Municipales : la stratégie déployée a permis au PS de redevenir la première force à gauche.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
d'être avec nous sur France info au lendemain d'un bureau national du PS très tendu après les municipales. Dites-nous juste, est-ce qu'il faut toujours vous appeler monsieur le premier secrétaire ? Absolument.
Vous allez nous dire si vous comptez le rester longtemps et dans quelles conditions. Mais d'abord ce nouveau rebondissement au Moyen-Orient. Donald Trump a proposé un plan de paix à l'Iran quand indique qu'il laissera passer les navires non hostiles par le D3 d'Ormous.
Le président américain se montre satisfait et optimiste. Je peux vous dire qu'en face, ils veulent vraiment trouver un accord. On pourrait facilement les tuer aussi, mais on va leur donner une chance.
Hier, ils ont fait un geste important. Ils nous ont fait un très gros cadeau, quelque chose d'une valeur énorme. Après 26 jours de guerre, Olivier Fort est-ce une bonne nouvelle ?
Bon, tout ce qui permet de détendre l'atmosphère est une bonne nouvelle. Mais enfin, reprenons les choses dans l'ordre. Cette guerre est une guerre qui a été lancée par à la fois Donald Trump et Benjamin Netaniaou.
Elle est une guerre dont on ignore encore quels sont les réels buts, qu'il y a des conséquences terribles pour les populations concerné et des conséquences pour le reste du monde sans que ce qui avait été affiché comme l'éventuelle justification à cette nouvelle à ce nouveau conflit qui devait être la chute du régime des molins, chacun l'a bien compris. Ce n'est plus le sujet. Donald Trump considère que le travail a déjà été fait, que le régime a déjà changé.
Oui, il a déjà changé mais il est plus dur encore que la veille. Et maintenant, nous avons des conséquences qui sont des conséquences évidentes pour le reste du monde. Le ministre de l'économie des financières à l'Assemblée par d'un choc pétrolier.
Chacun en mémoire les chocs pétroliers que nous avons connu dans les années 70 qui ont contribué à la fin des 30 glorieuses, à la fin de cette période de prospérité et entrance dans une crise continue jusqu'à ce jour. Donc ça vous inquiète, ça vous inquiète ces mots choc pétrolier que le ministre de l'économie. Les mots qui m'inquiètent, c'est en réalité ce qui va se passer pour l'ensemble des Françaises et des Français, notamment les plus modestes, parce que c'est à eux qu'il faut penser.
Il y a toujours des gens qui s'ent font des super profits, mais vous avez des gens pendant ce temps-là qui sont au contraire dans la super DCHE et qui malheureusement connaissent des périodes de galère et on sort d'une campagne municipale. Mais qu'est-ce que vous croyez que les gens nous ont évoqué ? J'entends bien que tout à l'heure on va évoquer les problèmes internes des uns des autres et cetera, mais c'est pas ce qu'ils nous ont c'est dont ils nous ont parlé.
Ils nous ont dit "Je suis étudiant, je n'arrive pas à me nourrir, je suis salarié, je suis au SMIC, je n'arrive pas à vivre parce que j'ai des problèmes de logement, parce que je ne peux pas trouver un logement. Quand j'en trouve un, c'est un logement qui est souvent une pass thermique. Je suis dans une situation où en fait je n'arrive pas à rentrer dans la vie active et à fonder un foyer.
Voilà ce que les jeunes nous ont dit. vous étiez ven quelques jours on devrait quand même entendre écouter et pas simplement être en permanence en train de gloser. Et ce que je crois vraiment c'est que on a aujourd'hui à la tête de grandes de grands pays, de grandes nations, des gens qui sont parfaitement inconséquents et qui en réalité sont pris par leur propre UBRIS.
