Accusation Bardella : "Si les propos sont avérés, sa carrière politique s’arrête" (Pascal Praud)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:34Fait
« si les propos sont avérés, sa carrière politique s’arrête »
- 6:28Fait
« si Jordan Barnela braque une banque, qu'est-ce que vous diriez ? »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Juste un mot sur cette sociétéque que je trouve complètement folle. Je peux pas vous dire autre chose. C'est-à-dire que vous avez un site d'information qui a une certaine crédibilité, disons-le quand même, médiia part, même s'ils ont parfois été condamnés pour diffamation, mais il y a quand même une certaine crédibilité qui dort qui sort des informations parfaitement infamantes et qui peuvent avoir des conséquences pour notre vie politique à tous. Bon euh ça ça comment dire, ça concerne le parti qui est donné comme gagnant à l'élection présidentielle. Bon, ces accusations ne sont pas prouvées jusqu'à présent. Personne dans l'espace [raclement de gorge] médiatique se retourne vers Mediapart en disant ce que j'ai dit là. Mais prouvez-le, prouvez-le, dites-le nous parce que
c'est très important. Donc, j'entends, je regardais hier soir, je zapais, il y avait des débats absolument partout parlant de ça, mais il y a pas de preuve. Mais quelle est cette société médiatique ? Comment ça se passe ? Il y a personne qui dit à Médiap, mais vous les portez, vous le dites maintenant. Maintenant vous le dites Mathias, moi je suis effrayé de notre société mais comment dire tous azimut il y a pas que les journalistes, les politiques, tout [raclement de gorge] devient fou dans ce pays. Gérard Carrerou est là quand le Washington Post a sorti des affaires contre Nixon, il y avait des faits. Il y avait des faits. Donc quelle est cette société médiatique qui dit "Monsieur est antisémite ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas ?" Et si ça existe,
attention, si s'il y a des enregistrements, s'il y a des mails, monsieur Bardella, c'est [grognement] par ici la sortie, hein. C'est très clair. Très clair sur Mais s'il y a pas Alors, on parle dans le vide, tout le monde parle dans le vide et ça a l'air de choquer personne que tout le monde parle dans le vide. Bah tant mieux, parlons dans le vide. Mathias Lebuff, je suis relativement d'accord avec vous effectivement. Non non mais parce que c'est même le reladement qui peut m'étonner c'estàd [rires] je vais je vais vous dire pourquoi parce que déjà c'est c'est le droit de médiia part de de comment dire de feuillonner de feuilletonner et et de parèr je parle pas de médiappart je parle que mes confrères devraient demander à médiia
part de produire c'est ça mon sujet partit fait ce qu'il veut non mais tout à fait et médiia partit fait ce qu'il veut mais après je suis d'accord avec vous sur sur le fait que Médiia part a un devoir, je vais pas dire moral mais éthique de de produire les preuves pour pour ne pas salir ou diffamer quelqu'un qui pour l'instant est supposé être innocent. Alors je pense que seule la justice peut obliger Miapart à produire effectivement les pièces et les preuves. Mais encore une fois Media Part devrait et à mon avis c'est ce qu'il va faire. C'est ce que va faire Media. J'entends bien mais en fait vous êtes pas étonné que les confrères ne disent pas "Hier soir, j'ai écouté une émission, je pas les citer pendant 1 heure, il y avait Jean-Philippe Tangui qui était là qui
répondait à des questions. On en fait on parle dans le vide, on est bien d'accord, on parle dans le vide. Il y a il y a on est dans le bruit et donc je trouve ça moi ça ce monde ne cesse de m'étonner hein mais vous imaginez si c'était des accusations sur un autre parti sur d'autres personnes. Je vous dis moi je vais accuser un matin je vais dire machin il a reçu 100 millions d'euros en valise pour je ne sais quoi. Mais j'ai pas de preuve he moi je dirais je vous crois je vous crois [rires] je vous crois. Non, d'abord vous l'avez vous l'avez dit, on le répète, les propos qui sont attribués à Jordin de Bardella, c'est gravissime, gravissime. Ça relève de l'antisémitisme le plus abject, le plus chimiquement pur et même presque caricatural avec en plus des gens qui sont nés. Bon,
