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InterviewRFI (sur YouTube)· 16 février 2016 18 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Mardi politique - Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat (2e partie)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous pensez des propos de Manuel Valls sur les positions irréconciliables à gauche ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Une primaire avec un président, ça peut s'organiser rapidement ?

  • 2:14OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce n'est pas un moyen de relégitimer la candidature de François Hollande ?

  • 2:37FerméeRéponse directe

    Les primaires pour vous, c'est fait pour l'opposition uniquement ?

  • 4:13OuverteRéponse partielle

    Plusieurs candidatures à gauche, ce n'est pas l'élimination assurée au second tour ?

  • 5:45OuverteRéponse directe

    Si la gauche échoue en 2017, est-ce qu'il peut y avoir une scission ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueFait
    « Jean-Luc Mélenchon dit hors de question que ce soit avec les sociaux traîtres, pour employer un mot ancien avec ceux qui gouvernent aujourd'hui. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « Le président de la République, il est légitime parce qu'il est président de la République. »
  • 2:43Invité politiqueFait
    « Nicolas Sarkozy n'avait pas fait de primaire lorsqu'il était président de la République. »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « C'est pour ça que je crains, je crains que ce soit irréconciliable. »
  • 5:18Invité politiqueFait
    « Depuis 2012 maintenant, même avant la moindre loi votée, les communistes ne votent pas la confiance. »
  • 5:31Invité politiqueFait
    « Manuel Valls dit hier soir, dans sa circonscription, dans son ancienne circonscription, il commence à y avoir des points de vue irréconciliables. »
  • 12:11Invité politiqueChiffre
    « Marine Le Pen a fait 6 millions de voix à l'élection présidentielle de 2012. 8 millions aux élections régionales. »
  • 15:33Invité politiqueFait
    « Il a été élu président de l'Assemblée nationale par ses pairs en 2012. »

Temps de parole

  • Didier Guillaume72 %
  • Présentateur12 %
  • Invité9 %
  • ?6 %

≈ 27 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Didier Guillaume, Manuel Valls a dit hier, il était dans une espèce de réunion publique meeting, dans son fief à Corbeil-Essonne, qu'il était défavorable à une primaire de la gauche qui aille de Mélenchon à Macron. C'est un peu ce qu'avait suggéré pourtant Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS. Il a évoqué des positions irréconciliables à gauche. Qu'est-ce que vous pensez de ces propos du Premier ministre ?

0:26
Locuteur

Il

0:26
Didier Guillaume

y a des positions irréconciliables à gauche.

0:29
Locuteur

Je

0:29
Didier Guillaume

pense qu'il faut le constater.

0:31
Locuteur

Nous

0:31
Didier Guillaume

avons besoin aujourd'hui

0:32
Locuteur

de

0:33
Didier Guillaume

regarder ce qu'est la gauche.

0:35
Locuteur

Nous

0:35
Didier Guillaume

évoquions au début de notre émission ceux qui veulent réformer,

0:39
Locuteur

ceux

0:40
Didier Guillaume

qui veulent être plus dans la contestation.

0:42
Locuteur

Et

0:43
Didier Guillaume

aujourd'hui, parler d'une primaire, lorsque l'on sait que Jean-Luc Mélenchon dit hors de question que ce soit avec les sociaux traîtres, pour employer un mot ancien avec ceux qui gouvernent aujourd'hui, quand Pierre Laurent, je regrette, secrétaire général du PSF, dit OK pour une primaire, mais à condition que ce ne soit pas avec des gens qui soutiennent le gouvernement actuel. Alors je dis que

1:06
Locuteur

ce

1:06
Didier Guillaume

n

1:06
Locuteur

'est

1:06
Didier Guillaume

pas possible d

1:06
Locuteur

'avoir

1:06
Didier Guillaume

une primaire. Soit c'est une primaire de toute la gauche

1:08
Locuteur

et

1:09
Didier Guillaume

tout le monde se dit à la fin, celui qui est désigné sera le candidat unique de la gauche, et là ça pourrait s'entendre. Soit ce n'est pas le cas et c'est compliqué. Mais pourquoi moi je suis opposé à la primaire pour ce premier argument qui est de fond, qui est vraiment important ? Mais parce que lorsque l'on a le président de la République, si le président de la République souhaite se présenter à l'élection présidentielle,

