Florian Philippot débat sur l'Euro 08.04.2016
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 48 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:10OuverteRéponse partielle
Est-ce que la sortie de l'euro est une stratégie viable pour la Grèce ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Vous annoncez une sortie de l'euro en 6 mois si vous arrivez au pouvoir. Comment préparez-vous ce passage ?
- 4:10RelanceÉludée
Vous dites que sortir de l'euro entraînerait une crise bancaire. Pourquoi ?
- 5:23RelanceRéponse partielle
Le film montre des scénarios catastrophiques en cas de sortie de l'euro. Qu'en pensez-vous ?
- 5:58OuverteRéponse partielle
Si l'Italie et la France quittent l'euro, quel serait le scénario ?
- 7:22RelanceRéponse partielle
L'Argentine a souffert après avoir quitté sa parité fixe avec le dollar. Pourquoi l'euro serait différent ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Fait
« si une sortie de la monnaie unique serait délicate car elle entraîne une perte de pouvoir d'achat lié à la hausse des prix des produits importés un alourdissement de la dette externe voire une crise bancaire ou financière »
- 3:35Florian PhilippotFait
« l'austérité la baisse des salaires la baisse des retraites on ressort le chéquier en permanence pour rien en Grèce »
- 16:17Florian PhilippotChiffre
« tout le monde se réjouit depuis un an et demi ou 2 ans que l'euro s'est déprécié de 25 ou 30 % par rapport au dollar »
- 18:35Florian PhilippotChiffre
« nos PME TPE sont pas assez financés par les banques ça peut représenter 30 à 40 % de leur faillite »
- 20:30Valérie RaboChiffre
« au lieu de payer 45 milliards d'euros de taux d'intérêt vous en payerez peut-être 70 ou 80 »
- 25:37Valérie RaboFait
« le chapitre 1 de l'article 1er du Code monétaire et financier de notre pays il est clair c'est que la monnaie de la France c'est l'euro »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
onsoir et on prolonge ce documentaire en tentant d'imaginer ce soir une France sans €os avec à mes côtés pour ce droit suite quatre invité tout d'abord Valérie Rabo bonsoir vous êtes député socialiste du tarngaron et rapporteur général du budget à l'Assemblée national merci d'avoir accepté notre invitation à vos côté Christian ménanto bonsoir vous êtes journaliste ancien directeur général du quotidien La Tribune et on vous entend chaque matin chez le confrère de RTL à l'occasion de vos chroniques économiqu en face de vous Floran Philippo bonsoir bonsoir vous êtes député européen vice-président numéro 2 du Front National et puis enfin avec nous Henry sterdigniaac bonsoir bonsoir vous êtes économiste directeur du département économie de la mondialisation de l'OFCE et membre du collectif des économistes atterrés en deux mots pourquoi milite ce collectif ce collectif s'est constitué contre l'orientation néolibérale et austéritaire des politiques économiques en France et en Europe alors avec deux membres justement de ce ce collectif vous avez accordé une interview il y a un peu plus d'un an hein maintenant au cotidien libération et là je vous cite vous dites si une sortie de la monnaie unique serait délicate car elle entraîne une perte de pouvoir d'achat lié à la hausse des prix des produits importés un alourdissement de la dette externe voire une crise bancaire ou financière elle n'est en rien une catastrophe qu'est-ce que vous nous dites là vous nous dites ça va tanguer ça peut même tanguer très fort si on sort de l'euro mais c'est possible c'est ça que vous nous dites autant que je me souvienne cet interview portait sur le cas de la Grèce hein le problème était quelle stratégie pour la Grèce il y avait deux stratégies possible celle qui a été retenue de rester dans l'euro d'accepter des politiques d'austérité on voit ce que ça a donné en Grèce il y a aucune perspective il y a un taux de chômage qui reste extrêmement élevé et puis a une autre perspective pour la Grèce qui était effectivement de sortir de de sortir de la zone euro et d'essayer de une autre stratégie avec des gains de compétitivité important immédiat avec la possibilité de répudier la dette et donc bon on peut on peut cette stratégie Ava un