Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationSophia Chikirou· 16 janvier 2026 56 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & familleEnvironnement & énergieEurope & international

La nourriture est une affaire politique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment allez-vous ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous entrez en politique comme on entre dans une cuisine tôt le matin...

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Vous qu'on accuse de bordéliser l'assemblée... Quel plat clivant choisissez-vous ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce poulet rôti, champignons de Paris et gratin dauphinois ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi un poulet fermier ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quel est votre rapport à la nourriture et à la ligne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 16:00Sopia ChikirouChiffre
    « C'est 25 kg de poulet par an par français. »
  • 24:00Sopia ChikirouFait
    « Les Français sont très consommateurs de champignons de Paris. C'est je pense le champignon le plus connu et le plus apprécié. »
  • 46:00Sopia ChikirouChiffre
    « L'an dernier, le réfetorio a récupéré 16 tonnes d'invendus alimentaires. »
  • 1:00:00Sopia ChikirouChiffre
    « Les œufs c'est je crois entre 200 œufs par an par habitant. »
  • 1:06:00Sopia ChikirouFait
    « On ne peut pas continuer par exemple à avoir des nitrites dans la charcuterie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Politique à table. Vous avez bien sûr réservé la meilleure table du Paf. Alors, installez-vous tranquillement pour déguster notre cuisine fusion entre politique et gastronomique.

Nous avons le plaisir de partager aujourd'hui avec vous Sopia Chikirou. Bonjour. Bonjour.

Comment allez-vous ? Ben très bien et vous ? Super bonjour et bonjour à vous Jean-Pierre Montané.

Alors Sopia Chikirou, vous entrez en politique comme on entre dans une cuisine tôt le matin, tablier socialiste noué autour de la taille, couteau affuté, rue de Solferino. Vous serez d'abord commis ici même dans la marmite de l'Assemblée nationale assistante parlementaire de 2002 à 2007 député socialiste. Vous apprenez quelques recettes mais qui deviennent rapidement entretièdes à votre goût.

Alors vous changez de fourneau et faites cuire à feu vif vos idées dans des cantines plus radicales. D'abord à la gauche moderne puis au parti de gauche et depuis 2016 à la France insoumise, vous montez une brigade numérique qui dépote des plats viraux, des slogans épicés, des luttes et des idéaux qui feront le sel de vos menus et qui vous pousseront dès 2021 à porter vous-même la toque de vos combats. Élu au conseil régional d'Île-de-France, vous serez ensuite candidate NUPES en juin 2022 pour les élections législatives et devenez dès l'issu du premier tour député de la 6e circonscription de Paris.

Vous remettrez le couvert à l'été 2024 après la dissolution digéré sans problème puisque vous serez élu une nouvelle fois dès le premier tour sous l'étiquette du nouveau front populaire. Une chef au goût tranchant qui regarde les gourmands droit dans les yeux et qui se tourne à présent vers la capitale candidate. Aux élections municipales.

Vous visez désormais la mairie de Paris et vous avez donc naturellement choisi un menu qui sent bon les pavés et les terrasses animées, n'est-ce pas Jean-Pierre ? Oui, avec un poulet rôti fermier, son gratin d'uphinois avec de la crème, des champignons de Paris avec de la crème et en dessert un flanc pâtissier dans le dessous des plats, on vous emmènera sous la Madeleine dans un restaurant chic et solidaire. Si si, ça existe.

Dans les pieds dans le plat, en route pour un foot tour, un parcours gourmand à Ménil Montant, l'occasion de découvrir des cuisines exotiques pour mieux comprendre l'histoire de ce quartier. Voilà pour le menu. Maintenant, on passe à table avec cuisine et confidence.

Sopia Chikirou avait un certain talent pour faire passer à travers un menu des messages subliminaux qui prennent le contrepied de la doctrine de la France insoumise. Et oui, on n'attire pas les mêmes avec les mêmes arguments les électeurs bobos du 11e que ceux des cités. Vous qu'on accuse de bordéliser l'assemblée, de semer le chaos, que choisissez-vous ?

Un plat clivant multiculturel pour vanter cette France plurielle dont vous rêvez ? Non, pas du tout. Vous partagez avec nous un poulet réconfortant, bien franchouillard, presque conservateur, symbole de partage et de tradition, trônant sur la table le dimanche le jour du Seigneur.

Et puis poussons le bouchon encore plus loin quand et les filles dénoncent la police qui tue. Vous vous rendez de fait hommage à ce tendre poulet fédérateur sur noir gothique donné aux policiers car jadis qui a des orfèvres au côté de la PJ se tenait à marcher au volaille. Joli clin d'œil.

Et ce n'est pas fini avec votre gratin d'uphinois, quel signal envoyez-vous à tous vos camarades qui courtisent les révolutionnaires de tout poil ? Votre message est limpide, c'est le gratin de la société qui vous intéresse, les plus aisés, les plus branchés. Et pour finir, quelle délicate attention pour la ville que vous visez avec ces champignons bien sûr de Paris, pas de faute de goût, référence à leur culture au 19e siècle dans des carrières du sud de la capitale.

Bref, votre menu est un modèle du genre à à décrypter, mais j'imagine bien sûr que ce poulet du jour n'a pas le même sens. Alors, je porte pas les mêmes lunettes que vous, ça c'est certain. Oui, vous avez vous avez votre lecture des événements, vous avez fait dire beaucoup mais euh qui ne correspond pas du tout à l'intention que j'avais.

Alors justement alors sauf peut-être pour les champignons de Paris. Ah alors on on va le goûter justement ce poulet et dites-nous pourquoi pourquoi vous avez choisi ce poulet accompagné de champignons de Paris et d'agrinta d'uphinois parce que parce que le poulet par le bourbon pardon excusez-moi évidemment qui nous le bourbon le restaurant qui nous a concté ce repas à côté. Écoutez, le poulet c'est euh la viande, la volaille préférée des Français.

C'est vrai. Mais pas que des Français en réalité. Dans le monde entier euh les gens consomment et surconsomment à mon sens.

Je pense que c'est la viande, on peut dire la plus consommée au monde puisque est universelle en Thaï Brésil. Lors d'un meeting une fois, j'avais entendu le chiffre de 70000 70 milliards de poulets tués chaque chaque jour, quoi, je crois. Non, non, c'est incroyable.

Et euh non, c'est pas chaque jour, c'est chaque année. Et le poulet, c'est nourri euh c'est la laaport en protéines de l'humanité. à tel point que je crois que les autres poulets sont plus répandus que c'est la c'est la tresse de du passage humain la plus importante finalement les les autres poulets.

Donc ça dune, bon ça c'est pas très agréable parce que ça renvoie pas à la à la cuisine mais surtout le poulet alors vous aviez raison sur un point c'est le poulet du dimanche. J'avoue que ouais, c'est pas mentir, c'est mon le poulet rôti. Moi, c'est mon plat préféré.

J'adore le poulet rôti. Ma maman à chaque fois que je la revois, elle me fait un poulet rôti. Mais elle le faisait à la maison, elle allait pas le chercher.

Parce que la rôtisserie aussi à Paris, quand on passe devant, on est par la rôtisserie, on repart avec un poulet rotti. Vous le poulet rotti, il était fait maison dans le four. Oui oui oui.

Alors c'est pas évident à faire un bon poulet roti par rapport à aux rotisseries qui sont pas le faire mais en tout cas j'avais une maman. J'ai une maman qui sait le faire. Et du coup, il y a cette raisonlà.

Il y a la raison que c'est la nourriture en effet qui est qui est connue tout le monde. Vous allez dans n'importe quel pays du monde, dans n'importe quel restaurant, vous savez à quoi vous attendre quand vous commandez du poulet. H vous savez à peu près le vous savez plus ou moins, mais le goût du poulet tout le monde le connaît.

Et puis voilà pour le poulet, pour ce qui est du gratin d'upphinois. Alors attendez, moi je voulais quand même rester encore un petit peu sur le poulet. Vous vous l'avez demandé fermier ?

