailleurs tête d'affiche d'un meeting de la France insoumise à Toulouse avec le député François Picmal il y a quelques mois. Elle est pourtant donc responsable du fat checking de de France Info.
Est-ce que ça aurait dû susciter la même indignation et les mêmes conséquences de la part de dirigeants de l'audiuel public que celles qui ont été constatées à l'égard de monsieur Akili ? vous expliquer que sa collaboration extérieure n'est pas compatible avec ses missions journalistiques à propos de Jean-François Aquili. Est-ce que selon vous la direction de France Télévision et la direction de France info aurait dû appliquer exactement les mêmes conséquences et les mêmes décisions vis-à-vis de cette journaliste qui je le rappelle est toujours en poste aujourd'hui ?
Monsieur Thomson puis monsieur Morel. Écoutez, enfin c'est c'est compliqué pour nous de commenter quelque chose qui concerne une journaliste de France Télévision et en plus dont on n pas une connaissance précise. Donc moi là, j'ai honnêtement pas de pas de commentaire à faire.
Je veux bien revenir à dire un mot sur Thomas Le Grand parce que on avait nous pris la défense, on s'était exprimé aussi. C'est effectivement pas du tout du même ordre que ce qui s'est passé avec Jean-François Akili. Thomas Grand, c'est une vidéo dans un moment où il est hors de Radio France, ça n'est pas à l'antenne.
Une vidéo qui en plus euh de notre point de vue pose des problèmes déontologiques. C'était une vidéo qui est volée. On ne sait pas qui est l'auteur, on ne sait pas euh comment elle a été récupérée.
Enfin, je vais pas réexpliquer toutes les raisons pour lesquelles nous on avait dit que on veut bien avoir des débats déontologiques mais pas en tout cas sur ces basesl pas sur les bases d'un document qui est à la fois volé où le où le contradictoire n'a pas été assuré parce qu'à aucun moment les deux protagonistes n'ont été joints pour leur demander des explications. En plus de ça, euh Thomas Le Grand n'était plus à la dans la rédaction de France Interre. il n'avait aucune position où il pouvait influer en quoi que ce soit sur la ligne éditoriale des journaux et des des programmes de France interre.
Donc pour nous en tout cas en tant qu'éditorialiste de libération, il continue à avoir tout à fait sa place. L'émission qu'il devait mener à la rentrée était une émission de débat. Et donc à ce titre-là, en tant qu'éditorialiste de libération comme des éditorialistes d'autres titres de presse et de de toute orientation, il a pour nous toujours sa place. sur terre et nous on souhaite toujours qu'il retrouve à un moment donné une place d'une façon ou d'une autre à Radio France.
Monsieur Morel sur la question du rapporteur qui portait sur le cas de la responsable du fact checking de France Télévision. Oui, là-dessus, je vais dire la même chose que monsieur Thomson. On ne va pas pouvoir s'exprimer sur une coneur d'une autre entreprise de l'audiovisuel public.
Nous n'avons peut-être pas les mêmes règles, en tout cas nous ne les connaissons pas. Je simplement vous rappeler parce que c'est important que vous le sachiez qu'à Radio France, nous sommes soumis à des règles extrêmement strictes en terme de collaboration extérieure. Quand je dis extrêmement stricte, c'est que toute intervention à l'extérieur, y compris bénévole, y compris de l'éducation au médias dans une école primaire doit être connue de la direction.
Avant euh que cette intervention soit soit réalisée, nous devons demander l'autorisation, obtenir une autorisation, un feu vert pour pouvoir euh réaliser cette collaboration extérieure et j'insiste y compris sur une collaboration bénévole d'éducation média, d'intervention devant devant une classe et je pense que c'est bien que la représentation nationale le sache parce que ces règles sont très strictes et nous nous y soumettons évidemment. Monsieur le rapporteur, merci madame la présidente. Une toute dernière question sur ce sujet et je me permets d'en parler.
C'était pas du tout prévu mais parce que vous l'avez aussi abordé en expliquant que vous aviez dénoncé un manque de soutien notamment de pour pour votre collègue Thomas Le Grand quand je vous entends expliquer que il y a une vraie différence entre le cas de Jean-François Kili qui encore une fois été licencié par Radio France pour des soupçons de projets de relecture d'un livre Jordan Bardella alors que Thomas le grand lui et bien a été conservé. Vous az expliqué que les propos de Thomas Logrand n'ont pas été prononcés à l'antenne. C'est des propos qui n'ont pas été tenus à l'antenne.
Mais les soupçons qui portent sur monsieur Akili, il n'a tenu aucun propos à l'antenne et ce sont encore là des des soupçons. Pardon hein de de d'être un peu insistant et ce sera ma dernière question sur le sujet le grand Cohen mais que vous avez mis sur la table que je comptais pas forcément aborder cet après-midi. Comment est-ce que vous expliquez vraiment cette différence ?
De la même façon, Jean-François Kili n'a tenu aucun propos à l'antenne et pourtant du jour au lendemain, il a été remercié. Pourquoi ne pas l'avoir soutenu comme vous avez soutenu Thomas Lorand ? Je pense monsieur le rapporteur, que à plusieurs reprises on vous a parlé des collaborations externes et de la nécessité d'avoir une autorisation mais je pense que ça ne mérite d'être dit.
Je pense que nous l'avions tous compris mais si vous voulez bien le compléter s'il vous plaît. Non mais je je oui, je vais répéter ce que vous venez de dire. C'est c'est la nature qui est différente.
La nature est parfaitement différente entre les entre les deux cas. D'ailleurs, on constate que monsieur Akili a abandonné son recours au Prudome. Il a commis une faute par rapport, comme vous l'a expliqué mon camarade du SNJ, par rapport à un règlement à à Radio France qui est clair et et pour tout le monde.
Monsieur le rapporteur, monsieur le rapporteur, monsieur Balanan, chaque question que je pose aime bien me mettre en cause et et prouve assez peu de respect éprouve assez peu de respect sur quant quant au rôle du du rapporteur. Permettez-moi en tout cas d'aller au bout de de mes questions et je pense que chacune des questions est posée poliment et et sans aucune forme de d'agressivité vis-à-vis de vous. En tout cas, merci pour vos réponses.
Un autre sujet notamment pour clôturer un peu cette ce changement à la tête de de Franceer qui a dû aussi surprendre nombre d'auditeurs de de France Terre. Euh on apprenait dans la presse notamment que madame Vendrette n'avait pas de très bonne presse parmi les salariés de France interre. En juillet 2024, elle avait fait l'objet d'une motion de défiance votée par 80 % de la rédaction.
Alors, j'ai essayé de de savoir pourquoi. On apprend notamment dans revue 21 que lors de l'assemblée générale de juillet 2024, une journaliste lui aurait déclaré, je cite, "On sait pour pour qui tu roules. Derrière toi, il y a le printemps républicain." C'est par ailleurs d'ailleurs madame VR qui avait acté le départ de Guillomer d'Emmerry Clompré, de Yel Goz et c'est aussi elle qui avait recruté Benjamin Duamel que Ducin esquime comme un symbole au fond de recentrage politique de France Interre.
Selon vous, quelles sont les raisons fondamentales qui ont provoqué le le le licenciement de madame Vendrette ou en tout cas le changement de poste de madame Vendrette ? Est-ce qu'il y avait un problème véritablement de ligne éditoriale ? Répondre monsieur Morel.
Je je vais commencer peut-être et peut-être que vous compléterz. Euh on va pas se prononcer une nouvelle fois sur les raisons de son départ. Il ne nous appartient pas.
Ce n'est pas nous qui décidons de de notre direction. Ce n'est pas nous qui faisons partir les directrices, les les directeurs de chaîne ou ou de rédaction. Euh ça a été un peu dit tout à l'heure.
Cet automne, on a été au-delà du contexte extérieur qui nous a évidemment atteint. On a été troublé par les changements de grille notamment en matinale qu'on a trouvé incohérent, déséquilibré, la disparition ou la réduction de certains rendez-vous. C'est ce qui a été exprimé à l'automne et ce qui a été reproché à notre direction.
Forcé de constater qu'en janvier des changements, de nouveaux changements ont été opérés qui nous paraissent aujourd'hui plus cohérents, notamment sur la constitution de la matinale avec le retour d'ailleurs à à une grille, grosso modo à la grille qui prévalait jusqu'à l'été 2025. Euh voilà ce que je peux vous dire sur ce sujet. Merci monsieur le rapporteur.
Merci pour votre réponse. Vous expliquz que c'est pas vous qui faites partir les directeurs de chaîne et que vous avez pas d'influence notamment sur ces choix de direction. Pourtant, on apprenait le 5 février dernier dans Libération qui a d'ailleurs consacré sa une au départ d'Edel Vandrette.
On apprenait dans dans leur papier, je cite qu'une délégation de membres du bureau de la société des journalistes de France en terre et de représentants syndicaux du SNG de la CGT avait rencontré Céline Pigal et Adelle Vandrette. Une source reprise par Libération explique aussi, je cite, on a plaidé en disant qu'il fallait quelqu'un de bienveillant avec la rédaction qui puisse aussi nous défendre à l'extérieur face à la commission d'enquête par exemple. Est-ce que vous pouvez nous confirmer la tenue de cette réunion, le contenu aussi de ces échanges rapportés par Libération ?
Et est-ce que contrairement à ce que vous venez de dire, certaines décisions prises par la direction de Radio Rio France sont guidées par les pressions des syndicats du SNJ et notamment de de la CGT. Madame Audin, c'est nous. Ben, je veux Ouais, vas-y, vas-y.
Je pense queon va. Oui. Alors, je vous confirme qu'on a été reçu effectivement par Céline Pigal et Adel Vanret, mais il ne s'agissait pas du tout du futur remplacement d'Adel Vanret.
Nous ne savions pas qu'elle allait partir parce qu'encore une fois, on n'est pas du tout maître de cet agenda. C'était après le départ de Philippe Corbé, directeur de l'information de de France Inter qui nous a beaucoup déstabilisé puisqu'il n'est resté que 9 mois et qu'il a rejoint, vous le savez, la direction de l'information de France Télévision. qui là aussi est une décision qui ne nous appartient pas et nous comme je vous le disais tout à l'heure notre seul pouvoir c'est suivi de la parole.
Nous, on dit des choses parce qu'on fait remonter ce que ressent la rédaction, c'est-à-dire le besoin dans ces moments où nous sommes parfois chavités à l'extérieur. Nous nous faisons un métier qui est quand même difficile, qui est soumis à beaucoup d'impératifs, de temps, de précision. Enfin voilà, c'est pas un métier où les les comment dire les relations humaines sont toujours simples parce qu'on est beaucoup dans l'urgence et sur des sujets importants.
On on avait soutenu le l'importance d'avoir quelqu'un de bienveillant. Oui, ce qui était absolument Philippe Corbé d'ailleurs. Donc on avait envie d'avoir quelqu'un un peu dans cette lignée là et je crois que c'était la la seule chose qu'on est qu'on a dite lors de cette réunion qui était après encore une fois le départ de film Corb.
Monsieur Thomson et monsieur Dariet. Oui, puisque vous avez évoqué la CGT, c'est c'est nous prêter bien de pouvoir que de penser que on peut cogérer et avoir une influence sur la nomination des directeurs. On a modestement on a modestement le rôle d'essayer de porter la parole de la rédaction ou des salariés quand il est question de leur désigner un nouveau manager pour essayer de de passer des messages. message en l'occurrence, c'était qu'effectivement à l'heure actuelle où on subit des attaques euh des attaques clairement de l'extrême droite he des médias bolorés aussi, on avait besoin de quelqu'un qui soit solide face à ces attaques pour nous défendre à la tête de la rédaction.
Voilà, ça va pas plus loin que ça. Quant aux raisons du départ d'Ad Vendrette, encore une fois euh moi je on peut on peut essayer de faire l'interprétation hein, si vous voulez absolument qu'on réponde là-dessus. Euh moi je pense que Adelle Vendrette effectivement il y a eu une grille de rentier qui n'a pas bien marché avec une vague de sondage qui n'a pas été très bonne même si on reste très très haut.
Il y a eu des départs de directeurs. Peut-être qu'elle paye ça, j'en sais rien. Mais si ça il faut le demander à la PDG.
Nous on peut avoir une lecture mais qui est la lecture de la CGT qui ne sera sans doute pas celle de la direction. Oui, nous on fait partie des gens qui pensent qu'il y a eu des erreurs de fait sous la pression notamment des critiques de droite et d'extrême droite qui nous ont conduit à élaguer un certain nombre de de de choses à licencier Guillaume Maurice à supprimer l'émission de Charline Vanoncer d'abord en tant que quotidienne puis en tant qu'ddomadaire qui sont peut-être des erreurs par rapport à à nos auditeurs. On voit comme Nova aujourd'hui a un succès de d'audience avec Guillaume Maurice le dimanche soir.
Donc peut-être que c'est ça. En tout cas, moi je sais pas, il faut demander à la PDG. Nous on a on a on a notre lecture mais c'est pas ça qui a fait partir.
C'est pas nous qui avons fait partir Adelandrette et c'est pas nous qui avons nommé nos nouveaux directeurs. Mathieu Derrieter. Oui, rapidement pour si on revient un petit peu quelques années en arrière par rapport au poids supposés qu'on peut avoir dans les nominations.
Vous avez parlé de la motion de défiance contre Adelle Vandrette. Il y a eu une motion de défiance à quelques années à France Bleue puisqueà l'époque s'appelait encore France Bleue qui n'a été suivi de strictement aucun effet puisque la la direction concerné n'est pas partie et que elle avait pourtant été votée aussi à plus de 80 %. Merci monsieur le rapporteur.
