Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 14 décembre 2023 115 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

La paix se construira par la lutte populaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 54 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 14:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Notre camarade Bernal Isciciis a été sanctionné pour avoir tout simplement eu l'audace de respecter la règle et l'usage démocratique à l'Assemblée. »
  • 18:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 36 % rien que sur la ville de Renn le soir du premier tour de l'élection présidentielle sur le programme porté par Jean-Luc Mélenchon. »
  • 22:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 18000 morts dont des milliers d'enfants sous les bombes du gouvernement d'extrême droite israélien. »
  • 24:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La France devienne le premier état au monde à constitutionnaliser le droit à l'IVG. »
  • 0:30Locuteur 1Fait
    « En septembre 2021, quand on a vu décoller le prix du pétrole, j'avais dit on bloque les prix parce que comme ça on contient le foyer de contamination parce qu'après les autres ils rappliquent. »
  • 1:00Locuteur 1Chiffre
    « Quand les prix de l'alimentation augmentent de 20 % et que votre salaire augmente de 2 %, vous vous êtes fait raboter 18. »
  • 2:30Locuteur 1Chiffre
    « Il y a 10 millions de pauvres dans la 7e ou 6e ou 5e puissance économique du monde. »
  • 5:30Locuteur 1Chiffre
    « 21 millions de gens qui se sont mis en mouvement à quitter l'endroit où ils étaient à cause du changement climatique. »
  • 12:30Locuteur 1Chiffre
    « Il y a 1000 CGTistes qui vont passer devant les tribunaux pour ce qui s'est passé pendant la bataille sur les retraites. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

voudrais dire déjà il y a plusieurs centaines de personnes qui sont dehors qui n'ont pas pu rentrer parce que malheureusement la jauge est un peu courte. J'aimerais qu'on pense à eux. Néanmoins qu'il sache et qu'elle sache que Jean-Luc va passer les voir avant son intervention et pour les les saluer.

Je voudrais remercier l'ensemble des bénévoles qui se sont investis, qui ont travaillé dur pour que ce meeting puisse se tenir, qui sont là dans la salle, qui travaillent depuis plusieurs jours. Merci, c'est grâce à elle et à eux que nous pouvons nous réunir pour ce meeting. Alors le dernier meeting de Jean-Luc de Jean-Luc qui date de 2017 quand même.

Il nous a un peu manqué, faut dire ce qui est. On se rappelle de on se rappelle de 2017 où il avait littéralement fait déborder le liberté puisque il y avait encore beaucoup de monde dehors. On avait mis on avait demandé à la mairie de ren de mettre un écran géant.

Ils ont pas voulu donc du coup on a mis un écran géant et tout le monde était content sur le champ de Mars. Il faisait un peu plus beau que ce soir. Alors pas venu depuis 2017, il nous a manqué.

Depuis 2017, j'aurais envie de dire, il s'en est passé des choses. Alors déjà, il y a eu bah oui, il s'en est passé des choses en Î villes. Déjà, il y a eu deux députés élus.

On en est pas peu satisfait, on est les vilaines. Et puis surtout, j'ai envie de dire, il y a eu ce formidable score de 36 % rien que sur la ville de Renn le soir du premier tour de l'élection présidentielle sur le programme porté par Jean-Luc Mélenchon. Et ça, c'est un acquis. [acclamation] Bref, à notre manière, à notre manière, entre 2017 et 2022, on a fait mieux sans qu'on attende qu'on nous le dise quoi.

On a fait mieux et on n'est pas peu fier d'avoir d'avoir fait mieux. Mais faire mieux, c'est toujours c'est toujours un éternel recommencement. Et faire mieux aujourd'hui, c'est c'est à n'en pas douter faire vivre le débat.

La Macronie s'emploie et on le voit singulièrement à l'Assemblée nationale pour le vivre quotidiennement. Vous le vivez aussi dans votre quotidien. La Macronie s'emploie à rabourrir la démocratie.

Alors les tours de pass-pass, il y en a plein. Il y a les 493, les procédures de machin de bidules de vote bloqué, les amendements qui qui disparaissent du jour au lendemain comme ils nous ont fait le coup au mois de mai, les sanctions. Vous avez vu que notre camarade Bernal Isciciis a été sanctionné pour avoir tout simplement eu l'audace de respecter la règle et l'usage démocratique à l'Assemblée.

Certains un peu forts, mais bon, c'est Hugo. Et faut pas prendre ça à la légère parce que en dehors du fait qu'ils sont en train de tracer la route aux fascistes, tout ça c'est un nom, ça s'appelle du dressage. Ça s'appelle du dressage.

Ça c'est pour nous faire croire que finalement bah c'est normal que ça se passe comme ça dans un pays soi-disant démocratique, qu'on vienne confisquer la parole de la représentation nationale. Ça s'appelle du dressage ça. Ça s'appelle du dressage parce que ça essaie de nous faire croire que finalement la démocratie c'est un élément accessoire dans un cadre plus global et que cet élément accessoire finalement il peut bouger, il peut varier.

Non, la démocratie c'est le cadre et ce cadre il est ni amendable ni négociable et nous nous emploignons tous les jours à le rappeler à nos adversaires politiques quel qu'ils soient. Et nous y tenons beaucoup parce que nous avons la conscience la conscience d'être la voix. de celles et ceux qu'on on essaie d'étouffer au quotidien.

La Macronie le sait. C'est pour ça qu'ils ont peur de notre parole. Et je peux vous assurer, je peux vous le dire au nom de mes camarades du groupe parlementaire, rien ne nous fera reculer.

Ni les intimidations, ni les menaces, ni les sanctions, absolument rien. Nous continuerons. Notre voix ne sera pas étouffée.

La vôtre ne sera pas étouffée non plus. Alors, merci beaucoup pour votre soutien au quotidien. Merci pour les mots que vous nous glissez quand vous venez à la permanence, quand vous nous croisez sur les marchés, quand vous nous croisez par hasard dans la rue.

Merci pour les dons que vous versez sur Action Populaire, merci pour vos vos adhésions également sur Action Populaire. Il y a pas de petit soutien pour nous. Vous êtes là, on le sait, on le sent et c'est grâce à vous aussi qu'on peut mener ce combat.

Sans plus attendre, je vais passer la la parole à ma à ma camarade Mathilde Dignet, donc élu sur la circonscription numéro 4, dite circonscription de Redon, qui est ouvrière agricole et qui pour cette raison, vous la verrez sans doute en début d'année, sera notre chef de fil sur la loi d'orientation agricole avec une grosse bataille qui va se profiler. Mathilde, tu as la parole. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] Merci Frédéric.

Chers amis, bonsoir et bienvenue. Vous êtes nombreux, très nombreux et nombreuses ce soir et ça fait vraiment plaisir. Merci encore à tous les militants, les militantes qui ont rendu cette soirée possible en un temps record.

Je tiens à le souligner. Avec Frédéric, nous sommes fiers d'accueillir l'homme qui dénonce les crimes de guerre, qui ne cesse d'appeler au cesser le feu. Il est le bienvenu en Bretagne.

Il est le bienvenu et et il est en sécurité ici. Je le dis à celles et ceux qui lui ont mis une cible dans le dos. Il est sous notre protection populaire et militante. [acclamation] La menace la menace sur la République, c'est les fascistes.

Et celles et ceux qui ne l'ont pas compris à gauche, au centre ou à droite n'ont rien compris. Nous sommes dans une région où à Calac, l'extrême droite a menacé des élus locaux parce qu'il voulaient accueillir des migrants. Nous sommes dans une région où un groupuscule d'extrême droite s'en prend à une animation pour les enfants dans une médiathèque rurale.

Celles et ceux qui font des parallèles à vomir entre Jean-Luc et les violents se trompent et trompent leur monde. La menace aujourd'hui pour la menace La menace aujourd'hui pour la démocratie, pour la République, ce n'est pas le wisme. Ce n'est pas l'islam gauchisme.

La menace c'est la misère sociale et économique. La misère c'est quand en France 16 7e puissance mondiale on manque de médicaments. La misère c'est quand à Renn le président de l'université est obligé d'appeler à la solidarité des habitants pour loger les étudiants.

La misère c'est quand un paysan breton se suicide poussé à bout par l'agroindustrie qui détruit les hommes, les femmes et notre environnement. [applaudissements] [applaudissements] Nous sommes dans une région qui a besoin et qui doit bâtir l'Union populaire, une une union populaire et antifasciste. Et puis en tant que femme et homme de gauche, en tant que père et mère de famille, il y a ce qui se passe à Gaza et qui qui déchire déchire notre humanité.

Depuis le 7 octobre et l'attaque du Hamas que nous avons condamné de toutes nos forces qui a tué 1200 Israéliens. Le massacre est en cours à Gaza. 18000 morts dont des milliers d'enfants sous les bombes du gouvernement d'extrême droite israélien.

Une seule revendication, cessz le feu. [applaudissements] La guerre, la guerre est la plus grande des menaces pour notre peuple. La guerre, c'est là où les ouvriers, les gens du peuple, on nous on nous dresse les uns contre les autres.

Pourquoi ? Pour le profit des industriels et des marchands d'armes. On dit qu'on veut importer le conflit isra israélo-palestinien.

C'est faux. Nous ne voulons pas importer le conflit. Nous voulons exporter la paix. [applaudissements] Alors, les Bretons et les Bretonnes que nous représentons sont heureux et fier de mener ce combat pour construire la paix humaine, conquérir l'universelle justice sociale, inventer la 6e République.

Or, avant d'accueillir celui que vous attendez toutes et tous, je vous propose de découvrir une vidéo qui fait la rétrospective de notre année insoumise où les militants, le mouvement, les députés ont travaillé d'arrache-pied pour porter la voix de l'Union populaire. On regarde [applaudissements][acclamation] insoumise France insoumise insoumise la France insoumise j'ai vu France insoumise à France insoumise plus forte mobilisation sociale depuis 30 ans. Il y avait du monde dans les manifestations.

On a battu des records. 2 millions soutenus et suivis par les jeunes français. La bataille des retraites est qu'une bataille pour l'humanité des amphi les journées d'été du mouvement.

Aucune autre formation politique n'est capable d'organiser un événement d'une telle ampleur modestie. On est trop fort. En seul héros, c'est le peuple et il y aura jamais à changer les rôles. [acclamation] C'est la France insoumise les jeunes insoumis là.

Ouais ouais. Comment le fondateur de la France insoumise est-il devenu le rival de l'abstention [musique] chez la nouvelle génération ? Dites-leur que notre génération n'a pas le temps de voir l'extrême droite reprendre le pouvoir.

L'enjeu pour ma génération, c'est de changer le système. Action en commun. Plus de 160 actions faites par jour depuis début janvier.

Ce qui nous tient à cœur, c'est d'aller à la rencontre des gens. Nous, on en profite à chaque vacances scolaire pour lancer une campagne de caravane. On est un mouvement en action et on continue.

En tant qu'insoumis, on est fier d'aller dans les médias pour porter nos propositions parce que on sait qui on représente. Le cadre de l'officialité médiatique pouvait pas être le seul champ de bataille sur ce sujet. C'est pour ça que on a l'émission populaire, c'est pour ça qu'on a aussi nos propres médias, qu'on a toute une stratégie de communication aussi sur les réseaux sociaux qui essayent de contourner le cadre de l'officialité depuis longtemps.

Qu'est-ce que c'est que la violence ? La violence lorsque quelqu'un de pauvre et de mal habillé décide d'agresser quelqu'un d'autre. Ça c'est de la violence.

Évidemment, c'est c'est pas une nouveauté dans le mouvement insoumis [musique] que de se poser la question de la bataille culturelle. On est dans une élaboration intellectuelle de haut niveau, mais on on travaille à faire en sorte que ce soit connu du plus grand nombre. Plus vite on arrivera à financer les locaux dans chaque département, plus vite on aura fait ce maillage territorial national.

Ce premier achat à Perpignan, il n'est pas un odin. Installer des locaux dans des territoires avec une forte présence du Rassemblement national, c'est prendre toute notre part à la bataille contre l'extrême droite. Naël, 17 ans, est mort abattu par un policier.

Comment un jeune de 17 ans peut-il être tué par un policier en République française ? Vous voulez faire peser sur nous la responsabilité de la colère quand elle prend racine dans un meurtre odieux ? Le retour au calme ne se décrète pas, il se construit.

Pas justice, pas de justice pas. Les prix alimentaires ont augmenté de plus de 20 % en 2 [musique] ans. C'est inédit et c'est terrible.