Oui. Pourquoi ? parce que je suis assez gourmande et que le bon poulet pour moi c'est le poulet fermier.

Et en plus, j'ai j'essaie de faire attention à ce que j'achète ou ce que je consomme, ce que je mange. Et c'est vrai que comme je l'ai dit, c'est tellement consommé, c'est 25 kg de poulet par an par français. Donc on est dans une production industrielle où la sensibilité animale n'est pas du tout la préoccupation de l'industrie agroalimentaire, soyons franc là-dessus.

Et du coup, tant que je peux, je j'évite le poulet dont je sais que l'origine est industrielle pour ces raisons-là qui sont à la fois que je m'intéresse à à la façon dont les animaux sont élevés. Et puis parce que je pense aussi qu'en terme de qualité nutritive, c'est pas la même chose. Le poulet industriel est traité différemment.

C'est pas les mêmes conditions de d'exploitation finalement qu'un poulet fermier où on peut s'attendre à aussi la la catégorie du poulet même nous permettre d'être je vais pas dire à 100 % sûr parce que les connaisseurs savent que c'est pas 100 % vent. Voilà, c'est plus compliqué que ça. Donc on en arrive donc à ce gratin d'upphinois.

Pourquoi vous l'avez choisi ? Parce qu'il vous rappelle donc celui que votre maman vous cuisinait. Il y a ça le gratin d'upphinois.

Ah oui le gratin dauphinois. Mais moi je viens de la haute Savoie. Alors vous me direz le gratin dauphinois c'est le Dauphiné c'est pas la haute ça va.

Bon tout se discute tout se négocie he sur les répartitions géographiques. En tout cas je peux vous dire que en haute de Savoie le gratin Dauphinois c'était c'était un plat hebdomadaire. Toutes les semaines j'avais un gratin Dauphinois à la maison.

C'était un classique. Alors il ressemblait pas à celui-ci mais celui-ci est bon. Mais c'est peut-être pas vraiment le gratin d'ophinois tel que votre maman exp que le gratin d'uphinois c'est un plat très populaire.

C'est pas pour dire les choses franchement c'est un plat de pauvre. Oui. C'est des pommes de terre et du lait.

Bah oui ouais et c'est ça doit nourrir. Bon vous me direz on a aussi la la raclette qui est pomme de terre et fromage fondu mais voilà on se nourrissait beaucoup comme ça en haut de savoie et ça faisait partie de l'alimentation hebdomadaire. Alors bien sûr c'était c'est c'est élaboré he mais ma mère faisait très bien le gratin d'uphinois aussi.

J'allais justement vous demander pourquoi vous avez pas choisi une tartiflette ou une une raclette. H parce que j'en ai beaucoup mangé là. C'est terrible.

Ah oui il a fait froid comme beaucoup de gens on est heureux de com de faire la première raclette quand arrive le froid de décembre et puis après ouais ça alors le poulet roti c'est aussi un plat fédérateur. Pourquoi ? Parce qu'on peut jouer avec le poulet à table.

Vous savez quand on est en famille alors c'est l'aile ou la cuisse vous ? H la cuisse. La cuisse Valérie.

Un peu de tout moi. Et le soliless vous connaissez ? Vous l'aimez bien ?

Vous l'aimez le soliless ? Je sais même pas ce que c'est exactement le solidess. Bah c'est un peu le c'est un peu le petit derrière du poulet mais c'est très bon.

Donc le sail laisse parce que c'est tellement bon que le saut est sauté, l'imbécile le laisse et n'ose pas le goûter. Et puis en fait il y a aussi ce qu'on appelle le bréchet. C'est un petit os qu'on tire.

Voilà celui qui a la plus grande partie gagne ou ça j'ai pu le faire aussi. Donc ça ça donne un peu de relief au repas. C'est des choses que vous faites avec le poulet ou pas ?

Non, on s'amuse pas avec la nourriture nous. Le brchet c'est un petit pas question de galvoder la nourriture, c'est des petites choses périphériques. Oui, mais dans mon éducation, on s'amuse pas avec la nourriture.

Mais je sais que euh moi je viens d'une famille, ma famille, on était six, quatre enfants et nos deux parents et le le poulet du dimanche, c'était un poulet entier qu'on se partageait et il y avait chacun avait ses préférences. C'est vrai. Alors, ouais.

Et les parents cèdent toujours tout aux enfants. Donc, les parents terminent avec la ce qu'on appelait la carcasse. Ouais.

Bah oui, bien sûr. Le le reste et le blanc et l'accus aux enfants enfants. Et je sais qu'il y a encore beaucoup de gens qui font ça aujourd'hui hein.

Un poulet, vous pouvez l'avoir de 3 4 € sur certains marchés populaires de Paris jusqu'à 45 € sur certains autres marchés comme au cours sur le cours de Vincen où j'ai déjà acheté des enf avec mon père à 45 € quoi. Hm. Alors donc vous avez une différence de prix considérable de qualité du produit certes, mais avec une finalité qui est nourrir une famille, nourrir plusieurs personnes quoi.

Bien sûr. Alors le poulet rôti c'est un peu français Valérie, mais il y a une folie qui démarque à Paris même dans le monde entier, c'est le poulet frit que vous adorez. Oui.

Alors ça pour le coup le caragué quand il s'agit d'asiatique, c'est la S cuisine. C'est c'est une un vrai phénomène et on mange de plus en plus de poulet parce qu'il est frit. Est-ce que vous aimez le poulet frit ?

Vous est-ce que vous aimez aller vous promener dans des quartiers populaires où on peut manger du poulet frit ? J'en mange très rarement en réalité le poulet frit à cause de votre ligne parce que vous pensez que c'est pas très Je crois que c'est à cause de ça. Non non non même pas.

Non c'est parce que j'ai pas j'ai pas sauté dessus. OK. Non mais alors c'est du coup vous me faites un vraiment très poulet rôti.

Moi un lien un lien tout trouvé avec la prochaine question. Je voulais vous demander justement quel était votre rapport à à la nourriture sa consommation. Est-ce que vous faites attention à votre ligne ?

Est-ce que c'est quelque chose qui vous ça peut m'arriver de me dire au bout de quelques jours, j'ai exagéré, j'ai trop mangé, mais je suis assez je non, je suis pas obsédée par les calories qu'il y a dans mon assiette. Euh voilà, moi personnellement, je ne le suis pas. Je sais que je vais prendre du poids en hiver, je vais en perdre après.

Voilà. Peut-être que dans ma jeunesse, ça a été beaucoup plus présent. J'ai même, je crois, eu des périodes où euh influencé, je crois, par une certaine mode.

J'ai euh j'ai eu une période, je me rappelle encore, je me demande comment j'ai pu faire ça, mais bon, j'ai eu une période où je ne mangeais que des sushis pendant Ouais. pendant 10 15 jours, mais je ne le referai plus jamais. Ne le faites pas.

C'est pas un bon conseil diététique. Je je vous pose aussi la question parce que je voulais en arriver au champignons et les champignons, c'est évidemment un légume qui est très très faible en calories. Donc c'est pas c'est pas pour cette raisonl que vous avez choisi les champignons.

Pourquoi ? Bah j'ai choisi les champignons de Paris parce que j'ai découvert que d'abord c'est les champignons pour Paris on en consomme beaucoup hein. Les Français sont très consommateurs de champignons de Paris.

C'est je pense le champignon le plus connu et le plus apprécié parce qu'il a pas un goût prononcé, on est d'accord. C'est c'est un goût un peu passp partout. Vous pouvez le mettre dans plusieurs plats très différents.

Vous pouvez inventer et créer autour du champignon des soupe, des omelettes, des velouté le veluté de champignon de Paris. Il est délicieux. Et j'en ai fait un une fois, c'était pas trop mal.

J'en ai fait. Et vous avez avec le le champignon de Paris, vous pouvez le manger cru aussi. Oui, exactement.

Carpacio avec du citron. Exement. Et euh et j'ai découvert qu'on en fait pas à Paris.

