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InterviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 15 janvier 2017 49 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleSantéÉconomie & entreprisesTravail & emploi

MÉLENCHON : «JE PROPOSE LA SÉCURITÉ SOCIALE INTÉGRALE»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes en pleine forme en ce moment, bien placé dans les sondages et puis vous avez vos signatures pour pouvoir vous présenter à l'élection présidentielle. 517, toujours ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Alors, votre mouvement de la France Insoumise, presque 200.000 personnes, c'est ça ? Vous cartonnez sur le net, vous êtes le recordman politique des fréquentations avec votre chaîne YouTube

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Là, c'est bien vous, là aujourd'hui ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Alors, pourquoi l'hologramme ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que ça va, finalement, remplacer la politique à l'ancienne ? Le porte à porte, les marchés, le tractage, tout ça.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La primaire socialiste, il n'y avait pas votre hologramme, puisque vous n'y participiez pas.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Ça monte tous les jours un petit peu. »
  • 4:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Ce sont les élus eux-mêmes qui vont devoir faire la démarche, donc il faut qu'il y ait une marge de manœuvre suffisante. »
  • 5:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Je cherchais comment empoisonner la vie de Mme Le Pen en montrant quelque chose qui soit le contraire de ce qu'elle est. »
  • 10:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Je n'ai jamais accepté la banalisation de l'extrême, jamais. »
  • 16:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Il est équipé d'une chose grise sous ses cheveux qui sont lavables, qui s'appelle un cerveau qui, lui, n'est pas lavable. »
  • 20:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Il est faux de dire que les ouvriers votent Front National, en réalité, 60% d'entre eux ne votent pas. »
  • 26:00Jean-Luc MélenchonFait
    « C'est vous qui dites qu'ils viennent voler leur pain »
  • 30:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Je suis contre le statut de travailleur détaché, donc si je suis élu, il n'y aura plus de travailleurs détachés en France. »
  • 36:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Je crée la sécurité sociale intégrale et que donc 1) Je réalise des économies de gestions sur ce que faisaient les complémentaires, évidemment on garde le personnel dans la nouvelle sécurité sociale. »
  • 40:00Jean-Luc MélenchonFait
    « On va commencer par le bon bout, pas par la raréfaction de l'emploi. »
  • 42:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Je ne suis pas partisan, aujourd'hui 2016 je ne sais pas nationaliser la totalité de la production. »
  • 3:00J.-L. MPromesse
    « Je n'ai peur de rien et j'appliquerais le mandat qui me sera donné. »
  • 5:00J.-L. MFait
    « Si vous êtes Français, ça n'est pas parce que vous êtes double national que vous n'êtes pas moins Français. »
  • 9:00J.-L. MFait
    « La banque centrale pourrait racheter toutes les dettes nationales et les stoquer dans ses coffres. Cela s'appelle une dette perpétuelle. »
  • 10:00J.-L. MFait
    « Il y a l'inflation et il y a la guerre et c'est tout! »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Olivier Mazerolle : Bonjour Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon : Bonjour M. Mazerolle.

O. M. : Vous êtes en pleine forme en ce moment, bien placé dans les sondages et puis vous avez vos signatures pour pouvoir vous présenter à l'élection présidentielle. 517, toujours ?

J.-L. M. : Ça monte tous les jours un petit peu.

O. M. : Ça monte, d'accord.

J.-L. M. : Ce n'est pas fini, il m'en faut d'autres parce que vous savez que le procédé est complètement changé : ce sont les élus eux-mêmes qui vont devoir faire la démarche, donc il faut qu'il y ait une marge de manœuvre suffisante, d'ailleurs si je n'ai pas cette marge de manœuvre, le banquier continuerait à me bouder.

Et il m'en faut donc 600 ou 650 pour être tranquille, mais comme les communistes vont bientôt prendre la décision de faire signer les élus qui le peuvent, je pense que j'aurai la marge de manœuvre nécessaire puisqu'ils me soutiennent, et je les en re-remercie d'ailleurs. O. M. : Alors, votre mouvement de la France Insoumise, presque 200.000 personnes, c'est ça ?

Vous cartonnez sur le net, vous êtes le recordman politique des fréquentations avec votre chaîne YouTube, d'ailleurs vos suiveurs ont inventé un slogan difficile à traduire en français : "Can't stenchon the Melenchon", je ne sais pas si vous, vous savez ce que ça veut dire. Bon. Et puis maintenant, vous voilà doté du don d'ubiquité puisque le 5 février, vous allez faire un meeting à Lyon où vous serez physiquement présent, et simultanément, par hologramme, à Paris.

Vous allez bientôt marcher sur l'eau, si ça continue. J.-L.

M. : Mais si c'est une façon de dire quelque chose, je le ferai, M. Mazerolle.

Et là, je voulais dire quelque chose. Vous permettez que je m'en explique un instant. Bien sûr, il y a un fait hors du commun.

Pour l'instant, on n'a encore jamais vu d'hologramme politique...

Christophe Jakubyszyn : Là, c'est bien vous, là aujourd'hui ? J.-L.

M. : Oui, oui, c'est bien moi. Mais attendez, dans un instant, ça pourrait être mon hologramme.

Je m'amuse beaucoup, non seulement de ce que ça m'amuse, mais de votre amusement. Parce que devant la nouveauté technique et scientifique, nous sommes tous comme des gosses, quelque soit notre âge, et c'est un très bon signal d'humanité. Et précisément, je vais vous dire franchement comment ça s'est passé : je cherchais comment empoisonner la vie de Mme Le Pen en montrant quelque chose qui soit le contraire de ce qu'elle est.

Parce qu'elle est à Lyon, le même jour, où elle tient je ne sais quelle réunion pour démarrer sa campagne. O. M. : Ben, c'est son lancement de campagne.

Oui. J.-L.

M. : Ah oui, c'est ça. Le lancement de campagne, voilà.

Et alors, je me disais : "Je vais y aller, à Lyon", parce que je n'ai jamais accepté la banalisation de l'extrême, jamais. C. J. : Comme Emmanuel Macron.

Vous serez trois, ce jour là, à Lyon. J.-L.

M. : Et ben, tant mieux. Voilà.

Comme ça, elle ne sera pas toute seule. Alexis Brézet : Ça va être le week-end. O.

M. : Voilà, c'est le week-end. C'est le week-end lyonnais.

J.-L. M. : Bon, on sera là, c'est les trois qui se jouent pour le 2ème tour, on l'a compris.

Donc... mais je cherchais quelque chose qui soit pacifique, souriant, qui fasse réfléchir après que cette femme ait encore trouvé une horreur tout à fait digne de son courant politique qui est de dire : "On enseignera plus aux enfants des étrangers." Alors, dans les étrangers, catégorie confuse dans l'esprit de cette femme, qui c'est ?

Mais quand bien même y en aurait-il qu'un ou deux, est-ce qu'un pays peut vivre mieux avec plus d'ignorants ? C'est-à-dire moins d'enfants éduqués ? Comment... ?

Le croire, c'est le fait d'un ignorant. O. M. : Mais alors pourquoi l'hologramme ?

J.-L. M. : Et voilà.

Parce que l'hologramme, c'est la science, on va dire en général, même s'il y a un côté gadget que tout le monde voit, hein. Mais c'est la science et la science a un principe : quel que soit... on pose un raisonnement, et quels que soient votre couleur de peau, votre religion, votre âge, votre genre, vous pouvez arguer.

C'est-à-dire dire : "Non, ce n'est pas vrai, parce que", "Oui, c'est vrai, parce que". Et plus il y a de savoir qui se répand, plus nous sommes savants, tous. Je termine en disant ça : c'est la seule richesse, avec l'amour, peut-être, que plus on la partage, plus il y en a.

Et c'est ça que je voulais opposer comme symbole. Alors vous me direz : "C'est un peu loin." Bah, si, ben, c'est un peu loin, en tout cas, ça fait parler, non ?

O. M. : Avec moi pour vous interroger aujourd'hui Alexis Brézet du Figaro...

A. B. : Bonjour.

O. M. : ...et Christophe Jakubyszyn de LCI.

Allez-y. A. B. : Oui, juste une question sur toutes ces nouvelles technologies, les réseaux sociaux, YouTube, l'hologramme maintenant, est-ce que vous pensez que ça va, finalement, remplacer la politique à l'ancienne ?

Le porte à porte, les marchés, le tractage, tout ça. C'est une politique qui remplace une autre, ou ça va s'ajouter ? J.-L.

M. : Ben, il faut vivre avec son temps. Tout ce qui permet d'ouvrir du débat, d'intéresser, d'être sensibilisé - vous savez, moi, j'ai commencé ma vie politique, on faisait des tracts à la ronéo, figurez-vous que je ne le regrette pas, hein.

D'ailleurs, si vous voulez en faire, allez le faire. Mais, moi, je préfère et de loin faire mon blog chaque semaine, mon post, qui m'oblige à écrire, faire ma revue de la semaine sur YouTube, voilà. Bon.

Alors, est-ce que ça va remplacer ? Non, c'est comme les médias. Aucun média n'exclut l'autre.