Merci madame la présidente. Merci messieurs pour pour vos réponses. Je reprends vos propos.
Alors c'est les propos de monsieur Thomson de la CGT. Vous expliquez qu'il y a une grille de rentrée sur France Terre qui n'a pas bien marché. Puis il y a des erreurs qui ont été commises sous la critique notamment de de la droite et de l'extrême droite.
Je voudrais revenir sur un changement gris notamment de la matinale qui s'est produit euh à la fin de l'été. C'est euh l'arrivée de Benjamin Damel qui anime depuis septembre dernier l'interview politique de la matinale de France en Terre. En juin 2025, à peine son arrivée a-t-elle été annoncé que la quasi totalité des syndicats d'entre vous, la SDJ, la CGT, la CFDT, FO, le SNJ, Sud et l'UNSA, vous avez conjointement protesté parce que Benjamin Duamel animait aussi en même temps une émission tous les soirs sur BFM TV.
Vous avez publié un communiqué dans lequel vous écrivez, je le cite, France Inter ou BFM TV, il faut choisir. Alors dans le passé, il y avait d'autres animateurs, d'autres journalistes de France Inter qui avaient exercé des fonctions aussi en parallèle dans le privé. Je crois que c'est le cas de d'Antoine Decne, de Gulstin Trapnard qui officier tous les deux sur France Inter Canal Plus.
Vous parlez de conflits éditoriaux, vous parlez aussi, alors ça c'est des mots que je trouve assez graves, je les cite, de sentiments déplorables de collusion entre médias et d'entre soi. Si je reprends vos mots, en quoi Benjamin Duamel pourrait-il être à l'origine d'un tel sentiment de collusion et d'entre soi ? Pardon ?
C'était le fait qu'il puisse à la fois être une incarnation forte parce que c'est pas c'est pas du même ordre que vous citez d'autres cas précédents. C'était pas l'encorman emblématique, un des encorman emblématiques de la matinale. C'est quand même une incarnation forte de notre antenne et donc pour nous du service public.
Et il nous apparaissait incompatible d'avoir cette incarnation là le matin sur le public, le service public chez nous et le soir sur une chaîne du privé. C'est ça qui nous paraissait incompatible et c'est contre ça qu'on a protesté. C'est pas la personne de de de Benjamin Dumamel qui est un un professionnel.
C'est le fait d'être à la fois sur et une incarnation forte parce que c'est pareil sur BFM, c'était vraiment une un horaire le soir où il était une incarnation forte de l'antenne de de et une signature de de BFM. On a considéré nous qu'on ne pouvait pas être qu'à un moment donné, il faut choisir. On peut pas être un pied à ce point, un pied dans dans dans le service public et un pied dans le privé avec de des incarnations comme ça aussi fortes.
C'est ça qui donne l'impression d'un petit monde où on retrouve les mêmes partout. Merci madame Audin. Oui, je voulais rajouter que se posait aussi pour nous une question de presque de conflit de loyauté entre ces deux employeurs, c'est-à-dire c'est des cases où il interviewent des personnalités ?
Est-ce que c'est le Benjamin duel de BFM qui allait l'emporter sur celui de France Inter ? Enfin, c'était inextricable et encore une fois, c'était pas par rapport à sa personnalité. Je crois que depuis qu'il est arrivé, c'est extrêmement bien intégré à notre rédaction et à notre matinal.
Monsieur Gaspard. Oui, juste un mot aussi ce ce message s'adressait à notre direction et à un moment on était légitimement en droit de la questionner sur d'un côté vanter les spécificités et la qualité de l'information du service public et en même temps risquer pour nos auditeurs une confusion une confusion des genres. Donc ce tracte était absolument légitime et comme vous l'avez dit, il a effectivement été signé par l'ensemble des organisations syndicales et la société des journalistes et la société des producteurs de France Interre.
Monsieur le rapporteur, merci madame la présidente. Vous expliqué que l'une des l'un des motifs de critique c'était de voir que Benjamin du Hammal pouvait avoir une tribune le matin sur votre antenne sur France Inter mais aussi le soir à la télévision et sur une chaîne privée BFM TV. Je voudrais vous poser une question peut-être sur la concentration.
C'est d'ailleurs un tweet qu'americ Caron il y a quelques heures a publié qui dénonce l'hyperconcentration de certains éditorialistes du service public. Il explique par exemple que Patrick Cohen euh a un édito le matin sur France en Terre et quasiment tous les soirs, il a aussi une chronique sur France 5 et ce depuis près de de 10 ans. Moi, j'ai trouvé le le tweet d'Amérique Caron assez intéressant.
Je voudrais vous faire réagir sur la chronique de Patrick Cohen. C'était hier. Elle a beaucoup fait réagir les auditeurs, je crois, puisque les auditeurs de Franceer ont eu la surprise d'entendre une chronique de Patrick Cohen euphémiser sur le scandale Jack Lang.
Les critiques selon Patrick Cohen sont et je vais le citer aussi unanimes qu'excessives car Jack Lang selon Patrick Cohen n'est accusé que de fraude fiscale. Patrick Cohen continue dans son édito, j'ai écouté, je le cite encore, l'homme et son œuvre ne méritaient pas le déshonneur car selon lui Jack Lang a été non seulement je cite le plus grand ministre de la culture de la 5e République mais aussi le plus ardent, le plus le plus audacieux, le plus créatif de tous les secteurs de la vie culturelle. Bon, Jack Lang, visiblement satisfait par l'édito de Patrick Cohen sur France Inter, l'a même publié sur tous ses réseaux sociaux dans la foulée.
Est-ce que vous trouvez normal que sur la première matinale de France, un éditorialiste payé par l'impôt des Français met à l'honneur un homme dont le dernier mérite serait d'avoir fermé les yeux et pendant de très nombreuses années sur les activités passées et présentes d'un pédo criminel notoire au motif qu'il en tirait un avantage financier. Est-ce que on ne doit pas tirer la sonnette d'alarme sur cette hyper concentration de l'éditorialisation aux mains d'une seule personne à la fois sur France Intervision publique ? Alors, il y a plusieurs questions dans cette question, j'ai l'impression madame Audouin.
Oui, brièvement. Patrick Cohen a sa liberté de parole totale. C'est un éditorialiste.
Personne ne relit ses articles ses papiers et on va certainement pas juger de ce qu'il a écrit. Il est comme toujours comme tous les journalistes responsables devant la loi si quelqu'un veut porter plainte contre lui pour diffamation ou injure. Je tiens juste à rapport à rappeler que Patrick Cohen ne représente pas toute l'information de France Interre.
Déjà il est éditorialiste, ce qui est très particulier. Nous avons traité dans les journaux de France Inter. Je le sais d'autant mieux que je travaillais le weekend dernier et que je suis présentatrice donc j'ai diffusé ces sujets.
Nous avons fait de nombreux éléments. Ce qu'on appelle un élément un papier reportage, une analyse sur cette affaire Jack Lang. Nous avons rappelé ce qu'il y a dans les dossiersin.
Nous avons rappelé sa carrière notamment à l'IMA et comment ça pouvait parfois être compliqué à la tête de l'institut du monde arabe. Tous ces éléments ont été traités et une chaîne l'information elle ne peut pas se juger sur une chronique de 3 minutes. C'est c'est forcément un ensemble d'équilibre qui se fait sur l'écoute globale de la radio et sur l'omniprésence de de Patrick Cohen.
Encore une fois, il n'est pas l'encorman de la matinale. Il a une chronique de 3 minutes. Alors évidemment un horaire très exposé et le soir sur une émission de télévision sur France 5 présente pas non plus le JT de France 2.
Vous voyez donc pour nous c'est pas comparable et par ailleurs ce sont deux médias de service public ce qui pour nous a du sens aussi. Monsieur Morel Oui monsieur le rapporteur je voudrais citer quand même un autre extrait de cette même chronique puisque Patrick Cohen dit précisément il n'est pas question de l'excuser pas du tout. Jack Lang a eu grand tort de profiter des largesses d'un richissime affériste ainsi de se compromettre avec un prédateur sexuel qu'une première condamnation aurait dû rendre un fréquentable.
À quel niveau de connivance entrepuissant devient-on l'obligé de celui qui vous régale et cetera. Donc c'est c'est au moins 30 secondes de la chronique même si les multiples messages échangés avec Einstein ne l'impliquent dans aucun scandale et cetera, même s'il ne fait l'objet que d'une enquête pour le fraiscal, le président de l'IMAN avait d'autre choix que de se retirer question de dessence. Donc ça a bien été rappelé par Patrick Cohen et je je le redis, c'est en effet une case édit éditorialisée, c'est un éditorial et qui est différent de ce des éléments que nous pouvons produire pour les journaux d'information.
Merci d'avoir complété avec l'ensemble de la chronique monsieur le rapporteur. Merci madame la présidente. Ça n'enlève en rien les verbimes exact que j'ai cité de la chronique de Patrick Cohen reprise sur les propres réseaux sociaux de Jack Long ce qui signale une forme aussi de d'agographie.
Je je vous ai pas entendu répondre à répondre à ma question. Question d'ailleurs qu'Arry Caron a a réalisé en tweet. il est pas là pour la poser mais je me permets de la la relayer.
Est-ce que selon vous il n'y a rien d'anormal ? Est-ce que une personne concentre autant d'édito à la fois le matin sur la radio publique, le soir sur la télé publique depuis autant d'années ? Est-ce qu'il faudrait davantage diversifier les éditaux sur le service public ?
Est-ce que quelqu'un souhaite ajouter au-delà de ce qu'a dit madame Audouin et monsieur Morel puisque je crois qu'ils ont pu répondre à cette question déjà mais je pense qu'ils ont par leurs éléments je crois je crois avoir répondu à cette question pardon en disant qu'il n'était pas encore man de la matinale et qu'il avait deux deux positions une un édito relativement bref et une intervention dans une émission. Après, encore une fois, c'est pas nous qui embauchons les éditorialistes. Donc voilà, faut poser cette question là, notre direction.
Merci monsieur le rapporteur. Merci madame la dizaine de minutes la présidente. J'en viens alors au pour accélérer un peu, j'en viens alors au cadre social qui qui vous concerne.
Vous avez été un certain nombre à en parler d'ailleurs dans vos propos liminaires. Dans son rapport du 14 octobre 2024 consacré à Radio France, la Cour des comptes évoque, je la cite, des statuts très favorables pour les salariés en CDI. Je vais vous donner quelques exemples concrets.
D'abord, le temps de travail. Les journalistes de Radio France travaillent entre 191 et 197 jours par an, à peine un jour sur de à titre de comparaison, parce qu'il faut être résustif, c'est 192 jours chez France Télévision et 225 jours dans la convention collective nationale. Le deuxième point, ce sont les congés.
Les cadres bénéficient de 12 semaines de congés payés par an et les journalistes de Radio France vont jusqu'à 14 semaines de congés payés par an. Pour certains techniciens d'antenne, la semaine ne compte même pas mais 32h travaillé. Enfin, ce qui m'a d'ailleurs le plus interpellé, c'est que lorsqu'en 1981 la France passait au 39h, Radio France est restée aux 40h de travail hebdomadaire et à l'époque Radio France, vous aviez obtenu une compensation, un gain de 5 jours de congé supplémentaire pour l'ensemble des salariés.
Mais alors que en 2000 Radio France s'aligne sur les 35 heures, non seulement les salariés de Radio France ont conservé les 5 jours supplémentaires qu'ils avaient gagné en compensation en 1981, mais même mieux, ils ont gagné 4 jours supplémentaires au titre de l'arrivée des nouvelles technologies et je cite de la modernisation. Alors, c'est pas moi qui le dit he, c'est dans le rapport de la Cour des comptes écrit noir sur blanc. Et en lisant, j'ai pensé à tous les indépendants, j'ai pensé aux agriculteurs, j'ai pensé aussi aux millions de salariés qui n'ont pas ses avantages et qui bien souvent aussi travaillent plus que le temps légal, sans heur supplémentaires comptabilisé, ni sans rien demander en en échange.
Ma question est donc simple. Est-ce que vous comprenez que ce temps de travail, ces avantages sociaux peut-être anachroniques et aussi exorbitants dénoncé d'ailleurs dans le rapport de la Cour des comptes ? Est-ce que vous comprenez que ces avantages nombreux puissent choquer des millions de Français qui pour eux travailler davantage, même plus que le temps légal ne suscite aucune forme de récompense supplémentaire ?
Alors, j'ai une demande de monsieur Dariet et de monsieur Thomson. Monsieur Dariet s'était manifesté en premier présidente. Merci monsieur le rapporteur pour la question Thomson et monsieur Dalmar pardon quié évidemment nous attendions.
Alors première chose euh vous parlez de 14 semaines mais de quoi parle-t-on journaliste ? Oui absolument je suis journaliste à Radio France et non je n'ai pas 14 semaines de congé puisqu'en fait vous mélangez tout. Oui, ben on je j'y reviendrai.
J'y reviendrai monsieur le rapporteur. D'abord dans dans ces 14 semaines, il y a l'avez d'ailleurs très justement expliqué la la réduction du temps de travail. C'est-à-dire qu'aujourd'hui les journalistes de Radio France ne travaillent pas 35, ils ne travaillent pas 39h mais oui, ils ont toujours des semaines de 40h.
