Sénatoriales 2026 : Paulu-Santu Parigi, candidat à sa succession en Haute-Corse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteRéponse directe
Quel bilan vous tirez de vos six années au Sénat et pourquoi briguez un second mandat ?
- 2:06OuverteRéponse partielle
Cette désertion de la droite peut-elle représenter un coup de pouce pour votre adversaire ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur la candidature de votre ancien collaborateur Nicolas Batigny ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir quitté le groupe écologiste et rejoint l'union centriste ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Comment comptez-vous convaincre le Sénat de voter le projet d'autonomie ?
- 5:55OuverteRéponse directe
Quelles sont les lignes rouges non négociables pour vous sur l'autonomie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« Il y a six ans, on m'a fait l'honneur de me confier le mandat de sénateur. »
- 0:55Invité politiqueFait
« 'ai bien sûr essayé de porter la voix de nos communes, de défendre nos territoires de montagne, soutenir l'agriculture, les entrepreneurs, les associations »
- 1:03Invité politiqueFait
« mais aussi j'ai défendu notre langue et notre identité qui me semblent constituer une part essentielle de notre avenir collectif. »
- 1:12Invité politiqueFait
« C'est avec la force de ce bilan, ces propositions de loi qui ont abouti, des milliers d'amendements qui m'ont donné la force et le courage de me représenter »
- 2:17Invité politiqueFait
« Je ne suis pas dans les petits papiers ni de mon adversaire, ni quelle est la stratégie de la droite. »
- 3:04Invité politiqueFait
« Effectivement, Nicolas Batigny a été mon assistant parlementaire. »
- 3:12Invité politiqueFait
« M. Batigny, qui a payé très cher un attentat contre la préfecture de Corté, s'est trouvé à un moment donné avec des personnes qui lui ont tendu le bras. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Je n'ai pas claqué la porte. Je suis parti en gardant des amis derrière moi. »
- 4:16Invité politiqueFait
« Ce qui est un peu différent, c'est que je ne me sentais plus à l'aise dans ce groupe-là. »
- 4:25Invité politiqueFait
« Et puis, je dois reconnaître que j'avais, de la part du groupe centriste, des approches qui avaient été faites. »
- 4:31Invité politiqueFait
« Et surtout, un groupe qui travaille beaucoup, qui est un groupe qui travaille sur la décentralisation et qui est aussi d'accord pour l'autonomie des régions. »
- 6:01Invité politiqueFait
« Il me semble que la définition de l'autonomie de la Corse, c'est un pouvoir législatif. Donc, la première chose qui est non négociable, c'est de s'asseoir sous le pouvoir législatif. »
Temps de parole
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- Présentateur24 %
- Présentateur 27 %
- ?3 %
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RCFM, l'invité de la rédaction.
Encore
bravo à Eliane qui a trouvé le personnage mystère du jour. 8h moins le quart, J-5, Camille Pars, il y a avant les sénatoriales. Ce sera ce dimanche 27 septembre et on continue de recevoir les candidats au scrutin sur RCFM. Cette semaine, c'est la Haute-Corse qui est mise à l'honneur, l'invité de la rédaction et le sénateur sortant, le nationaliste Paolo Santuparidji, en liste pour un deuxième mandat. Paolo Santuparidji, bonjour. Vous partez donc grand favori de ce scrutin dimanche. Première question, quel bilan vous tirez de vos six années au Sénat et pourquoi est-ce que vous briguez un second mandat aujourd'hui ?
D'abord, c'est à plusieurs titres. Il y a six ans, on m'a fait l'honneur de me confier le mandat de sénateur. Je pense que c'est une responsabilité qui vous oblige.
J
'ai bien sûr essayé de porter la voix de nos communes, de défendre nos territoires de montagne, soutenir l'agriculture, les entrepreneurs, les associations, mais aussi j'ai défendu notre langue et notre identité qui me semblent constituer une part essentielle de notre avenir collectif. C'est avec la force de ce bilan, ces propositions de loi qui ont abouti, des milliers d'amendements qui m'ont donné la force et le courage de me représenter, mais il y a aussi deux points importants. C'est que, au mois d'octobre, vous le savez, arrive devant le Sénat l'autonomie de la Corse, le statut d'autonomie de la Corse. C'est un moment important pour notre île.
Et donc, je me devais d'être là pour le défendre, et puis suivre à derrière le projet de loi des finances, qui s'annonce comme quelque chose d'horrible pour nos collectivités. Et je me devais là aussi de le défendre.