Quand la radio est apparue, elle n'a pas anéanti la presse écrite, de même, la télé n'a pas anéanti la radio et l'Internet n'anéantira pas la télé. C'est une autre domaine. Alors, ça, c'est disons le sociologue qui vous parle, mais maintenant, le militant politique, lui, se frotte les mains.

Parce que c'est le moyen de vous contourner, c'est clair, je ne m'en suis jamais caché. A. B. : Vous contournez les médias ?

J.-L. M. : Oui, et vos soi-disant... le système, soi-disant, qui pose des questions impertinentes dont j'aurais peur, quelle rigolade !

Je n'ai peur de rien, d'une manière générale. (Brouhaha) Je ne suis pas là par hasard, aussi. J'ai choisi d'être là.

C'est important d'avoir ce contact avec les journalistes. Bon. Là, nous sommes 4 hommes, donc il n'y a pas de femme pour nous déranger, si j'ose dire, c'est vous qui choisissez ce genre de configuration.

Mais vous voyez déjà que vous êtes le vieux monde, parce que le monde actuel, il n'est pas comme ça, il est mixte. (Brouhaha) O. M. : Alors, maintenant, les questions politiques, Christophe Jakubyszyn.

C. J. : La primaire socialiste, il n'y avait pas votre hologramme, puisque vous n'y participiez pas.

J.-L. M. : Vous savez quoi, le tweet qui a été le plus retweeté, c'est un de vos collègues qui a dit : "Et maintenant, imaginez Mélenchon qui surgit en hologramme." On a tous bien ri.

A. B. : Pendant le débat de la primaire.

J.-L. M. : Oui, oui, pendant le débat de la primaire.

C. J. : Vous avez regretté, justement, de ne pas être dans cette primaire pour, peut-être, faire bouger un peu les cartes et les discours de cette primaire ?

J.-L. M. : Si c'est le but de faire bouger, j'ai déjà gagné.

Parce qu'il y en a déjà au moins un ou deux qui se sont décoincés, qui ont compris que la question de l'écologie politique était devenue centrale...

C. J. : Vous dites...

Hamon et de Rugy ou Montebourg ? J.-L.

M. : Mais même Montebourg a bougé, au début, il était gaz de schiste et nucléaire comme pas un, maintenant, bon, il admet qu'il faut peut-être un peu moins de gaz de schiste ou pas du tout, ils bougent. C.

J. : Ça veut dire que vous allez commencer à parler avec eux, notamment s'ils sont investis par les militants socialistes ? J.-L.

M. : Mais moi, je n'ai jamais eu de difficultés pour parler avec eux, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est que c'est une primaire d'anciens ministres.

Je n'ai pas été ministre, je ne partage pas le bilan, et c'est ce bilan...

O. M. : Vous êtes un ministre, vous fûtes ministre...

J.-L. M. : Oui, mais pas du gouvernement Hollande.

J'ai été le ministre de Lionel Jospin, à qui on peut faire bien des reproches, mais à qui personne, j'imagine, n'aura l'audace d'aller reprocher les 35h sans perte de salaire, la CMU, l'APA et la mise en vert de tous les comptes sociaux. Bon. Donc, c'est un bilan que je peux assumer, avec ses parts d'ombre et ses parts de lumière.

Tandis que ceux-là n'assument rien. Ils viennent et vous expliquent qu'il faut voter pour eux parce qu'ils ne sont pas d'accord avec le type avec qui ils ont travaillé et dont ils ont appliqué la politique. O.

M. : Ils ne disent pas ça. J.-L.

M. : Attendez. Ah bon, M.

Mazerolle ? Vous allez nous l'apprendre. Donc ils sont redevenus solidaires de François Hollande ?

O. M. : Valls ne dit pas ça.

J.-L. M. : Oui, ah bon, mais les autres, alors ?

Bon. C'est quand même un problème, non ? Si la vie politique a une dignité, c'est qu'on assume ce qu'on dit, ce qu'on fait.

Moi, j'assume ce que j'ai dit et fait dans le passé. Et bien, eux pourquoi - pardon - ne le font-ils pas ? Parce que c'est ça qui a démoralisé tout le monde.

Et maintenant, les voilà qui sont absolument inutiles. Je rappelle que cette primaire n'est pas la primaire de la gauche, mais celle du PS et du PRG, et que, deuxièmement, elle sert à désigner le perdant, c'est ça qui, quand même, il ne faut pas perdre de vue. Par conséquent, à quoi bon cette primaire et à quoi bon ?

Je l'ai dit d'une phrase que je veux résumer, qui résume bien ma pensée sur le sujet : ils feraient mieux de présenter des excuses plutôt que des candidats. C. J. : Mais, au début, vous vouliez dire que certains sont devenus fréquentables, notamment Hamon et Montebourg.

Est-ce que ça veut dire qu'au lendemain de cette primaire, dans un sens ou dans l'autre, peut-être que c'est le souhait des électeurs de gauche, vous vous retrouviez pour présenter une candidature commune ? J.-L.

M. : Mais ça, c'est vos contes de fées, c'est la Belle au Bois Dormant, après avoir mangé la pomme empoisonnée, elle s'évanouit, surgit le prince charmant...

Tout ça, c'est des histoires pour les enfants. C'est bien, il en faut, des histoires pour les enfants, mais là, on parle de choses sérieuses : il s'agit de gouverner la 5ème puissance du monde, au moment où la guerre généralisée se dessine et où nous sommes dans une catastrophe écologique que le principal président de la principale économie du pays... du monde nie.

Donc c'est une situation de crise grave. Que valent les rafistolages de dernière minute, pour y trouver quoi ? Une martingale ?

Qui nous ferait gagner ? A. B. : Non, mais vous dites que la primaire ne sert à rien, mais est-ce que vous dites : "Après tout, une candidature d'un de ces socialistes ne sert à rien, il vaudrait mieux qu'ils soient derrière moi" ?

J.-L. M. : Ah, ben, clairement.

Mais attendez. Mais non. A.

B. : Ah ben, voilà. Donc vous [???], mais dans l'autre sens.

J.-L. M. : Ce n'est pas le sujet.

Chacun a sa dignité, développe ses idées et est maître de ses choix. Honnêtement, je vais faire bref : je ne suis pas intéressé à la carabistouille. Je suis intéressé à la mobilisation intellectuelle de ces millions de gens, de toutes opinions, s'il vous plait, qui ont compris qu'il faut remettre à l'ordre du jour le progrès social, le progrès écologique et changer des institutions assez folles pour nous livrer à un homme qui fait le contraire de ce qu'il dit sans que personne ne puisse rien faire.

O. M. : Jean-Luc Mélenchon...

J.-L. M. : Le contraire de ce qu'il dit et quatre guerres, soit dit au passage.

O. M. : Jean-Luc Mélenchon, vous dites finalement : "Entre Macron et moi, il n'y a personne à gauche, donc ça ne sert à rien de..." J.-L.

M. : Mais d'abord, M. Macron n'est pas à gauche.

Qu'est-ce que vous faites, M. Mazerolle ? O.

M. : Mais c'est vous qui avez dit dans une interview au Monde : "Le candidat socialiste, il ne sert à rien parce qu'il n'est pas en tête par rapport à Macron et par rapport à moi." J.-L.

M. : Oui, mais M. Mazerolle...

Mais non. Non. O.

M. : Attendez, excusez-moi, je finis ma question. Je finis ma question.

J.-L. M. : D'accord.

Allez-y. O. M. : Pourquoi un électeur socialiste irait-il plutôt vers vous que vers Emmanuel Macron ?

J.-L. M. : Mais, je n'en sais rien.

Peut-être parce que je l'aurai convaincu. Voici ce que j'ai voulu dire : ne dites pas que M. Macron est de gauche, ce n'est pas que je veuille lui récuser cette étiquette, c'est lui qui dit qu'il ne l'est pas.

O. M. : Ah non, il dit qu'il est de gauche, mais pas socialiste.

J.-L. M. : Bon.

Ah bon ? Ben, c'est nouveau. Donc le fait qu'il y ait... ?

Non, M. Mazerolle, ce n'est pas ce que vous croyez, vous avez mal lu. Le fait qu'il y ait trois anciens ministres de droite avec lui n'a pas de signification particulière ?

Mais, peu importe. Je n'ai pas l'intention...

Je dis ceux-ci, c'est tout. A. B. : [???], Mauroy ?

J.-L. M. : Bon, d'accord.

Très bien. Rappelez-moi votre question parce que je vois que comme... je sais qu'il y a ici des défenseurs ardents de M.

Macron, et je sais qu'on ne pourra pas prononcer une parole de côté. Alors, allez-y. Je n'ai rien compris.

Redites-moi la question. O. M. : Pourquoi les socialistes viendraient-ils plutôt chez Mélenchon que chez Macron ?

J.-L. M. : Absolument.

Et bien, je vais vous dire pour quelle raison. Parce qu'il est équipé d'une chose grise sous ses cheveux qui sont lavables, qui s'appelle un cerveau qui, lui, n'est pas lavable. Et donc, il aurait de la mémoire.