Si on en fait. Non, on en fait. Ah si, quand même.

Vous allez à mon avis vous allez dans les parkings près de la près de la la gare du Nord, il y a des parkings qui ont été transformés en champignonni. Ah non, on s'est vu, ça existe. Il y a des petites start-up.

Non. Alors, c'est pas une énorme et c'est peut-être relancé. Alors, on en est au tout.

Évidemment, il y a eu historiquement les carrières de Paris et on est revenu à Paris. Il y a quelques startups qui ont monté dans des ces et dans des parkings. Alors, c'est pas une grosse production mais ça existe.

Non, c'est pas une grosse production parce que l'essentiel de la production vient de l'étranger, voilà, de d'Europe de l'Est. Il y a une production française mais qui ne satisfait pas la demande française. Et du coup, je me dis mais pourquoi on fait plus le champignon à Paris ?

Alors, vous me dites qu'il y a quelques start-ups qui ont lancé de façon peut-être expérimentale, mais en effet, c'est très intéressant de se dire qu'on a des sous-sols à Paris, des parkings désaffectés ou des sous-sols désaffectés pour les champign. Exactement. Et euh et donc dans je travaille beaucoup en ce moment le programme pour les élections municipales et il y avait l'idée de comment on refait de la production à Paris, qu'est-ce qu'on peut produire à Paris et de la production agricole et naturellement le relancer une filière et une production de champignons de Paris à Paris même et essayer au bout de quelques années parce que pour pouvoir faire monter en puissance une filière et une production, il faut plusieurs années.

Il faut beaucoup d'accompagnement de la puissance publique et je pense de la collectivité pour impulser cela. Mais on pourrait tout à fait arriver dans quelques années à se dire qu'on a une production suffisante et de suffisamment bonne qualité pour demander par exemple un label, une reconnaissance pour dire bah celui-là, ce champignon de Paris là, il vient vraiment de Paris. Alors une fois n'est pas coutume, hein, on a devant nous une un une assiette simple, un plat du quotidien, on l'a déjà dit.

Alors ça paraît facile mais pour réaliser cette belle assiette Jean-Pierre, vous allez quand même nous donner deux trois astuces. Oui. Alors, je parle de sous le regard de Sopia, le contrôle de sa maman spécialiste du poulet fermier.

Alors, d'abord primordial bien sûr, ça paraît complètement idiot, hein. Choisir un bon poulet. Bah oui, c'est-à-dire fermier, on l'a dit, bio, la belle rouge.

Ça vous permet d'éviter les mauvaises surprises avec un poulet complètement transformé par des médicaments ou des antibiotiques. Blanc ou jaune, attention, ça aussi c'est un choix. Ça dépend des goûts.

Sachant que le poulet jaune nourri au maïs, d'où sa couleur est un peu plus gras. Si vous cherchez des protéines maigres, et bien optez pour le poulet blanc, c'est plus simple. La préparation, attention à ne pas négliger, on se dit tiens un poulet, on va le mettre au four et puis il va ressortir et on le mangera.

Non, c'est plus compliqué que ça. Laisser le poulet à température ambiante 1 heure au moins avant de l'enfourner. Que les chaires soient un peu ramolli, qu'elle ne soit pas encore froide avant de subir l'intensité du chauffage.

Prenez un plat en verre ou une cocotte qui passe au four. Surtout pas d'eau au fond. saler l'extérieur du poulet, puis étaler de l'huile ou du beurre fondant en massant bien la volaille.

À l'intérieur, vous pouvez aussi glisser du beurre, des herbes, de l'ail, un citron, des épices pour le parfumer. Ça c'est un peu l'astuce. Enfin, la cuisson, il y a plein d'écoles he selon les chefs, les traditions, les recettes, les sites culinaires.

Je vous en donne une. La méthode douce four à 140°. On commence par une cuisse, une cuisson de 15 minutes.

Une cuisse 15 minutes, une autre cuisse. On tourne le poulet comme ça. 15 minutes, 15 minutes et on le fait cuire environ 2h, 2h30.

Au final, une peau légèrement croustillante et une chair divinement juteuse. C'est comme ça que vous faites ? Alors, votre papa fait.

Moi je Non, moi je fais pas comme ça, mais je pensais pas que il fallait 2h 2h30 pour cuire un peu. Il est à 140. Et c'est la volaille surtout.

Mass la volaille. Ça c'est on l' bien on l'a bien noté on met moins de temps pour le manger. Exactement comme souvent hein.

C'est c'est le principe avec la cuisine la bonne cuisine. Pour accompagner ce plat, vous nous avez ramené non pas une mais deux bouteilles. Oui.

On commence par quoi ? Par le rouge ou par le blanc ? Alors c'est c'est du vin du vou On va commencer par le rouge.

C'est du vin. Je vais je vais vous le Non, je vais d'abord vous servir un vin rouge qui a cette spécificité d'être sans alcool. C'est ça l'idée ?

Oui, c'est exactement ça. En fait, moi je je le terme enfin l'expression vin sans alcool, je trouve qu'elle est pas juste. Elle est pas exacte.

Il devrait dire un c'est pas un vin sans alcool, c'est un vin désalcoolisé. Ah, quelle est la différence ? Et ben la différence c'est que si je vous dis vin sans alcool, vous allez peut-être vous dire que c'est du jus de raisin en quelque sorte avec moins de sucre que le jus de raisin et on prétend que c'est du vin.

OK. Or, c'est pas du tout comme ça qu'il est fabriqué. Euh la fabrication du vin sans alcool, c'est que on fabrique du vin.

Donc on fabrique du vin classique comme on le ferait n'importe où ailleurs. N'importe quel vin. OK.

Classique. Et ensuite, on l'amène pour subir un procédé de désalcoolisation, c'est-à-dire un procédé où on va retirer l'alcool de qui est contenu dans le vin. Et vous allez voir en le goûtant que vous allez le ressentir tout de suite et vous allez peut-être lui il va se plaindre.

Ça y est, je suis bouqué. Il a sa réputation qui pr Alors ça ça sent le vin. Enfin ce que je veux dire c'est Ah oui, alors on citron il a pas non qu'est-ce que au nez déjà ?

Alors si je peux m'exprimer moi je dirais qu'il est bon que je trouve ça bien mais c'est pas du vin. Voilà vous diriez que c'est pas du vin et vous vous diriez quoi ? Mais après c'est pas une question de si si enfin elle moi je suis pas une grande connaisseuse mais voilà quand on n pas grand connaisseur non je suis pas un grand connaisseur mais je trouve que ça se boit je je peux prendre du plaisir à boire cette boisson pas remarquez bien il est plus léger que le vin.

Oui oui c'est parce que voilà c'est parce que on me l'a expliqué tout ça je ne fabrique pas de vin sans alcool c'est parce que en fait on a retiré le volume de l'alcool par la le procédé de désalcoolisation et du coup il est plus léger. OK ? Et donc il n'est pas satisfaisant pour des gens qui connaissent le vin, on va dire ben c'est pas du vin.

Et ils sont ils en ont parfaitement conscience les fabricants. Ils sont en train d'investir des sommes assez importantes dans la recherche et le développement pour justement travailler notamment le vin rouge pour pouvoir lui donner ce ce volume, voilà le volume que qu'a vin et qui donne le le goût du vin, en tout cas la saveur du vin. On est en plein mois de janvier, vous l'avez choisi parce que c'est le drave Janué ou ça n'a rien à voir ?

Alors pour plusieurs raisons, il y avait bien sûr le drive génery parce que c'est l'occasion d'en parler parce que quand on est autour de la table et ce mois-ci par exemple, moi j'ai plein d'amis qui viennent à table et pour un repas, l'autre jour, on a fait un dîner avec un écrivain Néémi Daomé qui présentait un livre et et Bruno Gioot et d'autres personnes et personne ne prenait d'alcool, personne ne prenait de vin à ce à ce dîner parce que c'est Dry Genery. Donc ça change aussi les habitudes culturelles, sociales et la consommation dans les restaurants. Donc ça impacte aussi pour parler business, ça impacte forcément le chiffre d'affaires des commerçants parce que le vin fait partie des des produits qui rapportent un peu d'argent au commerce.

