Intervention de Serge Papin, Ministre des PME, du Commerce, du Tourisme et du Pouvoir d’achat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:22non_speechChiffre
« 300000 € aujourd'hui il y a 10000 € de frais de mutation. Demain, avec le pacte, ça passe à 250 € »
Temps de parole
- ?100 %
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Alors, on va rester justement sur cet enjeu de la reprise de la transmission d'entreprise avec notre prochaine invité. Je vous demande d'applaudir et d'accueillir notre ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat, monsieur Serge Papin. Il est accompagné du président de l'UDP. Monsieur le ministre, bonjour. Je vous invite à rejoindre le pupitre. Bien. Bon, dites donc, je suis impressionné, hein. Moi qui la l'Assemblée nationale n'a pas encore réouvert ses portes pour le mois d'octobre, mais du coup, c'est un travail préparateur. J'ai l'impression d'être dans l'hémicycle.
Et euh oui, [rires] [souffle coupé] mon cher Michel, je trouve que ça a de la gueule là ceux qui font la France en arrivant au palais brognard, bravo hein, c'est impressionnant. Bon, monsieur le président de l'UDP, mon cher Michel, messieurs les vice-présidents, mesdames et messieurs les chefs d'entreprise, mes chers amis, je dois vous avouer quelque chose. Le 9 septembre dernier, parmi les tout premiers à à m'avoir envoyé un message, je vois sur le portable un SMS de Michel Picon.
Je me suis dit après que le premier ministre a envoyé la lettre aux entrepreneurs, je dis "Oh là là, est-ce que bon et puis euh non, après l'avoir ouvert euh j'ai reçu ton invitation et j'ai pris ça comme une marque de confiance et je suis très heureux ce matin d'être d'être avec vous et de pouvoir m'exprimer puis entendre vos débats sur la transmission qui sont très intéressants. Voilà.
Et nous avons évidemment beaucoup l'occasion d'échanger Michel et je suis heureux aujourd'hui plus largement de m'adresser à vous chef d'entreprise qui venait du bâtiment de l'alimentation l'alimentation de proximité la fabrication des services des professions libérales des travaux publics ou encore du paysage au fond des métiers différents, des entreprises différentes mais une même réalité vous êtes ceux en effet qui font la France vraiment c'est toute notre économie de proximité et je trouve que la thématique que vous avez choisie, ceux qui font la France et ben c'est quelque chose qui est dans la réalité notre économie et on a besoin, le pays a besoin de vous.
Chacun d'entre vous, vous faites du pain, vous construisez des maisons, vous préparez des repas, créer des vêtements, procurer des soins, faites tourner des ateliers, tenez vos commerces et tout ça, je le sais, ça demande beaucoup d'énergie pour tenir bon malgré les scouces économiques, climatique, géopolitique qui s'agrège.
Vous savez, mes amis, on est confronté actuellement à cette crise euh euh géopolitique dont on sait pas bien si elle va s'arrêter et elle s'agrège effectivement avec la crise climatique qu'on a vécu et qui a des conséquences notamment sur notre production agricole, pas que la première c'est sur les carburants bien sûr la crise géopolitique et puis elle a elle a des conséquences aussi sur nos taux d'intérêt. On voit bien que actuellement bah toute cette instabilité joue et nos taux d'intérêt c'est ça vaut pour l'état puis ça vaut aussi par conséquent après sur l'intérêt que payent quand elles investissent les entreprises ou les particuliers.
Donc on est dans un moment où euh cette addition des crises ben crée un climat d'incertitude et aussi il faut bien le dire d'instabilité politique. Mais nos TPE, nos PME tiennent bon en cette année 2026. Malgré la persistance de ces crises et la hausse des coûts qui sont associés, j'ai une étude là de la la BPI qui est intéressante, c'est le baromètre de la vie qui dit que 88 % des PME, TPE estiment quand même que leur trésorerie sera assez solide pour absorber pas tant que ça.
La la crise si elle ne dure pas si elle ne dure pas bien sûr c'est une enquête alors c'est le baromètre c'est un baromètre BPI il y a ce qui veut dire bien sûr hein moi j'ignore pas que si la crise que l'on vit aujourd'hui se prolonge encore tout au long de l'année 2027 ça va ça va devenir un sujet là évidemment la question elle était à double entrée c'est on peut vivre une passerelle Mais si ça devait continuer, évidemment, il y a il y a cette il y a cette conscience que les choses vont être de plus en difficiles.
Bon, j'ai bien conscience que de toute façon les choses sont difficiles et il y a un autre chiffre qui m'est donné, c'est que il y a une baisse évidemment sur les intentions d'investissement compte tenu de tout ça. Voyez, c'est aussi ça c'est quelque chose qui voilà, on est dans l'attentisme hein et c'est là justement qu'on touche à la responsabilité du gouvernement pour donner de la visibilité parce que pour faire il faut y voir clair, je suis d'accord. Et pour y voir clair, il faut déjà que ça arrête de bouger d'une année sur l'autre et qu'on mette fin à ce va et bien fiscal.