Près d'un français sur deux déclareent qu'il réduit ses achats alimentaires pour des raisons financières. La solidarité pour nous militants insoumis, c'est venir en aide [musique] d'abord aux associations qui sont au plus proche des gens. On a de plus en plus de monde, des personnes qu'on aurait pas vu avant, de milieu social qu'on aurait pas vu avant qui ont du mal à bah s'en sortir.

Alors, monsieur le maire, sortez le carnet de chèque, sortez la calculette pour tous ces gens qui ont besoin de bloquer les prix de notre pays et augmenter les salaires à la hauteur de l'inflation. Nous avons gagné le fait que la France devienne le premier état au monde à constitutionnaliser le droit à l'IVG. Nous sommes très fiers d'avoir réussi à arracher contre [musique] la Macronie deux victoires.

La première sur la commission d'enquête sur les risques majeur en Outreem grâce à Jean-Philippe Nilor. Une deuxième victoire qui a été arrachée par Daniel Obonau qui est celle de la réouverture des guichets physiques pour les services publics. Depuis le 7 octobre, la France insoumise condamne de manière totale tous les crimes de guerre et demande un cesser le feu immédiat.

Rien ne nous fera baisser la tête. Rien ne nous empêchera de continuer à porter la parole de la paix. Rien ne nous empêchera de continuer à défendre l'unité du peuple.

Camarad, on lâche pas. C'est le feu immédiat. Massacre à Gaza.

Faites mieux, c'est-à-dire faites mieux que ma génération qui n'est arriver à rien. Abattez la citadelle. N'écoutez jamais personne qui vous dira de reculer, d'arrêter, de céder, d'amolir.

Faites mieux. Abattez ce système. [acclamation] [applaudissements] Et maintenant, nous allons accueillir Jean-Luc Mélenchon d'abord dehors et puis ensuite ici dans la salle.

Jean-Luc. Donc c'est à toi [musique] [applaudissements] [musique] [acclamation] Désolé hein, il y a pas la place mais Ah il y a [musique] la musique là. Ils attendent que j'arrive de mettre de la musique à Merci à toutes et à tous d'être là.

Peur de vous voir. Je suis remercier aussi pour vous dire que je comprends bien ce que vous êtes en train de faire, c'est-à-dire de dire quelque chose. J'imagine que vous venez pas voir une rockstar mais bien quelqu'un qui porte un message politique et que vous et moi nous partageons ce message politique.

Dès lors pour vous, mission accomplie. Vous avez fait la démonstration de ce à quoi vous croyez et de ce pourquoi vous êtes prêt à vous mobiliser. Je vous en remercie du fond du cœur.

Certain que vous n'avez pas besoin de ça pour savoir quoi faire et comment continuer à faire. Merci. [applaudissements] Quelle musique horrible [musique] au PS. [musique] spectaculaire à tout ça là, la musique de traverse la salle, il y en a qui vont se faire des tas d'idées.

Mais pourquoi il fait ça ? Enfin bref, merci à à vous toutes et vous tous. Je l'ai toujours dit et je viens de le répéter devant ceux qui étaient qui sont là dehors.

Je n'ai jamais pris les manifestations d'amitié par lesquelles commencent souvent nos rassemblements pour une marque d'adulation personnelle. Ce n'est pas dans nos traditions. Nous ne sommes pas fait de ce bois-là.

Je ne le demande pas et vous n'avez pas envie de le donner. Elle signifie autre chose. D'abord une solidarité entre nous.

Car beaucoup d'entre vous, syndicalistes, militantes ou militants politiques qui recevait ouve reçu des coups dans votre vie du fait de votre engagement, vous mesurez sans mots et directement le sort qui nous est fait, les menaces qui pleuvent sur nous, la dureté qui dorénant est celle des conditions du combat politique dans notre pays et qui même pour un homme de mon âge est une surprise après tout ce que j'ai vécu. Mais je ne me souvenais pas dans la période récente d'un dirigeant politique de gauche dont on est envisagé au moins deux fois de l'assassiner. C'est mon cas.

Je dis au moins deux fois parce que les autres on les connaît pas. Et cela ayant été pris. L'un était condamné à 9 ans de prison, l'autre à 18 ans. 10 d'entre nous sont menace de mort, sont sous-menace de mort.

Trois d'entre nous ont eu leur domicile incendié. Deux d'entre nous ont été molestés dans la rue. Ah au moins a dû déménager déjà deux fois.

Nous sommes h à avoir subi un pilonnage téléphonique incessant nuit et jour pendant 3 jours dans la période qui a suivi les premières déclarations qu'a fait le mouvement insoumis sur la situation au Proche-Orient. Je sais que vous savez et je reçois les marques de votre solidarité comme des marques de solidarité. Et je veux que vous sachiez vous hommes, femmes que je ne connais pas, qui êtes dans la salle mais à qui peut-être j'esserrai déjà la main une fois qui êtes des militants combien de mon côté aussi je partage les sentiments qui vous assaillent quand dans la lutte arrive l'angoisse, le sentiment de la solitude, le besoin de s'expliquer l'inexplicable.

Pourquoi toute cette violence ? Pourquoi cet acharnement ? Pourquoi ?

Et quel destin obscur m'a conduit jusqu'à cette place poussée dans le dos je ne sais comment. C'est moi le garçon, la fille qui marche devant. Mais comment c'est moi ?

Pourquoi c'est moi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Pas vrai Mathilde ?

Pas vrai Frédéric. Pas vrai ? Pas vrai, pas vrai.

C'est la vie et c'est la leçon numéro 1 de ce que nous faisons ensemble. L'univers roule sans signification, sans destination. Il ne roule pas à vrai dire, il paraît qu'il se dilate.

Et à lui tout seul, il est la réalité. Tout ça est vide de sens. Et la vie elle-même qui reproduit sans cesse les mêmes cycles comme la planète tournant autour du soleil.

Tout cela évite de sens. Les choses se font l'une après l'autre et il semble parfois que ce soit d'après un ordre immuable qui évite de sens. La vie la vie des êtres humains ne comportera jamais d'autres sens que celui qu'ils y introduisent d'eux-même par leur engagement.

Cette vie n'a de sens que par nos actes, par nos décisions, par nos intentions, c'est-à-dire par notre engagement. Telle est la grandeur de ce que nous sommes en train de faire à cet instant. Nous autres qui avons la prétention d'affronter des événements dont tout le monde nous dit "On n'y peut rien, c'est comme ça, c'est la guerre.

Il y en a toujours eu. Il y a des pauvres. Il y en a toujours eu.

Ça a toujours été comme ça. Non, ce n'est pas vrai. Ça n'a pas toujours été comme ça.

Ça a été autrement. Ça peut être autrement. Ça peut s'appeler le 10 mai 1981.

Ça peut s'appeler mai 1936. Ça peut s'appeler le 8 mai 1945 et la victoire. Et combien d'autres états plus grandes plus petites ? mais tous aussi brillantes, réconfortantes, appelantes à la suite du combat.

Voilà ce que nous sommes en train de faire. Ce que je viens de dire, le vide du sens explique la foi, justifie l'engagement politique et philosophique. Voilà pourquoi à cette heure, nous sommes directement impliqués par chaque événement qui se produit où que ce soit dans le monde.

Voilà pourquoi nous nous sentons, nous femmes et hommes, militants, conscience engagé politiquement concerné par tout. Nous sommes nous-mêmes l'univers entier. À cette heure, de millions de pauvres personnes sont considérés comme les responsables collectifs d'une vengeance indigne d'une nation civilisée et développée.

Un massacre abominable a lieu qui marque le début de notre siècle d'une emprunte de sang ineffaçable. Souvenez-vous que chaque siècle qui a commencé par des violences c'est terminé poursuivi dans des violences apprises à la première et seule la réponse des peuples a permis qu'elle ne dure pas toujours cette violence. Souvenez-vous que contre chacune des deux grandes guerres mondiales, la paix a été reconquise et dans cette reconquête, d'autres solutions ont été apportées à la vie des êtres humains qui n'étaient pas la reproduction de ce qu'il y avait avant.

À la libération dans ce pays, on a inventé le système social le plus développé qu'on avait jamais vu de l'histoire de notre pays. De même qu'après la Première Guerre mondiale, une AVE semblait se lever avec de nouveaux régimes politiques qui hélas. Nous n'è pas tout ce qu'on en attendait.

Mais cela nous conforte dans l'idée que la lutte, la lutte, la lutte, la lutte, l'engagement et la clé du futur. Quand bien même nous n'avons que nos pauvres mains, nous protestons de toute notre force contre le massacre qui se commet à Gazar. Et nous appelons crimes de guerre, ceux qui sont des crimes de guerre.

Nous les montrons du doigt, nous les dénonçons, nous ne les acceptons pas et nous nous battons pour qu'il en soit autrement. Enfin, la patrie des Français du bon côté. Après 32 jours, le président de la République a fini parler de cesser le feu. 32 jours pour dire ce qu'il m'avait fallu seulement quelques heures pour être dit et qu'on m'a tant reproché.

À 11h du matin ce 7 octobre, j'ai dit par un petit tweet 140 mots toute la violence déchaînée contre Israël et à Gaza ne prouve qu'une chose. La violence ne produit et ne reproduit qu'elle-même. Horifier nos pensées et notre compassion vont à toutes les populations désemparées victime de tout cela.

Il est 11h du matin. Monsieur Nanou a parlé à 10h. Je dis le cess et le feu doit s'imposer.

Ce qui signifie qu'à mes yeux comme vôtre, il n'était pas possible d'imaginer qu'un droit de défense se traduise par un droit de tout détruire. Le CC le feu doit s'imposer. La France doit y travailler de toutes ses forces politiques et diplomatiques.

Mais que voulez-vous que je dise d'autre comme responsable politique, comme quelqu'un qui a prétendu devant vous être président de cette République ? Qu'aurais-je fait si c'était à moi qui était venue la responsabilité dans ces heureslà de décider ? Et bien oui, nous aurions jeté toute la force de la France de son appareil diplomatique, de ses moyens dans la bataille pour la paix immédiate et le CC le feu immédiat.

Ce n'est pas ce qui a été fait. Vous avez le droit comme citoyenne, comme citoyen de demander des comptes. Que faisait-tu ma patrie ? tandis qu'on assassinait à tour de bras, tandis qu'on bombardait une bombe toutes les 30 secondes, tandis qu'on détruisait des écoles, tandis qu'on détruisait des hôpitaux.

Que disais-tu ? Que faisais-tu par la bouche de celui qui te représente ? Parce que dans ces moments-là, notre représentation est commune.

Ce sont nos institutions, ce sont nos élus quels qu'ils soient, même si nous n'approuvons pas leur orientation politique qui parle pour nous tous. Aucun d'entre nous n'aurait jamais voulu, et je le dis rare auraient été les Français qui auraient voulu que la France entra en guerre comme cela a été proposé absurdement par le président de la République. Vous imaginez ?

Vous imaginez si c'était fait ce qu'il proposait parce qu'il l'a proposé quand il a dit "Faisons une alliance en commun comme on l'a fait contre Daesh, contre le". Ça voulait dire rentrer en guerre. La guerre avait lieu.

J'ai dit ensuite le peuple palestinien israélien doivent pouvoir vivre côte à côte en paix et sécurité. La solution existe, celle de deux États conformément aux résolutions de l'ONU. Voici la position des insoumis qui, comme vous l'imaginez a été concertée par des appels téléphoniques avec le coordinateur de notre mouvement Manuel Bonpard et les deux présidentes Mathilde Panot et Manon Oubri.

C'est donc d'une voix que nous avons parlé et tout le mouvement depuis n'a eu d'autres mots pour parler que cela. Et vous avez vu quelle campagne cela a déchaîné notamment contre moi. Je vais vous dire que si bien sûr à mesure que le temps passe, je pourrais presque m'y habituer.

Quoi que ce soit une épreuve tout à fait curieuse de voir son nom jeter en pâure avec les pires adjectifs qui suivent. Des heures et des heures, encore et encore et un plateau et deux plateaux et trois plateaux. Le jour et la nuit, on rediffuse.

N'allumez pas la télé par surprise si vous vous appelez Mélenchon ou si vous êtes un insoumis avec des insomnies. Tout n'importe quoi a été dit. Ce fut un festival jusqu'à ces fausses questions qui sont en vérité des diffamations, que seul le statut de chroniqueur protège de l'accusation.