1:32
Locuteur

à

1:33
Didier Guillaume

nouveau, comment peut-il à la fois s'occuper de terrorisme, s'occuper de l'Europe, de la sortie ou non de l'Angleterre, des réfugiés, de la sécurité, de l'éducation, de l'économie, et puis aller battre les tribunes le soir dans toute la France pour débattre face à des...

1:50
Locuteur

Ça s'aménage une

1:51
Présentateur

primaire peut-être avec un président. Ce n

1:54
Locuteur

'est

1:54
Présentateur

pas obligé d'avoir une campagne qui dure des mois, ça peut s'organiser. Et quand on a un président dont la cote de popularité ne cesse de baisser, qui a une courbe du chômage qui ne s'inverse décidément pas, qui n

2:05
Locuteur

'est

2:05
Présentateur

pas en position forcément de légitimité totale pour être candidat, est-ce que ce n

2:10
Locuteur

'est

2:10
Présentateur

pas un moyen, vous en parlez de Notre-Dame-des-Landes et du référendum pour sortir par le haut, de relégitimer cette candidature ?

2:15
Didier Guillaume

Vous savez, le président de la République, il est légitime parce qu'il est président de la République. Donc moi je n'accepte pas, je respecte ce que vous dites, mais qu'on puisse dire que sa légitimité est en cause. Tout peut s'aménager.

2:27
Locuteur

À être

2:27
Présentateur

de nouveau candidat

2:28
Locuteur

? Je

2:28
Didier Guillaume

pense qu'il a mieux à faire que de se lancer dans la primaire, mais on verra ce qu'il décidera, s'il décide d'y aller ou pas.

2:36
Locuteur

Donc attendez,

2:37
Invité

ça veut dire que les primaires pour vous, c'est fait pour l'opposition uniquement ?

2:41
Didier Guillaume

Oui, je crois. Je crois très sincèrement. Nicolas Sarkozy n'avait pas fait de primaire lorsqu'il était président de la République. Nous, nous l'avons inscrit dans les statuts du Parti Socialiste. Donc aujourd'hui on nous dit oui, mais c'est dans les statuts. Mais même

2:53
Locuteur

François Hollande à l'époque avait reproché à

2:55
Didier Guillaume

Nicolas Sarkozy de ne pas se

2:56
Locuteur

prêter à ce jeu-là. Et en

2:57
Didier Guillaume

se disant, nous-mêmes, il faudra qu

2:59
Locuteur

'on

2:59
Didier Guillaume

se prête à chaque exercice.

3:01
Locuteur

Il y a changé d'avis. À cet

3:02
Didier Guillaume

exercice. C'est possible, c'est possible. En tout cas, moi je pense que vraiment, ce serait plus un handicap qu'un avantage. Maintenant, s'il y avait toute la gauche

3:11
Locuteur

en

3:12
Didier Guillaume

se disant un seul candidat de gauche et on y va, ça se discuterait. Mais en même temps, je vous le redis, il a beaucoup de choses à faire, le président de la République, que d'aller, parce que s'il y a une primaire, il y a débat. Et s'il

3:25
Locuteur

y

3:25
Didier Guillaume

a débat, ça prend beaucoup de temps. Donc voilà, moi je pense que

3:29
Locuteur

les Français... Et puis il y a 50

3:29
Invité

nuances de socialistes aussi. Oui,

3:31
Locuteur

mais

3:31
Invité

ce

3:32
Locuteur

n'est pas

3:32
Didier Guillaume

le sujet de 50 nuances de socialistes. Parce que alors là,

3:34
Invité

pour

3:34
Locuteur

le

3:35
Didier Guillaume

coup, si François Hollande était...