Je prends cela à Donald Trump et à Netaniau qui au fond se considèrent comme les maîtres du monde et n'ont aucune considération pour ce qui peut se passer pour le commun des mortels. Olivier Fort au début de cette guerre, vous étiez venu ici même dans le 8h30 de France info et vous vouliez à l'époque un chèque ciblé. L'exécutif vous a répondu que c'était absolument hors de question.
Est-ce que vous en avez fait le deuil ? Mais j'entends que désormais c'est ce qu'ils disent. Pas totalement.
Pas ce que vous vouliez. Alors on va écouter on va écouter le premier ministre si vous voulez. Sébastien Lecornu hier à l'Assemblée, il assume des aides uniquement ciblées.
On l'écoute. Nous avons l'intime conviction qu'aucun chèque général, aucune mesure globale ne seront utiles. C'est très coûteux pour les finances publiques et derrière un chèque très vite se cache en général un impôt ou une répercussion très grave pour les déficits publics.
Olivier Fort, aucune mesure globale, dit le premier ministre. Est-ce que le gouvernement peut s'exonérer de toute mesure globale vu la gravité de la situation ? Mais ce que j'étais venu dire ici même, ce n'était pas de demander une mesure globale générale.
Il y a des gens qui fort heureusement ont des revenus qui leur permettent de se mettre à l'abri et qui ont pas besoin d'être accompagnés aidés. dans la super, c'est ça pour reprendre votre expression quelques minutes. Oui, il y a des gens qui aujourd'hui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, qui sont des gens qui sont très modestes, qui sont des salariés par exemple au SMIC et qui n'ont pas d'autres possibilités pour continuer à travailler que de se déplacer avec leur voiture. ces gens-là, ils voient le prix en fait à la pompe qui ne cesse d'augmenter et évidemment ça a des conséquences très fortes sur leur budget et sur ce qu'ils peuvent faire pour leurs enfants, ce qu'ils peuvent faire pour leurs vacances, leurs loisirs parce que chacun devrait avoir droit quand même à cette possibilité.
Et donc nous avons là évidemment des mesures qu'il faut prendre et ce que j'avais proposé il y a quelques semaines et que je continue à proposer devant vous ce matin, c'est un chèque ciblé sur ces personnes-là précisément. Mais combien ça vous coûterait ? parce que la porte-pole du gouvernement est venue ici même pour dire que le quoi qu'il en coûte du temps du Covid n'est plus possible.
Mais je ne parle pas d'un quoi qu'il en coûte. Je dis que il y a des gens qui méritent d'être aidé parce que il faut les accompagner et il faudrait aussi d'ailleurs que les entreprises pensent salaire parce qu'on ne peut pas non plus continuer à avoir des gens qui chaque année ont des super dividendes et pendant ce temps-là des salariés qui eux sont en train de se serrer la ceinture d'un cran supplémentaire chaque jour. Vous l'avez chiffré ce sec chèque pardon mais ça dépend du nombre de bénéficiaires.
Donc mais ce que je vois aussi c'est que vous avez pendant que les tarifs à la pompe augmentent, il y a des taxes qui sont prélevées et qui sont des taxes qui pas j'allais dire qui enrichissent l'État. L'État est tellement pauvre qu'il s'agit pas de dire pas partie de ceux qui disent que le gouvernement profite de cette crise. Non, je ne dis pas qu'il profite.
Je crois pas que le gouvernement est euh un est sollicité une crise et qu'il soit très heureux qu'il y ait une crise à laquelle il doit faire face désormais. Mais ce que je dis quand même, c'est que l'État engrange aussi des taxes pendant ce temps-là. Et ces taxes, ce sur ce surcroix d'argent récupéré grâce ou à cause de la montée des prix de l'énergie et bien doivent être réutilisé pour venir au secours de celles et ceux qui ont le plus de difficultés à finir leur fin de mois.
Sébastien le Cornu a a dit hier qu'on pouvait pas laisser s'installer cette idée que l'État était un profiteur de crise, que ce serait bien la première fois qu'un choc énergétique profiterait à l'État. Juste cette mesure ciblée dont vous parlez. Je sais, je sais mais je je précise ce qu'il a dit.