C'est donc une partie des des compassations dont dont il s'agit. Sur la réalité du temps de travail. Aujourd'hui, on est plutôt sur des journées de 10 heures de travail effectif de façon très régulière.
Il y a d'ailleurs une enquête interne sur les risques psychosociaux qui vient de le confirmer pour tout le réseau ici avec des dépassements de travail de temps de travail assez chronique dans de nombreuses rédactions alors qu'une expertise indépendante l'avait déjà dit en 2021. Il l'avait documenté avec des semaines à plus de 45h ça c'est pour le temps de travail. Ensuite, il y a des jours pour compenser les jours fériers parce que oui, pour les journalistes, un jour férier tout comme les dimanches d'ailleurs sont des jours totalement normaux, y compris le 1er mai.
Des jours qui ne font l'objet d'aucune majoration financière. Nous savons très bien que c'est un sujet de la Cour des comptes depuis des années. D'ailleurs, le SNJ, c'est un petit jeu au SNJ.
Chaque fois qu'il y a un jour férier dans l'année, nous envoyons un tweet à la cour du compte avec des photos de journalistes dans les rédactions nationales et dans le réseau France Bleu pour montrer tout simplement que nous sommes nous au travail. Alors, soyons un peu précis. Si on ramène tout ça au temps de travail réel, si on prend les chiffres de la DARES, je pense que monsieur le rapporteur vous contesterez pas la laesse, le temps de travail effectif moyen des Français est de 1661 he par an.
Or, avec nos journées qui font disons 9h, on est gentil, on est plutôt sur 10, mais gardons 9h, on est donc pour les journalistes de Radio France à 1773h ou 1728 pour ceux qui ont la semaine d'ancienneté. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on est dans la moyenne des Français sur le temps de travail effectif.
Alors, même si nous sommes un syndicat, nous regardons pas forcément dans l'assiette des autres. On voudrait vous rappeler parce que vous avez cité la convention collective des journalistes que les différences ne sont pas si énormes avec RTL et Europ. Elles ne sont pas significatives non plus avec le progrès, l'équipe ou le monde où le temps de travail est autour de 196 jours par an.
Et puis je voudrais vous dire que ce temps libéré qui permet de faire autre chose, bah je voulais vous dire que de très nombreux journalistes utilisent ce temps pour faire quelque chose qui nous paraît essentiel. Il l'utilise pour faire de l'éducation au médias parce que même si c'est dans l'émission de Radio France aujourd'hui, il y a quasiment pas un rond à Radio France pour faire de l'éducation au médias, on a formé des gens qui désormais sur leur temps de sur leur temps de repos sur leur leur RTT vont dans les écoles faire du travail d'éducation et immédiat et vous reconnaîtrez que c'est un travail qui est fondamental. Enfin, avant de laisser la parole, monsieur le rapporteur, dans le rapport de la Cour des comptes, il est logique que vous ayez remarqué ça.
Nous aurions souhaité que vous remarquiez aussi, que vous puissiez dire ici à la représentation nationale, à tous ceux qui nous regardent, que la Cord des comptes concernant la gestion de Radio France a fait le constat que l'entreprise était correctement gérée et ce correctement a eu des effets sur les salariés. Et par ailleurs, la Cour des comptes, elle dit quelque chose de fondamental pour Radio France. Elle dit que le choix qui a été fait d'intégrer la totalité de la production, les modes de production choisis par Radio France permettent aujourd'hui son efficacité notamment sur le numérique.
Monsieur Lionel Thomson et Renault Delbard, est-ce que vous avez des éléments pour compléter le propos ? Je vais essayer de compléter. Oui.
Euh d'abord, on est parfaitement conscient des réalités sociales et économiques des Français aujourd'hui, hein. C'est notre métier que de les constater, les documenter. Moi, je suis fils de cuisinier.
Je vis dans la scène Saint-Denis. Je sais ce que sont les réalités sociales de la France et du nombre de des heures de travail des Français. D'ailleurs, si les gens travaillent au-delà du cadre légal, il appartient aussi à vous législateur d'y remédier.
Je suis pas sûr que c'est en rognant sur les droits sociaux des salariés de Radiofance qui n'ont rien d'exorbitant, contrairement à ce qui est dit, qu'on va améliorer la situation des boulangers ou des agriculteurs. Mais passons. Ce qui est dit là, ça ne concerne d'abord que les journalistes, il faut le rappeler.
C'est 14 semaines qui, comme on vient de vous l'expliquer, ne sont pas de 14 semaines de congé. Effectivement, nous l'avions dit à la Cour des comptes qui aurait bien fait de passer un peu plus de temps à Radio France avec nous au quotidien parce que je pense qu'ils auraient constaté un certain nombre de choses qu'ils auraient pu prendre en compte pour expliquer ce ce volume de congé et de RTT. il est il est il s'explique, il est pas exorbitant et il s'explique.
Bon, il y a les RTT ça les RTT effectivement c'est parce que nous travaillons au-delà des 39 puis des 35 he alors si on y touche bah on va passer aux 40 heures effectives Radio France et puis le contribuable n'y gagnera rien hein. On a 5 semaines de congé payés comme tout le monde, une semaine d'ancienneté au bout de 8 ans, ce qu'on beaucoup de cadres dans des grosses boîtes privées. et on a 3 semaines de congé d'hivers qui sont en compensation comme vous l'a dit des jours fériers que nous ne chaumons pas.
Voilà. Et en plus effectivement il y a des durées effectives de travail à Radiofrance qui pour le coup sont exorbitantes et qui sont hors du cadre légal. Ça a été constaté.
Je vais vous citer quand même ce rapport isastte de 2022, hein, c'est pas bien vieux 2022. Et il y a eu des actions de Radio France entre-temps pour qui ont un peu améliorer les choses, mais chasser le naturel, il revient au galot, les choses sont reparties à peu près sur ces basesliment d'internet impacte fortement les temps de travail puisqu'on parlait de modernisation, des effectifs et des moyens insuffisants. Répondre aux besoins de production entraîne des dépassements du temps de travail au-delà du cadre légal.
De nombreux salariés travaillent au-delà du temps prévu par leur contrat de travail. Une partie de du travail produit correspond donc à du travail dissimulé. On est dans le service public.
Voilà. Donc oui, effectivement dans ces conditions-là, quand on parle aux salariés de s'attaquer à leurs droits à congé ou autres, c'est pas très populaire. et nous euh on défendra ces droits-là parce qu'on estime que que un ils ne sont pas exorbitants et que deux ils sont quelque part aussi en compensation de conditions sociales par ailleurs qui n'ont rien de de qui n'ont rien de formidable.
Il faut dire aussi que ces congés ne sont pas intégralement intégralement pris par les gens. Ils sont en partie épargnés sur nos comptes épargnant pour les monétiser parce que les salaires ne sont pas là non plus formidables et que les gens monétisent pour palier euh à la faiblesse de la progression des salaires qui sont bouffés par l'inflation. Et ça fait quand même quelques années qu'on perd du pouvoir d'achat.
Donc voilà, si on parle du cadre social, parlons de tout le cadre social et on regrette nous que la Cour des comptes qui par ailleurs comme il a été dit des choses beaucoup plus positif sur le cadre social et et sur la gestion euh que qu'elle n'est pas regardé ce tableau d'ensemble. Alors, je sais que monsieur Dalmar vous avez la parole mais je sais que le rapporteur a une question complémentaire sur le temps et le rythme de travail. Vous aurez la parole juste après, ça vous permettra d'éventuellement, mais comme les réponses sont parfois un peu longues, elles méritent elles méritent par leur contenu, mais nous devons ensuite passer aux collègues.
Donc monsieur le rapporteur sur cette même thématique et ce sera monsieur Dalmar qui pourra répondre en premier. Merci madame la présidente. Effectivement, je vais essayer de de faire la question courte.
On vous expliquer que je me trompe, il faudra dire ça à la cour des comptes he parce que je n'ai fait que reprendre des chiffres et des faits établis par la par la Cour des comptes. Vous expliquez aussi que ces avantages notamment de 14 semaines de congé payés pour les journalistes chez Radio France se justifieraient par des conditions de travail particulières des personnels de de radio. Notamment le fait de travailler le weekend, le tra le fait de travailler parfois la nuit, le fait de travailler parfois lors de de jours férier.
Mais bon, c'est encore trois fois plus de congé payé que le reste des français. Et quand je regarde le rapport de la cour des comptes, ça me paraît assez difficilement explicable parce que je vois que en 7 mois seulement, il y a 279 journalistes qui d'après la Cour des comptes demandent pendant leur congés des autorisations de travailler en parallèle dans d'autres médias. Donc vous voyez quand vous m'expliquez qu'en fait les journalistes sont tellement fatigués qu'ils méritent trois fois plus de congés que les Français mais que dans le même temps dans le rapport de la cour des comptes, je vois qu'il y en a 279 chez Radio France en 7 mois seulement qui demandent pendant leur congé des autorisations de travailler en parallèle dans d'autres médias.
Est-ce que vous convenez pas que le nombre total de jours de congé 14 semaines par an chez Radio France pour les journalistes est quand même trop élevé ? Alors mon monsieur le rapporteur, je vous ai je vous ai je vous ai répondu l'éducation au médias, les gens oui, ils font une demande d'autorisation de collaboration extérieure, même si comme celle a été précisé par Alexis Morel tout à l'heure, elles se font la plupart de ces interventions évidemment gratuitement. Oui.
Alors peut-être qu'il y aura à préciser ce qu'est la collaboration avec un autre média et puis ce qui est ses interventions bénévolement parfois via des associations d'éducation au médias notamment en milieu scolaire. Monsieur Dalmar. Oui, je vais essayer de répondre de manière très brève à toutes les petites choses qui ont été dites.
D'abord, la cour des comptes. Effectivement, on regrette de ne pouvoir faire euh s'entretenir avec la Cour des comptes à postériori après la présentation de leur rapport parce que c'est toujours en amont et on découvre un peu euh ensuite ce qui est produit et donc c'est regrettable. Moi, je je voudrais bien m'entretenir sur un certain nombre de choses, notamment cette confusion qui est faite dans le rapport de la Cour des comptes et que vous semblez faire également assimiler des jours de RTT, réduction du temps de travail, c'est-à-dire pour revenir à la durée légale du travail qui est de 35 he l'assimiler à des congés payés.
Ce ne sont pas des congés payés. Ce sont euh des jours qui permettent d'être dans la durée légale du travail, les 35 heures que bien entendu à la CFDT nous défendons. Euh par ailleurs sur euh vous faites référence à l'histoire et là c'est une discipline qui m'est cher et je vais essayer de de revenir un peu à l'histoire de tous ces congés.
Notamment vous faites allusion par exemple au au congés de modernisation puisqu'il s'intitule ainsi. Euh ces congés ont été euh proposés en compensation de rémunération très faible euh très faible faible au regard de du secteur d'activité. Euh c'est-à-dire que Radio France ne pouvait pas se permettre d'avoir des augmentations générales des salaires.
Je voudrais simplement donner l'exemple, une augmentation générale des salaires en 10 années et puis les 10 précédentes années, c'était la même chose. Donc deux augmentations générales des salaires en 20 années d'exercice à Radiofance. Donc on proposait au titre de la rémunération des congés pour les salariés.
Voilà. Mais rien n'empêche à la direction de proposer aujourd'hui le rachat de ces congés. Euh voilà, mais euh voilà, pour l'instant ça n'a pas été proposé.
Vous évoquez les 32 heures de technicien. Effectivement, comme vous l'avez supposé, il s'agit de personnel qui travaille la nuit. Vous n'ignorez pas que Radio France travaille est ouvert 24, que les antennes euh fonctionnent la nuit et que donc il y a des techniciens qui travaillent la nuit qui commencent à 2h du matin, qui commencent à 3h du matin, qui commence à 4h du matin ou qui finissent à 2h du matin.
Voilà. Et effectivement euh la négociation et la compensation de ces jours euh de ces heures de nuit passe par les 32h. Euh vous évoquez les indépendants, mais les indépendants c'est leur choix et peut-être que de travailler plus leur permet de gagner plus, ce qui ne serait pas le cas à Radio France.
Par ailleurs, moi je vous invite à à vous interroger sur la crise d'évocation dans la boulangerie, hein. Je pense que la jeune génération est pas prête à à à accepter des conditions dégradées de travail et de ne pas travailler 35 he voilà. Et simplement, madame la présidente, pour finir, je voudrais quand même lire une phrase de la Cour des comptes sur les avantages sociaux de Radio France.
C'est non, c'est un titre, les accords catégoriels sont structurants pour le quotidien de Radio France. Merci beaucoup. Alors on a on arrive aujourd'hui enfin maintenant à la fin des questions de rapporteur.
Euh question une dernière question s'il vous plaît madame la présidence alors là vous avez pas annoncé vous avez pas annoncé que ce sera la dernière question simp laisser madame la présente s'il vous plaît une dernière question sur le cadre le rapporteur monsieur le rapporteur j'étais juste en train de constater que nous étions arrivés à la fin des 45 minutes qui vous sont imparties. J'allais inviter à ceux qui nous répondent de pouvoir faire des répondes plus brefes afin de vous donner la possibilité de poser une dernière question. Vous venez de m'interrompre, je suis désolée, ça ne m'engage pas du tout à vous donner la parole alors qu'on vient de dépasser.
Nous avons des demandes de la part de la part. Alors, on va passer s'il vous plaît. Vous pourrez reprendre.