Et il se rappellerait que les solutions que propose M. Macron sont des solutions qui échouent depuis 30 ans : c'est le libéralisme. Et d'ailleurs, cet homme, qui est très brave, hein, et je le remercie de tout ce qu'il fait pour prendre les autres en tenaille avec moi, mais vous avez vu, il n'en rate pas une, quoi.

Il ne peut pas s'en empêcher. Il arrive dans le Pas-de-Calais et il leur dit : "Ah, ben, oui, il y a le tabagisme et l'alcoolisme", il ne manque plus que l'inceste, et comme ça, le tableau serait complet. Il s'en va aux Antilles, et en cours de route, il dit : "On va s'expatrier." Enfin, cet homme vit ailleurs.

Je ne lui en veux pas, hein, il peut croire ça, mais attendez, il vit tellement ailleurs qu'il parle aux gens comme à des domestiques. Quand il fait ce meeting à Paris, il se met à hurler pour dire : "Et maintenant, vous allez militer, etc." Moi, je ne parle jamais aux gens comme ça.

Mais ils y en a qui aiment ça. Et quand il arrive à Lille, il leur dit...

A. B. : Il vous arrive d'élever la voix, quand même.

J.-L. M. : Oui, oui, mais je ne me trompe pas de cible, moi, quand j'élève la voix, hein.

Je ne me fâche pas avec les pauvres comme lui l'a fait aux gens qui sont dans la difficulté. Parce que hier, il faut le faire. Imaginez-vous que j'aie dit une bêtise pareille, de dire : "Je ne veux plus entendre de gens qui disent : je veux rester encore un peu au chômage." Vous en connaissez, vous, des gens qui disent : "Je veux rester encore un peu au chômage" ?

Vous croyez que c'est vraiment ça, le problème d'aujourd'hui ? Il y a des gens qui meurent, 14.000 par an meurent des maladies qui sont liées à la déprime du chômage.

Le chômage est un fléau pour tout le monde. Alors, je ne dis pas qu'ici ou là, il peut y avoir une personne, mais pourquoi, au nom de cette personne, flétrir tous les autres qui misèrent et qui galèrent ? Et qui mènent une vie de chien alors qu'il n'y a pas de raison qu'ils mènent cette vie.

A. B. : Comment vous expliquez qu'il remplisse, Macron, qu'il remplisse les salles et les meetings ?

J.-L. M. : Je ne l'explique pas, et d'ailleurs, je m'en fous.

Parce que...

Non, mais pourquoi vous me posez cette question ? Je ne m'appelle pas Mazerolle, moi. C'est à vous de commenter.

C'est à vous de faire le boulot de commenter. (Brouhaha) J.-L.

M. : Mais vous pouvez me demander pourquoi je remplis ma salle. A.

B. : Et pourquoi...

J.-L. M. : Et bien, allez-y, posez-moi la question.

A. B. : ... celui-là, pourquoi il remplit des salles ?

J.-L. M. : Mais je n'ai pas dit qu'il avait des défauts.

Vous avez du mal, vous, à comprendre la vie politique. Vous croyez qu'on est tous en train de vendre des savonnettes et vous croyez qu'on vend la même. Ça ne m'étonne pas de vous parce que, je vais vous dire pourquoi...

A. B. : Je ne pense pas que vous ayez les mêmes idées que Macron, non.

J.-L. M. : Ah, quand même.

C'est arrivé jusqu'à vous. Bon. A.

B. : Ah, oui. J.-L.

M. : Donc, il y a des gens qui se reconnaissent dans ce qu'il dit et qui vont l'écouter et il y a des gens qui se reconnaissent dans ce que je dis et puis vous avez des gens qui ne savent pas encore, et qui vont écouter M. Macron et moi, et c'est très bien.

Ça, c'est la dynamique de la politique. O. M. : Donc, on a bien parlé d'Emmanuel Macron, vous...

J.-L. M. : Non, vous en avez parlé, moi... (Brouhaha) O.

M. : J'ai une autre question à vous poser...

J.-L. M. : Vous ne voulez pas qu'on parle de ça ?

O. M. : Non, vous avez dit : - non, on va en parler de votre programme, ne vous inquiétez pas - "Il est faux de dire que les ouvriers votent Front National, en réalité, 60% d'entre eux ne votent pas." C'est bien ce que vous avez dit ?

J.-L. M. : Oui, oui, c'est le chiffre qu'on m'avait donné, alors...

O. M. : D'accord, très bien.

Alors, pourquoi...

J.-L. M. : C'est vrai ou pas, M.

Mazerolle ? Attendez, c'est vrai ou pas ? O.

M. : Mais je n'en sais rien. J.-L.

M. : Ah, tiens. O.

M. : Non, mais je pars du principe que vous avez dit une chose exacte, mais pourquoi dans ces conditions...

J.-L. M. : Bon, merci.

Alors ça, c'est nouveau. O. M. : ... ne votent-ils pas pour vous ?

Pourquoi ne se dérangent-ils pas pour voter pour vous ? J.-L.

M. : Quand ? Cette fois-ci ?

O. M. : D'une façon générale, jusqu'à maintenant.

J.-L. M. : Et ben, ils ont des raisons.

Ils ont été écartés de la vie politique de mille manières. D'abord, ils n'ont plus d'existence visible. Dans les statistiques, vous vous apercevez qu'à la télé, on voit 3% d'ouvriers et 60% de cadres quand on fait une interview.

Quand on parle des ouvriers, c'est soit pour dire : "Ah, ben, il vote Front National", même si ce n'est pas vrai, soit pour dire : "Ah, ben, ils sont violents, ils ont tout cassé en faisant la grève." A. B. : Mais ils votent plus le Front National que pour vous.

C'est ce que veut dire Olivier. Pourquoi ils votent plus Front National que pour vous, en proportion ? J.-L.

M. : Mais, encore une fois, même si c'était vrai. A.

B. : Ben, c'est vrai. J.-L.

M. : Attendez. C'est à vous de l'expliquer.

Ce n'est pas à moi. Moi, je ne suis pas...

O. M. : Alors comment vous voulez le reconquérir, alors ?

J.-L. M. : Voilà.

Voilà la bonne question. O. M. : Ah, ben, vous voyez.

J.-L. M. : Ah, ben, vous y venez, M.

Mazerolle, on va y arriver. Présentez-moi vos questions avant et je vous aiderai à les formuler correctement. (Rires) C.

J. : C'est la République de Mélenchon, ça ? J.-L.

M. : Non. Oh, la, ça y est...

Remarquez que c'est au moins aussi facile que ce que je vous ai fait à vous il y a un instant. Bon. Donc, je l'admets.

Mais, la question qui se pose à moi, c'est le constat que je fais : 60% des ouvriers qui ne votent pas, je leur dis : "Mais, mes amis, arrêtez, quoi." Parce qu'il y a toujours eu des ouvriers de droite. Mais c'est normal, on n'est pas en guerre civile, on a le droit d'être de droite, même quand on est ouvrier.

De même qu'on a le droit d'être de gauche, même quand on est millionnaire. Léon Blum était un critique d'art. Jean Jaurès était un professeur de philosophie.

Enfin, on ne va pas assigner à résidence intellectuelle des gens à cause de leur condition sociale, ça, c'est du marxisme à deux balles, hein, de la sociologie extrêmement étroite. Donc, la classe ouvrière, les ouvriers... - parce qu'il n'y a pas de classe plus nombreuse dans ce pays, il y a 6 millions d'employés dont la définition jouxte celle du travailleur classé comme ouvrier, ça fait 13 millions de personnes sur 23 millions d'actifs, il n'y a pas de classe plus nombreuse - donc, on l'a invisibilisée et néantifiée.

Chaque fois qu'on parle d'elle, c'est pour dire qu'elle vote mal, qu'elle est bête, que ceci, que cela. Moi, je dis... alors, les gens sont outrés, ils disent : "là-dedans, il n'y a rien qui nous convient", et puis comme on n'arrive pas à briser le mur.

O. M. Mais vous vous essayez de dire autre chose ?

J.-L. M. : Mais oui, c'est bien.

O. M. : Alors pourquoi ils ne viennent pas ?

J.-L. M. : Mais, M.

Mazerolle, alors, d'abord, commençons par régler le sort, si j'ose dire, de ceux qui votent Front National. Il y a toujours eu des ouvriers de droite. Il y a toujours eu des ouvriers de droite et donc ils votent maintenant souvent à l'extrême-droite.

La droite classique a perdu pied dans la classe ouvrière, ça c'est le principal phénomène. La gauche a perdu pied et pour la majorité, elle s'abstient, parce qu'elle n'y trouve pas son compte. Et bien, il faut se battre.

M. Mazerolle, vous n'avez pas mon expérience politique. Vous avez une expérience professionnelle.

Ça n'a jamais été facile de construire une organisation politique dans la classe ouvrière, ça n'a jamais été facile parce que les ouvriers ont toujours été assommés par la difficulté d'arriver à survivre, parce qu'ils ont toujours été réprimés quand ils s'organisaient en syndicats. Quand le Parti Communiste a été le grand parti de la classe ouvrière dans ce pays, et bien, ce n'était facile nulle part de faire une cellule communiste, et je vais vous dire : ce n'est toujours pas facile de faire aujourd'hui une section syndicale de la CGT ou de FO ou de Solidaires dans une entreprise. Par conséquent, les dominants ont toujours passé tout leur temps à empêcher la classe des travailleurs de se rendre compte qu'elle constituait une classe, tandis que eux, ils sont une classe, et ils sont fiers de le dire : les bourgeois, les possédants, les dominants, eux, ils constituent une classe.

