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interviewFrance Inter — L'invité du week-end· 22 mars 2024 14 min

Marion Maréchal (Reconquête) : "Si on commence à élargir l'UE, on intègre des difficultés supplémentaires"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Elle mène la liste reconquête aux élections européennes du 9 juin prochain. Marion Maréchal, bonjour. Bonjour. Même question, la France dans l'Union Européenne, bonne ou mauvaise chose ?

0:10
Marion Maréchal

Alors, mauvaise chose si on continue dans cette Europe gouvernée par le centre et la gauche sous l'égide et la majorité d'Ursula von der Leyen. Bonne chose si demain, comme je l'espère et comme c'est possible et probable, l'Union Européenne bascule à droite. Grâce notamment au groupe auquel nous appartenons, nous, le groupe des conservateurs auquel appartient Reconquête, qui est aujourd'hui le groupe à droite le plus influent et qui demain pourra non seulement battre Emmanuel Macron, mais même faire et défaire les majorités. C'est un groupe qui a quatre gouvernements, peut-être cinq demain avec Viktor Orban.

Donc, pour la première fois, nous pouvons en effet sortir von der Leyen et changer la majorité.

0:42
Présentateur

On va y venir, mais vous ne répondez pas à la question, est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise chose que la France soit membre de l'Union Européenne telle qu'elle existe ?

0:49
Marion Maréchal

Je vous ai répondu très précisément, c'est-à-dire que je considère que si on continue dans cette Union Européenne-là, ça se fait au détriment de la France parce que c'est une Union Européenne aujourd'hui qui facilite, organise, encourage l'immigration de masse, qui ne protège pas nos marchés, qui outrepassent régulièrement les traités en violent la subsidiarité et la souveraineté de nos nations, qui organise une concurrence déloyale. Donc, dans ces conditions, c'est une mauvaise chose.

Si demain, nous avons une Union Européenne à droite qui véritablement défend notre civilisation, protège nos marchés, facilite des grandes coopérations intra-européennes autour de grands projets, arrêtent la bureaucratie, la suradministration, les normes à non plus savoir quoi en faire, là, je pense que la France pourra tirer son épingle du jeu. Et enfin, le projet européen pourra tenir ses promesses.

1:34
Présentateur

Marion Maréchal, les dirigeants européens réunis à Bruxelles discutent en ce moment des moyens de mieux armer l'Ukraine face à la Russie. Les 27 ont décidé notamment d'utiliser les bénéfices tirés des avoirs russes gelés pour financer cet armement. Un milliard d'euros pourrait être décaissé dès cet été. C'est une bonne idée ?

1:52
Marion Maréchal

Alors moi, ma position vis-à-vis de l'Ukraine, elle est très claire depuis le début. C'est-à-dire que je souhaite évidemment que l'Ukraine puisse défendre ses frontières et sa souveraineté. Je considère qu'il est légitime que la France et les autres pays européens puissent l'aider. Je défends depuis le début une aide qui puisse être évidemment une aide financière, une aide logistique, une aide humanitaire. En revanche, je suis formellement opposée à ce qu'il puisse y avoir un emprunt commun pour cette aide.

2:17
Présentateur

Qui est proposée notamment par Emmanuel Macron.

2:19
Marion Maréchal

Exactement, mais l'emprunt commun étant le préalable demain à la création d'un impôt européen. Vous savez, il y a déjà eu un emprunt européen, d'ailleurs sans respecter les traités par le passé. On ne peut pas lever d'impôt européen aujourd'hui. Oui, je suis tout à fait d'accord avec vous. Et c'est bien le problème, c'est que dans le projet voulu d'Ursula von der Leyen et du PPE et de sa majorité auxquelles appartiennent aujourd'hui les LR notamment et les socialistes, il y a cette volonté de créer demain potentiellement un impôt européen qui s'ajouterait finalement aux impôts nationaux sans que les différents pays puissent avoir leur droit de regard sur la fixation du taux de cet impôt.