Cette mesure ciblée dont dont vous parlez, est-ce que vous en avez parlé à Matignon et qu'est-ce qu'on vous a répondu ? Non, je n'en ai pas encore parlé à Matignon. J'ai croisé le premier ministre hier, mais en fait, on a évoqué d'autres sujets et donc ça ne relève pas de parler politiquement.
Vous avez parlé politique avec le premier ministre ? J'ai parlé avec le premier ministre mais on n pas eu le temps de parler de ça. On s'est croisé en fait au moment des question d'actualité mais évidemment je lui en parlerai à nouveau parce que je souhaite que sur ces questions là nous ayons la possibilité de trouver des mesures qui fassent consensus entre nous parce que nous avons besoin de venir soulager des Français qui aujourd'hui n'en peuvent déjà plus.
Je vous ai évoqué ce qu'a été cette campagne municipale. On a parlé beaucoup de l'abstention mais vous croyez que les gens s'abstiennent. Pourquoi ?
C'est parce qu' ils sentent, ils croient que la politique aujourd'hui est impuissante à répondre à leurs besoins premier. Et bien moi, je souhaite que nous leur fassions la démonstration que la politique peut encore quelque chose, que nous pouvons encore venir en aide à celles et ceux qui en ont besoin et que nous ne sommes pas condamnés à regarder Donald Trump agir en notre nom ou en dehors de notre nom mais enfin le laisser agir sans avoir la capacité nous à réagir. Justement, Olivier Fort, vous aviez demandé notamment d'autres parties aussi un débat sur cette guerre au Moyen-Orient.
Il aura lieu euh demain à l'Assemblée au Sénam mais sans vote. Est-ce que ça sert à quelque chose ce débat ? Ça sert à quelque chose ?
Oui, ça sert à ce que chaque formation politique vienne exprimer sa position sur le sujet et que on puisse dans le débat démocratique savoir qui pense quoi et pourquoi. Moi, je serais très curieux de savoir ce que pense l'extrême droite. Vous avez une extrême droite qui vous avez vu que Marianne Le Pen était hier en Hongrie pour soutenir monsieur Orban qui est lui-même un soutien de monsieur Poutine.
Vous avez en fait les mêmes qui soutiennent Benjamin Nataniaou qui est à l'origine de tout ce que l'on connaît désormais, qui le soutiennent aveuglément, qui sont dans un soutien inconditionnel. Bah, j'aimerais qu'il viennent nous expliquer maintenant enf on peut pas à la fois dire "Je soutiens Trump, je soutiens Netaniaou, je soutiens Urban" et après nous dire "Ah, c'est terrible pour les Français, regardez, ils n'ont plus rien dans leur assiette." Mais en fait, ils sont eux-mêmes par leur soutien à ces dirigeants la cause des malheurs des Français.
Marine Le Pen qui a l'instant sur France Inter dit que le gouvernement participe à créer à la fois la restriction et une forme de panique. Comment vous jugez-vous de l'action de la France ? Écoutez, je pense que c'est une situation très difficile, que euh la France malheureusement n'a pas su se faire entendre à la hauteur de ce qu'elle représente dans ce conflit, qu'elle a beaucoup hésité sur la réaction à avoir euh sur euh donc les premières frappes puis ensuite sur la guerre qui s'étend à l'Iran et au Liban.
Je regrette que nous n'ayons pas eu une parole plus forte notamment par rapport à nos amis libanais. Il y a une histoire longue avec le Liban et aujourd'hui vous avez 1/6 de la population qui est déplacé dans des conditions humanitaires qui sont déplorable avec un pays qui va avoir du mal à se reconstruire et tout ça parce que la France n'ose pas aujourd'hui contredire le gouvernement israélien le gouvernement d'extrême droite israélien. Em Macron n'ose pas contredire Benjamin Tener mais malheureusement de manière trop faible.