3:37
Invité

Non,

3:37
Locuteur

mais enfin,

3:38
Invité

entre ce que vous appelez les réformistes, entre les sociolibéraux et puis Mélenchon, il y a quand même une abîme.

3:46
Locuteur

C'est pour

3:46
Didier Guillaume

ça que je crains, je crains que ce soit irréconciliable. Je le

3:50
Locuteur

regrette. Mais ça veut dire que vous ne reprocherez pas d'autres

3:52
Didier Guillaume

candidatures, comme celle de Jean-Luc Mélenchon, comme celle de Cécile Duflo ? Bien sûr que non. À partir du moment où il n'y a pas la possibilité de faire une primaire de toute la gauche, chacun devra prendre ses responsabilités. Et moi, je ne reprocherai rien à personne, à l'ère du tripartisme, à l'ère où aujourd'hui, l'objectif pour la droite et pour la gauche, c'est d'être au deuxième tour face à

4:12
Locuteur

l'extrême droite. Mais justement, est

4:13
Présentateur

-ce que plusieurs candidatures à gauche, ce n'est pas l'élimination assurée au second

4:16
Locuteur

tour ? Ce

4:16
Didier Guillaume

n'est pas l'élimination assurée, mais c'est moins bien que s'il n

4:18
Locuteur

'y

4:18
Didier Guillaume

avait qu'une candidature.

4:20
Locuteur

On

4:20
Didier Guillaume

voit bien aujourd'hui que... Il ne faut pas construire avant cette candidature unique. Oui, mais construire cette candidature unique

4:27
Locuteur

en

4:28
Didier Guillaume

excluant

4:28
Locuteur

ceux

4:29
Didier Guillaume

qui gouvernent, ce n'est pas sérieux.

4:31
Locuteur

Ce

4:31
Didier Guillaume

n'est pas sérieux, c'est pour ça que je ne comprends pas cet appel à la primaire.

4:36
Locuteur

D

4:36
Didier Guillaume

'ailleurs, habituellement, lorsqu'on lance des opérations sur Internet, elles prennent beaucoup, beaucoup, beaucoup, plus de centaines de milliers. Là, je m'aperçois que ça ne prend pas énormément. Mais enfin, je comprends qu'il

4:45
Locuteur

y ait

4:45
Didier Guillaume

des gens qui veuillent cette primaire. Ça

4:48
Présentateur

s'organise un peu quand même, même le Parti Socialiste. Maintenant, on discute, il

4:51
Locuteur

y a

4:51
Présentateur

un comité stratégique

4:52
Locuteur

d'organisation de la primaire.

4:54
Didier Guillaume

Vous me demandez mon avis. Mon avis est, je pense qu'il ne faut pas de primaire et que François Hollande doit être notre candidat. Je vous dis également que si une primaire de toute la gauche et que tout le monde s'engage à être derrière le candidat désigné, pourquoi pas ? Mais il est bien normal que le Parti Socialiste discute avec les partenaires de gauche. Nous sommes quand même des partenaires, nous sommes de gauche, sur comment éventuellement travailler pour cette primaire. Mais je constate que depuis 2012 maintenant, même avant la moindre loi votée, les communistes ne votent pas la confiance.

Les amis de Jean-Luc Mélenchon sont contre avec des termes terribles vis-à-vis du président de la République. Donc, quand Manuel Valls dit hier soir, dans sa circonscription, dans son ancienne circonscription, il commence à y avoir des points de vue irréconciliables,

5:39
Locuteur

je

5:40
Didier Guillaume

le crains.

5:42
Locuteur

Je

5:42
Didier Guillaume

n'en suis pas content, mais je le crains.

5:44
Invité

Roselyne Serres. Si la gauche échoue en 2017, est-ce qu'il y aura un éclaircissement sur, dans le fond, ceux qui pensent que gouverner c'est trahir, les socialistes un peu old-fashioned, et puis les nouveaux, les réformistes, comme vous les appelez, plutôt sur une ligne, on va dire, blairiste, même si ce n

6:05
Locuteur

'est

6:05
Invité

plus à la mode, est-ce qu'il peut y avoir cette fameuse scission dont on parle depuis tant de temps et qui n'arrive jamais ?

