Rentrée politique : le chaos, saison 2
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'ouvre le second débat de ce sens public. Le dernier en direct de la saison, on a décidé de se projeter vers l'année politique, la prochaine année politique. Les grandes dates, les personnalités à suivre.
Nos éditorialistes de la saison prochaine ont fait leur choix. Ils vont nous les présenter dans 2 minutes. Mais d'abord on jette aller un coup d'œil dans le rétroviseur en prononçant la dissolution. 9 juin 2024, Emmanuel Macron voulait clarifier la situation politique 13 mois plus tard.
Je crois que je prends aucun risque éditorial en disant que c'est raté. Gér Brabier. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale.
C'était la surprise du chef de l'État. Au soir d'élections européennes où le RN sort largement en tête, Emmanuel Macron annonce renvoyer les Français aux urnes. Bran le bas de combat dans tous les camps.
À gauche, c'est l'alliance du nouveau front populaire. À droite, le chef des LR Erik Siotti choisit de sceller impact avec le RN quand l'ex majorité tente de sauver les meubles d'une dissolution qu'elle n'a pas souhaité. Bilan, au soir des résultats, trois blocs sans majorité.
Faute de clarification, Emmanuel Macron joue la montre. Il laissent passer l'été olympique et les camps avancés leurs candidats. Début septembre, nouvelle surprise, c'est Michel Barnier qui est nommé premier ministre marquant le retour aux affaires DLR allié de circonstan avec le bloc central.
Vous m'avez donné des non pas des leçons enfin les enseignements même si ça n'a duré que 8 mois que l'on apprend quand on est premier ministre. Ça va me très utile. Michel Barnier fera encore plus court à Matignon tris petits mois et puis s'en va balayé par une motion de censure.
La majorité requise étant atteinte, la première motion de censure est adoptée. Il est remplacé par un autre vieux routier de la politique française, le Béarnet François Baï, allié de la Macronie depuis 2017 et qui mesure la tâche à accomplir. Je n'ignore rien de l'Himalaya qui se dresse devant nous.
Pour ne pas subir le même sort que Michel Barnier, François Baou obtient des socialistes une non censure sur le vote des budgets en échange d'engagement comme un possible retour sur la réforme des retraites avec le lancement d'un conclave. Nous sommes dans l'opposition mais nous avons aussi signifié notre ouverture au compromis. Le RN lui aussi temporise bloqué par l'agenda judiciaire de sa chef de fil.
Fin mars, Marine Le Pen est condamné dans l'affaire des assistants parlementaires européens. 4 ans de prison dont de ferme mais surtout une inéligibilité de 5 ans avec exécution provisoire qui la privait de candidature à la présidentielle. Le système a sorti la bombe nucléaire parce que nous sommes sur le point de gagner les élections.
Faute de majorité. François Baïou avance pas à pas au Parlement principalement en s'appuyant sur des initiatives parlementaires, narcotrafic, loi du plomb sur l'agriculture, réforme électorale à Paris, Lyon et Marseille. Mais le Premier ministre le sait, ce sera comme pour Michel Barnier sur le prochain budget qu'il jouera sa survie à son poste.
Au 15 juillet, il dévoile enfin son planutt massif. un effort, je vous épargne le calcul que nous avons défini depuis longtemps, au moins à hauteur de 40 milliards d'euros. En l'État, les oppositions promettent la censure au BR conviendra l'heure d'examiner son budget, laissant planer l'incertitude sur la suite.
Et pour ce dernier débat en direct de la saison, on a donc décidé de vous présenter les éditorialistes qui vont m'accompagner sur ce plateau à partir du mois de septembre. Tranui évidemment directrice adjointe de la rédaction de public sénat mais alors également présentatrice des questions au gouvernement et le couteau suisse de de la rédaction. Je sais que ça vous adorez quand je présente comme ça.
Donc c'est pour ça que je le fais. Non, vous suivez surtout la vie politique, la vie parlementaire depuis une quinzaine d'années. Il y a Elgons de vous accueillir.
Bonsoir. Vous êtes déjà venu sur ce plateau comme invité. Vous êtes chroniqueur politique sur France interre, ancien chef du service politique de France info et de Francere.
Et puis on va rappeler l'un de vos livres qui tombe pile poil les étés meurtriers. Les politiques ne prennent jamais de vacances. Je pense que ça ça vaut pour cet été.
C'est pour cet été c'est publié chez Plomb. Il y aura des chapitres à rajouter. Oui, il y aura quelques chapitres à rajouter.
Michel d'Armand, éditoraliste politique. Bonsoir Michael qui est à votre place depuis quelques semaines. Vous suivez vous aussi la vie politique depuis de nombreuses années, auteur de plusieurs essais sur les coulisses du pouvoir et puis vous avez aussi été correspondant au proche- Orient pour plusieurs médias européens.
Et alors, il y a ceux qui sont en duplexe, je n'ose dire, en vacances parce que c'est pas très sympa. Anne-Charlenzina, bonsoir Anne Charlè, bienvenue à vous. Votre mine vous trahit un petit peu quand même.
Euh constitutionnaliste, maître de conférence en droit public, autrice avec Thomas Negarov 5e République anatomie d'un régime en crise aux éditions Les Arènes. Merci de prendre quelques minutes, trois quart d'heure de votre temps pour participer à ce à ce débat. et Jean-Sébastien Ferjou.
Bonsoir Jean-Sébastien, fondateur, directeur de la publication du site Atlantico depuis 2010 et puis je vais rappeler que vous avez été et ça nous rappelle un souvenir commun. Bonsoir le rédacteur en chef, l'un des rédacteurs en chef du magazine 7 à8 sur TF1. Ça ne réjunit pas mais ça nous rappelle quelques bons souvenirs.
Alors, je vous ai donc demandé à tous les cinq de choisir un événement et une personnalité qui vont marquer la la prochaine saison 25 26 de septembre à juillet prochain. Euh 10 10 en 45 50 minutes, c'est un défi. Je sais pas si je vais réussir à le tenir mais on va on va essayer.
Vous avez choisi Tam les municipales. C'est évidemment le premier scrutin de la saison prochaine, mars. On n pas encore les dates précises mais c'est le mois de de mars.
Pourquoi cet événement ? Qu'est-ce qui vous semble marquant ? Alors déjà, bien sûr, c'est un scrutin important pour les administrés he qui vont choisir leur élu préféré.
C'est un choix d'abord local, mais ça vous aura pas échappé que c'est placé quand même à un an de la présidentielle. On pourra pas s'empêcher d'avoir une petite analyse du scrutin municipal comme potentiellement annonciateur de la suite. Et d'ailleurs à ce titre, ben il y aura plein de questions qui vont se poser sur est-ce que LFI va enfin réussir à s'encrer localement sur les territoires qu'il et bien habituellement législative.
Est-ce que le RN va poursuivre sa conquête dans la dynamique de ce que l'on a vu au législativ ? Est-ce que les écologistes vont réussir à conserver les fiefs conquis lors de leur dernière percé au municipal ? J'observe en tout cas que c'est un scrutin qui est déjà dans toutes les têtes et on se refait pas notamment dans les textes au niveau parlementaire puisque je vous rappelle que le dernier texte qui a été examiné lors de cette session, c'est le texte sur Paris-Lon-Mseille pour une réforme dispute pour les municipalistes.