Alors, on aura l'occasion de revenir sur ce projet d'autonomie avant cela. Ce qu
'on
peut dire, c'est que, contrairement au dernier sénatorial de 2020, quand on regarde la ligne de départ, on voit que la droite républicaine traditionnelle est totalement absente. Est-ce que vous pensez que cette désertion, elle peut représenter un coup de pouce direct pour l'assise électorale de votre principal adversaire
?
Alors ça, moi, je ne sais pas. Je ne suis pas dans les petits papiers ni de mon adversaire, ni quelle est la stratégie de la droite. Effectivement, elle s'est complètement effacée de cette sénatoriale. Alors, peut-être que mon travail y est pour quelque chose, je ne sais pas. Dans tous les cas, effectivement, cela se découvrira lors du scrutin du 27, si cette droite soutient mon adversaire Nicolas Batigny. Je pense, selon un certain nombre de rumeurs que j'ai,
qu'ils
sont à la manœuvre pour essayer de lui faire faire quand même un score.
Et
justement, votre principal adversaire Nicolas Batigny, qui est aussi votre ancien collaborateur parlementaire, quel regard vous portez, vous, sur cette candidature
?
Effectivement, Nicolas Batigny a été mon assistant parlementaire.
Tout
simplement parce que, sur cette île, il y
a
encore des gens qui ont dévalué les principes. Et M. Batigny,
qui
a payé très cher un attentat contre la préfecture de Corté, s'est trouvé à un moment donné avec des personnes qui lui ont tendu le bras, comme on sait le faire, qui l'ont tendu la main pour l'aider. Et j'ai fait partie de ces personnes-là. Écoutez, je ne le regrette pas. Comme je l'ai fait pour M. Batigny, je le ferai pour d'autres personnes. Je pense que notre jeunesse corse n'a pas à passer son temps dans les prisons françaises, mais elle doit nous servir à construire l'avenir de ce pays.
Alors, Paul Oussanto, Paris, j
'ai
autre question. Au cours de votre mandat, vous avez claqué la porte du groupe écologiste. Vous expliquez que la question des territoires et de l'autonomie était devenue complètement absente. et vous avez ensuite rejoint l'union centriste. Alors, pourquoi ce choix ? Est-ce que vous continuerez à siéger dans ce groupe si vous êtes réélu
?
Je n'ai pas claqué la porte.
Je
suis parti en gardant des amis derrière moi. Ce qui est un peu différent, c'est que je ne me sentais plus à l'aise dans ce groupe-là. Donc, j'ai décidé à un moment donné de le quitter. Et puis, je dois reconnaître que j'avais, de la part du groupe centriste, des approches qui avaient été faites. Et surtout, un groupe qui travaille beaucoup, qui est un groupe qui travaille sur la décentralisation et qui est aussi d'accord pour l'autonomie des régions. Et donc, effectivement, j'ai rejoint ce groupe. Et si je suis réélu le 27, je continuerai à rester dans ce groupe qui m'a été fidèle lors des différentes prises de position que j'ai eues sur la Corse.
Et
vous le disiez un peu plus tôt, si vous êtes réélu ce dimanche, le grand défi de votre mandrase,
ce
sera cet examen du projet d'autonomie. Comment est-ce que vous, vous comptez utiliser votre influence pour convaincre le Sénat, historiquement assez réservé, de voter un texte strictement conforme à celui qui a été adopté par l'Assemblée nationale ?
Alors,
j'ai déjà réussi une première étape lors de l'émission d'information qui a été présentée sur le statut d'autonomie de la Corse,
à
la faire rejeter parce qu
'elle
ne correspondait pas à l'aspiration et au consensus qu'a donné ce texte après plusieurs années de travail.
Aujourd
'hui, c'est un autre match, c'est un autre lobbying qu'il y
a
à faire. Je n'ai pas perdu grand monde de ce coup de pouce que j'ai eu lors de l'émission d'information. J'espère avoir gardé, avoir fait progresser cette idée de l'importance d'une autonomie pour la Corse. Donc, dès ma réélection, je serai à l'œuvre pour faire aboutir ce projet.
Une
dernière question sur ce projet d'autonomie, Paolo Santuparici. Vous, en tant que défenseur du projet, quelles sont les lignes rouges que vous n'êtes pas prêts à franchir ? Qu'est
-ce
qui est non négociable pour vous
? Il
me semble que la définition de l'autonomie de la Corse, c'est un pouvoir législatif. Donc, la première chose qui est non négociable, c'est de s'asseoir sous le pouvoir législatif.
Écoutez, ce sera le mot de la fin. Je vous remercie beaucoup, Paolo Santuparici, d'avoir été notre invité en direct ce matin sur RCFM.
Merci
à vous.