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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 20 mai 2025 4 min

Retailleau / Philippe : la guerre des droites a commencé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Lesdit politique sur europein avec le Figaro. Bonjour Alexis Brazet. Bonjour Dimitri.

Bonjour à tous. Alexis au lendemain de l'élection triomphalle de Bruno Rota. Vous revenez ce matin sur des propos tenus ce weekend par Édouard Philippe.

Passé un petit peu inaperçu mais vous pensez Alexis que ces mots en disent long sur le climat dans le bloc central. Alors disons à droite et au centre droit. Et c'est amusant que vous parliez de centre-Droit Dimitri parce que tout le meeting tenu par Édouard Philippe samedi à Marseille avait pour objet de prouver qu'il était vraiment de droite et que son futur programme présidentiel serait, je cite, un vrai programme de droite.

Et pour en convaincre son auditoire, Édouard Philippe n'y est pas allé de main morte. La France est l'un des pays les plus violents d'Europe. L'insécurité n'est pas un sentiment, c'est une réalité quotidienne.

Ceux qui parlent d'ensauvagement ont malheureusement raison. On se refuse à nommer les choses. Une partie de la violence est liée à l'immigration.

Dans la bouche de celui qui ici même, il n'y a pas si longtemps disait à Sonia Mabrou, une interdiction générale et absolue du port du voile dans le sport serait contraire à ce qu'est la laïcité en France. Bah le changement de ton est confondant. Si on était taquin, on dirait Bruno Retaillot sort de ce corps.

Mais comme on se contente d'analyser, on dira qu'Édouard Philippe en responsable politique conséquent a compris. Il était jusqu'ici le seul candidat déclaré à l'élection présidentielle. Il doit désormais compter sur son flanc droit avec un concurrent sinon officiel du moins évident, Bruno Retaillot.

Et à la fin des fins, surtout s'il s'agit d'affronter le candidat RN au second tour, et ben il y aura pas de place pour deux. Vous voulez dire Alexis qu'entre Édouard Philippe et Bruno Rotaillot, ça y est, la guerre est déclarée. Elle a commencé dimanche soir à la seconde même où Bruno Rotaillot a été proclamé président de LR.

Alors c'est une guerre encore feutrée, souterraine certes parce que bon, on siège dans la même majorité, on va partir ensemble à la bataille municipale pour bouter hors de leur mairie les élus socialistes ou écologistes et dans un premier temps, bah au moins tout ça ça devrait contenir les hostilités. Mais en vérité oui, il s'agit bien d'un affrontement entre deux droites ou entre une droite et un centre droit. L'une libérale conservatrice, l'autre technoprogressiste, l'une qui proclame avec Rotaillot notre seul adversaire c'est la gauche mélanchonisée.

L'autre qui avec Édouard Philippe a voté communiste aux législatives pour faire barrage aux RN. Alors l'une et l'autre se ménage pour l'instant mais au fond on le sait bien. Les amis d'Edouard Philippe regardent Bruno Rotaillot comme un câau réac anachronique totalement décalé sur les sujets dissociétaux et ce de Bruno Retaillot considère Édouard Philippe comme un techno bobo un peu gauchot complètement déconnecté du peuple sur l'insécurité et l'immigration.

Et selon vous Alexis cette bataille qui peut la remporter ? Alors, disons qu'Édouard Philippe a pour lui l'arithmétique euh derrière le Renne. Certes, il caracolle en tête des sondages présidentiels depuis au moins 3 ans, mais son parti Horizon compte peu de militants et il a assez peu finalement de relais dans la classe politique.

Bruno Rotaillot, apprend lui la dynamique. Il part de beaucoup plus basé par l'effet de souffle de sa triomphale élection. Son parti LR est regoné à bloc et son r son réseau d'élus reste puissant.

Ce qui est frappant, c'est que ce duel annoncé rappelle furieusement un autre duel, une autre primaire officielle, celle-là qui en 2016 avait vu s'affronter à la Jupée dont l'un des principaux lieutenants était, je vous le rappelle, Édouard Philippe et François Fillon dont le premier soutien était Bruno Retaillot, éternel retour. Alors bon, on s'en souvient, ce duel là, c'est François Fillon qui l'avait gagné contre le favori Jupé. Heureux praisage pour Bruno Retaillot.

Mais ne l'oublions pas à la fin celui qui a remporté la timbale c'est un troisème laron nommé Emmanuel Macron. L' dit politique sur europein. Merci Alexis Brazet.

À la une du Figaro ce matin. L'aide à mourir les risques de dérive divise l'Assemblée nationale. Merci Alexis.

Yeah.