mais sa carrière politique s'arrête très clairement si les propos sont avérés, sa carrière politique s'arrêteant qu'il aurait mentiant qu'il aurait menti en plus de Mais moi je suis quand même très étonné. J'entends madame Bron Pivet ce matin, présidente de l'Assemblée nationale, en faire des tonnes sur l'antimisme l'antisémitisme supposé de monsieur Bardella alors que la France insoumise a fait sur son nom, sur des jeux de mots douteux autour des camps. S'en est pris à elle. Mais l'antisémitisme avéré, je rappelle que la justice autorise maintenant qu'on qualifie et les filles de partis passionnément antisémite. L'antisémitisme réel. L'antisémitisme réel est apparemment moins important pour la sphère médiatique que l'antisémitisme supposé. Il y a quelque
chose qui ne va pas. Il y a quelque chose qui ne va pas. Bon, Gérard Carotou qui est euh un pourrait le plus ancien parmi nous qui peut être un juge de paix sur le la déontologie journalistique. Je ne suis pas un juge de paix mais je reprendrai simplement pendant 2 secondes l'exemple que vous avez pris. Moi j'ai couvert pour européen l'affaire du Watergate qui a abouti à la démission de Nixon. L'enquête a été passionnante, mais il y a jamais eu de la part de nos confrères américains qui ont lancé l'affaire et qui l'ont suivi pendant des semaines et des mois, il y a jamais eu d'accusation sans preuve. Il y a jamais eu d'une déclaration qui n'a été sourcée et qui n'a été confirmée par une preuve. C'est ça qui a amè et ça on a créé là
l'investigation dite à l'américaine là dans notre affaire. Alors, on voit bien que notre pays ne tourne pas rond et qu'il est même cul par-dessus tête parce que on a une accusation gravissime. On est tous d'accord autour de la table pour dire qu'elle est gravissime et que si elle était démontrée ou prouvée, il faudrait qu'elle ait des conséquences immédiates et importantes. Mais la presse fait comme si elle avait la enfin la presse, une la plus grande partie de la presse, sauf [raclement de gorge] quelques médias que je peux identifier. Il y en a une petite demi-douzaine dont dont font partie malheureusement parce qu'ils sont seuls les médias du groupe auquels nous parlons, auquel nous appartenons. Mais ce qui est incroyable, c'est que tout le monde, tout le reste
de la presse, chaîne d'info conclue incluse dans cette démonstration, toute la presse fait comme si elle avait les preuves et elle commence à expliquer le pourquoi du comportement prêté en l'occurrence à monsieur Bardella dans sa jeunesse. Mais c'est invraisemblable en fait. Hier, moi j'écoutais j'écoutais Jean-Philippe Terongi d'ailleurs que je trouvais plutôt excellent d'ailleurs dans ses réponses et on lui disait "Mais et si il a dit ça ?" Mais en fait vous êtes idiot comme question qu'est-ce que vous feriez et s'il a dit ça ? Et si il a enfin si il a braqué une banque, qu'est-ce que vous feriez ? C'est idiot. C'est idiot. Et si moi je peux
interroger politique en si Jordan Barnela braque une banque, qu'est-ce que vous diriez ? Je dirais que c'est pas [rires] bien. Enfin, c'est complètement idiot. Et moi ça m'étonne un peu que vous soyez étonné. La prison de culpabilité sur le rassemblement national est permanente. C'est un monde mais on on va tous terminer dans un asile psychiatrique. Je dis pas on va tous [rires] je trouve ça formidable. Je autre chose que je voudrais souligner. Fabrice Arfier a annoncé ce matin que Médiat publierait le reste des preuves en temps voulu en disant donc qu'ils avaient des preuves. Pour l'instant Jordane Bardella dénonce des faux. Je voudrais juste souligner quelque chose. Là, on parle de la classe politique qui a donc cette présomption, la classe médiatique qui a la présomption de