Lisez le magnifique livre de Pinçon et Charlot et vous aurez une idée de ce phénomène, donc je me bats. Pardon, je termine là-dessus, qu'est-ce que je fais ? Je respecte les gens, j'essaie de les convaincre, je leur dis : "Venez voter", parce que les autres, vous les avez laissés passer, vous avez vu comment vous avez vécu.

Mais attendez les suivants ! Les Fillon, les Macron et le reste, alors là, vous allez comprendre votre douleur, hein, si jamais vous les laissez être élus. Sans parler de Mme Le Pen, mais ça, tout le monde sait que c'est nul.

C. J. : Est-ce que c'est justement pour mieux vous faire entendre de ces ouvriers, de ces travailleurs qui ne votent plus ou moins à gauche que vous leur dites aujourd'hui, notamment sur les travailleurs immigrés, les travailleurs détachés que ce sont eux qui volent leur pain, comme vous l'avez dit ?

J.-L. M. : Non, non.

Pas du tout. Mais ça, c'est la caricature qui a été fait par une poignée de gauchistes qui m'en veulent pour régler leurs comptes entre eux, puis des gens malveillants parce que c'est la campagne. C.

J. : [???], par exemple ?

J.-L. M. : Mais regardons, regardons les choses...

Mais oui, mais bien sûr. Tous mes concurrents ont sauté sur une phrase. J'avais 1 minute 18 pour m'exprimer, et au lieu de faire le numéro que j'aurais dû faire avec les doigts, en disant entre guillemets pour dire : "C'est vous qui dites qu'ils viennent voler leur pain", hein, et je l'ai dit d'une voix lisse, si bien que tous ceux qui y avaient intérêt ont dit : "C'est ce qu'il pense vraiment." Non, ce que je pense vraiment c'est que je suis contre le statut de travailleur détaché, donc si je suis élu, il n'y aura plus de travailleurs détachés en France.

Pourquoi ? Parce que le travailleur détaché, c'est la délocalisation à domicile. On prend un pauvre diable à l'autre bout de l'Europe et on lui paye là-bas sa Sécurité Sociale, et en Europe... quand il vient d'un autre pays, ça n'existe pas pour lui... le patron ne paiera pas la cotisation sociale.

C. J. : Donc on suspend du jour au lendemain le statut de travailleur détaché, la directive.

J.-L. M. : Non, ça ne s'appliquera pas en France.

Les autres feront bien ce qu'ils veulent, mais pas en France parce qu'on connait ce système et sa nocivité. Regardez bien : vous êtes le patron d'un boite, admettons que vous fassiez du bâtiment ; vous avez un prix que vous fixez. En gros, le prix de marché finit par s'équilibrer, et puis tout d'un coup, quelqu'un trouve non pas une nouvelle machine, non pas une nouvelle qualité de plâtre, non pas un nouveau matériau, mais fait venir un travailleur dont la cotisation sociale est inférieure.

Et bien le patron d'à côté, même s'il veut respecter la loi, même s'il est soucieux de ses ouvriers, il vous dit : "Mais moi, je ne peux pas tenir le coup." Donc, il va voir ses employés et il leur dit : "Ecoute, premièrement, on va prendre des travailleurs détachés, deuxièmement, on va te baisser le prix de tes heures supplémentaires, grâce à Mme El Khomri, et troisièmement, si on peut, il n'y aura plus d'heures supplémentaires du tout grâce à M. Fillon." Voilà.

A. B. : Je reviens sur cette question des travailleurs détachés.

Quand vous dites que vous n'êtes pas pour le grand déménagement du monde, ni pour les marchandises, ni pour les êtres humains, il y a toute une série de gens de gauche ou d'extrême gauche ou de gauchistes, comme vous dites, qui disent : "Mais ce n'est plus le Mélenchon d'avant. Le Mélenchon d'avant, c'était le Mélenchon du meeting du Prado à Marseille qui disait : la France mélangée, métissée. Il est en train de faire mouvement sur ces questions-là, il ne tient plus sur ces questions d'immigration le même discours qu'il y a quelques mois." J.-L.

M. : Bon. Alors, merci de me poser la question parce que je suis harcelé avec ça.

Mais non, mais vous avez raison, c'est une question qui s'est posée. Le discours de Marseille, il ne faut pas lui faire dire ce qu'il ne dit pas. Dans ce discours, je me réjouis du métissage de la France, mais je vous pose la question : est-ce qu'il y a une autre attitude possible ?

Oui, il y en a une autre, c'est de déplorer le métissage de la France. Or, la France est métissée, que cela plaise ou pas. O.

M. : Dans "Le choix de l'insoumission", vous avez expliqué, quand même, que vous avez bien conscience que ce discours de Marseille vous a probablement coûté des voix. J.-L.

M. : Non, je n'explique pas ça du tout. A aucun moment, je n'explique ça.

Ce qui m'a coûté des voix, c'est M.Merah. Cet assassin ignoble qui a été tuer des gosses et déclencher une crise de panique qui a ramené toute la discussion du...

O. M. : Et le discours de Marseille était dans ce contexte.

J.-L. M. : Le discours de Marseille était dans ce contexte.

M. Mazerolle, c'est à mon honneur, ce discours. Parce que dans le moment où la haine semblait vouloir l'emporter, j'ai été celui qui défendait le métissage.

A. B. : Vous ne croyez pas que les discours pro-immigration, en général, est un frein à l'adhésion des classes populaires ?

J.-L. M. : Non, non, non.

Je ne crois pas. Les classes populaires sont bienveillantes, ce n'est pas le sujet. L'enjeu, ce n'est pas un peu plus de ceci ou un peu moins de cela pour flatter je ne sais quel instinct xénophobe.

L'enjeu, c'est la vérité. Confondre l'immigration des années 70 avec l'immigration de l'année 2016, c'est avoir... c'est peu réfléchir.

C. J. : Pourquoi elle est différente, cette immigration ?

J.-L. M. : Mais parce que dans les années 70, les patrons allaient chercher des ouvriers à bas prix au bled.

Et ils les ramenaient et les malheureux étaient dans des foyers, et au bout d'un moment, on s'est aperçu que ça ne pouvait plus durer comme ça, de faire venir des milliers d'hommes qu'on exploitait, et on a accepté l'idée qu'ils fassent venir leurs épouses évidemment, sans compter ceux qui se mariaient ici-même - si bien que nous avons une et deux générations d'enfants qui sont le produit de cet immense métissage comme je le suis moi-même, d'une vague d'espagnols et d'italiens, et comme peut-être autour de cette table, à coup sûr, vous, monsieur, vous, sans doute, Mazerolle, vous, je ne sais pas, mais vous, ça s'entend dans vos patronymes. Peut-être pas vous. Vous êtes plutôt cévenol qu'autre chose.

Mais bon. C'est pour dire, pour dire et on s'en fou vous êtes d'accord Mr Mazerolle ? On s'en fou.

O.M : Je suis né à Marseille enfin bon ! Et bien Marseille c'est la ville la plus magnifique du monde.

O.M : Le maire de Marseille Gaston Defferre , Cevenolle . Oui c'est vrai.

J.-L. M. : Ecoutez, Marseille existe depuis 2600 ans O.

M. : Il y a du métissage ah oui. J.-L.

M. : Et comment cela a commencé s'il vous plait Mr Mazerolle ? O.

M. : Avec les Grecs. J.-L.

M. : Eh bien voilà ! Et comment ça c'est commencé avec les Grecs ?

La fille d'un gaulois du coin a épousé le grec qui venait de débarquer de sur un bateau et qui avait atterri là par hasard. C. J : ??? (il est coupé) Et l'immigration 2016 alors ?

J.-L. M. : ALors attendez fallait quand même raconter Marseille. (rires) L'histoire de France c'est très important, c'est ce qui nous enrichie parce qu'on a l'expérience du passé !

Donc, l'émigration 2016 qu'est-ce que c'est ? Bien sur qu'il y a de l'émigration économique, mais elle est résiduelle par rapport à l’émigration lié à la guerre. C'est celle là qui vous fait peur.

Quand vous voyez des colonnes de gens à pied, pauvre malheureux, avec des enfants aux bras O. M. : Elle vous ???

J.-L. M. : Mais non elle me brise le cœur.

Voilà ce qu’elle me fait ! Quand je vois des gosses se faire matraquer. Quand je vois des familles patauger dans la boue.

Je m'imagine que c'est moi, que se sont les miens, ou que se sont mes enfants, cela pourrait-être mes enfants, comme les vôtres ,donc cela me brise le coeur. Alors quelle est la réponse ? Faut arrêter la guerre.

