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InterviewRadio J — L'interview politique· 13 octobre 2026 14 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Francois Sauvadet - L'interview politique du 13/10/26

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça vous inspire cette affaire ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    ça a été la douche froide.

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous allez faire, alors ?

  • 8:20OuverteRéponse directe

    Vous avez l'impression qu'ils traitent ce sujet, les candidats ?

  • 10:16OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça vous inspire ?

  • 12:08OuverteRéponse directe

    Vous avez vu le débat au PS ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueFait
    « où un collégien de troisième a ouvert le feu au fusil de chasse sur un professeur et une enseignante. »
  • 2:27PrésentateurChiffre
    « la dette s'accroît de 4 300 euros, on a 3 600 milliards »
  • 3:24PrésentateurChiffre
    « En trois ans, on a eu 3,5 milliards de dépenses supplémentaires. »
  • 3:35PrésentateurChiffre
    « le gouvernement nous appelle à participer au redressement, nous ponctionnons un milliard et demi. »
  • 4:01Invité politiqueChiffre
    « un prélèvement insupportable, je cite, de 1,8 milliard d'euros par l'État sur le département. »
  • 4:29PrésentateurPromesse
    « on vous garantit 1,5 milliard supplémentaire. »
  • 4:40PrésentateurChiffre
    « non pas 1,5 milliard sanctuarisé, mais 1,8 milliard de dépenses supplémentaires qui vont nous être prélevées »
  • 9:42PrésentateurChiffre
    « Quand je vois qu'on a supprimé la taxe d'habitation, c'est 45 milliards par an. »
  • 10:30PrésentateurFait
    « le pays est en colère et qu'il n'y a pas d'alternative crédible »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • François SAUVADET22 %
  • ?3 %

≈ 13,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur

Bonjour

0:08
François SAUVADET

François Sauvadet,

0:09
Locuteur

vous

0:10
François SAUVADET

êtes président de l'ADF,

0:12
Locuteur

l

0:12
François SAUVADET

'association des départements de France, président du département de Côte d'Or, ex-député, ex-ministre de la fonction publique. On va bien sûr parler de la situation des départements, mais d'abord un mot, puisque les départements gèrent les collèges, un mot sur le drame, le choc survenu à Aubagne hier au collège Lacanale, où un collégien de troisième a ouvert le feu au fusil de chasse sur un professeur et une enseignante. Heureusement, leur vie ne sont pas en danger, mais c'est quand même un choc. Qu'est-ce que ça vous inspire cette affaire ?

0:41
Présentateur

D'abord c'est terrible, et puis je pense à tous ceux qui ont été victimes de cette

0:45
Locuteur

entrée

0:48
Présentateur

d'un jeune avec un fusil qui a tiré. Je veux saluer aussi le courage du CPE, qui a réussi à éviter un drame beaucoup plus grave encore.

0:56
Locuteur

Donc

0:56
Présentateur

d'abord la violence n'a pas sa place à l'école, évidemment. Et dans tous les collèges de France, nous avons pris des mesures pour éviter évidemment les actes isolés ou les actes d'attentat qui pourraient se produire. On a pris des mesures de précaution, on n'est pas à l'abri d'un drame comme celui-là. Et je l'ai fait aussi dans mon département. Nous avons veillé à ce que l'école ne soit pas un lieu fermé, ne soit pas un lieu bunkerisé. Ça doit rester un lieu ouvert, mais en même temps ça doit rester un lieu protégé. Et je souhaite que vraiment on tire toutes les conclusions de ce qui a pu se passer pour protéger la communauté enseignante, pour protéger nos élèves.

Je le répète, on ne se sent pas bien dans une société où les lieux d'apprentissage sont des lieux où on se sent parfois menacé, agressé. Et puis je lance un nouvel appel à tous les parents qui soient extrêmement attentifs à l'évolution de leurs enfants, qu'ils les écoutent, qu'ils les entendent, qu'ils les accompagnent, pour que toute problématique psychiatrique, de santé mentale, soit mise en place très tôt.

2:00
François SAUVADET

C'est vrai que ces problématiques de santé mentale, elles sont de plus en plus importantes pour nos jeunes. Alors, le 95e congrès de l'ADF, l'association des départements que vous présitez, commence demain à Reims pour trois jours. Vous y attendez 1500 élus. Gérard Larcher viendra y faire un discours et les présidents de départements, ils ont du mal à digérer les difficultés liées à leur situation financière.

