đïžOlivier Faure invitĂ© du 8.30 Franceinfo.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse partielle
Pouvez-vous préciser les accusations contre Philippe Brun et les raisons de sa suspension ?
- 1:33RelanceĂludĂ©e
Avez-vous des preuves des violences physiques évoquées ?
- 2:14RelanceRéponse partielle
Philippe Brun vous accuse d'instrumentaliser ce conflit pour le tuer politiquement. Qu'en répondez-vous ?
- 4:22RelanceĂludĂ©e
La victime prĂ©sumĂ©e avait alertĂ© en juillet. Ătiez-vous au courant ?
- 6:32OuverteRéponse directe
Les aides aux pĂȘcheurs sont-elles suffisantes face Ă la hausse des carburants ?
- 8:44OuverteRéponse directe
Demandez-vous la reconduction de la taxe sur les grandes entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:14Olivier FortFait
« une victime présumée parle de violence physique »
- 7:59Olivier FortFait
« il n'est pas imaginable non plus de laisser penser que au Parti socialiste, on pourrait accepter que l'un de ceux qui pourrait emporter cette primaire soit soupçonnĂ© d'ĂȘtre un homme violent avec une femme »
- 9:28Olivier FortPromesse
« revenir sur la décision prise de faire baisser la taxe exceptionnelle sur les grandes entreprises »
- 12:53Olivier FortChiffre
« 80 milliards qui manquent chaque année, ils sont liés aux cadeaux fiscaux »
- 15:41Olivier FortChiffre
« Eric Zem était à 17 % au milieu de l'élection présidentielle. Il a fini à 7 »
- 16:24Olivier FortPromesse
« Je suis pour la taxe Zucman »
- 17:07Olivier FortFait
« il faut éviter de systématiquement avoir un débat entre la gauche et la gauche »
- 18:29Olivier FortFait
« Lfi n'a pas le monopole de la gauche »
- 19:09Olivier FortFait
« LFI flirte avec l'antisémitisme. Les dérapages successifs et la responsabilité personnelle de Jean-Luc Mélenchon sur cette question sont inexcusables »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Agath. Bonjour et bonjour Olivier Fort. Bonjour à tous les deux et bonjour à celles et ceux qui nous écoutent. Bonjour Olivier Fort. Vous publiez aujourd'hui la loi du plus juste aux éditions Robert Lafond, livre programme. On va parler de vos propositions et de votre candidature bien sûr à la primaire du PS Olivier Fort primaire pour laquelle il n'y aura finalement que cinq candidats puisque le bureau national a écarté le bureau national du PS a écarté le député Philippe Brun qui avait ses parrainages pour des soupçons de violence. Il vous accuse de vouloir le tuer politiquement. Alors est-ce que vous pouvez nous dire ce matin un peu plus précisément ce qui lui est reproché ? Bon, écoutez, c'est d'abord une affaire que je regrette et euh je pense que le
PS aurait pu s'épargner effectivement cette affaire. De quoi s'agit-il ? Il s'agit euh d'une accusation portée par une victime présumée et la justice dira ce qu'il en est le moment venu. Une collaboratrice parlementaire de Philippe Brin qui l'a licencié pour faute grave. aurait été sa compagne qui l'a licencié effectivement et qui prend des accusations suffisamment graves, qui relÚvent du droit pénal et donc qui justifiait violence harcÚlement qui justifiait violence harcÚlement qui justifiait que le bureau national auquel je n'ai pas participé puisque vous le savez depuis que je suis candidat à cette primaire je me suis déporté et donc le bureau national hier sous la conduite de Johanna Roland puis le groupe parlementaire sous la conduite de