sens pour la grèceou mais avec toutes les réserves que vous avez prises hein c'est-à-dire si une sortie de la monnaie unique serait délicate vous évoquez une crise bancaire financière tout cela on l'a vu dans ce documentaire ça fait partie du scénario établi à l'occasion de de ce documentaire l'alternative c'est évidemment le coup de rester dans la zone euro ouais alors Filippo je me tourne vers vous parce que c'est vrai que vous êtes la formation politique qui afferme le plus haut et le plus fort une volonté de sortir de de l'euro et d'en revenir au France je vous cite c'était le le dimanche 6 mars dernier et vous dites si nous arrivons au pouvoir au bout de 6 mois maximum la France aura une Mor une monnaie pardon nationale on peut pas être plus clair mais j'imagine qu'avant d'annoncer une une chose comme cela aux Français vous avez anticiper préparer un tel passage euh au franc et un retour au Franc oui si vous voulez c'est cette anticipation cette préparation elle est faite par beaucoup beaucoup de monde beaucoup d'économistes et ce débat il existe dans beaucoup de pays en ce moment en Finlande ils vont en débattre parce qu'il y a une pétition citoyenne suffisamment nombreuse pour le faire y compris en Italie en Autriche et même au Royaume-Uni ils sont pas dans l'euro mais eux ils font carrément un référendum sur l'Union européenne ce que nous proposons d'ailleurs pour la France euh je reviens un peu sur le film parce que on VO ou ça correspond bien au scénario que qu'on pourrait auquel on pourrait avoir droit si vous mettiez en application ce que vous avez annoncé déjà il il y a quelque chose qui est pas de la fiction il y a ce qui se passe depuis des années ça c'est on reste dans l'euro là c'est ce que vivent les gens là c'est pas de la fiction l'austérité la baisse des salaires la baisse des retraites on ressort le chéquier en permanence pour rien en Grèce on nous a expliqué en août dernier que c'était c'est pas du tout réglé ils sont en récession et on va ressortir le chquer ça c'est le coup de l'euro ça c'est pas de la fiction ça c'est pas un reportage avec des musiques qui font peur derrière o on essaie de faire peur aux gens de surfer sur les peurs non non dit aussi que le montant du chè que vous évoquez pourrait être plus lourd si on sortait de l'eurau que qu'il ne l' actuellement moi j'ai admiré qu'on ait demandé à Monsieur Jacques Atali cette éminence grise qui a conduit la France là où on le sait puisquil a été conseiller de deux présidents de la République Monsieur miteran et Sarkozi donc qui a mené la France situation brillante où elle se trouve aujourd'hui qu'on aille le considérer comme une autorité morale une autorité supérieure un expert ça ça m'a fait doucement rire y compris pour Monsieur Belin à la FNSA qui est ultra contesté et et dont on sait qu'il a fait allégance à l'Union européenne pour le reste ce film me rappelle ce qui s'est passé en grandeur nature pendant la campagne référendaire sur l'euro justement en Suède C en 2003 très intéressant pendant toute la campagne on a demandé au Suédois s'il voulait l'euro ou pas ils ont fini par dire non aujourd'hui la Suède n'est pas dans l'euro elle s'en porte très bien et elle n'en veut surtout pas mais pendant la campagne on a eu le droit s de film la dernière semaine le Premier ministre suédois et le président d'un grand groupe de télécommunication suédois vous l'aurez reconnu ont Cigné une tribune dans le plus grand quotidien l'équivalent du monde pour dire si jamais dimanche vous ne votez pas pour l'Euro je nous supprimeront 10000 emplois il y aura des délocalisations ce sera la crise financière la Suède sera isolée dans le monde il se trouve que les Suédois courageusement ils ont quand même pas voté pour l'Euro et c'est pas du tout ce qui s'est produit aujourd'hu ils ont beaucoup plus de r dans l'euro décidé d'en sortir pH non mais ça ça s'appelle faire peur aux gens surfer sur les peurs alors après on peut réfléchir moi je pense que vous l'avez réfléchi parce que pense a une grosse dans le National malgré tout parce que nous on a envie de savoir comment vous allez faire 6 mois après avoir été élu hein ça auss c'est un