2:22
Présentateur

Oui, on est tous conscients de la difficulté du pays. Je regardais chaque seconde, la dette s'accroît de 4 300 euros, on a 3 600 milliards, plus dans un contexte international dont vous voyez les conséquences sur le pouvoir d'achat. Donc on a tous les clignotants en rouge. Pour autant, je ne comprends pas d'abord l'absence de dialogue qu'il y

2:41
Locuteur

a

2:41
Présentateur

eu entre les collectivités et le gouvernement. Moi,

2:44
Locuteur

j

2:44
Présentateur

'avais envie de lancer une nouvelle émission, reprendre l'émission « Perdu de vue ». Enfin, c'est absolument anormal.

2:50
Locuteur

Vous n'avez pas discuté

2:51
François SAUVADET

avec le Premier ministre,

2:52
Locuteur

Sébastien Lecarny ? Je n'ai eu aucun

2:53
Présentateur

contact avec le Premier ministre, si ce n'est cet été, où je l'ai alerté sur la situation des départements. Il ne s'agit pas d'opposer les collectivités. Tout le monde doit participer à l'effort de redressement. Mais simplement, dans quelle proportion ? Aujourd'hui, vous le savez, les départements s'occupent de la protection de l'enfance. On a un défi considérable, avec des problématiques, là aussi, de santé mentale, psychiatrique, de protection de la jeunesse, problématiques de délinquance juvénile. On s'occupe des personnes âgées, etc. Vous

3:19
Locuteur

vous occupez

3:19
Présentateur

aussi des SDIS,

3:20
Locuteur

c'est-à-dire les

3:21
François SAUVADET

pompiers, qui ont eu

3:22
Locuteur

fort

3:22
François SAUVADET

à faire avec la canicule et les incendies.

3:24
Présentateur

En trois ans, on a eu 3,5

3:25
Locuteur

milliards

3:25
Présentateur

de dépenses supplémentaires. Je l'ai dit au gouvernement depuis déjà plusieurs années, il faut arrêter de charger la barque. 3,5 milliards de dépenses supplémentaires, et nous n'avons plus aucune ressource. En plus, le gouvernement nous appelle à participer au redressement, nous ponctionnons un milliard et demi. Moi, je vais vous dire franchement, je ne sais plus, dans mon département, comment je vais même verser les prestations et assurer les services qu'attendent nos compatriotes. Je ne le sais plus, même pour les pompiers.

3:49
François SAUVADET

Je reviens au projet de loi de finances, dont l'examen commence aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Et vous, quand vous avez pris connaissance de ce projet de budget, ça a été la douche froide. Vous dénoncez un prélèvement insupportable, je cite, de 1,8 milliard d'euros par l'État sur le département. Et vous ajoutez, c'est de l'enfumage complet, je dois vous dire que je suis en colère, vous accusez l'État d'être en train de faire

4:14
Locuteur

les

4:15
Présentateur

poches au département. Bien sûr, mais vous savez, j'ai reçu une lettre du Premier ministre trois jours avant la présentation du budget, dans laquelle il me disait, écoutez, on a bien conscience de la situation des départements, puisqu'on nous sommes en première ligne pour lutter contre la précarité, on en

4:27
Locuteur

a

4:27
Présentateur

bien conscience. D'ailleurs, on vous garantit 1,5 milliard supplémentaire. Bon, alors d'abord, j'ai relu deux fois la lettre, parce que je me suis dit, c'est plutôt une bonne nouvelle dans ce monde de brut. Et puis, je me suis retrouvé à la lecture du projet de loi avec, au contraire, non pas 1,5 milliard sanctuarisé, mais 1,8 milliard de dépenses supplémentaires qui vont nous être prélevées, enfin, de ressources qui vont nous être prélevées. Vous vous rendez compte ? On a déjà une trentaine de départements qui ne peuvent plus boucler. En Gironde, ils sont en train de regarder comment ils peuvent boucler le budget. Tout le monde est conscient de la situation.

J'ai écrit à tous les parlementaires, d'ailleurs, je les appelle à la responsabilité, on ne peut pas d'un côté nous dire, faites plus pour les pompiers, faites plus, c'est nous qui finançons l'essentiel de la protection civile. Faites plus pour l'accueil des personnes âgées, faites plus pour l'enfance, pas de ressources pour le faire, et pas de recours à l'impôt.