Deuxième réponse : vous avez des immigrés économiques , d'où il viennent ceux là ? D'où ils viennent ? Qu'est-ce qu'ils veulent ?

Vous croyez qu'ils se réunissent au bled et il font du droit comparé social pour savoir ou c'est le mieux ? Ou au village ? Mais qu'est-ce que vous croyez ?

Les gens n'en peuvent plus pourquoi ? Parce qu'au village est arrivé à la place du sorgho A la place de la culture vivrière du coin une marchandise qui arrive d'Europe et qui coûte moins chère, donc tu peux plus vivre de l'agriculture vivrière, Alors tu pars en ville comme un malheureux, tu arrives à la ville et il y a déjà pleins de monde partout. Cest un bidonville et des gens organises en disant : Vous savez si vous allez en Europe là-bas ils donnent beaucoup d'argent .

Ah bon ? Et ça se passe comme ça! Alors qu'est-ce qu'on peut faire ?

Arrêté les accords économiques qui nous permettent de submerger de marchandises dont ils n'ont pas besoins les gens qui se trouvent là. Car quand un poulet qui arrive empaqueté avec un code barre , coûte moins cher que le poulet qui court dans la rue, c'est qu'il y a un problème. Quelque par il y a une arnaque et il y en a une.

C'est nos productions de masse abominable que nous déversons sur eux. Nous n'avons pas non plus besoin de produire des milliers de poulets dans les conditions dans les conditions dans lesquels on le fait. J'en profite pour dire que parmi les choses que je mettrais à l'ordre du jour, il y aura la fin de l'élevage en batterie.

O. M. : Donc pas de quotas d'émigrations, pas de chose comme ça ?

J.-L. M. : Mais attendez les quotas, proposer moi un quota qui tienne la route messieurs Mazerolle !

O. M. : Ben je sais pas moi , François Fillon propose des quotas.

J.-L. M. : Mais il propose des quotas et comment il fait ?

Alors bon , alors vous dite : Je prend 1000 plombiers. Pourquoi ? On pourrait déjà nous même former des plombiers.

Alors il y en arrive 1022. quest ce que vous faite des 22 autres ? Vous les jetez à la flotte ?

Vous les faites repartir chez eux de force ? Vous les noyez ? Qu'est-ce que vous faites ?

Cela ne veut rien dire de parler comme ça ! Alors des fois , on peut dire "on n'aimerait bien" Il y a des moments oui, ont peut dire attendez on aimerait bien. Moi j'ai dit une bêtise une fois, vous voyez, je vais vous faire un aveu .

On m'avait poser la question comme ça au débotté. On me dit : L'émigration est-ce que c'est une chance ? Une question à la noix bon bref alors je répond pouf ,et je répond mal.

Je répond : Si c'est 10.000 médecins c'est bien ! Eh ben non c'est pas bien Mélenchon Parce que : Si les 10.000 médecins tu vas les prendre à un pays et ce pays qui aura payé leur formation et il vaut mieux que nous on forme des médecins.

D'ailleurs j'en profite pour dire que si je suis élu, il n'y aura plus de numérus clausus pour les médecins et que on formera autant de médecins qu'on en aura besoin et qu'il y en a ras le bol de passer par ces corporations aigres qui ont bloqué et crée une situation, on manque de médecins partout , juste que pour quelques uns, puissent accumulé tout ce dont ils ont besoin. O. M. : Alors avant la césure de 13 h il nous reste 2 minutes.

Dans votre programme , puisque vous parlez de médecin , sur la santé vous dite : "il y aura les remboursement des soins à 100%, y compris pour l'optique le dentaire et l'auditif. "Cj : "comme Macron' O. M. : Mais est-ce que vous imaginez ....

J.-L. M. : C'est tout ce que vous avez trouvé ?

Cj : (s'explique sur "comme marcron") Pour le dentaire et l'auditif et l'optique il dit 100% mais peut-être pas la même que vous. J.-L.

M. : Peut-être mais vous le dite quand même ! Vous dite quand même "comme macron" avant d'avoir réfléchi. (brouhaha) C'est vous le journaliste c'est pas moi !

J'ai dit que les gens entendent çà de vous et de Macron (brouhaha) (brouhaha) O. M. : Est-ce que vous fusionnez la sécurité social avec les mutuelles ?

Ou l’inverse ? Eh bien voilà la bonne question ! (brouhaha) J.-L.

M. : Il nous reste 1 Minutes, laissez moi répondre et arrêtez de parler en même temps que moi ! (rires collectifs) Et bien si la réponse c'est les complémentaires ça veut dire que vous avez payé plus cher votre complémentaire.

Point barre. Donc quand monsieur Macron propose 100 % de remboursement, il propose que vous payez davantage, tandis que moi, je dis que vous paierez la même chose, mais que 100 % sera remboursé pourquoi ? Parce que je crée la sécurité sociale intégrale et que donc 1) Je réalise des économies de gestions sur ce que faisaient les complémentaires, évidemment on garde le personnel dans la nouvelle sécurité sociale. 2) En plus, je récupère les 3 milliards et demi d'allègements fiscaux qui sont retenus aux gens qui prennent la complémentaire.

Donc j'ai gagné au total à peu près autant que ce que j'aurai dépensé et si vous voulez aller voir comment ça marche, mes amis qui êtes curieux, parce que vous êtes journaliste quand même et bien vous allez dans un pays extrêmement loin dont la capitale est Strasbourg, en Alsace et en Moselle et là-bas vous avez une sécurité sociale quasi intégral qui fonctionne à 90 % donc c'est ma proposition. Je propose qu'on étende le système d'Alsace-Moselle pour la sécurité sociale à toute la France. Pas le concordat ça, je l'abrogerais.

O. M. : Oui le Concordat vous voulez l'abroger effectivement.

Écoutez, il y a la césure et puis on continue avec votre programme notamment sur le plan social et sur le plan économique évidemment. O.M : J-L Mélenchon on reprend Avec Alexis Brézet du Figaro et Christophe Jakubyszyn de Lci .

Alexis Brézet a une questions complémentaire à vous poser Alexis Brézet a une questions complémentaire à vous poseril voudrait être sûr qu'il sera bien soigné avec votre proposition. Alexis : Oui voilà votre proposition de sécurité sociale intégrale à 100 % qui passe si on a bien compris par la suppression des mutuelles complémentaires, ce que dit aussi Martin Hirsch cette semaine. J.-L.

M. : Oui la proposition de Martin Hirsch Et vraiment la bienvenue parce qu’il y encore 15 jours j'étais tout seul et maintenant il a une autorité morale qui fait qu'on va écouter sans doute avec plus d'attention ce que j'ai dit sur le sujet. A.B : alors concrètement que deviennent aujourd'hui les salariés des mutuelles, des compagnies d'assurance ...

J.-L. M. : Ils sont recrutés par la sécurité sociale .

Oui parce que le travail reste à faire. Donc ce que nous allons gagner , c' est que l'on va soulager le double traitement de chaque dossier et par conséquent on va avoir une masse de personnel qui va permettre une gestion plus plus tranquille plus lissé et plus rapide des dossiers. A.B : Premier point, deuxième point, qu’est-ce que vous faite de ce qu’on appelle le “reste à charge” Aujourd’hui il y a une partie des dépenses qui sont payé par la sécurité sociale, une partie par les mutuelle et puis il reste 16 milliards qui sont payé par les malades.

Si vous dites 100% il faut trouver 16 milliards...

J.-L. M.

Absolument (il cherche dans ses fiches et ne trouve pas). Tant pis si je commets une erreur à quelques unités près. Mais on est bien d'accord, mon pari, mon raisonnement, c'est qu'à la fin ça coûte moins cher et tout le monde est couvert.

Pardon de rappeler pourquoi il faut que tout le monde soit couvert. Car contrairement à ceux qui font des économies en disant on va soigner moins, il y a un jour de carence et des idioties du genre "Responsabilisez-vous !".

Tout cela est en train d'éclater devant l'épidémie de grippe. Alors, comment on fait ? Donc on a bien compris : pour le personnel le problème il n'y en a pas, on les garde dans le circuit de travail de la Sécurité Sociale.

Il nous reste 16 milliards. Il y a 8 milliards à 10 milliards d'économie sur les frais de gestion, car en effet les assurances privées et les mutuelles coûtent plus cher en gestion que ne coûte la Sécurité Sociale. A.B : Alors là, Martin Hirsch dit que ce n'est pas autant que ça, il parle de 6 milliards, je crois.

J.-L. M.

Eh bien admettons, mais en attendant on me prendra la fourchette basse, j'observe que quand je propose des recettes, c'est toujours la fourchette basse. Et quand je propose des dépenses, vous prenez toujours la fourchette haute (brouhaha réprobateur) A.B : Il vous en reste dix à trouver.

J.-L. M.

D'abord, ne me prenez pas trop de haut. Nous allons voir. Bientôt je vais faire une journée du chiffrage avec mon programme.

Et pendant 6h vous pourrez interroger un par un . Vous n'aurez pas l'élève du grand oral de l'ENA Jean-Luc Mélenchon à qui on va essayer de demander combien coûte un cure-dent. Pour essayer de voir si j'ai bien compris.