C'est pourquoi dès la rentrée, donc il a eu l'occasion de l'écrire, le premier ministre a annoncé la couleur, le prochain budget suivra un principe essentiel, la stabilité fiscale. Voilà, il y aura pas d'impôts nouveaux, ils sont déjà assez hauts et ce budget préservera aussi, si on a été question, la formation, préservera l'apprentissage, touchera pas au CFA. Donc ça c'est un élément important je pense notamment euh pour les jeunes. Et pour y voir clair mes amis, il faut aussi voir loin et viser notamment la génération qui vient. Bien sûr, ce budget sera donc un budget aussi de la transmission qui donne les moyens à la génération qui vient de se lancer dans la vie.
Il y a une phrase du général de Gaulle qui disait "Les Français, c'est eux qui font la France. C'est eux qui sont qui en sont responsables de génération en génération. Il en était beaucoup ce matin. Je crois que cette phrase et prend tout son sens ici parce que nous partageons avec vous la même ambition, transmettre ce que nous avons construit. Alors le gouvernement n'est pas dans le confort le plus total, hein, que comme vous. J'en ai bien conscience, on n pas de majorité, on n pas beaucoup de temps et on n pas d'argent. Mais malgré cela, oui, c'est la c'est la réalité. Mais malgré cela, mais malgré ça, il s'attache à développer une vision sur le temps long, transmettre les entreprises.
Et c'est pour cela que d'abord nous voulons sanctuariser le pacte du trail. J'ai bien entendu, cher Dominique, la proposition qui est faite de détourer dans les zones rurales ou dans les quartiers prioritaires s'il pouvait pas y avoir une adaptabilité. C'est quelque chose euh qui peut être en effet discuté, débattu. En tous les cas, le pacte du trail donc et la transmission familiale dans son ensemble, il ne bouge pas. Il est prévu au PLF euh qui est déposé là, qui va être déposé auprès de l'Assemblée nationale euh dans toute sa pérennité et il est sanctuarisé. Donc ça c'est le premier point. Euh et on a voulu aller plus loin avec le Premier ministre.
Donc dans les transmissions, je dis ça modestement, le Premier ministre a a voulu le baptiser le pacte papin qui va faciliter la reprise des entreprises, notamment, s'il en a été question, par les salariés. Et je vais vous faire une confidence, mon cher Michel. On a une réunion avec le premier ministre à Matignon à laquelle bien sûr vous participiez. Il y avait euh Dominique pour la CGAD, il y avait Jean-Christophe Répond pour la CAPEB, il y avait Denis Renal pour les professions libérales, il y avait Laurent Munot pour la KNAMS, artisanat et les services. Et il y avait aussi Xavier Jaufrois, le secrétaire général qui est un peu la la cheville ouvrière.
Et au fond quand on a évoqué ensemble dans l'échange et la discussion à Matignon cette idée la transmission au salariés et qu'il a vu vos réactions aussi favorables à ça et ben il s'est dit banco on y va et il m'a demandé évidemment de de travailler le sujet on a pu l'évoquer. Donc ça a été un élément important, ça a été un élément déclenchant. Alors ce pacte, on a eu l'occasion d'en parler. Je je veux pas trop rentrer dans le détail, mais il a trois mesures qui sont, me semble-t-il fondamentales pour la reprise déjà pour toutes les entreprises qui sont qui vont être concernées par la reprise, toutes PME, TPE.
Donc pour les PME, il y a un sur suramortissement de 30 % et avec un effet boost pour les TPE à 60 %. qui veut dire que ça c'est pour tout le monde, toutes les reprises. Donc ça éloigne euh pendant les 3 4 5 premières années euh la notion de fiscalité sur les les bénéfices, hein. Donc ça c'est le premier point. Le deuxième point alors là quand il s'agit d'une transmission à des salariés spécifiquement comme il en était question là pour le coup il y a pratiquement la disparition des droits de mutation. Euh droits de mutation, si je prends un exemple, vous savez la en moyenne euh les transmissions pour les TPE, c'est à peu près 300000 € en moyenne.
300000 € aujourd'hui il y a 10000 € de frais de mutation. Demain, avec le pacte, ça passe à 250 €. Donc on voit bien là, il y a aussi un accompagnement intéressant. Et puis surtout pour le séd et bien il y a le le Sédit va être pratiquement euh affranchi de la de la plus-value puisque il y a une franchise jusqu'à 1 million d'euros. Donc on voit en moyenne ce qui se passe dans les dans les successions de TPE. Bon, on est à peu près dans ces épur là. Donc là, c'est intéressant. Et donc là, ce pacte, il va quand même inciter au fond à ce que le salarié qui peut être le sédent et et le salarié se disent on a un intérêt commun.
Et pour le coup, la la transmission, elle peut l'idée de la transmission, elle peut beaucoup s'anticiper parce que vousz transmettre, c'est un acte de foi dans l'avenir mais ça veut pas dire que on va partir tout de suite. C'est pas toute la même chose entre je m'occupe de ma transmission et je c'est tout de suite mon départ. Voilà, la transmission c'est un c'est quelque chose qui se vit pendant des années. Sa moi personnellement, j'ai repris, j'étais salarié, j'ai repris l'entreprise où j'étais salarié magasin. [raclement de gorge] Donc ça s'est pas fait du jour au lendemain.
Et je l'ai transmise il y a pas si longtemps que ça à un salarié qui était un stagiaire, qui est rentré comme stagiaire mais il est pas devenu le repreneur. Toujours au lendemain. Il a fallu quelques années. Mais moi, j'avais l'idée de la transmission. Mais transmettre, c'est un état d'esprit. Se dire au fond, je fais partager, je fais partager mon savoir-faire autour. C'est un peu comme quand on est avec des enfants. Voilà. Et donc c'est intéressant cette notion d'anticipation.