5:15
François SAUVADET

Qu'est

5:15
Locuteur

-ce

5:15
François SAUVADET

que vous allez faire, alors ? Parce que j'ai vu que vous aviez dit aussi, j'hésite entre découragement et rébellion, ça pourrait être

5:21
Locuteur

quoi, la

5:21
Présentateur

rébellion ? D'abord, moi, je vais proposer qu'on n'ait plus aucune contre-actualisation avec l'État qui se traduirait par des dépenses nouvelles. On n'en peut plus de se voir chargé en permanence avec des annonces successives. On n'a plus les moyens. Moi, j'ai une question de fond qu'il faut qu

5:39
Locuteur

'on

5:39
Présentateur

pose à tous les candidats aux présidentielles également. C'est la soutenabilité de notre système social. Aujourd'hui, on nous dit, on ne peut pas aider les départements au motif que la sécurité sociale est en faillite. Ça veut dire que le système ne peut plus tenir. Alors, justement, on va en

5:53
François SAUVADET

parler, mais est

5:54
Locuteur

-ce

5:54
François SAUVADET

qu'il va venir, le Premier ministre, dans ce contexte, ça risque d'être un peu chaud pour lui, non, s'il vient à votre

5:58
Présentateur

congrès ? Écoutez, moi, je suis toujours un homme de dialogue. Et les départements veulent un dialogue construit avec l'État. Mais il faut simplement se fixer les priorités qu'on attend des départements et les moyens qu'on met en face. Nous n'avons plus de recours à l'impôt. D'ailleurs, l'impôt, vous voyez la situation de nos compatriotes aujourd'hui. Il

6:15
Locuteur

y a

6:15
Présentateur

une soutenabilité aussi de l'impôt qui est devenue extrêmement complexe. Donc, simplement, moi, j'appelle un exercice de responsabilité. On ne cherche pas à se défausser. On ne gagnera pas la bataille du destin français en opposant l'État et les collectivités. Et l'État, il doit avoir une prise de conscience et qu'il doit se réformer. Il est trop lourd, il produit de la norme. Il n'est pas en situation de faire face aujourd'hui à des crises que nous traversons. Donc, je lui dis, resterons un dialogue. Voyons les conditions dans lesquelles nous pouvons avancer pour assurer les services à nos compatriotes. Je rappelle par surcroît que c'est l'investissement qui trinque.

Aujourd'hui, les départements gèrent 380 000 km de route. Moi, je ne sais même pas comment on va continuer d'entretenir nos ponts, nos 100 000 ponts, nos routes, etc. Donc, on est au bout d'un chemin pour lequel j'ai alerté depuis des années. Alors, j'attends le Premier ministre. Bon, j'espère qu'il viendra, mais je n'en suis pas sûr.

7:06
François SAUVADET

Alors, on a l'impression que finalement, le problème, c'est que beaucoup de monde, tout le monde va payer l'addition avec ce budget qui est présenté aujourd'hui, enfin, qui est examiné à partir d'aujourd'hui. Tout le monde va payer l'addition de notre situation financière désastreuse que vous évoquiez avec la dette, les collectivités locales, mais aussi les entreprises, les retraités, les salariés. Tout le monde va être... Vous parliez de faire les poches. C'est tout le monde qui va avoir les poches.

7:28
Présentateur

On paye une incurie depuis des années. Le déficit de la France, je me souviens, parlementaire, je l'ai été 23 ans, c'était un sujet que tout le monde mettait sous le tapis. Quand on l'évoquait, on me disait, mais non, ce n

7:39
Locuteur

'est

7:39
Présentateur

pas grave. On verra ça demain. Et puis aujourd'hui, on est au bout du chemin. Avec une dette qu'on essaye de rembourser avec des taux d'intérêt de 5%, c'est-à-dire qu'on non seulement ne rembourse pas la dette, mais en plus, on réemprunte pour faire face, on réemprunte pour la rembourser et on accroît l'endettement. Évidemment, ils réempruntent à 5%. Donc, il y

7:59
Locuteur

a

7:59
Présentateur

évidemment nos bouts du rouleau. Donc, ce qu'il faut, c'est que tout le monde contribue à juste proportion. Mais ce que je souhaite, c'est qu'il n'y ait pas un coup de boutoir porté pour que nous soyons dans l'incapacité de faire face à des sujets qui sont lancinants, dont celui de la protection de l'enfance, la protection de nos enfants.

