Nicolas Dupont-Aignan invité du Live Politique sur LCI
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 39 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:12OuverteÉludée
A-t-il eu raison de s'allier à Marine Le Pen ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Êtes-vous toujours l'allié, l'ami de Marine Le Pen ?
- 5:17RelanceRéponse directe
Vous n'êtes pas allié, vous êtes ami ?
- 6:10OuverteRéponse directe
Pourquoi n'êtes-vous pas allé au bout de l'accord électoral ?
- 7:29ComplaisanteRéponse directe
Vous n'avez pas trop hypothéqué de biens personnels ?
- 9:16OuverteRéponse partielle
Revenons sur cet épisode qui marquera votre délai politique
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:47Invité politiqueChiffre
« J'avais recueilli près de 2 millions de voix »
- 3:20Invité politiqueFait
« J'ai conditionné mon soutien à une évolution forte du programme de Marine Le Pen et nous avons passé un accord de gouvernement. »
- 7:37Invité politiqueChiffre
« J'ai eu 5% des voix quasiment. Alors que M. Hamon en a eu 6. »
- 7:52Invité politiqueChiffre
« Il nous manque encore pas grand-chose 50 000 euros. »
- 8:39Invité politiqueFait
« Je crois que la nomination d'Édouard Philippe est une vraie révolution politique, mais qui est bien, parce qu'en vérité, des gens qui pensent pareil sur l'Europe... »
- 18:59Invité politiqueFait
« Il ne fallait pas faire de l'euro le préalable. »
- 19:12Invité politiqueFait
« Il faut d'abord baisser les charges des entreprises. »
- 19:14Invité politiqueFait
« Supprimer la directive travailleur détachée. »
- 22:36Invité politiqueFait
« Il y a deux Frances. »
- 22:57Invité politiqueFait
« Je mets en garde contre la loi travail, qui sera une loi de régression sociale dramatique. »
- 26:35Invité politiqueFait
« Mme Goulard est euro-fédéraliste. Elle va soumettre nos armées à Bruxelles. »
- 29:21Invité politiqueFait
« Je le conteste. »
- 29:21Invité politiqueFait
« Je le conteste. »
- 29:25Invité politiqueFait
« On commence à avoir les emmerdes des grands partis. »
- 29:35Invité politiqueChiffre
« Sur 100 secrétaires des départements... »
- 30:00Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 5 secrétaires départementaux qui sont partis sur 100 et 2 vice-présidents. »
- 30:37Invité politiqueChiffre
« On a quand même fait nos 5% à la présidentielle. »
- 30:41Invité politiqueChiffre
« On me donnait 1%, 2%. Les sondages ont été à 1, 2% pendant des mois. »
- 32:31Invité politiqueFait
« Nous bouclons les comptes de campagne présidentielle. »
- 35:03Invité politiqueFait
« Celle qui a échoué depuis 20 ans : ouverture des frontières, délocalisation, travailleurs détachés. »
- 36:00Invité politiqueFait
« Ils ont détruit le mouvement gaulliste et maintenant ils l'ont rétréci. »
- 36:16Invité politiqueFait
« Est-ce qu'on est une région européenne ou est-ce qu'on est un pays libre qui travaille avec d'autres pays libres ? »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan60 %
- Présentateur14 %
- ?8 %
- Locuteur 97 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 12 %
- Locuteur 32 %
≈ 42,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro du live politique sur LCI et Facebook Live. Cette semaine, dans le premier live du quinquennat, on va explorer le nouveau paysage politique qui se transforme jour après jour. Le live politique se dédouble une nouvelle fois cette semaine avec deux rendez-vous, deux invités successifs. Dans une heure, nous recevrons Brice Hortefeux, le fidèle d'entre les fidèles de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il aura sans doute beaucoup de choses à nous dire sur l'entrée au gouvernement d'un autre sarkoziste, Gérald Darmanin. Mais pendant cette première partie du live politique, l'invité est Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour
Christophe Jacuzine. Vous êtes évidemment le président de Debout la France et vous vous êtes allié
à
Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. On va évidemment beaucoup en parler. Dans quelques minutes, je vous livrerai sans filtre. C'est le nom de la rubrique aux internautes qui nous suivent en ce moment sur Facebook Live. Et c'est Julie Patin qui nous donne le mode d'emploi.
Oui,
alors pour réagir à l'émission, il
faut
aller sur la page Facebook de LCI. Vous aurez la vidéo de cette émission en direct. Et dans les commentaires, vous pouvez réagir, poser toutes vos questions. C'est là aussi que vous pourrez répondre à la question du jour. La voici Nicolas Dupont-Aignan. A-t-il eu raison de s'allier à Marine Le Pen ?
Les mots ont un sens. Donc cette question est fausse. J'ai soutenu au second tour. Vous avez bien dit que
c'est une alliance, non pas un ralliement aussi. Alliance
gouvernementale et pas un ralliement.
Pas
un ralliement, un soutien.
Un
soutien. On va changer.
Au second tour, c'est pas la même chose.
Surtout que ça a fait polémique et surtout que vous avez un
peu
changé de ligne.
Non, justement.
Non,
mais
j
'insiste là-dessus parce que
les mots ont un sens. Et quand j'ai soutenu Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, j'ai bien clarifié que je ne me ralliais pas au Front National et que
j
'étais indépendant.
Et
donc le mariage a été exagéré. Et après le divorce a été exagéré puisque le mariage avait été exagéré. Ça
tombe bien.
Juste précision, pour répondre à cette question,
quand
même, c'est important. Hashtag oui ou hashtag
non
dans les commentaires, sinon le sondage
ne va
pas
fonctionner.
Mais c'est bien parce que la question montre qu'on est au cœur du débat et
au cœur
du positionnement. Et peut
-être des
difficultés de Nicolas Dupont-Aignan. On en parle tout de suite. Ça tombe bien avec la première séquence, les yeux dans les yeux.
Vous
m'avez devancé, Nicolas Dupont-Aignan, puisque ma première question, les yeux dans les yeux, c'était est-ce que vous êtes toujours l'allié, l'ami, je voulais choisir le mot du coup, de Marine Le Pen ?
C'est tellement simple
et
en tout cas, cela n'a pas été présenté comme cela le devait. Il suffit de reprendre toutes mes déclarations, notamment le discours que j'ai prononcé à Villepeintre. Et
nous, on
se souvient surtout de la conférence
de
presse.