Vous encouragez cette démarche ou ou pas ? Qu'est-ce que Non, moi j'ai pas envie de donner de le je pense que c'est bien pour ceux qui est que c'est bon pour eux. OK ?

Vous avez envie d'entrer dans une telle démarche, vous avez le ça vous permet d'aller à un repas et de dire je ne prends pas de vin parce que c'est dry janary. Tant mieux. En fait, on a besoin si vous voulez bien voir les choses, on a besoin d'excuses pour ne pas boire.

Hm, c'est presque ça. Et l'intérêt du vin désalcoolisé, du vin sans alcool, c'est justement que vous n'avez plus besoin d'excuses. Il faut que si la culture se répand, vous commandez un vin, vous avez lu sur la carte qu'il est désalcoolisé, ça vous regarde, vous n'avez pas besoin de l'expliquer aux autres.

On vient pas vous dire "Mais tu bois pas de vin et cetera." Donc je trouve que le dry gener c'est-à-dire que on a cette excuse en quelque sorte pour dire bon j'ai pas envie d'en consommer moi je veux pas me sentir sous cette petite pression sociale de tu accompagnes ton ton repas d'un verre de vin mais par ailleur il y a pas que ça dans le le vin sans alcool moi je trouve que c'est un c'est un apérit ça peut être en apéritif ça peut être en accompagnement de repas une façon de consommer pour énormément de personnes qui ne consomment pas d'alcool je vous propose maintenant de faire dorer notre culture général C'est parti, on envoie les quiz. Alors Siaikou, avec vos racines cabille, vous ne pouvez pas ne pas connaître la Chorba, cette soupe iconique au Maghreb.

Mais sauriez-vous nous dire si ces affirmations sont vraies ou fausses ? Le mot chorba vient de l'arabe surbat signifiant bouillon. Je vais dire vrai parce que je vous fais confiance mais j'en alors alors c'est faux. même si certains c'est plus c'est toujours plus compliqué faire confiance évidemment faut les linguistes alors il y en a qui pensent que sur bas effectivement l'arabe signifie bouillant mais les linguistes pensent majoritairement pour une origine plutôt perse avec l'association du mot sort salé et du mot bas bouillon sorba voilà la chorois attention à la chorois est la cousine afghane de la chorba non faux vrai Ah alors là, je croyais que c'était un peu facile.

C'est le même nom. La chorba est une soupe millénaire d'origine berbère. Vous m'apprenez des choses.

Ouais. Ben c'est pour ça que on fait les quizes. Attention si on là on peut alors et ben c'est quoi ?

La question suivante. Non non. La charbette une soupinette d'origine berbère.

Vrai ou faux ? Ah ça c'est une Ah oui ou là ou là. Euh je vais dire vrai, non faux car elle a été ramenée en Algérie par l'armée ottomane lors de la conquête du Magremme au 16e siècle.

C'est une soupe qu'on mange dans tout le territoire qui jadisétait occupée par euh l'Empire ottoman. Donc presque en Asie aussi, on mange ces soupes qui sont d'où la choro afghane. Plus qu'une simple soupe, la chorba symbolise aussi un lien social comme le montre une très belle scène du film La graine et le mulet où on voit la confection de la chorba.

Est-ce que c'est vrai ? dans ce film ou faux ? Je n'ai pas vu ce film.

Ah, vous devriez ? Donc euh, je vais dire vrai. Non, c'est faux.

C'est dans la haine ce film de Vincent Cassel où on voit une scène très touchante dans les quartiers où on voit une mère qui prépare la chorba dans un modeste appartement de cité et les jeunes qui regardent les yeux écarquillés. Super film, pas vieilli. C'est très bon la chorba.

Oui, c'est délicieux la chorba bien sûr. Allez, comme la plupart des Parisiens, des parisiennes, vous adorez les pizzas. J'imagine bien sûr.

Alors, vous avez sûrement constaté en plus l'implantation massive de toutes ces pizzérias dans la capitale. Sauriez-vous nous dire si c'est les prochaines affirmations sont vraies ou fausses ? La première pizzaria de Paris est inaugurée en 1938.

Euh, je vais dire faux, c'était avant. Vous avez raison mais c'était après. Non mais moi je suis comme vous, je pensais que c'était plus vieux que ça.

C'est 1950 et il s'agit de chez Bartolo, rue des Canettes qui existe toujours. Donc on peut on peut encore on peut encore y aller. Absolument.

Pizza Pino fondée par les fers est la première chaîne de pizzeria à Paris. Oui, c'est vrai ça. Ah ben voyez, elle se rattrape sur la Bravo.

Ben, vous avez raison, c'est vrai. En 1962, ils ouvrent leur premier point de vente dans le quartier latin et en 1968, Pizza Pino débarque sur les Champs-Élysées comme une sorte de consécration. 3è affirmation.

Du côté des chaînes américaines, la première à s'implanter à Paname Domino's Pizza. Il y avait pas eu pizza Hut ? Bravo.

Non mais là, on part sur un 100 %. Ben non, mais je suis obligé de le dire. Vous avez absolument raison. un peu moins contrairement aux indices qu'il pensait avoir.

Non, vous avez raison c'est pizza exactement en 1900. Encore une pour le s faute Valérie. Et dernière affirmation, aucune pizzeria parisienne n'est encore labellisée VPN, c'est-à-dire Vera Pizza Napoletana.

Ah, ça c'est vrai parce que je Il n'y a qu'à Naple qu'il peut y avoir des pizzas. Non, elle me dit, elle me fait la gri, elle aurait que je gagne. Vous êtes adorable.

Faut pas tricher entre femmes ? Non non. Bah dommage, il y en a une alors.

Dommage pour moi d'avoir perdu. Figurez-vous qu'il y en a deux pizzéas le sont depuis 1900 depuis de 2018 consacrant ainsi leur savoir-faire. Donc voilà.

Allez, on passe. Maintenant, moi je pensais que à Naples, il n'y avait qu'à Naple qu'on pouvait manger. La véritable.

Non, le label a été donné à deux pizzas. Et vous savez, ces grands fours qu'on voit avec de la céramique, ce sont des fours napolitains. On en voyait pas il y a 10 ans et maintenant on en voit partout.

C'est vra les pizzas napolitain et ils ont ils importent des farines italiennes. Il y a un vrai savoir-faire maintenant sur la pizza napolitaine à Paris. On aime ou on aime pas hein parce qu'elle est un peu Ah oui épaiss évidemment.

C'est ce que je préfère. Bon allez on passe maintenant à la suite du repas avec la brève de comptoir. La brève de Alors Sopia et Chikurou pour préparer cette émission vous a demandé d'aller chercher dans votre mémoire un moment qui mêle cuisine et politique.

Et évidemment bah vous nous emmenez à Paris. Racontez-nous. Alors, c'est un moment qui mele cuisine et politique et qui assez marquant en fait.

Là, je vais je vais déflorer une histoire qui je crois est encore secrète, n'a jamais été racontée nulle part. Génial. C'est vrai, on adore.

Bah bien sûr. Mais je me suis dit, je vais vous la raconter parce que c'est ça dit beaucoup de ce que nous sommes les insoumis et euh de des repas autour de Jean-Luc Mélenchon quand on quand on fait une campagne électorale. Donc on est en 2017, on est au mois de janvier 2017, je crois dans mon souvenir.

Et la campagne présidentielle Basson plein comme on dit. La primaire socialiste vient de d'être remportée par Benoît Amont. et Benoît Amon, c'est la tendance gauche du Parti socialiste à ce moment-là.

Et on se réunit, je crois quelques jours après, on a une réunion des d'équipes de campagne avec plusieurs personnes, je crois qu'il y a plus de 12 personnes autour de la table. On est dans un restaurant dans le 10e arrondissement. Ça, tout le monde sait que c'était le QG de Jean-Luc Mélenchon en 2016-27.