Mais vous allez, en quelque sorte, rencontrer les économistes du programme. C'est-à-dire : Liêm Hoang-Ngoc, Jacques Généreux, Charlotte Girard et d'autres..

Alors accrochez-vous bien ...

Oui oui, mais au passage j'en profite pour faire mes annonces. Parce que je ne suis pas venu pour garnir votre émission mais pour faire ma campagne. Les frais de gestion : 2,8 % pour la Sécurité Sociale c'est un chiffre bas, allez admettons même 6%, d’accord, on suppose.

Pour les mutuelles, 17 1/2 de frais de gestion. Pour les assurances privées, vous savez quand c’est privé ça marche toujours mieux et ça coûte moins cher, ah mais sauf là, 25 % ça coute. Par conséquent, nous allons faire des économies considérables, entre 6 et 10 milliards .

Vous avez 3 milliards 1/2 qui viennent de niches fiscales qui sont accordées aux gens qui ont certaines complémentaires. Il me manque 3 milliards, je vais les retrouver dans un instant. Mais, ils y sont.

Alors ce qui est le plus important c'est que vous compreniez que c'est jouable Vous me faites peut-être la faveur de ces trois milliards qu'à cet instant je n'ai pas l'esprit. Mais d'ici à la fin de l'émission j'aurais être retrouvé dans la masse de mes fiches qui sont avec moi. En attendant donc c'est jouable et la preuve c'est que ça existe je l'ai dit tout à l'heure en Alsace Moselle.

Mais, écoutez-moi maintenant, je vais dire une chose, les gens maintenant prennent peur à cause de la grippe. 2014/2015 il y a eût 18.000 mort donc les gens prennent peur à tout âge et contrairement à ce que croit monsieur Fillon, il n'y a pas de petites maladies parce que l'on peut à 60 ans mourir d'une grippe beaucoup plus facilement qu'à 30 ans Donc les gens, ils prennent des complémentaires pour être remboursés, parce qu'ils savent qu'il est rare que vous ayez une seule maladie à la fois comme votre organisme est affaibli, donc si vous avez la grippe vous avez autre chose en même temps.

Tout ce que je suis en train de vous dire est un démenti formel apporté à la logique comptable de la gestion de l'hôpital avec le séjour minimum avec la T2A et toutes ces horreurs qui ont été inventées. Donc les gens maintenant prennent des complémentaires et des assurances. Vous savez que la pub des assurances vous coûte 200 millions par an ?

Bref, alors que doit-on faire ? Eh bien les gens, ils savent bien que quand vous êtes à la retraite, vous payez plus cher vos complémentaires que quand vous êtes en activité. Cela veut dire que l'ardoise s'aggrave, si vous dites aux gens : "On va arrêter votre remboursement".

Vous n'avez qu'à aller dans les complémentaires et ça sera obligatoire. Eh bien à ce moment-là, vous leur annoncez juste une mauvaise nouvelle. Tandis que moi, je leur annonce qu'ils seront remboursés à 100 % et qu'ils arrêteront de payer plus cher parce qu'ils sont plus anciens.

Parce que le devoir est de s'occuper toujours dans une société des plus faibles, les enfants, parce que ce sont les plus faibles, les plus âgés, parce que souvent ce sont les plus faibles. C'est une vision de la société pour moi, je vois quand on parle de société des êtres humains, jeunes et vieux, je ne fais pas de différence ....O.M : Justement, Jean-Luc Mélenchon, si on pouvait avancer.

Par rapport à votre programme, c'est très important, on voudrait connaître votre sentiment par rapport à l'emploi : croyez-vous comme comme beaucoup qu'il va y avoir une destruction d'emplois en raison de l'arrivée des robots, du numérique etc...

Et, si c'est le cas, pourquoi êtes-vous contre le revenu universel ? Ou alors est-ce que c'est parce que vous ne croyez pas à la raréfaction de l'emploi ? J.-L.

M. : Ah mais dites donc, là, c'est une conférence que vous me proposez ? O.M : Non non non, d'abord est-ce que vous pensez qu'il y aura une raréfaction d'emploi et si oui, pourquoi est-ce inévitable ?

J.-L. M. : On va commencer par le bon bout, pas par la raréfaction de l'emploi.

O.M : Mauvaise question, celle-là. J.-L.

M. : Mais non, mais le bon bout c'est : est-ce que l'activité va diminuer ? C'est-à-dire est-ce qu'il va y avoir moins besoin de soins, moins besoin d'écoles moins besoin d'instruction, non, le contraire !

Donc on commence par ça, les besoins eux sont en expansion. En plus, comme nous devons changer tout l'appareil productif, va falloir les renouveler, les machines ne sont pas les bonnes, les process de production ne sont pas les bons et les marchandises qui sortent empoisonnent la vie des gens, alors vous voyez, du travail il y en a en masse. Maintenant deuxième élément de l'analyse, il faut de moins en moins de travail pour produire une quantité toujours plus grande.

Mais c'est pas nouveau ! Ce n'est pas : ça va venir avec les robots, les amis, atterrissez, mettez vos fiches à jour, la quantité de travail depuis 1870 elle a été divisée par deux pour produire une masse de richesses 30 fois supérieure, bon alors c'est bon, on le sait, ce n'est pas une nouveauté, chaque fois qu'il y a un nouveau process de production, de nouvelles machines...

Les robots, qu'est-ce que c'est ? C'est des machines, hein ! je voudrais le rappeler à tout le monde, donc il faut bien travailler, fabriquer les robots eux-mêmes.

Vous pouvez toujours penser que des robots vont fabriquer des robots qui fabriqueront des marchandises qu'à la fin de quoi on vous distribuera parce que s'il y a plus personne qui travaille et bien il y a plus personne qui a des revenus. Attendez, je reviens sur le revenu parce que c'est là que que j'ai ma transition, vous pouvez décider à un moment donné que toute la plus-value est socialisée et à ce moment-là vous la redistribuez on donne un revenu universel à tout le monde mais pour que le revenu universel fonctionne, il faut qu'il soit universel et pour ça il faut socialiser toute la plus-value. Moi je ne suis pas partisan, aujourd'hui 2016 je ne sais pas nationaliser la totalité de la production.

Je ne sais pas le faire. Mais il y a peut-être des gens qui savent le faire. Mais moi, je ne sais pas le faire et ce n'est pas ce que j' annonce. (il est coupé) A.B : Donc vous n'êtes pas pour un revenu minimum socle commun pour tout le monde, qu’ils aient un travail ou pas de manière à …????

J.-L. M. : Merci !

Bonne question Mr Jakubyszyn. (Brouhaha ) O.M : Ah voilà un bon point J.-L.

M : Non mais je voyais bien que vous vous sentiez mal d'être le maltraité du plateau. .J. : Non mais pas du tout, cela me va très bien !

J.-L. M. : Bon !

Ça vous va très bien, moi je peux continuer si vous le désirez. C.J. : Bon la question à la réponse maintenant ?.

J.-L. M : C'était quoi la question ?

C.J. : Est-ce que la question est bonne ?

J.-L. M : Non mais j'ai compris.

En plus vous avez prononcé le bon mot, vous avez dit est-ce que vous êtes d'accord pour un revenu minimum qui soit donné ? Et bien ça ce n'est plus un revenu universel. Vous savez quoi?

Monsieur, je vais vous dire une chose, il y a déjà une chose extraordinaire qui existe et qui s'appelle l'eau tiède et l'eau chaude et vous avez vu le RSA, ça existe déjà, donc vous augmentez le RSA et vous donnez jusqu'à 25 ans ça s'appelle le RSA, ça s'appelle le revenu minimum. Ce n'est pas ma thèse donc nous sommes bien d'accord, attendez parce qu'il y a beaucoup de gens qui pensent avec justesse que toute la vie des êtres humains ne peut pas tourner autour de leurs obligations au travail. Nous avons déjà un premier débat sur le fait que les êtres humains sont des êtres qui reproduisent leur propre vie par leur travail.

Mais, moi je suis de ceux qui pensent en effet qu’il faut partager le temps de travail nécessaire pour produire les richesses. Par conséquent diminuer le temps de travail que chacun fait aujourd'hui car aujourd'hui vous avez un partage. Il y a ceux qui font tout et les autres qui font rien et personne n'a demandé à rien faire. (Brouhaha ) J.-L.

M : D'abord on rétablit les 35 heures. Moi je suis un candidat pour un mandat de 5 ans. D'accord ?

Pas pour un mandat de 10 ans et en plus il va s'arrêter en cours de route parce qu'il y aura une l'Assemblée constituante qui aura changé les institutions et j'engage ma parole sur le fait que dès qu’il y aura une nouvelle constitution je démissionnerai pour qu'elle s'applique immédiatement, donc moi je ne promets que ce que je peux tenir à coup sûr, donc nous ferons les 35 heures, nous les rétablirons, et comment on les rétablira ? En augmentant le coût de la 36ème heure. Pas besoin d’être extra lucide pour comprendre et c'est une bonne méthode rappelez-vous .....

Om : Les heures supplémentaires coûteront plus chère ? Et bien évidemment encore heureux sinon ça sert à rien la preuve c'est que ....

