Que retenir du nouveau budget de Sébastien Lecornu ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:59Fait
« on a il faut toujours regarder dans une dette publique et une dette privée d'ailleurs la durée quand on emprunte pour son appartement ce qui compte c'est est-ce qu'on on doit le payer sur 20 ans, 30 ans ou 3 ans ? »
- 8:24Promesse
« il faut tout de suite enclencher une capitalisation, une capitalisation collective. »
- 10:59Fait
« les gens se disent "Bon ben, il y a une autre solution que j'aime pas beaucoup, c'est la capitalisation mais on a pas le choix." »
- 19:02Fait
« les deux principaux favoris aujourd'hui sont Philippe et Marine Le Pen. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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10h2 sur BFM Business les experts. On est ce matin avec François Aselin, l'ancien président de la CPME dirigeant d'Aselin. Gael Sliman, [musique] président de DocA, Jean-R Laurenzi, le président du cercle des économistes et Étien Brac est avec nous. Étienne, on fait un point avant de repartir dans nos débats budgétaires sur l'OAT. On en est où ? On est proche des 5 % 4,95 désormais pour le 10 français alors que dans un peu moins d' 1h à 10h50, vous avez l'agence France Trésor qui va émettre entre 10 et 12 milliards d'euros. L'écart de taux entre la France et l'Allemagne est supérieur à 130 points. Si on souhaite relativiser comme le souhaite Jean Hervé, nous étions au-delà des 200 points, 225 points au pic en 2008. Néanmoins, on est sur un spread donc qui est sur des plus hauts de
quasiment 20 ans. Ce sont bien l'ensemble des taons qui progressent hein. Quand vous regardez ce matin aux États-Unis, le 10 américain est à 533. C'est une première depuis 2007. sur l'adjudication à 10h50, on a déjà quasiment tout fait sur l'année de notre de notre programme. Oui, nous sommes en fin d'année. Le problème, c'est que hier, l'agence France Trésor vous a dit "L'année prochaine, on va émettre 340 milliards de dette, c'est-à-dire 30 milliards de plus que cette année." Et alors, on verra comment tout cela évolue dans dans les prochaines semaines, mais ça ne se fera pas au même taux, hein. C'est-à-dire que vous avez un 10 français là qui est à 48. En début d'année, on se souvient qu'on était plutôt aux alentours des 4 %, hein. Donc forcément, la facture ne sera pas la
même. Et à ce titre, la charge d'intérêt euh pour l'année prochaine est anticipée à 72. Sachant que cette estimation est déjà caduc au vu des taux, elle était cette année de 62 milliards. Les questions budgétaires, on a à l'instant le gouvernement là qui est en train de présenter son budget. On attendait 54 milliards d'économie. Finalement, c'est un effort de 43 milliards dans le PLF. Jean Hervé. 43 milliards, ça va suffire. Vous disiez tout à l'heure, il y a une demi-heure que 54 c'était déjà pas beaucoup en réalité quand on regardait dans le détail. C'est pas beaucoup. Je juste rappeler un que c'est pas 54 milliards de d'économie, c'est 54 milliards tout d'économie dans par rapport aux 54 milliards, il y avait il y en avait 25 milliards. Là, on les retrouve, les
retraités, les annexations diverses en fait et c'était le fait qu'on avait le le la réalité de ce qu'on en aurait eu si on ne faisait rien. Bon, on veut dire, moi je trouve que alors les je je rappelle juste un élément que mon camarade n'a pas rappelé pour rendre les choses encore plus ennuyeuses, c'est que on a il faut toujours regarder dans une dette publique et une dette privée d'ailleurs la durée quand on emprunte pour son appartement ce qui compte c'est est-ce qu'on on doit le payer sur 20 ans, 30 ans ou 3 ans ? Et la dette française a une caractéristique, c'est qu'elle n'est pas très longue. Elle est en gros de 8 ans. C'est pas énorme. Les anglais par exemple, vous avez sorti non vous avez