Comment-je lire dans un édito d'un journalisme lui-même ? De son côté, après avoir accusé, elle fit de complaisance envers la violence la plus barbare. Vous venez d'entendre le texte de cette complaisance pour la violence la plus barbare.

Un éditorial du monde fin de s'interroger. Que cherche Jean-Luc Mélenchon ? à encourager l'antisémitisme, à cautionner le terrorisme islamiste.

Toutes ces questions mérite d'être ouvertement posé. Et voici la réponse de l'éditorialiste du monde diplomatique. Elle est courte, brève, sèche, nette.

Serge Alim répond, elle ne le mérite pas. Mais qui ? [applaudissements] qui mesdames, messieurs, mes amis, mes camarades pour l'honneur de notre pays, du pays que nous sommes, du niveau d'éducation qui est le nôtre pour la qualité de la démocratie qui ne peut pas fonctionner sans le débat politique, quand bien même le ton monde parfois, quand bien même il s'exprime à travers les mots une violence symbolique.

Mais j'avoue que je dois apprendre que la violence symbolique est précisément ce qui remplace la violence réelle. Et c'est comme ça depuis le sacrifice d'Abraham, il me semble. Alors, ce n'est pas un argument que de dire "Le ton monte." Non, ça n'en est pas un.

Mais pour l'honneur de nos intelligences respectives, n'est-ce pas le moment de dire qui croit sérieusement un instant quelque reproche qu'il a à me faire ou à vous faire ? Quand vous vous montrez d'accord avec moi, qui croit un seul instant que j'ai l'intention de manifester de la tendresse pour des actes atroces ? Qui peut croire un seul instant que j'ai l'intention d'encourager le racisme dont l'antisémitisme est une déforme ?

Personne ne le croit. pas même la personne qui a écrit ça, elle ne le croit pas mais elle l'écrit quand même uniquement pour blesser, pour envenimer, pour insulter. Oui, il y a toujours chez ces sortes de gens cette joie à nuire.

Mais c'est surtout pour un autre but, faire peur. Intimider. Tais-toi, tais-toi.

Tous ici. Vous avez été des militants combien de fois ? Toi, tu as pas fini, tu vas pas la fermer ?

Oui, ferme ta gueule, a-t-il dit. Voilà le but, nous faire terre. Jamais. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] Ces applaudissements, je veux qu'on les entende comme un hommage à toutes les femmes, tous les hommes qui dans ces moments ont tenu bon, ont refusé de baisser les yeux et ont continué à organiser ou ont commencé à organiser la résistance du peuple français contre l'idée qu'il serait solidaire de cette partie de ces élites qui ont proclamé un soutien inconditionnel qui n'avait aucun sens avec cette politique meurtrière et assassine.

Nous n'en avons jamais été solidair et nous le serons jamais. [applaudissements] Je salue nos adversaires politiques. Quelqu'un qui l'a été comme monsieur de Villepin.

Je salue son courage parce que je sais ce qui lui en a coûté. [applaudissements] Je ne citerai que lui pour qu'à la fin quand même dans un meeting d'insoumis, on passe pas son temps applaudir tout le monde et n'importe qui. Mais quoi ?

Au bout de 32 jours, le président de la République parle de cesser le feu et certains journaux qui viennent de se réveiller au bout de 60 jours disent que c'est un massacre et que ce sont des crimes de guerre. Quand il ne reste plus qu'une dizaine d'hôpitaux sur la quarantaine qui existait dans la bande de Gaza quand 500000 personnes ont été parqué dans un recoin du territoire et continu à être bombardé alors qu'ils ont été à l'endroit où on leur a dit d'aller pour ne pas être bombardés. Cela a attendu jusqu'à ce point.

Mais ici, il y a quand même assez de gens comme moi qui ont lu, qui ont vécu. Quand vous avez appris que la bataille était commencer le 7 octobre, que ces crimes avaient lieu, aussitôt vous avez compris que derrière ça serait terrible. C'est pour ça qu'il fallait dès le début, connaissant la situation dire stop c'est le feu alt.

Ceux qui doivent être punis doivent l'être. Tous les crimes de guerre doivent être punis, qui que ce soit qu'il les commettent. Mais pas seulement les uns et pas les autres. et avec un droit de massacre pour les uns ou pour les autres.

Ce n'est pas notre sujet. Nous sommes la France. La France doit en toute circonstances défendre des principes constants, communs, pas géométrie variable.

Et maintenant, des millions de Français ont compris la signification du nonalignement politique. Nonaligné, ça veut pas dire neutre. Nonaligné, ça veut pas dire écuidistant.

Non aligné veut dire que queles que soient les circonstances, nous n'obtons pas automatiquement pour qui que ce soit. Nous examinons les situations et nous en délibérons d'après ce qui nous semble être l'intérêt de notre patrie qui se confond pour nous toujours avec l'intérêt général humain. En toute circonstan intérêt au droit international.

Je ne vous dis pas qu'il soit parfait. Je ne vous dis pas que l'ONU soit le parangon du paradis auquel j'aurais peut-être rêvé comme quelques-uns d'entre vous. Mais du moins ça existe.

Du moins, l'humanité peut-elle se raccrocher à quelque chose qui existe et qu'elle a en commun qui sont des institutions. Elles sont tellement importantes que les puissants passent leur temps à essayer de la contourner. Ils ont inventé G7, G20, j'ai je sais pas quoi, les uns donnant des ordres aux autres.

Mais nous, nous avons l'ONU, nous avons le droit international. Et dès lors qu'il y a un droit international, si nous parlons comme nation, nous employons les mots qui servent à désigner les choses. La guerre au terrorisme n'existe pas.

On combat des actes terroristes, mais la guerre contre le terrorisme, c'est une doctrine politique, celle de Samuel Hutington qui depuis les années 2000 permet de décider où est le bien et le mal. Et dans la lutte du bien contre le mal, il n'y a plus de droit. Il y a juste un devoir de réprésaille et de vengeance qui va au plus fort.

Les mots qui conviennent, il ne faut jamais les lâcher. Crime de guerre, crime contre l'humanité, cour pénale internationale. Voilà des choses que tout le monde comprend. [applaudissements] Je répète tout cela, vous me l'avez entendu dire.

Vous avez entendu s'exprimer les députés insoumis bramment en toute circonstan pour l'expliquer, le réexpliquer et les militant insoumis. Enfin, au bout de tant de temps, la France vote du bon côté. Il y a eu un débat à l'ONU en faveur d'un cesser le feu immédiat et cette fois-ci notre pays a voté pour le cesser le feu.

Et s'il n'y avait eu le véau des États-Unis d'Amérique, les 10 malheureuses voies qui s'étaient réunies contre n'auraiit pesé d'aucun poids et nous aurions le cesser le feu parce que l'Organisation des Nations- Unies dispose dans ses propres statuts d'un droit d'intervention pour faire respecter le droit international. Il y a même un commandement militaire prévu par l'ONU qui n'est jamais sollicité. En général, c'est l'OTAN qui s'en charge comme ça a été le cas pour l'Irak et cetera.

Mais notre pays a voté du bon côté. Alors, que pouvons-nous faire d'autre ? Nous qui n'avons pas l'intention d'entrer en guerre ?

Nous ne pouvons faire que un poids dans l'opinion. Adresser des signaux à ceux qui combattent, adresser des signaux aux nations pour leur dire voilà ce que la France croit bien. Voilà ce qui est important.

Voilà ce à quoi nous pouvons aider et nous ne sommes pas sans moyen. Ce n'est pas vrai. La preuve, nous venons de voter.

La preuve, nous avons appelé tous nos amis à l'ONU à voter comme nous. Donc, nous avons des moyens. Nous sommes en Europe, nous avons des moyens.

Il paraît que les sanctions économiques ramènent à la raison les violents. C'est bien ce qui a été fait contre la Russie. Alors, il faut demander des sanctions économiques contre le gouvernement de l'État d'Israël de manière à ce qu'il revienne sur son attitude criminelle. [applaudissements] Les sanctions contre les Russes, la Russie ne sont pas des sanctions contre le peuple russe.

En tout cas, on l'espère. De même, les sanctions ne seraient pas des sanctions contre les Israéliens, mais contre le gouvernement qui les conduit à ce massacre. Et ce n'est pas tout.

Nous avons encore une autre possibilité de faire entendre notre voix nous français. Pourquoi ? Pour peser.

On vient d'entendre les dirigeants dire il y en a pour plusieurs mois. Plusieurs mois encore à bombarder tout le monde. Plusieurs mois où comptez-vous aller cette fois-ci au Liban.

Nous avons vu que vous avez commencé. Nous ne le permettrons pas, je l'espère. J'espère que la France saura se tenir fermement, instantanément au côté du Liban si quoi que ce soit lui est arrivé. [applaudissements] [applaudissements] Nous avons encore des moyens.

L'Assemblée générale des Nations Unies en 1988 a pris acte de la proclamation de l'État palestinien par le Conseil national palestinien. Le 23 septembre 2011, le président de l'État de Palestine présentait la demande d'admission à l'Organisation des Nations- Unies. Le 4 décembre, l'Assemblée des Nations- Unies a accordé le statut de membre observateur auprès de cette organisation.

L'État de Palestine est reconnu par la majorité des États-membres de l'Organisation des Nations- Unies représentant la majorité de la population mondiale. Neuf États européens ont reconnu l'État de Palestine. Dès lors, les Français ont été sollicités puisqu'il y avait déjà neuf nations en Europe dans l'Union européenne qui reconnaissaient l'État de Palestine.

Alors, pourquoi pas la France ? Et en novembre 2014, a été rédigée une résolution qui a été adoptée en décembre 2014, présenté à l'Assemblée nationale et adopté par 339 voix pour, 151 contre. L'Assemblée nationale affirme sa volonté de concourir à l'effort international de paix au Proch Orient, constatant la volonté des peuples israéliens et palestiniens de vivre en paix et en sécurité, constatant l'échec des tentatives de relance du processus de paix engagé depuis 1991 entre israélien et palestinien par la communauté internationale constatant les menaces pesantes sur la solution des deux États et notamment la poursuite illégale de la colonisation dans les territoires palestiniens qui mine la viabilité même d'un état palestinien malgré les capacités institutionnelles dont s'est doté l'autorité palestinienne et la reconnaissance que lui a accordé l'Assemblée générale des Nations- Unies, ce n'est pas moi qui parle, je vous le rappelle, c'est l'Assemblée nationale. soulligne que le statut qu est intenable et dangereux car il nourrit les frustrations et la défiance croissante entre les deux parties.

Soulligne l'impératif d'une reprise rapide des négociations entre les partis selon des paramètres clairs et un calendrier déterminé affirme l'urgente nécessité d'aboutir à un règlement définitif du conflit permettant l'établissement d'un état démocratique et souverain de Palestine. sur la base des lignes de 1967 avec Jérusalem pour capitale de ces deux états et fondé sur une reconnaissance mutuelle affirme que la solution de deux États promu avec constance par la France et l'Union européenne suppose la reconnaissance de l'État de Palestine au côté de celui d'Israël. Invite le gouvernement français par 339 voix pour et 151 contre. invite le gouvernement français à reconnaître l'état de Palestine en vue d'obtenir un règlement définitif du comp.

Voilà ce que la France pourrait faire maintenant sur la base d'une demande de l'Assemblée nationale et ce serait une contribution, je crois décisive à la formation d'un état d'esprit où l'on verrait que toutes les grandes nations disent stop au massacre alte au massacre. [applaudissements] Alors peut-être que vous vous dites "Ah ben c'est une affaire qui a sa propre complexité. Nous verrons bien comment tout ça finira par sa gester.

Mes amis, mes camarades, ceux qui parmi vous ont le plus lu et ceux qui ont le plus d'expérience savent qu'un mauvais exemple est vite suivi, que quand on a commencé ici à envahir, là-bas à bombarder, le suivant, l'idée lui vient qu'il pourrait en faire autant. Et ainsi a-t-on vu l'Ukraine est envahie et puis les enclaves du Carabar évacuer toute leur population et cetera et cetera. Ne croyez pas que je sois en train de vous parler de quelques cas isolés qui seraient là où il y a les poudrières habituelles de l'histoire, les balcans le coaucase.

Bon pour parler de l'Europe parce que le reste du monde existe aussi. Et bien figurez-vous que sur 195 pays reconnus par l'ONU, 126 ont un différent frontalier. Et commencez pas à regarder vos voisins parce que nous on en avait un jusqu'à il y a peu avec le Surinam dont vous n'avez naturellement jamais entendu parler et que nous avons réglé il y a peu en fixant la frontière, ce qui n'est pas des plus faciles puisqu'on est en pleine Amazonnie.