Boris Valot ont fait le choix de suspendre Ă titre conservatoire Philippe Brun qui n'est plus dans nos effectifs le temps de l'enquĂȘte et nous verrons bien ce qu'il en est. Mais on parle de violence physique et de harcĂšlement pas de violence sexuelle. Pardon de rentrer dans les dĂ©tails, mais quand un dĂ©putĂ© qu'on va entendre dans un instant vous accuse de manipulation, il faut le plus prĂ©cis possible. Une victime prĂ©sumĂ©e parle de violence physique. VoilĂ . C'est Est-ce que vous avez des Ă©lĂ©ments de ces violences physiques ? Parce que vous avez dĂ©cidĂ© de le suspendre le jour de la de la clĂŽture des candidatures. Il Ă©tait candidat Ă la primaire, il avait rĂ©uni ses parrainages. Est-ce que vous avez des des preuves de ces violences physiques ? Je viens de vous dire que
moi je ne suis pas directement associĂ© Ă cette dĂ©cision puisque candidat Ă la primaire, je ne participe plus au rĂ©union du bureau national et donc tout est traitĂ© par ailleurs par donc Joana Roland la direction et hier la dĂ©cision qui a Ă©tĂ© prise a Ă©tĂ© une dĂ©cision unanime. C'estĂ d que tous les courants du Parti socialiste, y compris ceux qui soutiennent Philippe Brin ont votĂ© cette suspension pour des faits qui sont des faits graves. Et donc je veux le dire aussi, nous avons un principe et qui doit ĂȘtre un principe que y compris l'ensemble la sociĂ©tĂ© devrait entendre. Les femmes pendant des millĂ©naires ont subi le patriarcat, ont subi la domination des hommes et tout cela s'est
fait dans le silence le plus absolu. Et bien simplement aujourd'hui, je le dis du plus profond de moi-mĂȘme, quand une femme exprime sa douleur, sa souffrance, quand elle dit qu'elle a Ă©tĂ© victime de violence sexy ou sexuelle, je la crois. Queles que soient les consĂ©quences, vous dites il faut donner la prioritĂ© Ă la parole de la victime. Et je la crois. VoilĂ , c'est simple parce que ensuite la justice dira Oui. PH mais dans un moment dans un premier moment effectivement nous devons faire les chos croire. On Ă©coute seulement Philippe com mais je le dis aussi pour vous journalistes vous ne pouvez pas il y a quelques annĂ©es dans l'affaire Catnas expliquer que les partis politiquesins dĂ©putĂ© la France insoumise qui Ă©tait
accusé de violence physique contre sa compagne contre sa femme je crois et donc à l'époque pendant plusieurs semaines vous avez fait le procÚs de la France insoumise en expliquant que il y avait un problÚme qu'il y avait des faits qui étaient des faits graves, que pour un parti féministe, il était possible de ne pas réagir. Et aujourd'hui, vous allez expliquer que le Parti socialiste parce qu'il prend une décision qui est une décision difficile, trÚs difficile mais qui dit une courage aussi et bien nous ne sommes pas à la hauteur. Mais dans ces cas-là , que faut-il faire ? Moi je vous le dis, le principe est simple, c'est quand une femme porte plainte, quand elle dit, vous dites priorité à la parole des femmes, vous croyez les femmes. Philippe Brun vous répond, lui
il vous accuse d'avoir instrumentalisé ce conflit pour le tuer politiquement. La justice n'a pas été saisie, mais le Parti socialiste s'y est visiblement substitué entre minuit et 7h du matin. Ce conflit est désormais instrumentalisé par mon propre parti pour me tuer politiquement. Moi, je demande simplement voilà est-ce qu'Olivier Fort s'interroge un peu sur les conséquences de ces actes ? Voilà , de jeter comme ça l'honneur en pùure de quelqu'un sans qu'aucun contradictoire ne soit organisé alors qu'il était apparemment au courant depuis le mois de juillet. La justice passais dit Philippe Brun. Aucune procédure contradictoire. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Mais d'abord les victimes, elles font ce