culpabilité sur Jordan Bardella. Je pense paradoxalement que pour l'instant pour l'instant ça ne touche absolument pas les électeurs du Rassemblement national. Pour les électeurs du Rassemblement national, Médiapart est un journal militant d'extrême gauche et tant qu'ils n'auront pas des preuves et des preuves bien affirmées, je pense qu'ils ne prendront pas en défaut leur président. Alors, madame Le Pen a dit qu'elle porterait un kevel et elle a dit à Médiapart qu'il porte aussi un kevelard. C'est tout juste si elle avait pas attaqué tous les journalistes. Voilà les journalistes. Ah regardez le fascisme est en marche. Bah c'est un peu pardonnez-moi mais c'est un peu vous vous qui dénoncez en permanence les cibles qu'on colle dans le dos au journalistes. Écoute, vous êtes sérieux
vous êtes vous avez vu comment c'est dit mais vous êtes sérieux ma mais il y a pas une mais il y a pas une mais c'est dit dans un certain moi je suis extrêmement choqué par ces propos là qu'un responsable politique dise à des journalistes attention les petits gars portez des costumes en kevel parce que il va y avoir un retour de bâton je trouve ça incroyable Mathias ça montre votre déconnexion tout simplement avec le public il y a pas une personne qui pense comme vous mais c'est la petite la petite casse médiatique une phrase parce que c'est dans un certain climat mais je je mon mon mon problème c'est pas de me ranger avec la meute ou avec n'importe quel me n'importe quel peu importe c'est pas c'est pas grave mais vous pensez que madame le Pen va attaquer médiart et va vouloir cibler
médiia part et leur mettre quand vous dites à un journaliste mais n'importe n'importe quel chef de [rires] partirait à un journaliste attention mettez un costume en kevelard parce que ça va en gros ça va saigner waouh Wouh ! Si c'est pas mettre une cible dans le dos, ça qu'est-ce que c'est ? Ah le propos de cible dans le dos, ça c'est une expression qui aura bien marché. Cible dans le dos. C'est moi j'en ai partout des cibles dans le dos. Je sais pas mais c'est pas moi qui l'utilise en général. J'ai pas de souci. Non mais en fait toutes ces affaires là et et c'est toute la déconnexion qu'elle publique avec le Rassemblement national et la vie politique en général depuis 40 ans. Tout ça d'une certaine manière est contre-productif. Mais écoutez ce que disait hier monsieur Bardella et madame
Le Pen. Nous avons et lui et moi enfiler nos costards en kevelin parce que là c'est du lourd là qui tombe et j'avoue que la manipulation est légère comme un congrès de charcuterie. Mais il y a quand même quelque chose qu'ils doivent savoir, c'est que on va pas se laisser faire. Nous n'allons pas nous laisser faire. [applaudissements][acclamation] Vous avez aussi pu noter qu'il va falloir sortir les casques lourds parce que la campagne sera longue parce que nous allons être attaqué non pas seulement par nos opposants mais parce que le mouvement que nous représentons dérange et que face à la perspective de voir le Rassemblement national
l'emporter, non seulement nos adversaires semblent obsédés par le Rassemblement national mais nous sentons depuis nous depuis plusieurs jours et je dirais de manière visite par le grand public depuis plusieurs heures euh les prémises d'une d'une guerre totale euh de tentative de déstabilisation de la campagne présidentielle euh qui vont, je vous l'annonce, nous cibler un à un. Je cite souvent Libération non pour son audience parce que Libération son audience est modeste mais parce que c'est révélateur de ce que pense la presse française. Tous les journalistes sont quoi la plupart des journalistes sont alignés au fond sur la pensée de libération. En tout cas, je j'ai pu le mesurer. Bardella et l'antisémitisme, ce n'est pas un détail. C'est la une de