autre scénario si on se place dans ce scénario vous annoncez que 6 mois après l'élection la prise de pouvoir hop on pass on en discute comme nos adversaires vous nous expliquez ce qu'ils vont faire pour résoudre le problème du chômage et de la dette si on reste dans l'euro ça c'est très intéressant aussi de leur poser la question mais de il y a un problème majeur de scénario dans le F ouais si si l'Italie si j'ai bien compris l'Italie puis la France 3è et 2è puissance de la zone euro quitte l'uroou il y a plus deeuros plus d'e donc le scénario il est faux bon alors on va revenir tiens absolument on reviendra sur votre scénario à vous celui que vous anticipez hein votre première réaction par rapport à ce qui vient d'être dit peut-être par rapport au film qu'on a vu aussi ça vous paraî pas possible à vous de sortir de l'euro ou ça vous paraît possible mais à quel prix vous dites-vous alor moi je pense que le scénario du film est assez Ré liste c'estàd on voit notamment dans un café à combien on va rendre la monnaie on voit les dévaluations tout simplement parce que ça s'est déjà produit vous citez le cas de la Suède qui n'est pas rentré dans l'euro mais moi je vous citerai le cas de l'Argentine qui n'avait pas une devise comme l'euro mais qui était lié au dollar pendant 10 ans pendant 10 ans l'Argentine n'a pas plus emprunter lorsqu'elle a arrêté lorsqu'elle a dit bah écoutez on va arrêter ce système d'être lié à une autre monnaie les 2/ers de la population Argentine ont vécu pendant plusieurs années sous le seuil de pauvreté ça c'est une réalité c'est un scénario scénario qui s'est produit je vous ai pas interrompu laissez-moi fin argentine a une très forte prissance au contraire c'est pas vrai tout ça depuis depuis quelques années elle a passé 10 ans elle a passé 10 ans sans pouvoir emprunter mais regardez c'est elle a passé combien de temps à souffrir de du fait justement que sa monnaie é était était fix au doll madame va nous dire comment elle va faire avec l'euro ça va être très intéressant faut pas surfer sur les peurs des gens mais qu'est-ce que vous faites depuis le début vous dites vous pensez que c'est vraiment l'euro qui est responsable du fait qu'on investisse pas assez en Europe pas du tout ce sont des choix de politique des choix de politiqu qui sont aussi portés au Parlement européen vous pensez que c'est l'euro qui est responsable du fait que par exemple on aurait pas assez de compétitivité le fait que par exemple on ne vend pas les contrats d'erbus en euros c'est pas la devise qui est responsable c'est pas la monnaie qui est responsable est-ce que vous pensez aussi que lorsqu'on manque de relance économique c'est la faute de l'euro absolument pas donc il faut pas inverser les peurs il y a des problè c'est aussi peu vous AZ Raon laute de franis Holland a des problèmes économiques mais ce n'est pas l'euro qui emporte la responsabilitéuro paralyse complètement la politique économique de la franceur av une mauvaise nous avons une compétitivité qui est dégradée un pays qui a une compétitivité dégradé est responsable de qui a une compétitivité dégradée tout à fait normalement il dévalue c'est pas dramatique c'est ce qu'on fait des tas de pays un pays la France est contrainte par les règles européennes et tous les pays de de la zone euro sont contraint par les règles européennes de mettre en œuvre des politiques d'austérité budgétaire dont le coût a été extrêmement important tout le monde le reconnaît on est contraint d'avoir une monnaie trop forte et on est contraint en plus il faut dire de faire de mettre en œuvre des réformes structurelles qui sont décidées à Bruxelles ensuite on peut dire c'est pas l'euro c'est la politique économique mais la politique économique on est paralysé par l'euro par par une Europe qui ne fonctionne pas l'Europe ne fonctionne pas tous les sujets vous dites l'Europe ne fonctionne pas mais ce n'est pas la faute de l'euro c'est pas parce qu'il y a une monnaie commune que l'Europe ne fonctionnerait pas vous dites on est obligé par Bruxelles Bruxelles c'est qui madame le rapporte Bruxelles c'est qui c'est nous Bruxelles ce sont les élus mais monsieur Philippo vous