En fait, j'avais annoncé qu'à 16h20, on allait passer à la question des membres de cette commission. Donc on a dépassé et je vous ai laissé poser une question complémentaire parce que nous étions encore dans le rythme et le temps de travail. Vous pourrez revenir avec une autre question aujourd'hui.
Prévenu qu'à 16h20 nous allions passer à autre chose. Il est 16h28. Vous pouviez aussi arriver à l'heure monsieur.
Vous êtes arrivé à 5 minutes 164 madame présidère question. Je préside je préside et je précise qu'après les qu'après les prises de parole de chacun des membres du groupe qu'ils ont 2 minutes et que s'il vous plaît vous pouvez vous répartir. Il y aura aussi 2 minutes, je sais que c'est très court et il va falloir trouver.
Et il va falloir mais fais un tweet si tu veux, ça t'amuse. Donc 2 minutes s'il vous plaît de réponse. Donc je sais que c'est très dur, vous êtes très nombreux de vous enfin répartir la parole.
Donc chers collègues, je vous invite à vraiment respecter les 2 minutes de questions et ensuite pour nos invités 2 minutes de réponse. On le fera du tac au tac et j'ai plusieurs demandes de la part des groupes. Donc on commence puisqu'il n'y a pas de demande pour le Rassemblement national ou pour EPR par la France insoumise par Aurélien Saintoule s'il vous plaît pour 2 minutes.
Merci madame la présidente. Bon, comme d'habitude, on se rend compte que l'extrême droite a un problème avec la concertation sociale, la vie des entreprises et et fantasme en général plutôt la conduite des affaires qu'elle ne les connaît. Deux questions très simples, une, je vais revenir sur le cas de le l'arrivée de Benjamin Duamel parce que une des forces du service public en réalité, c'est la prévisibilité et la transparence des carrières et des rémunérations.
Et donc, j'aimerais moins savoir comment être perçu ce qu'on a pris l'habitude d'appeler le mercato, l'arrivée de grandes personnalités ou de personnalités plus connues qui d'une certaine façon viennent d'amer le pion de personnalité ou de professionnels en interne. Et la deuxième question que je me pose, elle est ancienne en réalité, elle est sur le rôle des éditorialistes. On aurait pas de questions à se poser sur leur place, leur omniprésence si tout simplement on s'abstenait d'avoir un éditorialiste puisque la fonction d'éditorialiste qui est une fonction de presse écrite en réalité et de donner un avis.
Au revoir monsieur le rapporteur. Et donc forcément si vous si vous ne donnez pas votre si vous donnez votre avis forcément vous basculez vers quelque chose qui est de l'ordre de l'opinion. Ce qui est normal dans la presse écrite ça est forcément beaucoup moins dans l'audiovisuel.
Est-ce que tout simplement l'audiovisuel public aurait pas un avantage à s'abstenir désormais d'utiliser cette fonction d'éditorialiste et juste de confier de de remplir une fonction d'information strict au sensu ? Merci. Qui souhaite répondre ?
Monsieur Darieter. Oui, peut-être monsieur Saintou une réponse par rapport à monsieur du Amel. En fait, comme je disais dans mon proposiminaire, nous fondamentalement nous pensons que il y a des dizaines de journalistes à Radio France qui sont capables de faire le travail ou de Benjamin Duamel ou de toute autre pointure qu'on va chercher à l'extérieur.
Nous le redisons régulièrement. Il y a dans les radios locales des supers interviewers qui interviewent des ministres, qui interviewent des députés, qui interviewent des chefs d'entreprise, des syndicalistes et qui font un super travail. Nous, on préférerait que notre entreprise se dise "Et bien, j'ai le vivier à disposition, je vais aller chercher un tel ou un tel, une telle ou une telle pour faire ce job plutôt qu'aller chercher à l'extérieur avec, c'est dommage que le rapporteur soit parti, je suis sûr que ça l'aurait intéressé, avec l'impact financier que ça a évidemment sur l'entreprise." Merci.
Alors, vous avez une minute, il y avait monsieur Morel qui voulait compléter. Oui, c'était sur la deuxième question sur le rôle et la place des éditorialistes. Nous, ce qui nous importe, c'est vraiment que les cases des éditaux soient très clairement distinguées des cases d'information qui sont celles des journaux.
Il faut que ça soit très clair pour les auditeurs et les auditrices. Ce sont deux métiers différents. On est tous journalistes évidemment, mais ce sont deux métiers différents.
Ils peuvent donner leur opinion. On ne peut pas le faire et euh et on ne le demande pas d'ailleurs. On est là pour relater des faits et s'appuyer sur des faits.
Tant que ces cases sont bien distinctes pour ceux et celles et ceux qui nous écoutent, c'est je pense le plus important. Merci beaucoup. La parole est maintenant pour le groupe socialiste Aida pour 2 minutes.
Merci madame la présidente. Et puis avant d'arriver à ma question, je voudrais d'abord vous apporter mon soutien en tant que présidente. Euh monsieur le rapporteur n'a pas été bayonné contrairement à ce qu'il dit, peut-être ce qu'il est allé tweeter.
La fin de votre période de première question avait été annoncée. Et d'ailleurs, je remercie à madame la présidente d'avoir respecté le timing parce que nous avons d'autres obligations nous aussi et que nous tenons nous sur ces 2 minutes à poser nos questions. Je remercie également les journalistes présents pour deux choses, pour avoir rectifié les faits de manière précise.
L'audiovisuel public n'est pas en faillite et vous ne vous n'avez pas 14 semaines de de congé payés. Et j'espère que désormais ces deux faits seront pris en compte dans la suite des travaux de cette commission d'enquête puisque d'enquête doit chercher des faits et diffuser les fausses informations et une aberration est une honte aussi pour le travail parlementaire. Merci pour une deuxième chose.
J'étais au ministère de l'éducation nationale et l'action et les actions éducatives dont j'avais en charge en tant que chef de bureau, parmi toutes les actions éducatives, il y en avait un certain nombre. Celles qui avait le mieux fonctionné, qui recueillait le plus d'adhésion de la part des enseignants, c'était la semaine des médias et de l'information. C'est celle où il y avait le plus de participations d'enseignants et je sais que ce n'est possible que grâce à l'investissement de nombreux journalistes partout dans toute la France et sur tous les territoires.
Et vraiment, je tenais à profiter de ces 2 minutes pour vous remercier. Une question maintenant sur la gouvernance. Si nous devons réformer l'audiovisuel public et la radio publique, comment faire en sorte que la voix des journalistes de terrain pèse davantage dans une future gouvernance ?
Comment voyez les choses ? pour en faire en sorte que votre voix dans le tour de tap paèse davantage et ne soit pas que une voix consultative. Je vous remercie.
Alors qui souhaite répondre ? Monsieur Gaspar. Ben en fait, pardon, mais nous n'estimons pas avoir besoin d'une réforme de la gouvernance de l'audiovisuel public parce qu'en fait pour nous justement, il n'y a que des risques d'abîmer quelque chose qui fonctionne.
Euh et le fait est que même l'information pour la radio, pour la télé n'étant pas la même chose, il y a besoin de conserver une pluralité à cet endroit-là. Et on ne voit pas de solution qui pourraient être trouvées pour garantir que des journalistes radio dans le dans le cadre d'une concentration, on va dire, de de d'une organisation de l'information trouverait justement à se faire entendre mieux. Pour nous, il y a pas vraiment d'autre solution que de rester une entreprise de radio.
Monsieur Dariette, pour une minute. Promis pour une minute. Le SNJ s'est déjà prononcé sur la question de l'indépendance des rédactions et pour le coup, ça ne concerne pas que l'audi public puisque pour nous l'enjeu, il est évidemment aussi dans les rédactions portées par des éditeurs privés.
Ensuite, c'est ce que je disais dans mon propoliminaire, il faut appliquer la réglementation le européenne telle qu'elle est aujourd'hui, c'est-à-dire prévoir une instance indépendante qui gère l'audiovisuel public comme ça existe dans d'autres pays. Et puis surtout et puis surtout parce que le véritable enjeu, il est là, c'est la prévisibilité sur les financements parce que tout le discours sur l'indépendance ne sert strictement à rien s'il y a pas de prévisibilité sur les finances. Merci beaucoup.
La parole est maintenant à Sophie Tailler Paul. Merci madame la présidente. C'est pas la première fois d'ailleurs que la Cour des comptes émet énormément de jugements et de de et sur les conditions sociales d'emploi dans la fonction publique.
Et c'est pas la première fois que les faits sont différents en réalité et que la réalité sociale est différente de ce que la Cour des comptes dit. La Cour des comptes, c'est bien pour les comptes. Pour la situation sociale, je crois que ce n'est pas toujours le meilleur pour voyeur d'information.
J'ai deux questions à vous poser. Premièrement, est-ce que vous considérez sur le la problématique des antennes générales de Radiofrance que le système des producteurs qui ne sont pas salariés et qui donc peuvent être et comme ils l'ont parfois été licenciés du jour au lendemain sans contrat de travail avec ce statut particulier euh et et la bonne et la bonne façon de de fonctionner, c'est quand même on l'a vu, ça a été réglé au prudom pour certains certaines et requalifié en CDI. euh est-ce que ça doit continuer comme ça ou alors est-ce que ça doit être remis à plat pour que ce soit juridiquement viable mais que ça continue à être des CDD pour que l'antenne puisse être voilà votre point de vue syndical.
Deuxièmement euh il y a eu des baisses budgétaires très importantes ces dernières années. Euh est-ce que vous pourriez nous en donner les conséquences vécues depuis la base, que ce soit sur l'information ou sur les autres programmes ? C'est intéressant pour nous d'avoir non pas des chiffres mais une réalité de sur les conditions de travail ou sur les missions, la possibilité d'exercer les mission.
Je remercie. Merci. Qui souhaite répondre ?
Monsieur Gaspar puis monsieur Thomson. Si vous pouvez faire une minute et une minute. Bon, je je vais essayer effectivement d'être d'être très rapide.
Déjà les conséquences des économies, elles sont de tout ordre. on a quand même des charges de travail qui ont été en augmentation constante et euh des des troubles sur la santé avec une une augmentation des arrêts maladies euh voilà qui est préoccupante euh qui nous ont fait déclencher certaines expertises sur le réseau bleu euh à Paris. Voilà, ça fait un certain nombre d'expertises qu'on a qui s'accumulent dont on pourra faire état à la commission si si elle est intéressée.
C'est également, on l'a vu, maintenant des questions éditoriales. On a la fermeture de MVE qui est programmée à la fin de l'année. On a des discussions qui sont très complexes sur comment monter un programme à destination de l'enfance.
Donc, on voit bien que euh la question économique, elle s'est invitée absolument partout et elle pèse euh comme contrainte sur sur tout et et sur tous ses et toutes. Sur les personnels d'antennes qui sont en CDDU, nous sommes, je crois, au niveau de l'intersyndical unanime sur le fait d'avoir défendu qu'il fallait travailler à une possible CDisation parce qu'en fait, il y a au sein de ces personnels des personnels permanents dont le statut CDI n'empêcherait pas les évolutions éditoriales au sein des chaînes. Donc là-dessus, on est convaincu et on demande cette négociation à la direction depuis longtemps.
Oui. 30 secondes. Simplement pour rappeler que si ces personnels sont en CDU, donc intermittent enfin le statut qui donne droit à l'intermittence et qu'ils ne le sont pas en réalité certains sont là depuis 35 ans et n'ont pas eu d'autres employeurs que Radiofance.
C'est tout simplement à cause de la jauge qui est appliquée à Radio France par les ministères de tutelle et qui oblige Radio France à ne pas puisque ses personnels en étant ces DDU ne sont pas comptabilisés dans les dans les emplois de Radio France et que donc sinon Radio France ne pourrait pas avoir ces ces personnes. que c'est et c'est très intéressant quand même que vous évoquiez les producteurs parce qu'on parle beaucoup des journalistes mais que les droits de producteurs que vous entendez sur les antennes et qui sont d'ailleurs plus nombreux en temps d'antennes, il y a plus de temps d'antenne dédié aux producteurs qu'au journalistes euh ben n'ont pas les mêmes droits et n'ont pas les mêmes possibilités que les journalistes. Merci beaucoup.
On passe la parole maintenant à Erwan Balanan. Oui, merci. Merci madame la présidente.
Merci pour pour ce que vous nous avez dit. Vous rappelez la réalité de de votre métier. Euh c'est pas simple d'être journaliste dans dans notre pays et dans l'audiovisuel public.
C'est pas non plus c'est pas une disons que c'est pas une sinécure. Voilà. Chez vous aussi c'est compliqué.
Euh depuis quelques mois, on a une opération de de dénigrement absolu de votre travail et notre groupe le mouvement démocrate et et moi-même tenons à vous soutenir puisque j'ai eu l'impression que vous aviez l'impression qu'on vous soutenait pas assez et je crois qu'on le fait sans sans arrêt. Je je vous vous venez de dire monsieur Gaspar ou monsieur Dariet, je sais plus lequel d'entre vous, quand madame Adisadé a poser les questions de autour de la gouvernance et de son évolution qu'il n'y aurait rien à faire parce que tout fonctionnerait. Alors moi, je suis en train de dire que oui, on a un audiovisuel puissant dans notre pays qui qui fait bien son boulot, mais on a aussi des nouvelles émergences et des nouveaux des nouvelles réalités. que l'on se pose la question d'une organisation différente face à l'arrivée des gafames et des plateformes.