Oui, mais
même la conférence de presse. J'ai toujours dit une chose tellement simple, la logique des institutions de la Ve République. Au second tour, comme tous les Français,
j
'avais été candidat au premier tour, j'avais recueilli près de 2 millions de voix
et
j'aurais pu me défiler. J'ai pensé que dans l'isoloir, chaque Français faisait un choix et qu'un homme politique ne pouvait pas faire comme M. Mélenchon, ne pouvait pas dire « je ne
sais
pas, je verrai, je ne vous dis pas ».
Oui, vous avez fait une plateforme de gouvernement avec elle, puisque vous avez modifié son
programme
et que vous deviez être
son premier ministre.
J
'y viens. Et moi, je ne me suis pas rallié comme François Fillon, où je n
'ai
pas soutenu à 20h12 le dimanche soir du premier tour. J'ai attendu 5 jours. Et pendant ces 5 jours, j'ai conditionné mon soutien
à
une évolution forte du programme de Marine Le Pen et nous avons passé un accord de gouvernement.
Il
ne vous a pas échappé que malheureusement, pour mon pays, nous n'avons pas gagné. Et je l'ai regretté. Vous dites « nous ». Oui, parce que c'était un accord de gouvernement.
Donc ma question,
c'était que vous êtes toujours… Et je finis juste.
Cet accord de gouvernement n'ayant pas gagné, j'y viens. Malheureusement, c'est ainsi. Et bien, ce que j'avais dit a été maintenu. Les deux partis restent profondément indépendants. Donc
il n'y a plus d'alliance.
Donc il ne peut pas y avoir d'alliance de gouvernement, puisque nous ne sommes pas au gouvernement.
Donc chacun reprend ses billes.
Pas ses billes. J'ai soutenu au second tour Marine Le Pen et j'en suis fier. Je ne le regrette pas. Pour autant, j'avais indiqué que nous restions des partis indépendants. Et pourquoi c'est fondamental
? C
'est parce qu'il y
a
d'autres élections. Et je pense que les Français, comme au premier tour de l'élection présidentielle, ont le droit
d
'avoir une diversité de patriotisme.
Et
c'est d'autant plus nécessaire.
D
'autant plus nécessaire qu'il
y
a un parti qui a disparu.
Il
y a une opposition à M. Macron qui a disparu. Ce sont les Républicains.
Et
j'ai appelé les électeurs Républicains à me rejoindre parce qu'aujourd'hui, voter Républicain, c'est voter Macron. Ou du moins, on ne sait pas. Pour certains, c'est Macron. Pour d'autres, ça ne l'est pas. Et je pense que dans la vie, il faut de la clarté. Donc, il reste à droite deux partis d'opposition. Le Front National, que je respecte. Et je maintiens mon respect et mon amitié pour Marine Le Pen. Et puis, Debout la France, qui est un parti gaulliste d'opposition claire. Et je vais vous le dire, il n'y
en
a plus beaucoup. Il y a M. Mélenchon à gauche.
Il
y a Debout la France. Il y
a
le Front National. Mais finalement,
on
revient au premier tour de la présidentielle. Avec simplement, je pense, pour ces premiers tours de l'élection législative, enfin,
la
fin de la tromperie républicaine. Puisqu'en
fait,
ils sont ensemble.
Nicolas Dupont-Uignon, comme je tiens à une réponse à ma question,
j'ai
entendu ce que vous avez dit. Donc, vous n'êtes pas allié, vous êtes ami, puisque
vous parlez
d'amitié. Oui,
parce que nous défendons tous les deux l'indépendance de la France. Et je considère,
et
c'est un point fondamental, que nous ne pourrons pas résoudre les problèmes de chômage, les problèmes de sécurité, les problèmes de pouvoir d'achat, si la France ne retrouve pas son indépendance. En revanche,
il
y a plusieurs façons de retrouver son indépendance. Et tout le monde sait,
en
tout cas, il
y a
1,7 million de Français qui l'ont vue, puisqu'ils ont voté pour moi au premier tour, ils n
'ont
pas voté Marine Le Pen, que la manière dont je veux retrouver l'indépendance de la France n'est pas exactement la même, loin de là, de celle de M. Mélenchon ou de Mme Le Pen. Et donc, ce que j'aimerais, c'est qu'on comprenne qu'il peut y avoir entente sur un moment grave, un choix historique, et en même temps, diversité de
parcours. Voilà, c'est tout simple. C'est pour ça que finalement, vous n'êtes pas allé au bout de ce que vous avez prévu, c'est-à-dire que dans un certain nombre de circonscriptions, on en parlait d'une cinquantaine,
il n'y a pas de... J'explique juste aux
ceux qui nous regardent. Dans 50 circonscriptions chacun, il n'y avait pas de député FN contre vous, et pas de député Debout la France contre eux, finalement...
C'est vrai qu'on avait envisagé cela, mais ce n'était pas sûr, on avait réfléchi. Et on avait dit même, dans 90% des cas, nous serons face à face, avec des candidatures face à face
parce que... Mais pas dans 50 circonscriptions. Mais pas dans
50. Et à la fin, nous avons jugé tous les deux, mais moi aussi, parce que je veux de la clarté. Moi, je n
'ai
pas voulu faire un accord électoral de fric.
Ce
qui m'a le plus blessé, je vais vous dire, ce qui m'a le plus blessé quand j'ai soutenu Marine Le Pen au second tour,
c
'est quand M. Macron a dit que je faisais ça parce que je n'avais pas eu les 5%, que mon parti était ruiné, etc. Ça m'a blessé parce que ce n
'est
pas ma façon de faire.
Normalement, vous auriez plus
d'argent si vous aviez accepté l'accord avec le Front National
pour les circos. Tout à fait. Et je ne suis pas M. Bayrou. Je ne me vends pas.
Je
ne suis pas M. Le Maire. Je ne suis pas M. Darmanin. Je ne suis pas M. Philippe. Je ne
vais
pas à la soupe. Et moi, j'ai dit à Marine Le Pen, il faut que les choses soient claires pour
les électeurs. Je veux être libre.
Je veux être libre. Indépendant.
On
va regarder le...
Et d
'ailleurs, elle pense la même chose. Et c'est vrai que mon parti perd de l'argent avec ça. Mais je préfère être un peu plus pauvre et un peu plus libre.