êtes assez mal placé vous êtes 696e sur 751 696e sur 751 sur les votes en session plire au Parlement euré désolé làdus vous êtes assez mal placé pour dire que accuser les autres la politique européenne c'est l'ensemble des élus qui répondez R et vous me redonnez la main s'il vous plaît parce que je voudrais qu'on voie un premier extrait ce ing les gens veront que je suis 200 quel chose sur 750 premièrement largement mieux queos non mais m' accus compatriote socialiste pour le reste bien sûr qu' a pas clur mais c'est un vrai débat qu'il faut avoir faut arrêter d'en faire une religion aussi la directive détachement des travailleurs bien sûr il faudrait qu'on en parle il y a aussi l'absence de séparation des banques dépôt et des banes d' faire il y a aussi le refus du patriotisme économique patriotisme agricole patriotisme alimentaire à cause de l'Union européenne il y a aussi le fait qu'on a pas le droit de faire du protectionnisme intelligent et ciblé face à la concurrence dloyale il y a plein de problèmes on est d'accord il y a le RSI il y a tout ce que vous voulez il y a l'injustice fiscale le RSI c'est pas le le le ni l'Europe ni non mais c'est vous l'avez poursuivi donc il y a des responsabilités nationales et européennes et quand c'est une responsabilité européenne moi j'accuse jamais la commission je dis les gouvernements se sont soumis à la Commission européenne malgré le vote des Français en 2005 par qui avait dit non et ce vote il a été balayé vous voyez donc il y a une responsabilité des gouvernements au final toujours qu'il soit de gauche ou de droite mais il faut qu'on puisse parler de la question de la monnaie parce que elle existe dans les débats d'économistes elle existe faut qu'on puisse continuer en parler sinement personne il y a des problèmes mais ce n'est pas l'euro qui emporte la responsabilité on parle de la monnaie et on revient s'il vous plaît un moment sur ce documentaire je vous donne tout de suite la parole Christian menénantau et là on n'est pas dans la fiction il y a un rapport qui s'appelle Black Swan qui a évoqué d'ailleurs dans ce documentaire il y a bien donc eu un scénario étudié par Bercy de sortie de l'euro au plus fort de la crise grec d'ailleurs c'est en 2011 françois Barouin il fait référence dans ce documentaire voilà les conclusions qu'il a tiré de ce rapport la conclusion était assez simple c'est une évaluation de 20 à 30 % c'est une montée pour la France de sa date à 130 % c'est une perte de pouvoir d'achat de l'ordre de 20 à 30 % pour les salariés on avait calculé également que c'est la disparition dans le secteur marchand d'un million d'emplois immédiatement c'est si l'état n'intervient pas c'està-dire en gros si l'État ne nationalise pas les banques un éclatement du système bancaire ça c'est pour la partie je dirais paisible et aimable du dispositif et il y a toute la partie que l'on ne maîtrise pas qui est la spéculation mondiale et qui est la réalité de l'éclatement d'une monnaie aussi forte que l'euro dans une économie mondialisée bisé comme nous l'étions déjà en 2011 voilà alors encore une fois là on n'est pas dans de la fiction ce rapport a bel et bien existé il a été révélé par françois Barouin d'ailleurs dans un livre il a écrit à ce sujet vous mais vous pourrez lui demander il y a pas note écrite dit-il car cette réunion n'a pas fait l'objet de note écrite Christian mant ça c'est voilà le scénario a été étudié les conséquences ont ét certainement été étudié oui c'est une évidence à l'époque de la crise grecque toutes les grandes banques internationales le gouvernement français et tous les trésors publics à travers la Communauté européenne laisser filtrer qu'ils avaient des équipes dédiées à l'étude d'un éclatement éventuel de la zone euro donc c'est pas une vraie surprise que d'apprendre que Bercy travaillait dessus d'autant qu'il y a suffisamment de haut fonctionnaire à Bery pour pouvoir les détacher sur ce type de dossier les conséquences évoquées dans ce rapport de sortie de l'eau est-ce qu'il y a pas de surprise non plus il y a peu de surprise à partir du moment où vous imaginez ce qu'un petit pays comme la Grèce qui ne fait que 2 % du PIB