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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 30 janvier 2017 10 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

"Fillon, Hamon : une victoire et des galères" Les questions SMS #cdanslair 30-01-2017

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse partielle

    Croyez-vous que Benoît Hamon est doté d'un charisme et d'un entregenre suffisant pour prétendre à la présidence de la République ?

  • 1:31RelanceRéponse directe

    Pensez-vous vraiment que Benoît Hamon puisse faire l'éloge du bilan de la gauche après l'avoir tant critiqué durant la primaire ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Est-ce l'humiliation totale pour François Hollande de devoir soutenir un candidat PS qui l'a lui-même limogé ?

  • 2:43OuverteRéponse partielle

    Pourquoi la revue des deux mondes ne pourrait-elle pas embaucher quelqu'un au tarif qui lui convient ?

  • 3:18OuverteRéponse directe

    Comment Macron va-t-il se démarquer d'une image PS si les valsistes envahis sont partis ?

  • 3:52FerméeRéponse directe

    Il y a combien là ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19InvitéFait
    « il a gagné la primaire. »
  • 2:46PrésentateurFait
    « Ce sont des fonds privés, non ? »
  • 3:53InvitéChiffre
    « Il est 21 ce matin. »
  • 4:47InvitéChiffre
    « Il est crédité de 5%. »
  • 8:26PrésentateurChiffre
    « il n'y aurait pas eu 15 000 personnes à la Villette. »

Temps de parole

  • Invité31 %
  • Invité 221 %
  • Invité 320 %
  • Présentateur17 %
  • Invité 410 %

≈ 4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

Croyez-vous que Benoît Hamon est doté d'un charisme et d'un entregenre suffisant pour prétendre à la présidence de la République ?

0:11
Invité

Écoutez, a priori, encore une fois, il doit faire ses preuves et c'est faire un mauvais procès à quelqu'un qui veut briguer. Après tout, il a gagné la primaire. Et le gagnant de la primaire, on doit considérer qu'il est capable. Néanmoins, c'est vrai qu'il n'a pas le brio oratoire, le charisme d'un Arnaud Montebourg. Mais on a vu ce que ça donnait pour Arnaud Montebourg, ça n'a pas été très marquant. Valls, qui a été Premier ministre, il est très embarrassé. On va voir, c'est à lui de faire ses preuves. Ce qui est sûr, c'est qu'il va avoir du mal. Pourquoi ? Parce qu'évidemment que Mélenchon ne va pas le lâcher.

Et que Mélenchon ne va évidemment pas rentrer dans un quelconque dialogue avec lui. Parce que sinon, Mélenchon n'existe plus. Mélenchon, il n'existe que parce qu'il est lui. Et qu'il a ce talent oratoire. Qui là, je ne suis pas tout à fait d'accord avec Raphaël. Je pense qu'il y a quelques différences programmatiques quand même. Notamment sur l'Europe. L'écologie, il est très présent. Mélenchon là-dessus, il en a fait un cœur de réacteur. Si je puis dire. Et il est bloqué de l'autre côté. Par, eh bien, moi ce qui va jouer principalement Benoît Hamon, c'est l'après-présidentiel. Ce que disait un petit peu Christophe tout à l'heure.

C'est-à-dire un PS, un PS clairement à gauche, pour le coup, si c'est lui. Clairement à gauche, affirmé. Et qui joue les années 2022.

1:34
Présentateur

Pensez-vous vraiment que Benoît Hamon puisse faire l'éloge du bilan de la gauche après l'avoir tant critiqué durant la primaire ? C'est un peu ce que lui demande aujourd'hui le Premier ministre.

1:42
Invité

Non, impossible. Il ne pourra pas le faire. Il pourra essayer d'aller chercher une ou deux mesures en disant qu'elles ont été des mesures de gauche. Mais il ne pourra pas s'afficher dans les meetings, dans les débats, comme le défenseur du bilan. Puisque, encore une fois, les électeurs qui l'ont porté à la primaire sont ceux qui voulaient sanctionner d'abord le bilan de la gauche et exprimer leur déception. Il faut qu'ils disent du bien, non du bilan, mais de certains ministres ad hominem pour essayer de se les rallier. Ils pourraient dire du bien de Marisol Touraine, du bien de Najat Vallaud-Belkacem, du bien de Le Drian, pour essayer de les empêcher de faire campagne contre lui.

2:15
Présentateur

Est-ce l'humiliation totale pour François Hollande de devoir soutenir un candidat PS qui l'a lui-même limogé ?

2:20
Invité

L'humiliation est totale, de toute manière. C'est quelqu'un qui se finit dans l'humiliation. Et je dirais dans une certaine inélégance aussi.

2:27
Présentateur

De la part de François Hollande ?