C'était extrêmement tendu l'objet d'ailleurs de de d'un affrontement he quasiment entre François Baou et le Sénat. Et quel est le premier texte qu'on va avoir euh au mois de septembre, le 23 septembre au Sénat ? Très exactement, c'est un texte sur le statut de l'élu.
Donc c'est un texte, vous voyez, un peu de de calinothérapie pour les élus qui pour certains, c'est vrai en ont gros sur la patate. Alors, c'est vrai que si on regarde le il les les résultats des dernières élections donc européennes et législatives, on a quand même un Rassemblement national qui a démontré à la fois son son maillage et sa et sa puissance. Les élections municipales, c'est plutôt un scrutin difficile pour le RN.
Il peut faire mentir cette tradition. Qu'est-ce que vous en pensez ? Il y a presque un presque deux mondes parallèles, deux univers qui ne se rejoignent pas entre le national et le local.
Vous remarquerez à chaque fois que dans le local, on retrouve souvent un affrontement très classique gauche, droite, gauche républicaine, droite républicaine, PS LR, ça bouge pas beaucoup. Alors que ces deux parties-là qui ont été euh au cœur de du bipartisme ou des alternances pendant 50 60 ans sous la 5e République, ont tendance à être très effacé et à et à être minoré au niveau national dans les élections nationales. Et pour le RN Li, c'est l'inverse.
C'estàd que leur leur cœur de métier, j'ai envie de dire, c'est les élections nationales. Euh pour le RN, on verra évidemment s'il y a quand même des conquêtes possibles. Je pense à la ville de Nî, je évidemment Perpignan qui est qui est déjà dirigé par le par le RN, mais hormis ces quelques grandes villes-là, c'est pas forcément un scrutin euh gagnant gagnant pour eux.
Je me tourne vers Jean-Sébastien Ferjou parce que l'une de vos marottes, Jean-Sébastien, c'est c'est la passion des cartes électorales, des circonscriptions. Ah oui, quand on devient éditorialiste, on révèle un certain nombre de de de secrets. Voilà, préparez-vous.
Et donc vous avez dû regarder ça de près. Il y a il y a des villes qui pourraient élire pour la première fois des grandes villes à Méren pour vous ou pas forcément. Ça peut être au contraire un scrutin d'affaiblissement.
Mais je pense que les villes effectivement elles ont été citées. Ça peut être Nim mais ça peut être des villes essentiellement peut-être dans le sud-est plus qu'ailleurs parce que le RN est relativement handicapé dans toutes les petites et moyennes villes parce que ça reste un choix qui est assez polarisant et il y a beaucoup de petites villes, même des villes moyennes he même des villes qui peuvent être de 10000 15000 habitants qui ont des difficultés à créer des listes à recruter des gens qui aient envie de se présenter. Donc l'étiquette rène, elle est lourde à porter dans ce type de contexte là.
Alors que évidemment dans des très grandes villes ou dans des villes où le Rassemblement national est très fort, il peut avoir des députés, c'est plus simple. Mais effectivement, je pense que les municipals ne sont pas une élection très favorable au rassemblement national et souvenez-vous des régionales qui avaient précédé les dernières présidentielles, on s'attendait à une très forte vague à l'époque du Rassemblement national et ça n'avait pas du tout été le cas parce qu'il y a un problème d'implantation territoriale de ce parti. Et quand on regarde leur fédération départementale par exemple, bien souvent elles ont très peu de militants.
Il y a un bout du travail en quelque sorte qui n'a pas encore été achevé par ce parti. Anne Charlen, vous nous faisiez signe. Donc je vous donne la parole.
Mais attention, si tout le monde prend la parole sur tous les thèmes, on va pas réussir à traiter les 10. Mais allez-y, je vous écoute. Un petit mot très court pour expliquer peut-être un peu ce problème d'implantation locale du RN, c'est que en en localité, surtout sur les municipales, on fonctionne par coalition.
C'est-à-dire que les couleurs politiques se diluent un petit peu. Vous avez des divers droites avec des divers gauches, tout le monde travaille un petit peu ensemble et c'est très difficile à faire avec un RN justement qui lui euh reste toujours un peu chimiquement pur parce que il a du mal avec les coalitions. Donc je pense que ce qu'il faudra surveiller aussi au municipal c'est si euh certaines alliances et bien sautent un petit peu comme ça a été le cas pour les provinces espagnoles où en réalité et bien les parties plus à droite ont fait sauter les premières digues en se coalisant avec certains autres partis de droite.
Donc faudra surveiller ça aussi. Ouais. Alors, on choisit un autre événement.
Alors, vous auriez pu tous vous a demandé une liste de personnalités, deux événements comme ça ensuite moi j'ai fait mon marché, j'ai pu essayer de donner une cohérence à tout ça. Vous auriez pu tous choisir évidemment le procès en appel de de Marine Le Pen pour la faire des assistants parlementaires européens du RN. Michael, c'était votre choix.
Alors, je crois que c'est à la rentrée qu'on va connaître les dates de l'audience. Déjà, c'est début septembre qu'on saura à quel moment le le le procès aura lieu. Vous nous dites quoi ?
Ça va être une sorte de coup d'envoi de la de la campagne présidentielle, on peut dire ça comme ça. Oui, parce que d'après ce que l'on croit comprend dans le premier calendrier en tout cas qui avait été mentionné en tout cas par des de la justice et que ce serait plutôt sur juillet qu'on aurait 2026 qu'on aurait la décision finale. Donc en juillet 2026, ça va donner en fonction du résultat effectivement le coût d'envoi de je dirais de du du casting.
C'estàd que la question va on va on va savoir maintenant à partir de la décision quelle attitude va choisir Marine Le Pen en fonction du résultat. Là en ce moment elle fait elle fait comprendre qu'elle ira quoi qu'il arrive parce qu'elle est dans une logique aussi de vouloir contrer les véléités en tout cas les ou les ambitions de Jordan Bardella. Mais après quand elle faudra décider vraiment si elle est une fois de plus mise sur la touche inéligible de façon sévère, c'est-à-dire avec une exécution provisoire.
Et quelle sera donc effectivement son sa cette décision ? La décision du parti ? Est-ce que c'est le plan B qui va se mettre en place ?
Ce sera différent à ce moment-là parce que si supposons que ça soit Jordan Bardella qui reprennent le flambeau, on n'est pas dans la même configuration. Euh vraisemblablement, il y aura une ça déclenchera une forme de recomposition des droites qui viendront tous essayer de retirer de tirer un bout de un bout de la couverture et un bout du carburant électoral de Ren et si c'est Marine Le Pen, alors dans ces cas-là, on verra comment ça va se passer aussi à l'intérieur du par donc ça peut être quoi début de l'été 2026 sens d'après ce que l'on comprend début d'été 2026 on aura une décision et donc ça va aligner les positions et déclencher effectivement tous les processus politiques. OK avec il y a d'autres Anne Charlen, je reviens vers vous parce qu'il y a d'autres procédures qui visent le RN en France ou en Europe d'ailleurs hein.
