Réunion à l'Elysée : déclaration des Socialistes en intégralité - 10/10/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous sommes venus voir aujourd'hui si cette crise se dénouait et si il était possible d'avancer parce que les Français sont légitimement inquiets. Un pays qui n'est plus gouverné, qui n'est plus dirigé, une majorité qui a volé en éclat. Et donc nous espérions comprendre ce qu'il se passait.
Le président de la République a d'ailleurs posé en ces termes le débat en expliquant, en demandant qui était dans la majorité, qui n'y était pas. À ma connaissance, les deux seuls qui répondu appartenaient toujours au socle communatal et Marc Fenot, le modè et renaissance. Pour les LR, nous avons entendu Bruno Rutaillot nous expliquer que il était hors de question que le que les LR soutiennent un premier ministre qui serait ou macroniste ou de gauche.
Quant à droit Philippe, il est resté silencieux mais chacun a bien compris que il n'avait aucune envie de signer son adhésion une nouvelle fois à ce pacte, à ce sole commun. C'est donc la raison pour laquelle nous sommes parfaitement nous étions parfaitement légitimes à réclamer un premier ministre de gauche. Ce à quoi, vous l'avez compris avec ceux qui nous ont précédé, le président n'est pas prêt à accéder.
Maintenant, en son âme et conscience, il devra nommer dans les prochaines heures et nous verrons bien ce qu'il fait. Mais nous avons aussi posé des questions de fond parce que pour nous, il faut trouver un mode d'emploi. Quand nous avons un parlement qui est un parlement parfaitement légitime, les Français se sont déplacés plus que jamais l'an passé pour élire les parlementaires qui sont désormais au parlement.
Et donc, quel est le mode d'emploi que nous voulons utiliser ? Nous avons demandé qu'il n'y ait plus de 493, ça paraît àquis, mais nous avons demandé aussi à ce que tous les sujets soient sur la table et qu'il n'y ait aucun sujet interdit, ni sur le pouvoir d'achat, ni sur les retraites, ni sur aucun sujet. Ça suppose que le pouvoir d'initiative soit dans les mains de la gauche et si ce n'était pas le cas, et bien que l'exécutif accepte de poser ces débats.
Nous n'avons reçu là encore aucune réponse. Il n'y a aucune réponse claire du chef de l'État. aucune.
Il a simplement évoqué le fait que on pourrait reculer la mise en œuvre de la réforme des retraites, ce qui n'est pas notre demande. Nous avons demandé la suspension de la réforme des retraites, à la fois l'âge légal et le nombre de trimestres cotisés. Pour l'instant, nous n'avons reçu aucune réponse, je le répète, sur l'identité du futur ou de la future première ministre.
Nous étions nous étions venus euh poser un certain nombre de questions au président de la République. Il nous appelle une responsabilité collective. Nous avons toujours été prêts à l'apprendre et nous en avons déjà fait la démonstration.
Mais nous lui avons demandé aussi lui de prendre ses responsabilités et de nous dire les sujets sur lesquels il était prêt à avancer. Il a prétendu lui le président qui a toujours décidé de tout qu'il ne pouvait décider de rien et il a renvoyé à la nomination dans les heures qui viennent nous a-t-il dit d'une ou d'un futur premier ministre. Ce qui signifie que à part convenir ensemble, que nous devions trouver un chemin qui permettent la stabilité dans l'intérêt du pays, nous ne savons pas ce à quoi le président de la République et ceux qui on ne sait pas véritablement sont de son socle communir.
Nous n'avons eu aucune réponse sur aucun sujet, pas même sur la réforme des retraites, sur sujet qui a été noté comme important, clé, mais pour l'instant vraiment ça a été le flou le plus complex. Alors, vous nous avez posé une question pour le ou la première ministre. Nous avons plaidé après un premier ministre de droite, après un premier ministre centriste, après un premier ministre de renaissance, que les socialistes et la gauche et les écologistes puissent assumer cette responsabilité en acceptant le principe du compromis et de la recherche de majorité texte par texte et d'abord dans le casre du débat parlementaire sur le budget.
Est-ce que nous avons eu le sentiment d'un accueil attentif ? Ça n'a pas été notre sentiment. Que fera-t-il ?
Je vous le dis en sincérité, je n'en sais strictement rien. La seule certitude, c'est qu'il fera bien comme il veut et que le risque et qu'il fera pas comme veulent les Françaises et les Français. Mais que pas de sortie de crise là pour l'instant, il y a pas de sortie de crise aujourd'hui il nous a renvoyé à un ou une future premier ministre.