qui leur semble ĂȘtre utile et je n'ai pas Ă me substituer Ă la victime prĂ©sumĂ©e. Mais en l'occurrence, ce que dit Philippe Brinpard Olivier Fort, c'est que la victime, elle avait saisi la commission de lutte contre l'harcĂšlement et la commission des conflits du Parti socialiste dĂ©but juillet. Est-ce que vous Ă©tiez au courant ? Il y avait une saisine au mois de juillet, mais je n'Ă©tais pas au courant parce que tout simplement dans nos statuts, dans notre façon de fonctionner, il y a une commission qui est la chargĂ©e de ce type de plainte et qui est une boĂźte noire qui n'a absolue. Comment c'est comment c'est possible ça que depuis dĂ©but depuis dĂ©but juillet cette commission n'a pas jugĂ© utile de de prĂ©venir d'alerter et d'auditionner
Philippe Brin moi ce que l'on m'a dit puisque encore une fois je ne suis pas je n'Ă©tais pas au courant et bien ce que l'on m'a dit c'est que la plainte dĂ©posĂ©e au mois de juillet ne portait pas sur des faits de violence mais sur des faits de prudomot des faits prudomaux ou mĂȘme enfin je n'en ai pas connaissance intĂ©gralement donc je ne sais pas exactement mais enfin visiblement sur un problĂšme de fonctionnement interne du Parti socialiste qui pas tout Ă fait la mĂȘme chose. Pas la mĂȘme gravitĂ©. Les rĂ©vĂ©lations ne viennent pas de cette commission. C'est parce que en fait l'intĂ©ressĂ©, la victime prĂ©sumĂ©e, a alertĂ© la direction directement. Effectivement trĂšs tardivement. Johanna Roland a demandĂ© Ă ce qu'elle
soit rappelĂ©e une deuxiĂšme fois et qu'elle confirme les faits parce que les faits sont graves et qu'on ne peut pas effectivement prendre une dĂ©cision simplement dans l'air du temps avec des simples soupçons. Et donc il y a eu un un deuxiĂšme appel le matin mĂȘme de la dĂ©cision et Ă la suite de cette confirmation l'ensemble du bureau national a Ă©tĂ© convoquĂ© les diffĂ©rents courants du Parti socialiste ont Ă©tĂ© appelĂ©s au prĂ©alable et il a Ă©tĂ© pris une dĂ©cision unanime Ă laquelle je n'ai pas participĂ© mais j'approuve parce que la rĂ©alitĂ© quand mĂȘme c'est que sur un sujet comme celui-lĂ nous ne pouvons pas ĂȘtre de ceux qui se lavent les mains et qui considĂšrent que la parole des femmes n'a Aucune pour terminer Olivier Fort, il y a pas
de volontĂ© de tuer politiquement Philippe Brun en l'Ă©cartant Ă la toute derniĂšre minute. VoilĂ , il n'y a aucune volontĂ© en tout cas de d'Ă©liminer Philippe Brun et je aucun intĂ©rĂȘt politique vous n'avez aucun intĂ©rĂȘt politique. Philippe Brun, j'ai travaillĂ© avec lui pendant des annĂ©es et j'ai de l'estime pour son travail. J'ai de l'estime pour ce qu'il a apportĂ© au Parti socialiste. Je trouvais que c'Ă©tait intĂ©ressant de l'avoir dans la primaire. Maintenant euh je n'y suis pour rien et j'espĂšre que maintenant la justice agira promptement et que euh et que s'il est blanchi, il pourra rĂ©intĂ©grer la primaire. Malusement, on connait aussi le temps judiciaire et c'est vrai que c'est une dĂ©cision difficile, mais vous comprendrez aussi
que il n'est pas imaginable non plus de laisser penser que au Parti socialiste, on pourrait accepter que l'un de ceux qui pourrait emporter cette primaire soit soupçonnĂ© d'ĂȘtre un homme violent avec une femme. Olivier Fort, un autre sujet, les prix des carburants qui flambent. Face Ă cela, le gouvernement a dĂ©cidĂ© de prolonger jusqu'au 31 dĂ©cembre les aides ciblĂ©es pour les secteurs les plus touchĂ©s. Pour les pĂȘcheurs en particulier, l'aide sera relevĂ©e de 25 Ă 35 centimes par litre. Est-ce que c'est suffisant ? ce n'est pas suffisant et je pense Ă©videmment aux pĂȘcheurs parce que ils ont eux des conditions de travail qui font que et des conditions de financement qui font qu'aujourd'hui et bien ils ne sortent mĂȘme plus en mer