Euh j'ai un moment pensé que il y avait il avait pris un tournant lorsqu'il a la France a reconnu l'état de Palestine, ce qui était une très bonne décision et que j'ai approuvé. Mais j'aimerais que aujourd'hui par exemple on fasse peser sur ce gouvernement euh la la nos préoccupation et par exemple, ça fait longtemps qu'on le demande que il y ait en fait la suspension des accords de coopération de l'Union européenne avec Israël parce que pendant que nous continuons à gloser, vous avez un gouvernement qui a rasé Gaza qui continue à coloniser la Jordanie qui maintenant parle de coloniser une partie du Liban et tout le monde reste meé. Mais vous comprenez que ce qui se passe actuellement, ça n'est pas simplement un conflit périphérique loin de nous et cetera.
C'est qu'on est en train, ils sont en train de mettre à tout ce que nous avons construit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le droit international est bafoué chaque jour. Chaque jour.
Les institutions internationales sont totalement méprisées et nous avons aujourd'hui le retour de d'empire, le retour de la force qui remplace le droit, soit tout ce que nous avons cherché à conjurer depuis 80 ans. Olivier Fort, dans un instant, on va parler des règlements de compte au Parti socialistes et ce n'est pas qu'une question interne parce que cela a des conséquences aussi et ça pourrait avoir des conséquences sur la présidentielle, des conséquences sur vos électeurs, sur les Français. Le 830 [musique] France info, Agath Lambret, Paul Larouturou avec Olivier Fortrétaire du Parti socialiste sous le feu des critiques de son propre camp ces derniers jours.
Godie, ambiguïté, stratégique, échec, tambouille, magouille. C'est ce qu'on a entendu à votre propos et c'est ce que vous avez dû entendre jusqu'à 1h du matin environ hier. Dans un bureau national agité, certains monsieur Fort ont même appelé à votre démission.
C'est le cas par exemple de Karim Boanram de Saint-toin sur les de France info. Je demande la démission de Fort. Il a perdu les présidentiels, il a perdu les régionals, il n'arrête pas de se tromper.
Il se trompe tout le temps parce qu'il n'a pas de cap clair. Quand on sous-traite la colère du peuple pour une alliance avec elle les filles pour se sourire entre les deux tours, et bien on perd et c'est ce qui s'est passé. Vous avez quand même eu chaud hier, non ?
Ah bon ? Non. Ben non.
En fait, Karim Boamaran s'exprime comme chaque semaine pour demander ma démission. ce n'est pas nouveau. Il évoque la présidentielle, je dois avouer avec une certaine euh enfin j'ai du mal à comprendre ce qu'il me dit parce que précisément la campagne présidentielle était conduite par l'une de ses amies euh et que là pour le coup la ligne stratégique qu'elle avait posée était très exactement celle de Karim Bemran et elle a permis de faire 1,7 %.
Donc, j'estime que la réalité est très différente de celle qu'il décrit et fort heureusement ceux qui étaient hier au bureau national parmi ses amis n'ont pas été aussi caricaturaux. Ça a chauffé quand même Olivier F ça a chauffé. On nous a dit que ça avait chauffé don Boris Vallot quand même qui est le patron des DPS qui vous lâche aussi.
Écoutez, vous avez des gens qui ont un problème dans la vie, c'est que la seule chose qu'ils savent faire, c'est des congrès et donc qui passent d'un congrès à l'autre et qui estime que il faut parler de vos amis là, vos amis socialistes. Je dis que il y a une malédiction au Parti socialiste, c'est que même quand on gagne, vous aviez dimanche soir des gens sur les plateaux de télévision qui arrivaient et qui disaient "J'ai gagné les élections." Tout le monde avait gagné les élections.