Et en effet, quand je vois les résultats de la table ronde qui sont à 63 %, bon s'en est pas préoccupé, je comprends, il y a pas de reproche dans mes propos et se dire au fond on peut s'en préoccuper très vite mais sans se dire je vais partir demain matin. Voilà, c'est pas la pas forcément lié. transmett transmission et départ. Alors le gouvernement veut aussi, j'en profite pour le dire, encourager la transmission entre les générations. Là du coup c'est un peu pour tout le monde les transmissions via les donations familiales pour que l'argent circule. Ça ça va ramener aussi un petit peu de cash plus vite plus tôt les jeunes générations avec plusieurs mesures dans ce sens.
Parce que vous savez en ce moment quand quand vous voulez transmettre à vos enfers, on utilise souvent ce qu'on appelle la nuopriété. Propriété, c'est intéressant fiscalement, mais c'est un peu de la monnaie de singe pour ce bah oui, parce qu'avec l'espérance de vie euh bah voilà, ils seront plus vite très vieux et tant mieux. Bah après, il se peut que la nuopriété, on en a pas toujours besoin parce que il y a des transmissions qui se font à à des retraités. C'estàd que les ceux qui partent transmettent. Donc c'est mieux de donner quand on a besoin. Ceux qu'on ont besoin c'est les jeunes. Bah aujourd'hui et tout de suite et maintenant.
Donc, on a porté dans le PLF le don familial [raclement de gorge] exonéré à 50000 € versus 31000 € aujourd'hui. Et on on peut, vous savez, tous les 15 ans donner 100000 € par an. Euh donc 200000 € par dans un couple. Au-delà de ça, si on veut aller au-delà de ces 100 cas, ces 100000 € ça sera une fiscalité que de 5 %. Donc là aussi ça permet à la génération [raclement de gorge] qui enfin à la mienne pour faire simple bah de de transmettre aux enfants, aux petits-enfants et cette transmission elle pourra se faire aussi aux neveux et niè donc élargi pourra même se faire pour ce qu'il souhaitent parfois à des associations dans les mêmes à peu près dans les mêmes conditions.
Donc voilà mes amis, tout ça c'est valable évidemment pour le budget 2027. Il faut qu'on ait un budget. Je je sais qu'il y a il y a des parlementaires aussi dans la salle et que vous-même vous avez des relations avec vos parlementaires. J'insiste sans doute que ce budget il sera pas parfait. C'est un budget de compromis. C'est un budget aussi qui amorce euh comment dirais-je une euh essayer de de résoudre cette dette qui est pour notre pays qui nous empêche d'avoir des marges de manœuvre. Donc il commence vraiment à à taper dans la bute comme on dit. Donc il sera sans doute imparfait mais il faut qu'il y ait un budget.
Il y en a parfois qui parlent de la possibilité d'une loi spéciale ce qui voudrait dire qu'il y a pas de budget. Vous savez mes amis s'il y a une loi spéciale dire que s'il y a un budget la nouvelle équipe gouvernementale le nouveau président et que la nouvelle assemblée il pourra le réviser ce budget en peu de temps. Faut 3 semaines pour réviser un budget quand il existe. Donc bah voilà nous on fait aussi des choses pour que ce budget il soit révisable mais si il y avait pas de budget s'il y avait la loi spéciale donc certains parlent bah c'est ce qui va se passer le temps que tout se mette en place. On pourra pas avoir de budget avant le mois de septembre 2027 de l'année prochaine.
Ça veut dire que ceux qui seront au gouvernement et à l'Assemblée, ils auront à travailler, ils auront à peine fini de faire le budget 2027 qu'il faudra aller sur le budget 2028. Et au passage, tout ça aura coûté au pays de l'ordre de 15 milliards d'euros. Donc si on peut se passer de ça au nom de l'intérêt général, qu'on discute démocratiquement de ce budget, qu'on soit pas satisfait. Je comprends ça qu'il y a un débat démocratique mais après on va essayer, moi j'aurais bien en tous les cas, je suis conscient de ça, que on ait un budget pour pouvoir après bien sûr le le réviser s'il faut. Voilà.
Euh penser aux générations d'après, mes amis, c'est aussi un principe qui doit nous guider, même en temps de crise énergétique. Et là, je voulais aussi faire un petit profiter de ma présence avec vous pour faire donner un petit mot sur les C2 parce que je sais qu'il y a des artisans dans la salle et les C2 c'est important et beaucoup remettent en cause des C2 parce que évidemment c'est l'énergie fossile donc entre autres les carburants qui payent une partie des ces deux œufs. a de l'ordre de 12 centimes aujourd'hui pour un lit d'essence. Mais ça finance après derrière ces deux œufs c'est pas une taxe, c'est une contribution.
Le budget d'État n'a rien à y voir mais l'enveloppe d'ailleurs est de l'ordre de je crois de 8 milliards d'euros. Mais ça permet de financer donc tout un une comment dirais-je une détermination à électrifier les usages et on a besoin c'est au fond notre immunité pour lutter contre cette dépendance aux énergies fossiles. L'arrêter du jour au lendemain comme certains le suggèrent, c'est pas possible parce qu'il y a des devis qui ont été faits. les 180000 pompes à chaleur qui sont financé, qui sont mises en place par des artisans. Les D ont été passés il y a deux ou trois mois, les chantiers sont en cours.
