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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 21 mai 2025 2 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeSécurité

Yoann Gillet : Alerte sur l'inaction du Gouvernement en matière de justice ! (QAG)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:03Invité politiqueFait
    « Vous étiez il y a encore quelques mois ministre de l'Intérieur. »
  • 0:09Invité politiqueFait
    « Les Français se souviennent de vos opérations PlaceNet qui n'avaient de XXL que leur couverture médiatique. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « Tout comme ils se souviennent très bien de votre annonce d'un nouveau commissariat dans le quartier de Pisevin, qui n'était non seulement qu'un bureau, mais qui était surtout le déménagement du bureau de police du quartier voisin. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Vous avez annoncé, je cite, la construction d'une prison haute sécurité. »
  • 1:10Invité politiqueChiffre
    « Le projet d'une nouvelle prison, nécessaire tant celle de Rémy Majoli et en surpopulation, a été acté dès 2017 dans les accords de Guyane. »
  • 1:15Invité politiqueChiffre
    « Le terrain a été identifié en 2018. »
  • 1:21Invité politiqueChiffre
    « Les marchés publics pour sa construction ont été publiés en 2020. »
  • 1:24Invité politiqueChiffre
    « Les 500 places sont prévues depuis le début. »

Temps de parole

  • Yoann Gillet100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Yoann Gillet

Vous étiez il y a encore quelques mois ministre de l'Intérieur. Aux responsabilités Place Beauvau, vous avez habitué les Français à un excès de communication visant à cacher vos échecs. Les Français se souviennent de vos opérations PlaceNet qui n'avaient de XXL que leur couverture médiatique. Un petit tour dans les quartiers difficiles, entourés de caméras, et puis s'en va. Les trafiquants continuent ensuite de vivre paisiblement, quand les habitants de ces quartiers, eux, sont toujours dans l'angoisse et dans la peur, encore aujourd'hui. Les habitants de Nîmes, commune de ma circonscription, se souviennent très bien de vos coups de com'.

Tout comme ils se souviennent très bien de votre annonce d'un nouveau commissariat dans le quartier de Pisevin, qui n'était non seulement qu'un bureau, mais qui était surtout le déménagement du bureau de police du quartier voisin. Ils se souviennent aussi qu'à l'avant-veille de son inauguration, à laquelle vous deviez assister, ce bureau de police a été incendié. Aujourd'hui, Place Vendôme, désormais égarde des Sceaux, je constate que vous utilisez les mêmes recettes. « Communication à outrance, effets travestis à votre convenance ». En déplacement en Guyane avant-hier, territoire gangréné par les trafics et l'hyperviolence, où tous les maux de la société sont multipliés par dix.

Vous avez annoncé, je cite, la construction d'une prison haute sécurité. Monsieur le ministre, vous devriez avoir honte. Le projet d'une nouvelle prison, nécessaire tant celle de Rémy Majoli et en surpopulation, a été acté dès 2017 dans les accords de Guyane. Le terrain a été identifié en 2018. Les marchés publics pour sa construction ont été publiés en 2020. Les 500 places sont prévues depuis le début. Mais aujourd'hui, en maniant habilement le verbe, vous faites croire que vous êtes à l'origine de ce projet, alors que vous n'êtes en charge du milieu carcéral que depuis quelques semaines.

Monsieur le ministre, à l'intérieur ou à Beauvau, les Français n'attendent pas du gouvernement, de la communication politicienne. Ils attendent de vous des résultats. Ils attendaient de vous que vous les protégiez hier. Ils attendent aujourd'hui de vous que la justice soit ferme et intransigeante envers ceux qui leur pourrissent la vie au quotidien. Monsieur le ministre, quand allez-vous enfin arrêter de faire de la communication, de mentir par omission et quand allez-vous enfin vous mettre au travail ? Je vous remercie.