pas sorti le chiffre des anglais mais il est au-dessus des cinq des cinq. Mais ils ont une caractéristique, c'est que leur dette est beaucoup plus longue. Donc ils ne sont pas tenus, comme vous l'avez évoqué il y a un instant de rembourser assez rapidement. Finalement, en fait, c'est pas très positif du coup d'avoir 8 ans parce que le stock se renouvelle. C'est pas bon. Et si on n pas été bon au moment où la dette était aussi surréaliste qu'elle est aujourd'hui au sens qu'elle était négative négative qu'il y avait une théruie économique qui disait il faut emprunter comme des malades. Oui, c'est ce que disait Guillaume d' hier à votre place. Il disait "On aurait dû stocker stocker stocker de la dette à ce moment-là." Il aurait fallu évidemment j'allais dire ou transformer
la dette comme on le fait à titre personnel quand vous allez voir votre banquier et que la dette était le taux d'intérêt était faible vous disiez bah est-ce que je peux pas allonger le trésor peut dire j'avais dit 3400 maintenant les c'est c'est plus compliqué mais c'est plus compliqué et les mais les histoires de dette sont toujours beaucoup plus subtiles que il n'y paraît Donc alors [raclement de gorge] pourquoi c'est pas forcément mauvais, c'est que ça va pousser nos bons politiques peut-être à être lucide comme j'espère on va en parler aux experts tous les jours et qu'on va créer un climat d'angoisse généralisé. Peut-être ça va les rendre lucide sur le vote du budget. C'est oui
sur le vote du budget sans doute mais c'est pas le moment de la lucidité. Moi, c'est de tous les éléments d'inquiétude, j'ai plutôt tendance à vouloir être optimiste, à rappeler que les gens ont tort d'être aussi pessimiste que ça d'habitude. Mais là, bon, il y a toute cette conjonction de mauvaise nouvelles quand même. Mais encore une fois, on est dans une année présidentielle. C'est le moment où on raconte n'importe quoi aux gens et où la seule personne qui dit pas n'importe quoi exclu. Bah sort du game. Sort du game. Je vous dis vous êtes encore plus inquiétant que que les sondages. Les élections par le passé dans le rétroviseur. On voit qu'un camp se dessine comme vainqueur. La [grognement] gauche à certains moments, la droite à d'autres et on regarde au sein de ce camp ce que
promettent les deux. Je vous dis comparer Mitéran ce qu'il proposait, c'est pas un jugement de valeur personnelle hein ou politique. C'est qu'il y en a un qui dit "Je vais changer votre vie, ça va être formidable euh tout toutes les mesures des sent proposition transmitant." Et l'autre il dit "Bah, on va être rigoureux." Bon bah celui qui a dit on va être rigoureux, il est sorti du game comme vous dites alors que c'était le favori, on l'a oublié mais à la fin 80 le favori des deux c'est pas Mitteran c'est Rocard. En en 95 le favori, vous vous en souvenez tous, c'était Baladure. Et Baladur était un peu terne pour ne pas employer un mot plus sévère et il ne proposait pas de manger des pommes et de changer la vie des gens et de résoudre la fracture sociale. Bon bah il a perdu
au sein de son camp la droite qui a était favorite pour l'élection. Ça s'applique à chaque fois. Donc si vous on est plutôt dans la période où ce n'est pas le moment de dire des choses sérieuses, c'est le moment de raconter. Donc le conseil Édouard Philippe, c'est de raconter n'importe quoi. Ah bah là il est on verra ce qu'il fait après. Mais au moins qu' il invente à manger des pommes quoi. Là ce qu'il vient de faire euh c'est un cadeau à Marine Le Pen. Est-ce que je me tais, je me tais, je me tais. Je juste dire que tout à l'heure par goût de la conversation euh dire que je suis pas tout à fait d'accord sur ce sujet. Je trouve que ça s'habille. Alors moi moi je je pense que d'abord les Français sur cette question des retraites sont de plus en plus matures.