C'est l'escalier, ça s'appelle. Et l'escalier, vous avez la salle du bas et à l'étage, vous avez une salle qui doit faire 1,80 de hauteur. Donc tous ceux qui font plus d' 1,80 doivent baisser la tête.

Tout le monde se cognait. Enfin, pas moi, je veux pas, ça va. Et on s'installe, le repas, on est les uns sur les autres he c'est beaucoup plus étroit étriqué qu'ici.

Et puis Mélenchon démarre, on se fait servir et il nous dit "Bon, avant de prendre la parole, je vais vous poser une question." et il dit "Vous allez tous y répondre un par un et personne n'interrompt celui qui parle." OK ?

Tout le monde se demande qu'est-ce qui se passe ? Et là, il nous dit "Est-ce que vous pensez qu'on doit se rapprocher de Benoît Amont pour discuter et que je dois retirer ma candidature à son profit ?" Donc là, la question est sérieuse, on n'est pas du tout dans la blague et c'est une consultation.

Bon, il commence le tour de table et je vais pas vous mentir, il y a pas une personne qui dit "Oui, retire-toi." Tout le monde dit "Non, non, mais tout le monde doit argumenter parce que là, Mélenchon vient de nous poser une question, elle est elle est grave, c'est un moment grave, la décision est importante." Et donc, il nous consulte sérieusement et il nous dit, "Vous dites oui ou non et pourquoi." Donc tout le monde y passe et tout le monde argumente. le tour de table fait prend 20 30 minutes, termine, il dit "Bon donc on continue" et là on prend la décision et on reprend la réunion comme si cette ce moment-là n'avait pas eu lieu, pas existé, n'avait pas existé.

Donc on reprend la réunion et on prépare la suite de la campagne sans rien changer à notre plan qui est établi depuis plusieurs mois. OK. Voilà, c'est OK.

Vous vous souvenez, pardon, mais vous vous souvenez de ce que vous aviez à table à ce moment-là, ce que vous avez mangé ou pas du tout ? Ah, pas du tout. toujours restaurant c'estàd ça devait être des frites avec un steak bol de frites et OK mais j'allais rajouter mon petit grain de sel mais c'était pas facile non plus de dire que il fallait qu'il se retire ouais non mais on était pas dans un moment Non on était pas dans un moment où on avait des considérations de flatterie de ceci cela c'était pas du tout c'était vraiment on était entre nous il fallait donner une une décise une réponse avec une analyse politique de la situation une compréhension et dire aussi chacun avait depuis là où il parlait son rapport aux électeurs, son rapport aux gens bien de plusieurs endroit de France et de Paris.

Donc on n'est pas là pour se faire plaisir à ce moment-là. On n'est pas là pour se voiler la face. On est là pour dire jusqu'où on veut aller.

Et on a on a raison. On a on a eu raison de prendre cette décision. Enfin, nous on a eu raison de lui conseiller de de de continuer de ne rien lâcher puisque quelques mois après, on faisait près de 20 % et Benoît Amont faisait 6 %.

Donc, on ne s'est pas trompé sur le moment politique euh de ce mois de janvier 2017. Ce qui fait que c'est une leçon à vie pour moi. Ça va bientôt faire 10 ans que c'est arrivé.

Je peux vous dire que euh notre ténacité, notre façon de de rester le fait qu'on ne fait jamais attention au sondage, j'exagère un peu, c'est pas qu'on ne fait jamais attention au sondage, c'est que les sondages ne décident pas pour nous. H on décide sur d'autres critères que cela parce que en janvier 2017, les sondages doivent le mettre à 9 % et Benoît Amont à 18. Oui, c'est ça.

Et donc, c'est vraiment quelque chose qui nous a tous marqué, je pense, dans dans l'équipe à ce moment-là et qui fait que euh on sait que une campagne ne se termine que le soir où elle se termine. Ou pas avant, dans les dans les urnes, pas et pas ailleurs. Euh je vous propose maintenant Sophie Chikirou d'aller faire un tour du côté de la Madeleine.

On part ensemble dans le 8e arrondissement parisien. La découverte d'un restaurant aussi chic qu'original. Ne bougez pas, c'est tout de suite dans le dessous des plats.

Direction la crypte de l'église de la Madeleine qui accueille le soir du lundi au vendredi un restaurant solidaire. Le réforio offre gratuitement un vrai repas gastronomique pour les personnes en situation d'exclusion ou de précarité. étudiants, retraités, travailleurs pauvres, migrants, peuvent-ils déguster des repas cuisinés par des chefs bénévoles qui n'achètent pas la nourriture.

Elle provient exclusivement des surplus alimentaires et d'un vendu de grandes surfaces. Bienvenue à la table solidaire et antigaspillage de la Madeleine grâce à Katia Guilder et Eva Billon, on a des petits marrons, on a des choux, on a des champignons, des clémentines. Donc c'est bien.

On n pas reçu de protéines animal mais on aime bien faire des menus végétariens aussi. Ces fruits et légumes proviennent tous de la banque alimentaire. Ce sont des invendus.

Au lieu d'être gaspillés, ils vont servir à fabriquer un repas gastronomique pour les plus démunis. Proposer des plats avec ce qu'elles ont sous la main, c'est le défi quotidien de Blandine et Marine. Ce soir, quatre chefs sont venus bénévolement leur prêter main forte.

Ensemble, ils vont improviser un menu. On va faire un travail autour du petit marron dans une mesure un peu antigaspie. On va garder les pépins des petits marrons.

On va venir faire au four pour mettre un peu de coquon de protéin ce soir. Donc on va faire avec ce qu'on a. On va faire une une galette avec des pommes de terre, des oignons, un petit peu de blette dessus.

On va me faire on va servir une belle pouette de champignon. Pas de viande ce soir mais un produit d'exception. Des hormaux fraîchement rapportés de Bretagne par ce producteur heureux de contribuer au repas.

Quand j'ai entendu parler de d'un dîner, je me suis dit ben moi j'ai des hormis bien pouvoir partager ça aussi. On va préparer des hormaux poilés au beurre d'algue, au sarasin et au poireau. Dans la crypte de la Madeleine transformée en cuisine, chacun mijote son plat avec l'aide de bénévoles.

C'est incroyable de travailler avec des bénévoles déjà qui viennent tous les jours volontairement, qui viennent plein de bonne humeur et en plus de faire un repas qui met des étoiles plein les yeux à des personnes qui n'ont pas l'occasion d'aller au restaurant, ça c'est incroyable pour nous. 18h30, les premiers invités arrivent. En situation de précarité comme ces mineurs isolés et ses mères célibataires, ils sont venus partager ce repas du soir dans une ambiance conviviale et joyeuse.

C'est une occasion de sortir et de rencontrer du monde et d'avoir un peu cette chaleur. C'est ma première fois de venir ici. Ouais. parce que là je me retrouve avec mes amis et puis il a mangé au saud.

Ça me fait du bien d'être ici surtout. L'an dernier, le réfetorio a récupéré 16 tonnes d'invendus alimentaires pour apporter de bons plats et un peu de chaleur et de solidarité au cœur de la rigueur hivernale. Sopia Chikiro, est-ce que vous connaissiez ce restaurant solidaire ?

Est-ce que vous en connaissez d'autres peut-être dans Paris ? Alors celui-là, non, je le connaissais pas mais j'en connais d'autres. J'en connais un qui est dans sur ma circonscription, la cantine de Babellville mais qui a pas le même concept.

La cantine de Babeleville, c'est un restaurant solidaire qui est ouvert à tout le monde. On paye quand même. Et c'est un prix solidaire.

Une petite contribution. Le mafé, il coûte 2 € mais on absolument avec une contribution quoi. Vous vous le payez plus j'espère.

Ouais, vous avez intérêt parce que le principe c'est la c'est évidemment. Non, mais vous avez raison c'est proportionnel. Ouais.