Vous savez Gabriel Atal qui un matin disait "J'ai gagné les élections, la preuve, j'ai gagné deux villes. Nous en avons gagné 800 et j'entends que il y a des gens qui viennent se plaindre et qui disent "Ah quand même, c'est terrible, on a gagné donc il faudrait qu'on explique que nous avons perdu." Mais on a des génies en fait qui transforment l'en plomb.
Et donc moi, je préférais qu'on fasse l'inverse et qu'on revendique le fait tout simplement que la stratégie que nous avons posé dans l'élection municipale, elle a permis de faire en sorte que la le Parti socialiste redevienne la première force à gauche. Quel est qu'il est le parti le mieux implanté de France dans les territoires, qu'il est la seule dicte possible face à la montée de l'extrême droite l'année prochaine. Ça c'est ce que vous dites Olivier Fort, pardon, mais eux hier soir, ils ont passé la soirée à vous reprocher votre manque de sincérité et de cohérence.
Olivier à 19h vous dites pas d'alliance avec LFI et le lendemain à 21h vous embrassez LFI et vous dites dans l'entre de tour je comprends très bien ceux qui ont fait des alliances c'est ce que vous reproche notamment François Calfond un socialiste et c'est pas le seul à vous reprocher ce manque de cohérence vous avez changé de discours Olivier fort mais pas du tout je suis venu ici vous dire mais je suis venu ici vous dire qu'il n'y aurait pas d'accord national avec la France insoumise. Il y en a pas eu. Il y en a eu un avec les écologistes, il a eu un avec les communistes.
Vous jouez avec Olivier, il a pas d'accord national mais des dizaines d'accords locaux partout et que vous dites que vous comprenez totalement ces accords. Il y a 0,6 % des candidats socialistes qui ont noué un accord de second tour avec la France insoumise dans dans des villes aussi symboliques. Vous voyez bien qu'on a parlé que de ça, des villes symboliques.
Vous n'aveiez parlé que de ça parce que vous avez un problème avec la France insoumise, une obsession avec la France insoumise. Je ne suis pas obsédé par Jean-Luc Mélenchon. Ce que je dis et ce que je répète, ce que j'ai dit dans le ret de tour, ce que j'ai dit tous les jours, ce que j'ai dit depuis, c'est que Jean-Luc Mélenchon est un boulet.
Il est d'abord même un boulet pour ses propres amis parce que s'il n'avait pas à supporter ses outrances, ces dérapages verbaux continuels et bien sans doute que ils auraient fait d'autres scores au deuxème tour des élections municipales. La réalité c'est que nous avons gagné, je l'ai dit 800 villes. Les insoumis, c'est sep villes.
D'ailleurs, ils en ont perdu deux. Les deux seuls qui les avaient. Et donc vous voulez qu'on m'explique maintenant que nous sommes soumis aux insoumis.
Mais euh et vous leur avez dit ça aux camarades socialistes qui qui vous qui vous désapprouvai hier ? Avoué par Bor qui vous avez été désigné premier secrétaire parce que sans sa motion vous étiez minoritaire. Oui, vous avez fait alliance au con et je regrette mais ce que je vais vous dire une chose, je regrette pas d'avoir fait alliance, je dis je regrette simplement les propos qui sont tenus aujourd'hui.
C'est trop facile parce que en fait qu'il s'agit des amis de Boris Vallot ou des amis de François Hollande et les autres, ce sont eux qui ont essentiellement fait ces accords de second tour avec la France insoumise et venir me les coller sur le dos derrière en expliquant que c'est moi qui serait à l'origine de tout cela. Moi ce que j'ai fait Agath Lambré, c'est que j'ai fait ce que doit faire tout premier secrétaire. Quand il y a des hommes, des femmes qui sont au combat, qui se battent contre la droite ou l'extrême droite, je les soutiens et je les comprends parce que la droite et la gauche n'est pas la même chose.