2:49
Présentateur

Il faudrait quand même une sacrée révision parce que c'est quand même la matière fiscale où tout le monde doit être d'accord. Peut-être, sauf qu'en l'occurrence, à l'heure où je vous parle,

2:57
Marion Maréchal

ça fait partie du projet de cette majorité actuellement en place. Et si elle se perpétue, nous vous en verrons, j'imagine, bien la mise en place. Donc moi, je ne suis pas pour plus d'intégration européenne. Je considère que l'Europe doit faire moins et mieux, qu'elle est trop présente sur des sujets mineurs et pas assez présente sur des sujets majeurs. Et donc, à partir de là, je considère que ce n'est pas une bonne chose que d'aller vers un emprunt commun.

3:18
Présentateur

Mais vous ne m'avez pas répondu sur les avoirs russes. Est-ce qu'on peut utiliser les bénéfices pour aider l'Ukraine à se financer ?

3:23
Marion Maréchal

Oui, oui, pourquoi pas. À la limite, tant que ça ne pèse pas une fois de plus sur la collectivité européenne. Parce que le problème, si vous voulez, derrière cette question ukrainienne, c'est qu'il ne faut pas que la solidarité se transforme en suicide. C'est-à-dire que, typiquement, lorsqu'on avance vers l'idée potentielle d'une intégration de l'Ukraine au sein de l'Union européenne, on ne dit pas aux Français et aux Européens que l'intégration de l'Ukraine, qui a un salaire moyen autour de 300 euros dans le marché commun, c'est demain le tombeau de l'agriculture française et de nos agriculteurs.

Et c'est déjà ce qu'on est en train de voir avec la concurrence déloyale qui a installé, notamment, la prolongation votée par les LR, par le Parti Socialiste et par les macronistes au Parlement européen de l'ouverture des marchés européens aux produits agricoles ukrainiens. Alors, ils viennent d'être plafonnés, ces produits agricoles ukrainiens ? Ils ont été, en réalité, prolongés il y a quelques jours de cela. Et maintenant, on parle, en effet, de revenir sur des plafonds parce qu'on en voit les effets totalement délétères. Mais si demain, il y a une intégration de l'Ukraine au sein du marché européen, il n'y aura plus de plafonds. Mais ils vont devoir respecter les mêmes normes que nous ?

Ah ben, ce n'est pas vrai. En réalité, ce n'est pas vrai parce qu'on voit bien que la concurrence déloyale elle se fait d'abord sur les prix, sur le coût du travail, sur les charges sociales. Et de fait, ça... Il y a quand même des règles qui s'imposent avec la PAC. D'accord, sauf qu'en l'occurrence, il y a quand même, vous ne pouvez pas dire le contraire, il y a quand même un différentiel, si vous voulez, dans les normes demandées sur le plan social, sur le plan fiscal entre les pays, au sein même du marché commun. Je veux dire, on le voit d'ores et déjà à 27.

Imaginez bien qu'avec une intégration de l'Ukraine qui représente aujourd'hui un quart des terres agricoles européennes, avec des exploitations qui font parfois la taille du Jura, des productions d'élevage de volailles qui font parfois jusqu'à un million de têtes, et à la fin, une volaille qui coûte près de 3 euros contre 7 euros, voire 10 euros aujourd'hui en France le kilo, la concurrence est quand même difficile à tenir. Donc l'Union européenne qui intégrerait l'Ukraine, pour vous, c'est non ? Mais de manière générale, pour tous les élargissements d'ailleurs. Je pense qu'aujourd'hui, on voit bien qu'on a un certain nombre de handicaps d'ores et déjà à 27 à gérer.

On sent que l'édifice est fragile. On a déjà beaucoup de réformes à mener pour arriver à faire en sorte que l'Union européenne tienne ses promesses, notamment, j'en parlais tout à l'heure, de protection des frontières, de notre identité, pour lutter contre aujourd'hui le phénomène d'islamisation de notre continent. Si on commence à élargir, on intègre des difficultés supplémentaires, d'autant plus si les différentiels économiques sont importants.