C'est une question. Face au risque d'ingérence informationnelle, face au risque de fake news, face au risque de la concentration qui n'est exogène hors de la France, comment vous et comment l'audiovisuel public peut-être un outil de souveraineté intellectuelle, informationnelle et culturelle pour notre pays ? parce que je crois que c'est ça la réalité de la question de de ça devrait être ça la question de la commission d'enquête, ça devrait être ça notre vrai sujet.
Ça devrait être ce cette question qu'on devrait se poser. Et monsieur le rapporteur, pour conclure juste, on a vu depuis quelques temps, vous posez toujours les mêmes questions sur les questions financières, vous avez l'air de maîtriser complètement, c'est très bien. Mais par contre, je je le dis et je le dis sans aucune c'est pas du tout une charge.
Vous vous semblez complètement méconnaître. la réalité du travail de terrain, la réalité d'un journaliste, la réalité d'un GRI, la réalité d'un régisseur, la réalité de notre écosystème. Alors, je voulais vous demander comme question au final, est-ce que vous pourriez prendre une semaine ou 15 jours monsieur le rapporteur en stage pour lui montrer comment fonctionne la production d'informations dans notre pays ?
Voilà. Pardon. Merci beaucoup.
Il y avait monsieur Corcos et monsieur et et madame Zel. Est-ce que vous pouvez faire chacun une minute s'il vous plaît ? Madame la présidente, messieurs, mesdames messieurs les députés, vous avez évoqué monsieur Balance effectivement envers les envers les médias.
Je représente ici évidemment la la société de journalistes radio de Radio France, mais je travaille à ici en local et la plus belle marque de confiance, ce sont les auditeurs qui nous la donnent sur le terrain, qui nous qui nous félicitent pour notre travail, qui sont contents de nous voir débarquer sur le terrain, sur des reportages, dans des interviews également et également sur le numérique. Vous avez évoqué les gars femmes, nos résultats sur le numérique sont bons également sont bons et sont valorisés en tant que tel par notre direction. Vous savez plus entendre.
Je par exemple du réseau ici 93,5 millions de visites pour le site et l'appli ici en janvier 2026 une hausse de 80 % en 1 an. Voilà donc là sur sur le numérique, je pense que le chiffre est assez éloquent. Euh pour le reste, les enquêtes aussi nous sont favorables.
Pendant l'entre de tours des législatives de 2024, le travail des journalistes d'ici avait été euh euh largement félicité. Euh voilà, encore une fois, je pense qu'il y a qu'il y a des marques qui se retrouvent de de confiance de la part de nos auditeurs qui nous suivent et et qui nous rendent et ça c'est la plus belle fierté pour nous journaliste du service public et engagé pour un service public. Merci madame pour une minute.
Oui, très rapidement, j'avais envie de soulever ce point sur les succès du numérique sur lesquels nous sommes formés, sur lequel la maison de Radio France forme les journalistes, mais aussi les animateurs que je représente notamment pour l'UNSA qui sont aussi très présents à l'antenne et qui mènent des reportages et des rencontres. Et puis vous avez beaucoup parlé de chiffres, monsieur à l'oncle. Vous n'avez pas les chiffres et ça personne ne les a du temps qui est consacré non seulement à l'extérieur, à l'éducation, au médias, mais aussi à l'accueil que nous faisons dans nos stations chaque jour, tous les jours de de l'année, y compris les weekends pour ceux qui ont envie d'apprendre le métier.
Personne n'est réellement périateur et pourtant nous le faisons. Nous le faisons tous avec beaucoup de cœur et d'engagement et depuis fort longtemps. Et et ça aussi, il faudrait le rappeler parce que ça aucun chiffre n'existe à ce sujet mais cela fait partie de ce que nous avons comme notion de service public également.
Merci. Merci beaucoup pour notre dernier orateur de groupe. Après, il y aura deux questions d'une minute, pareil avec un temps d'une minute.
Monsieur Morel pour 2 minutes. Merci madame la présidente et merci à vous d'être ici. Vous l'avez noté, il y a une offensive contre le service public de l'audiovisuel, une entreprise de dénigrement. euh qui s'inscrit dans un projet politique, je pense de privatisation.
Mais il faut que vous sachiez aussi qu'il y a beaucoup de parlementaires qui représentent beaucoup de Français qui aiment et notamment en Radio France la qualité des programmes et spécifiquement des podcasts. Moi, c'est ça qui m'impressionne le plus, c'est la réussite sur les podcasts. J'ai trois petites questions.
D'abord, il y a un l'un d'entre vous, mais je me souviens plus lequel, qui a dit "La starification, c'est pas notre tasse de thé." Je crois que c'est vous. Euh moi, je suis assez d'accord avec ça, mais j'aimerais qu'on poursuive la réflexion, c'est-à-dire concrètement, est-ce qu'on est-ce que il faut forcément obéir au canon de l'animateur star ou de l'éditorialiste star qui la plusvalue est pas forcément spectaculaire, voir quelquefois contre-productive et je me demande si c'est pas quelque chose qui pourrait être la spécité d'un de d'une radio publique.
Deuxième chose sur la fusion. J'ai vu que certains d'entre vous ont un un autocollant. La fusion c'est non.
Nous, on il y a beaucoup de de ministres qui sont venus nous vanter euh le la plus-value de d'une holding, une sorte de BBC à la française. Moi, j'aimerais que rapidement évidemment vous argumentaire. La troisème chose, c'est sur le jeûne public parce que vous avez parlé des jeunes, mais c'est quoi la stratégie aujourd'hui d'une de de de la radio publique française pour essayer d'attirer un public qui va pas forcément mettre la matinale de France inter le matin ou celle de France Q ou celle de France musique ?
C'est quoi aujourd'hui la stratégie dans ce sens ? Et puis est-ce qu' Oui, ben il me reste encore un tout petit peu de temps. Je me posais une question sur l'audience parce que normalement la la radio publique est censée s'émanciper un petit peu de la course à l'audience.
Or, je ne compte plus les matinales de France interre où on s'en orgueil d'avoir fait deux points de plus, un point de plus, 0 5 points de plus. quelquefois ça vire un peu au grotesque. Est-ce que vous ressentez une pression là-dessus ou est-ce qu'en réalité c'est un élément parmi d'autres de l'appréciation de la qualité de vos programmes ?
Je veux bien Alors, il y a plusieurs prises de parole. Il y avait côté SDJ de monsieur Morel ou Corcos choisissez, il y a une personne qui peut répondre. Je suis désolé, je suis désolé.
On a pris beaucoup de temps avant. Donc je vais donner la parole à monsieur Corcos pour une minute et ensuite monsieur Thomson pour une minute. Je rassurer mon collègue en disant que je lui laisserai un petit peu de temps.
Je vais répondre sur la question de la starification. Euh monsieur le député, je pense que euh moi-même étant journaliste en Creuse euh nous sommes une radio où euh on nous reconnaît plus facilement dans dans la rue, où on nous la légende de DC Creuse, c'est d'être connu à la voie. Euh ce qui se vérifie encore aussi, je peux vous le dire, monsieur le député.
Euh euh mais en fait on ne sent pas comme des stars, on se sent comme obligé pour l'auditeur. Ça nous oblige aussi d'être reconnu, d'être voilà, on est un plus petit territoire, on a une grosse audience et donc forcément on se on est reconnu, on notre travail est notre travail est peut-être plus scruté et donc euh ça nous oblige à être d'autant plus d'autant plus rigoureux dans notre travail. Mais on ne voit pas ça comme une question de de tarification ou de se dire qu'on est des stars.
On se voit comme des obligés en fait pour nos auditeurs. Monsieur Thomson dans le désordre et en très rapide. Effectivement nous on a on a on a sur la starification, on a toujours une préférence à ce que des talents en interne montent.
C'est ce qu'on a longtemps su faire et ce qu'on trouve ces derniers temps, on sait moins faire. Mais justement parce qu'effectivement il y a une pression sur les audiences et qu'il y a une crainte, il y a toujours un peu une idée d'aller chercher le le vu à la télé et qui pousse à cette starification. Cette pression sur les audios, elle n'est pas nouvelle, hein.
Moi, j'ai j'ai plus de 30 ans dans la maison. Je la je le tournant il est peut-être au moment de la présidence de de Non avant même. Ah oui oui avant de comment euh c'est c'est Alzheimer c'est l'âge non avant Clusel encore.
Bref où on s'est mis à nous présenter les audiences comme des grands messes voilà ce qui n'était pas du tout le cas quand je suis arrivé dans la maison il y a 30 ans. Nous, on a tendance à considérer que les audiences, c'est malgré tout important parce qu'on sait que par les temps qui court, c'est aussi notre bouclier contre les attaques. On en est là, mais à la fois pour nous, les missions bien sûr doivent être primordiales.
C'est-à-dire que ce qui doit primer, c'est nos missions, nos missions de service public et puis ensuite ça rencontre une audience ou pas, si pas on prend, on tire les conséquences, mais voilà, sur les fusions. Pardon, excusez-moi, je vais devoir passer la parole aux autres. Merci. pour une minute madame Ercia Souet.
Merci, j'ai deux questions. La première concerne France Inter. Adelle VR a subi une motion de défiance en juillet 2024.
Il était question de management brutal, de remplacement du chef de services politiques par Patrick Cohen et plus largement de l'impossibilité de lui faire confiance pour diriger la radio. Cette même vanris qui accessoirement a été enfin aussi l'initiative d'une véritable purge idéologique à mon sens et qui en un an a perdu 500000 auditeurs. Entre-temps, elle a perdu son poste.
Quelles informations complémentaires avez-vous sur ce qui a conduit à son départ et pour vous ce départ est-il un bon signal ? Et ma deuxième question, ce serait pour avoir un bilan de votre part sur la fusion entre France Bleu et les programmes régionaux de France 3 ainsi que France Info et France TV. François TV pardon.
La CGT avait notamment parlé pour la première d'un paris risqué et inutile car les audiences de France Bleu étaient en hausse. On parlait à ce moment-là de 87000 auditeurs de plus en un an. Donc quel bilan pouvez-vous faire actuellement ?
Merci. Qui souhaite répondre à ces deux questions ? La première, on l'a pas mal abordé déjà, mais monsieur Gaspar, juste un mot rapide pour dire que nous on déplore que les matinalement filmés en commun avec France Télévision ne soit pas un succès et ne soit pas forcément une bonne chose pour la radio de proximité.
Il y avait-il besoin de faire une matinale filmée ? On en est on en est vraiment pas sûr. Surtout que ça me permet de répondre un peu à vos deux questions en même temps.
Je pense que l'audiovisuel public de la radio a raison de mettre l'audio en priorité et devrait se recentrer là-dessus. C'est aussi un bon remède contre la starification à outrance et c'est aussi ce qui euh préserve un petit peu nos spécificités, nous permet d'atteindre des publics qui devrait aussi décrocher un petit peu des écrans. Euh voilà, donc pour pour toutes ces raisons euh tout ce qui est matinal filmé et production en commun avec la télé est toujours à vraiment peser au trébucher parce que c'est pas toujours de très bonnes idées.
Merci monsieur Dalmar pour 30 secondes. Oui, mais je partage totalement ce qui a été dit paro Gaspar pour Sud, mais juste je voudrais rajouter et tirer vers les questions que posait monsieur Balan pour dire que ce qui était en exergue de de notre lutte contre ce projet de fusion, c'était bien que la radio ce n'est pas la même chose que la télévision, qu'une auditrice ce n'est pas une spectatrice ou une téléspectatrice et qu'il y a là deux secteurs très différents avec des stratégies différentes et des publics très différents. Donc pour nous le média global ça n'existe pas et disons-le clairement pour la CFDT c'est un leur ou un fantasme.
Merci beaucoup pour une minute madame Céline Hervieux. Merci madame la présidente. Oui, moi je je regrette et je suis extérieure à cette commission mais je dois dire que je regrette souvent les échanges et le spectacle qui en est donné qui relève bien souvent davantage des accusations que de réelles enquêtes.
Je voulais revenir sur ce qui a été dit. Vous avez évoqué, monsieur Corcos, les audiences et je fais juste référence une seconde à cette enquête IPSOS de 2025 qui rappelle que au-delà des audiences, au-delà des groupes politiques qui vous soutiennent, euh je rappelle simplement ces chiffres. 71 % des Français considèrent que la radio publique notamment s'adresse à toutes les catégories de la population. 69 % des Français ont une bonne image de leur audiovisuel publique et plus d'un français sur deux considèrent que l'information qui est diffusée est fiable et indépendante.
Donc même si on peut faire mieux, ça me semblait important de le rappeler. Moi, je voulais faire référence enfin poser une question par rapport à ce que vous évoquez sur cette campagne de dénigrement et les conséquences psychologiques que ça a sur justement les agents. Vous avez évoqué le cyberharcèlement, est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur l'impact que ça a sur votre capacité à faire correctement votre travail aujourd'hui ?
Merci monsieur Dariette et monsieur Corcos. Merci madame la députée d'abord pour les chiffres que vous avez rappelés parce que effectivement c'est ça la réalité de de la perception de de Radio France auprès de nos publics concernant les impacts de de l'ambiance un peu délétaire autour de l'audiovisuel public. Ça a deux impacts.
Effectivement cyberharcèlement c'est-à-dire que dès qu'on met aujourd'hui en ligne ou qu'on tweet une information il y a un déchaînement derrière et ça commence à s'adresser directement au journalistes concernés. Pour ce qui concerne ma rédaction de DC Norm, notre journaliste sportif a été victime d'une campagne bien orchestrée de dénigrement. Le seul moyen qu'on a eu pour casser tout ça, c'est la rédaction collectivement a écrit un texte qu'elle a publié, que ça a été repartagé et ensuite il y a eu à nouveau des tweets et cetera pour essayer de renverser la vapeur.