Mais nous faisions partie des pays qui avaient un différent avec leurs voisins et évidemment le Surinam avait un différent avec nous. Mais si ce n'était que des différents de cette nature, on dormirait tranquille. Mais il se trouve que sur ces 126 pays qui ont des différents, 55 ont un conflit armé à propos des frontières.

Et nous les Européens, mais je vais pas passer ma soirée à vous raconter ça. Ne croyez pas, ne croyez pas une seconde que nous soyons exents de tout problème de frontière. C'est pourquoi nous devons attacher la plus grande vigilance, la plus grande constance dans nos principes car nous allons être et vous là les plus jeunes continuellement confrontés dans votre génération, surtout dans la vôtre, plus sans doute que dans la mienne, à des problèmes de frontière.

À mesure que se déchaînera la crise climatique, que des populations vont traverser des frontières dont ils n'ont rien à faire quand il s'agit de survivre. Quand des pays profitant du chaos ici là allongeront les mains en se disant voilà une bonne occasion dans le désordre de régler des différents. Continuellement vous serez confronté à qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on décide.

Même si vous avez pas envie, vous serez obligé. Et puis comme il y a ici ceux qui dirigeront le pays dans 15 ans, dans 20 ans et ben ces jeunes gens que je vois là, vous az pas resté de pire le même souiller. Vous aurez ces questions, vous ne pouvez pas vous en sortir si vous réglez ça à la tête du client.

Il faut bien que vous en sortiez avec des principes constants, fixes, stable, toujours les mêmes. Évidemment, des principes dans lesquels on se retrouve, mais des principes. Voilà pourquoi vous devez être si vigilant.

Et voilà pourquoi à cette étape, vous devez aider tous ceux qui par un moyen ou par un autre veulent ramener la loi de l'ordre international au Proche-Orient. Sinon, [applaudissements] ce carnage sera imité et d'ors et déjà dans le monde entier, ce qui était autrefois un simple sujet d'énervement puis d'exaspération. Tourne maintenant à la colère.

Ceux qui se sont eux-mêmes nommés l'Occident exaspère tout le monde parce que tout le monde voit que les leçons qu'ils font aux uns aux autres, les sanctions qu'ils prennent dans tel ou tel cas sont toujours centrées sur l'intérêt des mêmes tandis que tous les autres sont seulement appelés à obéir non pas à la loi mais à la volonté du plus puissant. Tout ce dont nous ne voulons pas. Un monde libre, c'est un monde non pas multipolaire, c'est un monde ordonné.

Et le seul ordre, c'est la loi. [applaudissements] De nos jours jeunes gens, l'intérêt est que la politique est remplie de grandes questions. Il y a des moments où la politique est moyennement intéressante parce que on se sent moins interpellé.

Là, vous êtes servi. Je viens de vous parler de la guerre et nous nous voilà, on vient de terminer la COP 28. Ça va mieux ?

Non, quand j'ai fait ce bouquin et il marche pas ton truc avec le temps dessus sin rester là toute la nuit hein. Quand j'ai fait ce bouquin, j'hésitais. J'aime pas être le gars qui part en noir, vous savez.

Ça va pas, ça va pas, ça va pas. C'est bon quoi. Mais je n'ai pas pu, je n'ai pas voulu tricher.

J'ai voulu démontrer pourquoi le capitalisme, je ne dis pas l'économie de marché, c'est autre chose. Le capitalisme nous conduisait nécessairement à la catastrophe. Et comment cet étrange système qui a montré tant de capacité à tout surmonter et qui continue à le faire dans cette nouvelle circonstance était encore plus dangereux que dans le passé parce que lui il faut c'est comme ça le capitalisme c'est comme la bicyclette faut pédaler pour que ça marche sinon tu tombes par terre le capitalisme faut qu'il accélère le cycle on place du capital ça donne des marchandises on les vend ça redonne du capital qui redonne des marchandises et cetera et cetera et cetera et il fait ça avec tout et comme il sait plus où le alors il marchandise tout ce qu'il voit, tout ce qu'il trouve, l'éducation, la santé, le machin, tout tout tout ce cycle infernal.

Mais dans les conditions dans lesquelles nous vivons, la catastrophe est assurée car nous sommes 8 milliards d'êtres humains depuis novembre de l'année dernière. de l'année dernière ou de enfin peu importe, on est 8 milliards. [grognement] On s'est pris 1 milliard tous les 12 ans.

Il a fallu 190000 ans pour arriver au premier milliard. Ensuite, il en a fallu un siècle pour arriver au 2e et ensuite tous les 10 12 ans, quick un milliard de plus. On va être 10 milliards puis 11 milliards.

À condition constante, le désastre est certain. tout simplement pour une raison qui n'a plus rien à voir avec le capitalisme, les contradictions qu'il a lui-même comme système, mais le simple mécanisme de la prédation sur la nature et de l'incapacité à la laisser se reconstituer à mesure. Maintenant, vous êtes tous au courant des gaz à effet de serre qui étaient un euphémisme pour ne pas dire les gaz venant des énergies fossiles et que on va là où vous savez qu'on va.

Comment on peut dire ça sans la trouille à tout le monde ? Alors, il viennent on a eu la COP 21 tout le monde. Alors, et à chaque fois faut faire attention parce que si vous dénigrez tout, on avance plus après.

La COP 21 à Paris, on était tous très contents. Bravo, magnifique tout ça. Alors, on a dit écoutez voilà, on va augmenter, on va laisser la température, faut pas que ça monte de plus 2°gr.

Vous signez ? Oui oui oui 2 degrés bien sûr c'est demain on verra bien. Oui oui.

Les les dirigeants des îles ont dit "Bah nous on peut pas signer, on veut signer tout ce que vous voulez mais on peut pas parce que nous au-delà d'un degré et demi on est noyé donc on peut pas. Alors il y a qu'à mettre 1 et demi. Oui bon on va mettre un et demi a que ça 1 et demi et en empêchant d'arriver à deux.

Voilà ça s'appelle la diplomatie. Il faut bien que ça se fasse. On est content.

Mais après, il y a les gens qui suivent, les ONG, les militants, nous hein, on suit, on regarde et on regarde la somme de ce qui est marqué dans les engagements des pays à la COP 21 par là. C'était donc 21, là on est à 28. Et quand on fait le total, ah [grognement] quelle horreur !

On découvre que ils s'engagent tous. Quand on fait le total, ça donne 3°gr et demi d'augmentation. Donc depuis la COP 21, on sait que ce que racontent les gens c'est du pipo et que on marche à la catastrophe.

Là on vient de faire la COP 28. Alors par un côté, on va dire "Ah ben c'est bien." Alors j'ai vu dans les journaux, il dit "Ça y est, on a nommé les énergies fossiles." Tu te rends compte ?

On a nommé les énergies fossiles. C'est bien. Mais pourquoi faire ?

Ah bah oh ! A déjà progressé. Je veux pas trop ironiser mais honnêtement ça m'a fait peur.

On est l'année la plus chaude de toutes les observations qui ont été faites depuis le siècle dernier. Plus chaude que la période 1850 1900, c'est-à-dire le début de l'aire industrielle. On est en route pour 3°gr.

Au cours du mois de novembre, la température a osillé entre 17 et 3. C'est bien au-delà des deux. Voilà.

Alors après le reste est pratiquement du décor. Qui préside la COP 28 ? Sultan Algjaber, président de l'une des premières compagnies pétrolières mondiales.

Les Français sont là. Oui oui oui oui bien sûr. Est-ce que j'ai mon fichu papier pour vous donner quelques exemples des participants ?

Non, je l'ai oublié. Les participants, c'est des gens très intéressants. Dans la délégation française, vous avez le président de Total et son état major et plusieurs comme ça.

Il y a 2500 [grognement] lobbyistes, quatre fois plus que le coup d'avant. Ils viennent là pour s'instruire. Moi ce coup des lobby, ça m'a toujours fait un drôle d'effet.

On m'a dit il y a neuf lobis par députés au Parlement européen quand j'ai été député européen. Mais c'est curieux, j'en ai jamais vu un. Alors j'en déduis que il y en a neuf à moyenne mais pour certains, il y en a beaucoup plus.

Ils doivent être là carrément dans leur bureau, je crois. Ils leur tiennent la main, ils écrivent des trucs à leur place. Il vaut mieux en rigoler, pas vrai ?

Mais quand on y pense, ça fait pas rire du tout. De se dire quoi ? Ce que je viens de vous dire sur ce système, que font ces gens ?

Ils ne sont pas eux-mêmes personnellement mauvais. Ils font leur boulot. Quel est leur boulot ?

Faire prospérer. Les actions qui sont placées, l'argent qui est là. C'est ce que je vous disais du capitalisme.

Si bien que il est incapable de se corriger lui-même. Non seulement il est incapable de se corriger lui-même, mais il est capable de profiter des désastres qu'il provoque. C'est ça qui est nouveau dans la civilisation. humaine.

C'est un système dominant qui provoque une pagaille dont il profite lui-même. Et un cette pagaille, c'est une pagaille meurtrière. Dès lors, que pouvons-nous faire ?

D'abord, nous pouvons porter un point de vue. Pardon, mais moi ça me rend pas fier de savoir qu'on considère que la grande victoire diplomatique des Français à la COP 28, c'est d'avoir inscrit l'énergie nucléaire comme solution au problème. Je ne suis pas d'accord [applaudissements] parce que bien sûr tant que ça marche, il y a pas de problème.

Mais comme cette énergie est elle-même traitée dans le cadre du néolibéralisme, il doit y avoir dans cette salle peut-être des gens qui travaillent dans le nucléaire et notamment dans les agences qui réparent. Je parle pas des gens du service public, ceuxl ils sont indispensables à nous expliquer comment on va démonter tout ça et mettre d'autres choses à la place. Mais enfin, vous m'entendez ?

Vous imaginez, vous êtes un pays tiens c'est toi tu as un petit pays. Je dis tiens, il y a des sous pour vous aider parce que des sous il y en a pour rien. Ils ont créé un fond, tout le monde est content.

Et là on vient de répéter qu'il y aurait un fond très actif, parfait comme il y a dedans. Rien. Mais attendez, on va discuter.

Voilà. Et puis tout d'un coup, il y aura de l'argent. Pour quoi faire ?

Pour créer une centrale nucléaire. Voilà pourquoi tout ça se tient comme ça. Imaginez-vous, vous êtes le pays où il y a cette centrale et qui a un problème.

Il reste quoi de votre pays ? Vous croyez qu'il restera quoi de ce pays si nous avons un problème ? Si vous regardez la carte des réacteurs, si vous regardez comment les Japonais s'y sont pris pour s'en sortir parce qu'ils ne s'en sont pas sortis et qu'à la fin, ils balancent toute la cacafouya dans la flotte et que tout le monde hurle parce que les Chinois protestent, on devrait dire "Mais comme on vous comprend, vous n'avez pas encore à jeter." C'est incroyable, non ?

Vous voyez le point d'inconscience, d'irresponsabilité. Donc nous les Français, notre rôle n'aurait pas été de dire marquer le nucléaire comme solution. Notre rôle aurait été de dire pour ce qui est de faire des dissertations sur les principes généraux, faites-en tant que vous voulez, on est d'accord, on va participer.

Mais ce n'est pas à ça que nous croyons. Il y en a assez de dire "Nous ouvrons un fond côtise qui veut. Tiens, il y a personne.

Et puis après, on dit "Ah, il y a mais pas beaucoup, pas assez." C'est-à-dire tout ce qui repose sur l'idée que chacun fait comme il le sent. Nous devons être partisans d'accords contraignants, c'est-à-dire quand on les applique pas, on a des sanctions et on donne des droits au peuple de protester quand les accords qui protègent l'environnement, la nature, le cadre de vie, l'écosystème dans lequel nous vivons ne sont pas respectés.

Si on n' pas d'outil, on ne peut pas se défendre. [applaudissements] assez de baratin et il faut penser à la suite. Serrer les dents, ça va mal tourner.

Il y a quelqu'un qui pense le contraire. Donc le changement climatique est commencé et il est irréversible. Dès lors, nous connaissons tous les conséquences du changement climatique.