Voilà, ils ont compris qu'il y avait quand même un problème avec la démographie. On est sur un système de répartition déjà nouvelle en sortie du déniere prix Nobel d'économie pour comprendre que le système part à la dérive voyez-vous hein. Ensuite comme je vous le disais tout à l'heure la bonne nouvelle c'est que depuis 83 on a quand même gagné 8 ans d'espérance de vie. sur ce sujet des retraites globalement s'il faut travailler un peu plus longtemps mais franchement à l'histoire à l'échelle de l'histoire sociale de notre pays mais c'est une virgule c'est rien du tout à l'histoire de notre échelle sociale il y a plein de pays où on ne peut même pas espérer avoir une retraite dans le monde hein donc euh euh je pense que les Français sur ce sujet sont de
mon point de vue je pense plutôt mature. La seule chose effectivement, c'est qu'il faut expliquer les choses et et c'est-à-dire que le scandale finalement, c'est pas tellement qu'un type comme moi qui a passé toute sa carrière dans sa banelle ou derrière un bureau travaille jusqu'à 65 voire 67 ans, mais c'est que un de mes charpentiers ou menuisiers qui a tout le temps été exposé physiquement et bien se disent "Mais la vache, moi j'arrive à 60 balai, je suis quand même pas physiquement le même qu'il y a 20 ans, je vois pas faire 50." C'est pour ça, c'est pour ça que l'idée que défend aussi bien Bruno Rotaillot, d'ailleurs, c'est le premier à en avoir parlé que Édouard Philippe, c'est de dire "Je donne aux partenaires sociaux et croyez-moi bien, je suis bien placé
pour en parler parce que je voulais monter cette négociation mais quand j'étais président de la CPM, je laisse aux partenaires sociaux le soin de trouver le moyen de traiter les métiers qui physiquement sont exposés. J'aime pas parler de pénibilité parce que moi c'est des beaux métiers que j'ai dans mon entreprise, c'est des métiers physiques mais c'est des beaux métiers. M'être pénible derrière un beau métier, ça me gêne toujours. Mais ceci dit, c'est une réalité physiquement c'est quand même compliqué hein. Donc les partenaires sociaux prennent leur responsabilité et peuvent prendre leur responsabilité parce qu'on est dans un temps où de toute façon le principe de réalité on l'a en pleine figure prennent leur responsabilité pour faire en sorte que et bien oui j'ai un métier
physiquement exposé, je vais pas garder mon métier jusqu'à 65 67 ans mais jusqu'au moment où je peux encore le pratiquer et puis certains pourront le faire jusqu'à 60 jusqu'à 58. négociation et ben parce que parce que les partenaires sociaux euh d'abord il faut être il faut avoir une majorité pour y arriver. Voilà. Deuxièmement, il faut savoir mutualiser ce risque. C'est-à-dire que quand vous avez par exemple le bâtiment qui est confronté à cette problématique, l'assurance, la banque ne sont pas confronté à cette problématique. Donc ils vont dire "Mais pourquoi nous irait-on payer pour les métiers qui physiquement sont exposés ?" C'estàd qu'il faut la jouer collectif. Et puis vous avez les partenaires sociaux qui disent "Oui, mais nous ce qu'on veut c'est une retraite
anticipée." Donc c'est rouvrir des régimes, on va dire spéciaux. Or, il en est hors de question. Donc c'est compliqué techniquement à trouver la solution, mais la solution elle existe. Il simplement il suffit simplement d'avoir une volonté majoritaire pour y arriver mais on peut y arriver. Moi, j'en suis intiment convaincu. Donc sur cette histoire des retraites, je pense que je ne suis pas aussi entre guillemets pessimiste que cela. Je pense qu'on peut dire la vérité aux français et puis ne pas oublier que à travers notre régime de répartition, il faut tout de suite enclencher une capitalisation, une capitalisation collective. Voilà. Et ça dans le sondage, les gens commencent à y venir hein. Ce sujet démographique soit moins un sujet dans 10, 20 ou 30 ans avec en plus
peut-être, je l'espère, un fond de pension à la française qui nous permettrait d'alimenter les entreprises françaises. Ça serait quand même vertueux. Deux choses là-dessus. Encore une fois, les Français, ça fait un moment qu'ils ont conscience de de ce sujet démographique et que le et même les trois/4 d'entre eux nous disaient dans notre baromètre il y a quelques mois qu'il que c'était impossible de maintenir le le système tel qu'il est sans bouger les paramètres. J'en reviens très [raclement de gorge] vite à ce que je disais tout à l'heure. Dire que vous travaillez plus longtemps, oui, mais notre règle du jeu, c'est la durée de cotisation. Ensuite, l'exemple que vous donniez du charpentier, de celui qui a un métier pénible, c'est tout le problème. C'est-à-dire que les gens