Le RN et ses alliés au niveau européens. La ligne de défense depuis des mois c'est quoi ? C'est à sur les juges avec un une dimension politique qui est quand même intéressante à décoder.
Alors c'est c'est la grande question de cette mutation du parti. En fait, on a repris ici dans cette logique de défense un logiciel qui est très geniniste en fait. C'est-à-dire que depuis 88, les recours Front national contre les juges sont foisons.
En fait, c'est leur manière de se défendre. Mais ce qui est assez original, c'est que là, on a affaire à un parti qui vraiment devient en stratégie de la cravate, un parti qui se prétend parti de gouvernement et qui pourtant ne change pas cette logique antijuge. On l'entendait dans le sujet qu'on a passé, le système a sorti la bande nucléaire.
Donc on est encore dans cette attaque du système et on va se demander combien de temps ça va durer. Est-ce que Jordan Bardella s'il est choisi comme numéro 2 justement pourra continuer avec ça ? C'est ça va vraiment être la question de l'année je pense.
Ça va être intéressant. Il y a un mot rapide avec des paradoxes énormes quand même parce qu'on a vu Marine Le Pen et elle a perdu son recours pour l'instant devant la Cour européenne des droits de l'homme pour condamner la justice française pour une exécution provisoire d'inéligibilité qui porterait préjudice au citoyen et à la candidate qu'elle veut être. Alors que cette CEDH, elle a passé des années à la consp en disant qu'il fallait en sortir, que c'était euh euh une humiliation pour la France et cetera et cetera.
Il y a pas de complexe hein de quand il faut recourir au droit euh contre la contre la politique, elle y va. Mar effectivement avec effectivement la question que vous commenciez à poser euh Jordane Bardella qui se prépare déjà en tout cas juste après la condamnation de Marine Le Pen évidemment il était sur les très tôt manifestation de de soutien. On est le 6 avril et il parle de cette provocation des juges.
Cette décision judiciaire injuste et scandaleuse prononcée contre Marine et visant à l'éliminer de la course à la présidentielle est d'abord une attaque directe contre la démocratie. Une blessure pour des millions de français patriotes. Ce n'est pas seulement absurde et révoltant.
C'est une provocation face à laquelle il nous appartient de défendre notre honneur et de défendre jusqu'au bout notre innocence. Donc là, on est le on est le 6 avril mais depuis Tam, il y a eu quand même un certain il y a eu un chaud effroid quoi dans dans le binôme Bardella Le Pen. Il y a eu une interview de Marine Le Pen où elle laissait la porte ouverte à à Jordan Bardella et lui on a quand même plus l'impression que maintenant il se prépare quoi.
Oui. Puis il y a eu aussi un moment où elle a dit que Jordan Bardella par exemple sur la Nouvelle-Calédonie n'était pas du tout à la hauteur et que il pouvait pas maîtriser absolument tous les dossiers. Marine Le Pen, moi j'ai quand même le sentiment que même si tout le monde a compris qu'il y avait un plan B comme Bardella, elle est quand même en train de de pas vouloir lâcher la place.
Et d'ailleurs, c'est la partition qu'elle a joué depuis hier pour dire bah la motion de censure, c'est du sérieux. S'il y a une dissolution et ben je me représenterai quand même. Quand elle dit j'irais jusqu'à présenter une QPC, une question prioritaire de constitutionnalité pour contester l'exécution provisoire de ma peine d'inéligibilité.
Donc elle est quand même en train de dire en tout cas tout ce que je dis actuellement c'est c'est du sérieux et essayer d'anticiper sur l'année prochaine pour dire et bien là encore je suis tout tout aussi motivé h Jean-Sébastien votre avis là-dessus parce que quand on regarde les sondages de popularité euh Bardella Le Pen c'est à peu près au même niveau d'ailleurs. Souvent Jordan Bardella un peu un peu au-dessus depuis quelques mois mais mais ça se transforme pas forcément en électeur au moment d'une présidentielle. La question que tout le monde va se poser si euh Marine Le Pen est empêché de de se présenter, c'est est-ce que est-ce qu'il a les épaules ?
Votre avis ? Est-ce que Bardella sera euh un des un des personnages majeurs de de la prochaine saison ? La question c'est surtout est-ce que les électeurs penseront qu'il a les épaules parce que il reste très jeune et on voit bien que le le votre Rassemblement national repose sur une logique de contestation, une envie de renverser le système, de changer le système, d'où la rhtorique d'ailleurs même avec la stratégie de la cravate, d'où la rhtorique qui reste quand même toujours assez anti antisystème.
Maintenant quand les Français votent, ils votent en se projetant vers l'avenir. C'est-à-dire que un sondage, c'est une chose parce que je crois que beaucoup de gens ont aujourd'hui compris que répondre à une question dans un sondage, ça produisait des effets politiques immédiats. C'estàd que si vous publiez un sondage même 2 ans avant une présidentielle disant "Ah, cette fois-ci Marine Le Pen pourrait être à 51 %, ça produit des effets politiques." Et donc, je crois que il y a une forme d'intelligence comme ça de l'utilisation de cette démocratie médiatique du quotidien qui s'est installée en France.
Une élection dans les urnes, ça reste encore autre chose. Nous sommes un pays, vous savez, où quand on regarde les chiffres de l'INC, qu'on prend les transferts sociaux au sens large, c'est-à-dire en intégrant le coût du système de santé, des écoles et cetera, il y a 70 % des Français qui reçoivent plus de l'État qu'ils n'y contribuent. Et dans un pays comme ça, moi je crois qu'il n'y a pas d'aventure politique et le Rassemblement national et peut-être Jordan Bardella un peu plus parce que précisément il manque d'expérience, il n'a pas vraiment d'autres expériences été président du Rassemblement national, ça continue à représenter une forme d'aventure politique.
Alors on vous a demandé de choisir des personnalités qui vont marquer la prochaine année politique. Par exemple, Dominique de Villepin. Mais qui a choisi Dominique de Villepain ?
On l'écoute d'abord. J'ai trois enfants. Je regarde la jeunesse de ce pays.
Cette jeunesse, elle a déjà été par trois fois sacrifiée. La dette sans doute jamais de retraite, la dette écologique. Donc il y a un sacrifice qui est fait de nos enfants et ça je ne l'accepte pas. notre génération et moi, quel que soit mon âge, mon premier devoir c'est de faire en sorte d'apporter jusqu'au bout la contribution qui est la mienne.
Dominique de Villepin veut apporter sa contribution et je me tourne vers Anne Charlin Bezina puisque c'est vous Anne Charlin qui l'avait choisi avec un un décodeur vous qui parlez peut-être le vilpin couramment ça veut dire qui fera tout pour être candidat à la présidentielle tout simplement. Alors, c'est vrai qu'il faut décrypter du Jean-Michel à peu près quand même quand on quand on lit du Dominique de Villepin parce qu'il est candidat mais pas trop quand même hein. Il sait pas il sait pas forcément se placer mais moi je crois que c'est la personnalité à suivre parce que ça peut être un peu le BP Grillot de l'Italie, c'est-à-dire ce fameux trublion qu'on attendait pas étant donné qu'il a des paroles un peu rassurantes pour la gauche.