6:12
Didier Guillaume

Oui. C

6:12
Locuteur

'est un

6:12
Didier Guillaume

dépassement. Oui, on parle toujours de scission. Aujourd'hui, le Parti Socialiste a parlé de dépassement. Il faut dépasser le Parti Socialiste.

6:20
Locuteur

Le Premier ministre,

6:21
Didier Guillaume

hier aussi. Oui, on voit très bien que les socialistes seuls, aujourd'hui, ne peuvent pas gagner une élection présidentielle. C'est bien évident.

6:29
Locuteur

Ça,

6:30
Didier Guillaume

c'est un constat. Mais je pense qu'un candidat socialiste, en l'occurrence François Hollande, peut gagner de

6:35
Locuteur

l

6:35
Didier Guillaume

'élection présidentielle à condition de continuer à réformer, à condition qu'il y ait des résultats, mais aussi qu'il y ait des premiers rassemblements. Et en ce sens, le remaniement ministériel de la semaine dernière, avec l'entrée d'écologistes au gouvernement, est un premier pas. Et après, nous, nous allons nous adresser, il faudra s'adresser aux électeurs. Certes aux partis politiques, mais aux électeurs. Et dire à ces électeurs, voilà le choix que vous avez. Après, dans un deuxième temps, vous avez raison dans votre interpellation, après l'élection présidentielle, ou au moment de

7:06
Locuteur

l

7:06
Didier Guillaume

'élection présidentielle, là, il faudra qu'il

7:08
Locuteur

y ait

7:08
Didier Guillaume

une vraie clarification, et que l'on sache dans quelle direction on va. C'est quoi le social-réformisme ? C'est quoi l'ultralibéralisme ? Il y a des gens qui peuvent se positionner là, au milieu. Et je crois que ce sera quelque chose de très important. Mais pour l'instant, nous avons évidemment un ancrage à gauche que nous voulons garder. Les mesures que nous prenons, que prend ce gouvernement, sont des mesures qui vont dans le sens à gauche, au niveau du social. Mais en même temps, on ne peut pas rester sur les vieilles lunes de la SFIO, sur les vieilles lunes du Parti socialiste d'Épinay, sur les vieilles lunes de mai 68. Nous devons dépasser tout cela.

7:42
Présentateur

Lilian a rappelé, il a parlé de dépassement hier à Manuel Valls. Il a aussi dit que sa voie, il n

7:47
Locuteur

'a

7:47
Présentateur

pas dit nôtre,

7:48
Locuteur

ou

7:48
Présentateur

celle du gouvernement, sa voie compte, car elle correspond au projet dont le pays a besoin. C'est ce que vous venez d'expliquer ? C'est cette voie-là qui correspond ? Et est-ce que c'est majoritaire, ça même de la gauche ?

8:01
Didier Guillaume

Parce qu'aux primaires, ça fait 5%.

8:02
Locuteur

Aux

8:03
Didier Guillaume

dernières primaires, oui. Mais parce que François Hollande a fait un très gros score. Et parce que nous avons eu 3 millions d

8:09
Locuteur

'électeurs. Mais est-ce que ce n'est pas la même ? Tout à fait

8:10
Didier Guillaume

sur la même position. Non, mais ça a toujours été le cas. Il y

8:14
Locuteur

a

8:14
Didier Guillaume

toujours eu des courants de pensée au sein du Parti socialiste. Il y a toujours eu un panel, comme vous l'évoquiez. Je ne

8:20
Locuteur

sais

8:20
Didier Guillaume

pas s'il

8:20
Locuteur

y

8:20
Didier Guillaume

a les old-fashioned et la new wave. Mais en tout cas,

8:22
Locuteur

il

8:22
Didier Guillaume

y a toujours eu des sensibilités différentes. Aujourd'hui, entre François Hollande et Manuel Valls, je ne veux pas dire qu'il n'y a pas une feuille de papier à cigarette, comme ça avait été dit en son temps, mais ils sont totalement sur la même ligne, les mêmes orientations. Voilà. Et c'est ça qui comptait. La voix de Manuel Valls est forte parce qu'elle compte, parce qu'il est chef du gouvernement, il est Premier ministre. Et celle du chef de l'État compte aussi. Mais vous savez, le chef de l'État, il oriente la politique. Et en même temps, il y a tellement de fronts au niveau international. Il sera en fin de semaine au Conseil européen. Il recevait David Cameron hier.