n'acceptent pas l'arbitrage qui consistera à dire quelqu'un au-dessus de très juste, un arbitre dans son habit noir d'arbitre de foot, va dire "Ah bah toi, tu as un métier pénible et toi il est pas pénible." Ça ne marche pas. Donc le seul moyen, la seule règle du jeu simple, c'est la durée de cotisation. Je rappelle qu'il y avait la réforme Touren en 2014 qui est passé crème comme on dit ou quasiment et qui déjà instylait cette idée d'une durée de cotisation qui allait augmenter au fur et à mesure de l'évolution démographique. Donc c'était déjà dedans ce type de règle du jeu. Ça peut marcher. Maintenant j'en reviens à votre sujet de la capitalisation. C'était le pire des gros mots. C'est une injure. Il y a 2 ans, vous disez au français, vous disiez au français compris chez les
partenaires sociaux, hein. Ah bah chez les partenaires sociaux, chez l'ensemble des Français et alors chez les sympathisants de gauche, vous prononciez ce mot-là. Bon, c'était voilà, vous sortez tap tout de suite, on ferme le sondage. Non, mais là 55 % sont d'accord pour un mixte. Et là, on a les trois quarts, les tris/4 des Français nous disent "Bah, vous savez quoi ? notre système de main plutôt qu'un système pur par répartition telle qu'il est aujourd'hui, je préfère soit une dose de capi, on est à 55 à peu près de mémoire, soit je préfère carrément de la capie pure. Alors, pourquoi les gens nous disent ça ? Est-ce qu'ils sont convaincus par le système par capitalisation ? Pas du tout. Ça ça le ça leur fait toujours autant horreur. Mais en réalité, ils se
disent "Attends, je réfléchis, la démographie est ce qu'elle est. Ça veut dire qu'il faudra qu'on bosse tous plus longtemps. Je ne veux pas travailler plus longtemps. Je ne veux pas qu'on baisse les pensions. Je ne veux pas qu'on augmente les cotisations pour les salariés, les entreprises. Toutes les solutions possibles mécaniques, enfin mathématiques sont toutes rejetées. Donc à un moment donné la logique de réalité, le principe de réalité fait que les gens se disent "Bon ben, il y a une autre solution que j'aime pas beaucoup, c'est la capitalisation mais on a pas le choix." Et puis ça traduit aussi malheureusement aussi une grande défiance dans le collectif. C'est-à-dire que à partir du moment où je pense que le système va dans le mur, bah on va essayer de trouver des moyens
mais ce qui se ressent globalement avec l'individualisation du monde là, ça se voit dans l'entreprise, ça se voit domin dans tous les domaines, ça se mesure. Jean Hervé de de peut-être deux remarques. La première c'est que je suis pas sûr que Édouard Philippe qui est peut-être pas le un prix Nobel de stratégie politique mais je pense que c'est pas idiot. Pourquoi ? parce qu'il se voit évidemment comme le candidat opposé à Marine Le Pen que pour le moment sur le programme économique du RN, on sait pas grand-chose sauf qu'elle sarquebout sur l'histoire des 62 ans au passage le l'âge moyen de départ à la retraite on oublie mais il faut revenir au chiffres toujours l'âge moyen de départ à la retraite en France dans le privé c'est
62 ans et un mois ou 2 mois selon les les calculs donc on est aussi toujours dans un déni sur les la réalité de ce qui est la société française à cause de la cotisation de la durée je pense qu'il est je pense deuxème sujet peut-être donc c'est pas forcément absurde d'attaquer sur le flanc le plus faible parce que les français sont loin d'être totalement saut et donc tout ce que on a dit c'est qu'ils sont quand même lucides sur le sujet et c'est un des points faibles du de ce qu'elle va sortir donc elle va d'ailleurs être obligée de changer son discours sur les 62 parce que Louio a déjà commencé dans certaines interviews à dire que c'était pas tenable et qu'il fallait réfléchir autrement hein. Donc on ouvre des portes quand même hein. Deuxième sujet, c'est que la