Je vous le dis, un président qui a toujours décidé de tout opportunement là nous dit qu'il ne peut décider de rien et que la discussion devra se faire avec un autre. Voilà, je peux vous dire à la fois notre circonspection, notre déception et à tout vous dire aussi notre inquiétude. Dans quelles conditions ?
Pardon ? Non, on peut à de voir. Écoutez, au moment où nous nous parlons, nous ne savons rien.
Donc nous ne pouvons pas vous répondre véritablement. Nous savons que le président de la République ne veut rien dire et au fond, nous avons assisté à un essai de rabibauchage entre les uns et les autres. Mais aucune des questions de fond que posent les Français que ce soit sur leur pouvoir d'achat, question centrale, sur leur santé, sur l'éducation, sur tous les sujets qu'ils les intéressent très directement, il n'y avait aucune réponse et donc nous avons le sentiment que au fond seul la politique politicienne les intéresse et qu'il va falloir qu'à un moment il y ait des formations politiques dans ce pays qui s'intéressent d'abord à ce que les Français attendent.
Comment est-ce qu'on fait pour leur garantir une vie digne, une retraite digne, des salaires dignes ? Et malheureusement de tout cela, il n'a pas été question ce qui est absolument remarquable au ma sens du terme premier ministre n'est pas de gauche, nous censurons parce que tout repose quand même sur vos épaules. Encore nous n'avons jamais parlé ainsi.
Nous avons toujours dit ce que nous voulions c'estàd des réformes qui permettent de changer de cap et à tout le moins de permettre au parlement de s'exprimer librement. forcément, mais ce que Écoutez-moi et comme ça vous aurez la réponse. La réponse que nous avons toujours privilégié le fond sur les postes.
Nous n'étions pas en train de courir après un girophare ou une voiture de fonction. Ce que nous souhaitons, c'est que les Français puissent vivre mieux, que les entreprises puissent avoir de la visibilité, que les les collectivités locales puissent savoir à quel moment elles pourront avoir enfin l'argent dont elles manquent pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs concitoyens, les associations idem. Donc nous avons besoin de cette clarté-là et donc tant que nous ne l'aurons pas, nous ne déciderons pas et nous attendons le discours de politique générale.
Mais au rythme où les choses vont et dans les conditions dans lesquelles nous sommes aujourd'hui, comme nous n'avons obtenu aucune garantie, tenez-le vous pour dire, il n'y a aucune garantie de non sensur de notre part. Nous sommes toujours prêts à faire respecter les Français parce que au fond, c'est de cela dont il s'agit. Il y a 1 an, ils ont voté.
Ils ont voté massivement. Ils ont donné une priorité à la gauche qui n'a jamais été respectée et cette fois-ci encore pas. Donc si ils ne sont pas respectés ni dans la composition du gouvernement, ni dans les revendications qu'il portent, alors effectivement nous n'aurons pas d'autre choix que de censurer.
Sur les retraites, pourquoi ça vous satisfait pas le fait de retarder l'application ? Non mais parce que tout tout est dans les détails et dans les modalités. le président de la République qui n'a pas souhaité aborder la question de la taxation néopatrimoine qui n'a pas eu un mot pour le pouvoir d'achat des Français pour les moyens des services publics sur un petit carnet avec un stylo prétendait à une concession que finalement il nous a dit bah que ce n'était pas de sa compétence et qu'il renvoyé au premier ministre.
Vous savez, on a eu monsieur le Cornu qui pendant 48 heures a à nouveau consulté et adressé un rapport d'étonnement au président de la République. Et ben le sentiment que ça nous a donné, c'est que le président à son tour va faire un rapport d'étonnement au au Premier ministre. Et donc je dois vous dire que nous-mêmes nous en sommes assez étonnés.
Donc voilà ce que l'on peut vous dire au sortir de cette de cette réunion. concrètement il y avait rien de concret, je vous le confirme. Non, mais nous enfin Olivier Olivier For, on n'est pas porte par du gouvernement et puis par ailleurs nous avons assisté euh à l'accony de tel responsable du bloc commun, à la division parfois de gens qui étaient dans le même parti, mais l'un était chef de parti, l'autre président de groupe qui ne disait pas la même chose et qui se revendiquait de légitimités différentes.
Franchement, on les a regardé un peu laver leur lal en famille, mais nous on voulait vous dire qu'est-ce qu'on fait pour les Français ? Qu'est-ce qu'on fait pour les Français ? Qu'est-ce qu'on fait pour l'école qui n'en peut plus, qui n'arrive pas à recruter et avoir des remplaçants ?
