Présidentielle, dette, retraites : Bruno Le Maire dévoile sa vision pour la France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Pourquoi Bruno Le Maire serait crédible pour proposer un changement après 7 ans aux finances ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Quelle est votre analyse de la situation économique actuelle (chômage, déficit, désindustrialisation) ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon propose de brûler la dette détenue par la BCE. Que répondez-vous ?
- 3:33RelanceRéponse directe
La dette n'a jamais été aussi élevée. Vous assumez votre responsabilité ?
- 4:50OuverteRéponse directe
Comment réduire le déficit ? Quelles mesures d'urgence proposez-vous ?
- 6:04OuverteRéponse directe
Faut-il désindexer les pensions et minimas sociaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« Ça fait 30 ans que je suis dans la vie publique. J'ai occupé plein de fonctions. Le ministère de l'agriculture, le ministère des finances et puis j'ai pris ma liberté. »
- 2:08Fait
« Déchirer la dette française comme il le propose, brûler les titres de dette, c'est le feu au pays et c'est sortir de la zone euro. »
- 3:33Chiffre
« 1300 milliards d'euros de dette. Pire. »
- 4:08Chiffre
« Les taux d'intérêt explosent 3,9 4,1 % peut-être bientôt 4,5 voire 5 % de taux d'intérêt. »
- 4:50Promesse
« Il faut une règle d'or sur l'équilibre des comptes publics de niveau constitutionnel. »
- 6:45Promesse
« Revoir toutes les allocations qui sont aujourd'hui accordées aux étrangers en situation illégale. »
- 8:45Fait
« Les droits de succession en France sont parmi les plus élevés en part de la fiscalité de tous les pays européens. »
Temps de parole
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Pourquoi lui c'estàdire pourquoi est-ce que Bruno Lemer qui a quand même été à la tête des finances de l'État pendant 7 ans serait crédible pour faire la leçon et dire on change tout ? D'abord, je m'en voudrais de vous créer des mots de tête à je vais essayer de répondre très clairement à votre question. Ça fait 30 ans que je suis dans la vie publique. J'ai occupé plein de fonctions. Le ministère de l'agriculture, le ministère des finances et puis j'ai pris ma liberté. Je travaille pour ASML, le géant des semi-conducteurs. Je travaille pour l'aide sociale à l'enfance côté S Greco, qui est une chef de service exceptionnelle à l'hôpital Neer et j'ai du temps pour réfléchir et regarder où on est la France. Et je suis obligé de
me dire voilà, ça fait 30 ans que je me suis engagé dans la vie publique et fin 2026, on en est où ? Alors si on est on en est au bord de pas, on en est pas là où on devrait être. 8 % de taux de chômage, un déficit qui continue de progresser alors qu'il y a plus ni Covid ni début de la guerre en Ukraine. Une désindustrialisation qui a repris depuis 2024 alors que si j'ai une fierté, c'est qu'on avait engagé la réindustrialisation du pays. Donc nous n'en sommes pas là où nous devrions être nous les Français. Donc je prends toute ma liberté pour dire des mesures ne suffiront pas, un catalogue de proposition ne suffira pas. Il faut une nouvelle vision pour le pays, ce que j'appelle une autre France qui nous permet de basculer du vieux
modèle qui a échoué et j'ai participé à ça. J'ai voulu, j'ai essayé faire comme en 1958, il faut faire comme en 1958. Il faut recréer un nouveau modèle dans un nouveau monde. Vous avez un monde qui est marqué par quoi ? le retour de la brutalité sur la géopolitique, la transformation climatique qui nous prend tous de cours, elle va beaucoup plus vite que prévue et une accélération technologique. Je suis au première loge en travaillant pour le premier producteur de semi-onducteur en Europe et le seul géant technologique en Europe. Bah, on peut pas garder le vieux modèle, il est en échec. Vous avez trois grandes priorités. Vous avez trois grandes priorités, on va y revenir. L'autorité, la prospérité, la souveraineté. La dette, c'est le mot. Il y a deux questions en particulier là en
ce début, en cette rentrée politique, c'est la question du rapport à la dette et aussi la question du rapport à l'héritage. Sur la dette, d'abord Jean-Luc Mélenchon d'un côté qui dit il faut brûler la dette. Alors une partie hein, il parle de celle qui est détenue par la BCE ou par la Banque de France. Et puis de l'autre côté ceux qui disent "Non, non, il faut coûte que coûte revenir dans la la trajectoire." Vous vous dites "Attention, on est carrément au bord d'un moment où il y a une crise de souveraineté. La France pourrait être peut-être mise quoi sous tutelle. Est-ce que vous vous inquiétez de ça ? Est-ce que sûr que je m'inquiète, c'est bien sûr que je m'inquiète de ça. Euh les propositions de Jean-Luc Bélenchon, qu'il aille au bout de son raisonnement, qui a le courage d'assumer ses