Il s'occupe de la Syrie.

8:59
Locuteur

Il

8:59
Didier Guillaume

s'occupe de la Centrafrique. La France est en guerre. Il y

9:04
Locuteur

a

9:04
Didier Guillaume

la guerre contre le terrorisme. Il y a beaucoup de choses internationales à faire. Il le fait très bien. Et c'est la répartition des rôles de l'exécutif. Mais le président de la République, François Hollande, a une voix qui porte en France. Aujourd'hui, elle n'est pas beaucoup entendue. Pas assez entendue. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons assez simples, à mon sens. D'abord parce qu'il manque, et je veux le dire ici, il manque un peu de sens à l'action qui est menée par le chef de l'État et par le gouvernement.

Et moi, je demande, j'appelle, j'espère que dans les jours qui viennent ou les semaines qui viennent, le chef de l'État et le Premier ministre pourront donner encore un peu plus de sens à notre action parce qu'elle est claire,

9:37
Locuteur

elle

9:37
Didier Guillaume

est crédible, mais elle n'est pas assez mise en avant. Et la politique n'est pas assez défendue par le Parlement et par le...

9:43
Locuteur

Vous ne voulez pas

9:44
Invité

plutôt dire que la ligne conceptuelle est là, mais que la mise en route est difficile.

9:49
Locuteur

Mais la

9:49
Didier Guillaume

mise en route,

9:51
Locuteur

c'est ça qu'il bloque. On est au bout de 4 ans quand même, là. Mais bien sûr que la mise en route... Parce que la ligne, elle est là, vous l'avez cessé de

9:55
Didier Guillaume

le dire. Non, mais on parlait de la ligne économique. C'est difficile, pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas encore assez de résultats. Mais les bases sont mises

10:04
Locuteur

en place. Quand je dis ça aux gens que je

10:06
Didier Guillaume

rencontre,

10:06
Locuteur

ils

10:06
Didier Guillaume

me disent, non, mais ça ne va pas la tête.

10:07
Locuteur

Vous

10:08
Didier Guillaume

dites qu'il y

10:08
Locuteur

a

10:08
Didier Guillaume

eu une éclaircie, mais moi j'ai un problème de logement,

10:10
Locuteur

j

10:10
Didier Guillaume

'ai un problème d'emploi, etc. Nous en parlions tout à l'heure. Donc c'est une réalité. Pour que les gens s'aperçoivent des choses positives, il

10:16
Locuteur

faut

10:16
Didier Guillaume

que ce soit des choses concrètes. Les gens réfléchissent globalement, mais voient aussi à l'aune de leur propre individu, individualité, de leur propre famille aussi. Donc nous travaillons dans cette direction. J'espère que nous aurons des résultats. Mais il commence à y avoir des résultats.

10:30
Locuteur

On

10:30
Didier Guillaume

citait tout à l'heure quelques mesures sociales. Enfin, dans l'éducation nationale, il y a eu des fermetures de postes, nous en avons recréé. Il n'y a plus de fermetures de postes de l'éducation nationale, de classes en zone rurale. Enfin, des exemples, il y en a à l'appel. Mais les gens aujourd'hui, ils ne voient pas cela, parce qu'on ne voit que la

10:47
Locuteur

ligne du chômage. Ça fait

10:48
Présentateur

encore débat aussi au sein de la classe politique. Et Christiane Taubira, qui vient de sortir très récemment du gouvernement, on s'en souvient, publie une quinvue de main dans Les Inreoccupables. Et elle déclare que la gauche ne doit pas accompagner la droitisation du pays et qu'elle est prête à combattre pour cela. Visiblement, même dans la classe politique, ça ne passe pas très bien la ligne du gouvernement.