2:28
Invité

Oui, le comportement qu'il a eu, même si évidemment il ne devait pas se mêler de la primaire pour ne pas se gêner d'une certaine façon, compte tenu de son impopularité, il aurait pu avoir quelques gestes qui marquaient qu'il était encore le chef de l'État.

2:39
Présentateur

Pourquoi la revue des deux mondes ne pourrait-elle pas embaucher quelqu'un au tarif qui lui convient ? Ce sont des fonds privés, non ?

2:48
Invité

Certes, le marge de la charrière fait ce qu'il veut de son argent, mais il n'y a pas que du salaire. À ce moment-là, il y a des cotisations, il y a des trimestres de retraite qui sont accordés aux salariés. Donc l'administration est plus sourcilleuse vis-à-vis de ça. Non, surtout ça pose un problème si François Fillon veut devenir président. Vous savez bien que Nicolas Sarkozy a sans arrêt eu ce problème avec les grands patrons qui avaient été ses donateurs. Là, un grand patron qui aurait embauché sa femme après, lorsque vous êtes président de la République, on va surveiller toutes ses relations avec Marc-Landré de la charrière.

3:18
Présentateur

Comment Macron va-t-il se démarquer d'une image PS si les valsistes envahis sont partis ? C'est ce que vous disiez tout à l'heure.

3:26
Invité

Effectivement, c'est un risque pour lui et donc il va sans doute continuer sur cette ligne qui est à la fois une ligne un peu pragmatique. Je prends les bonnes idées même quand elles viennent de la droite. Je prends les bonnes idées notamment sur les sujets sociétaux quand elles viennent de la gauche. Mais il va être sur une ligne de crête et il ne faut absolument pas qu'il tombe d'un côté ou d'un autre. Ensuite, il a un cap qui est très important sur un plan de l'arithmétique qui est la barre des 20%.

3:52
Présentateur

Il y a combien là ?

3:53
Invité

Il est 21 ce matin. Il était en dessous. Mais s'il reste durablement au mois de février notamment, ce mois est tellement important dans la dynamique de campagne, au-dessus des 20%, ce n'est pas prouvé. Peut-être que Benoît Hamon lui aussi va reconstruire une dynamique à gauche. Il ne faut pas l'exclure. À ce moment-là, il peut y avoir un vote utile. Ce vote utile, il a manqué par exemple à François Bayrou en 2007. En 2007, François Bayrou n'a passé qu'une seule fois quasiment la barre des 20%. Donc un certain nombre d'électeurs se sont dit finalement ça ne peut pas l'amener au second.

4:20
Présentateur

Justement, François Bayrou a-t-il réellement plus de chance après la défaite de Manuel Valls ?

4:26
Invité

Non, je ne crois pas. C'est vrai que Hamon d'un côté et Fillon abîmé de l'autre, ça ouvre un boulevard au centre. Mais ce boulevard, il est occupé par Macron. Je pense qu'aujourd'hui, l'espace central est occupé définitivement par Macron. Et l'effet toboggan, comme disait Raphaël, qui évacue tous ceux qui ont un passé est fatal à François Bayrou. Il a été candidat trois fois. Il n'y a pas la place pour la quatrième fois. Il aura du mal à avoir laissé un sensime.

4:46
Présentateur

Mais il sort un livre, là ?

4:47
Invité

Il est crédité de 5%. Il sort un livre qui s'appelle Résolution française, après le livre de Macron qui s'appelle Révolution. Et ce livre qui veut une vision optimiste sur comment changer la France ne semble pas dans le ton de la campagne qui est partie sans lui. Quelque part, l'époque est passée. Je pense que s'il se lançait, il ferait le combat de trop. Alors il pourrait arracher 4-5 points à Macron ou à Fillon, mais il ferait le combat de trop pour lui-même. Alors qu'est-ce qu'il va faire ? Surtout François Bayrou, c'est une voix, indéniablement. Il a une audience dans l'opinion. Mais il n'a plus de partie. Enfin, ou son parti, en tout cas, est moribond.

Donc il n'a pas les moyens d'une certaine façon matérielle. Et je ne parle pas de moyens financiers, les moyens en homme, si vous voulez, de faire une campagne, là, dans les 3 mois qui restent. Ils ne partagent pas du tout les mêmes idées, mais dans la façon de fonctionner, Bayrou et Mélenchon sont assez comparables. C'est eux, hein. C'est eux avant tout.

5:36
Présentateur

Si l'emploi de Pénélope Fillon avait été bien réel, ne devrions-nous pas déjà avoir eu tous les éclaircissements et les documents ?

5:45
Invité

C'est assez normal que François Fillon donne les documents à la justice. Il n'a pas à venir sur les plateaux étaler les feuilles de paye et les agendas et les discours qu'il aurait à noter. C'est à la justice de vérifier s'il a respecté, mais encore une fois, s'il a respecté le règlement de l'Assemblée nationale parce que les règles, elles sont fixées par l'Assemblée nationale.