Mais est-ce que vos électeurs et parce que par exemple, pour prendre l'exemple de Nant, quand vous avez quelqu'un qui en réalité a un discours qui est proche de celui d'Éric Fioti, est-ce que vous voulez vraiment que les Nantai demain vivent avec un maire qui viendra supprimer toute une série de mesures qui ont été prises depuis Jean-Marcot jusqu'à Johannaard Roland ? que le clivage gauche droite il n'a pas cessé et que ce n'est pas notre combat à nous ne se résume pas un combat contre l'extrême droite. Je me bat aussi contre la droite.
Je me bat pour que dans les municipales il y ait des mesures qui soient prises. L'encadrement des loyers, la construction de logements sociaux, la possibilité pour les enfants d'avoir un goûter, d'avoir un petit déjeuner. Je peux poser une question.
Est-ce que je peux juste poser une question ? Excusez-moi monsieur, vous avez refusé de passer au vote une résolution. Vous l'avez dit vous-même, nous avons passé 5 he j'ai laissé parler tout le monde et la résolution dont vous parlez, elle était sur les réseaux sociaux avant même d'être discuté.
Donc ça c'est pas des méthodes. Et pourquoi avoir refusé qu'elle soit votée ? Parce qu'elle était sur les réseaux sociaux.
Parce que vous désapprouvez la méthode. Mais je désapprouve la méthode. Je désapprouve aussi le fait que nous ne sommes pas là.
Enfin, vous imaginez quand même, nous venons de parler dans cette première partie de l'émission des sujets qui intéressent vraiment les Français et je crois que il y a un profond dégoût pour la politique, pour ce que nous sommes quand au lendemain d'une élection municipale, au moment où il y a une crise pétrolière qui s'annonce, au moment où il y a des Français qui sont vraiment dans la difficulté, que la seule chose que nous ayons à faire, c'est de savoir quel est le sort des uns et des autres dans la perspective d'un prochain congrès ou d'une présidentielle. Excuse est-ce que je peux juste poser une question s'il vous plaît ? Merci beaucoup.
Dans la perspective d'une prochaine présidentielle, il y a aussi des questions très importantes des alliances. On va prendre un autre exemple. On va prendre l'exemple de Toulouse.
L'alliance LFIPS a perd plus de 3500 voix entre le premier et le second tour. Et le maire sortant de centre droit, Philippe Moudin, a récupéré 17000 voix d'abstentionnistes au premier tour. D'accord ?
C'est l'exemple de Toulouse. Est-ce que vous l'interprétez autrement que comme un rejet massif de l'Alliance LFI PS ? Alors, comment vous m'expliquez le fait que par exemple à Nant le total entre les deux Je parle de Toulouse.
Ah oui, mais mais c'est trop facile. Non, mais les situations varient les situations varient selon les villes. Là, je vous parle vraiment de Toulouse.
Bah très bien. À Toulouse effectivement, il y a eu 80 % des électeurs du Parti socialiste qui sont vraisemblablement revenus votés pour l'alliance et puis 20 % qui effectivement ont fait d'éfection. Mais euh si on prend d'autres exemples parce que il faut essayer d'être euh complet et objectif, la réalité c'est qu'Ant gauche est supérieur au 2e tour de 15 % à ce qu'il était au premier à Grenoble de 16 %.
Et je pourrais prendre l'exemple de Tour, je pourrais prendre l'exemple de Lyon. Si nous avions perdu Lyon dimanche soir, qu'auriez-vous dit ? Vous auriez dit la gauche, elle est défaite, j'entends toutes les autres villes mais répondez-moi sur Toulouse.
Mais je vous a répondu que parce que vous avez une métaphore très intéressante en tant qu'alchimiste en disant il transforment l'or en plomb. Mais vos amis disent mais c'est pas de l'or, c'est du plomb. Nos électeurs ne veulent pas qu'on fasse alliance avec la fille.
Et ils ont quand même des exemples eux aussi. Mais vous me donnez un exemple, vous me dites qu'il a manqué 3500 voix. Je vous réponds, c'est vrai.