quand ils ont le sentiment que ça va leur coûter plus que ça ne va leur rapporter et donc il faut des aides spécifiques pour cette filiÚre professionnelle. Mais j'en appelle ce matin solennellement au Premier ministre. Il a été, il est encore élu local. Il sait ce qu'est la difficulté pour toute une partie à la fois du monde périphérique, du monde rural, de tous ceux qui ont besoin de leur voiture pour rouler. Il sait ce qui leur rend coûte aujourd'hui. Et donc je l'appelle solennellement à deux choses. La premiÚre c'est à revenir sur la décision prise de faire baisser la taxe exceptionnelle sur les grandes entreprises dans le moment dans lequel nous sommes. C'est une décision du budget. Cette taxe
qui Ă©tait censĂ©e ĂȘtre exceptionnelle et qui a Ă©tĂ© reconduite cette fois SĂ©bastien Lecorn dit on la reconduit mais on la diminue. Et bien je lui dis on ne la diminue pas. Comment expliquer aux françaises et aux Français dans un moment de crise comme celui que nous connaissons, comme celle que nous connaissons ? Comment leur expliquer que on va baisser l'impĂŽt des entreprises qui font des chiffres d'affaires supĂ©rieurs Ă 1 milliard et que dans le mĂȘme temps, on va demander Ă tous les autres Français de se serrer la ceinture Donc premiĂšre chose, reconduire au mĂȘme niveau la taxe exceptionnelle sur les bĂ©nĂ©fices des grandes entreprises et deuxiĂšme chose que vous demandez au deuxiĂšme chose c'est effectivement de doubler et de faire en sorte que doubler les ciblĂ©s
les aides ciblĂ©s vous ĂȘtes align avec l'exĂ©cutif vous aussi vous dites il faut des aides ciblĂ©s on peut pas se permettre bien sĂ»r on peut pas que SĂ©bastien le cor c'est le niveau maximal euh permis par les rĂšgles europĂ©ennes non il parle lĂ enfin moi je parle des ĂȘtres ciblĂ©s je parle pas de baisse des taxes quoi que ce soit Non, les 35 cim pour les pĂȘcheurs. Et oui, c'est pour les pĂȘcheurs. Mais moi ce que je dis c'est que les ĂȘtres ciblĂ©s non, les ĂȘtres ciblĂ©s, on fait ce que l'on veut. Les ĂȘtres ciblĂ©s, on peut effectivement les doubler et je le dis aussi, il faut qu'elles soi attribuĂ© mĂ©caniquement, automatiquement parce qu'aujourd'hui, il y a toute une partie des bĂ©nĂ©ficiaires potentiels qui ne les demandent pas parce qu'ils ne savent mĂȘme pas qu'ils y
ont droit. Et donc lĂ , l'Ătat doit effectivement attribuer mĂ©caniquement automatiquement Ă ces grands rouleurs. Olivier Fort, vous demandez solennellement au gouvernement de reconduire Ă l'identique la surtaxe sur les bĂ©nĂ©fices des grandes entreprises. Est-ce que ça signifie que si le gouvernement vous Ă©coute et vous accorde ce point, vous ne censurerez pas l'exĂ©cutif ? Vous allez vite en besogne. Mais moi ce que je veux c'est que nous ayons, vous l'avez dit tout Ă l'heure, je viens de sortir un livre ce matin qui s'appelle la loi du plus juste. J'entends bien faire en sorte que la justice soit la valeur cardinale qui guide l'ensemble de l'action des gouvernements. Oui. Mais sur le budget concrĂštement Olivier for parce que vous laissez planer la menace d'une motion de censure
depuis des semaines. D'ailleurs vous vous dites mĂȘme que la censure aura lieu, qu'il y a pas de suspense. Enfin, c'est ce sont vos mots. Vous avez dit le suspense est faible. Le suspense est faible, il y [raclement de gorge] aura censure. Ce sont vos mots. Aujourd'hui, vous dites peut-ĂȘtre qu'il n'y aura pas censure si on obtient gain de cause sur certains points prĂ©cis. Nous allons prĂ©senter un projet de contrebudget. Nous faisons en sorte que nous puissions essayer de faire d'obtenir le maximum de gains pour les Françaises et les Français. Mais pour l'instant, les signaux adressĂ©s par l'exĂ©cutif ne sont pas les bons. Comprenez quand mĂȘme que nous vivons des moments exceptionnels de crise pour les uns mais euh d'euphories pour les autres. On a appris hier, qu'est-ce