européen a représenté comme déflagration sur le système général et monétaire de de de l'Union européenne vous soupçonnez bien que la sortie de l'Italie enchaînant provoquant celle dans la foulée de la France et évidemment serait plutôt un traumatisme d'une autre ampleur et donc ça spéculerait à toutouva à travers le monde parce que il y a énormément de gens dont c'est à la fois le métier et le gain je veux dire des petits Soros aujourd'hui qui à l'époque avaient parié contre la livre sterling et bien il doit y en avoir dans tous les coins qui pari aujourd'hui encore contre l'euro et donc il y a ils ont des fortunes à se faire je voudrais dire deux choses simplement on évoque toujours la dévaluation en disant oh c'est rien on va se refaire une une santé derrière la la la dévaluation on va se donner de l'air avec de la dévaluation une santé oui mais c'est oui enfin il faut bien voir une chose c'est que le par exemple la dévaluation ça devrait théoriquement nous faire exporter beaucoup moi je veux bien ça il y a que 3000 entreprises en France qui exportent en réalité elles font 83 % du commerce extérieur français donc ces 3000 entreprises une fois que elles auront profité de cette dévaluation et elle n'emploie environ que 20 % du person de des des salariés de ce pays que feront les autres qui eux travaillent avec des produits souvent importés ça c'est la première chose la deuxième chose nous sommes dans dans une imbrigation extrêmement forte aujourd'hui notre économie Airbus utilise beaucoup de matériel américain dans les avions qui sont montés à Toulouse et cetera ce qu'on appelle les chaînes de valeur donc le 100 % français n'existe quasiment pas on peut parler même de l'agriculture sauf que les intrans arrivve de chimistes allemands ou de chimistes américains donc on a ce petit m faut aussi pour faire du Madine France importer donc c'est c'est dire qu'on va tout de suite retrouver ces bouffé d'oxygène merveilleuses qui vont faire que notre économie va devenir extrêmement compétitive c'est pas aussi évident que ceux qui l'affirment comme ça derrière un bureau moi j'en demeure très truc alors maintenant la question qu'on se pose c'est est-ce que l'euro c'est un acide qui corrode définitivement l'économie française ou c'est simplement un enfant qui est tellement mal né qu'on va pouvoir essayer et qu'on peut peut-être avec un un bon de bons médecins le le remettre desqu moi je crois que c'est ça la question qu'il faut se poser et c'est pas de savoir si en dévaluant de 30 % on l'a déjà fait deg l'a fait ça a été un bide absolu il y a une politique et oui il y a une non mais écoutez ch 7% oui en 58 la dévaluation ça été une réussite fabuleuse vous oubliez quand même les investissements qu'il y avait vous oubliez quand même la créativité qu' y avait vous oublie et alors ça existe plus c de il y a eu un plan d'austérité derrière absolument terrible en souz voulu rester dans le Florian Filippo ce qui vous intéresse dans un passage dans une sortie de l'euro ce qui vous intéresserait dans cette sortie de l'euro c'est c'est effectivement cette dévaluation possible c'est ça économiquement le levier le levier phare pour vous d'abord moi ça me fait rire parce que tout le monde se réjouit depuis un an et demi ou 2 ans que l'euro s'est déprécié de 25 ou 30 % par rapport au dollar et quand il s'agit parler d'évaluer ce la même chose oui enfin c'est pas arrivé vous savez très bien que c'est pas arrivé tout seul c'est ça fait partie aussi des je vais vous je vais vous je vais vous copier tout à l'heure je vous allez m'écouter et ensuite vous me répondrez pu vous allez me dire si c'est la dévaluation qui vous paraît le levier essentiel dans la politique économique0 il y a il a peu de temps aujourd'hui c'est un 08 ou 1 09 donc il a une grosse dépréciation et tout le monde s' réjou en disant c'est plutôt bon pour la croissance le commerce extérieur donc faut pas avoir des discours contad Mo moi je je me pose pas sur ce terrainl monsieurip alors deuxième chose moi je vous dis je ne sais toujours pas moi je ne sais toujours pas quel est le scénario de ceux qui veulent nous faire rester dans l'euro il y a jamais de