Vous n'avez pas trop hypothéqué
de biens
personnels ? Non, je vais vous
dire, je suis économe. J'ai beaucoup manqué d'argent pendant cette campagne. Vous savez, j'ai eu 5% des voix quasiment. Alors que M. Hamon en a eu 6. Avec 10 fois moins de dépenses et 10 fois moins de tendantelles.
Ça prouve
bien que je ne suis pas ruiné. En revanche, tous ceux qui veulent faire des dons à Debout la France, nous sommes en train de boucler notre compte de campagne. Il nous manque encore pas grand-chose 50 000 euros. Et on sera nickel.
Alors on va regarder la carte des circonscriptions, justement, pour voir un peu où chaque parti a eu des candidats. Vous voyez, le Front National, 577, ça veut dire que partout, vous aurez un candidat Front National
contre vous. Oui, c'est très
bien. Mais
nous
avons des institutions de la Ve République.
Et
moi, je vais vous dire, la clarification du gouvernement ne me gêne pas. Enfin, c'est clair.
Ça
fait 20 ans,
Christophe
Jacobizine, et vous le savez bien, qu'il y a deux partis, le Parti Socialiste à l'époque,
et
le Parti UMP qui est devenu républicain, qui faisait la même politique tout en disant qu'ils s'opposaient. Pendant la présidentielle au premier tour, M. Fillon a très critiqué M. Macron, et il s'est rallié sans condition 15 minutes après le premier tour. Je crois que la nomination d'Édouard Philippe est une vraie révolution politique, mais qui est bien, parce qu'en vérité, des gens qui pensent pareil sur l'Europe... Ça
clarifie
la situation, vous trouvez
?
Je trouve que c'est beaucoup plus franc. Je pense que les Français, la démocratie ne peut survivre que si on sait où on marche. C'est le cas de le dire, mais sérieusement. Donc, que M. Édouard Philippe défende la même chose que M. Macron, c'est clair, c'est la même politique européenne,
c
'est la même politique libérale, c'est la même politique. Moi, je défends un autre projet. Eh bien, je veux que ce soit créé, et que les électeurs sachent où
ils vont. On va parler de tout ça dans un
instant. Parce qu'il faut parler du
fond,
quand même.
On va parler du fond dans un instant. Je voulais quand même qu
'on
revienne sur cet épisode qui marquera quand même votre délai politique, cette amitié à l
'époque de l'Alliance.
Je vous propose de faire un petit saut dans le passé, 48 heures après l'annonce de cette alliance politique pour
le second tour. Je vais vous dire pourquoi elle est
importante pour la
suite. On va en parler. Je voulais qu'on revoie quand même la réaction de certains Français, de certains de vos administrés, puis vous allez peut-être pouvoir leur répondre.
On
va regarder le sujet. C'est un sujet de Samira Elgadi.
Un rassemblement spontané. Des dizaines d'habitants de hier se sont donnés rendez-vous sur le parvis de la mairie pour manifester leur déception et leur mécontentement. Nicolas Dupont-Aignan en est le maire depuis 1995.
Qu'est-ce qu'il lui prend ? Il se dit gaulliste ?
Non.
Je suis désolé, mais le général de Gaulle n'était pas d'extrême droite. Et puis, c'est la première fois depuis le début de la Vème République qu'un parti s'allie avec le FN.
L
'adjoint au maire venu célébrer un mariage s'est lui-même fait huer par les manifestants.
Sur
le marché aussi, le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan en Marine Le Pen anime toutes les discussions. Le candidat de Debout la France était arrivé en tête au premier tour, récoltant près de 29% des voix dans sa ville, contre à peine 11% pour le FN.
J'ai
voté pour lui,
mais
là, je me demande si je ne
fais
pas ma chérie. À la limite, qu
'il
fasse comme Mélenchon, pourtant je n
'ai
pas les idées de Mélenchon. Il me
dit
débrouillez-vous, choisissez, abstention, butin blanc. Moi, je vais voter Macron, pourtant je n
'ai
pas les idées de Macron. Moi, je ne vais pas voter pour Marine Le Pen.
Pour
la plupart des habitants, l'image d'hier est entachée par cette prise de position et une ligne jaune a été franchie.
Le Front National, c'est le Front National quand même. Certains points étaient quand même différents et c'est ce qu'ils étaient aussi, qu'on pouvait voter aussi pour lui et pas pour Marine Le Pen.
À hier, rares sont les habitants qui soutiennent leur mère. Pour les trouver, il faut se rendre au café.
Pour lui, il est très très courageux et moi, je suis d'accord avec lui.
Cet habitant n'a pas voté pour Marine Le Pen au premier tour, mais il suivra la consigne du maire.
Vous voulez que je vous dise quelque chose ? Dites-moi. C'est l'exemple type de la manipulation médiatique dont les Français ont ras-le-bol.
C
'est honteux. Je vais vous dire, il
y
a eu des reportages comme ça. Il y avait une maire adjointe socialiste de la ville d'à côté qui s'est fait passer
pour une électrice. Je l'avais vu, vous avez raison. J'ai saisi le CSA. Vous avez raison, mais vous avez vu le CSA. Non, non, non, mais attendez,
arrêtez, arrêtez. Vous
auriez fait
le
même reportage.
Attendez, excusez-moi. Dans l'autre sens,
je
suis maire de ma ville, élu à 80% à trois reprises. Qui a eu des gens déçus, c'est évident. Mais la manifestation organisée, elle était organisée par toute la région, amenée en quart des socialistes du coin, militants. Je les connais, ce
qu'on a vu, des militants.
Les commerçants ne
sont
pas des militants.
Mais vous
auriez pu interviewer, sincèrement, des gens qui disaient exactement la
même chose.
Vous
avez vu à
la fin, il y a quelqu'un qui vous soutient,
qui comprend votre démarche. Bien sûr, non, mais
attendez, plus personne n'est dupe de vos
reportages.
Mais plus personne n'est dupe de cette manière
de prendre parti. En même temps, vous avez changé
de position depuis
quelques jours. Ce qui prouve bien que peut-être que vous avez
senti que ça
a passé mal chez certains des Français.
Je n'ai pas changé. J'ai toujours dit la même chose. Simplement, quand j'ai choisi de soutenir, j'ai été traîné dans la boue par les médias qui ont parlé d'un ralliement, qui ont parlé de l'extrême droite.