captisation, j'ai entendu un truc sur une radio euh qui n'est pas ici, c'est pas grave. Quelque chose, un très bon expert, mais les experts peuvent sepriser en disant mais la capitation il c'est en réalité mais les français il y a que l'assurance vie. Il oublie juste que depuis 3 ans le le per et le perc 300 milliards d'euros. C'estd que les les français font déjà de la capitalisation. Bien sûr. Donc c'est je veux dire tout ça et et deè suet nous sommes le seul pays au monde des pays développés qui est ce taux de propriété puisque nous les Français sont très attachés à l'idée d'être propriétaire dans le logement ce qui n'est pas le cas en Allemagne dans ce
cela. Donc comparaison. Enfin, dernier sujet, je rappelle que c'est Jospin qui avait lancé le fond de réserve des retraites en 2000 que le fond des réserves de trait, c'est exactement ce que tu viens d'évoquer, c'est-à-dire un fond de capitalisation collective et mais simplement il a pas marché parce que l'État s'est prélevé. Enfin, dernier aspect, pourquoi on n'y arrive, on n' pas réussi à trouver un accord. Je rappelle que les partenaires sociaux étaient quasiment d'accord au moment du conclave. Hm. Et qui a fait merdé le sujet, si vous me parlez l'expression, c'est euh le MEDF poussé par semble-t-il une partie par l'UMIMM et en réalité, ils étaient
quasiment arrivés, on était à un cheveux. Ouais. Mais mais voilà, to c'est mieux. Oui, oui, oui. Mais mais bon, le côté syndical aussi, la CFDT en premier aussi n'ont pas été simples dans cette négociation. Il y a pas que le camp des gentils, le camp des méchants dans cette histoire. Voilà, il faut il faut être deux pour se mettre d'accord et et c'était compliqué. Je voudrais revenir un tout petit peu sur le budget là, je sais pas si dans l'annonce parce que évidemment j'ai pas le direct. Alors dites-moi voilà si le gouvernement va bouger les allègements de charge sur les bas salaires parce que c'était dans les tuyaux ça. Voilà. Alors ça j'ai pas et et si jamais c'est pour ça je suis un petit peu inquiet. Pourquoi ? parce que on a une France qui est extrêmement
smigardisée, y compris les entreprises. C'està-dire que toutes les entreprises à fort tau de main d'œuvre et il y en a beaucoup hein, vous avez le service à la personne, la propreté pour ne citer qu'elle hein. Et bien vous savez quand elles sont en négociation sur les marchés c'est à quelques centimes d'euros sur leur prix de vente hein. Et c'est des petits salaires, enfin c'est des bas salaires plutôt hein. Donc si on allège enfin on supprime une partie toute partie de ces allégements sur les salaires autour du SMIC, quand on voit le niveau de marge de ces entreprises qui est ridiculement bas quand elles en font là je crois vous dit c'est un impact direct sur l'emploi ? Ah ouais, ça n'a pas direction de l'emploi et sur la santé des entreprises parce que quand vous
avez signé et vous savez souvent les donneur l'ordre dans le service à la personne, donneur d'ordre, ce sont des départements souvent hein, donc des des des marchés publics. Vous revenez pas sur un marché public hein, donc ou même un marché privé, c'est très compliqué. Donc là, si vous voulez, je voilà, je je quand on voit que le coût du travail c'est un vrai sujet dans notre pays, là le coût du travail risque d'augmenter sans augmenter les salaires et au contraire en en diminuant la marge. Donc je suis voilà un Vous az une petite inquiétude, j'ai pas ça dans les alertes AFP donc je pense que c'est en cours. Voilà. Donc donc c'est oui mais vous savez c'est souvent dans ces petits détails que parfois on se rend compte que pourquoi ça n'embauche plus pourquoi
d'un seul coup il y a des défaillants entreprise qui montent en flèche parce que bah tout ça est très fragile. Voilà donc il faut faire attention aux entreprises. Voilà c'est important. Je voulais rebondir sur notre échange avec Jean Hervé et avec vous aussi d'ailleurs sur la le discours de vérité d'Edouard Philippe avec le dernier résultat de notre baromètre économique ce mois-ci. Donc notre baro avec AJP, Challenge et BFM. Euh on a comparé la perception qu'avaient les Français, on est en période présidentielle des programmes ou de ce que proposaient ou de ce que projetaient parce que c'est souvent notamment pour le RN assez flou euh chacun des principaux candidats en matière de retraite. Au moment où on interroge les Français, Eddouard Philippe n'a pas encore