Alors laisser à penser que au claquement de doigt, on pourrait arrêter les les ces deux œes. Non. Alors, je dis pas après qu'il faut pas qu'il y ait un débat et le Premier ministre a demandé d'ailleurs à la ministre de l'énergie euh de d'organiser ce débat pour qu'il y ait de la transparence par rapport à ça. OK, mais euh on peut pas du jour au lendemain l'arrêter parce que les artisans en subiraient les conséquences et puis les choix qui ont été faits peuvent pas changer comme ça. Il y a un peu de moyen terme dans dans tout ça. Donc je voulais aussi partager ça avec vous ce matin et puis on a [raclement de gorge] voilà. Alors mes chers amis, on est réuni là au palais Brognard.
C'est un lieu d'ailleurs où on a longtemps parlé de cours, de marché, de valeur, de bourse, mais la valeur d'une entreprise se mesure pas à son cours de bourse surtout là quand on quand on n'est pas en bourse, elle se mesure à tout ce que vous tissez chaque jour dans nos villes, dans nos villages, dans nos quartiers. Elle se mesure aussi à ce que vous créez entre les générations, aux jeunes que vous formez, au savoir-faire que vous transmettez. La transmission, c'est aussi important la transmission des savoir-faires que la transmission d'entreprises en tant que telle. Elle se mesure aussi à la force collective que vous vivez, que vous faites vivre au sein de vos entreprise.
Ce collectif, mon cher Michel, c'est celui que vous représentez avec les vice-présidents, avec toutes les fédérations. L'U de paix est une force, c'est une somme des de de parties bien sûr, mais c'est de la proximité dans les dans les territoires. Et c'est aussi, on le voit ce matin quand vous êtes rassemblé, c'est une puissance et moi je je le dis modestement et je suis pas là pour flagorner, mais je suis aussi, c'est dans mon rôle content de vous défendre parce que c'est vrai que on a pensé beaucoup à la grande entreprise, on a pensé à la tech, on a pensé au spatial, on a pensé au quantique. Il faut ça. Bien sûr qu'il faut ça pour notre pays, mais il nous faut vous aussi.
Il faut l'économie de proximité, l'économie du quotidien. Et moi, je fais aussi ce travail là de de défendre cette économie, vous faire exister, y compris à Berti. Euh vous le savez Michel, c'est pas toujours facile hein de voilà de de défendre parce que moi et on se rend compte petit à petit bah que les milliers d'entreprises que vous représentez et le défi des entreprises qui vont être à reprendre 500000 euh dans les dans les 5 à 10 ans, 350000 d'ici 2030, 150000 j'y pense que j'étais avec eux hier soir dans les métiers de bouche. C'est quand même pas rien.
Et donc on voit bien que la pérennité de notre économie, la souveraineté de notre économie, notre indépendance, elle passe par le développement et la reprise de l'économie de proximité que vous représentez. Voilà mes amis le message que je suis venu vous dire ce matin d'une manière simple avec beaucoup d'humilité. Je suis euh même si c'est pas facile euh en ce moment, mais je peux vous dire moi je suis à vos côtés et je vous remercie.
[applaudissements]
Merci. Merci monsieur le ministre. Je vais donner la parole au président Michel Picon. Vous avez souhaité un temps d'échange. Oui monsieur le ministre. Je sais que le temps est compté pour pour tous les membres du gouvernement, mais je je c'est sûr [rires] ce matin et dans ce matin, il y a le temps de ce matin dans les semaines et les mois qui viennent peut-être aussi mais bon pas le pire. Moi, j'espère aussi que le débat parlementaire sera à la hauteur de nos enjeux, des enjeux du pays, des enjeux des petites des petites entreprises et je te rejoins.
J'espère que nous n'aurons pas assisté au cirque auquel nous avons assisté les années précédentes et que le gouvernement tiendra tout de même sur des réformes structurelles qui sont nécessaires au pays. Je pense à l'abandon de la réforme des retraites pour trouver une forme de stabilité politique mais qui nous coûte très cher aujourd'hui et qui nous prive de toute marge pour pouvoir aider nos petites entreprises parce que l'argent magique n'existe pas évidemment et ce qui est utilisé ailleurs ne l'est pas là où il faudrait l'être.
Je peux pas ne pas reprendre et ne pas évoquer ce que vous évoquiez vous indiquez tout à l'heure que la BPI donne une vision plutôt on m'a dit ça d'ailleurs ce matin, c'est un économiste qui m'a dit ça, un journaliste économique Emmanuel le chiffre en me disant "Bah écoute, ça a pas l'air d'être aussi cata que ça. Euh la BPI, elle vient de sortir un truc." ell visent quand même les PME PMI du haut du panier. Mais c'est pas étonnant parce que pour la BPI, nous n'existons pas, monsieur le ministre.
[applaudissements]
On est comme on le dit souvent sous leur radar et et franchement je vais vous en parler parce que sur le sujet de la de la transmission des entreprises sur le pacte petit papin et moi je suis très très heureux pour vous parce que je sais l'engagement que que vous mettez dans dans tout ça et je veux le saluer hein. Il y a il y a des ministres qui sont plus à l'ents que d'autres et malgré votre antériorité dans le commerce mais le grand commerce celui de la grande distribution, on aura déjà échangé tous les deux là-dessus. Je sais pas. Euh mes parents tenaient une épicerie que certains qui s'appelaient à l'enseigne codec. Ouais. Je sais pas s'il y en a qui s'en rappellent. Ah oui très bien.