D
'ailleurs,
c
'est curieux, Mme Le Pen, avant le premier tour, personne ne la critiquait dans les médias. Au lendemain du premier tour, c'était l'abomination. Vous savez, je parcours ma circonscription
tous
les jours. Il y a des gens très contents qui me soutiennent. Il y a des gens moins contents. Il n'y
en
a pas contents du tout. Mais ce n
'est
pas du tout ça. Pas du tout. Et c'est justement cette espèce de manipulation permanente qui lasse les Français. Et moi, je vais vous dire, en revanche, ce qui est historique, et c'est pour ça qu'il y
a
quelques militants socialistes pas contents, c'est que depuis 20 ans en France,
on
vit avec le piège de Mitterrand. Mitterrand qui était très habile, qui lui avait fait alliance avec un parti stalinien, le parti communiste, et il avait eu raison de le faire, mais qui avait inventé le piège du Front National pour diviser la droite. Alors moi, ce que j'assume, oui,
c
'est la réconciliation des droites.
Ce
que je vais faire pendant 5 ans, c'est faire tomber cette séparation psychologique manipulatrice d'une certaine gauche sectaire qui, relayée par les médias, veut culpabiliser l'électeur de droite de voter pour son pays. Et ça veut dire, très important, ce que j'ai fait, personne n'avait osé le
faire. Ça
veut dire que, par exemple, vous pourriez jouer les facilitateurs du dialogue entre eux. On a vu, par exemple, Marion Maréchal
-Lepin qui a appelé Laurent Bocchier à travailler, vous allez le faire. Mais
plus que ça, je vais être l'artisan de l'union de la droite. Ce que Mitterrand a fait avec l'union de la gauche, je vais le faire avec l'union de la droite.
Et
je vais faire tomber cette barrière psychologique absurde de caricature parce que, je le dis très clairement, je n'ai pas le programme du FN et je vais défendre un programme différent. Pour autant, Marine Le Pen n'est pas d'extrême droite et je n'accepte pas qu'on salisse 11 millions d'électeurs. Et je vais vous dire, j'ai reçu, parce que ça, on ne l'a pas montré à la télévision. Et je vous invite, quand vous voulez, dans ma permanence, des milliers de mails. Tous les soirs, on me montrait les piles. Les contestations,
c
'était ça. Les approbations, c'était ça. 2000 adhésions en 3 jours. 2000 adhésions en 3 jours. Des gens qui venaient des Républicains, du FN et qui disaient, enfin un mec qui dit la vérité, on va reconstruire la France sans être culpabilisé par des militants de gauche qui sont minoritaires en France et qui deviennent majoritaires parce qu'ils nous culpabilisent de nous unir. Alors oui, il faut tout reconstruire.
Mais
il ne s'agit pas d'être comme le FN. Il s'agit de rassembler,
de
faire des compromis. Justement, Nicolas Dupot-Oignon, j'imagine que si vous voulez reconstruire et ne pas faire comme le FN, c'est que vous avez aussi tiré le bilan peut-être des erreurs de la candidate entre les deux tours. Cette semaine, il
y
a eu les mea culpa de Marine Le Pen. Le premier, c'est sur le débat de l'entre-deux-tours. On écoute ce qu'elle disait sur TF1 jeudi soir.
Incontestablement, il y a ce débat qui a été raté, il faut le dire. Enfin, je veux dire, moi je le dis très clairement. J'ai souhaité, j'ai fait un choix, j'ai souhaité mettre en lumière les très grandes craintes que je nourrissais et que je nourris évidemment toujours à l'égard de la politique que va mener Emmanuel Macron. Je l
'ai
fait avec fougue,
je
l
'ai
fait avec passion, peut-être trop de fougue, peut-être trop de passion.
C'est ce que vous vous êtes dit, Nicolas Dupot-Oignon, le soir du débat, qu'elle avait raté son débat ? Non, mais je ne
vais
pas... C
'est elle qui le dit, hein
? Mais peut-être, elle dit ce qu'elle veut sur ce... C'est elle qui le dit. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de construire... Il y a une seule chose qui me paraît très importante,
que
j'ai essayé de faire par cette union.
Non, mais quand même... Attendez
un
instant.
Non, moi je ne suis pas là... Attendez. Moi, je ne suis pas un homme politique qui va aller dire gna gna, on n'est pas en maternelle. En revanche,
j
'ai eu le courage de soutenir au deuxième tour. J'ai le courage aussi de tirer les leçons de l'échec.
Il
faut avoir les deux courages. Tirer les leçons de l'échec, ça veut dire quoi
?
Ça veut dire que je persiste à penser que ma campagne de premier tour, elle incarnait le parfait patriotisme,
serein, de
propositions et de bon sens dont a besoin la France. Et c'est ce que vont porter mes candidats Debout la France
au
premier tour dans les circonscriptions législatives. Et je pense, quand je vous parlais d'union de la droite,
je
pense qu'il faut reprendre les meilleurs des Républicains, Henri Guénaud, Jacques Miard, pourquoi pas Wauquiez, et les meilleurs du Front National. Et qu'ensemble, on va pouvoir bâtir un projet d'alternative. Car l'affaire Macron, ça va durer six mois. Dans six mois, les Français vont comprendre qu'avec Macron, c'est l'argent roi, c'est l'Europe injuste, c'est la mondialisation inhumaine qui l'emporte. Et très vite, les Français vont dire, mais qu'est-ce que vous foutez, vous
?
Eh bien, moi, je veux reconstruire, je veux bâtir, je veux qu'on fasse un programme commun. Je veux un programme commun entre les Républicains qui vont rester et le Front National et Debout la France. Ce programme commun, il va sauver la France le moment venu, quand l'épisode de tous ceux qui ont été la soupe, les Bayrou, tout ça, quand les Français auront compris ce que c'est, eh bien, ils se retourneront vers nous. Mais à la condition qu'on tire le leçon, par exemple, du débat, qu'on tire le leçon de l'échec, qu'on essaie de comprendre pourquoi ça n
'a
pas marché.
Et qu'on tire les leçons, notamment aussi, du positionnement sur l'euro. Vous allez me dire, quel
est
votre point de vue ? On écoute, là encore, le deuxième mea culpa de Marine Le Pen sur l'euro.
Évidemment, j'ai bien conscience que le sujet de l'euro a inquiété considérablement les Français et même, il faut bien le dire, de manière presque irrationnelle. Mais c'est un fait. Et nous allons devoir en tenir compte. Nous allons devoir discuter, réfléchir. Ce sera, encore une fois, le chantier que nous ouvrirons après les législatives. Ce sera, d'ailleurs, le temps du Congrès où tous ces débats-là auront lieu, où chacun pourra s'exprimer. Parce que c'est ça aussi, démocratiquement, la vie d'un mouvement politique.