Personne ne peut dire "Je ne sais pas, le niveau de la mer monte. Par conséquent, tous les tricotiers vont changer. Tous ceux qui sont au bord de la mer auront à en connaître." Ensuite, toutes les terres qui se trouvent aux alentours de la mer par le mécanisme de l'eau qui passe sous terre et pollue les nappes fréatiques vont saliniser des millions d'hectares dans le monde et dans notre pays aussi.

Les effets du chaud et du froid provoquent toutes sortes d'ouragans dont nous avons déjà à connaître et cetera et cetera. Si on y réfléchit dans la durée, évidemment moi ça va me consterner. J'ai vécu dans un autre monde.

Ça se passait autrement. Vous là, moi, parce que peut-être que vous aurez connu que ça. Quant à vos enfants, ils trouveront ça banal.

L'intelligence politique, c'est donc de se demander qu'est-ce qu'on fait dans ce genre de situation. Et ben, on s'organise. Voilà ce qu'on fait.

On prévoit, on invente, on imagine, on se demande comment après tant de générations qui allaient errantes en petite bande avant que les villes existent pendant 10 20 30 40000 ans se sont adaptés sans cesse à des situations tellement nouvelles. Vous imaginez les singes nus que nous sommes sortant d'Afrique et se retrouvant au diable vauver là-haut là chez les Lapons d'ailleurs c'est les Lapons, le Saint-Genu qui arrivé jusque là-haut et ainsi de suite. Donc les êtres humains ont comme caractéristique commune avec les rats et les cafars de s'adapter à tous les biotopes.

Par conséquent, le nouveau biotope que vous aurez, bah faudra faire avec. Et c'est pas la peine de s'arracher les cheveux, de se tirer les joues. Qu'est-ce qu'on fait ?

Il faut donc se préparer, s'organiser, être capable de s'adapter à la nouvelle situation tout en prenant évidemment des mesures. Faut que ça aille pas de mal en pis. Ça c'est ce que j'ai dit tout à l'heure.

Qui c'est qui s'occupe de ça ? personne, ça tombe bien non ? C'est comme pour l'autre là, les déchets nucléaires, le le nucléaire, c'est vachement écolo hein.

Et les déchets, c'est pour 10 ans. Non, c'est pour 10000 ans, 20000 ans, 30000 ans, 40000 ans, vous en foutez, vous serez pas là pour le voir. Ils peuvent dire n'importe quel chiffre, il y aura personne pour s'en rendre compte.

Mais pour traiter tout ça, pour les traiter, combien il y a d'équipes qui s'en occupent sur le plan théorique ? Comment on traite le problème du refroidissement ? Refroidissement veut dire faire baisser les radiations.

Comment on le traite ? Et ben, on en sait rien. Qui c'est qui s'en occupe ?

Personne. Pas une équipe ne s'en occupe. Pas trois personnes dans un bureau, pas dans un laboratoire scientifique.

Personne ou rien. Et là, on recommence. Mais là, c'est à échelle gigantesque.

C'est pas juste la poubelle de Bur dans laquelle on met les déchets nucléaire comme on les voit pas avec ces sous-terres. Allez, on fait pas d'histoire, on criminalise juste les militants qui veulent s'y opposer. Non, là c'est pour tout le monde.

Alors, nous on a pris une initiative. C'est pourquoi je vous disais tout à l'heure, l'histoire, elle est dans vos mains. Vous pouvez changer les choses.

Vous pouvez changer les choses par la politique, par l'action politique. Bien sûr, vous pouvez vous changer vous-même. Il y en a beaucoup qui disent ça.

On va pas dire le contraire. Mais la vraie solution, elle est collective. C'est celle qu'on prend ensemble, qu'on décide et qu'on applique à tout le monde.

C'est la force du collectif. C'est pourquoi moi j'ai pas de mal à dire que je suis collectiviste et pourtant plus rebelle que moi, il y a pas. Et ça fait un moment et ça continue.

Mais c'est le collectivisme qui nous tirera d'affaires, c'est de discuter et de prendre des décisions. Là, c'est prendre des décisions. Et bien, nous avons fait quelque chose.

On est venu avec une résolution à l'Assemblée nationale. Enfin, c'est eux qu'on fait ça. Le député Jean-Philippe Nilor, député de la Martinique.

Donc vous compreniez que lui il le ressemble peut-être encore plus chaudement que nous si j'ose dire. a fait une proposition, c'est que on fasse le bilan de quels sont les moyens qui sont prévu, comment ils ont été déployés, quels ont été les résultats et qu'est-ce qu'il faudrait faire pour combattre les conséquences, comment on s'organise pour combattre les conséquences concrètes du changement climatique. Et bien cette résolution, qui comme ça à première vue peut dire oui, c'est des bonnes intentions.

C'est la première fois qu'on fait passer un texte qui dit qu'on va s'occuper de cette question, qu'on va se préoccuper de savoir comment on s'organise pour faire face. Et ce texte a été adopté parce que nos camarades ont bien bossé. et ben c'est une grande première et ça vous montre que c'est possible de faire quelque chose à condition bien sûr qu'il y ait des suites. [applaudissements] Ne vous résignez jamais jamais.

N'acceptez l'idée qu'on peut pas, qu'on sait pas que N'acceptez pas jeunes gens. Jamais jamais jamais. On peut toujours.

Même quand ça paraît énorme, c'est la planète. Qu'est-ce qu'on y peut ? On y peut.

C'est notre pays toutes ces côtes 1000 km et encore on vous passe les outreemers parce que quand on met tout ça ensemble alors là pou, je viens de vous le dire on peut tout le temps. Hier a été adopté dans la nuit une décision au Parlement européen, à l'initiative de quelqu'un que vous connaissez peut-être qui s'appelle Manon Aubri, qui est la présidente du groupe de la gauche. [applaudissements] un travail [applaudissements] qui avait commencé d'une part avec nos amis à échelle internationale, c'est-à-dire à l'époque le gouvernement de gauche de l'Équateur qui avait eu un mandat de l'ONU avec l'Afrique du Sud pour créer un cadre légal qui rendrait les entreprises multinationales responsables de leurs actes devant les conséquences de ce qu'ils font dans l'écosystème ou sur le droit social. ou quand ce truc qui est arrivé, on a dit "Ah, dans 100 ans on y est encore." Et en effet, ça a été rude.

C'était à peine commencé que déjà les États-Unis foutaient le camp, il boycottait, l'Europe foutait le camp, il restait que les Français observateur hein, courageux mais pas téméraire. Et puis il y a eu un rapport qui a été adopté à l'unanimité à l'initiative de Sophie Chikiro à l'Assemblée nationale française qui à l'unanimité sur un devoir de vigilance des entreprises et ça a été adopté la nuit dernière à l'Europe parce que Manon a mené la bataille sans trêve sans pause étant la seule négociatrice française présente dans la discussion qui mettait ensemble la commission le parlement et le conseil, c'est-à-dire les gouvernements. [applaudissements] Et au petit matin, c'était adopté. [applaudissements] Ah, c'est pas aussi bien que ce qu'on aurait voulu, c'est sûr.

Mais quoi ? On va arrêter de pleurnicher tout le temps. C'est une victoire immense à nos yeux car dorénavant alors il y a pas dedans les établissements financiers.

Donc les banques parce que les macronistes ont fait attention. Alors là, pas les banques là, tout ce que vous voulez mais pas les banques. Et puis avant ça, les Allemands qui ont des braves amis comme tout le monde le sait, les fonds de pension.

Ah non, non, pas les fonds de pension. OK, d'accord, on subit un recul mais les entreprises si. Alors finalement, on les retrouve, on les rattrape et on a créé un droit d'extraterritorialité, je crois que c'est la première fois, qui nous permet de faire en sorte de poursuivre quelqu'un pour des actes qu'il a fait ailleurs que dans nos frontières et qui sont quand même responsables sur les dégâts provoqués ou les atteintes qui sont faites aux droits sociaux, aux droits de l'homme et au droits de l'écosystème.

C'est un magnifique début. [applaudissements] La veille [applaudissements] en ce moment, c'est bon pour nous, hein. La veille c'est l'éléachbi.

Pareil, une guerrière. Alors, elle a obtenu que la législation en faveur des travailleur ubérisés soit adoptée. C'est-à-dire que lorsqu'il y a présomption du fait que une personne qu'on vous a d'abord présenté comme un travailleur indépendant, dire il fait ce qu'il veut celui-là, il participe à notre plateforme, très bien, on est content, on lui doit rien. et bien que il y ait présomption de salariat et la possibilité pour les gens ubérisés de se défendre contre les entreprises qui les surexploitent comme vous le savez.

Encore une victoire. On aurait pu dire [applaudissements] ça sert à rien, on peut pas. C'est ça que je suis venu faire ce soir, c'est vous dire qu'on peut toujours et encore maintenant et encore dans les pires des situation, ce qui nous tirera d'affaires, c'est l'action et l'engagement politique.

C'est le fait de se mêler de nos affaires, de ne pas accepter que d'autres décident à la place du grand nombre, de jouer sans cesse la carte de la démocratie et surtout de regarder bien en face les problèmes. Là, on vient d'avoir un vote à l'Assemblée nationale. Vous avez suivi ça sur la loi immigration.

On l'a plié. [applaudissements] [applaudissements] Moi, je suis fier de vous maintenant que je vous regarde de l'extérieur parce que le seul groupe où il y avait tout le monde, c'est eux. Il en manquait pas un. [applaudissements] Ah, quand on veut, on y va.

La dernière fois, je fais une parenthèse, la dernière fois, c'était sur les prix. Vous avez suivi cette histoire ? Regardez tous vite, on y peut rien.

C'est l'inflation. Déjà, il y a des gens comprennent pas ce que le mot veut dire et on doit dire les choses comme elles sont. C'est la vie chère.

La vie chère, chère, cher chère. La vie chère, on a l'impression que c'est comme la grêle ou le gel qui peut rien. Il paraît qu'on y peut, mais bon, moi je suis pas paysan, j'y connais rien.

Mais sur la vie chère, non, on y peut quelque chose. Vous savez pourquoi la vie est chère ? Pas parce que le pétrole a augmenté, que c'est la guerre en Ukraine et tout ça.

Ça c'est des histoires ça. Ça c'est pour amuser, c'est pour faire semblant. La vérité c'est qu'il se gavent, ils s'en pifrent, ils s'en remplissent de tous les côtés.

Jamais l'agroalimentaire ne s'est donné de telles marges de profit sans que les paysans voient le début de la couleur. Voilà ce qui se passe. Un vrai pillage. [applaudissements] Alors, je suis obligé de vous lire ce qu'on a dit un anarchiste bien connu.

Que dis-je ? Un bolchévique léniniste Michel Édouard Leclerc décembre 2023. Je vous rappelle que la loi qui va être renouvelée au 1er avril nous oblige à prendre 10 % de marge sur l'alimentaire, ce qui en période d'inflation est du délire.

On est dans un contexte où il y a des gens en France, au Parlement qui veulent de l'inflation. Il y a un patronat qui veut l'inflation. Donc c'est un combat politique.

Voilà. Et bien ce combat politique, [applaudissements] si vous vous en souvenez, me racontez pas d'histoire, vous en souvenez pas. En septembre 2021, quand on a vu décoller le prix du pétrole, j'avais dit on bloque les prix parce que comme ça on contient le foyer de contamination parce qu'après les autres ils rappliquent en disant "Ah mais monsieur, qu'est-ce que vous voulez ?

Ça coûte plus cher à cause du pétrole pour faire du cela. Il faut bien qu'on utilise quelque chose pas vrai ? Comme on a pas changé puis qu'il y a pas du nucléaire partout.

Voilà qu'on fait les grandioses dirigeants tellement intelligents et qui savent tout tellement bien. Le président Macron, monsieur Bruno le maire, ça c'est des gens qui savent. Et ben il y en a un qui acheté une pâte de lapin, l'autre en faire à cheval et tous les deux ils sont allés à la télévision dire et bien je demande la modération aux entreprises.

Aux entreprises. À qui dans l'entreprise ? au patron, au portier, au gars ou à la fille qui bosse, vous savez bien à qui hein ?

À l'actionnaire. Et la modération, qu'est-ce qu'ils ont eu ? Rien.

Et qu'est-ce qu'ils ont recommencé après ? Ils ont attendu un peu et puis ils reviennent, ils vous prennent tous pour des ballots. Ils pensent que vous suivez rien, vous comprenez rien, vous intéressez à rien.