Qu'est-ce qu'on fait pour les enfants en situation nordicap qui n'ont pas de ? Pardon, c'est pas accessoire dans le moment que nous sommes en train de vivre. Les Français ont besoin que leur vie change et c'est ce que nous sommes venus proposer.
Mais il vous dit "Je n'aimerais pas un premier ministre de gauche, il vous donne aucun et pourtant vous dites attendre de voir si c'est encore possible." Non, on attend rien du tout. Non, nous n'attendons rien.
Nous attendons simplement certainement pas en tout cas la nomination d'un premier ministre. Ce que nous voulons, c'est que la vie des Français change. Et donc si le changement de cap n'est pas au rendez-vous, si il n'y a pas de possibilité pour le Parlement de s'exprimer librement, donc pas de 493, si tous les sujets ne sont pas sur la table, suspension de la réforme des retraites, alors nous censurerons immédiatement.
C'est aussi simple que ça. Et donc ne cherchez pas davantage. Nous n'avons jamais eu d'autres préoccupations que celles que les Français ont exprimé.
Nous avons reçu un mandat de leur part et nous savons très bien quelle est aujourd'hui leur préoccupation principale, le pouvoir d'achat. Et donc si euh on nous explique que rien n'est possible sur le pouvoir d'achat, que ce sont à nouveau les mêmes qui devront payer parce que nous avons connaissance du projet de budget qui a été déposé devant le au conseil aux finances publiques et nous savons que c'est ce projet-là qui sera lundi transmis et qui sera donc sur le bureau du parlement. Et donc si ce budget-là n'est pas amendé, s'il n'est pas amendable, si tous les sujets ne sont pas sur la table, alors évidemment nous n'aurons pas d'autre choix que de censurer.
Nous ne voulons pas le chaos. Nous ne cherchons pas à tout prix la dissolution, mais nous n'en avons pas peur non plus. Et donc si le président de la République et si son premier ministre ou sa première ministre faisait le choix de ne pas entendre, alors nous n'avons aucune raison de nous plier à leur désidérata.
Et à ce moment-là, nous irons vers la dissolution et nous nous battrons sur nos projets et nous dirons bah que sur les retraites, sur la taxe Zucmane, sur les services publics, sur l'école, la santé, sur tous ces sujets-là et bien nous sommes nous au rendez-vous et qu'il y a une autre politique possible. Ce que nous avons fait ensemble il y a à peine un mois, c'est que nous avons fait la démonstration qu'il n'y avait pas qu'un seul chemin. Il n'est pas vrai d'expliquer que il n'y aurait qu'une seule politique possible, que les marchés seraient contre tout le reste et cetera.
Ça n'est pas vrai, c'est faux. Nous avons fait d'ailleurs la démonstration qu'il y avait une autre trajectoire de finances publiques possible. La preuve en est que dans son intervention, sa dernière intervention avant de passer aux 20h, l'actuel premier ministre démissionnaires a lui-même reconnu qu'on pouvait passer d'une trajectoire à 46, celle de François Berou à une trajectoire à 5, c'est-à-dire diminuer de moitié le l'effort qui était demandé jusqu'ici par François Beirou.
Donc vous voyez que nous pouvons obtenir, nous avons déjà obtenu une trajectoire, nous avons le 493. Nous pouvons maintenant obtenir la suspension de la réforme des retraites et ensuite obtenir un débat qui permette, y compris sur la fiscalité des plus riches, de faire en sorte que les plus riches payent ce que tous les autres ne peuvent pas payer. Ce n'est pas juste de dire que à chaque fois ce sont les mêmes qui doivent payer ce que les ultra riches se refusent à payer.
On ne spolie personne. Ce que vous avez compris les uns et les autres, c'est qu'avec la taxe Zucmane, il n'est pas question de dire que nous allons retirer leur argent au plus riches. Ce que nous avons prévu de faire, c'est de dire queils s'enrichiront moins vite, ce qui est très différent.
Donc vous attendez un geste très concrètement là ce soir mais c'est pas un geste qu'on attend. On attend un changement de politique et on attend d'un premier ministre qui nous explique comment il fera et comment il acceptera que nous puissions être demain entendus. Et donc ça suppose un changement de méthode et une ouverture y compris sur cette question des retraites qui pour l'instant n'a pas été évoqué ou évoqué de manière résiduelle par le président de la République avec une solution qui ne peut pas nous convenir.
Donc vous avez tous les éléments sur la table et maintenant rendez-vous en quelques heures avec le Premier ministre qui viendra vous parler. Yeah.
Olivier Faure