officiellement sorti son 65 ans plus 45 années de cotisation. Mais il est étiqueté 67 ans quand même. Voilà, il y a deux choses. Il y a une petite musique du il faut tous travailler plus longtemps, plus enfin bref, il y a cette musique là et il y a le 67 ans qui l'avait dit auparavant. Quand on regarde, on a posé aux français la question est-ce que ils sont en phase avec d'accord avec ce que propose ce candidat sur les retraites ? Est-ce qu'ils sont opposés à ce qu'il propose ou bien est-ce que c'est la brasse coulée ? Ils n'ont aucune idée de ce qu'il propose ? ont déjà premier résultat le plus souvent très largement on a une personne sur deux ou à peu près qui nous dit "J'ai aucune idée de ce que propose ce candidat sur le sujet sur Marine Le Pen." "Je rejoins tout à fait
Jean Hervé, elle va avoir un problème aussi parce qu'on peut pas être flou à ce point-là sur un sujet aussi majeur pour les Français." Alors flou, jusque-là, on avait l'impression qu'elle était solide sur ses appuis sur le retour à 62 ans, sur le refus de la réforme borne. Peut-être tiendra-t-elle bon, peut-être pas, j'en sais rien. Mais c'est surtout comment vous faites com comment vous faites ? Et là, c'est la brasse coulée, y compris sur la baisse énorme euh de la dette déficit que propose le Rassemblement national dont le financement est complètement flou. Donc là, il faudra qu'elle soit plus claire. Mais aujourd'hui quand on interroge les Français, ils sont 23 % à nous dire que c'est avec ell phase sur les retraites, 35 % à nous dire qu'ils sont pas d'accord avec ces solutions le
plus souvent, pas parce qu'ils les connaissent, mais parce qu'ils sont pas d'extrême droite et donc il ne l'aiment pas elle. Mais avec son 23 %, c'est celle qui fait le plus gros carton. Eddouard Philippe, lui, il est à un niveau extrêmement faible. il est à 12 à moitié moins et quand on regarde le détail le seul des principaux candidats ou l'un des rares, on va dire ça comme ça et notamment par rapport à Marine Le Pen dont même les électeurs supposés, les sympathisants du centre et de LR disent je ne suis pas d'accord avec ce qu'il propose. Et à l'époque il n'a pas clairement dit au moment où on sonde les gens, il n'a pas clairement dit 65 ans plus 45 années de cotisation. Donc on ne mesure pas à quel point ça va être compliqué pour lui d'avoir comme seul
message ce message-là parce qu'en plus à ma connaissance, il ne dit rien d'enthousiasment euh au sens où euh on va faire un effort là-dessus mais ça va cuire. Je pense que là de ce que vous nous dites, de ce qui émerge, je sens que ça va être compliqué quand même pour Philippe là vous l'avez pas de Parisir. Les deux principaux favoris aujourd'hui sont Philippe et Marine Le Pen parce que le troisème homme de de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, peut bien passer le premier tour plutôt que Philippe ou un autre, mais par contre il il suscite un tel niveau de rejet dans le pays qu'il n'a aucune chance au second tour. Donc ça se jouera aujourd'hui, on peut faire le Paris, ça se jouera entre Marine Le Pen et Édouard Philippe. Mais le problème c'est quand
un des deux arrive et que sa principale mesure est une mesure repoussoire pour les gens. Sur le reste du budget de ce qui est en train de tomber, une taxe sur les fournisseur de kérosène pour financer les carburants durables. Validation sur la taxe sucre 600 millions d'euros attendus sur la contribution des hauts revenus. Pas mal de taxes quand même. C'est quand même ça le point central du budget. Jean Hervé, on a beau dire qu'on va pas faire de hausse d'impôt, [soupir][souffle coupé] c'est quand même une vue de l'esprit hein. On ne dise plus, on parle de 0,3 % de haus et des impôts. Non, ce que je veux dire, c'est que il faut bien hiérarchiser le sujet. Le premier sujet c'est que c'est un signe. Alors pour les marchés les marchés ils attendent deux choses. Je parle je suis
pas expert donc attention à ce que je vais raconter mais les marchés attendent deux choses. La première c'est que le budget soit voté et la seconde c'est qu'on met déjà sur la table cette histoire de retraite qui est en fait symbolique parce que dans les faits je vais dire au fond personne prend la décision avant l'élection présidentielle mais c'est important de le mettre sur la table. Vous allez voir que ça va redémarrer assez fort. Moi, je suis stupéfait de la bêtise sur ces sujets. la la première proposition Macron sur la retraite par point moi je fa elle marchait bien dans l'opinion mais mais mais pour les salariés pas pour les pas pour les experts comptables, les avocats, les trucs qui