Alors, ils viennent, ils disent "C'est bon, on est tiré d'affaires, on a passé le pic. Voilà, trois fois qu'on passe le pic et que d'un pic à l'autre ça monte hein. Parce que même quand l'augmentation des prix ralentit, ça veut pas dire que les prix baissent et votre paye pendant ce tempsl a pas augmenté.

Donc si vous y réfléchissez et que vous pensez au problème globalement, c'est-à-dire en vous disant les gens travaillent et produisent la richesse et ensuite cette richesse produit une partie qui ne va pas dans les poches de ceux qui produisent mais qui vont dans le reste et notamment dans l'accumulation privée. Et ben ça veut dire que la part qui est revenue au travail globalement a diminué puisqu'on vous la reprendre. OK, tout le monde a suivi.

Quand les prix de l'alimentation augmentent de 20 % et que votre salaire augmente de 2 %, vous vous êtes fait raboter 18. Voilà ce qui est en train de se passer. Un holdup à échelle de masse et vous avez un holdup sans cause.

Il pourrait y en avoir des il pourrait y avoir des causes sans cause. Que font les dirigeants ? Rien.

Parce que pour eux, c'est normal. Parce que parce que parce que parce que parce que parce que c'est le capitalisme et que si des gens comme nous viennent et disent "Mais vous êtes dingue". Et les gens ils ont le droit de vivre, ils ont le droit de se nourrir.

Oui oui oui bien sûr. Il faut qu'ils prennent leur risque. Il y a ceux qui sont quelque chose et ceux qui sont rien.

Vous le savez bien hein. Bah oui, c'est c'est là que vous le voyez. Si vous vous faites à l'idée qu'il y a 10 millions de pauvres dans la 7e ou 6e ou 5e puissance économique du monde, vous vous rendez compte ?

Des milliers de gens qui ont plus de toit sur leur tête. La première préoccupation d'une personne aujourd'hui, c'est de se dire pourvu qu'on me foute pas dehors de chez moi. Des gens qui ne font plus les trois repas 2 1 0 quand il s'agit de donner à ses gosses.

La honte pour nous, nos jeunes gens qui font des études en train de faire la queue à la soupe populaire. Et ben, on s'habitue à tout. Non, pas nous.

Nous protestons, nous crions notre indignation [applaudissements] dans ce pays. Il y a de quoi faire vivre tout le monde bien. Ah, je dis pas que si vous êtes assez bête pour suivre les rêves que vous propose le président de la République, tu as envie d'être milliardaire.

Voilà ce qui vous propose. Rêver d'être milliardaire, non, c'est immoral, c'est indigne. Être milliardaire, ça veut dire que vous vous êtes fait à l'idée de la misère des autres, que vous prenez votre part de ce pillage insupportable, je le redis, pour que tout le monde nous entende, nous les collectivistes.

Il y a de quoi dans ce pays vivre bien, tranquille, gentil, heureux à condition de partager, pas partager ce qu'il y a chez ceux qui on rien. Partager c'est ceux qu' on tout. [applaudissements] Alors, on a présenté une loi.

Tu vois, toi tu commençais à dire "Mais ça, on n peut rien, c'est trop compliqué". Non. On a donc fait une proposition de loi.

Pourquoi ? Parce que vous avez lu un paquet d'insoumis. Vous avez très bien fait, pas assez.

On a fait une proposition et on s'est dit on va se faire plier au premier article. Bon part, il y va, il défend son truc, tous les camarades sont là. Article 1, ça passe.

Waouh la fête. Article 2, ça passe. Et ainsi de suite.

Article 5, on bloque les prix, on bloque les marges, c'està-dire qu'on les empêche de s'empifer et ça fonctionne. Il reste plus qu'à passer qu'au vote du tout. On va voter.

Alors évidemment chez les autres he ça chauffait. Vite revenez vite, il y a cette bande de fou qui sont en train de bloquer les prix. Revenez vite.

Alors il revient au courant dans les couloirs. Les nôtres aussi quelquesuns qui étaient en retard. On vote à deux voix six voix.

Six voix ça passait à 6 voix. On bloquait les prix. Je sais pas comment après ils auraient fait hein pour empêcher que ça se fasse mais tous le pays aurait entendu qu'il y a eu une majorité pour décider ça que pour une fois on s'occupait jusqu'au bout pas avec des paroles mais avec des actes immédiats de la vie de tous ces pauvres gens qui dépendent de ces décisions là pour qui c'est une affaire de vie quotidienne la plus simple la plus humble il nous a manqué vois et comme je suis un bon copain pas aussi méchant qu'on le dit, je ne vous dirai pas qui était pas là.

Alors on dit "Ah mais vous cherchez noise ?" Je cherche pas noise. Je dis quand il y a des choses de cette nature, faut être tous là.

Voilà, c'est tout. D'accord. C'est chiant.

D'accord. Et ben, ils étaient là eux. [applaudissements] On était tous là [applaudissements] mais vous voyez, on aurait pu.

Et maintenant, je viens de vous le raconter et comme je vous l'ai raconter, vous allez repartir d'ici en vous disant "Ah mais le prochain coup, on peut peut-être y arriver." Vous savez ce qu'il vous reste à faire ? Et lire plein d'insoumis parce que ils sont là. [applaudissements] Mais attendez hein, je veux pas faire le malin.

Si vous connaissez un autre moyen plus rapide, hésitez pas à nous le dire, ça nous fera de l'air. Mais nous, on en connaît pas d'autres le combat politique et les autres, vous savez comme moi, ne vous désespérez jamais. quand on a eu été éliminé du deuxème tour de l'élection présidentielle à un cheveux, je dis pas de qui un cheveux. [applaudissements] Alors moi, j'aurais pu rentrer chez moi et me dire la ville, le destin, je me le suis dit. [grognement] Et puis quoi après ?

Après quoi ? Bah tu t'y remets. On s'y remis.

J'aurais pu dire toi toi toi toi. C'est insupportable bonne de bon à rien. Ce qui est vrai.

Bon puisque c'est comme ça pouf on est fâché avec tout le monde. On a fait le contraire. Le 1er mai.

Vous m'avez vu dire "On jette la rancune à la rivière. On ne s'occupe que du futur. On ne s'occupe que de ce qu'on peut faire de mieux.

C'est ce que je viens de vous dire. Vous voyez dans toute situation qui paraît complètement bloquée, complètement verrouillé, par où on peut passer ? pour la dénouer par une loi sur le blocage des prix, par ici une initiative diplomatique là, par ceci, par cela, il y a toujours moyen de débloquer.

On l'a fait, on a dit on va faire une union et dès le premier tour, on a des candidats commun. Et je voudrais vous rappeler qu'à ce moment-là, pour ceux qui l'ont oublié, parce que nous nous sommes comportés de cette manière digne et responsable, nous nous avons gagné le premier tour de la législative. [applaudissements] tous ensemble [applaudissements] et au deuxè tour les autres ont commencé le numéro qui sont en train de jouer maintenant matin midi et soir en m'utilisant moi comme une sorte de tête à claque un épouvantail à moineau de manière à faire ce qu'ils appellent l'arc républicain ce rassemblement demande tout ce que ce pays compte de réactionnaire pour contrer qui nous autres.

N'ayez pas d'idée. C'est pas ma personne dans cette affaire qui est en cause. Si j'étais mégalomane, je pourrais me dire "Mais qu'est-ce que je suis important !

J'arrête pas de parler de moi." Qui sait même je pourrais me dire j'en suis assez satisfait ? Pas du tout.

J'ai très bien compris ce qu'ils font. C'est pas après moi qu'ils en ont. Ils en ont aussi après moi.

Forcément si le grain de sable bloque l'horloge, c'est il faut bien trouver le grain de sable. Mais on n'est pas des grain de sable tous autant qu'on est. Ils le font pour construire ce bar.

Et c'est comme ça que nous avons perdu à très peu. Ils le savent eux. Il y en a qui comprennent rien mais eux ils le savent et ils savent ce qu'ils doivent défendre.

Alors Bonpard, il est pas seulement notre coordinateur, il est aussi docteur en math. Moi, ça facilite la vie parce que 3/4 du temps, je vais pas dire que c'est mon sujet favori, hein. et il nous explique voilà si vous aviez gagné nous dit-il, si on avait gagné un point ou deux points de participation dans les milieux populaire, mesdames messieurs, au lieu de s'abstenir, on gagnait la majorité absolue. [applaudissements] Et c'est pas rien ou deux points, pas plus.

Évidemment, il faut que les élections lie dans des conditions normales, hein. Faut pas qu'on découvre tout d'un coup que des gens qui font la queue dans la rue depuis je sais pas combien de temps, quand ils arrivent, on leur dit "Ah ben vous avez été radié, ça s'est passé." Ou bien des gens qui ont jamais reçu leur documentation pour aller voter et cetera et cetera.

Nous allons interpeller tout ça. Nous sommes en train de nous y préparer. Mais en attendant, voilà, si on sort, si on se mobilise, on gagne.

Alors donc lui, il a perdu. Aussitôt, qu'est-ce qu'on nous dit ? Il faut que j'accélère hein.

On nous dit "Ah mais alors écoutez, c'est pire que tout." Alors tous les Français en ce moment, c'est bien parce que vous êtes en train de prendre un coup de droit constitutionnel. Il y a la CMP qui va se réunir.

La CMP chez nous CMP Commission mixte paritaire. Commission mixte paritaire c'est des sénateurs et des députés qui se réunissent pour voir s'il y a des différences entre les deux textes. Quel texte on peut présenter à la à qui ?

À l'Assemblée nationale parce que c'est elle qui a le dernier mot. OK, vous suivez ? Où le texte a été présenté au Sénat ou bien il a été présenté à l'Assemblée nationale, quick il va chez l'autre et quand les deux assemblées ont vu, on regarde et on essaie de mettre ça mais on recommence pas un troisème débat, on parle des textes qui existent qui ont été votés chez l'un, voté chez l'autre.

D'accord ? Alors, j'ai lu dans la presse que nous avions uni nos voix au Rassemblement national et à LR et que ça prouve à quel point on est très bête parce que comme on a empêché la loi d'être voté, attendez, ce que je vous raconte là, vous l'entendez à la télé matin, midi et soir et dans toute la presse. Donc la loi qui va être votée, elle sera pire.

Alors si par erreur je me disais camarade maintenant nous allons caler notre ligne politique sur ce qui est marqué dans le journal pourquoi vous avez voté vous avez voté contre vous savez bien qu'il fallait voter pour non alors ils vont me dire mais qu'est-ce que tu nous racontes tu vas nous faire voter pour les lois de Darmana pour être contre et oui c'est ça qu'il vous disent de faire vous suivez le raisonnement c'est ça qu' vous disent de faire depuis 3 jour et sinon vous allez unir vos voix mais attendeznous on a rien demandé On a voté une motion présentée par un des groupes de la NUPES. On a voté une motion. Ça existe pas à l'Assemblée nationale du "Je vote mais je veux pas de toi." Ça existe pas.

C'est comme dans les urnes. Ça existe pas. On a voté sur un texte d'un groupe de gauche et on a gagné parce que les autres ont voté avec nous.

Nous nous sommes unis à personne et LR est pas plus uni à nous. ni le ne l'était la veille. Tout ça n'a pas de sens.

C'est une mise en scène. Regardez à nouveau pour quoi faire. Taisez-vous.

Le maître a parlé, il vous a proposé la seule solution raisonnable. Et qui êtes-vous, Chenapan ? Vous votez contre ?

Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça sera pire après. Ah bon ?

Pourquoi ça sera pire après ? Parce que on va adopter la loi, disent-il, qu'il y avait au Sénat. Ah bon ?

Pourquoi ? Pourquoi les députés seraient-ils obligés de le faire ? C'est pas à nous qu'il faut poser la question, c'est aux autres.

Pourquoi vous vous apprêteriez éventuellement à voter la loi telle qu'elle sort du Sénat ? Normalement, c'est avec nous qu'il faudrait discuter. C'est quand même notre motion qui a été adoptée.

Pourquoi il le ferait ? C'est ce que nous allons voir. Et d'abord, qu'est-ce que c'est que cette commission mixe paritaire où l'Assemblée qui normalement le dernier mot, c'est la Constitution.

Ça c'est pas Mélenchon qui invente ça sur un trait tôt. C'est l'Assemblée qui a le dernier mot. L'assemblée a voté qu'elle rejetéit.

Alors les autres arrivent avec leur texte, on dit bah écoutez qu'est-ce que vous voulez qu'on discute ? Nous on a voté qu'on rejette. Vous arrivez avec ça, c'est nous qui le dernier mot.