On le voit d'ailleurs dans les sondages des sympathisants de gauche, il est il caracolle en tête mais il peut aussi rassurer une forme de droite un peu régalienne étant donné qu'il a été au pouvoir, qu'il a ce caractère un petit peu vieille France qu'on qu'on lui prête aisément. Je rajoute aussi un point, c'est qu'en fait il a une revanche à prendre parce qu'il faut pas oublier quand même que à la fin de Matignon, il a eu un caillou dans la chaussure qui s'appelle Nicolas Sarkozy qui l'a empêché un petit peu de réaliser son rêve. Donc je pense que il y a il y a toute cette idée d'un destin non réalisé qui pourrait permettre quand même qu'on ait une une candidature assez intéressante à regarder avec en plus tout le système il passe il n'y aurait plus eu de président de la République depuis George Pompidou à mon avis en date si on l'écoute.
Donc vraiment quelque chose d'intéressant à suivre ou avec effectivement cette haine cuite et recuite entre Dominique de Nicolas Sarkozi. Je me souviens d'une discussion quand il était encore à Matino, il suffisait de de prononcer les mots Nicolas Sarkozy pour et on avait 20 minutes de diatribe ininterrompu. Dominique de de Villepin.
Un Dominique de Villepin qui a quand même été nommé à Matignon par Jacques Chira qui a 20 ans. Il a il aura 72 ans, j'ai vérifié en novembre prochain. Alors je vais rentrer l'année prochaine dans le club des des sexa donc je vais pas pratiquer le jeunisme.
Mais quand même, est-ce qu'il peut représenter Michel Darmont l'avenir de la France ? En tout cas, il il incarne un discours qui est très entendu effectivement en partie à gauche parce qu'en fait il représente quelque part ce discours du sud. Il il représente aujourd'hui parce que c'est comme ça qu'il a créé son espèce du sud de la France de la France du sud global ce qu'on appelle.
C'estàd effectivement cette autre partie de de de la planète qui considère qu'il n'y a pas que l'Occident. Exact. Il a commencé sa campagne lors d'une très longue émission avec face à Plenel dans la bibliothèque du Québéran Lei où pendant 25 minutes et je vraiment je vous encourage tous à la regarder, elle est très intéressante pendant c'était il y a 5 6 mois pendant 25 minutes il expliquait pourquoi il fallait que il soit un candidat à élection présidentielle et qu étaient les raisons géopolitiques.
Ça c'est la première des choses. Et puis effectivement, il il veut représenter et c'est comme ça qu'on on le comprend, il veut couvrir cet espace qui va de la gauche à la droite la droite régalienne que représentait quelque part Jacques Chirac, c'est-à-dire nous ne sommes pas dans une logique alignée. Et donc il est dans cette dans cette préparation.
Il a construit son petit parti pour pouvoir justement aller récupérer des signatures et il est en négociation, on se laisse dire en ce moment avec même un certain Aurélien Pradier qui pourrait le rejoindre si les discussions aboutissent. En tout cas, c'est ce qui se dit dans les coulisses en ce moment de de la vie politique française. Et donc il est effectivement et Anchen a raison, je pense que c'est quelqu'un qu'il faudra regarder pour voir dans quelle mesure il réussira à construire sa revanche.
Ouais. Alors, vous avez choisi Yel un autre ancien premier ministre, c'est Édouard Philippe. Alors lui, il est officiellement candidat à la présidentielle, il se cache pas.
Il enchaîne déjà les meetings. Tiens, comme ici à Marseille, c'était en mai dernier. Mais moi, je ne suis pas là pour défendre la pureté de la droite française.
Je suis là pour défendre la France. Je suis là pour défendre les Françaises et les Français. Alors à tous ceux à tous ceux qui se demandent si nous sommes à cette droite assez populaire assez en même temps, je retourne la question.
Êtes-vous prêt à travailler avec nous pour construire un grand projet d'ordre dans la rue, dans les comptes, de justice par le travail et le mérite, de prospérité par l'innovation et la jeunesse, de citoyenneté exigeante et de puissance nationale ? Philippe qui connaît quand même un léger et encore je suis peut-être un peu gentil trou d'air dans dans dans les sondales gos qu'est-ce que vous pensez de sa stratégie comment vous anal stratégie du temps long et est-elle adaptée au temps courts et aux urgences que l'on vit en ce moment c'estàd que il il a voulu le faire à la Chirak le Tour de France des des préfectures et des sous-préfectures quand il rentre dans sa mairie du Havre il a une carte de France il met une petite aiguille partout où il est passé donc c'est bien il structure alors pour le coup il a un vrai parti structuré il a son groupe à l'assemblée mais aujourd'hui rien que sur le budget sa réaction un petit peu décalée par rapport à ce qu'on appelle le socle commun quand il dit que ce planl ne réglera aucun problème puisil y a pas de réforme de structure. Est-ce que c'est c'est à double tranchant parce qu'on a envie de lui dire Édouard Philippe dis-nous quel est ton plan de cette grande réforme cet effet wou là qui ne peut pas sinon il casse sa stratégie du temps long donc est-ce qu'elle est encore adaptée comment tenir la distance il y a eu le le coup de colère je suis en colère la une du point de mémoire au printemps puis son livre le le prix de nos mensonges très bien mais ça c'est encore du constat mais d'ailleurs on peut considérer pardon j'interrompre que François Bairou il est sur son terrain le moment de vérité.
Enfin, c'est c'est c'est c'est dû Édouard Philippe dans le texte et lui qui était perçu comme immobile se met à gérer des urgences. Voyez donc comment tenir la distance à part envoyer des cartes postales régulièrement jusqu'au municipal mars 2026 au Havre ? On risque d'être toujours de rester sur notre fin sur quel est votre programme, monsieur Philippe, je veux bien écouter entendre Jean-Sébastien Ferjou là-dessus sur le le bon timing pour annoncer ce grand plan de redressement que que qui nous promet parce que quand on démarre aussi loin de l'échéance, c'est effectivement compliqué de de tenir de tenir les futurs électeurs en haleine.
D'autant qu'Edouard Philippe est dans une espèce d'entre deux où il essaie d'occuper le terrain et de dire des choses mais en disant surtout pas grand-chose. La stratégie du temps long, moi je l'appellerai surtout la stratégie de l'évitement et je pense qu'il a un calendrier qui est pas facile parce que pour garder la mairie du Havre, il va être obligé de rester centre gauche compatible parce que au re il peut être menacé par la gauche radicale en quelque sorte. Donc s'il veut être réélu, il faut que les électeurs de centre gauche à minima ne votent pas contre lui.