8:15
Locuteur

Dont

8:15
François SAUVADET

on parle beaucoup, bien sûr, avec la loi intégrale sur les violences en ce moment. Alors, vous évoquiez les candidats à la présidentielle. Vous avez l'impression qu'ils traitent ce sujet, les candidats ? Vous avez l'impression qu'il y

8:27
Locuteur

a

8:27
François SAUVADET

de vraies propositions qui traitent des vrais sujets en général, non, pour l'instant ?

8:31
Présentateur

Écoutez, pour l'instant, on voit bien que si on est sur la ligne de départ, tout le monde s'observe. Ce qu'on attend d'aujourd'hui des candidats, c'est qu'ils disent quel sera le destin qu'ils proposent pour la France. Et nous n'allons pas attendre des bras croisés, nous, qu'ils nous disent ce qui est bon pour les collectivités, ce qui est bon pour les départements de France. Nous allons, le 14 et 15 à Reims, après demain, dire ce que nous voulons pour la France. Moi, je crois qu'on parle beaucoup des problématiques d'identité, comment on peut agir mieux pour les Français. D'abord, on a empilé des tas de lois au fur et à mesure du temps qu'il faut revisiter. On a créé des grandes régions.

Est-ce qu'elles ont été à la promesse de leur création ? On a créé différents systèmes qu'on n

9:10
Locuteur

'a

9:10
Présentateur

pas expertisé, on n'a pas repris en compte, finalement, tout ce qu'on a fait, est-ce que c'était à la hauteur du résultat qu'on attendait ? Donc,

9:16
Locuteur

il

9:16
Présentateur

y

9:16
Locuteur

a

9:16
Présentateur

un problème de normes. Moi, ce que je dis, simplement, il faut revenir aux fondamentaux. Quand tout le monde doute de son destin, il faut dire, voilà, on est tous de sa commune, on habite quelque part, on est de son quartier, on est de sa commune. Et ensuite, on est de son département parce que ça participe de notre histoire. Et il faut revenir à un principe très simple, c'est que tout ce qu'on peut faire en proximité, faisons-le. Que l'État s'allège, qu'il commence par s'alléger. Moi, je revendique un droit d'avant-terre des 10 années Macron. Quand je vois qu'on a supprimé la taxe d'habitation, c'est 45 milliards par an. En 10 ans, on a scratché 450 milliards.

Est-ce que c'était le bon moment

9:49
Locuteur

? Moi,

9:50
Présentateur

je demande un droit, je revendique un droit d'inventaire des 10 années Macron, jamais autant recentralisé. Jamais. Je n'ai jamais vu ça depuis 30 ans que je suis allé dans l'action publique. Jamais. Et pour quel résultat ? La désespérance, de l'inquiétude, et puis le sentiment confus qu'en plus, ceux qui agissent sur le terrain, on leur demande beaucoup et on ne leur donne plus les moyens de faire parce qu'on

10:13
Locuteur

nous en a

10:14
Présentateur

privés.

10:14
Locuteur

Juste sur l'inventaire, sur

10:16
François SAUVADET

l'inventaire des années Macron, justement, vous avez vu que les sondages donnent beaucoup, ce qui était une possibilité, maintenant presque une probabilité, une finale entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Qu'est

10:27
Locuteur

-ce

10:27
François SAUVADET

que ça dit de l'état de notre pays

10:28
Locuteur

?

10:29
Présentateur

Ça dit que, vous voyez, le pays est en colère. Ça dit que le pays est en colère et qu'il n'y a pas d'alternative crédible par rapport à ceux qui nous emmènent dans des chemins de traverse. Moi, je suis désolé. Quand je vois comment LFI hystérise le débat français, quand je vois les attaques contre des communautés, notamment la communauté juive, je trouve ça insupportable. Je trouve ça inadmissible. Quand je les vois agiter, les jeunes, alors qu'évidemment, ils sont inquiets. On est dans un monde anxiogène. Mais il faudrait d'abord les écouter, les rassurer, ces jeunes, les entendre, comprendre pourquoi ils sont dans la rue aujourd'hui. Évidemment, c'est la traduction d'une colère.