positions. Déchirer la dette française comme il le propose, brûler les titres de dette, c'est le feu au pays et c'est sortir de la zone euro. Donc ça c'est un choix, ça le mérite de la clarté. faisons preuve de clarté un moment qui est si grave dans l'histoire de notre nation. C'est une sortie de l'Europe. Regardez ce qu'a donné le Brexit pour la Grande-Bretagne. Ça a écarté la Grande-Bretagne du jeu européen et ça a écarté la Grande-Bretagne du jeu international et ça appauvrit la Grande-Bretagne. On veut la même chose pour la France, on suit les recommandations de monsieur Mélenchon, on annule les dettes de françaises et on sort de la zone euro parce qu'il est évident que nos partenaires de la zone euro disons sont bien gentils, il remboursent pas leur dettes, bah ils sortent du club
et ils ne sortent plus ils ne participent plus à la zone euro. Est-ce que là pardon je veux dire vous avez été ministre de l'économie, la dette n'a jamais été aussi de Malerbe. J'ai dit à de multiples reprises que j'assumais mes responsabilités. Maintenant, j'aimerais qu'on regarde devant et qu'on regarde aussi, si je peux me permettre, on s'est débarrassé du ministre des finances de l'époque. On a c'est lui le problème, c'est lui les 1000 milliards d'euros de dette. On en est où aujourd'hui ? Pire. 1300 milliards d'euros de dette. Pire, je peux pas dire mieux que vous. Pire. Est-ce qu'il y a quelque chose qui justifie ? Vous avez l'impression d'avoir été un peu le fusible confortable pour pour Emmanuel Macron. Il y a un très bon philosophe français qui s'appelle René
Girard qui disait que lorsque quelqu'un veut résoudre le problème et que les gens ne sont pas d'accord pour résoudre ce problème, on l'élimine. Ça s'appelle le sacrifice réconciliateur. Donc la personne est éliminée mais le problème reste entier. Mon sujet c'est de régler le problème de finances publiques du pays. Quelques remarques là-dessus. D'abord le sujet prioritaire c'est pas la dette, c'est le déficit. C'est le déficit qu'il faut maîtriser parce que quand les marchés nos prêteurs voient que nous ne maîtrisons pas notre dépenses publiques et que les déficits augmentent comme c'est le cas aujourd'hui alors qu'il n'y a aucune raison pour le faire et ben ils nous font payer plus cher. Donc les taux d'intérêt explosent 3,9 4,1 % peut-être bientôt 4,5 voire 5 % de taux d'intérêt,
ça te pèse sur la charge de la dette. Donc c'est autant d'argent en moins pour les hôpitaux, pour les écoles, pour les collèges, puis ça pèse ensuite sur votre capacité d'emprunt quand vous voulez acheter un logement. Comment on fait ? Comment on fait pour réduire ce déficit ? Bah regardez, vous proposez vous des mesures d'urgence, des indexations de tout, pension de retraite, aide sociale, barême de l'impôt sur le revenu, ça revient en quelque sorte à une année blanche. Il faut une règle, un frein d'urgence et une méthode. La règle, elle a été proposée par Thierry Breton, je le rejoins parfaitement. Il faut une règle d'or sur l'équilibre des comptes publics de niveau constitutionnel pour qu'elle s'impose à tous les partis politiques. Je le redis, j'en ai été plus qu'on a
si vous n'avez pas cette règle constitutionnelle, de toute façon les partis politiques ne veulent pas le rétablissement des comptes. Donc il faut leur imposer par la constitution. C'est la règle d'or. 2e chose, il faut une méthode. La méthode, c'est d'avoir un ministre des finances, je l'ai proposé dans mon texte qui a un droit de véto sur toutes les propositions de dépenses des ministres qui veulent toujours faire une annonce le matin pour dire qu'ils ont dépensé temps, ici ou là. Il faut réduire le pouvoir d'amendement des parlementaires. J'ai fait sep budgets. À sep budgets, les parlementaires m'ont proposé des dépenses supplémentaires. Donc réduisons la capacité, la possibilité même de faire des des propositions de dépenses supplémentaires. Bien, c'est toujours des propositions de