Et ça ce sont deux agendas difficiles parce qu'au niveau national, on voit bien qu'il y a plutôt une droitisation de l'électorat de enfin une droitisation en tout cas une attente de d'affirmation de discours déterminé de droite chez les électeurs de droite et au niveau local ben il faudrait qu'il fasse l'inverse. Et comme je ne crois pas qu'Edouard Philippe a jamais démontré un très très grand sens politique, il est plutôt en quelque sorte en situation d'attendre. hein, c'était déjà ce qui se passait pendant la campagne Jupé dont il était l'un des piliers avec Gill Boyer, c'était surtout tant que les sondages nous mettent en tête, ne bougeons pas et c'est un peu ce qui à mon sens est en train de se reproduire à nouveau avec Tam.
Il y a il y a un baromètre là qui est intéressant qui est sorti dans Paris Match, le baromètre Hiphop Fiducial pour match et et Sud Radio. On voit quand même beaucoup de président qui dévissent quelle leçon on peut en tirer ? Est-ce qu'il peut finalement ça ça déroule pas un terrain pour une personnalité sortie d'ailleurs quoi qui est pas dans dans le dans le disque dur des Français depuis depuis des années.
Vous voyez ce que je veux dire ? Bah, j'observe qu'en tout cas ça montre une lassitude des Français vis-à-vis de la façon dont se tient actuellement la vie politique et ressentie par absolument tous les politiques sur l'immobilisme, les textes qui n'ont pas grand intérêt, les réformètes, l'impression qu'on arrache des pattes de mouche. J'observe que dans le sondage, il y a une personnalité qui s'en sort et qui est un peu euh qui qui sort un petit peu du, c'est quand même François Ruffin.
Donc je trouve que c'est quand même une une personnalité qui qui a qui a été un peu hors système mais qui qui est rentré dedans. Est-ce que ça peut correspondre à ce qui est recherché dans dans sa capacité quand même à parler un petit peu plus franchement à savoir à l'ancien journaliste et cetera ? Enfin moi je pense que dans le sondage c'est en tout cas celui qui s'en sort de renouvellement.
Je renvoie à la présentielle 2007. En 2006, les sondeurs s'arrachaient les cheveux, ils testaient 6 ou 7 socialistes de mémoire. Là, c'est la même chose.
Tout tout peut tout est nouveau. Ouais, tout est nouveau. Allez, ce qui va forcément rythmer nos débats à partir du mois de de septembre.
On reprend l'antenne, le 1er septembre en direct, mais d'ici là, il y aura évidemment des meilleurs moments de l'émission. On va pas complètement quitter l'antenne, mais vous pouvez noter sur vos agendas 1er septembre, on revient on revient en direct et on va forcément beaucoup parler de la menace de censure contre le gouvernement Bairou avec cette question. va-t-il de nouveau obtenir une forme de mensuitude du Parti socialiste ?
Pour l'instant sur son projet de budget, c'est mal parti. Écoutez, c'est à François Baot de nous dire et ses ministres quelles sont les marges de négociation, quelles sont les marges de discussion. Ce que je vous dis en tout cas, c'est que en l'État, ce budget est impossible pour nous, est inacceptable pour nous.
Donc soit le gouvernement modifie considérablement sa copie et prend en compte nos demandes de justice fiscale, nos demandes de laisser de côté toutes les mesures qui font porter un effort sur les classes populaires et et les classes moyennes. Soit sinon il y aura une censure comme nous l'avons fait pour Michel Barnier. Nous pouvons le faire à nouveau.
Uncharina, vous avez choisi de de nous parler de de cette perspective de de censure d'un gouvernement Bairrou qui tomberait qui tomberait quand d'ailleurs pour vous ? Et ben, c'est la c'est la grande question en effet et suivant quand est-ce qu'elle tombe à mon avis elle peut ne pas avoir la même saveur. Moi, j'imagine mal qu'elle tombe au début de la négociation budgétaire.
J'imagine qu'on sera à nouveau sur un scénario comme celui de Michel Barnier en fin de mois de décembre, mais encore une fois avec peut-être la même saveur, vous savez, deal jusqu'à la dernière ligne droite qui qui finalement donne le sentiment que tout ce qui est construit peut-être déconstruit et et j'ai peur que cette motion de censure là, elle soit encore plus difficile à faire passer au français parce que qu'est-ce qui viendra ensuite ? Est-ce que la menace de dissolution sera effective ? Et est-ce que cette dissolution changera vraiment quelque chose à la donne parlementaire ?
Est-ce qu'on se lance à nouveau dans des élections législatives 15 jours avant les élections municipales ? Est-ce qu'il y aura des deals dans cette motion de censure qui seront en fait un peu ceux des municipales ? Comment est-ce qu'on pourra faire de la coalition au Parlement si on le fait pas pendant les municipales ?
Et comment est-ce qu'on peut le faire si on le fait pas sur le budget ? Enfin, je pense vraiment que c'est pas la même que l'année dernière et en plus comme tout passe et tout, l'idée qu'on soit encore sur une loi de finance spéciale ou encore sur les sur les mêmes cuisines que celle de l'année dernière, j'ai peur qu'on soit vraiment dans une période de décrochage de la confiance des Français qui est attestée par tous les sondages d'opinion d'ailleurs, qui soit vraiment fatal sur cette motion là. Donc, je la surveille comme une forme de crise de régime.
Ouais. Ya, les les politiques ne prennent jamais de vacances. C'est ce que vous publiez il y a quelques quelques années chez Plomb.
Ça me rajunit pas non plus. Moi ça sera ça sera le cas cet été vers beaucoup de négociation de tractation notamment avec le PS. Ça serait un chapitre incroyable à écrire parce que 15 juillet on a donc ça y est le plan il a été fait pour ça pour que tout l'été s'infuse pour qu'il y ait de la négo en coulisse pour que les Français eux-mêmes un peu la théorie de la dinde à Noël où en repas de famille on parle un peu de de la vie publique et de ce de ce qu'on veut pour la France.
Bah là, c'est le moment aussi de se dire alors peut-être avec de la colère, le sentiment d'injustice, mais ça va faire parler pendant 3 mois. C'est la copie V1 pour l'instant, mais la copie finale, on verra euh dans 3 mois. Et juste pour rebondir sur ce que dis Anne Charlinen, euh la non confiance des Français, c'est une chose, mais il y aurait double censure à mon sens, censure politique et censure des marchés financiers.
Alors justement, on va en parler des marchés financiers parce que je voudrais peut-être que ils vont mettre tout le monde d'accord hein dans et que les politiques devront finalement se plier à ce que les marchés financiers décideront. Regardez le compteur de la dette. Ça ça va devenir, je crains que ça devienne un récurrent de sens public.
On a ce site qui propose de voir voilà, ça c'est la dette publique de la France qui qui déroule en temps réel. on est à 3 3393 euh milliards et c'est évidemment François Bairou dans son dans son discours qui disait c'est plus de 5000 € par seconde euh et depuis ça a été vérifié par un certain nombre de confrères, on est même plutôt plus près des 5800 que bon bref c'est vertigineux et et ça Jean-Sébastien, c'est l'événement que vous avez vous choisi, c'est-à-dire des marchés financiers qui pourraient quoi sonner le toxin en quelque sorte ? Mais en tout cas, il y a une vraie pression des marchés obligataires ou des marchés de la dette.