5:34
Présentateur

Vous me parlez des frontières. Là, il y a eu un pacte sur l'immigration qui doit encore passer devant le Parlement, qui prévoit des contrôles renforcés, qui prévoit des centres fermés près des frontières. C'est-à-dire qu'il y a un vrai travail qui a été mené au niveau de l'Union européenne pour essayer de renvoyer plus rapidement les personnes qui ne bénéficient pas du droit d'asile. Là, vous n'applaudissez pas à ça.

5:50
Marion Maréchal

Qui prévoit surtout la répartition des migrants au sein des différents pays et qui prévoit surtout que les pays qui s'y refusent doivent payer une amende. Donc, en fait, on gère plutôt... Ça prévoit les deux. On gère surtout, on accepte le fait qu'on perde le contrôle sur les arrivées et ensuite, on gère surtout ces personnes une fois qu'elles sont arrivées. Moi, je défends une vision totalement différente. Je considère qu'il faudrait mettre en place ce que voulait d'ailleurs Giorgia Meloni et ce à quoi s'est opposé le gouvernement allemand et français. Un blocus naval pour empêcher justement l'arrivée des filières de passeurs sur le sol européen.

Je considère qu'il faut continuer dans la voie, d'ailleurs là aussi initiée par Giorgia Meloni, des accords avec les pays de départ, comme c'est le cas en Tunisie, un accord qui porte d'ores et déjà ses fruits et je l'espère qu'il pourra se décliner avec d'autres pays, par exemple comme l'Égypte. Je considère qu'il faut financer des hotspots à l'extérieur de nos frontières pour que ces fameuses demandes d'asile soient traitées, non pas une fois arrivées de façon clandestine en Europe, mais dans les pays d'origine et à l'extérieur de nos frontières.

Et je considère surtout, chose qui n'est pas du tout abordée par aujourd'hui ce pacte migratoire, une réforme de l'asile qui aujourd'hui, dans sa lecture beaucoup trop large, est en fait devenue une filière d'immigration clandestine supplémentaire. Et donc il faudrait avoir une lecture beaucoup plus stricte, beaucoup plus réduite de l'asile, notamment en revoyant la liste des pays sûrs. Donc, en fait, votre élu au Parlement européen ne va pas voter ce texte ? Ah ben non, il ne va pas voter ce texte pour la simple raison qu'une fois de plus, il y a une répartition forcée. Je pense que ce n'est pas la bonne approche. La bonne approche, c'est comment on limite et on réduit les arrivées.

Or, ce texte passe complètement à côté de ce sujet.

7:19
Présentateur

On file au standard, Marion Maréchal. Bonjour David. Bonjour. Et bienvenue dans les Vendredis de l'Europe. Vous avez une question pour la tête de liste Reconquête.

7:29
Auditeur

Oui, bonjour Madame Maréchal. Nous voyons qu'il y a trois listes actuellement à droite, les Républicains, Reconquête et le RN. Vous venez du RN comme Nicolas Beigne, Éric Zemmour et Guillaume Pelletier des Républicains. Comment concrètement Reconquête fait l'Union des Droites s'il vous plaît ?

7:46
Présentateur

Plusieurs questions en ce sens, Marion Maréchal. C'est aussi une question qui concerne l'Union des Droites et de l'extrême droite, considérant que Nicolas Beigne, c'est le seul député européen qui soit Reconquête aujourd'hui et qui siège au Parlement de Strasbourg.