dépenses supplémentaires. C'est ce qui se passe en Grande-Bretagne. On limite le droit d'amendement des parlementaires pour éviter les dépenses. Et puis il faut activer le frein d'urgence. Et ce frein d'urgence, il doit être efficace et juste, équitable. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que oui, il faut désindexer les pensions de retraite, les minim, le barême de l'impôt sur le revenu. Préserver évidemment les petites retraites. OK, il suffit. C'est quoi les petites retraites ? Ça s'arrête où ? Mais les petites retraites, quand vous touchez 1200 1300 € par mois de retraite, il est évident que désindexer votre pension peut vous mettre dans une situation extraordinement difficile. Je laisse je laisse ça au spécialistes qu'il y ait une discussion, un dialogue. Mais le
seul frein d'urgence qui est à disposition du gouvernement pour nous permettre d'éviter d'aller dans le mur dans lequel nous allons tout droit en claxonant, c'est la désindexation des minim sociaux, du barrain de l'impôt sur le revenu et des pensions de retraite. et revoir toutes les allocations qui sont aujourd'hui accordées aux étrangers en situation illégale pour lesquels nous payons aujourd'hui des montants qui peuvent être extraordinairement élevés. Là aussi, c'est une question de justice. Vous pouvez pas dire au retraités français attendez, on va faire un effort, vous allez payer pour cet effort, mais en matière de politique migratoire, d'aide aux étrangers aux situations illégale, attention, on ne touche rien. Il faut là aussi que l'on révise l'intégralité des prestations qui
sont app. Vous voulez aussi bouger l'âge de la retraite 65 ans et introduire de la capitalisation. Alors, je rajoute juste une trisè chose sur le frein d'urgence parce que c'est très important en matière d'équité et je rassure votre éditorialiste, je jamais été socialiste et je n'ai pas vocation à devenir socialiste, mais je pense qu'il est très important qu'on demande aux plus grosses fortunes une contribution et et que cette contribution ça puisse être pour le financement par exemple de nouveaux services d'urgence dans les hôpitaux ou d'école de rénovation d'une forme de messena par exemple. C'est ce qui a été fait pour Notre-Dame. Beaucoup de très grandes fortunes ont contribué. Qu'est-ce que ça donnera ? Ça donnera ce sentiment très profond que toute la
collectivité française, toute la nation a compris la gravité du moment, [grognement] refuse de mettre son destin dans les mains de ses créanciers et dit tous ensemble, nous allons redresser nos comptes pour retrouver notre liberté et chacun tirera un bénéfice puisque ça vous permettra ensuite de retrouver des marges de manœuvre pour investir dans les nouvelles technologies, dans la lutte contre le réchauffement climatique et dans les services publics prioritaires qui sont l'hôpital et l'école Pour relancer aussi la société, il y a la question de l'héritage. Est-ce qu'il faut Mathde Pano hier matin disait à partir de 12 millions, on prend tout. Marie Lise Léon, la CDT, elle dit il faut taxer dès le premier euro de la succession. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Mais c'est étonnant cette manière qu'on a dans le débat public français de poser les mauvaises questions et donc d'apporter les mauvaises réponses. Pour vous, c'est pas la question de la succession. Quand Marie Léon dit oui, il y a un vrai sujet sur les héritages. [raclement de gorge] Vrai sujet sur les héritages, c'est les classes moyennes qui payent trop de droits de succession. C'est ça le vrai sujet. Le vrai sujet, c'est quand vous avez gagné correctement votre vie, mais vous êtes pas millionnaire et vous arrivez à la retraite que vous avez un certain pécule, une maison, un appartement et que il faut transmettre à vos enfants, vous pouvez pas le faire. Ou alors lorsque vous le ferez après votre décès, les droits de succession vont être très élevés. Les droits de
succession en France sont parmi les plus élevés en part de la fiscalité de tous les pays européens. Donc moi, mon vrai sujet, c'est pas à nouveau d'aller dire on va aller taxer les riches, ceci, cela pour récupérer 1 milliard ou deux alors même que aujourd'hui on a 160 milliards de déficit à trouver. Mon vrai sujet, c'est de l'efficacité pour lutter contre la dérive des comptes et de la justice pour tous ceux qui bossent, qui travaillent, qui n'en peuvent plus au moment de l'héritage, les classes moyennes qu'on leur demande un effort encore plus important. Je propose par exemple, ça me paraît plus intéressant de regarder comment est-ce que vous pouvez transmettre de votre vivant davantage d'argent à vos enfants, à vos neveux, à vos nièes. Libre de droit,