Albo codec. Moi mon premier magasin, il était rue de la République à Fonten le Comte. Il faisait 100 m², il s'appelait Unico. Je sais pas si ça quand même. Très bien. Et on a pris Non mais moi je représente des commerçants qui sont nés en 1894. S'ils avaient pas pris le train en route aussi, ils sont ils seraient morts. Et j'ai jamais voulu nous qu'on s'appelle des grands distributeurs. On est avant tout des commerçants. Voilà. Ça c'est plus important que le mot distributeur. Oui. Oui. Non mais nul. Mais mais bien évidemment et puis on peut pas caricaturer les choses comme ça. Moi je suis pas là pour reposer les grandes et les petitte.
Je dis simplement aux petites poussez-vous un peu pour qu'il nous reste encore un peu de place quoi. Parce que sinon sinon on narrivera pas on n'arrivera pas à subsister. Ce que je veux dire ce que je veux dire sur la la transition franchement tout tout cet élan que vous avez engagé c'est positif ça va dans le bon sens. la reprise par nos collaborateurs les aide à à mettre en œuvre sur le suramortissement. C'est bien d'ur on a un peu travaillé ensemble ces ces sujets au fil de nos échanges, mais il manque le principal. Pardon de le dire ainsi mais euh dans des films d'udiar, on dirait il manque le pèse, quoi. C'est-à-dire que moi, j'ai 30 ans, j'ai le flous.
l'oseille ce qu'on veut parce qu'à 30 ans ou 40 ans ou 35 ans, oui, moi je travaille dans une menuiserie depuis des années. J'ai envie au fond de reprendre la boîte de mon patron parce que je connais les clients, je connais le marché, je connais le travail, je connais tout ça. Et je suis allé voir mon banquier, je lui en ai parlé, il m'a dit mon patron qui allait partir là bientôt et et en fait bah le banquier lui dit "Tu as quoi comme personnel ? Bah j'ai pas grand-chose, tu le sais. J'ai fait j'ai acheté la maison, j'ai des enfants qui rentrent maintenant à l'école et cetera et de l'épargne personnel, j'en ai pas beaucoup. Ah ben circuler, il y a rien à voir.
Et ça c'est juste pas possible. Et quand j'entends on dit on va faciliter le crédit vendeur. Oui, c'est une option mais le vendeur il faut qu'on trouve des systèmes qui le sécurisent un peu. Il peut pas porter tout seul sur sa tête le le risque de d'entreprise. Et c'est là je pense que enfin monsieur Dufourquel je demandais en rendez-vous, il est pas encore arrivé mais il va venir. Euh je désespère pas. Tu vas m'y aider peut-être. Voilà. Euh peut-être que la BPI, la banque des territoires, elle a la capacité d'apporter sa contribution un peu en cautionnement, en soutien, en prise d'honneur, en fond d'amorçage. C'est l'expression que l'on a utilisé.
En tout cas, tout ce qu'on pourra faire comme euh comme moyen, comme énergie pour faire en sorte que la transmission puisse se faire et puis surtout qu'on en perde le moins possible. On est autour d'entre 25 et 30 % si les chiffres que qui m'ont été donnés sont exacts d'entreprise que l'on perd. Et quand on perd 25 à 30 % des 500000 qui doivent, ça va se voir dans le paysage. Des rideaux de fer, il y en a déjà beaucoup et je il faut qu'on s'attache tous ensemble. Donc un oui, tous ces dispositifs, bravo et et merci mais vraiment il faut qu'on se focalise aujourd'hui sur la capacité à financer.
Je sais qu'on a quelques banquiers dans la salle, quelques gestionnaires aussi de fonds de coffnement. On doit tous travailler ensemble pour aller plus loin. Et puis je ne peux pas avant de vous laisser partir, monsieur le ministre, ne pas vous dire que la situation de nos petites entreprises, elle est elle est difficile. 68000 défaillances l'année dernière. Malheureusement, je le crains, ce sera 78000 cette année. Les chiffres que j'ai proviennent d'abord des tribunaux de commerce, des administrateurs judiciaires qui gèrent ses défaillances ou qui liquident. C'est l'AGS aussi, l'association de garantie des salaires. Les choses ne se redressent pas, elles s'aggravent.
Et la dernière crise, une de plus du carburant que nous subissons que beaucoup de nos professions ici, vous les avez cité tout à l'heure, je pense nos amis taxi, nos amis des travaux publics, du bâtiment sont en grande difficulté après une crise de l'énergie provoquée par la la guerre en Ukraine qui a entraîné aussi une crise des matières premières et puis maintenant une crise de carburant où nos entreprises parce qu'elles sont face à des Français qui souffre aussi et donc on n' pas la possibilité de répercuter les augmentations de prix que nous devrions faire ce qui veut dire que nos marges sont laminées, sont compressées, les trésoreries sont [grognement] alors franchement il va falloir qu'à la BPI on leur ramène les choses parce que nous les enquêtes de conjoncture que nous faisons avec Serfi, jamais on a eu tous les secteurs de nos de nos petites entreprises, les moins de 11 être en décroissance à la fois de d'activité et à la fois de chiffre d'affaires.