6:00
Présentateur

Si Macron est élu, avec quelle majorité parlementaire pourra-t-il gouverner ? On a toujours cette question.

6:04
Invité

Oui, mais ça, c'est une question qui, en fait, bon, je comprends qu'on se la pose, mais ce qu'il faut savoir, c'est que la campagne va créer une dynamique. Si cette dynamique se produit, rien n'est sûr encore parce qu'il peut tout louper, ça va être très difficile. Pour lui, il est sous pression, pour moi, Emmanuel Macron. Maintenant, là ? Il faut qu'il arrive à réussir l'accueil de tous ceux qui viendraient chez lui et pour ne pas passer pour un candidat de substitution d'une partie de la gauche. Il faut qu'il garde, je dirais, son identité qui est particulière. Il lui aussi se revendique d'un hors système et la droite et la gauche. Tout ça peut très bien être complètement loupé.

Donc, ça peut être compliqué pour lui.

6:45
Présentateur

Mais c'est intéressant ce que vous dites, Yves Traher, c'est maintenant que ça se joue.

6:48
Invité

C'est maintenant que ça se joue pour Emmanuel Macron. dans le mois qui vient. Mais, s'il est président de la République, vous verrez qu'il y aura un mouvement et vous aurez des députés sortant de droite et de gauche qui, de toute manière, seront là. Et puis, il a cette société civile parce que s'il est vainqueur, ça voudra dire beaucoup de choses quand même. Ça sera une petite révolution dans le paysage politique français et ça voudra dire qu'émergera, à mon avis, une classe de députés qui vient de la société civile qu'on peut les avoir. C'est nouveau député. Je voudrais juste un point dans la difficulté du mois de février et des semaines à venir pour Emmanuel Macron.

C'est évidemment, parce qu'il est attendu là-dessus et il peut décevoir, de préciser son programme. Alors, peut-être pas un programme comme on le conçoit de 110 propositions, de 1000 pages, etc. Mais en tout cas, un programme qui donne des aspérités. On va rentrer dans le moment où les électeurs se disent « Je vote, pourquoi ? » Quel est le critère, quel est le déterminant qui me fait voter pour tel candidat ? Pour l'instant, Emmanuel Macron a plutôt répondu en creux que en plein par les propositions.

7:48
Présentateur

C'est un peu le triangle des bermudes pour Emmanuel Macron le mois de février ?

7:51
Invité

Ah ben, c'est un enjeu décisif, évidemment.

7:54
Présentateur

Pour tous les candidats ou pour lui en particulier ? Pour lui en particulier. Pour lui en particulier.

7:57
Invité

Soit il arrive à capitaliser les déçus de Fillon et les mécontents de Hamon. Et à ce moment-là, il peut capitaliser en grangé. Soit il peut aussi retomber, peut-être pas à 5%, mais en tout cas retomber au taux d'église. D'autant qu'on l'a bien vu avec François Fillon dimanche, il a maintenant des adversaires déclarés. Jusqu'ici, il était protégé par les deux primaires. Mais maintenant, il est l'homme à abattre et effectivement, tout va être très rude pour lui.

8:22
Présentateur

Si François Fillon était à la peine, il n'y aurait pas eu 15 000 personnes à la Villette. Il ne faut pas l'enterrer trop vite.

8:29
Invité

Non, non, il ne faut pas l'enterrer trop vite parce qu'il y a une vraie France de droite et cette droite-là, elle est solidaire de son champion. Et je pense qu'elle est sensible plus que ce que l'on en dit aux thématiques de fond très droitières de François Fillon. Néanmoins, c'est assez facile, même quand vous êtes très mal placé, de faire venir 15 000 personnes. Il y a des tas de leaders politiques qui ont fait des meetings fabuleux et qui ont perdu l'échéance suivante. C'était le cas de Nicolas Sarkozy lors de la dernière primaire. C'était le cas de Marchais en 1981 qui faisait les plus gros meetings. C'était le cas de Ségolène Royal en 2007. Non, ça ne dit rien.

Ça dit de la ferveur, pas de la puissance.

8:59
Présentateur

Est-ce le rôle du Premier ministre de recevoir à Matinot le vainqueur de la primaire de la gauche ?

9:03
Invité

Oui, c'est son camp quand même. Oui, quand même. C'était la pierre. C'est quand même la même équipe. C'est quand même le PS. Ils étaient ministres ensemble il y a quelques semaines encore, quelques mois.

9:10
Présentateur

Très vite. Et les affaires du FN, on en parle parce qu'il y a aussi les affaires du Front National.

9:14
Invité

Oui, la chance du Front National, c'est que les affaires de François Fillon ont gommé leurs affaires alors qu'eux-mêmes sont pris avec des emplois fictifs. C'est fini.

9:22
Présentateur

Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25. On se retrouve demain 17h50 tout de suite. C'est à vous. Belle soirée sur France 5.