Alors, votre programme commun sur l'euro, qui était celui de l'entre-deux
-tours, qu'est-ce qui n'y allait pas ? Moi, j'avais
évolué. Et qu'est-ce qu'il faudrait
faire ? Qu'est-ce qu'il faudrait proposer aux Français ? Vous
avez suivi ma campagne présidentielle. Bien sûr. J'avais beaucoup moins d'argent et de temps de parole, souvenez-vous, que les autres. Mais moi, sur l'euro, j'avais déjà évolué. J'ai déjà fait mon travail. Donc, je me réjouis que le Front National fasse son travail. Mais à Debout la France, on l'a fait. On a un très bon programme économique.
Je
suis sur
la monnaie commune, mais il suffit de l'expliquer très concrètement. Et ça peut très bien marcher.
Je vous
donne une minute trente pour expliquer aux Français qui nous regardent quelle est votre proposition en termes de monnaie.
Ce qui a marché entre 1999 et 2002,
c
'est-à-dire ce qui a très bien marché pendant trois ans, c'est là où on a créé le plus d'emplois, sous Jospin au début. C
'était la monnaie commune. Ce n'est
pas ce qu'a
essayé de vous expliquer Marie-Le
Pen dans le débat, justement ?
Peut-être qu'elle a fait avec ses mots. Moi, je le fais avec les miens. Mais vous savez ce qui importe aux Français. Et ce que j'ai dit pendant la campagne présidentielle de mon programme, c'était qu'il ne fallait pas faire de l'euro le préalable. Et c'est ce qu'on avait signé ensemble avec Marie-Le Pen. Et je pense que si Marie-Le
Pen
avait dit tout simplement ce qu'on avait signé ensemble, ça aurait été très clair. C'était quoi ? C'était qu'il ne fallait plus faire de l'euro le préalable. Il faut d'abord baisser les charges des entreprises. Il faut déjà supprimer la directive travailleur
détachée. Ce que dit Marie-Laurent
Richelle Le Pen, d'ailleurs.
Oui, très bien. Supprimer la directive travailleur détachée, ce que veut Laurent Wauquiez aussi. En fait, vous savez, il y a une accélération de
l
'histoire politique. Moi, je veux être l'artisan de cette union. Que le Front National se réforme, tant mieux. Je ne
suis
pas Front National, je n'y serai pas. Debout la France est un parti gaulliste, républicain, sérieux, de bon sens. Je suis convaincu qu'à Debout la France, on va accueillir aux législatives beaucoup d'électeurs. Parce qu'il n'y aura plus le vote utile qui nous a piégés,
qui
a piégé les Français. Combien de gens j'ai rencontrés dans la rue,
et
les sondages l
'ont
montré aussi, qui me disaient on a envie de voter pour vous, mais on ne
va
pas parce qu'on va voter Fillon,
on
va voter Le Pen, etc. Je suis convaincu qu'au premier tour des législatives, Debout la France va recueillir beaucoup de voix.
C'est le moment justement de vous donner la parole, de donner la parole aux internautes qui nous suivent depuis le début de l'émission sur Facebook Live. C'est avec vous, Julie, qu'on va pouvoir interroger directement Nicolas Dupont-Aignan.
Oui,
d'abord un petit point sur cette question qu'on a posée sur Facebook. Nicolas Dupont-Aignan a-t-il eu raison de soutenir Marine Le Pen
? On a
changé la question. La réponse est assez nette, c'est oui à
74%.
On imagine qu'il y
a
eu un petit peu de mobilisation.
Vous avez raison, tout le monde fait ça à chaque fois quand vous êtes ici. C
'est assez
classique.
Ils ont bien fait leur travail. Je n'étais
même
pas
en courant. Je ne savais même pas qu'il y
avait
une question.
Mais en tout cas,
ça se ressent un petit peu dans les commentaires. Il y a des internautes qui écrivent, il est droit, son programme est plus proche de Marine Le Pen que d'Emmanuel Macron. C'est donc logique qu'il ait soutenu Marine Le Pen. C'était un soutien et pas un ralliement, écrit Lucie qui a
bien compris votre positionnement.
Mais attendez, attendez un instant. Quand François Mitterrand a gouverné avec les communistes, ils ont gouverné ensemble. Il
paraît
qu'Edouard Philippe avait gouverné à Macron. Exactement. Quand, j'insiste sur un point, quand il a fait l'alliance PS-PC, il y avait des candidats de premier tour face à face, les communistes disaient que
l
'union est un combat, souvenez-vous. Est-ce qu'on peut revenir à la logique institutionnelle ? D'ailleurs, il y a des républicains qui gouvernent en marche. Mais en revanche, moi, à Debout la France, il n'y
en
a pas un qui gouverne, qui soutient Macron d'un côté et qui soutient l'autre de l'autre côté. Et c'est là la question que vous devrez poser à M. Hortefeux qui va me suivre. J'ai prévu. Julie.
Sur cette question justement du rapport au Front National, Yannick, il pose cette question. Comment pouvez-vous parler de clarté par rapport au Front National après l'avoir soutenu alors que votre slogan c'est ni système ni extrême ? Visiblement, elle trouve que ça
me semble en compétition. Mais parce qu'elle a une
vision, moi, je le dis aujourd'hui, jamais je n'aurais fait l'accord. Jamais.
Avec
le Front National d
'il
y a 10 ans. Jamais.
Je
vous
le
dis très clairement. Mais le Front National d'aujourd'hui n'est pas un parti d'extrémistes.
Il
y a 11 millions d'extrémistes en France.
J
'ai été sur les marchés encore ce matin. Et vous savez ce qui est impressionnant. D'ailleurs, c'est un vrai problème et un vrai défi pour toute la classe politique. Et pas seulement pour nous, mais pour le gouvernement. J'ai le sentiment vraiment d'une séparation qui est plus politique et de classe sociale. J'étais à la sortie d'un hypermarché hier et ce matin sur les marchés. Beaucoup de catégories populaires de toute origine dans ma banlieue multicolore. Venez me dire bravo, vous avez raison. On vous soutient.