qu'on a appris hier ? On a appris que la France est la le deuxĂš pays au monde championne de distribution des dividendes sur le 2e trimestre sur le seul 2e trimestre 2026. On en parlait ce matin sur François 61 milliards d'euros ont Ă©tĂ© distribuĂ©s. Comprenez que il y a quand mĂȘme un problĂšme. On parle lĂ , nous Ă chaque fois, on parle soixaines de millions de quelques milliards et cetera. 61 milliards d'euros de dividendes qui ont Ă©tĂ© distribuĂ©s sur un seul trimestre. Et donc, on voudrait expliquer maintenant aux Français que c'est Ă eux de payer quand les plus riches sont toujours prĂ©servĂ©s. Donc lĂ , il y a un problĂšme avec ce gouvernement comme avec les prĂ©cĂ©den ou Emmanuel Macron, c'est qu'ils ont depuis toujours une thĂšse qui est celle de du ruissellement du du
ruissellement qui coulerait en fait des plus riches vers les autres. Simplement, il n'y a jamais aucune goutte qui traverse ce en rĂ©alitĂ© ce plafond ou ce plancher qui sĂ©pare les plus riches de tous les autres. Et donc, il est temps de dire que oui, il y a de l'argent qui manque dans les caisses de l'Ătat pour aider les Français. ces 80 milliards qui manquent chaque annĂ©e, ils sont liĂ©s aux cadeaux fiscaux qui ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s. Et donc, il faut revenir sur ces cadeaux fiscaux et accepter l'idĂ©e que effectivement dans un pays dans lequel il y a besoin de maintenir une cohĂ©sion sociale, bien cette cohĂ©sion, elle passe par la justice fiscale. On va parler de vos propositions Olivier Fort premier secrĂ©taire du PS et candidat Ă la primaire de la gauche. Il est 8h47 et c'est l'info en une minute
avec Maurine Suignard. Le mouvement de colĂšre est toujours lĂ . Ce matin, les pĂȘcheurs ont entendu les annonces du gouvernement qui prolongent les aides sectorielles face Ă la hausse des prix des carburants et cela jusqu'au 31 dĂ©cembre. Mais il reste mobilisĂ© plusieurs ports. Des dĂ©pĂŽts pĂ©troliers sont bloquĂ©s ce matin avant une rencontre avec la ministre de la ME aujourd'hui. Il y a des accusations graves de violence physique et de harcĂšlement, confirme sur France info Olivier Fort, le premier secrĂ©taire du Parti socialiste, candidat Ă la primaire. Des accusations de violence portĂ©es contre Philippe Brunin dĂ©putĂ© de l'heure. Elles viennent d'une ancienne collaboratrice. Philippe Brun a Ă©tĂ© Ă©cartĂ© [musique] de cette primaire du PS. Il conteste les faits. Attention aux
fautes d'orthographe. Les élÚves qui passent le bac et le brevet en juin prochain auront des points systématiquement [musique] retirés en cas de mauvaise expressions écrites. AprÚs des consignes peu suivies au printemps dernier, le ministre de l'éducation précise les nouvelles rÚgles de notation. La maßtrise de la langue française sera sanctionnée quelle que soit la discipline. Et puis l'Olympique de Marseille fait son entrée en Ligue Europa ce soir. Ce sera 21h contre le Béchictas. Hier, les Lyonnais ont enregistré une victoire et les Renis ont fait match nul. France info le 830 France info. Simon Lebaron, Agath Lambret. Avec Olivier Fort, premier secrétaire du Parti socialiste et candidat à la primaire PS place publique. Vous publiez la loi du plus juste chez Robert Lafond
dans lequel vous avancez vos propositions. On va en parler mais d'abord vous ĂȘtes candidat donc Ă cette primaire et vous dites vouloir ĂȘtre la surprise de cette Ă©lection. Or pour l'instant dans les sondages vous ĂȘtes au mieux Ă 5 % trĂšs loin de RaphaĂ«l Guxman. Pourquoi une surprise aurait lieu Olivier Fort ? Ben tout simplement parce que si vous pensez que les sondages c'est l'Ă©lection, ne devons plus d'Ă©lection. Et si vous pensez au contraire que la vie politique, ce sont des engagements, des propositions et des convictions, alors peut-ĂȘtre que effectivement il y a une place pour le dĂ©bat. Et si il donne une petite indication quand mĂȘme les sondages. Les sondages don une indication, je sais pas, Eric Zem Ă©tait Ă 17 % au milieu de l'Ă©lection prĂ©sidentielle. Il a fini Ă