Ouais. Exactement. Donc je ils font 300 plus de 300 couverts jour là-bas.

Qu'est-ce que vous pensez de ce genre d'initiative ? Est-ce qu'il faudrait les aider, les soutenir, en développer plus ? Écoutez, je pense que ça ça c'est même le il doit y avoir une vraie politique pour les développer.

Et vous voyez la soupe populaire, tout le monde connaît la soupe populaire. Ça fait des années que ça dure. On sert à manger dehors à des gens qui repartent avec un repas, ils vont s'asseoir sur un banc, ils le mangent dehors dans le froid, dans un coin mal installé et cetera.

Et même si le repas a été préchauffé, il se refroidit quand il fait froid ou alors quand il fait trop chaud, c'est désagréable. Et puis finalement euh donner de la nourriture à des gens à l'extérieur, c'est certes les alimenter, mais c'est pas vraiment les nourrir. Finalement, on leur apporte pas tout ce que la nourriture et le repas est censé apporter.

Et la dignité notamment des êtres humains, c'est quelque chose qui ne doit pas être un à côté même de la charité. Moi, je suis plutôt pour la solidarité, mais même pour ceux qui pensent que la charité, c'est déjà un geste important euh soit pour des raisons religieuses ou ce soit pour d'autres raisons, euh même la la charité doit respecter la dignité des gens. La solidarité, en tout cas, n'existe que si elle respecte la dignité des gens.

Donc, un restaurant de ce type où les gens se retrouvent et vous avez vu ce qu'il a dit tout de suite, il a dit "Ça me fait plaisir, un repas chaud avec mes amis et assis." Voilà, c'est tout. Un repas chaud avec des amis et assis.

Et donc oui, la restauration solidaire doit être soutenue par les les pouvoirs publics. Il faut arrêter selon moi, hein, avec euh la distribution à l'extérieur pour plusieurs raisons. Mais quand je dis arrête, même les restos du cœur tout ça qui font, il vaut mieux leur donner des locaux, ils peuvent servir à manger à des gens assis et le faire avec des gens qui savent traiter ça.

On a beaucoup de de structures de l'économie sociale et solidaire qui savent parfaitement accueillir, traiter et nourrir. On peut aussi profiter. Vous savez, on a des cantines à Paris, des cantines scolaires, on a des cantines de de municipales et des espaces qui sont utilisés par exemple à midi mais pas le soir, qui sont utilisés en semaine mais pas le weekend.

On peut ouvrir les cantines aussi pour cela, les réfectoires et c'est beaucoup plus chaleureux, c'est beaucoup plus humain, c'est beaucoup plus digne et finalement c'est ça la véritable solidarité qui consiste à dire s'il y a une chose qu'on ne doit jamais accepter dans notre pays parce que ce serait la pire des régressions qui puisse arriver, c'est que des gens ne se nourrissent pas, ne mangent pas. Et pourtant, c'est bien un problème en France aujourd'hui. On parle beaucoup de la précarité alimentaire.

Voilà. Qu'est-ce que qu'est-ce quelle solution vous proposez ? alimentaire dans les quartiers de Ménilan, d'Amandier, dans les quartiers de Belleville, dans beaucoup de quartiers du de Paris en réalité qu'on connaît dans le 13e.

C'est c'est une réalité qui prend énormément de place. Euh les jeunes étudiants aujourd'hui euh j'y étais il y a 2 jours, j'étais dans le 5e, euh ils font la queue pour avoir de l'aide alimentaire. Oui.

Euh les étudiants, on par les étudiants, les familles, j'ai je connais beaucoup de familles qui dépendent de euh de l'aide alimentaire. Oui. Le 10 ou le 15 du mois, parfois même avant, de plus en plus avant, dépendent vraiment de l'aide alimentaire pour pouvoir se nourrir.

Sauf que vous savez pourquoi ça ne marche pas si bien que ça l'aide alimentaire ? L'aide alimentaire, elle n'est pas suffisante parce que quand vous êtes dans la précarité alimentaire, quand vous êtes dans la précarité en général, votre problème c'est pas juste de vous nourrir. Vous n'avez plus le goût de cuisiner.

Vous n'avez plus le goût de manger ensemble. Euh moi, j'entends beaucoup de gens raconter que parfois le repas, c'est un café au lait. Alors, vous me direz "Ah, bien sûr, il y a eu un temps où le repas était un café au lait." Mais quand c'est à midi, quand le matin c'est un petit paquet de chips avant d'aller à l'école, à midi c'est un café au lait.

C'est-à-dire que les gens ont perdu l'habitude de se mettre à table. Et notre société de consommation, la société capitaliste, les transformations du monde du travail, tout cela fait que on ne se met plus à table, on ne se pose plus à table. Et moi, je crois que c'est le moment du du manger.

J'aime bien dire ça, le manger, le moment du repas, du manger. C'est un moment où on fait beaucoup plus que se nourrir. Moi, j'ai eu une éducation enfant où le repas du soir, parce que mon père rentrait pas tous les midis pour déjeuner, mais quand même, même le repas du midi juste avec ma mère, c'était un repas très important.

Mais le repas du soir ou du weekend, on était quatre enfants avec nos parents, tous à table au même moment. Et ma maman était souvent debout pour faire le service, faut bien le dire. h mais on était tous à table au moment du repas et je dis mon père faisait la revue des troupes à ce moment-là.

Tout le monde devait parler de sa journée, parler de ses notes à l'école, se raconter et c'est comme ça qu'il repit dans quel état mental on était, si on était bien, pas bien, on se faisait gronder parfois on parfois on en prenait une on prenait une soufflante mais c'était autour du repas que se passait notre notre éducation en réalité. H et donc aujourd'hui c'est l'avenir à mon avis de la solidarité alimentaire et si on doit penser une sécurité sociale de l'alimentation ça faisait partie non pas du tout mais allez-y je vous laisse terminer parce que ça faisait partie de mes questions. Bah si on doit penser une sécurité sociale de l'alimentation c'est autour de la restauration solidaire de la quantité.

C'est votre collègue Charles Fournier notamment qui avait parlé de ça donc qui est plutôt élu écologiste en tout cas dans le groupe écologiste. Vous aviez soutenu vous cette démarche ? Alors pas exactement la démarche telle que lui l'avait présenté, mais oui, je l'ai soutenu naturellement à ce moment-là c on était en affaire économique.

Ouais. Voilà. J'avais soutenu et j'avais signé sa proposition de loi.

Tout à fait. Mais euh la la comment dire la sécurité sociale de l'alimentation, elle a plusieurs versions, plusieurs façons. Elle est elle est en c'est une innovation sociale.

On est en train de l'imaginer comme on a imaginé la sécurité sociale. Moi, ma contribution ce serait justement de la penser autour de la restauration solidaire, autour de la cantine solidaire et non pas autour de d'individualiser l'aide alimentaire, de rendre cela comme quelque chose de honteux. Moi, je trouve que se nourrir avec peu mais se nourrir bien, c'est l'affaire de tous.

C'est pas vous n'êtes pas coupable parce qu'il y a aussi beaucoup de retraités he je tiens à le dire si vous pensez aux personnes âgées ici à Paris qui mange mal parce que elle mange seule parce que la solitude vous coupe l'appétit et je le sais d'autant plus que moi je mon papa est à 77 ans. Je m'efforce malgré mon emploi du temps, malgré la campagne électorale au moins tous les deux jours, je vais faire un repas avec lui. Je ne le laisse jamais manger seul parce que c'est le moment où je sais que une personne âgée si vous laissez trop longtemps seule, si elle mange seule, elle va se lasser de cuisiner, elle va plus s'y intéresser.

C'est la dénutrition qui peut les Absolument et il y a ce risque là. Donc je vois dans beaucoup de restaurants de par exemple du CCAS, du centre d'action sociale de la ville de Paris, il y a des personnes âgées qui en dépendent parce que c'est pas cher, c'est même des repas gratuits et ça leur permet de c'est le seul momentù ils vont elles vont vraiment manger. Donc moi je n'aime pas trop le portage à domicile, c'est une chose intéressante mais je préfère tant que les gens peuvent se déplacer, tant que de les amener à venir manger dans un collectif, il se passe beaucoup de choses dans le colle.