On
ne
veut
pas du mondialisme, M. Macron. Et pourtant, ils sont souvent nés à l'étranger. Et de l'autre côté, des gens plus aisés qui me disaient « Ce n
'est
pas bien ce que vous avez fait. C'est horrible. » Et cela veut dire qu'il y a, et on l'a vu dans les résultats électoraux, par secteur géographique, il y
a
deux Frances. Et il faut réunifier ces Frances. Et je le dis à M. Macron, président de la République, parce que moi je souhaite qu
'il
réussisse, même si je suis dans l'opposition claire, nette.
Parce
que je ne pense pas malheureusement qu
'il
va réussir. Mais je souhaite quand même pour lui, pour la France. Eh bien je dis, si on ne réunifie pas les Français, avec de vraies mesures, protectionnistes minimum, on va au-devant de très graves difficultés à l'automne. Et je mets en garde contre la loi travail,
qui
sera une loi de régression sociale dramatique. Et je supplie le gouvernement de ne pas faire par ordonnance. Voilà. Donc pour moi, le Front National, je ne suis pas Front National, mais ce n
'est
pas l'extrême droite.
Sur les projets avancés par Emmanuel Macron, il y en a un, c'est un internaute qui s'y intéresse, est-ce qu'il parle du projet de moralisation de la vie politique
? Il a raison. Pour le coup, je vais vous dire, tout
ce qui fera de la moralisation de la vie politique, je le ferai. Donc vous voterez le projet si vous
êtes
député ? Si le projet est bon, et s'il reprend ma proposition du casier judiciaire vierge pour tout candidat à
une élection,
j'espère,
eh bien je le voterai. Mais moi, écoutez, je ne suis pas là pour faire la guerre. Je suis là pour dire, attention, ne votez pas pour des députés qui vont quand même faire la pire régression sociale qui soit, et qui
vont être soumis à Bruxelles. Pour la
fiscalisation de votre indemnité de représentation.
Tout à fait,
je l'ai réclamé des dizaines de fois. D'accord.
Et je vais vous
dire...
Le nom d'emploi de proches,
le monde de la famille... Je m'y plierai,
puisque certains ont triché et ont déconsidéré, j'ai toujours dit que je m'y plierai.
Sur les élections législatives, il y
a
Noémie qui pose cette question sur le fait que vous présentiez des candidats de chez vous face à des candidats du Front National. Elle pose cette question, est-ce que ce n
'est
pas un petit peu aberrant, parce qu'au second tour,
il
y aura un ralliement, forcément, pourquoi ne pas
s'en servir ? Non,
au cas par cas. Et je vais vous dire pourquoi ce sera au cas par cas. Parce que les appels à voter, au niveau des circonscriptions, ce sont des hommes et des femmes. Il
n'y aura pas un
conseil général
? Mais pourquoi ? Tout simplement parce que c'est chaque candidat qui sait qui il a à faire en face de lui.
Il y a des candidats moins
convenables, moins respectables au Front National ? Ce
n
'est
pas la question, mais ça peut être dans l'autre sens. Je vais vous donner un exemple.
Vous avez décroché d'une loi
moins convenable chez vous aussi. Je vais vous donner un exemple. Si Henri Guénaud
est
au second tour, je soutiendrai Henri
Guénaud. Face
à Nathalie Kosciusko-Morizet.
Oui, je soutiendrai. Dans la deuxième circonscription de Paris. Si j'apprécie
à ceux qui ont voté non des Républicains...
Donc vous enlèverez votre
candidat ?
Bien sûr, bien sûr.
Parce que je crois que je
veux exprimer...
Vous
soutiendrez pas le candidat
Front National dans la
deuxième circonscription de Paris ? Il n'y sera probablement pas, d'ailleurs. Il n'y sera
probablement pas. Donc
c'est plus facile de dire ça, du coup
? Oui, peut-être. Mais quand on ne sait pas qu'il y a...
C
'est une affaire des électeurs et des candidats de chaque circonscription. Ce qui est sûr,
c
'est que je serai dans l'opposition à Macron. Claire. Parce que le programme de Macron est un programme dangereux pour la France. Et tout ce qu'on pourra faire pour éviter qu'il aille trop loin sera positif pour les Français.
C
'est simple.
Oui, juste peut-être une remarque. Il
y
a plusieurs commentaires qui reviennent des gens qui, visiblement,
ont
voté pour vous au premier tour et qui utilisent ce mot de trahison. Qui disent, vous m'avez trahi, M. Dupont-Aignan. Qu'est-ce que vous allez expliquer à
nous, les
électeurs, qui nous
sentons trahis ?
D'abord, j'ai exprimé mon soutien. Je n
'ai
jamais dit... Chacun a été libre de voter. D'ailleurs, ils ne m
'ont
pas tous suivi. Et puis, à l'inverse, il
y a
d'autres gens qui n'avaient pas voté pour moi, qui ont suivi Marine Le Pen. Elle a quand même eu 4 millions de voix de plus. Beaucoup de gauche aussi, d'ouvriers, de salariés. Donc, je vais vous dire, on n'est pas propriétaire de ces voix. Je n
'ai
jamais considéré que j'étais propriétaire. Deuxièmement, ce que je veux que les gens qui ont voté pour moi et qui ne m
'ont
pas suivi comprennent,
c
'est qu'on ne pourra rien faire sans l'indépendance de la France. Moi, je me suis prononcé, là, en gaulliste, pour mener une bonne politique,
il
faut être indépendant, il faut être libre. La France n'est plus libre.
La
France est soumise. Là, je suis d'accord avec Mélenchon aussi. La France est soumise. Et avec Macron, elle sera archi-soumise quand on voit le nom des ministres. Mais je ne leur en veux pas. C'est ce qu'ils ont défendu toute leur vie. Mme Goulard est euro-fédéraliste. Elle va soumettre nos armées à Bruxelles. C'est une folie. Donc, je défends autre chose. Et je dis à ceux qui avaient voté pour moi, s'ils ne comprennent pas que je veux une France libre et que c'est la base de tout. Et puis après, on discute du programme une fois qu'on est libre. Mais il faut d'abord retrouver notre liberté.
C'est pour ça que je reste gaulliste debout la France avec un programme plus mesuré que celui du Front National parce que c'était déjà le cas au premier tour. Et je ne change pas. Et puis après, que le meilleur gagne
?
Vous
venez de
le dire, vous vous positionnez comme gaulliste. Vous l'avez répété deux
fois à l'instant.
Il y a plusieurs internautes qui font cette remarque et qui disent, encore une fois, ça tourne beaucoup autour de ça, sur votre soutien au Front National. Comment vous pouvez vous positionner comme un gaulliste en soutenant
?