Au revoir et merci. Ça c'est la logique. Ce qui serait profondément contraire à l'esprit de ce qu'est le fonctionnement de la démocratie, c'est qu'on se mette à discuter pendant des heures de ce qu'on racontait les sénateurs alors que je dis pas qu'il faille pas le faire, mais dans ce cas-là, non, puisque l'assemblée a rejeté.

Et puis nous verrons qu'est-ce que ça veut dire cette histoire. Vous avez pas commencé le combat, vous considérez qu'il est perdu. Et nous on aurait dû voter la loi immigration et puis celle qui va arriver, il paraît qu'elle est attendue des Français.

Alors, vous vous connaissez, vous avez bien un pote de droite ou une copine de droite. Alors, elle vous a dit la dernière fois oui, moi j'ai hâte qu'on supprime l'aide médicale d'État parce que euh moi, je préfère quand cette personne que je ne connais pas est malade et si elle est malade, la qu se débrouiller, hein. C'est le système macroniste.

Les chômeurs sont responsables du chômage, les pauvres sont responsables de leur pauvreté et les malades sont responsables de leur virus. Voilà. Vous connaissez une personne assez stupide pour vous faire cette proposition, il y en a pas.

Et si vous y réfléchissez, nous on peut pas s'offrir le luxe que certains peuvent s'offrir. Vous croyez qu'on sait pas que notre population est vieillissante ? Vous croyez qu'on sait pas nous que sur la pente sur laquelle on est, le vrai problème qui se pose, c'est est-ce qu'on est assez nombreux pour faire fonctionner nos systèmes de retraite ?

Quel est votre problème ? Qu'est-ce que vous avez dans le crâne ? Quel est votre problème avec l'immigration ?

Il y a pas de vague. Ce n'est pas vrai. Et encore une fois, si vous préférez pas réfléchir, bah allez-y.

Mais c'est absurde. Rien que cette année, il y a eu 21 millions de gens qui se sont mis en mouvement à quitter l'endroit où ils étaient. à cause du changement climatique. 21 millions de gens, ça fait quoi ?

Deux fois la Belgique, de fois la Grèce, et cetera et cetera. Et de chez nous, bien sûr, des gens s'en vont. Vous voulez qu'on traite vos enfants comme vous comptez traiter ce qui arrivent.

Parce que vos enfants aussi, ils s'en vont, hein. 25000 par an foutent le camp d'Allemagne, d'Allemand. Il y en a eu 400000 qui sont partis de Grèce et ainsi de suite.

Le monde bouge, le monde circule. Et là encore, nous avons tous intérêt à ce qui est les mêmes droits pour tout le monde partout pour que personne ne soit traité d'une manière indigne et inhumaine. Nous avons intérêt à ce que l'équilibre reste aussi proche de ce qu'il est aujourd'hui parce que ce pays que ça plaise ou pas ne peut pas se passer de la contribution des travailleurs immigrés qui s'y trouvent parce que c'est eux qui maintiennent à flot les caisses auxquelles ils contribuent les caisses sociales y compris quand ils n'ont pas de papier. [applaudissements] C'est quoi votre problème avec ces gens ? [applaudissements] Un français sur qu adoré avant un grand-parent étranger.

Lorsque moi j'étais mino, c'était un/ 10. Et ben, c'est la vie. Qu'est-ce que vous voulez ?

Ça se passe comme ça. Et où est le problème ? Alors, il dit, c'est le grand remplacement.

Qui c'est qui remplace qui là-dedans ? De quoi on parle ? Tout le monde est pas un être humain et c'est au alors il y a des conditions pour que ça se passe bien.

Et ben c'est justement ça qu'ils veulent détruire. On supprime les allocations familiales les cinq premières années. Pourquoi ?

C'est pour s'occuper des gosses non ? Et ainsi de suite. Que des mesures comme ça, des brutalités absurdes qui coupent la population.

Au contraire, il y a intérêt à ce que les petits soient le plus directement intégrés, le mieux tout de suite à l'école bien comme il faut. Pas vivre mal, pas vivre pris là. On a intérêt à ça.

Et où est le problème pour nous ? Il y en a pas. Nous ne pouvons pas construire une grande nation si nous sommes en déclin démographique.

Je vais vous dire ceux à qui ça pose pas de problème, c'est ceux qui ont les moyens par eux-mêmes de s'offrir des assurances retraites qui ont les moyens de se payer eux-mêmes leurs accidents de santé parce que ils ont ce qu'il faut pour ça. Mais nous autres, il faut pas qu'on soit assez bête pour mettre le doigt dans un raisonnement pareil parce que c'est nous qui allons être broyés si ce déséquilibre continue et que tout ce qu'on passe son temps à empêcher que les choses normales, naturelles se fassent. Alors, on n pas dit tout le monde rentre hein.

Aucun nous d'entre nous n'a dit ça. On n' jamais dit il y a plus de frontière, on organise les choses. Mais nous vous disons, nous vous répétons, écoutez ce que disent mes camarades à l'Assemblée nationale.

Si vous avez en doute interrogé, on vient de faire un document l'Institut Labessie pour donner un résumé de tout ça. Si vous avez un doute, si vous avez le moindre doute, honnêtement en conscience, demandez à vos députés, regardez les documents, étudier, réfléchissez, ne vous laissez pas attraper. Notre intérêt, ça n'est pas qu'on donne des papiers dans les métiers en tension, c'est qu'on donne des papiers à tous les travailleurs sans papiers. [applaudissements] Pourquoi ? [applaudissements] On n pas le droit de dire pour être humain.

Combien savent ce que c'est que de vivre dans la peur permanente de se faire arrêter à un contrôle ? C'est ça la vie de quelqu'un qui a pas de papier mais qui va au boulot et qui s'occupe de sa famille. Mais je mets ça de côté tout simplement parce qu'un travailleur qui n'a pas de papier, il peut être davantage exploité, qu'on peut le payer moins cher et que si on le paye moins cher et s'il peut pas se défendre, alors c'est tout le niveau social qui descend.

Quelle que soit ta nationalité, quelle que soit ta couleur de peau, quel que soit ton genre, la division des travailleurs est la pire des catastrophes sociales qui puissent nous arriver. C'est pourquoi on est pour régulariser. C'est pourquoi on est contre le racisme.

Parce que le racisme nous divise. [applaudissements] Pardon, je rappelle des choses que vous savez mais je vous lance un appel. Tenez tête, ne vous laissez pas intimider.

Ce n'est pas parce que doré avant il y a des bandes de fascistes qui courent dans les rues pour tabaisser les gens qui n'ont pas la couleur de peau qui leur convient qu'il faut vous laisser intimider. Relevez la tête. Ne laissez pas dire n'importe quoi.

La première barrière au racisme c'est vous. Vous qui résistez. Vous qui refusez de céder.

Vous qui tenez tête. [applaudissements] Je suis obligé de dire de répéter ça partout je passe sinon c'est la fin et il y aura pas de limite à la cruauté à la sauvagerie de ceux qui sont là dont on vous dit tous les jours quoi qu'il arrive et c'est madame Le Pen la grande vainqueur et c'est madame Le P il pleut madame Le Pen en profite il neige madame Le Pen il fait beau madame Le Pen La première fois qu'on m'a saoulé avec ça, on était en 2010, on me chope dans la rue, c'était le 8 mars, vois, je m'en rappelle. Et on me dit "Alors, il y a une femme aujourd'hui encore le 8 mars, c'est malin et ben aujourd'hui, elle fait 30 % aux élections 2010.

D'accord ? C'était il y a 10 ans. On m'a déjà annoncé qu'elle faisait 30 % aux élections.

Vous avez pu le vérifier depuis hein, les sondages he ! quelque chose. C'est sérieux, c'est de la science.

Bon et moi j'ai dit, je vois pas pourquoi ce pays voudrait un fasciste. Pouf, meubl au tribunal. Pour une fois, j'ai gagné.

Mais j'ai quand même présenté excuses. [applaudissements] J'ai dit je regrette. J'aurais pas dû dire un fasciste mais une fasciste. [applaudissements] Ça suffit. [applaudissements] ce refrain.

Là par exemple, on vient de battre le ministre d'Armanin avec une motion de rejet de gauche. On nous dit quoi ? Que c'est le Rassemblement national et madame Le Pen qui a remporté une grande victoire.

Mais enfin, dans quel monde on vit ? C'est pas que vous parlez pour une victoire que vous craignez, c'est parce que vous en avez envie. Parce que vous autres, vous êtes de cette génération, de cette tendance dans l'histoire là-bas.

C'est qui criaient plutôt Hitler que le Front populaire. plutôt Le Pen que Mélenchon. [applaudissements] Voilà ce qu'ils ont dans le crâne.

Allez voir [applaudissements] le magnifique documentaire de Gérard Miller qui s'appelle à la table des nazis. Et vous voyez comment toutes les élites de la bonne société allemande, française, anglaise était installé dans l'idée qu'après tout cela était quand même bien plus raisonnable que les bolchéviques avec lesquels d'ailleurs il était possible d'en finir une bonne fois et cetera et cetera. Vous avez le journaliste Schneiderman qui explique comment la nuit des longs couteaux avait plus impressionné les bourgeois d'Europe que la nuit de cristal.

Et d'ailleurs Shenorman dit qui sait qui a trouvé un nom pareil pour parler d'une nuit de pogrome ? Ces choses-là ont eu lieu. Je ne dis pas qu'elles se répéteront.

Je dis qu'elles restent toujours possible et que vous les avez sous les yeux. Ça suffit à tout propos de vous bourrer le crâne pour vous faire croire qu'on a perdu d'avance, que ça vaut pas la peine de se battre. Mon discours ce soir ici, le discours de mes camarades, c'est un discours contre la résignation qui pourrait vous gagner si vous faisiez la bêtise de les croire.

Juste tant qu'il vous reste en gramme d'énergie, dites-vous qu'ils n'ont pas gagné la partie, qu'il est possible de la dénouer, qu'il est possible de gagner. [applaudissements] Allez, on va sauter une page là parce qu'on a pas le choix. En tout cas, pour la motion de rejet que madame Le Pen a gagné sur 270 voix, il y en avait 127 de droite et 141 de gauche.

C'est nous qu'on a gagné. [applaudissements] Je dis ça [applaudissements] juste pour les embêter. À la vérité, une motion de rejet, vous pouvez la voter à plusieurs, ça vous engage pas sur les intentions de celui qui la présente ou de celle qui la présente.

C'est normal. Mais comme eux tordent le bâton dans un sens, moi je le tord dans l'autre. Mais la différence entre eux et moi, c'est que moi j'ai des arguments et eux ils ont juste des fumées à vous proposer.

Vous avez le droit maintenant de demander ce qu'on va faire. Notre situation à nous les insoumis est particulière. Je pense que tout ce qui est fait pour nous accabler forcément payant pour ceux qui ont inventé cette campagne.

Je ne sais pas, je ne crois pas que je sois diabolisé à vos yeux. Aux yeux de certains si. Mais c'est juste une question d'intensité.

Il me détestait la veille. Il me surdéteste le lendemain. Ça revient à la normale, il me déteste.

Je ne pense pas que la politique se résume à l'appréciation qu'on a d'une personne. Le peuple français, heureusement est plus avancé. Il réfléchit, il compare, il sait faire la part de ce qui peut être imputé aux individus et la part de ce qui doit être amené au programme et à la vision du monde.

J'ai lu, c'est la seule fausse, ça m'a vexé RTL disant "Maison, beaucoup de bruit, peu d'idée ignorant." J'ai eu pitié de celui qui a dit ça qu'il est bête parce que [applaudissements] nous travaillons beaucoup beaucoup tous pas que moi. Moi j'ai presque l'avantage d'avoir plus de temps maintenant.

Je suis passtin à la même cadence de vie de bagne qu'ils ont eux parce qu'ils vous le disent pas mais c'est l'enfer hein d'être parlementaire insoumis. Alors parlementaire insoumis sous Macron qui dort pas. Nuit jour, il y a plus de weekend, il y a plus de soirée, c'est tout juste il reste des fêtes et ainsi de suite.

C'est très dur. Mais nous travaillons beaucoup néanmoins, non seulement à tenir notre poste, mais à préparer, à réfléchir, à écrire, à faire des commissions. Tenez justement cette année puisque je vous ai dit que c'est insupportable d'avoir un débat dans le pays qui est faussé par une sphère médiatique qui fonctionne comme elle fonctionne.