11:10
Didier Guillaume

Oui, c'est l'avis démocratique, c'est le débat démocratique. Moi, je pense que nous sommes sur une ligne qui a été validée. Ce gouvernement n'a jamais été une seule fois depuis 2012 impuissanté dans son action politique. Il y

11:23
Locuteur

a

11:23
Didier Guillaume

eu une fois recours au 49-3, donc au vote bloqué. Mais mis à part ce texte-là, le texte Macron, le gouvernement n'a jamais été impuissanté. Il y

11:32
Locuteur

a

11:32
Didier Guillaume

une majorité encore à l'Assemblée nationale pour voter les textes. Une grande majorité de socialistes soutiennent ce gouvernement. Il y en a quelques-uns qui ne sont pas sur cette ligne. Ils sont une poignée, il faut les respecter. C'est une réalité, mais pour l'instant, le gouvernement gouverne et il a une majorité sur laquelle s'appuyer. Donc, continuons.

11:52
Présentateur

Vous

11:53
Didier Guillaume

pensez, comme le dit Christian Toubérat, qu'il

11:54
Locuteur

y a

11:54
Didier Guillaume

une droitisation de la société française ? Il y a une extrême droitisation de la société française.

12:00
Locuteur

Moi,

12:00
Didier Guillaume

je le vois dans toutes les zones rurales.

12:04
Locuteur

Extrême

12:04
Invité

droitisation

12:04
Locuteur

ou droitisation ?

12:05
Didier Guillaume

Oui, une extrême

12:06
Locuteur

droitisation

12:06
Didier Guillaume

de la société française parce que le Front National progresse. Marine Le Pen a fait 6 millions de voix à l'élection présidentielle de 2012. 8 millions aux élections régionales. Ça peut encore monter demain parce qu'on est dans l'ère du tripartisme. Parce qu'aujourd'hui, les Français regardent cette société avec beaucoup de difficultés, cette société anxiogène, cette société qui fait peur. Elle a l'impression que la droite a gouverné, qu'elle n

12:31
Locuteur

'a

12:31
Didier Guillaume

pas eu beaucoup de résultats, que la gauche a gouverné, qu'elle n

12:34
Locuteur

'a

12:34
Didier Guillaume

pas beaucoup de résultats. Et donc, essayons la troisième voie. Cette extrême droitisation, ce

12:40
Locuteur

n

12:40
Didier Guillaume

'est pas uniquement en France,

12:41
Locuteur

c

12:41
Didier Guillaume

'est en Europe. Regardons comment l'extrême droite monte dans tous les pays d'Europe, malheureusement. Eh

12:46
Locuteur

bien,

12:46
Didier Guillaume

nous, il faut faire ce combat contre et lutter contre l'extrême droitisation de la société. C'est tenir un discours clair que les Français comprennent. C'est s'occuper d'eux. Les Français en ont marre de voir ces débats stériles à la télévision, de voir ces débats stériles des politiques. Ils pensent que les politiques ne pensent qu'à eux-mêmes et ne s'occupent pas de leurs problématiques locales. Et nous,

13:05
Locuteur

notre

13:05
Didier Guillaume

rôle, mon rôle comme sénateur dans mon département, comme président du groupe socialiste et républicain au Sénat, c'est de montrer que les parlementaires de gauche s'occupent de leur vie quotidienne. Et cette démonstration, nous pouvons la refaire sur beaucoup de sujets. Après, je pense qu'ils attendent, dans le dépassement qu'évoquait Lilian Alemania tout à l'heure, c'est le dépassement aussi du responsable politique, le dépassement de la politique. Et dire quel sens nous donnons à notre action.

13:30
Locuteur

Il n'y arrive toujours pas, ça, François Hollande.

13:32
Présentateur

Il vient d'intervenir à la télévision, là, il y a quelques jours.