Et puis l'autre conséquence de tout ça qui est bien encore plus grave que le cyberharcèlement, c'est tout ce qui se passe sur le terrain puisque par exemple, on a une rédaction à Isit Touren qui a été victime en moins de 3 mois de deux agressions, c'est-à-dire un coup de fil avec des menaces qui sont clairement des menaces de mort et ensuite sur le terrain un journaliste et un rédacteur en chef qui ont été physiquement agressés. Donc c'est ça la réalité. Et encore, on a lancé nous en interne un appel à l'ensemble des journalistes pour tout faire remonter parce qu'on sait très bien que dans un certain nombre de local, il y a encore des cadres qui disent "Oui, bon, on va pas faire remonter, ça fait partie du jeu et cetera." Non, nous voulons que tout remonte pour faire un un tableau complet de ce qui se passe pour voir l'ampleur du problème et évidemment avec la campagne municipale qui commence, on a comme idée que ça va pas s'arranger.
Monsieur Corcos, rapidement pour d'abord profiter de cette commission pour apporter un soutien à tous nos collègues qui effectivement ont pu être malmenés sur le terrain pour x ou y raison. rappeler également que la société des journalistes a également fait un un communiqué pour appeler chacun des journalistes qui ont été malmenés à se signaler et à faire remonter effectivement l'information pour qu'on puisse ensuite les remonter au réseau et que ensuite on a à de multiples reprises interpellé la direction là-dessus. Euh Mathieu Dariel évoquait.
Effectivement, il y a des pressions effectivement politiques euh de tout bord. Euh du cyberharcèlement, c'est pas tout le temps évident, mais euh mes collègues, nos collègues euh font euh le travail euh essayent de faire leur travail le plus sereinement possible, soutenu par leur rédaction et soutenu euh notamment par les organisations syndicales et par la société des journalistes. Merci beaucoup.
Alors, nous repassons la parole au rapporteur euh à qui je propose éventuellement que l'on passe aussi un mode 2 minutes maximum pour questions et 2 minutes aussi de réponse si vous en êtes d'accord pour pas poser le maximum de questions. À vous la parole. Merci madame la présidente.
Je voudrais revenir sur le le cadre social. J'avais encore quelques questions à vous à vous poser. J'en viens notamment aux indemnités de départ.
Je reprends le rapport de la Cour des comptes et j'ai trouvé notamment page 99, je le cite "Alors que le code du travail prévoit la possibilité d'une mise à la retraite par l'employeur à partir de 67 ans contre le versement d'une indemnité, par usage, Radio France paye cette indemnité dès lors que le salarié part après 65 ans." C'est page 99 rapport de la Cour des comptes. Donc on apprend par ailleurs que les indemnités départ, qu'il s'agisse de retraite ou de licenciement représentent 14 millions d'euros par an, ce qui équivaut à la masse salariale totale de France culture et de France musique réunie.
Ma question est simple. Quelle est la raison qui vous permet encore de revendiquer des indemnités de départ aussi généreuses alors même que la loi ne l'exlige pas ? Au fond, qu'est-ce qui vous place au-dessus des lois ?
Alors, monsieur Dalmar, alors en fait ces indemnités de départ ne sont pas au-dessus des lois, monsieur le rapporteur. Ces indemnités de départ, ce sont des indemnités de licenciement très souvent puisqu'il s'agit de personnel en CDDU et qui de fait après 30 ans peut-être je attendre que monsieur le rapporteur lorsque quelqu'un a été salarié de Radio France pendant 30 ans certes en CDDU mais de fait en permanence le risque que pour Radio France, c'est de se retrouver au prudent et que le juge en quelques minutes décide que finalement ce cette personne soit requalifiée en CDI et que la façon de procéder bien ce soit un un licenciement et que on soit obligé de lui verser des indemnités de licenciement et un préjudice. Or pour palier, pour éviter de se retrouver avec une dizaine de cas ou une quinzaine de cas par an au tribunal, il y a versement d'indemnité qui n'est pas équivalent à une indemnité de licenciement qui serait bien au-delà si jamais la personne voulait faire valoir ses droits.
Une minute si vous voulez. Oui, entre monsieur le rapporteur, entre 65 et 67 ans, il vous a pas échappé que la l'âge de départ en retraite a été décalé et que donc le 65 est passé à 67 ans. On ne verse, je peux vous assurer, qu'on ne verse aucune indemnité de départ en en qui qui serait pas conforme à la règle.
Ensuite sur le montant. Pour ce qui concerne les journalistes sur les départs, je voudrais rappeler qu'il y a beaucoup de départs qui se font pour inaptitude et que dans ces cas-là, c'est l'indemnité conventionnelle qui s'applique. L'indemnité conventionnelle qui, comme son nom l'indique, est dans la convention collective et qui concerne donc l'ensemble des journalistes de France qui n'est donc absolument pas lié à l'audiovisuel public.
Merci monsieur le rapporteur. Oui, merci monsieur Darrier. Vous vous semblez accuser ma ma question ou mettre en cause mes propos.
Vous êtes sous serment. Est-ce que selon vous le rapport de la Cour des comptes quand il explique cela, est-ce qu'il ment ou est-ce qu'il se trompe au moment où il a rédigé son rapport ? Faudra demander à la cour des comptes mais pour moi, c'est juste une erreur.
Donc c'est c'est une erreur quand 99 les membres de la Cour des comptes rédigent, je le cite, alors que le code du travail prévoit la possibilité d'une mise à la retraite par l'employeur à partir de 67 ans contre le versement d'une indemnité. Par usage, Radio France paye cette indemnité dès lors que le salarié part après 65 ans. Selon vous, la Cour des comptes a commis une erreur en rédigeant cette partie du rapport.
Je vous ai répondu sauf être une erreur. C'est pas du tout la réalité de ce qui se passe à Radio France. Moi je pardon madame la présidente juste je pense qu'il s'agit de pas d'une erreur mais d'une confusion sur les statuts et que pour un personnel en CDDU cet âge de 65 et 67 ans n'existe pas.
ça n'existe pas. Donc effectivement, on paye des indemnités lorsqu'on demande à quelqu'un de partir. Voilà, tout simplement parce que sinon, on est hors la loi.
Bon, j'ai j'ai l'impression que ça fait un certain nombre d'erreurs que vous épinglez de la part de la cour des comptes. C'est dommage parce qu'on les a entendu il y a il y a quelques semaines. Je pense que je leur poserai en tout cas par écrit les ces ces questions et ces remarques que vous formulez.
Vous le voyez encore une fois hein, je ne fais que citer des éléments et des pages du rapport de la Cour des comptes. Donc j'espère que vous jugez de la la sincérité en tout cas des questions que que je pose. Euh je me permets aussi de revenir à la page 96 du rapport de la Cour des comptes.
Je le cite en tout 65 primes sont recensées chez Radio France lié aux conditions de travail ou à la fonction qui vend de la prime de coiffure à l'indemnité sortie moto. Fin de la citation. Est-ce que vous seriez prêt à l'heure d'ailleurs où on demande toujours plus d'efforts aux Français à revenir sur un certain nombre de ces primes ?
Il y en a 65. Est-ce que d'ailleurs certaines primes sont aujourd'hui anachroniques chez Radio France ? Monsieur Gaspar.
Alors, il reste il ne reste pas de prime qui soit anachronique parce qu'en l'occurrence la négociation collective qui a duré plus de 5 ans et qui a abouti à un accord collectif renouvelé en 2017 a mis un terme à un certain nombre de de primes de fonction ou d'indemnités qui n'étaient peut-être plus en cohérence avec le terrain. En l'occurrence, celles qui restent, elles sont réellement liées à des pénibilités spécifiques de certaines activités. Quand vous parlez de prime de sortie moto par exemple, on parle de techniciens qui accompagnent les journalistes sur des terrains d'actualité et qui travaillent dans des conditions très complexes et sur des horair extrêmement étendu.
Donc aujourd'hui, il ne m'en apparaît aucune qui serait a priori déplacée ou en décalage avec une pénibilité ou des contraintes sur le terrain. De toute façon, il est de de la responsabilité du dialogue social et de la négociation éventuellement de remettre ses listes à jour quand c'est nécessaire. Merci monsieur le rapporteur.
Merci madame madame la présidente. Sur le poids de de la bureaucratie chez chez Radio France, si je vous en parle, c'est parce que j'ai aussi pu découvrir dans dans le rapport de la Cour des comptes page 62 que les journalistes ne comptent que pour 19 % des effectifs de Radio France. Vous êtes pour certains représentants des journalistes et je vois aussi chez Radio France, il y a 63 % de personnel administratif, de personnel technique et de manager.
Comment est-ce que vous expliquez ce ratio de trois personnels techniques d'encadrement ou administratif pour un seul journaliste chez Radio France que le la cour des comptes a a pointé ? J'ai deux demandes de parole, monsieur Dalmar puis monsieur Dariel. Alors là encore, il s'agit peut-être d'un d'un problème de compréhension d'une dénomination personnel technique administratif.
Monsieur le rapporteur, je vais vous l'expliquer parce que je vous ai entendu déjà poser cette question à la directrice générale qui a pas qui a pas développé. Mais en fait à Radio France, personnel technique administratif, c'est tout ce qui n'est pas journaliste ou producteur. Et donc c'est ça comprend les réalisateurs.
Enfin, il y a 150 références métiers euh et tout ce qui est chargé d'édition euh dans le numérique, hein, on a on est à 130 emplois dans le numérique. Ce sont tous des personnels techniques et administratifs. Toutes les personnes qui développent les applications, ce sont du personnel technique administratif.
Tous les techniciens de Radiofance, ce sont du c'est du personnel technique administratif. Tous les attachés de production, les chargés de programme qui préparent les émissions, c'est du personnel technique et administratif. Tous les réalisateurs, c'est du personnel technique et administratif.
Toutes les personnes qui euh s'occupent du bâtiment de la maison de la radio, c'est du personnel technique et administratif. Et je pourrais développer jusqu'à plus d'une centaine de métiers comme cela. Comme on vous l'a dit, tout est intégré à Radio France.
Donc c'est tout ce qui n'est pas journaliste. Donc vous comprenez bien qu'au regard de Radio France que je vous ai un peu décrite dans mon propos liminaire que ça nécessite beaucoup de salariés. Voilà.
Merci complément monsieur Dariet. Oui, je vais prendre un exemple, monsieur le rapporteur. Si vous allez à à ICO que vous êtes invité en matinale, vous aurez devant vous un journaliste pour poser des questions.
Vous aurez un animateur qui anime la matinale et un technicien et puis vous aurez aussi une chargée d'accueil qui sera là. Donc voilà, tout ça vous explique pourquoi le nombre de journalistes est pas si important que ça. Mais c'est pas de la bureaucratie.
C'est juste que pour tourner une faire tourner une radio, il faut en local un animateur, un technicien minimum. Euh à Paris, il faut aussi des techniciens, des réalisateurs. Et donc c'est évidemment pour ça.
Puis je voudrais rappeler quand même qu'on est une entreprise de 4 à 5000 salariés avec les avec les les le personnel occasionnel. Euh donc oui, forcément en terme administratif, ça génère des besoins significatifs. Merci monsieur le rapporteur.
Merci madame la présidente. Vous vous évoquez et je trouve que c'est un point important à la précarisation de certains emplois, de certaines fonctions chez chez Radiofance. C'est aussi ce que j'ai pu découvrir dans le rapport de la Cour des comptes.
Euh j'ai pu voir notamment que il y avait à peu près 4065 équivalents temps pleins en CDI qui étaient recensés en 2023 par la cours des comptes. Mais à côté de ça, on compte également 17000 CDD qui représentent 347 équivalents temps plein. Il y a 15784 CDU, contrat durée déterminé d'usage qui représente 523 ETP mais aussi 532 pigistes, 99 alternants, ce qui fait un total de près de 1500 ETP équivalent templin temps templin précaire.
C'est assez alarmant, je vous l'avoue, mais est-ce que c'est pas le résultat au fond davantage et bien quand même parfois anachronique et quand même apr défendu par votre par vos par votre insistance qui fait que l'emploi, le recours au CDI est quand même compliqué chez Radiofance et que la direction et bien préfère euh faire appel à des CDDU, à des CDD, à des alternants, à des emplois précaires parce que c'est trop coûteux aussi pour eux d'employer des CDI. Quelle est votre analyse sur le sujet et cet écart de représentation ? C'est pas du tout cette analyse parce que la précarité entre autres a un coût aussi pour l'entreprise et c'est plus une facilité de gestion sans doute et une souplesse mais que nous on dénonce hein.
Nous on on déplore en tout cas dans dans un grand nombre de métiers. Les cachetiers c'est autre chose, on en parlait tout à l'heure mais les CDD, les pigistes, nous on déplore qu'il y a un tel volume de pige mais on a besoin de ces emplois. C'est des emplois qui occupent des fonctions qui sont des besoins permanents de l'entreprise.
Et euh nous ce qu'on souhaiterait c'est qu'une partie de ces emplois soit euh soit euh pérénisé. Non pas qu'on non pas qu'on réduise la précarité en réduisant l'emploi et en et en mettant les gens au chômage, mais qu'on puisse qu'on puisse péréniser oui une partie de ces de ces emplois précaires. Mais je pense pas que ce soit vraiment euh le le maintien du cadre social et et le maintien des droits des salariés en CDI par ailleurs qui fait qu'on emploie un tel volume de précaire à Radio France.