Donc il y a urgence à à regarder cela de de près et et vraiment je veux le corriger parce que laisser penser que au fond finalement ça se passe pas si mal que ça. Non, pour nos petites boîtes ça se passe pas bien. Pour ça c'est pour ça que j'ai introduit mal une durée. Oui. [applaudissements][acclamation] Quand j'ai dit ça, je voudrais vous dire, monsieur le ministre, qu'on est conscient de la situation du pays. On est conscient tous ici dans cette salle pour l'avoir subi combien de fois que les aides d'aujourd'hui, c'est les impôts de demain. Évidemment, on sait que l'argent de de l'État, l'argent public doit être dépensé avec parsimonie et efficacité.
Mais j'ai le regret de vous dire que c'est pas le cas aujourd'hui. La gabie des dépenses de l'État dans beaucoup de prestation sociale, dans beaucoup d'agences de fonctionnement, personne ne s'attaque encore à ça vraiment. [applaudissements]
[applaudissements]
Et donc si l'on ne fait pas ces réformes de structure et au-delà du ministre de tutelle de nos activités que vous êtes et avec lequel j'ai plaisir à travailler et échanger à chaque fois et je veux dire vous n'en êtes pas moins que le représentant du gouvernement aussi ce matin et un gouvernement auquel je veux dire faites des économies là où vous devez les faire. Oui, il faut supprimer des fonctionnaires. Il y en a trop. Non mais il y a Oui. [applaudissements] Je réponds je Et vous nous vous trouverez à côté de vous pour soutenir ces mesure. Oui, il faudra travailler davantage pour pouvoir financer notre protection sociale.
Oui, c'est pas normal dans une société qu'un niveau de retraite soit quasi identique à un niveau d'un jeune qui travaille et qui se lève le matin à 6h du matin. Tant de réformes qu'il faut faire. ces réformes là, si le gouvernement s'y engage, vous n'avez pas beaucoup de temps, c'est vrai, mais il y a des choses qui peuvent être faites pour attaquer les déficits structurels de notre pays afin que on se dégage les gar les marges de manœuvre nous permettant de faire face aux difficultés. Voilà.
Avant, je voulais vous vous dire ça, monsieur le ministre, non pas pour pleurer parce que je voudrais vous dire que mais je le redirai après-midi, tout n'est pas foutu et tous les jeunes qui sont venus euh tout au long de la matinée, vous en avez vu deux, euh mais on en a eu toute la journée, des gens qui ont repris des entreprises. Si on veut qu'il reprennent nos boîtes, il faut pas quand même que tous les jours on leur dise "Les amis, on va tous mourir hein parce que sinon"
[applaudissements]
Donc il faut qu'on soit pondéré, qu'on règle les problèmes, qu'on règle les difficultés mais dans nos petites entreprises, ça vaut le coup que vous les souteniez parce que il y a de l'avenir, il y a de l'emploi. Et je voudrais terminer avec ça, c'est une enquête Teram qui dit que dans les 15 dernières années, pendant que les grands groupes détruisaient 240000 entreprises, les petites entreprises emploi pardon dans les petites dans les dans les grandes entreprises les petites entreprises en créel 200000
[applaudissements]
le salut de notre pays, le salut de nos territoires, la joie de vivre du premier bonjour le matin à la boulangerie, la joie de vivre de tous ces commerces que l'on voit, ce lien social que nous représentons, cette façon de se préoccuper des autres quand une personne qui a l'habitude de venir tous les matins dans un commerce de proximité que depuis 3 jours On la voit pas on appelle le maire pour dire c'est curieux, elle est plus là madame. Et et souvent on découvre parce que nous sommes acteurs dans ces territoires, nous sommes précieux, nous sommes indispensables. Je voudrais vous le dire monsieur le le monsieur le ministre devant tous. Voilà, je vous laisse la par C'est ce que tu as dit.
[applaudissements] Bon et ben, [rires] j'ai bien fait de venir, hein. Alors, mon cher Michel, bon d'abord concernant le budget, j'entends bien le message qu'il faut mettre en place des dépenses structurelles. J'ignore pas non plus qu'il y a un débat sur la présidentielle parce qu'il y a des réformes de structure qui vont être l'enjeu des des programmes de ceux qui visent la magistrature suprême. En attendant, malgré tout le budget qu'a proposé le premier ministre, 53 milliards d'économie, c'est quand même la première fois, ça n'était jamais arrivé, qu'un gouvernement propose alors qu'il y a des présidentiels dans 7 8 mois un budget de cette ampleur là en matière de réduction des dépenses.
Je rappelle que les dépenses, ce n'est pas que l'État qui va faire des efforts. Ça a été dit par le Premier ministre. On va réduire l'État au niveau des ministères notamment va réduire ses dépenses sauf pour les choix qui ont été faits. La défense, je l'ai dit les jeunes, l'écologie pour l'adaptation à la transition climatique et la recherche. Je rappelle au passage qu'on doit avoir un budget qui doit être aux alentours de de 5 qui va peut-être atterrir à 5 10 520 compte tenu du contexte de géopolitique qu'on ne maîtrise pas de ce côté-là. C'est c'est voilà c'est le chaos du monde aussi qui qui est chez nous.