chacun donc il est tombé le malheureux de le voir il était qui était le l'homme qui é en charge du sujet à qui j'ai expliqué je sais pas si la retraite par poids j'étais au tableau expliqué comment ça marchait j'aiimé laisse tomber tous les les 5 grandes professions qui ont les pharmaciens qui ont leur propre de pension. On oublie toujours la France est pas c'est toujours un peu plus compliqué que ce qu'on raconte. Donc ça pouvait passer. Il y avait une trop de gens contre et notamment par exemple les avocats. Je sujet que je avais regardé près 2è sujet la deuxième il manquait des choses assez fondamentales. On l'a dit tous les trois c'est si on pouvait introduire l'idée
queon regarde d'abord les plutôt les annuités et la durée de vie. Ouais, le jour c'est quand même pas compliqué de sortir un truc sur la durée de vie. C'est pas si compliqué ça. On a toutes les stats en et et deuxème sujet rien sur les femmes. Rien sur les femmes. Femmes qui sont les grandes perdantes de la réforme borne d'ailleurs. Femmes qui sont toujours euh il y a pas un moins sur sur l'idée. Or le minimum vieillesse pour une femme qui mettons a touche mettons 900 € et donc il peut pas vivre. Là, c'est des vrais sujets hein qui eux. Il faut qu'elle attende 65 ans pour pouvoir avoir le minimum vieillesse. D'où d'où j'ai trouvé euh Jean Hervé que une proposition que je trouve assez subtile et intéressante de du camp Rotaillo, c'est de proposer de pouvoir
liquider sa sa traite à 62 ans et non pas 65 ans. Et là, c'est plutôt un levier très favorable aux femmes parce qu'elles ont souvent des carrières hachées. Ça c'est pas idiot. On dit un modu Étienne, on a parlé de du 10 français. On est quand même sur les taux américains à 534. Et c'est désormais une première depuis 2002. Là aussi comme en France sur le marché secondaire, le 10 se négocie sur des plus hauts de 24 ans à 533. Le 10 français de son côté est à 493 alors que ce matin la France va émettre de la dette. Vous avez le Royaume-Uni là qui a émis de la dette cette semaine sur des plus hauts de 1999 puisque le guilt hein c'est le 10 ans britannique a dépassé les 5,5 %. Par contre sur les marchés action ça
ce matin ça secou un petit peu. Oui. 1,6 % de baisse pour le CAC 40 qui est sur un plus bas du mois d'avril sous les 8000 points à 7834 points. Plus d'un % de baisse à Francfort mais également pour l'Eurostock 50. On vous fait rire Jean Hervé ? Oui, parce que je trouve queon [rires] on a chacun a son métier, mais euh la réalité c'est que les choses ne se jouent pas minute par minute, elle se joue. Alors, c'est normal hein que dans queon on active un peu le dispositif mais j'allais dire on a maintenant un rendez-vous d'abord va il va y avoir les hurlements sur les propositions du gouvernement. Ça c'est toute la journée. Mo je pouris vous les écrire à l'avance. C'est terrible. C'est horrible. et surtout les retraités qui [rires] je
fais je suis le seul à faire partie qui vont dire comment mais alors c'est quoi le le message intelligent à direous c'est qu'il faut que un on ait une j'allais dire une un vote du budget donc ça c'est fondamental aspect que on sorte une réforme des retraites plus maligne plus je je je reprends les deux exemples que qui ont été évoqués là sur l'âge le la durée de vie des gens. C'est-à-dire c'est vrai que en tout cas moi je suis encore viejà un bon signe. Et deuxième sujet les femmes h soyez rationnels en fait alors même si le contexte nous pousse à dire n'importe quoi si j'ai bien compris ce que vous avez dit Gel.
Oui oui il faut il faut pas prendre les Français pour des idiots. Il faut juste savoir que on a un système très spécial présidentielle. On est les seuls avec les Américains mais en Europe parmi les grands on oublie trop dans les grandes démocraties le seul pays qui fonctionne comme nous enfin nous sommes les seuls à fonctionner comme ça. Ça veut dire qu'on est obligé de promettre n'importe quoi alors que dans les autres pays on a des des démocraties représentatives et puis les gens peuvent s'accorder à l'assemblée sagement. Nous, on peut pas faire ça. Merci beaucoup à tous les cas d'être venu ce matin dans les experts.