Parce que vous savez, moi ça me fait penser un peu aux gaulois qui avaient toujours peur que le ciel leur tombe sur la tête. Et la dette, c'est un peu ça en France, c'est on a peur mais on n croit pas vraiment parce qu'on voit bien dans Astérix Obélix que à aucun moment il n'envisage véritablement que le ciel leur tombe sur la tête. Et ben pourtant là, nous sommes dans une situation où des morceaux de ciel en tout cas pourraient commencer à nous tomber sur la tête.
Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que il faut bien comprendre que la dette c'est un produit financier et que en l'état pour les gens qui veulent placer des liquidités, ils croient pas tellement à l'économie réelle.
Donc il préfèrent acheter des des bons du trésor, des obligations parce qu'ils se disent bon ben même au pire si la France me remboursait que 95 % de ce que j'ai de ce que je lui ai prêté, j'ai quand même 95 % alors que si j'investi dans une usine, je peux me retrouver avec beaucoup moins et en plus avec des procès et beaucoup d'ennui. Sauf que là sur ce produit financier là, sur la demande de la dette, ben il va y avoir des concurrents qui arrivent parce que jusqu'à présent, il y avait un peu une pénurie pour les gens qui demandaient de la dette, qui voulaient acheter de la dette pour placer leur argent parce que l'Allemagne finalement bah vend assez peu de dettes. Les États-Unis, ils en font mais pas suffisamment.
Et vous voyez bien que les gens, ils ont ils vont pas aller acheter de la dette chinoise, de la dette russe, de la dette saoudienne parce qu'il y a beaucoup trop d'instabilité, d'incertitude juridique. Et donc là, la dette française, elle risque soudainement d'entrer en concurrence avec des dettes mieux notées que nous. Et on voit maintenant, c'est déjà c'est déjà le cas, vous regardez les taux, la France commence à s'endetter plus cher que l'Espagne ou que la Grèce parce que notre situation inquiète les marchés.
Je crois que François Bairou d'ailleurs en est conscient parce qu'à mon avis il s'est adressé au moins autant au marché financier qu'au français avec cette cette intervention cette semaine. Et donc la menace qui peut peser sur la politique l'année prochaine, c'est vraiment ça parce que le jour où il y aura un vrai rissement sur les marchés, la charge de la dette, ça va faire très très mal. Un mot là-dessus, Michel.
Bon, on va tout simplement se rappeler le calendrier. Si à la rentrée euh de 2025, il y a une censure euh voir une dissolution, euh on le le quinquena est tout simplement terminé. Hm.
Parce que euh tout simplement euh il supposons même qu'il y ait une censure sans dissolution. Ça veut dire un nouveau gouvernement, en tout cas, un nouveau chef du gouvernement et qui forcément vaouloir faire un nouveau discours de politique générale, qui va devoir tenter de faire passer le budget. On sera ensuite à un anélection présidentielle.
C'est terminé. Et d'ailleurs, les sondages qu'on a évoqué tout à l'heure montrent bien que les Français sentent bien à travers les personnalités qui sont aujourd'hui aux commande que il n ils vont attendre. Ils vont ils vont attendre et on va rentrer dans dans cette période là où on va devoir remettre sur la table pour le débat présidentiel tout ce qui n'aura pas été fait et faire le bilan également de cette lente décomposition.
Éloir Philippe avait eu cette formule de la poutre qui travaille. Je pense que la poutre est est s cassée et est tombée. Voilà.
Et de ce point de vue-là, elle est tombée sur les français. Alors, on a on a déjà évoqué les municipales, on a évoqué à l'instant la dette, on a évoqué évoqué la la motion de censure, il m' il m'en manque une question évidemment le procès en appel de Marine Le Pen et vous avez choisi il a elle un un autre événement et puis ensuite on terminera trois personnalités politiques. Je fais mon teaser he Bruno Rotaillot, François Hollande et Emmanuel Macron.
Et vous avez choisi de nous emmener au Brésil à Bem. Bem à partir du 10 novembre, c'est la COP 30. Alors, vous êtes un mauvais élève parce que j'avais dit politique française, mais en fait de de cette COP 30 et de ces enjeux, ça permet aussi de parler de quoi ?
De l'ambition environnementale de la France. On peut dire ça exactement parce qu'on a vu Emmanuel Macron jouer évidemment le contrepied total comme en 2017 avec Trump. Euh on accueille des réfugiés scientifiques, hein, pas des réfugiés climatiques, mais scientifiques.
Euh, euh, notamment à à l'université d'Exenprovce créé un statut spécifique. On a vu le sommet des océans où il a voulu reverdir euh sa fin de de quinquena Emmanuel Macron. Et pourtant, on voit à quel point c'est compliqué.
Au sein même du gouvernement, on a assisté à des duels homériques. Enfin, c'est presque même plus du quak. C'est des des gens qui devraient même plus pouvoir cohabiter ensemble.
Espanier Runaché d'un côté ministre de la transition écologique Bruno Rotaillot de l'autre ministre de l'intérieur s'écharper sur faut-il arrêter vers un moratoire sur les énergies renouvelables ce qui entre parenthèses est un position de l'éolien et du photovoltaïque pour être un peu plus publiqu pour du côté de R mais effectivement il alors là il y a deux il y a deux de points de vue ou deux idéologies totalement opposé donc une COP 30 en plein baclash écologique au niveau Bruxellois, Parlement européen où c'est très net. D'ailleurs, c'est le RN qui va être en charge de la l'orientation climatique au Parlement européen. Et à ça, ils veulent en faire une tribune he sur l'écologie punitive, l'orientation 2040.
Et puis en France évidemment avec une succession de loi, vous les avez vu passer au Sénat, la loi du plomb évidemment euh la loi qui a supprimé les feu les voilà donc on est on est dans un moment charnière paradoxal parce qu'à chaque fois qu'il y a une canicule, on se redit ça va pas, il faut tout changer et puis dès que la canicule est passée, on revient à as usual, business as usual, doncup. Allez, on termine avec nos nos trois personnalités. Si vous rejoignez à l'instant, c'est un dernier débat en direct de sens publique avec les éditorialistes qui vont m'accompagner tout au long de la saison prochaine.
Tam Tranui, Michel d'Armond, Yel Go, Anchin Bezina et Jean-Sébastien Ferjou et Tam. Votre personnalité ? Alors c'est pas très original franchement hein.
Mais j'avais proposé des trucs beaucoup plus originaux mais c'est vous qui avez choisi. Bruno inacle. On écoute Bruno Rota.
Ce que j'ai proposé, c'est que on puisse jusque en mois de septembre prochain travailler avec le groupe parlementaire du Sénat, le groupe parlementaire de l'Assemblée avec notre mouvement pour faire des propositions. Il est hors de question, nous sommes un parti de gouvernement, il est hors de question de protester sans proposer et nous l'idée c'est que on puisse sur un certain nombre de points par exemple sur les fameux de jours fériers obtenir une formule sur lequelle on mettrait plus de travail dans l'économie mais aussi en valorisant ce travail. Donc il faut qu'on fasse ces propositions ensemble.