Om : On mais, beaucoup plus qu’aujourdhui ? évidemment c'était 25 % et le PS à diminuer les heures supplémentaires à 10 % et les a refiscalisé. La totale, comme ça les gens il leur reste plus rien à la sortie bon … Donc moi non ça coûtera plus cher parce que l'idée c'est de pousser à l'emploi Om : À combien à 25 ?

Attendez mais ça ont va voir combien, heu...

écoutez le raisonnement d'abord . Om : Dans votre programme c'est 25. J.-L.

M : Eh bien très bien alors c’est 25 ! Om : Mais je l'ai lu votre programme. J.-L.

M Mais c'est bien Monsieur Mazerolle même 25 ça discute parce que il faut vite que l'heure sup coûte plus cher sinon vous n'achetez pas de machine Écoutez-moi , vous voulez une économie de quoi ? La plupart du temps j'entends tous ces imbéciles d'hier à la télé à la radio On travaille le moins en france vous voulez travailler plus ? Vous voulez faire comme la Bulgarie ?

Vous voulez faire comme la Grèce ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire, ? il faut avoir des machines et des machines de plus en plus sophistiqué, Parce que c'est ça qui soulage qui soulage la peine humaine et qui permet de produire plus avec moins d’heures de travail alors on a donc bien dit on rétablit les 35 heures mais on ouvre la discussion sur les 32 heures parce qu'il y a des entreprises qui sont d'accord pour commencer il y a des pays (il est coupé) Om : 32 payé 35 ?.

J.-L. M : J.-L.

M : Ah bah ça c'est clair que la réduction du temps de travail c'est toujours à la salaire constant donc ce n'est pas facile à faire, c'est pour ça que je ne vous dis pas que je vais le faire, parce que si je savais payé 32 heures aujourd'hui comme le demande par exemple la CGT je le dirais, je pense ...

A.B. : Vous dites on ouvre des discussions ?

Eh bien clairement parce que ... voilà pourquoi ce n'est pas que les trentes deux heures ce soit pas applicable mais il me semble qu’à cette étape on ne peut pas faire à la fois la retraite à 60 ans avec 40 annuités, la journée de travail de 8h et la semaine de 32 heures.

Alors on peut décider si on discute on peut dire ah ben écouté, Monsieur Mélenchon la priorité c'est la retraite à 60 ans et 40 annuités ça c'est pas la peine de discuter on le fera mais entre les différentes formes de réduction du temps du travail oui il y a une discussion et je suis prêt à admettre que ça se dispute mais je ne promets pas ce que je ne sais pas faire. A.B. : Revenons une seconde en arrière sur ce revenu universel de Benoît Hamon vous nous dit que vous n'étiez pas d'accord.

Est-ce que vous n'êtes pas d’accord parce que vous dites que c'est une arnaque c'est pas assez par rapport aux protections nécessaires ou est-ce que vous nous dites : je ne suis pas d'accord parce que philosophiquement c'est prendre acte de la fin du travail voilà. Quel est votre opposition à ce projet. J.-L.

M : Mon opposition d'abord elle est concrète et matérielle, d'abord l'idée du revenu universel, c'est pas, pardon de lui dire comme ça, l'idée de Benoît Hamon. A.B.

Non mais c'est aujourd'hui lui qui la défend et qui l'a imposé dans les débats de la primaire socialiste. J.-L.

M : Il l’a… oui si vous voulez pourquoi pas. Mais je ne veux pas lui enlever tous ces talents Nous allons regarder le contenu de tout ce qu'il propose. Ça commence à bien faire aussi de mettre des noms sur des choses et puis ça correspond pas.

C'est comme le gouvernement de gauche hé bien ils sont tous de droite, le gouvernement du peuple …… A.B. : On a l’impression que vous avez pas ???? qu’il vous ai chipé c'est une bonne idée en fait.

J.-L. M : Non ! non ...

A.B. : Vous ne reconnaissez pas le fait que cela fait dans le débat réfléchir...

J.-L. M : C'est risible l'idée qu'on se chippe des idées c'est un truc de journaliste, vous avez piqué un bon sujet à l'autre mais là on parle de choses sérieuses.

On parle de programme politique de ce qu'on propose à une société. A.B. : Alors pourquoi vous étiez contre alors du coup ?

J.-L. M : Et bien si vous me laissiez le dire au lieu de m'interrompre au lieu de parler de trucs de chiper; je vous le dirai.

D'abord rappelons une chose les inventeurs du revenu universel non pas chercher à tromper les gens. Il y a une théorie du revenu universel, il faut l'attribuer à son auteur Bernard Friot (nota: un sociologue) qui a une construction extrêmement cohérente et un programme politique qui va avec. C.J. : et bien des auteurs libéraux avant lui d'ailleurs … J.-L.

M : Bon, peut-être mais ne commençons pas à voler aux gens Non ! pas les auteurs libéraux parce que Friot veut salarié la qualification donc il l’évalue. Et je suis pleinement d’accord avec sa méthode d’évaluation de la qualification, même si je dis honnêtement : je ne sais pas faire la socialisation de toute la plus-value de ce pays.

Au moins c'est clair ! Bon donc, attribuons les idées a ceux qui sont capables de les présenter. Ce que nous avons sous les yeux avec la proposition de Benoît Hamon , ce n'est pas un revenu minimum universelle Dans un premier temps çà l'était, il l'avait mis à 530 ensuite il l'a changé, il est passé à 560 et moi j'ai dit : 530, vous êtes pas loin du R.S.A donc vous annoncez que vous augmentez le R.S.A et vous l'attribuez aux jeuns c'est tout !

Mais parlez pas de revenu minimum universelle . A.B. : Mais non on le donne a tout le monde même a ceux qui travaille !

J.-L. M : Volià ! on donne a tout le monde et j'ai commencé par dire eh bien vous voyez l'histoire !

Donc il y a un gouvernement qui se dit de gauche, qu'arrive au pouvoir et qui augmente le R.S.A de 30 euros et il augmente Mr Dassault de 560.

A.B. : il augmente aussi les impots des Mr Dassault en même temps pour financer.

J.-L. M : Vous avez raison !

Bon ! O.M Il nous reste 9 minutes et que par conséquent nous avons d'autres questions à poser J.-L.

M : Bien ! allons-y mais est-ce qu'on m'a bien compris ? Après il y a une deuxième débat que vous avez raison de poser qui est un débat anthropologique sans vouloir faire de grands mots mais qui concerne l'idée qu'on se fait de la vie humaine.

Qu'elle est la place du travail dans la vie des êtres humains ? Ca dépend de quel travail j'ai envie de vous répondre parce que si c'est le travail ou on se démolie le dos ou on s'écroule la santée et ? qu'un ouvrier meurt à 59 ans quand celui qui n'est pas ouvrier la moyenne est bien plus élevé alors alors j'aime mieux vous dire que oui, celui qui fait ce travail qui va le tuer plus tôt et bien il a intérêt a pas de travail ou a un autre travail.

Mais, je vais vous dire Même celui qui fait un travail très difficile, il aime ce qu'il fait ????? décrit très bien la différence qu'il y a entre la tache et l'oeuvre , pour beaucoup de personnes je vais vous annoncer un truc , tout le monde aime ce qu'il fait souvent et essaie de bien le faire même si il ne l'aime pas.

Quelque soit la tâche, les gens aiment la transformer en un objet personnel se l'approprié . Donc vous savez le rapport au travail et peut-être plus compliqué entre , personne n'a envie de travailler ce qui n'est pas vrai ! et le travail est une torture a laquelle nous sommes condamé depuis le début de la bible. hein , c'est vrai qu'il est présenté comme ça il y a peut-être un entre deux et personnellement j'aime mon travail. .....

O.M. Il ne nous reste que 8 minutes, j'aimerais bien qu'on aborde d'autres chapitres de votre avenir en commun, c'est votre programme, vous dites : il faut mettre au pas la finance et vous proposez de limiter de 1 a 20 l' écart entre le salaire minimum et le salaire maximum dans une entreprise et vous voulez taxer tout les revenus au delà de 400 mille euros par an à 100% bien évidemment heu.... bien évidemment non en tout cas à 100% et vous voulez faire payer l'impôt par les Francais où qu'il réside dans le monde .

Là pour le coup c'est une purge fiscale. Il y a une chose que vous avez oublié dans votre livre , c'est pas votre livre d'ailleurs, c'est que le barème de l'impôt il serait de 14 cela me parait assez décisif. parce que si vous mettez le barème de l'impôt de 1 à 14 .

Eh bien ce n'est plus ceux qui sont au milieu qui porte tout sur leur dos. Deuxièmement , si vous mettez une c.s.g progressive pour l'instant elle ne l'est pas, elle est juste proportionnel que vous gagnez ou que vous en gagnez dix , pof c'est le même tarif.

C'est pas juste ! Parce que si vous avez gagné 1 euros cela ne vous fait pas le même effet que dix ! Om : donc fusionner les deux ?

J.-L. M : non non non l'assiette sera sans doute fusionné moi je pense que c'est cela qui faut faire .