[raclement de gorge] mais que les choix de défense qui ont été fait, je le rappelle quand même parce que par les temps qui courent, on est quand même content d'avoir le parapluie nucléaire et d'avoir une armée au niveau de l'Europe qui, je l'espère pas bien sûr, mais qui nous permet voilà d'être un peu plus rassuré par les temps qui courent. Si on avait pas ça, s'il y a pas eu ces efforts qui ont été doublés parce que c'est 30 milliards de plus qui était ça veut dire qu'on serait à 4 %. On serait pas à 5 10, on serait à 4 %. C'est un choix stratégique et euh on s'aperçoit quand même qu' qu'il est euh qu'il est utile hein euh là malheureusement bien sûr.
Donc c'est un budget courageux 53 milliards dépenses de l'État mais pas que puisque qui vont les dépenses d'état qui vont réduire bien sûr dépenses aussi des collectivités parce que c'est pas que les comptes publics ce n'est pas que l'État c'est les collectivités régionales, départementales communauté de commune commune et cetera euh à qui il sera demandé aussi de pas de de maîtriser bien les dépenses. Donc les opérateurs de l'État aussi, les agences, il y en a beaucoup. Bah il elles vont il y en a beaucoup. Je suis d'accord. D'accord. Je rappelle que je suis là que depuis un an he mon cher Michel. Moi je Ouais. Euh elles vont faire on va leur demander de faire des efforts.
On va leur demander de faire des efforts. Mais attention hein parce que là vous êtes du côté de de d'un micro. ceux à qui vous allez demander, à qui on va demander de faire des efforts, Michel avec lesquels aussi vous travaillez, vous serez de l'autre côté du micro, ce qui va être moins facile quand justement on va demander de faire des efforts à ces agences aussi de l'État où vous pouvez vous retrouver aussi concerné. dit au passage. Non non, attendez, c'est mon tour, c'est mon tour, c'est mon tour. Ah non, parce que j'ai entendu j'ai entendu la liste de cours, j'ai la mienne. Ah non ! Oh ! E bon voilà, on est d'accord hein là-dessus. Je j'ai bien noté ce qui a été dit, je m'en rappellerai.
Mais il y a pas de reproche parce que il y a un truc qui est bien avec Michel Picon, c'est qu'on s'aime bien. Donc voilà. Alors moi, je vais vous dire, je bosse depuis un an. les trucs qui qui marchent quand même un peu. Non mais Chine, les plateformes chinoises où j'ai entendu, je t'ai entendu Michel ce tuto parce que on va je t'ai entendu les premières réunions c'est il y a deux poids de mesure avec les plateformes chinois, c'est pas normal contre nos nos petites entreprises qui fabriquent ici du Madein France, les commerçants et cetera est 40 % ben non mais 40 % de moins de de de vente de ces plateformes. Pourquoi ?
Parce qu'on a sanctionné aussi au niveau de la France, au niveau de l'Europe. Si l'Europe a sanctionné, c'est parce qu'on est Moi, je suis monté à Bruxelles, aller voir les les commissaires européens et avec chercher l'appui aussi des autres des autres pays qui sont comme nous. Et on a pas tous hein, mais on a réussi à à d'abord à sanctionner parce qu'il respecte pas nos codes de la consommation, ils vendent des produits dangereux. Euh voilà et 1 milliard 1 milliard d'amendes euh en année glissante entre euh le mois de septembre dernier et celui d'aujourd'hui plus la mise en place de la taxe douanière, la taxe petit colis, tout ça.
Bon, c'est une victoire quand même et ça joue, ça commence à jouer le commerce de centre-ville avec la banque des territoires, c'est pas la BPI mais c'est la Banque des territoires. Bon, on a réussi. Il y a des foncières qui sont prises en compte par les les mairies, les communes qui cofinancent. Il y a des situations qui sont en train de se retourner dans le commerce de centre-ville quand on coupe et qui permettent de réduire à moyen terme le taux d'effort qui a un vrai problème. Les loyers sont trop importants dans dans pour les commerçants de centre-ville, je le sais ça.
Et donc quand les mairies qui se rendent bien compte au fil du temps, au fil des années, elles ont elles ont investi dans des infrastructures, des stade, des piscines et c'est très bien mais sont pas toujours occupé du du commerce de du centreville et de ses commerçants. Elles le font maintenant. Moi, j'ai rencontré des élus qui ont été élus sur leur projet pour le centre-ville. Et ben quand on arrive à préempter des endroits stratégiques et à réguler les loyers, à développer du du commerce, à mettre des animateurs de centre-ville aussi pour voilà faire un boulot d'animation, on retourne des situations, on commence à retourner des situations.
Donc de voilà de de choses qui marchent quand même. Ah, il faut se féliciter. Ça c'est parce que il y a une impulsion, je le dis modestement que que j'ai donné aussi en vous écoutant. Euh la loi simplif, elle est en route. Elle va se vivre. La loi simplif, elle va se vivre. Ça veut dire qu'on essaie de simplifier la vie des entreprises. C'est pas le grand soir, mais elle existe cette loi. Elle a été votée. Nou nouvelle norme qui sera mise aux entreprises va faire l'objet d'une analyse par un conseil au qui donc un test et par un conseil au normes et voilà et si ça marche pas et ben la norme sera pas retenue.
Ous Michel l'UDP, je le dis au passage de deux personnes du MEDF, deux personnes des entrepreneurs, deux personnes de l'UDP. Non mais merci.