7. Var Pass commence Ă 18 fin Ă 4 et demi et je pourrais donner beaucoup d'exemples. Vous savez qu'ed Baladur a Ă©tĂ© Ă©lu par les sondages jusqu'au mois de mars avant d'ĂȘtre absent mĂȘme du second tour. Donc si vous voulez qu'on fasse l'historique des sondages, on peut les faire. On va pas le faire mais il y a les sondages mais il y a le fond aussi. Olivier et vous proposez par exemple d'augmenter les salaires au moyen d'une baisse de la CSG. vous proposez une taxe sur les trĂšs gros hĂ©ritages au-delĂ de 500000 âŹ. Vous proposez euh d'augmenter le SMIC, vous dites 1700 âŹ. Euh RaphaĂ«l Gluxman dit 1600. LĂ -dessus, vous ĂȘtes euh d'accord ou est quasiment d'accord avec RaphaĂ«l Gluxman. Pourquoi vous prĂ©sentez contre lui ? Mais d'abord, vous verrez dans les dĂ©bats que nous ne sommes pas d'accord
sur tous les sujets. Mais surtout, prenons un exemple simple. Je suis pour la taxe Zucman. Raphaël Gluxman je crois est aussi pour le taxe Zukman mais Raphaël Gluxman dit en fait je vais la faire tout seul moi je dis que il faudra rassembler la gauche pour pouvoir le faire parce que vous ne pouvez pas tout ce qui vous distingue c'est la question de l'alliance avec Lfi en fait mais il s'agit pas d'alliance avec ce n'est pas une je n'ai pas parlé d'alliance avec Lfis je dis simplement que quand on veut euh avoir une ambition de transformation sociale écologique démocratique il faut pouvoir l'asseoir sur un moment une majorité et que donc ça suppose de se poser la question de savoir qui on
rĂ©cuse et qui on ne rĂ©cuse pas. Moi je considĂšre que la gauche, nous avons besoin de toute la gauche pour pouvoir avancer. Il ne s'agit pas d'alliance. Je dis simplement que Ă un moment, il faut Ă©viter de systĂ©matiquement avoir un dĂ©bat entre la gauche et la gauche parce que moi mon obsession c'est l'extrĂȘme droite et que je vois bien que pour le premier tour, il y aura une concurrence avec Jean-Luc MĂ©lenchon, mais j'entends bien faire en sorte que les Ă©lectrices et les Ă©lecteurs de Jean-Luc MĂ©lenchon du premier tour viennent soutenir ma candidature au second tour et faire en sorte que la victoire soit possible. Parce que si on est en permanence Ă considĂ©rer que les gauches sont irrĂ©conciliables et ne parler que de cela, la rĂ©alitĂ© c'est qu'on n'est pas au deuxĂš tour on Ă©tait en train de
parler de vos propositions mais puisque vous parlez de l'alliance, je prĂ©fĂ©rĂ© qu'on parle de proposition parce que la vie Non mais attendez d'abord Jean-Luc MĂ©lenchon n'a pas le monopole de la gauche. Non mais ce qui s'est passĂ© c'est que vous vous ĂȘtes fait huĂ© Ă la fĂȘte de l'humanitĂ©. Pas du tout. Je n'ai pas Ă©tĂ© huĂ© Ă le Parti socialiste s'est fait huĂ©. Vous vous reprĂ©sentez quand mĂȘme un peu le le Parti socialiste euh et euh de quelques heures aprĂšs, vous n'excluez pas une alliance avec LI alors qu'on vous demande si vous pourriez euh intĂ©grer des ministres LFI dans un gouvernement fort quoi. Vous ĂȘtes un peu mao, c'est ça ? Mais est-ce que je vous ai parlĂ© d'alliance et je vous ai pas parlĂ© Ă un seul ? Faut rĂ©concit