Je pour rappeler que ces emplois, je l'ai dit tout à l'heure, c'est parce que il y a une jauge d'emploi imposé. C'est la limite des emplois à Radio France. Or, comme le dit la Cour des comptes d'ailleurs, pour fonctionner 24 et avoir toutes les activités qu'à Radio France aujourd'hui, elle n'a pas d'autre solution que de recourir à de l'emploi CDDU et qui n'apparaît effectivement pas dans la la comptabilisation des emplois.
Merci monsieur le rapporteur. Oui, une question plus générale. J'ai noté que fin juin 2025, la plupart des syndicats de l'audis public ont appelé à la greffe pour dénoncer le projet de loi visant à CRU holding de l'audiovisuel public.
Mais la spécificité de Radio France, c'est que l'intersyndical dont vous êtes ici les représentants a appelé à la greffe 4 jours plus tôt que France Télévision et France Méia Monde. Vous aviez d'ailleurs beaucoup de choses à dénoncer. J'ai pu voir là que vous dénoncez la réforme du réseau ici, la fin de la diffusionne du move ou bien encore le rapprochement entre France info TV et France info radio.
Lorsqu'on a auditionné l'inspection générale des finances devant cette commission d'enquête la semaine dernière, elle nous a affirmé que Radio France devait trouver plusieurs dizaines de millions d'euros de gain d'efficacité et de productivité. On lit aussi page 33 du rapport de la Cour des comptes sur Radio France. Je le cite encore.
Au vu des marges de manœuvre limitées tant du côté des ressources commerciales que publiques, des mesures d'efficience doivent être anticipé au plus tôt afin de préserver l'équilibre financier de Radiofance. Selon vous, comment est-ce que Radio France peut trouver à court et moyen terme des gains de productivité, surtout si vous vous opposez au moindre projet de de réforme ou en tout cas de rationalisation. C'est le cas d'ailleurs des rationalisations entre France Info TV et France info radio.
Alors question de gain de productivité de réforme qui souhaite répondre. Je vois que ça se bouscule. Euh monsieur Dalmar non mais je vais faire une réponse breve.
Je crois que Laurence Bloc vous a répondu elle qui défendait ce projet de fusion. elle vous a répondu que c'était pas le bon moment et qu'il y avait un vrai problème euh euh de de budget pour cette transformation. En l'occurrence, je crois que avec ce projet de de holding, on ne serait pas arrivé à à de l'optimisation parce que il aurait coûté très très cher.
Euh voilà, c'est je j'ai rien d'autre à à vous dire. Effectivement, on s'est opposé à ce projet, non pas seulement parce qu'on s'oppose à des gains de productivité, mais on s'est opposé à ce projet parce que il était pour nous absurde en terme de stratégie industrielle tout simplement. La télévision, la radio ce n'est pas de la télévision.
Monsieur Gaspar. Oui, merci. Euh ben je vais répondre aussi sur le le préavis de greffe qui était plus spécifique aux transformations à Radio de France.
Il y en avait déjà certaines qui étaient d'ordre éditorial, des changements euh assez euh brutaux et assez h rapide annoncé en fin de grille dernière qui questionnait et sur lesquels nous avons effectivement interrogé la direction d'abord euh et puis effectivement en l'absence de réponse déposer un prév grève. Il y avait aussi effectivement des questions d'évolution des méthodes de production et celle-là, elle nous posait question déjà par la souffrance au travail qu'elle générait auprès des salariés concernés et il y avait énormément un problème de méthode adopté par la direction. Et c'est toujours intéressant de regarder pourquoi on pose un préavis de greffe.
C'est aussi intéressant de regarder dans quelles conditions on le lève. Et on l'a levé parce qu'on a retrouvé des méthodes de concertation qui nous paraissaient pouvoir garantir d'aller effectivement d'avancer, de chercher de de la nouveauté dans nos métiers mais aussi de le faire correctement et en respectant les salariés. Merci monsieur le rapporteur.
Merci madame la présidente. Bon, je constate que vous m'avez pas répondu à ma question qui était pourtant simple. Quelles seraient les pistes d'optimisation et d'efficacité réclamé d'ailleurs par le rapport de de la Cour des comptes ?
Je le cite hein, page 62, le rapport de la Cour des comptes en citant notamment les avantages exorbitants sur le nombre de jours de congés, les fameuses 14 semaines de congé payés pour les journalistes de Radio France. À la page 72, le rapport de la Cour des comptes explique, je le cite, la révision des congés à la baisse pourrait constituer un gisement de gains de productivité si les organisations syndicales étaient allentes sur la question. Je vous pose une question.
Quelles seraient les pistes d'optimisation chez Radio France ? J'ai pas de réponse concrète. Je vois que le rapport de la cour des comptes nous explique que l'un des points de blocage à ces pistes d'optimisation, c'est aussi la contestation des syndicats.
Est-ce que d'une certaine façon vous êtes pas le problème de l'absence de rationnalisation et d'efforts fait par la direction de de Radio France ? C'est nous le problème. Bon, ce n'est pas la même question mais je crois que monsieur Lionel Thomson veut répondre. sur je crois je crois que sur je crois que sur la question des congés, on vous a répondu et on vous a répondu qu'étant donné les la réalité des conditions sociales qui sont ce qu'elle le sont, ça nous paraît pas ça nous paraît pas opportun et je ne pense pas qu'il y a d'énormes gains de productivité en plus au bout du compte si on remettait tout à plat à faire.
Ça serait plutôt de l'économie de bout de chandelle. Moi, je je laisse à la Cour des comptes ces conclusions, mais je vous renvoie à ce que disent à la fois notre actuel PDG Sibil Veille et à la et à la fois à ce que disait notre PDG d'avant, Mathieu Galet, on a quand même fait ces 10 dernières années, vous a dit si Bilveille, 120 millions d'économies. Euh, les économies, on les a fait.
Les gains de productivité aujourd'hui, moi dans mon travail au quotidien tous les jours honnêtement, je vois pas bien où on peut les faire dans les conditions de de travail et de surtravail que je vous ai décrite tout à l'heure, les gains de productivité ou alors si ce que ça veut dire évidemment vous pouvez aller chercher des exemples de production dans le privé où les conditions de production sont pas du tout les mêmes. Mais quel est au bout du compte ce qu'il propose la variété, la richesse, la qualité de ce qu'il propose et de ce que nous on propose ? Ça n'est pas du tout la même chose.
Donc oui, si vous touchez aujourd'hui et ce que disent aussi nos PDG, si vous touchez aujourd'hui, si vous continuez les économies, vous touchez le périmètre, vous supprimez le move. Voilà. Alors ça, vous faites des gains, c'est pas des gains de productivité mais vous faites des gains.
Vous faites de plus en plus de rediffusion puisque vous parliez tout à l'heure des conséquences des économies, des multidiffusions. Et voilà, elles sont les économies à faire maintenant. Elle touche le périmètre et elle touche le cœur de nos missions de ce qu'on propose du volume de production et de la qualité des productions.
Il y a de notre sens les les économies et je pense que je pense honnêtement là-dessus la la la Cour des comptes les pistes qu'elle propose ne feraiit pas des économies si si parce que nous on accepterait pas certaines choses ou sauf vraiment une remise à plat. Mais à ce moment-là, on va en revenir à notre cadre légal de temps de travail et vous ne gagnerez pas grand-chose. Euh voilà, il y a elles sont euh elles sont inexistante quasiment.
Merci pour une minute monsieur Morel. Oui, 30 secondes. 30 secondes pour rappeler quelque chose en ce qui nous concerne, c'est que l'information et la bonne information, ça coûte cher, c'est comme ça.
Mais nous, notre point de vigilance, il est sur le terrain. On doit garder nos moyens pour le terrain, pour pouvoir aller sur le terrain, pour pouvoir faire entendre cette France dans toute sa dans toute sa pluralité. Et ça c'est vraiment notre point de vigilance.
Ça permet de compléter ce que j'ai répondu tout à l'heure à monsieur Saint-Thoule sur les éditorialistes. On ne conteste pas la présence d'éditorialistes. En revanche, pour nous, la priorité c'est de ne pas oublier l'essence du métier.
Et la priorité du métier, c'est d'aller et de rester sur le terrain dans les 44 locales, mais aussi à Paris et à l'étranger. On a des bureaux à l'étranger, on a h bureaux à l'étranger. C'est plus le cas de nos de nos concurrents du privé et ça c'est très précieux.
Merci monsieur le rapporteur. Merci madame la présente. Sur cette question assez large des gains de productivité qui pourrai être opéré que d'ailleurs le rapport de la Cour des comptes.
Je vous donne juste des des faits. Du côté de la télévision publique, on a aujourd'hui cinq chaînes nationales pour France Télévision. France 2, France 3, France 4, France 5, France Info TV. 9 chaînes ultramarines, deux chaînes nationales thématiques RT LCP 4 chaînes pour France 24, français, anglais, espagnol, arabe, 10 chaînes pour TV5 monde.
Euh ça fait 30 chaînes de télévision publique. Du côté de la radio, on a sep stations de radio pour Radio France, interfo, ici culture, France, musique, fip move. On a 17 chaînes pour France médiia monde, 16 en langue pour RFI ainsi que Montecarlo Douia, soit 24 stations de de radio public, ça fait un total de 54 chaînes de radio et de télévision publique française.
Et je n'ai même pas compté euh toutes les chaînes de France 3 et de France Bleu. Je crois que pour France Bleu, il y en a 44. Vous me contredirez pas.
J'ai pas compté non plus les les plateformes numériques. Vous voyez la profusion de chaînes publiques. Tout ça coûte un peu plus de 4 milliards d'euros par an.
Est-ce que vous convenez qu'il y a aujourd'hui des pistes d'optimisation qui pourraient être opérées parmi cette profusion de chaîne publique ? Alors, j'ai une demande de monsieur Gaspar puis de monsieur Thomson. Alors juste en ce qui concerne Radio France, du coup ça nous oblige à un tri parce que nous ne sommes pas concernés par la totalité des radios que vous avez décrites.
En l'occurrence effectivement, nous avons six chaînes nationales bientôt bientôt 5 et les radios locales. Ce que vous trouvez sur internet, ce sont des déclinaisons de ces chaînes et un peu de création vraiment dédié à Internet. Mais au contraire, moi je trouve que les gains de productivité, ils ont été faits puisqu'en fait c'est bel et bien euh et la puissance publique et nos directions qui nous ont demandé d'aller toucher tous les publics à un moment où c'était un enjeu majeur et on l'a fait avec des une dotation de l'État qui a diminué.
Donc en fait, c'est pour ça qu'on vous dit que les efforts, ils ont été faits et que pour nous cette ce que vous appelez une profusion, elle est loin d'être illégitime et pour le coup, c'est plutôt un des signes de notre réussite à moyen extrêmement contraints. Oui, quand on dit 4 milliards, c'est sûr, ça claque, ça fait bien à la une des magazines, mais euh 4 milliards, en fait, c'est pas très cher pour ce que propose le service public audiovisuel et c'est moins cher en tout cas que dans des pays voisins comparables. C'est moins cher que la BBC, c'est moins cher que les médias publics allemands à population comparable, c'est moins cher que les médias publics suisse.
Enfin bref, c'est pas cher. Et puis on pourrait aussi paraphraser le l'auteur américain urbaine sur ce qu'il disait sur l'éducation. Si vous trouvez que l'information et la culture ça coûte cher, essayez l'ignorance.
Mais bon, c'est peut-être ce que certains veulent, je sais pas. Mais enfin les les 44 stations de de de on est confronté, on on peut pas nous demander à la fois de faire de la proximité, de faire de l'info locale, de nous adresser à tout le monde. Pour vous adresser à tout le monde, vous êtes obligé d'avoir plusieurs offres parce que si vous n'avez pas plusieurs offres, vous ne pouvez pas.
Enfin, il y a une question aussi de mécanique radio et de purure marketing radio à un moment donné. Le pluralisme, il se mesure aussi sur l'ensemble de nos antennes où on s'adresse pas tout à fait au même genre. Donc l'offre de Radio France aujourd'hui, toutes ces antennes, elles sont pas très différentes de ce qu'on peut constater aussi dans les pays comparables qui ont aussi une chaîne d'info généraliste, qui ont aussi une chaîne d'info une chaîne généraliste pardon, qui ont aussi une chaîne d'infos en continu, qui ont aussi des chaînes thématiques et qui ont aussi des radios locales.
Je pense que le maillage fin du territoire, il est important. Merci beaucoup madame Zasial pour une J'avais juste j'avais juste une remarque. Effectivement je je rejoins le propos de 4 milliards que ça claque mais quand on donne un chiffre on le met en en rapport avec quelque chose d'autre voyez 4 milliards quand on le compare à quoi ?
Au au budget de la santé en France au budget de l'armée. Voilà ce serait plus intéressant je crois de donner un chiffre en comparaison d'un autre. C'est comme ça en général en économie.
Monsieur le rapporteur, merci madame pour vos leçons d'économie. Alors, je vais vous donner un peu de perspective. 4 milliards d'euros, c'est la moitié du budget du ministère de la culture.
Est-ce que madame vous savez quel est le pourcentage du budget du ministère de la culture qui est dédié à la préservation du patrimoine ? vous le savez pas, c'est 4,5 % du budget du ministère de la culture. Donc vous voyez, d'un côté, on a la moitié du budget du ministère pour l'audiovisuel public, de l'autre moins de 5 % pour la préservation du patrimoine.