[applaudissements]
Ça a été dur, ça a été dur, ça a été dur. Bon et c'est les nouvelles qu'on va juger. Moi je serai plus là sans doute. Enfin, on sait jamais des fois. Mais non, je rigole, je rigole, je rigole. Euh mais je souhaite que celui qui va euh me succéder, il s'attaque au stock après parce que dans le dans le PLF qui déposeront pour 2028, faut que les normes faut qu'il s'attaquent au stock parce que les nouvelles, on va essayer de d'en juger, mais il y a trop de normes aussi au niveau des stocks, il faudra le faire. Donc voilà, délai de paiement. Le sénateur Ritman apporté, j'espère qu'on va pouvoir aller au bout à l'assemblée au Sénat.
Donc une loi sur les délais de paiement parce que j'ignore pas les conséquences qu'il y a sur les TPE. Alors là entre les grands go et j'étais hier avec je me suis fait mettre le rapport hier de l'observatoire des délais de paiement. Je vous le dis parce que c'est la vérité. Donc qu'est-ce qu'il subissent ? C'est les plus petites entreprises. Je suis voilà 15 milliards l'année dernière ça a progressé. C'est plus qu'à 13 milliards. Rendez compte, il y a 13 milliards qui créent des défaillances bien sûr. Donc il faut d'urgence que cette loi sur les délais de paiement qui a été votée au Sénat aille à l'Assemblée.
C'est voilà si et dès dès l'agenda 2027, on la met parce que là il faudra comment dirais-je faire en sorte que les c'est c'est ça représente je crois que c'est 20 ou 25000 défaillances par an le fait que les délais de paiement soient pas respectés et ces délais de paiement non respectés ils sont portés par quelques souvent mais c'est des gros volumes par quelques entreprises d'une certaine taille. Donc j'ai le rapport, il est public hein, le rapport il est public hein, on pourrait le consulter. Donc je m'en occupe aussi. Voilà ça. Alors il va falloir qu'on qu'on conc vous écouterez encore bien longtemps tous les deux mais on a encore une table ronde qui nous attend.
Bon alors je conclus, c'est ma faute. Non non B euh BPI manque des Mais bon moi je les ai sollicité. Je suis d'accord que BPI spontanément ils sont pas tournés vers l'économie de proximité. Dire j'ai hésité. Non mais je suis d'accord. Je suis d'accord. Pas vous raconter une anecdote mais quand je suis allé voir celui qui fabriquait les brosses à dents assez dans à Beauv là qui une boîte qui voilà dynamique à robotisé et cetera qui fait les médine France accessible. Bah il avait demandé un prêt à la BPI BPI pour les brosses à dents. Bon ouais c'est voilà. Bon ben on a discuté un peu. Finalement ils sont venus et le gars il est en train de doubler les volumes.
Il va devenir leader de la brosse à dents française en France à 90 centimes la brosse à dents. Voilà parce que la BPI bon donc moi j'ai j'ai joué les têtes de Gondel un peu hein mais j'ai avec BPI mais on peut alors BPI va quand même faire des des près d'honneur. Prêt d'honneur c'est jusqu'à 80000 € sans intérêt il va il va le faire là il a il y a les engagements reprises. va aussi porter des garanties.
Donc quand on arrive à associer l'amorce dont a parlé euh Dominique, euh peut-être un crédit vendeur et et qui et je l'ai pas dit mais chaque crédit vendeur qui sera fait, on on décalera le paiement de l'impôt de plusvalue, c'est-à-dire on va on va lisser à chaque fois et bien sûr qu'il pourrait y avoir des garanties de fait pour que le sédent parte décontracté s'il aide le vendeur. Ça ça peut s'étudier. J'en ai parlé hier, moi j'ai des idées aussi même à vos côtés dans les fédérations. Comment parce que j'ai connu ça moi, le réseau que je dirigeais, on on transmettait 3 400 magasins par an à des jeunes.
Si on s'était pas occupé nous-même d'amener un peu de fond propre dans les transmissions, ils auraient pas pu. On aurait pas pu. Le stagiaire à qui j'ai rendu le magasin là, si il a eu des fonds propres aussi de la coopérative qui sont venus ou des quasi fonds propres. Donc ça ça peut se travailler. Ça peut se travailler et ça on peut le faire même on peut le faire assez vite ça parce que j'ai deux ou trois idées là-dessus.
Donc la BPI, elle peut faire et quand on arrive à agréger du crédit de du un prêt d'onneur, des garanties, un peu de crédit vendeur, un peu d'amorce si ça existe dans la Fédération et ça je trouve ça l'idée intéressante et on peut aller vers il y a des banquiers dans la salle à ce moment-là vers un crédit conventionnel hein bien sûr et vers une dette seniore. On peut à ce moment-là investir. Donc il y a des solutions. Moi, je suis prêt à aller travailler parce que là-dessus, je dis modestement, mais j'ai un peu d'expérience et puis un peu de créativité. Donc, je suis prêt à le faire, prêt à vous aider. Et moi, j'ai confiance en vous pour l'avenir.
Franchement, ayez confiance en moi pour vous défendre. Voilà. Merci.
[applaudissements]
Merci monsieur le ministre. Merci Michel Picon, merci beaucoup à tous les deux pour ce temps des chances, cette spontanéité. Mais je vous propose de passer à la 4e table ronde de cette matinée.