Parce que ces gens-là vivent dans le passé. On ne
va
pas vivre éternellement sur 1962 et la guerre d'Algérie. La France, elle bouge. Ou sur
40
-45
et
la collaboration.
Oui, enfin,
attendez,
excusez-moi. Et la résistance.
Il y avait plus de gens d'extrême droite dans la collaboration que
la résistance.
Il y a eu des gens de droite extrême auprès du général de Gaulle de l'action française à Londres.
Et il
y a
eu des communistes qui ont collaboré, des socialistes, beaucoup. Si on regarde les pleins pouvoirs à Vichy,
c'était des socialistes. Et inversement.
Alors, vous savez, on peut sortir tout le passé de la France.
Mais
moi, je ne
suis
pas responsable de ce qu'ont fait les arrières-grands-parents de personnes. Et je voudrais qu'on arrête parce que c'est toujours à sens unique. On ne rappelle jamais les crimes staliniens. 80 millions de morts. Moi, je n
'ai
jamais mis en cause M. Laurent en disant vous êtes responsable de ce qu'a fait Staline. Et le général de Gaulle, contrairement à ce qu
'on
croit, il a rassemblé tout le monde dans la résistance. Et donc, on ne va pas vivre éternellement dans le passé. Il y
a
une belle phrase de Finkielkraut qui dit en France, on passe son temps à se tromper de temps. Les nouveaux fascistes,
moi,
je sais où ils sont. Et le vrai fascisme, on sait où il est. Alors arrêtons. Il est où
? Dans la mondialisation
? Dans la mondialisation, dans l'inhumanité de la mondialisation, dans l'esclavage humain, dans ce qui se passe dans certains mosquées salafistes où là, c'est une nouvelle forme de fascisme. Donc, moi, je crois qu'il y
a
eu beaucoup, comment dire, sincèrement, et d'ailleurs, je vois beaucoup de monde en ce moment sur le terrain, les gens ont été un peu outrés de la manière dont on a transformé les choses, la manipulation psychologique qu'il y
a
eu entre les deux tours. Laissons l'histoire reposer.
J
'ai suffisent de résistants. Je peux vous dire que je n
'ai
aucune leçon à recevoir. Le gaullisme, c'est deux choses. C'est l'indépendance de la nation et c
'est
l'humanisme.
Et
l'humanisme, ce n
'est
pas le libéralisme sauvage, l'exploitation de
l
'homme par l'homme.
Dans ce contexte de recomposition politique, il y a des petits changements qui se font un petit peu autour de vous aussi. Et cet internaute, David, qui pose la question que pensez-vous du départ de deux ténors de Debout la France au Front National ?
Je le conteste. Je leur ai dit ma vérité. Ils n'ont pas compris mon message. Vous savez, on commence à avoir les emmerdes des grands partis. Très franchement.
Parce qu'il y a à la mer, c'est bien aussi des gens proches de vous qui
ont refusé
ce soutien de Marine Le Pen en bas de tour. Mais
je vais vous dire, sur 100 secrétaires des départements...
Vous critiquiez les
LR tout à l'heure, c'est pas mal aussi chez vous.
Oui, mais nous, on
est clair. Il y
a
une ligne. On ne fait pas semblant. Il y
en
a qui partent. Oui, mais au moins, ils partent.
Ils n'ont pas un
pied dedans, un pied dehors. Douard Philippe et le
maire et les armes sont
partis. N'oubliez pas qu'il y
a
20 candidats à LR qui restent à LR et qui n'ont pas de candidats en marche en face. Qui sont dans le flou pour le moment. Le flou, oui, complet. Bon. Nous, c'est clair.
Il
y a eu 5 secrétaires départementaux qui sont partis sur 100 et 2 vice-présidents. Ils sont partis. En échange, on a eu des milliers d'adhésions. Eh bien, moi, je ne
veux
pas force personne. Il y
a
eu une ligne qui a été tranchée par le Conseil national. Ceux qui ne sont pas contents, ils s'en vont. Et puis,
il
y en a deux qui ont cru, peut-être, ils se sont trompés, que parce que j'avais soutenu au second tour, j'allais me marier avec le Front national. Non. Je suis gaulliste. J'ai un parti. Je ne serai pas Front national. Ce n
'est
pas mon histoire, ma culture, même si j'approuve leur patriotisme. Eh bien, ils sont partis. Je conteste leur départ. Je regrette. Eh bien, tant pis. C'est tant pis pour eux. Vous savez, moi, je suis simple. On a un parti avec énormément de nouveaux adhésions. Nouvelles adhésions. On a quand même fait nos 5% à la présidentielle.
Ce
n'était pas si facile dans le contexte du vote utile. On me donnait 1%, 2%. Les sondages ont été à 1, 2% pendant des mois. On a quand même près de 5. M. Amon, 6.
Je
pense que si j'avais eu, si j'avais été dans le débat de TF1... Le débat.
C'est le point débat de l'entretien avec Nicolas Dupont-Aignan. Il y a toujours un point débat avec vous.
Peut-être que je serai au-dessus de 5. Bon, bref. Tout ça veut dire que je veux qu'on renouvelle la vie politique. Le Front National change, évolue. Nous, on évolue aussi. Et puis, il n
'y
a plus que deux partis d'opposition à droite. Les Français choisissent Debout la France ou le Front National.
C
'est eux de choisir.
Et alors, justement, de l'autre côté, il y
a
cet Internet qui demande que penseriez-vous d'une alliance avec M. Guénaud et Wauquiez ?
Mais ravi. Mais moi, je vais vous dire, je n'ai qu'une envie. C'est de rassembler la famille gaulliste de ceux qui veulent l'indépendance de la France, un humanisme, un programme sérieux.
Voilà,
c'est mon rêve. Et je pense que tous les républicains qui vont à la soupe vont finalement libérer peut-être des Guénaud et des autres qui vont comprendre qu'il faut qu'on réunifie la famille politique. Et nous avons devant nous cinq ans très importants pour sauver le pays. Et il faut être sérieux, préparé, travailler, travailler. On va travailler. Mais en attendant, il faut être soutenu par les Français. Donc, je les invite à nous aider. Une dernière question, Julie.
Une dernière question. Allez, on va parler d'argent. Vous l'avez dit tout à
l'heure. Vous êtes... On m'a beaucoup
blessé. Oui. Parce que suspecter que je puisse me faire une action politique pour renflouer des caisses d'un parti, c'est tellement pas moi.