réponse là-dessus il y a jamais d'émissions là-dessus ils ont pas de solution il nous on va baisser les charges on va faire des employés donnez-moi le scénario de ceux qui veulent en sortir comme vous non non mais voilà donc ça ont pas de réponse moi je veux dire l'intérêt immédiat l'intérêt de d'une monnaie nationale de la souveraineté monétaire d'abord un intérêt politique on ne vit pas sous chantage d'une banque centrale européenne qu'on ne maîtrise pas parce que regardez ce qui s'est passé en Grèce regardez ce qui s'est passé au Portugal un gouvernement qui déplaisait à l'Europe la Banque centrale européenne a coupé le robinet le Portugal a dû changer de gouvernement moi je n'accepte pas en démocratie de vivre sous le chantage d'une banque centrale de Francfort c'est un énorme problème de principe c'est un énorme problème démocratique quelle que soit la politique concernée d'ailleurs c'est une question de souverereaineté argument démocratique politique argument économique de retrouver de la compétitivité par rapport à l'Allemagne qui est notre premier partenaire et premier plus c'est les États-Unis oui c'est française sauf que ça reste un gros partenaire et il se trouve que nous n'avons plus la capacité d'adapter la monnaie ce qu' a rien de dramatique c'est un instrument économique comme un autre face à l'Allemagne on se retrouve avec la même monnaie collé au même taux de change on a déjà connu ça dans les années 90 ça s'appelait le Francfort on l'avait accroché au marc pour préparer l'euro ça a été une catastrophe un million de chômeurs là on a fait évidemment la même chose avec l'euro et de manière encore plus marquée plus visible et bien il faudrait pouvoir retrouver une marge retrouver 15 à 20 % de compétitivité immédiate par rapport à l'Allemagne 3 on dit nos PME et c'est vrai nos PME TPE sont pas assez financés par les banques ça peut représenter 30 à 40 % de leur faillite c'est le problème de trésorerie mais moi je ne sais pas comment on gère un système bancaire un système monétaire si on ne maîtrise pas du tout sa banque centrale et si elle est dans les mains d'un système fédéral à franfortors moi je de créer soi-même sa monnaie finalement c'est çale ex voilà on en revient à la planche je veux dire on arriverait à un modèle non un modèle assez classique qui existe dans 96 % des pays du monde qui est celui de la monnaie nationale qui a rien d'extraordinaire dans des pays plus petits ou plus grands que la France et qui sont la plupart du temps beaucoup plus prospères que nous il compris en Europe alors Valérie Rabo et ensuite horignac oui vient de nous expliquer comment il allait ruiner les petits épargnants français vous l'avez fait vous déjà comment vous ruinez les épargnants français avec solution avec des dévaluations avec c'està-dire ils auront de l'argent sur leur compte bancaire qui ne vaudra plus rien mais ça c'est des mots mais c'est pas des mots c'est pr mais mais c'est une précision vous aurez moins avoir vous aurez si vous avez 100 € sur votre compte en banque il vaudra aura peut-être que 70 € de moins il vaura peut-être que 70 € il aura perdu 30 € ça c'est la réalité vous voulez ruiner vous voulez ruiner bah ça sera une traduction en franc la valeur de leur argent perdra mais arrêtez de m'interrompre vous m'avez demandé vous m'avez demandé mais je vous précise que quand vous avez une dévaluation de ce type ceux qui pay les G ont perdu 30% le valeur pay ceux qui payent ce sont les épargn Save et vous le savez ça s'est déjà ça s'est déjà produit ça s déjà produitè deuxièmement vous dites on n pas la main sur on est arimé à l'Allemagne ça nous coûte cher je pense que si on avait pas eu l'euro les taux d'intérêt aujourd'hui on paye on a des taux d'intérêt qui sont très très bas quand la France va emprunter c'est dû à sa politique économique c'est dû aussi parce que fait qu'elle appartient à un grand ensemble qui s'appelle la zone euro le Royaume-Uni est même qui appartient un grand ensemble oui mais on pas tout à fait la même situation économique que le Royaume-Uni donc aujourd'hui au lieu de payer au lieu de payer au lieu de payer 45 milliards d'euros de taux d'intérêt vous en