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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 29 octobre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheNumériqueEurope & internationalInstitutions & élections

Laure Darcos : « Il ne faut pas mentir à nos jeunes comme quoi on va abroger Parcoursup comme ça »

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous pensez qu'ils retourneront en cours lundi ou que le mouvement va se poursuivre ?

  • 2:53RelanceRéponse directe

    Mais est-ce que ce n'est pas paradoxal ? Les secondes qui continuent le mouvement alors que si Parcoursup saute en 2028, ces secondes n'auront pas la réforme Parcoursup ?

  • 3:53OuverteRéponse partielle

    Vous avez auditionné hier Jean-Michel Blanquer, il était ministre de l'Éducation nationale durant le premier quinquennat Macron, de 2017 à 2022, il a mené deux grandes réformes du lycée et de Parcoursup, des réformes qui sont donc au cœur aujourd'hui de cette mobilisation lycéenne, mais que Jean-Michel Blanquer a défendu coûte que coûte. Qu'est-ce que vous en pensez ?

  • 5:18OuverteRéponse directe

    Pourquoi Jean-Michel Blanquer est si seul à défendre ce bilan ? Est-ce que c'est lié à l'impopularité d'Emmanuel Macron qui fait que même l'ancien camp macroniste ne veut plus plaider en faveur de ces réformes ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

  • 8:36OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il a eu raison d'adopter cette posture ?

  • 11:57OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos réponses ? Déjà, est-ce que le bac doit garantir automatiquement l'accès à des études supérieures ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:12InvitéFait
    « On va en parler. Je pense que là où ils se trompent complètement, c'est que pas du tout Parcoursup. »
  • 3:28InvitéFait
    « Il est bien sûr peut-être perfectible, mais sans Parcoursup, ou en tout cas sans un système comme celui-là, ce seront les classes les plus défavorisées, et donc les jeunes les plus loin, en fait, de la possibilité d'avoir des parents qui les pistonnent pour aller dans les bonnes écoles et les facultés. »
  • 5:14InvitéFait
    « Ce qui est très étonnant, c'est que je sois le seul dans le débat public, aujourd'hui, à venir le défendre, comme je vais le faire maintenant. »
  • 9:36InvitéFait
    « Ça, il ne l'a jamais reconnu. »
  • 17:46InvitéFait
    « Il va falloir passer par la loi. Il ne faut pas mentir sur les réseaux à nos jeunes comme quoi, demain, on va pouvoir changer de système. »
  • 17:55InvitéFait
    « Parcoursup, ça a été par la loi. »
  • 21:52InvitéFait
    « On pense pour nous que le départage se fera encore en code de popularité. »

Temps de parole

  • Invité60 %
  • Présentateur12 %
  • Présentateur 211 %
  • Invité 24 %
  • ?4 %
  • Invité 33 %

≈ 22 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:07
Locuteur

Public

0:08
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Laure Varco, vous êtes sénatrice, les indépendants de l'Essonne, membres d'Horizon. Les vacances qui y touchent à leur fin, les lycéens reprendront-ils le chemin des cours lundi ? Emmanuel Macron souhaite qu'il le fasse dans le calme, jugeant qu'ils ont été entendus. Jean-Michel Blanquer a défendu hier ces réformes de l'époque à l'origine de la colère, notamment Parcoursup, qui a fait l'objet d'un vif débat dans le même temps hier à l'Assemblée nationale en présence de Sébastien Lecornu. Alors comment redonner aux jeunes un horizon ? On va en parler pendant cette demi-heure.

D'abord Emmanuel Macron, on l'a entendu, qui demande aux lycéens de retourner en cours. Il dit qu'ils ont été entendus, avec du retard certes, mais qu'ils ont été entendus. Est-ce que vous pensez qu'ils retourneront en cours lundi ou que le mouvement va se poursuivre

0:59
Locuteur

? Alors, ça

1:00
Invité

dépendra, je pense, des niveaux.