11:09
Locuteur

Et

11:09
Présentateur

puis, le Rassemblement National, vous savez, quel était le sens de mon combat de tout temps. Parce que vous parliez

11:14
François SAUVADET

de l'antisémitisme, mais l'affaire Bardella, les révélations

11:17
Locuteur

de Mediapart, montrent qu'il y en a aussi de ce côté-là, toujours.

11:20
Présentateur

Je vais vous dire, je vais peut-être vous surprendre. L'affaire Bardella, d'abord, c'est à la justice de mener les investigations. Puis, je vais vous dire comme je le pense, même si ça va choquer.

11:29
Locuteur

Moi,

11:30
Présentateur

vous savez, des propos qu'on a tenus à 17 ans, 18 ans. Allez rechercher tous les propos qu'on a pu tenir à 16, 17 ans, 18 ans.

11:37
Locuteur

Enfin, là, quand même, les Juifs sont des voleurs.

11:40
Présentateur

Non, c'est pas ce que je dis. Je dis ça de manière prudentielle. Mais je dis simplement que le débat doit être mis à son bon niveau. Aujourd'hui, il

11:48
Locuteur

y a

11:48
Présentateur

une position qui est affichée par le Rassemblement National que je combats, que je combats fermement parce que ça va nous mener droit dans le mur. Mais dans le même temps, je dis consacrons-nous à l'essentiel. Quelle est l'alternative qu'on va créer pour offrir un destin au pays ? Moi, je ne sais pas aujourd'hui

12:04
Locuteur

ce

12:04
Présentateur

que souhaitent les candidats alternatifs.

12:07
Locuteur

Alors, justement... Vous avez

12:08
Présentateur

vu le débat au PS ? Enfin, franchement, ils ont mis LFI au cœur de leur primaire en se demandant ensemble s'il fallait continuer après les législatives à travailler avec LFI. Mais enfin, ils peuvent nous dire ce qu'ils souhaitent pour la France et ce qu'ils veulent. Alors,

12:24
Locuteur

justement,

12:24
François SAUVADET

au PS, au moins depuis dimanche, ils ont un candidat, c'est Raphaël Glucksmann. Le problème,

12:28
Locuteur

c

12:28
François SAUVADET

'est que dans votre espace politique, celui de la droite et du centre, puisque je rappelle que vous êtes membre de l'UDI, on a trois candidats, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau. C'est quand même deux de trop parce que s'ils se maintiennent, c'est la certitude d'avoir ce deuxième tour Mélenchon-Le Pen.

12:42
Locuteur

Tout le

12:42
Présentateur

monde le sait, plus tôt sera le mieux. Comment on fait

12:44
Locuteur

alors ?

12:45
Présentateur

Moi, vous savez, contrairement à

12:46
Locuteur

ce

12:46
Présentateur

que certains de mes amis, je ne crois pas du tout aux primaires. Je crois qu'il faut un appel à la responsabilité et que les candidats soient habités par la fonction qu'ils vont devoir assumer, c'est-à-dire qui privilégient l'intérêt général. Moi, je comprends que chacun veut y porter ses idées, mais il

13:04
Locuteur

y

13:04
Présentateur

a un temps assez rapide pour lequel il faut que nous n'ayons qu'un candidat. C'est quand

13:07
Locuteur

? Ce

13:07
Présentateur

qui va le

13:08
Locuteur

départager.

13:09
Présentateur

Moi, je préférerais que ce soit réglé d'ici fin décembre parce qu'on va avoir la trêve estivale.

13:14
Locuteur

On

13:14
Présentateur

ne va pas

13:14
Locuteur

recommencer.

13:16
Présentateur

Pardon, hivernale. On va avoir la trêve hivernale. Oui, ça dépend où vous allez en vacances. On va avoir une trêve hivernale et donc, on va avoir une rentrée. C'est à la rentrée que les choses sérieuses vont commencer et que l'opinion va se cristalliser.

13:32
François SAUVADET

Eh bien, on va suivre ça évidemment de très près sur Radio-J. Merci François Sauvadet et très bon congrès. Alors, le message est passé pour le Premier ministre. On espère qu'il va l'entendre. Merci et bonne journée.

13:42
Locuteur

Merci.

13:42
François SAUVADET

Merci David. Demain, votre invité sera Jonas Haddad, vice-président à l'ère de la région Normandie et porte-parole de Bruno Retailleau.