C'est à dire la même assiette pour prélever l'impôt sur le revenu et la c.s.g.

Mais deux prélèvements différents parce qu'on ne peux pas enlever le financement de la sécurité sociale direct à la sécurité sociale, je ne suis pas d'accord Il faut que l'on se souvienne que la richesse vient du travail et que le travail produit la richesse qui permet de soigner les travailleurs pour qu'ils puissent partir à la retraîte, ça c'est une question philosophique . Je ne suis pas d'accord pour que les recettes de la sécurité sociale soit retiré de leur??? au travail et aux travailleurs et de la gestion ouvrière.

J'en profite pour dire que si je suis élu , je rétablirais les élections à la sécurité sociale. ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour tout le monde et surtout pas pour là ???? dont la présence là dedans et une usurpation qu'a introduit le Général De Gaulle alors qu'au début de la sécu, il n'y avait pas de patron dans la gestion pour la raison que la cotisation était du salaire des travailleurs.

Bon alors une fois que l'on a dit cela , 14 tranches de 1 a 20 c'est pas la proposition de Jean-Luc Mélenchon parce que si c'était la proposition de Jen-Luc Mélenchon ce serait plus dur. Moi je ne suis pas d'accord avec l'accumulation sans limites ? Mais c'est la proposition de la confédération européenne des syndicats.Il y a des pays ou l'on applique déjà le 1 a 20 .

Je pense au moins à mon amis Rafael Correa qui l'a appliqué en équateur après aussi qu'on en ai discuté.Donc ce n'est pas vrai que c'est une purge et enfin l'impot universel. C.J. : Juste avant comment vous faite avec le conseil constitutionnel, parce que il veut pas déjà d'une taxe à 70% , il voudra pas d'une taxe à 100% au delà d'un certain niveau J.-L.

M : Et bien nous verrons bien, je pense que nous aurons crée une ambiance de travail qui aidera tout le monde à réfléchir et comme de toute façon il y a une assemblé constituante , peut-être qu'à la sortie ce genre d'attitude ne sera plus accepté. Le conseil constitutionnel n'a pas a évaluer les arguments en opportunité. D'accord ? il a uniquement à s'en préocuper au plan des principes.

Je ne vois pas quand on est une république qui marque "liberté égalité fraternité" en quoi c'est un problème de rendre progressif la C.s.g.

O.m. : Ça c'est un message pour Laurent Fabius donc ?

C'est un message pour tout le monde. Que tout le monde entende bien que le temps qui dise une chose en font une autre parce qu'ils ont peur , avec moi est terminé. Je n'ai peur de rien et j'appliquerais le mandat qui me sera donné.

Je l'appliquerais dans les formes qui sont celle de la constitution avec des arguments jusqu'à ce qu'il y ai une nouvelle constitution et s'il y a un problème, pardon je termine, si vraiment il y en avait un problème, si vraiment il y en avait un énorme que le conseil constitutionnel s'entête et veuille s'opposer à la majorité politique qui aurait été élu et bien nous ferrons un référendum et nous verrons bien ce qui se passera a ce moment là. Si les gens vont dires ah oui on a raison certain continu a se gaver comme avant et nous autre c'est normal qu'on tire la langue parce que notre père tirait la langue, notre mère tirait la langue, notre grand père aussi, ce temps là est finit donc il faut que tout le monde le comprenne et la seule manière que tous le comprenne c'est que se soit moi qui soit élu. Parce que rien qu'à me voir vous savez que je ne changerais pas d'avis (rires) C.J. : L'impôt universelle comment vous faites ?

J.-L. M : Ca c'est très facile c'est une invention américiane , pour une fois hein ?

Voilà ça consiste à dire : je vais dans un pays je paie mes impôts c'est normal , nous demandons aussi aux étrangers de payer nos impôts chez nous et j'ai un revenu X J'envois ma déclaration au fisc Français et je dis: j'ai payé tant pour tel revenu , voilà ....

C.J. : Il faut que se soit centralisé...

J.-L. M : à ce moment là le fisc Français regarde.

Ah et bien vous auriez dû payer plus en France et bien toc vous payez.Voilà ! Donc déjà tout ceux qui font de l'évasion fiscal on les retrouve.

Est-ce que c'est possible ? Mais les américains le font.Ils courent sur la terre entière.

Dans les banques, je vais vous apprendre quelque chose, c'est un banquier qui me l'a raconté enfin un employé de banque qui m'a raconté cette histoitre. On lui a demandé de chercher des traces d'américanitude dans le fichier, les gens qui avait l'air d'américain pour voir si s'en était pas, par hasard vu que les gaudons voulait absolument connaitre le nom des gens qui doivent leur payer de impôts. C.J. : Ca ça vaut pour les Français qui sont à l'étranger, çà vaut aussi pour les doubles nationaux ?

J.-L. M : Non mais ca vaut pour tout le monde !

Si vous êtes Français, ça n'est pas parce que vous êtes double national que vous n'êtes pas moins Français Pardon mais moi je m'en fiche de votre nationalité, la seule qui compte pour moi c'est la France . Donc vous êtes Français, vous payez point ! et après on me dit , une objection qui est ???? .

Mais est-ce que c'est réalisable ? Mais c'est déjà fait , par les américains et moi qui vous parle Mélenchon je suis astreint a ???? , car je paie mes impôts à la commission européenne , je déclare au fisc Français qui me repasse dessus juste derrière .

Voilà ! O.m. : Jean-luc Mélenchon il nous reste vraiment trois minutes à peine si on peut encore poser deux trois questions.

J.-L. M : : On a compris que c'était contre les gens qui se sauvent les évadés fiscaux.

O.m. : Le dette Francaise ne sera jamais remboursé. alors comment on fait pour emprunter à l'avenir si on a besoin d'argent alors qu'on rembourse pas ?

J.-L. M : Et j'ai quoi 3 secondes pour expliquer cela ?

C'est pas sérieux mais je vais quand même vous explique une chose, quand je dis la dette ne sera jamais remboursé, je rend un diagnostique historique . La dette française ne sera jamais remboursé, la dette grecs ne le sera jamais , la dette ???? personne dans l'histoire n'a jamais éclusé des masses de dettes pareils avec des méthodes .... inaudible O.m. : Alors comment on peut a l'avenir emprunter ....

J.-L. M : Alors je vais vous citer Mr Minc dans une réunion ou j'étais avec lui , il y a quelques années de cela, c'était un forum organisé par un quotidien et Minc qui n'en pouvait plus des questions qu'on lui posait comme vous êtes en train de le faire a dit eh bien il n'y a pas trente six solutions : 1) Vous remboursez c'est à dire vous tirer la langue jusqu'à par terre donc ça c'est plus possible parce que à la fin cela se termine comme la Grèce. 2) Vous faite de l'inflation et vous fondez le stock de graisse.

Moi j'ai l'inflation d'ccord ? Le banquier centrale il ne sait pas comment arrivé à 2% d'inflation . Eh bien moi je peux expliquer et très vite comment on peut faire.

L'inflation c'est bien c'est pacifique, on sort en douceur d'une ??? de dettes 3) Vous pouvez faire la guerre ...

C.J. : Cela ruine les épargnant au passage.

J.-L. M : Non mais il n'y a pas d'autres méthodes cher monsieurs C.J. : Non non mais je vous dit pas le contraire mais cela a aussi des inconvénients J.-L.

M : Il y a l'inflation et il y a la guerre et c'est tout! O.m. : Comment on peut emprunter ensuite si l'on ne rembourse pas?

J.-L. M : J'ai pas dit qu'on allait pas rembourser !

J'ai dit que personne paiera Alors mais écoutez moi attentivement . C.J. : Mais qu'elle est la différence ?

J.-L. M : Ah bien la différence elle est trés grande, prenons l'exemple, je suis monsieur Mario Draghi au lieu de faire le clown à aller donner de l'argent 80 milliard tous les mois a toutes les banques privés de toute l'Europe pour qu'elle sois disant stimule la production ce qui représente mes amis 6 millions de smic qu'on pourrait donne aux gens.

C'est au point que Monsieur Mario Draghi lui même a dit un jour à quelqu'un qui lui posait une question très piquante et impertinente .Est-ce que vous imaginez jeter de l'argent par les fenêtres pour le donner aux gens, il a dit oui oui j'envisage aussi de faire ça ! Bref la banque centrale pourrait racheter toutes les dettes nationales et les stoquer dans ses coffres.

Cela s'appelle une dette perpétuelle et personne paie. Et comme cela le titre de la dette ne disparait d'aucun bilan, d'aucune entreprise et pour autant l'économie continu à fonctionner. Et maintenant les gens écoutez moi ou vous payez et vous creve , ou vous trouvez autre chose.

J'ai trouvé autre chose, il vaut mieux faire avec moi que de mourir comme sont en train de faire les Grecs ou tous les autres pays qui accepte les médications de brut qui leurs sont appliqués par la commission européenne. O.m. : Il est 13 heure 25 c'était l'heure prévu pour la fin de ce grand jury Merci beaucoup monsieur Jean-luc Mélenchon J.-L.

M : Merci à vous trois de votre extrême patience.