13:34
Locuteur

Non,

13:35
Didier Guillaume

non, ce n'est pas qu'il n'y arrive pas, c'est que ça ne prend pas dans la population. Donc, nous essayons de trouver, de regarder comment nous pouvons, dans la vision stratégique que nous avons, faire en sorte que les choses s'améliorent.

13:46
Invité

Roselyne Favre. Et dans cette modernisation de la vie politique, est-ce qu'il ne faudrait pas, ça fait 30 ans qu'on voit les mêmes objectivement, est-ce que quand un homme politique perd, et bien pourquoi systématiquement il retrouve son poche ? Je vous donne un exemple, Claude Bartholone. Claude Bartholone, pendant la campagne des régionales, il perd, il insulte son adversaire, et il retourne sur son perchois, personne ne dit rien. Non mais... Voilà. Non mais, aussi, vous voyez, vous dites que les Français en ont marre, mais parce que la droite a délégitimé la gauche, et la gauche a délégitimé les droits. Donc, résultat, les gens se tournent vers l'extrême droite. Donc,

14:22
Locuteur

c

14:22
Invité

'est aussi, c'est de la faute de beaucoup de gens, des médias, de vous, de nous, mais est-ce que derrière tout ça, il n'y

14:29
Locuteur

a

14:29
Invité

pas aussi...

14:31
Didier Guillaume

Sans les médias...

14:32
Locuteur

Une façon de fonctionner de la vie politique. Les médias commentent

14:34
Didier Guillaume

ce qu'ils voient. Moi, je n'accuse pas les médias de rien du tout,

14:36
Locuteur

ça c'est totalement absurde. C'est vrai que parfois... Vous écrivez en fonction de ce que vous... Non mais on... Non mais vous écrivez

14:40
Didier Guillaume

en fonction de ce que

14:41
Locuteur

vous voyez. On peut

14:41
Invité

faire notre agenda à journament de...

14:42
Locuteur

Et parfois, non, mais

14:43
Didier Guillaume

peut-être, sûrement, mais tout le monde doit le faire. Mais aujourd'hui, on voit bien que la vie politique ne va pas. La vie politique va mal, et notre rôle, c'est pas de la faire plonger dans le caniveau, c'est au contraire de la relever. Moi, je bats tous les jours pour dire que la politique,

14:55
Locuteur

c

14:55
Didier Guillaume

'est noble, c'est beau, que la politique,

14:57
Locuteur

il faut la défunte. Oui, mais quand on perd, c'est lui. Il faut

14:58
Didier Guillaume

s'y engager. Alors, il y a des lois pour ça. La loi limitante cumul des mandats, elle est indispensable. Et on peut encore aller plus loin. On ne peut pas rester 2, 3, 4, 5 mandats, 40 ans au même poste. Il faut le changer. Mais la question que vous posez sur Claude Bartholone, excusez-moi de vous dire, je pense que ça n'a rien à voir. Puisqu'il se présentait à une élection.

15:18
Invité

Mais il n

15:18
Locuteur

'a

15:18
Didier Guillaume

pas... Oui, il n

15:19
Locuteur

'a

15:19
Didier Guillaume

pas été élu.

15:21
Locuteur

Quand on perd...

15:21
Didier Guillaume

Mais quand on perd, il n

15:22
Locuteur

'a

15:22
Didier Guillaume

pas été élu. Donc il a démissionné du poste de conseiller régional. Maintenant, il a été élu député en 2012. Il a été élu président de l'Assemblée nationale par ses pairs en 2012. Et il est président de l'Assemblée nationale jusqu'à la fin du mandat. Je veux dire, ça, ce n

15:36
Locuteur

'est

15:36
Didier Guillaume

pas rabaisser la politique que de dire j'exerce mon mandat jusqu'au bout.

15:41
Locuteur

Mais il a

15:41
Invité

dérapé aussi.

15:42
Locuteur

Il

15:42
Invité

a dérapé.