Alors, la question, c'était quoi,
Julie ? C
'était ça, justement.
Où en est-vous de la question ? Où en est-vous de la collecte ?
Et est-ce que vous présentez des candidats, de nombreux candidats aux législatives
? Plus de 400. Justement, pour cette raison.
Pour cette raison, parce qu'on défend des convictions et parce qu
'il
n'y
a
plus que deux partis d'opposition à droite. Il faut
rappeler à chaque
électeur, c'est 1,42€ pour
le parti.
Et justement, j'ai voulu qu'on soit libres, indépendants. Nous bouclons les comptes de campagne présidentielle. Ce sera équilibré de justesse, mais on va y arriver. On n'est pas riches, mais on est riches de nos convictions et de notre droiture.
C
'est
déjà pas mal dans le milieu politique. Merci, Julie. Merci à vous qui vous avez suivi sur Facebook Live. La dernière séquence, la toute dernière, je vous propose de revenir sur la formation du gouvernement. Comme ça, on va la commenter. On regarde pour cela d'abord un sujet d'Amandine Attalaya le jour du Conseil des ministres.
Je
crois qu'il est prévu que nous fassions quelques images.
Face aux caméras, invités pour cette première, le ton est léger.
C'est un peu plaisir de
vous
voir.
Vous
aussi.
Le président plaisante avec son gouvernement personnalité de droite, de gauche et du centre. Mais lorsque la porte sera fermée, Emmanuel Macron leur donnera une série de consignes. Être discipliné d'une fidélité totale et respecter la confidentialité de ces échanges.
Un
peu plus tôt, alors que la conseillère presse du président indique les nouvelles règles désormais plus strictes à la presse, les ministres arrivent. Nicolas Hulot, sans cravate, le seul à ne pas l'avoir prise, le président a mis du temps à convaincre l'écologiste de le rejoindre. Arrivés groupés pour les deux ministres de droite, Gérald Darmanin et Bruno Le Maire qui auront la main sur l'économie et les comptes publics, ils ont déjà été exclus pour cela de leur partie.
Et
puis il y a à tous ceux qu'on ne pensait pas voir un jour dossier ministériel sous le bras. La championne olympique Laura Flessel au sport ou l'éditrice Françoise Nyssen à la culture qui se plie discrètement au jeu des photos quand Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, ne boude pas lui son plaisir d'être là, palme du plus grand sourire ce matin. La presse est mise dehors ensuite. C'est la première fois et la dernière, jure-t
-on
à l'Elysée ? Pas de questions donc à la sortie au ministre, il faudra se contenter du compte-rendu d'un nouveau porte-parole.
Il nous a dit que nous étions les dépositaires de cette alternance profonde.
Visiblement émus de jolis lapsus.
Des parlementaires expérimentaux, des expérimentés, des élus
locaux. Il rappelle
justement à ce sujet un principe de solidarité. Tous les ministres, y compris de droite, devront soutenir les candidats En Marche aux législatives.
Les ministres sont des militants de la majorité présidentielle. Ils ne sont plus des militants de tel ou tel parti politique.
À
la sortie, nouvelle contrainte pour une communication parfaitement verrouillée. Non,
non,
non, j'arrête.
Cette équipe, Nicolas Dupont-Aignan, elle n'a aucune chance de réussir. Vous
ne leur donnez pas
de chance au produit.
Mais non, parce que c'est pour appliquer une vieille politique. Celle qui a échoué depuis 20 ans. Ouverture des frontières, délocalisation, travailleurs détachés, que
soumission à Bruxelles. Vous avez comme l'Allemagne. Ah
ben écoutez, bon courage, bonne chance. Mais la France, ce
n
'est pas l'Allemagne. Et je pense que cette politique ne peut pas réussir parce qu'il ne change pas les causes. En fait, c'est un bel emballage
pour
un produit qui a échoué depuis 20 ans. Et moi, ce qui m'intéresse dans la politique, c'est de changer le contenu
et
pas l'emballage.
Dans
un instant, je vais recevoir Brice Orteveux. Votre pronostic sur la suite des Républicains, ils vont disparaître ? Vous allez les vampiriser
? Qu'est-ce qui va se passer ? Non,
je ne parle pas comme ça d'être de femmes et d'hommes qui mènent un combat politique. Je dis simplement j'ai connu cette famille. Vous savez,
vous
en venez. J'en viens. Je me souviens très bien le premier contact avec Édouard Philippe. J'étais candidat face à Alain Juppé. En fait, Édouard Philippe, il applique la politique de centrisation du mouvement gaulliste qu'ils ont fait avec Juppé.
Ils
ont détruit le mouvement gaulliste et maintenant, ils l'ont rétréci d'ailleurs et ils vont avec les centristes. Voilà. Eh bien, moi, je pense qu'il y a beaucoup d'électeurs républicains et de militants républicains qui aiment la France et qu'on a vocation avec eux à reconstruire une belle famille politique qui défend la France et qui fait qu'on n'est plus soumis à Bruxelles. C'est la question que créent les traités européens. Est-ce qu'on est une région européenne ou est-ce qu'on est un pays libre qui travaille avec d'autres pays libres
? C
'est la nouvelle Europe que je veux, une Europe des nations et des projets. Je pense qu'on a tout à reconstruire mais qu'on a une responsabilité historique. Sinon, on
va
avoir cette espèce de mélasse pendant longtemps. Il faut faire attention.
On
touche à la fin de ce live politique. Merci beaucoup,
Nicolas Dupont-Aignan, d'avoir été
notre invité. Restez évidemment avec nous puisque après le journal, je vous donne rendez-vous pour un nouveau numéro du live politique. D'ailleurs, peut-être on va faire juste le résultat de la consultation.
De la
question, Nicolas Dupont-Aignan, a-t-il eu raison de soutenir Marine Le Pen ? Eh bien, la réponse est oui à 77%.
Vos militants sont là, derrière l'écran. Les militants, je ne sais pas.
Il
y a peut-être aussi des « tout n'est pas organisé », rassurez-vous, j'espère.
Dans 10 minutes, on se retrouve avec un autre invité, Brice Hortefeux, le vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il est fidèle d'entre les fidèles de Nicolas Sarkozy. On a beaucoup de questions à lui poser, de vous imaginer. A tout à l'heure. Merci.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Nicolas Dupont-Aignan