Et alors je vais je vais m'appuyer sur votre expérience de journaliste parlementaire TB. Est-ce que vous voyez une métamorphose de Retaillot ou pas finalement ? Alors moi je trouve qu'il change pas d'un yota par rapport à ce qu'il a toujours été et je trouve que c'est sans doute une des choses qui fait vraiment sa particularité.
Moi je le je le reconnais, je sais pas, je le connais depuis maintenant une quinzaine d'années, je l'ai vu évoluer. Pourtant, il a même changé de famille politique hein, puisqu'il était à l'extrême droite non inscrit au début au Sénat au début des années 2010 avant de devenir patron de LR, maintenant ministre de l'intérieur. Mais j'ai pas l'impression que son logiciel il est tant changé que ça.
Alors Bruno Rota pourquoi est-ce que je pense que c'est une personnalité à suivre l'année prochaine ? Parce que la question c'est combien de temps va-t-il pouvoir rester ministre de l'intérieur alors qu'il est patron de LR ? Le ministère de l'intérieur, ça a été sa rampe de lancement médiatique pour obtenir une stature nationale pour arriver à conquérir le parti.
Mais bien sûr bah il y a un moment il va devenir l'ennemi de l'intérieur. C'est ce que vous avez commencé à dire. à elle en disant bah oui, il est quand même pas d'accord avec le reste du gouvernement sur un certain nombre de sujets et d'ailleurs même il a envie de forcer le trait parce que bien sûr il pense à 2027 et pas seulement quand il se rase et il a quand même besoin maintenant d'avoir bah une voie propre LR et ça reflète d'ailleurs le positionnement bizarroïde de LR qui n'est ni dans le socle commun ni tout à fait extérieur et qui est vraiment à la à la frange.
Donc ça ça dit aussi quelque chose de ce bloc qui se qui se délite et qui a été amené à gouverner ensemble que contraint par les circonstances. Oui, effectivement. Anne Charlen Bezina, si je me souviens bien dans dans une interview il y a quelques mois, j'ai plus la date en tête mais Bruno Rota avait posé la question de l'état de droit et de de la capacité de le remettre en question.
Puis après, elle était un peu revenu en derrière en disant "Bon, c'est pas l'état de droit, mais c'est l'état du droit." Mais c'est c'est ça va être un enjeu quand même important euh dans son positionnement politique à l'avenir. Alors c'est vrai et euh notamment à mettre en parallèle avec les les RN dont on a parlé qui ont vraiment ce logiciel antijuge.
En fait, on se rend compte que le parti LR, mais pas uniquement dans la voie de Bruno Retaillot, hein, avec Laurent Voquier et cetera, maintenant adopte aussi une posture très borderline par rapport à l'état de droit. Il y aurait en fait des empêchements juridiques à euh saisir une question politiquement. Et ça, c'est vrai que c'est quelque chose sur lequel au niveau du gouvernement il a été obligé de revenir.
Mais est-ce que ça fera partie par exemple de son programme de campagne en tant que candidat de dire et bien justement je veux sortir de certains systèmes juridiques et cetera ? On sait que d'ailleurs quand il a été candidat à la présidence DLR, il avait déjà proposé par exemple la diminution des pouvoirs du conseil constitutionnel. Donc ça m'étonnerait pas que ça puisse faire partie de ces enjeux de campagne futur.
Oui. Et grâce à Elsa Dariula, voilà, on a retrouvé la date, le journal, c'était LJDD et la citation. 30 septembre, l'état de droit, ce n'est pas intangible ni euh sacré.
Euh Jean-Sébastien Ferjou, ça ça est-ce que ça pour vous ça trouve un une résonance auprès des Français ce discours-là ? Ça va contre le le le sentiment d'un blocage des politiques. Vous voyez ce que je veux dire ?
Oui, et je crois pas du tout qu'il y ait d'attente de la part des Français de revenir sur l'état de droit ou sur le fait que nous vivions dans un régime démocratique. Je pense que les Français sont très attaché à ça, même s'ils peuvent exprimer par ailleurs une lassitude démocratique au sens où ils voient que notre démocratie est passablement bloquée. Mais je crois pas que les LR soient borderline par rapport à l'état de droit.
Pour revenir sur ce que disait euh pardon sur ce que disait Anne Charlen, il constate simplement et je pense que ça ça entre en résonance avec une vraie préoccupation des Français qui ont l'impression que de toute façon, quels que soient les choix électoraux qu'ils font, il y a désormais des blocs de constitutionnalité et des magistrats, que ce soit au niveau national, au niveau du Conseil d'État, du Conseil constitutionnel ou au niveau européen, de la Cour européenne des droits de l'homme ou de la Cour de justice de l'Union européenne qui finalement restreignent tellement la souveraineté du peuple que ça en vient à être une autre forme de mise en danger de la démocratie parce que je crois que depuis 1945, on a voulu préserver la démocratie des emportements populaires mais qu'on est allé tellement loin qu'on est en train de la fixer et donc je pense qu'il y a des gens qui à droite effectivement essayent de porter cette préoccupation là certainement pas en voulant revenir sur l'état de droit et moi je trouve que quand Bruno Rota avait employé cette expression là c'était très très maladroit de sa part mais effectivement en disant on peut revenir sur l'état du droit alors ça fait réagir évidemment en en plateau on a encore deux personnalités mais on va y arriver Il nous reste François Holland mais qui a choisi François Hollande et puis Emmanuel Macron très vite. Là, je vote pour Anne Charlen qui sur la tête Charl parce que si vous voulez quand aujourd'hui Nicolas Sarkozi n'a aucune gêne à inviter Jordan Bardella à prendre le petit déjeuner à prendre le café pardon dans ses bureaux de la rue de Miroménil pour le remercier quelque part de l'avoir soutenu sur la Légion d'honneur Jordan Barnella qui lui-même n'a aucun complexe avec l'état de droit. Il y a une alliance là antijuge qui est manifeste puisque des deux sont concernés, les deux subissent des procédures judiciaires à la fois Nicolas Sarkozi et les élus RN en ce moment.
Non, je pense que ça annonce effectivement des débats très houleux en 202627 sur faut-il changer la constitution, comment, par l'article 11 ou pas, ce qui serait extrêmement dangereux. Alors, sera-t-il une des personnalités de la prochaine année ? François Hollande, écoutez-le tiens.
Justifier sa candidature nouveau Front populaire, c'était il y a un an au législative en Corè. Demain peut être un jour particulièrement sombre. Alors, je suis arrivé à un moment de ma vie où mon destin est accompli, où je ne suis mu par aucun intérêt personnel et où je suis dans l'obligation de servir la France et les idéaux qui sont les nôtres.
J'ai donc considéré que je devais participer à la campagne du Nouveau Front populaire. Je ne l'ai pas fait individuellement, je le fais dans les esprit collectif et je j'appartiens à cette dynamique là. Jean-Sébastien Ferjou, c'est vous qui avez choisi François Hollande ?