Le problème n'est pas qu'il nous combatte. Ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est que on installe un décor avec des choses qui n'existent pas.

Combattez-nous pour nos idées, combattez-nous pour nos positions. Ne nous combattez pas pour des fumées, des accusations qui n'ont aucun sens et dont on passe finalement plus de temps à se défendre qu'à faire autre chose. Combattez-nous pour ça, ça ne peut plus durer.

Vous voyez, on a même renoncé à porter des plaintes. On envoie une communication à l'arrcom avec la liste de toutes les injures reçu à nous he quand il y en a un qui dit un mot de travers, mon vieux claque. Madame Fouettard passe derrière à l'Assemblée nationale et Quick 148 mesures disciplinaires à l'Assemblée nationale depuis le début de la session.

Moi je le savais pas. Quand j'ai vu le chiffre, j'y croyais pas. Quand on m'a donné le chiffre, j'ai dit "Mais attends, ça sort d'où ça ?" On me dit "Ah, c'est la FP qui le tire de la présidence de l'Assemblée nationale." La la précédente législature 16 et celle d'avant 6.

Alors, il y a un problème apparemment. Mais qui c'est le problème ? C'est nous ou c'est elle ?

Non mais bon à la fin qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que vous foutez ? Qu'est-ce qui se passe ?

Tu as m'expliquer ça en 48 mesures. Vous voyez bien que notre démocratie se décompose dans une ambiance pareille. L'autre il me dit ferme ta gueule.

Bon part passe le lendemain à la télé. On dit qu'est-ce que c'est que cette ambiance où tous les politiques s'investivent ? Mais pas du tout.

J'ai invictimé personne moi. Pourquoi vous faites des paquets, des tas comme ça ? Vous savez ce que ça donne à la fin ? c'est que les gens qui suivent pas trop, il se disent bah et c'est comme ça que vous préparez le terrain à l'autoritarisme. 493, on en est au 21e. 21 fois la République française considère comme adopté une loi qui n'a été votée par personne.

On change le régime des retraites avec une loi qui oblige tout le monde à travailler 2 ans de plus voter par personne. Là, le budget de la sécurité sociale, le budget de l'État vont être considérés comme adoptés sans avoir jamais été voté. Même le roi Louis X n'avait pas ce pouvoir quand ils ont discuté de savoir si oui ou non on appliquait le droit de véau.

Même lui, il avait pas ce droit. La seule chose qui était pas soumise à droite veto, c'était la possibilité pour les députés de se prononcer sur le budget. La violence qui règne en toute circonstances.

Vous croyez qu'on a oublié les éborniers ? Vous croyez qu'on a oublié toutes ces lois pour criminaliser les syndicalistes ? Il y a 1000 CGtistes qui vont passer devant les tribunaux pour ce qui s'est passé pendant la bataille sur les retraites.

Je ne sais pas les chiffres des autres syndicats, mais j'ai entendu celui-là dit par la direction de la CGT. Cette volonté de criminaliser toute résistance, ça peut plus durer. Il faut trouver une sortie positive.

C'est ça que je vous aurais dit ce soir. En toute circonstan sortie positive. Je viens de beaucoup protester contre le traitement médiatique.

Alors qu'est-ce qu'on va faire ? On va se regarder en chien de faillance et puis nous on va dire "On n'est pas content de vous, vous êtes des menteurs, vont répondre, vous êtes des politiciens, blabla." Non, il faut trouver un moyen d'arbitrer.

Ça ne peut pas se passer à coup de tribunaux. Ça coûte cher les tribunaux, vous savez. Chaque fois que vous déposez une plainte, quick, faut faire un dépôt de je sais pas quoi là.

Et puis alors suivant ce que vous avez, ça prend. Ça peut pas durer comme ça. Il y a un conseil de déontologie dans 40 pays qui est un recours.

Vous êtes un citoyen, vous allez voir le conseil d'éontologie, vous dites "Là c'est pas normal, on a raconté quelque chose qui est pas vrai." Par exemple, l'autre jour à la télé, il y a un gars qui a dit "Maintenant, on a compris Mélenchon est un imam. Je ne suis pas imam mais je veux dire une chose, imam c'est pas une insulte." D'accord ? [applaudissements] Il y a des imams, il y a des curs, il y a des rabats. [applaudissements] Et il faut se rappeler que l'idée de laïcité, c'est pas l'athéisme d'État.

C'est l'État chez lui, les églises chez elle et chacun d'entre nous ensuite choisit librement pour lui-même. C'est une affaire intime, c'est une affaire privée qu'on n pas le droit d'insulter quand on est laïque réellement, ni pour une religion, ni pour une autre. Rappelez-vous toujours [applaudissements] que la laïcité suppose [acclamation] la liberté de conscience.

Mais la liberté ne peut pas être opprimée par l'injure. La liberté de conscience, d'où croyez-vous qu'elle sorte en France de la bataille pour la liberté du culte ? Parce que catholique et protestants s'entretuaient pendant 3 siècles sans parler des malheureux juifs qu'on a persécuté pendant 1000 ans sans que ça dérange personne qui ont été proclamés expulsés 11 fois de France et notamment par leur cher Saint-Louis qui trône avec sa statue énorme à l'intérieur du Sénat qui les contraint à porter un signe visible de leur judéité et les expulsa.

C'est parce que nous avons réagi progressivement en demandant la liberté du culte. Je dis nous, j'y étais pas, ni vous non plus. Et ensuite ça a donné pour que la liberté du culte est un sens, cela signifie que la conscience est libre.

C'était une découverte extraordinaire et ça passe par 1789 et ça passe par 1905. Bref, je reviens à mon propos pour aller vers ma conclusion. Pas de liberté de conscience, pas de possibilité d'arbitrer quand ça va trop loin.

Je le dis, on en est à ce point. Qui peut croire que traiter un homme politique et accessoirement quelqu'un qui à plusieurs reprises a pu rassembler, c'est les circonstances de l'existence. Tant de gens sur un programme méritent d'être traité de cette manière-là. qui insulte tout le monde à la fois.

Si le million de croyants de l'islam et moi et tous les gens qui aiment pas qu'on parle comme ça, qui se sentent insulté. Dans la France, ça peut pas être ça. Il faut que tout ça bu dans ton Il faut que tout ça revienne dans une arène où on est obligé de réfléchir.

Si on a dit une bêtise, il faut qu'on trouve l'argument pour montrer bien qu'on avait raison ou bien qu'on attend mais que quand même bref tout ce qui fait appel à la raison, à la subtilité un peu comme dans les débats quand il y en a à l'assemblée ch arguments. C'est à ça qu'il faut revenir. Pour ça, il faut des encenses.

Et puis mesdames, messieurs, là je viens de vous parler du conseil de déontologie. Nous avons recueilli 200000 signatures il y a quelques années de ça pour qu'il y ait un tel conseil. Pour finir, on nous a dit "Ah ben non, non, c'est encore les trucs à Mélenchon, ça va pas, ça va être l'administration et tout." Nous allons créer un conseil où viendrait librement tous ceux qui aiment la liberté.

Qui est venu ? personne. Résultat, il y a pas de conseil, on peut le créer.

Mais comme je pense que certains de mes auditeurs pourraient croire que j'en suis seulement à agiter des vœux pieux, je voudrais vous indiquer le fait que nous avons trouvé une faille. En 2025 se renouvellent les concessions pour les chaînes de télévision. inclut les chaînes d'information en continu et les circonstan font que les députés insoumis ont choisi cette année d'avoir une commission d'enquête précisément sur le sujet.

C'est le député Aurélien Saint-Toule qui en est le rapporteur. Dès lors, plutôt que de rester là à toupiner en rond et à rager sans rien pouvoir faire, je vous invite à aider le député Aurélien Saintoule. Et s'il y avait comme il y a eu, vousz vous en rappeler une assos qui s'appelait autrefois la télé est à nous il y a longtemps.

C'est de ça dont on a besoin. On a besoin qu'il y ait une intervention citoyenne pour régler la question de la bonne tenue d'un débat normal. Je ne dis pas uniforme.

Moi, je demande pas qu'on soit d'accord avec moi comme ça. Je dis je mais c'est pareil pour eux. Nous demandons juste qu'on puisse discuter tranquillement, même si le ton monte, mais discuter respectueusement.

Bon, voilà, faut que j'arrête parce que cette fois-ci c'est l'heure. Si vous voulez la suite de tout ça, vous avez qu'à regarder la télé. Dimanche 17 à 18h sur BFM, vous avez Mathilde Panot contre madame Maréchal Le Pen. [applaudissements] [applaudissements] Allez-y, ça va lui faire plaisir, ça l'encourage.

Moi, je vous ai présenté un programme qui tient en trois mots. la planète, la paix, la vie digne pour tous. Avec ça, [applaudissements] la ligne stratégique du mouvement assoumis peut-être continuer, même s'il y a des histoires que monsieur Roussell a décidé qu'il y avait plus de nupess et tout ça.

D'accord, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? On recommence. Il y a rien d'autre à faire que de recommencer.

Nous réaliserons l'unité populaire. [applaudissements] Nous la réaliserons avec les mêmes règles. Le programme vous avez voté.

Vous avez le droit de voir ce programme continuer. Vous avez voté pour ça. Ces deuxlà sont élus là-dessus et pas que. [applaudissements] Il va continuer la stratégie des candidatures communes dès le premier tour entre ceux qui sont d'accord sur ce programme va continuer [applaudissements] avec ceux qui veulent pas à moitié, pas en zigzaguant, pas en s'arrangeant, en abrogeant les lois céléres qui existent dans ce pays comme la loi permis de tuer qui fait qu'on peut tuer sans être sans [applaudissements] comme la retraite à 64 ans.

Tout ça reste vrai et tout ce que je viens de vous dire [applaudissements] et tout ça c'est àorté de vos mains. J'ai lu parce que vous savez ils sont ils sont incroyables. J'ai lu qu'on avait l'intention d'enjamber les élections européennes.

Mais rêves, rêve qu'on va enjamber. Nous allons mener une bataille et nous avons décidé que nous déciderons nous-mêmes l'heure à laquelle nous la commençons. La dernière fois, on m'a dit "C'est trop tôt, j'avais démarré 1 an et 8 mois avant.

Pour ça, c'était écrit tout ça. Le coût, on a fait 22 %, c'était la campagne de trop. Et cette fois-ci, il démarre trop tard.

C'est sans doute la campagne de Pas assez. Voilà. Ne vous occupez de rien.

Chacun à son poste. Ici, il y a des gens qui sont venus pour voir et entendre. Ils avaient envie de s'assurer.

Est-ce qu'il lui reste des traces sur la babine des enfants qu'il a dévoré ce matin ? Je blague ? Ou bien pour dire bon alors qu'est-ce qu'ils nous disent de faire ?

Et ben voilà, vous avez la réponse. On vous dit d'agir, travailler pour ceux qui sont convaincus. Les autres d'abord, on a été heureux que vous veniez nous voir.

Vous voyez, en gros on est normaux, en gros on est du peuple et comme disait Robespierre, on est fier d'en être et on a pas envie d'être autre chose. En tout cas, moi c'est mon point de vue et je sais que je le partage avec vous. [applaudissements] Il faut chacun d'entre vous, je le sais, va être dans sa liberté intellectuelle.

Vous allez réfléchir. Demandez-vous comment vous pouvez être le plus utile à tout ce que nous partageons. Parce que moi, je ne doute pas un instant que le contenu du programme sur lequel vous avez déjà voté, on le partage tous.

C'est pas le sujet entre nous à cette étape. Le sujet c'est comment on fait pour arriver à l'amener au pouvoir sans enlever une page [applaudissements] pour arranger quelqu'un. Voilà, [applaudissements] vous préparez bien avec nous.

Il va falloir que vous pourrissiez un certain nombre de repas du dimanche en famille. Voilà les fêtes qui approchent. Euh, ça s'offre.

Non mais attendez, je fais de la pub, j'ai le droit. Mais vous savez pourquoi ça s'offre ? [applaudissements] Ça fait de l'effet.

Imaginez que vous l'offrez à quelqu'un qui nous aime pas. Ah non, alors comme il est poli. Ah merci, je suis enchanté hein.

Ou bien c'est quelqu'un qui nous aime. Alors il dit ah oui, je suis content. Voilà, moi j'ai fait ma pub parce que sinon après je me fais engueuler quand je rentre à la maison.

Mesdames, messieurs, chers amis, tous, merci pour ce moment de pu prendre avec vous. [applaudissements] [acclamation] Ça va ?