payerez peut-être 70 ou 80 si c'est ça que vous voulez continuez à vouloir ruiner les Français ça s'appelle surfit sur les peurs mais c'est pas argumenté madame et ensitegac sur la politique économique ce qui manque à la zone euro ce qui manque à l'Europe c'est de l'investissement c'est pas d'aller se dire on va continuer à se diviser les uns et les autres alors moi vous savez très bien que je milite depuis très longtemps sur la mobilisation il y a eu le plan Junker qui est pas du tout mobilisé pas à la hauteur de ce qu'il faudrait aujourd'hui on est bien d'accord il y a il doit avoir une relance qui doit se faire sur des projets quand on le porte uniquement sur capacité à dire on va mettre de l'argent de côté on va mettre de l'argent pour investir sans objets véritables qui soit de l'infrastructure qui soit de l'énergie c'estd l'inverse de ce que font les gouvernements quand on voit quand on voit le succès d'erbus aujourd'hui quand on voit le succès d'erbus bien sû ça n'a rien à voir ça c'est ce que vous pensez réuss coopétion qui aujourd'hui proposition sur ce rép prièr les les rapports qu'on don dont on parle dans le dans dans ce film n'ont jamais été publiés deuxièmement ils sont complètement contradictoires puisque d'un côté on nous dit il y aura de l'inflation il y aura des pertes épouvantables de de pouvoir d'achat de l'autre on nous dit il y aura une dette épouvantable mais tout ça ça colle pas on aimerait quelque chose de on aimerait quelque chose de de précis on on a vu on voit actuellement des tas de pays qui ont des monnaaies Autonomes dont la monnaie augmente baisse tout à fait logiquement comp tenu de la situation conjoncturelle ça pose pas des problème dramatique le problème c'est qu'on s'est coincé dans une zone euro avec l'Allemagne qui n'a pas nos besoins de croissance qui n'a pas nos besoins de de taux de change et le problème c'est comment on sort de cette situation avec la zone euro effectivement on a on a effectivement une dette qui a fortement augmenté on est passé d'une dette de 60 % du PIB à à 100 % du PIB parce que on a perdu l'arme normale qui consiste lorsqu'on a des difficulté B à laisser sa monnaie se se déprécier contrairement à ce que dit Monsieur la la la le fait de laisser ça lorsqu'on a des problèmes de compétitivité c'est-à-dire que notre notre valeur ajoutée ne se vend pas assez cher il est pas absurde il est logique d'accepter une dévaluation maintenant on est dans une situation où on est coincé effectivement on est coincé dans une zone qui ne fonctionne pas donc il y a le choix entre deux solutions la première solution consiste à dire ben voilà on on détruit on détruit le le le truc qui marche pas peut-être que d'ailleurs que on n'aura pas le choix si effectivement il y a une crise qui a qui arrive en Italie et puis la seconde solution B c'est la solution Cameron ça consiste à dire tout à fait simplement la France Italie l'Espagne le Portugal peuvent aller à Bruxelles et dire bah actuellement ça marche pas on peut pas avoir une une une une un euro qui ne marche pas on peut pas avoir une Allemagne qui a un excédent de du extérieur de 9 % de son PIB il faut remettre en cause la construction européenne il faut on conditionne son appartenance son appartenance à l'Union européenne à des changements et bon étant donné que la Grande-Bretagne l'a fait ce serait pas absurde que la France dise clairement on nous restons dans la zone euro mais en échange onut on veut pouvoir faire des politiques expension parce qu'on en a besoin moi je je je ne réponds rien je constate simplement qu'il y a aujourd'hui un courant qui a réfléchi assez sérieusement à ce qu'on appelle l'euro franc c'est-à-dire avoir la dispib la disposition dans un pays comme le nôtre d'une d'un euro intérieur et d'être toujours arrimé à un euro dit extérieur alors certains y croient d'autres croit pas ceux qui sont favorables à cet euro franc pensent que ça redonnerait cette fameuse souveraineté monétaire qui dont qu'on a évoqué tout à l'heure et même un peu de souveraineté sociale puisque c'est vrai que quand vous ne dévaluez pas votre monnaie vous êtes pour rester compétitif vous allez chercher de la