l'IB aujourd'hui. Je lis des gens qui sont journalistes, hein, comme moi a priori qui me donnent des leçons. Voilà ce qu'ils écrivent. Les révélations de Mediaapart sur d'anciens propos antisémites du président du RN démentent le récit sur la dédiabolisation du parti et relance la guerre des clans. Est-ce que ça c'est journalistique ? Sérieusement, je vous pose la question Mathias Lebuf. Est-ce que ces gens qui donnent des leçons ? Est-ce que vous trouvez que c'est ça répond au critères déontologiques de la profession ? Oui ou non ? Je peux pas vous J'ai pas lu le papier. Non mais moi je vous lis simplement ça. Les révélations, c'est pas des révélations. C'est pas des révélations. Non mais c'est pas des révélations. C'est comme si je dis Mathias Lebuf a détourné 10
millions d'euros. C'est pas une révélation dans une révélation. Donc les mots ont un sens. Donc moi ce qui me m'intéresse dans l'IB, c'est tout simplement qu'ils sont représentatifs de la presse française. Quand il parle de nous, je sais comment il parle de nous, je sais comment il parle de moi, je sais comment il travaille. J'ai parlé de médiia part hier, ils m'ont inventé des relations avec le milieu corse. Mais oui, même vous ça vous fait sourire. [rires] Donc il y avait un papier de Fabrice Arfi qui est pas qui qui est pas n'importe qui quand même dans dans le méia part qui est la tête de pont qui a fait un papier sur le milieu corse ma part d'ombre avec le milieu corse. Je veux dire mais vous même vous ça vous fait marrer mais mais quand vous avez un
papier comme ça qui vous arrive je veux dire vous êtes quand même surpris parce que je suis allé trois fois en Corse déjeuner ou dîner rien ne va dans cette histoire au minimum il faudrait un conditionnel au minimum minimum aveuglément confiance à médi mais c'est mais moi j'attends peut-être qu'ils vont donner les moi c'est très possible mais cette histoire de cible aussi toute la journée toutes les personnes autour de cette table et au-delà tous ceux qui sont sur sur les plateaux de ces news sont visés sont traités de fascistes, de nazis. Comment on traite un fasciste et un nazi ? C'est quoi le message ? Et pour une fois, pour un mot de Marine Le Pen là, tout d'un coup [rires] à long, je vous cite simplement la phrase de madame Le Pen, vous me dites ce que vous
en pensez. Le vrai visage de ce média, elle parle de comment dire médiia part, le vrai visage de ceux qui le conçoivent, les vrais objectifs qui sont les leurs et qui n'ont rien à voir avec un objectif journalistique, les violations déronologiques qui sont les leurs. Maintenant, c'est à Média Part, je crois, qu'il va falloir donc dire d'enfiler qu'il va falloir dire d'enfiler son costard en kevelard parce qu'il y aura évidemment une réponse à la manière dont il se comporte. Pardonnez-moi, mais quand on est vous trouvez que c'est par exemple quand on est candidat à la présidentielle, moi j'y vois une menace et et une menace contre les journalistes. On peut ne pas aimer médiart, on peut critiquer médiia part, on peut avoir des doutes sur les méthodes de médiia part mais on ne
menace pas des journalistes. Vous trouvez vous trouvez que c'est une menace des journalistes de dire ça ? Bah écoutez, c'est pour ça qu'on parle d'ailleurs, c'est parce que les Pascal pro, si je vous dis attention Pascal pro, mettez un costume en kevelard parce que vous allez voir, il va si vous le dites comme ça. Oui. Bah oui, ben si vous dites "On a dû sortir les casques lourds, on est dans une guerre totale, nous avons dû enfiler nos costumes en kevellard." C'est juste une métaphore que vous pouvez juger maladroite.
Jordan Bardella