libre de taxes, libre de frais. Vous en avez parlé avec euh Édouard Philippe, Gabriel Atal, Bruno Retaillot. Est-ce que est-ce que vous travaillez ensemble ? Est-ce que vous vous dites tiens il y a une idée même peut-être d'une grande primaire du centre ? Est-ce que est-ce que vous travaillez sur ces questions avec eux ou est-ce que vous travaz dans votre coin ? Parti je travaille pas du tout dans mon coin mais je travaille d'abord avec les gens que j'ai rencontré avec les Français pas avec les partis politiques. Ensuite c'est quoi les conditions d'une victoire pour nous tous collectivement ? La première condition c'est l'offensive. Moi, je suis à l'offensive matin, midi et soir pour proposer une vision nouvelle du modèle français. Il est en situation d'échec,
il faut le pas dire qu'ils le sont pas aussi. C'està-dire que ils sont tous sur le terrain, chaque jour, il y a des propositions. Tiens, aujourd'hui, Édouard Philippe et Gabriel Atal font des propositions sur l'école. Et c'est très bien, je dis simplement que nous devons être beaucoup plus radicals, beaucoup plus offensif et présenter surtout une vision globale. Une présidentielle, c'est pas prendre le sujet éducation puis le sujet finances publique, puis le sujet défense et à chaque fois apporter ses propositions sur tel ou tel sujet. C'est dire c'est quoi notre vision globale du pays ? Quand je dis les trois priorités, c'est la prospérité, l'autorité et l'intégration européenne. Sur la prospérité, c'est quoi le problème ? On le voit tous, il est très simple. Tous
ceux qui travaillent payent tout et ceux qui bossent n'en peuvent plus de payer en charge, en cotisation, en impôt des sommes qui sont de plus en plus importantes. Dans les années 70, quand vous gagnez 100 € vous en gardiez 70. Aujourd'hui, quand vous gagnez 100 € au niveau du salaire moyen, vous en gagnez à peu près 50. Vous en gardez un peu près 50, 54 très exactement. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ben, ça veut dire que dans les années 70, en une génération, vous pouviez doubler votre niveau de vie. Aujourd'hui, il faut attendre les calandres grecs pour arriver à améliorer votre niveau de vie. Donc le vrai sujet de fond sur ce premier thème de la prospérité, c'est de dire "Désormais notre modèle social ne sera plus financé par le travail."
Ça va servir à quoi ? Est-ce que vous voulez être influenceur de ces présidentiels ou est-ce que vous voulez être candidat ? Je n'ai vocation ni socialiste, nifluenceur. Je suis engagé dans le débat politique mais ma singularité c'est que je mets le pays, la France avant ma personne. Ma personne elle compte pas beaucoup dans cette histoire. Non non, je dis pas tout. Je suis pas candidat. Ce n'est pas du tout mon calendrier. Ce n'est pas du tout mon calendrier. Et je dis simplement que nous sommes dans une élection grave. C'est une question de calendrier et c'est une question d'écoute des Français. Les Français ne sont pas dans la campagne présidentielle. Vous y êtes. Les responsables politiques y sont. C'est normal, c'est légitime. Je pense qu'il commence à regarder progressivement.
Mais nous n'avons aucune chance de desserrer les taux entre le Rassemblant national et la France insoumise si notre proposition se résume un combat de coque entre les personnes. Aucune chance et c'est le cas. Donc il est urgent de revenir un débat collectif entre nous. C'est ce que nous voulons pour le pays. Je viens de vous demander si vous boss ensemble. a une vision. Non, mais quand vous préparez quelque chose, quand vous réfléchissez, vous avez 30 années d'espace derrière vous, ben c'est du silence, c'est du retrait, c'est réfléchir à ce que vous voulez dire pour les Français et ça donne le manifeste que j'ai publié qui est consultable sur mon site internet www.unutrefrance.fr. Je le dis, qu'est-ce qui a manqué ? C'est une question que je me pose depuis
2 ans. Ce qui a manqué, c'est qu'on a pas transformé la structure. Et donc si vous gardez la même structure de décision, si vous gardez des gouvernements plétoriques, si vous gardez un état dans lequel il y a un ministre, une agence, une autorité administrative indépendante, tout le monde fait la même chose. Personne ne sait qui est responsable de quoi, personne ne sait qui décide. Si vous continuez à massacrer les gens qui bossent parce qu'il y a pas d'autres mots en leur piquant autant de fric à la fin du mois si bien qu'ils arrivent pas s'y retrouver. Si vous continuez à avoir un pays dans lequel lorsque vous roulez à 10 km/h au-dessus de la limite, vous êtes immédiatement sanctionné, il y a un radar et l'amende arrive tout de suite, mais vous pouvez être un violeur et
rester en liberté pendant 6 mois et vous n'êtes même pas placé en garde à vue. Ça peut pas marcher. Nous sommes pas allés à la racine du problème français qui est un modèle obsolè.
Bruno Le Maire