envie de participer Ă un gouvernement d'Olivier Fort et je je dis simplement que il faut arrĂȘter de faire tourner la vie politique autour de LI Ă gauche. Lfi n'a pas le monopole de la gauche. Jean-Luc MĂ©lenchon n'est pas un repĂšre fixe pour tout le monde. Pour moi, dans cette Ă©lection, il faut affirmer quelque chose. Et ce que j'affirme, c'est que je veux moi rĂ©concilier tous les Ă©lectrices et les Ă©lecteurs de gauche. et faire que nous puissions les emmener ensemble vers la victoire et que ça n'est pas possible en permanence de chercher Ă les diviser parce que nous n'arriverons Ă rien dans ces conditionsl dans votre livre Olivier Fort vous Ă©crivez LFI flirte avec l'antisĂ©mitisme. Les dĂ©rapages successifs et la responsabilitĂ© personnelle de Jean-Luc MĂ©lenchon sur
cette question sont inexcusables. Oui ben c'est inexcusable ou c'est excusable ? Parce que quand on vous Ă©coute, on a c'est excusable finalement. Mais je l'ai Ă©crit donc je vais pas moi-mĂȘme me renier. Donc ça veut dire jamais d'alliance avec LFI mais ou pas ? Mais pourquoi voulez-vous parler d'alliance ? Nous sommes dans une Ă©lection prĂ©sidentielle c'est la ligne directrice de cette primaire. Finalement ceux qui choisissent de se rapprocher de LFI, ceux qui choisissent de se rapprocher je refuse que la vie politique Ă gauche tourne autour de la seule question de LFI. Je suis lĂ pour vous quand on vous pose la question de vos diffĂ©rences de fonds avec euh RaphaĂ«l Luxman, vous avez rĂ©pondu vous-mĂȘme euh sur la nĂ©cessitĂ© selon vous de rassemblement Ă gauche.
Bien sĂ»r, mais je vois pas enfin pardon mais donc ça ça veut bien dire que cette ligne est la principale ligne de fracture. Pas d'allance, je dis simplement comment voulez-vous appliquer demain un programme de gauche si vous passez votre vie Ă essayer de taper sur votre voisin ce qui est vrai pour RaphaĂ«l Gluxman est vrai pour Jean-Luc MĂ©lenchon. Les uns comme les autres passent leur vie Ă expliquer que rien n'est possible et cetera. Moi ce que je dis c'est que je vois les votes au parlement. Je vois que nous avons des votes communs avec l'ensemble de la gauche Ă plus de 80 %. Et donc si demain je suis prĂ©sident de la RĂ©publique, je ferais en sorte que le Parlement vote le programme pour lequel j'aurais Ă©tĂ© Ă©lu. Et cela suppose d'arrĂȘter d'antagoniser les uns et les
autres. Je ne parle pas d'alliance, je ne parle pas de gouvernement, je ne parle pas de min vous avez intĂ©grĂ© la dĂ©faite et qu'en fait ce que vous prĂ©parez ce sont les alliances pour les lĂ©gislatives parce que vous savez que vous serez pas euh Ă©lu euh prĂ©sident de la RĂ©publique et que euh en fait aprĂšs cette primaire vous presserez dans le bureau de Jean-Luc MĂ©lenchon pour nĂ©gocier des siĂšges. Est-ce que c'est ça qui se joue ? Ăcoutez, vous pouvez pas vous passer les polĂ©miques de cette nature sont assez en rĂ©alitĂ© minables. La rĂ©alitĂ© c'est que si aujourd'hui il y a une primire du Parti socialiste, c'est parce qu'il y a encore un Parti socialiste. Et s'il y a encore un Parti socialiste, c'est parce qu'on le doit aux dĂ©cisions que j'ai pris pendant les 8 derniĂšres
années, compris de choisir à deux reprises Raphaël Gluxman pour les élections européennes qui était presque comme un petit frÚre pour vous. Et finalement aujourd'hui euh mais ce que je dis c'est que s'il y a aujourd'hui un socialiste et qu'il y a une primaire qui peut intéresser, c'est parce que j'ai pris des décisions et que ces décisions-là elles ont été acceptées par tout le monde. Je n'ai pas souvenir que quiconque ait refusé le NFP. Je n'ai pas souvenir que quiconque ait euh refusé le mandat qui lui était donné par le NFP. Je n'ai pas souvenir que quiconque est démissionné depuis. Et donc ça me permet de dire aussi trÚs clairement que c'est bien de venir boire la soupe et c'est bien de pas cracher dedans aprÚs qui vient boire la soupe. Raphaël G Luxman est venu.