8:02
Marion Maréchal

En effet, petit rappel, aujourd'hui je suis tête de liste au parti Reconquête. J'ai été en effet députée au RN, puis j'ai quitté le RN il y a plusieurs années déjà pour pouvoir lancer une école supérieure qui s'appelle Licep pendant cinq ans. Et je suis partie parce que j'avais aussi un certain nombre de différences idéologiques que je défends aujourd'hui au sein de Reconquête. Une vision sur les sujets de société qui n'est pas la même, une vision sur les sujets économiques qui n'est pas la même, qu'on pourrait peut-être qualifier de plus libéral pour faire simple.

Une approche aussi sur les questions de civilisation qui est différente, qui justifie aujourd'hui qu'on ne soit pas dans le même parti avec le RN. Ce qui n'empêche pas de dire, et moi c'est ce que je considère profondément, que selon moi nous sommes complémentaires. Ça veut dire que même si nous avons des différences et des divergences, nous avons aussi évidemment des points de similitude qui devraient nous amener à travailler ensemble. Demain au Parlement européen, chose que Jordan Bardella lui-même a admis lors de ses voeux, il a dit que son groupe au Parlement européen serait amené à travailler demain avec le groupe Reconquête.

J'espère que nous trouverons aussi ce chemin dans les années à venir. En France, parce qu'évidemment, selon moi, l'union est le meilleur moyen de faire gagner finalement les idées qui sont les nôtres et demain de pouvoir gouverner. Donc moi je crois à cette complémentarité et je pense que...

9:12
Présentateur

Même si vous ne siégez pas dans les mêmes groupes ?

9:14
Marion Maréchal

Oui, tout à fait. Je crois d'ailleurs, je vais vous le dire, que les intérêts de la France seront d'autant mieux défendus s'il y a à la fois le RN mais aussi Reconquête. La seule chose que je peux dire aux gens qui aujourd'hui hésitent, c'est qu'a priori Jordan Bardella est certain d'être élu et avec de nombreux élus. Aujourd'hui, ça n'est pas acquis de fait à Reconquête, même si les sondages nous donnent aujourd'hui tous des élus. Et donc, si on veut être sûr que la France soit bien défendue et qu'il y a un maximum de partis qui défendent ses intérêts dans deux groupes différents, il vaut mieux voter Reconquête.

9:41
Présentateur

Marion Marichal, on a bien lu vos déclarations, on est allé sur votre site, on a regardé tout ce qui avait été dit par votre parti depuis le début de la campagne. Il y a un grand sujet absent quand même, c'est la question de l'environnement. D'ailleurs, Guillaume Pelletier, qui est deuxième de votre liste, assume que l'environnement et le pouvoir d'achat sont des sujets secondaires, c'est ce qu'il a dit lors du lancement de la campagne. Le réchauffement climatique, ce n'est pas un sujet. Alors non, non, ce n'est pas tout à fait ce qu'il a dit d'ailleurs. Il a dit qu'il n'y a plus grave que le pouvoir d'achat ou le réchauffement climatique, je cite,

10:09
Marion Maréchal

c'est de sauver la France du grand remplacement islamique. Eh bien, il ne dit pas du tout que le pouvoir d'achat et le réchauffement climatique ne sont pas des sujets importants. Non, ça arrive en deuxième. Il dit qu'à court terme, le sujet le plus immédiat, le plus urgent, c'est la question du grand remplacement, c'est la question de l'islamisation du continent, c'est la question du changement culturel de notre pays. Ce que je partage d'ailleurs, pour une raison simple, c'est qu'il y a aujourd'hui en politique, vous savez, des sujets qui sont réversibles et des sujets qui sont irréversibles. La question économique, par principe et par essence, est réversible.

La question démographique et du changement civilisationnel est irréversible. Et le réchauffement climatique. Et le réchauffement climatique, de la même manière, vous savez que la France, je ne vais pas vous apprendre ces chiffres-là, ne représente aujourd'hui qu'un pour cent des gaz à émission, des émissions à effet de serre, pardon. L'agriculture ne représente que 20% de ces 1%, soit 0,2% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Donc c'est vrai qu'il est important que nous ayons, comment dire, une politique de respect de la biodiversité et de l'environnement.