compétitivité sur les salaires ou sur vos caisses de retraite donc c'est évident que ça donnerait une plus grande souplesse au système économique français est-ce que c'est faisable je pense je laisse les experts le le dire moi mais pe-être un avis sur le sujet moi je pense qu'en tout cas ça pourrait être un vrai débat très sérieux et non pas simplement des querelles d'économistes dans les journaux où les gens disent on a mis mon nom par hasard et cetera donc il faudrait que ça soit quelque chose de carré et de solide mais pour l'instant ce débat n'a pas encore eu lieu donc pour l'instant moi ce que je constate une chose c'est que le chapitre 1 de l'article 1er du Code monétaire et financier de notre pays il est clair c'est que la monnaie de la France c'est l'euro et que l'eurau est divisé en 100 centimes alors est-ce que si on change tout ça qu'est-ce qu'on met à la place voilà moi je pose juste la question je ne suis pas en charge je suis pas ministre des Finances je suis juste observateur j'essaie de comprendre ce qui se passe et d'expliquer plus ou moins question de savoir est-ce qu'on accepte des règles qui ne marche pas n reste 2 minutes il nous reste 2 minutes finalement le r on y arrivé par référendum 92 Maastrich la mon unique est-ce qu'il faut en sortir par un référendum oui oui je veux dire nous notre notre scénario il est il a été pensé en 2013 en conseil national on a pas changé il a été depuis copié par Cameron nous nous donnons 6 mois pour aller voir la commission euré en disant on veut retrouver quatre grandes souverainetés législatives monétairees territorial et budgétaire voà soit on les récupère et l'Union européenne change radicalement elle devient une Europe des nations celle qu'on veut la coopération celle que Airbus et d'autres et d'autres choses et on peut y rester de toute façon on fera un référendum au bout de 6 mois et on dira bah vous pouvez rester parce que ça n'a plus rien à voir soit c'est impossible on peut pas négocier avec l'Union européenne elle reste celle qu'elle on dira et ben faut sortir article 50 du traité deunion euréit décision c'est une révolution monétaire que vous proposez donc il faut l'adhésion du peuple à vot yeux dire ah mais oui de toute façon nous on est très favorable au référendum et y compris sur cette question extrêmement importante et s'il faut craindre un référendum sur le sujet Valéri Rabo vous aurez le M c'est la fin de cette émion moi je crois qu'il faut jamais craindre un référendum l'euro a été créé par un référendum approuvé et ben faisons par les Français c'est pas quelque chose qui s'est fait sous le chapeau comme on a l'air de comme vous avez l'air de dire que Bruxelles déciderait tout pour tout le monde c'est pas vrai moi ça a été mon premier vote donc le il y a eu un vrai référendum les Français se sont exprimés 2005 ents aujourd'hui un autre référendum réérendum quiur à l'intérieur moi je voudrais bien et je redision qu'on n'affu pas l'euro de tous les mots alors qu'il non mais je pense que sur les solutions de l'investissement de l'emploi de la capacité à devenir à dire voilà il faut que nos produits nos Airbus on aille les vendre en euros plutôt qu'aller les vendre en dollars ça ce sont des décisions de politique de de d'investissement politique et qui n'ont rien à voir avec l'euro c'est pas l'euro là-dessus qui est responsable ce n'est pas l'euro làdessus qui est responsable il y a quand même une contrainte européenne épouvantable sur les politiques nationales on on peut discuter on peut discuter des politiques nationales qui doivent être mis en œuvre mais il y a une contrainte européenne très lourde c'est pas l'Europe nous empêche pas d'investir contrairement à ce que vous dites cette fois c'est le mot de la fin merci grand merci à tous les d'avoir participé à à ce droit de suite nous nous imaginions avec une franc 100 € ce soir vous pouvez bien entendu revoir cette émission sur notre site LCP.fr réagir également sur #tdds c'est l'adresse de notre émission sur Twitter rendez-vous à tous et à toutes pour un prochain droit de suite avec son documentaire et son débat à bientôt
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