On vous a on vous a entendu là-dessus. Alors maintenant, on va se rapprocher de votre de votre circonscription. On va se balader de resto en resto depuis la rue de Ménil Montant en passant par la villa de l'hermitage.

La cuisine du 20e, c'est maintenant dans les pieds dans le plat. Fiou après les food court une nouvelle tendance les food tour qui cartonne né en 2020 la société salive qui porte bien son nom concocte un parcours gourmand en passant chez les artisans des métiers de bouche et les petits restaurants aux cuisines exotique ou pas. Un prétexte Valérie à l'exploration d'un quartier pour mieux comprendre son histoire son identité.

C'est un reportage à Ménil Montant de Mafrémon et de Juliette Prunier. On descend la rue en longeant l'église et on va arriver rue Junière la Croix. À première vue muni de leur carte, Lola, Chloé et Simon arpentent les rues de leur cartes.

J'ai faim, j'ai faim, j'ai faim. Mais en réalité, ils vont redécouvrir pendant deux petites heures l'identité culinaire du 20e arrondissement de Paris. Au lieu de l'esprit social à de montant, c'est très important dans cet agréable café.

La devise, c'est chaque producteur productrice mérite un bon salaire. Nous méritons tous un bon café. C'est vrai.

En échange d'un ticket remis dans l'enveloppe avec l'itinéraire direction la Colombie. Alors vous allez avoir un petit pan des bonos. Vous savez ce que c'est ?

Alors les femmes des bonu c'est de la farine de manioc avec fromage. C'est la recette d'un des grand-mère d'un des cfondateurs saou. Et pendant que le panne des Bonaau cuit, Simon en apprend davantage sur le lieu.

Lieu se sont rencontrés dans un café en France alors qu'ils sont originaires du même village en Colombie. Merci beaucoup. Merci.

Wouh ! Un micro voyage sans bouger de chez soi. Pardon quelque chose.

Et là, je pense pas que j'aurais goûté toute seule un petit teint comme ça. C'est génial. Et en plus, il nous a raconté un peu l'histoire du pain.

Donc c'est une super expérience. Je trouve c'est très bon. C'est très chouette.

Mini montant raconté à travers un caléidoscope humain créé par des générations d'immigrés. En 1871, la commune de Paris trouve ici un de ses plus fidèles bastions. Pendant 72 jours, le quartier se couvre de drapeau rouge.

Et entre deux bouchées, un peu d'histoire celle d'un village d'irréductible contestataire. Ce jour-là, ils sont accompagnés de Lola, la fondatrice du concept. Bah, ici aussi, je crois que c'était des maisons ouvrières à la base.

Bah, mini montant, c'était un des bastion de la commune. C'est un quartier qui a toujours été qui a toujours eu beaucoup de choses où les gens étaient engagés. Euh donc c'est intéressant aussi à raconter comme histoire.

Le parcours se poursuit dans un restaurant turc. Au menu, un beignet de courgettes accompagné de poivrons. Micro voyage gustatif, c'est là.

Bonjour. Bonjour. Ça sent trop bon.

Est-ce que vous voulez épicer ou sans épicer ? Épicer. Épicer aussi, s'il vous plaît.

Merci. Pour s'évader et pour aller à la rencontre des autres, on a pas besoin d'aller très loin. On a une ville nous à Paris qui est vraiment extrêmement riche.

Souvent en plus les restaurants, c'est les gens qui sont tenus par des gens qui viennent d'arriver sur le territoire. C'est aussi intéressant de mettre en valeur cette histoire là de notre ville. Moi, j'ai pas d'anette.

H il y a de la mthe, c'est trop bon. Ils iront de restaurant en restaurant à la découverte de cinq pays, cinq histoires pour un total d'un peu moins de 40 €. Merci.

Alors, ça se passe chez vous ça dans vos rues. Est-ce que vous connaissiez Salive et c'est Food Tour ? Non, je connaissais pas Salive les fou tour mais je connais le restaurant.

Mais les différents restaurants. Ouais. Vous les Est-ce que vous avez besoin de salive vous pour aller vous balader ?

Vous pouvez tout de suite toute seule très bien faire le job et vous balader de restable. C'est une initiative extraordinaire. vraiment j'ai découvert les parcours food parce que vous m'en avez parlé avant de de faire l'émission et donc je me suis renseignée, je me suis dit mais c'est super, c'est du tourisme populaire, c'est du tourisme sympa, c'est du tourisme présent aujourd'hui à Paris, on a un tourisme qui est cantonné à du consumérisme, qui est cantonné au luxe, qui est conté à tout ce qui impressionne et on est censé en mettre plein la vue aux gens et Paris ses rues, c'est des son histoire populaire, ses restaurants populaires, son immigration qui est fondamentale à Paris, Paris c'est une ville de migration.

Les Parisiens ne sont pas sont très peu à être nés à Paris, de parents nés à Paris, de parents eux-mêmes né à Paris. La réalité de Paris, c'est de la migration intérieure, c'est de la migration européenne, c'est de la migration internationale. La présence par exemple des cabiles à Ménil Montan, elle date du 19e siècle.

C'est extraordinaire. Vous lisez l'histoire de Louise Michel à Ménil Montant. Elle est concomitante à l'histoire de l'insurrection Kaby de 1871 en Algérie et elle a connu les insurgés Kaby et les insurgés de la commune se sont retrouvés déportés ensemble en Nouvelle-Calédonie et sont revenus pas au même moment parce que les Français ont été euh amnistiés avant les Kabils qui ont dû attendre 9 ans pour être amnistiés.

Ils sont en 18890, ils se retrouvaient à Ménil Montan ensemble et euh et c'est extraordinaire parce que cette histoire-là et ce projet là de cette initiative de parcours Foot permettra de raconter de l'histoire populaire partout, pas seulement à Mil Montant et de faire connaître des restaurants. Ça aide l'économie locale aussi en découvrant des nouvelles cuisines. extraordinaire à Séou, ils ont fait ça, ils ont justement investi et là encore c'est la puissance publique, la collectivité, la ville qui a décidé de sauver ses petits commerçants, de sauver la diversité culinaire de sa ville des qui d'ailleurs vous savez comme toutes les grandes villes, il y a du Parisien mais le Parisien tout est parisien finalement parce que Paris était le centre qui attirait absolument toutes les les denrées de toute la France.

On envoyait à Paris, on produisait beaucoup pour Paris en France. ce que vous préférez si vous deviez vous balader dans votre quartier ? Euh moi j'aime bon j'aime bien la cuisine curde, il y en a il y a il y a c'est pas mal.

J'aime beaucoup tout ce qui est asiatique, j'avoue. J'ai j'ai vraiment un faible pour la bah la cuisine sud-coréenne. J'aime beaucoup la cuisine chinoise.

J'arrive pas à m'en défaire. OK. Et vous avez de bonnes adresses parisiennes à nous à nous communiquer ?

Oui oui, j'ai de bonnes un fou tour j'ai un kebab aussi pas très loin dans dans le 10e. C'est le seul où je vais j'avoue. Je suis pas très fan en réalité de des sandwich.

Un petit resto vénéuien. C'est ma passion. J'ai un colombien.

Ah ben non véné dans ma circonscription un très bon colombien vénézuélien. Il doit y en avoir. Il y a argentin je connais espagnol un très bon espagnol aussi dans le 10e que je vous recommande.

Incroyable, incroyable. Un restaurant tapasse. J'ai le droit de faire de la pub.

Bien sûr, bien sûr. Bon, non, mais vous connaissez Oui, on connait on connaît les mêmes adresses. Excellent.

Euh vénézuélien, je vais chercher la prochaine fois. On trouvera et on en parlera la prochaine fois dans l'émission. Mais après la cuisine vénézuélienne que j'ai déjà goûté parce que je suis allée moi à Caracas, elle est pas extraordinaire mais c'est beaucoup de poissons dans le nord du pays.