Il n'est pas logique, en revanche, qu'on tombe dans le fanatisme écologique aujourd'hui de la Commission qui considère à travers des normes et des objectifs complètement délirants et complètement déconnectés qui aboutissent à une forme non seulement de décroissance, mais d'appauvrissement et de destruction aujourd'hui de notre industrie.

11:20
Présentateur

Il y a des objectifs de réduction des gaz à effet de serre au niveau européen. Et ce que vous dites, par exemple, aux agriculteurs des Pyrénées-Orientales qui sont en sécheresse depuis deux ans, vous leur dites, attendez, pour l'instant, on ne s'occupe pas de ça, on s'occupe du grand remplacement.

11:33
Marion Maréchal

Moi, ce que je crois, ce que je crois, d'ailleurs en ce qui concerne, vous avez raison de le dire, ce réchauffement climatique que l'un des axes qui devraient être développés et qui est complètement oublié aujourd'hui, c'est comment on adapte d'ailleurs notre économie, comment on adapte notre agriculture aujourd'hui à ce réchauffement parce qu'il est quand même illusoire d'imaginer que la France à elle toute seule pourra peut-être inverser aujourd'hui cette trajectoire tant que la Chine continue d'ouvrir des centrales à charbon. Ça me paraît compliqué.

En revanche, et j'en finirai par là, sur la question de l'Europe et de l'écologie, l'un des axes qui me semble très important de développer, c'est évidemment une grande politique du nucléaire et un grand plan du nucléaire européen mais aussi le développement du ferroviaire et des projets financés par l'Union Européenne comme par exemple le Lyon-Turin qui est aujourd'hui bloqué par une partie de la gauche.

12:16
Présentateur

Je vous cite Marion Maréchal, le Ramadan aujourd'hui c'est le baromètre de l'islamisation de la société française. On vit à l'heure islamique. Vous avez déclaré ça il y a quelques jours. Est-ce que ça veut dire que vous êtes contre la liberté de conscience, la liberté de culte ? Il faut revoir la loi de 1901 qui reconnaît la liberté religieuse.

12:35
Marion Maréchal

Non, pas du tout. Je pense que chacun est libre de croire ou ne pas croire c'est mon cas donc je respecte cela. Ce que je considère en revanche c'est que je ne souhaite pas que la France demain devienne un pays culturellement musulman et que donc des fêtes religieuses comme le Ramadan finalement s'installent en France comme pourrait l'être C'est pas une fête religieuse

12:51
Présentateur

mais 1905 en l'occurrence

12:53
Marion Maréchal

comme pourrait l'être Noël et Pâques sur le plan culturel.

12:56
Présentateur

La République assure la liberté de conscience elle garantit le libre exercice des cultes.

13:00
Marion Maréchal

Mais je suis d'accord avec vous monsieur c'est pas du tout ce que je remets en cause j'interdis pas aux gens de pratiquer le Ramadan et ils sont libres de le faire en revanche ça me pose un problème de voir aujourd'hui la pression que le Ramadan et cette période du Ramadan exercent sur la société française on le voit évidemment dans l'omniprésence de cette fête dans l'espace public on le voit aujourd'hui dans le témoignage des professeurs qui explique que des enfants se dissimulent parfois pour manger dans certaines cours de récréation de peur d'être rejetés ou maltraités par d'autres on le voit et je finis également là-dessus on le voit dans des marques comme Evian par exemple qui s'excusent d'avoir proposé de l'eau en période de Ramadan cette pression d'une forme de charia alimentaire n'est pas acceptable dans un pays qui n'est pas musulman comme la France

13:35
Présentateur

charia alimentaire on aurait l'occasion d'en débattre mais ce sera pour une autre fois merci Marion Maréchal d'avoir été l'invité de France Inter

Marion Maréchal (Reconquête) : "Si on commence à élargir l'UE, on intègre des difficultés supplémentaires" — Marion Maréchal · Pourquijevote