J'avoue avoir été un peu surpris. Expliquez-nous. Oui, je pense que François Hollande est toujours l'homme qu'on ne voit pas venir ou qu'on ne voit pas en l'occurrence revenir.
Alors, je suis d'accord avec ce que ce qu'expliquait pardon Tan tout à l'heure sur Bruno Rota. Moi, je pense qu'il y a il y aura on va revenir plus vers un rapport gauche gauche droite et que dans ce jeu-là, Bruno Retaillot d'une part et François Hollande sont les mieux placé déjà parce que quand on regarde l'élection 2022, il y a eu un phénomène de vote utile. C'estàd qu'il y a eu beaucoup d'électeurs qui envisagaient de voter pour Valérie PC, pour Éric Zemour, pour X ou X candidats, pour Yannick Jad qui se sont reportés directement dès le premier tour vers leur choix de deuxième tour parce qu'ils avaient très très peur.
Alors pour les uns d'un deuxième tour Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon pour les autres d'un deuxième tour Macron, Emmanuel Macron, Marine Le Pen. Et je pense que dans le jeu politique, il y en a qui sauront essayer de se positionner là-dessus que François Hollande est le meilleur tacticien de la vie politique française. Mais c'est par pure élimination hein.
Il y a deux stratégies. Il y a un Bruno Retaillot qui essaie d'incarner une forme d'espoir. Alors après, il parviendra-t-il parviendra-t-il à unifier la droite là-dessus ?
C'est un vaste c'est un vaste débat. et et François Hollande qui est sur une stratégie beaucoup plus modeste en quelque sorte qui est la stratégie du plus petit dénominateur commun. Parce qu'on a parlé de François Ruffin tout à l'heure, mais François Ruffin, moi je ne vois pas comment quoi quand disent les sondages aujourd'hui, il pourrait arriver à séduire aussi bien une gauche sociale-démocrate voire des déçus du Mac enfin de de du centre gauche macronis que la France insoumise.
Il a tenu des propos qui ont heurté à la France insoumise notamment quand il parle des immigrés. Alors après on peut les partager ou non mais en tout cas on voit bien que il est loin d'avoir une popularité simple. Dominique de Vilpa, on en a parlé.
Moi je veux bien que quand on a vocation à être champion de la droite, on a sa candidature chez Louis Plenel, mais ça me paraît quand même être un peu contre nature entre guillemets et on a oublié à quel point d'ailleurs Dominique de Villepin avait été écrasé par Nicolas Sarkozi en 2007 et que ça n'était pas que la lutte entre les deux hommes, c'était aussi très politique. C'était aussi la droite qui Merci beaucoup parce qu'il nous reste une personnalité, c'est celle que vous avez choisie Michael d'Armond. C'est l'actuel locataire de l'Élysée.
Emmanuel Macron. Vous vous pariez sur une sorte de tournée d'adieu, c'est ça en quelque sorte qui a déjà commencé ou qui va commencer. Elle va se placer, elle va se passer de fait de manière institutionnelle.
Nous aurons le dernier 11 novembre qui sera donc à la rentrée. Puis on sait pas s'il sera férier ou pas le prochain 8 mai. Il y aura encore des beaucoup de voilà de les derniers vœux, avantderniers vœux, ceux de ceux de 31 décembre et à chaque fois que maintenant le président de la République va prendre la parole ou prendre des décisions, on aura peut-être la dernière décision de dissolution ou pas ou de nomination d'un nouveau dernier très certainement gouvernement avant avant son départ et on va à chaque fois maintenant commencer à poser les grandes réflexions sur le bilan de cette décennie Macron.
On va commencer à appeler aussi la décennie Macron. Qu'est-ce qu'on aura vécu ? Il aura scénographié la contradiction par le en même temps mais il aura été percuté par toutes les crises.
Il aura promis de mettre la France dans le la nouvelle ère. Mais peut-être aura-t-il été le dernier représentant d'un monde ancien. On va voir effectivement dans quelle mesure la France aura changé avec lui et effectivement dans quelle mesure le macronisme, le dépassement va-t-il lui survivre à tout simplement au fait que il va quitter le pouvoir ? que oui, ce sera à chaque fois quelqu'un qui va générer beaucoup de questions et beaucoup de bilans et de et de belles réflexions.
Un autre sujet, c'est qu'il va rester un personnage de la politique puisqu'il a on a quand même senti qu'il ne qui cherchait à potentiellement pouvoir revenir en 2032. Donc c'est son discours devant les jeunes ou devant les jeunes Macronistes. Voilà.
Moi je pour vous qui allez devenir 69, rappelons que qu'Emmanuel Macron n'est que dans sa quarantaine donc il passé comme ça la saison. Non mais c'est vrai que on a parlé de plein de revenants potentiels là qui ont plus de 70 ans. Lui il a encore largement le le temps devant lui.
Et puis moi j'ai quand même parfois l'impression que les Français peuvent être un peu amnésiques. Donc parfois on peut détester quelqu'un et le réadorer. Enfin il est mieux par un système c'est de réussir là où tout le monde a échoué.
Souvenez-vous, on disait on n jamais réélu cohabitation. Ouais. Ou et il a remarqué que personne n' jamais réussi à revenir.
Anne Charlin, un dernier mot, 20 secondes. He oui, il y a une petite anecdote qui faudra absolument surveiller, c'est va-t-il ou non siéger au Conseil constitutionnel ? Parce qu'on rappelle quand même que les anciens présidents sont normalement membr à vie.
Donc il a une retraite assurée s'il a envie de pas faire grand-chose. Merci beaucoup. Merci Anne Charl, merci Jean-Sébastien, merci à tous ici en plateau, il y a Michel Tam.
Évidemment, je serais ravi de vous retrouver dès le le 1er septembre à Dream Team des éditorialistes de Sens Public. Ça donne envie de refaire peut-être des débats comme ça entre vous à quelques occasions la la saison prochaine. On verra bien.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que c'était notre direct, dernier direct de la de la saison. Je voudrais vous remercier toutes et tous pour votre fidélité parce que ça tombe bien, vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à à suivre Sens Public notamment depuis qu'on est sur le canal 8 de la de la TNT. Je voudrais remercier Périne Tarna la directrice de l'information de de Public Sénat, Elsa Dariula la rédactrice en chef, les programmateurs au FOVEL, les Louis Hrich et puis notre stagiaire cyprien Rousseau.
C'est toujours dur le destin de sens public, c'est de voir les stagiaires partir comme ça tous les tous les 6 mois. Donc il y en aura un nouveau ou une nouvelle peut-être d'ailleurs à la à la rentrée. On vous laisse pas tout seul, il y aura des bestofs pendant pendant cet été.
En tout cas, merci encore. Merci aussi à toutes les équipes techniques, toutes les équipes éditoriales de Public Sénat. C'est toujours un bonheur de travailler avec vous.
Rendez-vous donc le 1er septembre. On sera là pour le la 5e saison de de Sens Publique. Ça passe vite.
Merci beaucoup. À très vite. [Musique] [Musique]
François Bayrou