Beaucoup beaucoup de poissons et ça c'est sympa parce que je suis j'adore le poisson. Et comme on ne finit jamais un repas sans une note sucrée, il est maintenant l'heure du péché mignon. Ouais.

Alors c'est encore Paris hein. C'est Paris de Sopia parce que le flanc pâtissier c'est le dessert Parigo. Dessert régressif passé de mode.

Euh avant de redevenir aujourd'hui quasiment un totem de la pâtisserie, j'ai regardé même les plus grandes signatures. Conticini, Lignac, Nina Mete championne du monde de pâtisserie Yan Couvre n'oublie ont maintenant leur flanc pâtissier avec de la vanille. Alors, ça n'a l'air de rien, mais il faut quand même que ça soit bien grillé au-dessus, bien moelleux à l'intérieur avec la vanille et puis croustillant, c'est vraiment l'alchimie de ces trois.

Le croustillant de la pâte, le moelleux de la vanille et de la crème et puis le petit doré au-dessus qui fait un bon flanc. Et Jean-Pierre parle de flanc pâtissier, on l'appelle aussi flanc parisien. Je dis pas de bêtises dans les boulangeres.

Vous l'avez choisi ou pas ? Oui. Oui, je l'ai choisi pour ça.

Et aussi parce que je voulais évoquer un sujet avec vous à travers le flanc parisien. D'abord, faut l'appeler flanc parisien parce que on est fier d'être parisien et qu'on est fier d'avoir créé ce ce cette pâtisserie. Mais je voulais évoquer le sujet des œufs.

Vous savez que les gens en ce moment s'inquiètent de la pénurie d'eux euh et euh et découvrent à quel point nous sommes consommateurs d'œuf. Et donc c'est fait avec des œufs hein ce ce flanc pâtissier. Il y a beaucoup de choses qui sont faits avec des œufs.

Et euh c'est vrai qu'on a on parlait tout à l'heure du poulet dont la consommation est très très importante dans le monde et dans notre pays. 25 kg par an par français par habitant. Les œufs c'est je crois entre 200 œufs par an par habitant.

Et donc on on a pris cet animal qui est la la la volille, la poule et on la consomme, on consomme sa chair et on consomme beaucoup ses œufs et pareil, c'est produit dans des conditions industrielles aujourd'hui pour satisfaire la demande et les pratiques qui sont telles que il faut peut-être commencer à s'interroger sur ce qu'on est en train de faire. Alors, on renonce pas au flanc parisien, c'est pas du tout ce que je suis en train de dire mais il y a aussi mais on le fait c'est justement c'est qu'il y a une pénurie, c'est qu'on on fait déjà des transformation avec des productions trop intensives, avec des productions un peu moins intensives, mais le problème c'est qu'il y a moins de poules et que les poules quand elles sont quand elles sont en plein air, elles produisent moins de Donc vous interrogez notre consommation ou la façon j'interroge la façon non pas dont l'artisanat consomme l'œuf parce que c'est pas du tout la même façon dont l'industrie consomme l'œuf. Vous savez, les questions de santé, les questions alimentaires sont directement liées aux questions de santé publique.

Quand on parle de diabète, quand on parle d'obésité, quand on parle de maladie cardio-vasculaires liées directement à la qualité de l'alimentation, ça devient une affaire politique parce que le travail que vous faites est important pour cela, la description que vous donnez. Mais c'est aussi de dire il y a pas seulement de l'éducation, il y a aussi un bras de fer et je suis désolée de le rappeler mais oui la la l'industrie agroalimentaire refuse euh la transparence sur ce qu'elle nous donne à manger. Donc euh on doit l'exiger. une bataille que nous on essaie de mener à l'Assemblée nationale avec mon groupe politique parce que on ne peut pas continuer par exemple à avoir des nitrites dans la charcuterie et peu importe que la charcuterie soit du port ou de la charcuterie à l'â alors là s'il y a un combat commun à tout le monde si vous aim moi je dis aux gens vous aimez vos enfant vous n'allez pas leur donner du nitrite dès le plus jeune âge vous allez les empoisonner et je le dis très franchement j'ai mené le combat à l'Assemblée nationale avec mes collègues il y avait aussi le député modè monsieur Ramos qui s'est battu.

C'était son combat ça. C'était son combat pour interdire le nitrite. C'est fondamental.

Et cette bataille-là, malheureusement, nous l'avons perdu. Et je le dis clairement, nous l'avons perdu parce que il y a des lobby qui pèsent trop lourd sur les députés à l'Assemblée nationale et ces lobby sont pas toujours des seins. Quand la l'industrie agroalimentaire pousse à tel point pour empêcher l'adoption de l'interdiction alors que tout le monde sait que c'est cancérigène.

Là, on ne se comporte pas bien du tout. Enfin, moi en tout cas, je veux mener cette bataille-elà parce que je me dis quand je nourris un enfant, je ne veux pas l'empoisonner et à Paris on interdira tout produit avec nitrite dans les cantines. Et ça, il en est pas question une seule seconde.

Et ben c'est dit en tout cas, il y en a pas de nitrite, je crois, dans dans ce flanc. Et pour et pour l'accompagner, vous avez choisi quelques notes de musique qu'on écoute tout de suite. Paraît que je suis forte comme un garçon, que je me bagarre comme un garçon, que j'ai l'air manqué comme un garçon.

On dit que j'en ai dans le pantalon, mais moi je suis forte comme une fille. Je sais me battre comme une fille. J'ai la tête haute comme les autres.

Les autres filles. C'est virile avec un e de Suzanne. Pourquoi vous avez choisi cette J'adore cette chanson je l'écoute mais ouais en boucle ?

Ouais. Ouais. Ben je comprends.

Vous aussi ? Oui bien sûr. Mais voilà.

Et cette femme, elle est incroyable Suzanne quoi. Elle a fait la chanson qui moi elle me bouleverse, elle m'aime tous les jours. Elle m'aimeux cette chanson parce que parce qu'elle fait particulièrement écho à ce que vous êtes, à ce que vous avez traversé. moi et beaucoup beaucoup de femmes vraiment dans cette chanson c'est nous quoi.

C'est toutes les femmes. Queles que soient leurs conditions sociales, quel que soit leur vie, queles que soient leurs aspirations, c'est nous les femmes dans cette quête qui commence très jeune qui est l'émancipation, être soi, exister, être libre d'être comme on est, pas toujours se faire ah tu es trop ceci, tu es trop ça, vous nous fatiguez. Hm.

C'est nous les femmes finalement cet hymne aussi ben de 2025 enfin qui est sortie en 2025 mais de 2026 et puis j'aime beaucoup cette douceur de cette chanson et en même temps la force et la puissance de ces paroles et je sais qu'on est beaucoup de femmes à avoir les larmes aux yeux quand on entend et une pensée pour les femmes iraniennes aussi particulièrement en ce moment mais des femmes victimes de de la guerre au Venezuela l'épouse de Nicolas Maduro n'a pas mérité d'être kidnappé et amené à New York d'être emprisonné. Pour pas entamer ce débat là. Non, on n'entame pas ce débat là mais je je pense qu'il ne faut pas dire c'est ces femmes-là plus que d'autres toutes les femmes les femmes iraniennes qui mènent le combat pour la liberté, les femmes palestiniennes qui mènent leur combat pour la survie et beaucoup de femmes et c'est nous on de toute façon nous on ne nous segmentera pas.

Le combat féministe est un combat universel. Absolument. On va terminer là-dessus.

Merci infiniment heureux d'avoir partagé vos idées, vos idéos et et ce repas avec nous. Merci beaucoup merci. Le vin blanc.

Ouais bah le vin blanc écoutez vous reviendrez pour pour déguster avec nous le vin blanc. Merci beaucoup. Merci à vous Jeanpierre Mon prochain numéro de politique à table.

Virile.