Mais euh est-ce que vous pouvez comprendre ? C'est très une sorte de de calcul assez simple. que quand vous avez 20 % de gens qui ne viennent pas, ça veut dire qu'il y en a 80 % qui sont venus.
Et donc vous vous considérez que nous devrions nous intéresser essentiellement au 20 % et moi je vous dis qu'il faut s'intéresser aussi aux 80 % qui sont venus et qui eux parce que j'étais faire campagne à Toulouse au premier tour, j'ai vu les gens et qui espéraient une alternance et qui même implorait l'Union. Ce qui s'est passé, c'est que malheureusement François Briançon, le socialiste, est arrivé derrière le candidat insoumis et que vraisemblablement quand vous avez un candidat insoumis qui est en tête et que c'est lui qui conduit cet accord, et bien la réalité c'est que il sécrète davantage anticorps qui ne produit en réalité de capacité à gagner. Et donc ce qui s'est passé à Toulouse, ce n'est pas tellement une question de défection.
Lisez tout ce que les journalistes, vos confrères ont pu écrire partout. c'est qu'il y a eu une surmobilisation de la droite et de l'extrême droite pour faire face à un candidat de LFI. C'est bien ça le problème.
Et d'ailleurs, si vous regardez les choses puisqu'on se parle de LFI, puisque c'est l'obsession générale, et bien euh LFI gagne sep villes en France. Il en gagne une contre la droite, il en gagne six contre la gauche. C'est vous dire à quel point et je le dis à celles et ceux qui sincèrement suivent la France insoumise et on peut comprendre qu'ils aient ce souci d'une radicalité qu'il ne trouve peut-être pas autant ailleurs.
Mais je leur dis en fait le problème de la France insoumise c'est qu'elle ne permet pas d'être un barrage face à la droite ou face à l'extrême droite. Elle ne permet rien. Elle n'est en réalité que en fait dans une bataille de leadership à gauche, cherchant essentiellement ces victoires sur la gauche et non pas sur la droite et sur l'extrême droite. que vous avez comme exemple à l'inverse, c'est que les socialistes, les écologistes, les communistes, qu'est-ce qu'ils ont produit à Paris, à Lyon, à Marseille, c'est que c'est eux qui ont permis de se battre contre la droite et contre l'extrême droite et qui ont permis aux Français de ne pas à ces français là dans ces villes-là de ne pas vivre sous l'emprise de la droite et de l'extrême droite.
Olivier Fort, c'est le moment de la question qui aujourd'hui est la question qui brutalise dans plusieurs villes conquises par la gauche et notamment par la France insoumise mais pas seulement des maires des faits ont été insultés et hués par des foules menaçantes à Creille. La socialiste battue a dû être protégée par la police. Tension est huée aussi contre le PS à Vau en velin contre un LR au blanc ménil.
Qu'est-ce que ces images disent de la politique à la française ? Je veux dire que c'est honteux. C'est à même un scandale démocratique que de voir des gens huer des maires qui ont fait leur travail, qui l'ont fait avec conscience, ils peuvent avoir déçu et là les électeurs en l'occurrence parfois les ont battus mais ils ne méritent pas ce type de traitement.
Je euh suis contre toute forme de houliganisation de la vie politique. Il y a justement dans dans notre pays la possibilité de s'exprimer, de s'exprimer par des manifestations, par des pétitions et ensuite de sanctionner les élus. On peut les battre à une élection.
Et c'est comme ça que nous devons vivre ensemble et que toutes celles et ceux qui cherchent à passer par d'autres moyens et bien ne se rendent pas compte qu'il mettent à mal ce qui a été si difficile à construire, une démocratie et si ils veulent voir ce que c'est qu'une dictature qu'ils aillent voir ailleurs dans le monde. Merci beaucoup Olivier Fort.
Olivier Faure