Mais je dis tout le monde je dis que tout le monde a participĂ© enfin rappelez-vous le NFP c'est de Philippe Poutou Ă François Hollande et donc il serait temps que chacun se rappelle quelles ont Ă©tĂ© les conditions pour lesquelles pendant Ă partir desquelles nous avons rĂ©ussi Ă bloquer la montĂ© de l'extrĂȘme noite et comment nous avons rĂ©ussi Ă mettre un moment Ă la gauche en tĂȘte d'une Ă©lection. VoilĂ François Hollande, vous venez de le citer, qui ne cesse de rĂ©pĂ©ter ici mĂȘme encore il y a quelques jours que la primaire c'est la machine Ă perdre et qui se plaĂźt Ă souligner que quand lui par exemple a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©, c'Ă©tait 2 millions et demi et plus prĂšs de 3 millions de votants en 2012 et plus de 2 millions de votants Ă la derniĂšre primaire encore en 2017. LĂ vous en
attendez combien ? 50 100000 ? Je n'en sais rien mais je trouve ça formidable que François Hollande ait appelé à voter pour une primaire qui soit pas la primaire que je proposais à 2 ⏠et ensuite qu'il disent ben maintenant qu'elle est trop chÚre personne ne va y venir. 15 ⏠10 ⏠tarif social 10 ⏠tarif social et moi j'appelle les Françaises et les Français qui en ont les moyens et bien de venir dans cette primaire et de venir choisir leur candidate ou leur candidat mais un candidat élu par 50000 ou 100000 votants maximum ça donne de l'élan à qui ? Mais vous remarquerez que dans les autres partis politiques, ils sont élus par combien ? Par personne. Et donc vous vous admettrez que cette légitimité, elle sera de toute façon plus forte que tous les autres candidats. Voilà . Donc
et d'ailleurs, vous soutiendrez le vainqueur quel qu'il soit. Si c'est Raphaël Gman qui gagne cette primaire, vous ferez sa camp qui s'engage dans cette primaire s'engage aussi à respecter l'issue de ce vote et donc à faire en sorte que évidemment ce soit celui qui l'emporte qui soit notre candidat. Un petit mot sur ces golenes royales Olivier Fort. Certains disent que le fait qu'elle soit candidate, ça vous arrange bien que vous poussez sa candidature pour affaiblir Raphaël Luxman le front antigluxman remarquerez je vois il est 8h57 vous avez expliqué qu'on allait parler de fond et du livre que je viens de publier et vous aurez passé toute l'interview à m'interroger uniquement sur Pierre Paul et Jacques et uniquement sur des questions qui sont de nature
totalement politicienne. Et donc je ne veux plus rĂ©pondre Ă ces questions lĂ . Je suis pour lĂ pour affirmer tes convictions. Et ma conviction c'est que nous avons de grands dĂ©fis devant nous. Je propose trois grands dĂ©fis industriels. Le premier, c'est sur la question en fait de la transformation Ă©cologique qui peut ĂȘtre aussi une grande aventure industrielle, de l'emploi, des salaires non dĂ©localisables. DeuxĂšme sujet, c'est la souverainetĂ© alimentaire parce que nous avons aussi besoin d'ĂȘtre souverain sur ce terrainlĂ . 3Ăš sujet, c'est la souverainetĂ© numĂ©rique et de faire en sorte d'encadrer aussi ce qui va ĂȘtre Ă la fois une formidable opportunitĂ© intelligence artificielle mais qui peut ĂȘtre aussi un immense problĂšme. Oui, parce que tout simplement et
je finis peut-ĂȘtre cette phrase lĂ , ça permettra de dire un peu quelque chose sur le fond, c'est que quand vous avez aujourd'hui un outil intelligence artificielle qui va dĂ©truire de l'emploi et donc des cotisations sociales, il est normal que l'IA cotise et permettent de financer notre protection sociale parce qu'autrement nous ne savons pas trĂšs bien oĂč nous allons. Et moi, je dĂ©fends un Ă©tat social, un Ă©tat qui garantit Ă chacun contre les risques de l'existence. Je rappelle le titre de ce livre, la loi du plus juste chez Robert Lafond. Merci beaucoup Oliv. Merci Agat et merci Ă vous.
Olivier Faure