15:43
Locuteur

Non, mais ça, c'est une autre... Oui, il est bon. Non, mais

15:44
Didier Guillaume

moi, vous savez, dans ce pays, il y a une sanction, une seule. C'est la sanction de suffrage universel.

15:50
Locuteur

Là, il a perdu, en l'occurrence. Mais le peuple a toujours raison. Même quand ça nous fait mal, il a perdu les élections régionales. Vous pouvez le

15:56
Didier Guillaume

dire, c'est justement... Il a perdu les élections régionales, mais il a gagné les législatives.

15:59
Locuteur

Il

15:59
Didier Guillaume

est encore député.

16:00
Présentateur

Alors, Didier Guillaume, avant de passer au chapitre révision constitutionnelle qui vous concerne directement au Sénat, je vous propose d'écouter un petit son de Jean-Pierre Raffarin. Il était ce matin sur France Info et il évoque la primaire, mais cette fois-ci à droite.

16:11
Invité

Je dis à tous ceux qui nous écoutent aujourd'hui que s'ils veulent participer au choix du candidat du centre et de la droite, si on veut faire 4 millions, il faut surtout donner de la force et de la légitimité. Parce que peut-être que c'est la primaire de la droite qui va désigner le prochain président de la République. Alors justement, la gauche est fragile.

16:30
Présentateur

Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? La gauche est tellement fragile que tout va se jouer lors de la primaire à droite ?

16:34
Didier Guillaume

Ah non, pas du tout. Peut-être que la primaire de la droite désignera le futur candidat de la droite pour la présidentielle, ça c'est sûr. De là à dire que ce

16:41
Locuteur

sera

16:41
Didier Guillaume

le futur président de la République, je n'en suis pas si sûr. Vous craignez que des gens de gauche aillent voter la primaire ?

16:46
Locuteur

Non, mais

16:46
Didier Guillaume

on disait pareil en 2012. Pour nous,

16:50
Locuteur

vous

16:50
Didier Guillaume

savez, dans toutes les communes, on se connaît. Quelqu'un qui serait socialiste, qui aurait voté à droite pour tel ou tel candidat...

16:56
Locuteur

Dans les grandes villes, c'est plus facile.

16:57
Didier Guillaume

Oui, ça n

16:58
Locuteur

'a,

16:58
Didier Guillaume

à mon avis, aucun sens. Puis ça ne marche pas, puis ce n

17:00
Locuteur

'est

17:00
Didier Guillaume

pas ça qui ferait changer. Vous savez, s'il

17:02
Locuteur

y

17:02
Didier Guillaume

a 3 millions de votants, comme nous avons eu nous à la primaire, ce n

17:06
Locuteur

'est

17:06
Didier Guillaume

pas une poignée de personnes qui voudraient s'amuser, qui ferait changer quoi que ce soit.

17:11
Locuteur

Mais

17:11
Présentateur

vous n'avez pas l'impression que cette primaire à droite, elle peut donner vraiment un élan à celui qui en sortira vainqueur

17:15
Locuteur

? En

17:15
Didier Guillaume

tout cas, pour l'instant, j'ai bien l'impression que la droite, nous on n'est peut-être pas flamboyants, enfin la droite est empêtrée dans plein d'histoires.

17:22
Locuteur

Vous pensez à Nicolas Sarkozy, qui est encore

17:24
Didier Guillaume

auditionné

17:26
Locuteur

par le sujet ?

17:26
Didier Guillaume

Non,

17:27
Locuteur

non, je

17:27
Didier Guillaume

pense à leur division interne sur les sujets. Ils ne

17:29
Locuteur

sont

17:29
Didier Guillaume

d'accord à peu près sur rien. On le voit tous les jours avec les candidats à la primaire. Nous allons parler de la déchéance dans un instant. Donc ce n

17:37
Locuteur

'est

17:37
Didier Guillaume

pas ça le sujet. Ils ont une primaire, moi j'espère qu'elle réussira. Nous, nous l'avons réussi, à eux de faire le travail. Mais ce n

17:45
Locuteur

'est

17:45
Didier Guillaume

pas ça qui réglera les choses du pays.