Alors qu'on a appris qu'on avait près de 70000 monuments non protégés qui étaient menacés de disparition. Ce sont des phares, ce sont des moulins, ce sont des petits théâtres. Donc quand vous m'accusez d'être partial sur ma présentation des chiffres, je vous prends au mot et je vous permets aussi enfin je me permets aussi de comparer entre deux budgets du ministère de la culture aussi pour vous montrer ce que ça représente.
Et le sens de ma question c'était aussi de vous dire on a plus de 100 chaînes de télévision et de radio publique, plus de 100 qui sont financé à hauteur de 4 milliards d'euros chaque année. Est-ce que selon vous plus de 100 chaînes publiques payées par les Français c'est pas trop ? Bon monsieur monsieur Corco, si vous avez éventuellement une réaction sur ce sujet.
Quelques secondes monsieur le rapporteur, c'est facile de comparer des chiffres, c'est facile de faire une présentation comme celle-là. Maintenant, je pense que mes collègues vous ont largement répondu euh pour pouvoir faire une offre plurielle, large, riche, dense avec notamment le réseau des 44 locales euh d'ici, mais voilà, c'est ça coûte de l'argent, l'information à produire et finalement ça coûte de l'argent. Donc euh c'est comme ça, mais je pense que ça nous permet de faire une information, je pense, de qualité, fiable et dont la fiabilité d'ailleurs a été largement éprouvée.
Et si on parle de patrimoine, le patrimoine audiovisuel aussi est à considérer. C'est peut-être la façon dont on a d'ordonnancer le budget qu'il faudrait revoir. Monsieur le rapporteur.
Merci madame la présidente. J'en viens, il nous reste plus beaucoup de temps de ce que je vois. On a posé des questions sur le cadre social.
On a posé des questions sur les différents rapports de l'IGF et de la Cour des comptes. On a un peu moins de 10 minutes pour parler de la neutralité, du pluralisme. Donc, je vais essayer de bien sélectionner mes questions.
Je vais en prendre une qui est un sujet d'actualité puisque j'ai vu par exemple que le 7 février dernier, donc c'est une séquence qui est très récente, on est alors donc en pleine campagne des élections municipales et j'ai vu que France Interre avait publié sur ses réseaux sociaux un reportage qui faisait la promotion d'une tournée de concert pour lutter contre l'extrême droite. Alors en première séquence, on a un rappeur qui explique face caméra, je le cite que la jeunesse emmerde le Front National. La deuxième séquence, c'est un journaliste qui explique, je le cite encore, que des artistes partent en tourné pour lutter contre l'extrême droite.
Avant de leur donner la parole, il y a pas vraiment de de mise en contexte. Est-ce que selon vous ce type de contenu encore plus en période électorale est adapté au service public de l'audiuel ? Et est-ce que vous comprenez d'une certaine façon qu'il y a certains français qui éprouvent un ralbol à l'idée de payer pour ce type de contenu qui ne respecte pas cette exigence d'indépendance, de pluralisme et d'honnêteté de l'information ?
Alors, qui souhaite répondre, prendre la parole sur ce sujet ? Madame Audi, je suis désolée, je ne sais pas de quoi il s'agit donc c'est très compliqué de vous répondre. C'est sur le site de France France sur les réseaux sociaux de France.
D'accord. Ben, on peut vous répondre par écrit si vous voulez. C'est tout ce que je peux vous répondre.
Ouais, je sais pas, je sais pas. Il faut il faudrait avoir effectivement le la séquence la séquence clairement en tête parce que si il y a effectivement rien avant, rien après euh voilà, je je suppose que c'est pas la seule séquence sur le sujet, mais là je moi je vois pas non plus de quelle séquence il s'agit. Donc il y aura des précisions par écrit.
Monsieur le rapporteur, est-ce que vous aviez une autre question ? Merci madame la présidente. Lorsque lorsque l'on a interrogé un certain nombre de de représentants syndicaux, de représentants de journalistes euh il y a quelques jours, je leur ai posé la question de ce fameux cordon sanitaire qui était euh appliqué en Belgique francophone.
Bon, ça consiste à exclure les représentants politiques des partis qualifiés en Belgique d'extrême droit de ne pas leur donner la parole en direct sur les antennes du service public. J'ai pu voir notamment sur France Culture, c'était le 8 janvier 2026 Charline Vanonacker, elle est journaliste, elle est belge mais elle est aussi sur France interre qui avait expliqué que lorsqu'elle a appris qu'elle allait interroger la présidente du Rassemblant national, je la cite, je suis tombé de ma chaise. J'étais vraiment choqué qu'en plus de Marine Le Pen, ils invitent Patrick Buisson.
Bon, c'est une première démonstration un peu de de cette réticence à interroger toutes les forces politiques sur le service public. On a eu aussi le 7 janvier dernier Merwan Bellazar qui avait exprimé cette idée de cordon sanitaire sur les ondes de France interre par ces mots, je le cite encore, tu es un média quand même. J'attends de toi que tu fasses le tri avant de me présenter des gens.
Sur la radio belge francophone, il y a ce qu'on appelle le cordon sanitaire. pas de parole donnée à l'extrême droite. Euh et lorsqu'on a auditionné donc le secrétaire général de la Société nationale des journalistes, il a jugé cette idée intéressante, donc cette idée d'exclure les représentants politiques de partis qualifiés d'extrême droite sur l'audiuel public en France.
Et vous, quel est votre avis sur le sujet ? Est-ce que c'est une idée intéressante qu'il faudrait peut-être appliquer en France ? Alors, j'ai plusieurs demandes de parole.
On aura d'abord pour la SDJ, peut-être c'est monsieur Corcos ou Madame Audoin. Vous décidez. C'est madame Audouin qui va prendre la parole et ensuite monsieur Thomson.
Alors le cordon sanitaire belge si je ne me trompe pas parce que je ne suis pas journaliste en Belgique, c'est ne pas mettre les effectivement les personnalités de de des bords qualifiés d'extrême droite en direct à l'antenne. C'est-à-dire qu'ils ne sont pas exclus de l'antenne, ils sont interviewés mais pas en direct. Euh il nous a pas échappé que nous sommes soumis à des de nombreuses lois de réglementation notamment le règlement de l'ARCOM qui nous impose du pluralisme de temps de parole.
Donc pour moi c'est totalement sans objet. C'est pas nous sommes en France, on fait on n pas ces pratiques là et je ne vous vois pas qu'on va qu'on puisse changer le cadre réglementaire. Quand à Charline Vanoncer, elle est belge et humoriste.
Ça fait de bonnes raisons pour lesquelles elle peut dire ce qu'elle a dit mais je pense que depuis elle a compris comment ça marchait chez nous. Thomson euh c'est une idée enfin il faut il faut refaire un peu la généalogie. C'est une idée qui est née en Belgique dans les années 80 qui a été mise en place en dans les années 90, d'abord sur le service public et puis ensuite qui a été généralisé à l'ensemble des médias belges et qui euh et qui euh s'applique donc depuis dans l'ensemble des médias belges et qui consiste à ne pas donner la parole en public effectivement aux forces politiques, au aux représentants politiques de l'extrême droite.
Ce qu'on trouve intéressant nous, c'est qu'on voit parce que le débat a existé aussi en France he le débat existé en France. Il a existé jusqu'à une certaine époque. Aujourd'hui, on n'est pas dans ce régime là en France.
Donc nous, on se conforme à la loi telle qu'elle existe en France. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'on voit que il y a des pays voisins et pas des pays exotiques qui ont envisagé les choses d'une façon différente. Voilà, on n'est pas obligé d'envisager les choses de la façon dont elle les dont on les envisage aujourd'hui en France.
Euh après pour le reste bah l'étonnement de Charline, oui, c'était peut-être une pointe d'humour aussi la connaissant vu qu'elle est belge et et voilà pour le reste voilà nous on a l'obligation de ne pas porter à l'antenne des discours qui soient racistes, sexistes, homophobes, qui nient certaines réalités scientifiques ou voilà, c'est ça pour nous les obligations. Il y a pas le cordon sanitaire pour nous, il est par rapport à ces idéesl. Si elles sont portées par des des forces politiques et si c'est l'extrême droite, et bien ça pose problème et et on agit en conséquence.
Mais le le cordon sanitaire, nous la question, elle se elle se pose pas pour nous, il n'existe pas. Merci beaucoup. Alors, nous approchons de la fin de cette audition et 17h26, on en a une suivante censée démarrer à 17h30.
Monsieur le rapporteur, merci madame la présidente. Je vais je vais faire vite. Je me permets simplement de de réagir.
Charlie Vancker lorsqu'elle tient ses propos, ça fait 5 ans qu'elle est sur France Interre donc je pense qu'elle n'a pas découvert au moment de sa chronique les règles qui étaient imposées par l'ARCOM. En matière de pluralisme, j'ai repris les les données de l'ARCOM. Je voudrais vous poser une question sur le pluralisme.
Euh selon les données de l'Arcom, lors des élections européennes de 2024, France Culture, France Info, France Inter ont donné un tiers de parole en moins au bloc de droite nationale par comparaison à BFM, TF1, LCI, Europ. À titre d'exemple, France Culture n'a attribué que 24 % de temps de parole au bloc de droite nationale contre 33 % pour BFM, 36 % pour LCI et un résultat final de 37 % dans les urnes pour ces parties. Comment est-ce que vous expliquez cette sous-représentation chronique de la droite nationale sur vos antennes ?
Et est-ce que malgré les chiffres de l'ARCOM, vous avez l'impression qu'on donne sur les antennes du service public et notamment sur Radio France encore trop la parole au Rassemblement national et ses alliés ? Alors qui souhaite répondre ? Monsieur Thomson et monsieur Corcos ou Morel.
Vous voyez ? Mais je crois que concernant les temps de parole, on est à peu de choses près à peu près dans les clous. En tout cas, l'ARCOM ne nous a jamais on sait jamais allé au-delà de remarque ou de il y a pas eu de de choses de dépassement.
Et il faut aussi prendre en compte que les règles, elles sont un/3 du temps de parole pour le président et le gouvernement et les deux autres tiers pour le reste de la représentation politique, ce qui mécaniquement fait baisser la représentation des des autres forces politiques. Non, [rires] mais donc moi je ça me semble pas ça ne me semble pas aberrant. Non.
Et euh et les les temps de parole, ils sont pris aussi en fonction des élections précédentes, pas des élections qui succèdent parce que là ça devient compliqué sinon pour la SDJ. Oui, juste un témoignage de terrain et d'actualité puisqu'on est entré en campagne officielle des municipales euh et en l'occurrence euh pour nous au quotidien, c'est une contrainte très forte mais que nous respectons le le les temps de parole dans le moindre reportage. la la moindre répartition des invités, on l'a toujours en tête et je peux vous assurer que ça peut être extrêmement complexe à à respecter, notamment lorsqu'on fait des reportages qui n'ont rien à voir avec la campagne municipale, mais que nous devons faire intervenir un élu ou un ou une candidate sur une liste, nous devons respecter cet de parole et dans ce cas-là donner la parole à une liste euh concurrente.
Donc c'est vraiment un souci de toute la rédaction. Et on a eu une réunion il y a quelques jours sur le sujet pour nous sensibiliser au respect de ces temps de parole. C'est vraiment un souci quotidien en ce moment.
Merci beaucoup. Simplement de dire que ça va bien au-delà des rédactions, c'est dans toutes les émissions et qu'on est à la dizaine de secondes près dans le calcul. Merci beaucoup monsieur le rapporteur.
Une dernière question. Merci madame la présidente. Monsieur Dalmar, je je vous remercie de votre réponse et je vous sens quand même assez concerné sur le sujet du respect du du pluralisme et de la neutralité.
Euh, j'ai pu voir notamment sur vos réseaux sociaux que il y a pas plus tard qu'il y a un an, vous avez retweeté le 9 juillet 2024 un tweet se félicitant de la victoire contre l'extrême droite. Vous êtes aussi réjoui des résultats du NFP aux élections législatives via un retweet du 7 juillet 2024 avant aussi de retweeter Lucy Casté le 24 juillet 2024 en estimant qu'il s'agissait, je cite, d'une très bonne base de départ. Bon, quand on inscrit sur son compte Twitter, son appartenance à Radio France, euh quand on est réalisateur sur le service public, quand on est aussi, je crois référent au sein du CSE de Radio France, est-ce qu'on doit pas encore davantage respecter les principes de neutralité et d'impartialité du du service public ?
Est-ce qu'on peut se permettre d'afficher ces convictions politiques et personnelles sur un réseau social alors qu'on a ses fonctions éminentes ? Monsieur Dalm. Alors, merci pour les fonctions éminentes, monsieur le rapporteur.
Je note. Euh il s'agit de euh de réseaux sociaux personnels euh qui ne euh pas de réseaux sociaux de représentants euh dont je disposeais également. Vous auriez pu les regarder concernant le compte Twitter.
Ça fait bien longtemps que je l'ai abandonné puisque nous sommes un certain nombre à la CFDT à ne plus avoir de compte Twitter. Euh quant à mes opinions personnelles, elle n'engage pas euh euh mon organisation syndicale et je n'ai pas été convoqué ici euh personnellement, mais en tant que représentant de la CFDT, donc je ne vais pas répondre à cette question. Merci beaucoup.
Alors, nous terminons cette audition. Merci à vous toutes et tous d'être venu cet après-midi. Nous enchaînons avec une deuxè audition.
Il nous fait une pause de 5 minutes s'il vous plaît.