1:03
Locuteur

J

1:03
Invité

'en ai parlé avec des proviseurs dans mon département de l'Essonne.

1:06
Locuteur

Je

1:07
Invité

pense que les premières et terminales,

1:09
Locuteur

on

1:09
Invité

se rend compte que pendant trois semaines, un mois, ils n'ont pas eu de cours. J'étais avec, d'ailleurs, Edouard Geffray le vendredi de la sortie.

1:17
Locuteur

Et

1:17
Invité

il y avait une professeure de français qui nous dit qu'elle avait essayé de faire un cours en visio pour, justement, ses élèves de français en première. Et en fait, les petits malins s'étaient refilés le lien Teams de la visio pour la perturber. Et elle a fini, alors qu'elle essayait d'empêcher certains de rentrer dans le cours virtuel, elle a fini par avoir des photos pornographiques et des menaces de mort. Donc, elle a arrêté. Et je pense que, du coup, les premières terminales,

1:50
Locuteur

eux,

1:51
Invité

auront peut-être quand même conscience qu'il va falloir rattraper le retard.

1:56
Locuteur

Pour

1:56
Invité

les secondes, c'est plus compliqué.

1:57
Locuteur

Et

1:58
Invité

c'est ce que nous ont dit beaucoup de proviseurs. En fait, ce sont les secondes qui, n'ayant pas cette pédamoclès au-dessus de la tête,

2:04
Locuteur

qui

2:04
Invité

arrivent, en fait, dans le lycée, peuvent pouvoir continuer à, peut-être, revendiquer certaines choses. Mais bien sûr, oui, il faut qu'ils retournent dans leurs établissements. Je pense qu'en effet, ils ont été entendus. On a vu sortir les 3 000 professeurs qui n'étaient pas devant élèves, qui vont, en effet, peut-être permettre de remplacer des professeurs qui manquaient.

2:35
Locuteur

Sur

2:35
Invité

les conditions de travail,

2:37
Locuteur

on

2:37
Invité

en parlera après sur Jean-Michel Blanquer, qu'en effet, ils aient vraiment des journées à trous, c'est évident. Après, il faut, du coup, avoir des établissements qui puissent les accueillir dans des CDI pour qu'ils puissent travailler aussi pendant la journée, il faut qu'ils apprennent ça.

2:53
Locuteur

Mais

2:53
Présentateur

est-ce que ce n

2:54
Locuteur

'est

2:54
Présentateur

pas paradoxal ? On va revenir longuement sur Parcoursup tout à l'heure, mais que ce soit, de ce que vous nous racontiez, les secondes qui continuent le mouvement, alors que si Parcoursup saute en 2028, ces secondes n'auront pas la réforme Parcoursup

3:06
Invité

? On va en parler. Je pense que là où ils se trompent complètement, c'est que pas du tout Parcoursup. On a connu APB, on a connu le tirage au sort,

3:15
Locuteur

on

3:15
Invité

a connu, moi, à mon époque, c'était d'avoir nos parents qui faisaient la queue à 3h du matin devant les facultés pour attendre de savoir si on avait les résultats. Oui,

3:26
Locuteur

il y a eu l

3:26
Présentateur

'époque du premier arrivé, premier

3:27
Locuteur

service.

3:28
Invité

Il est bien sûr peut-être perfectible, mais sans Parcoursup, ou en tout cas sans un système comme celui-là, ce seront les classes les plus défavorisées, et donc les jeunes les plus loin, en fait, de la possibilité d'avoir des parents qui les pistonnent pour aller dans les bonnes écoles et les facultés, et je pense même notamment aux territoires ruraux et suburbains, qui seront les plus impactés.

3:53
Locuteur

Alors,

3:53
Présentateur

vous avez auditionné hier Jean-Michel Blanquer, il était ministre de l'Éducation nationale durant le premier quinquennat Macron, de 2017 à 2022, il a mené, quand un, deux grandes réformes du lycée et de Parcoursup, des réformes qui sont donc au cœur aujourd'hui de cette mobilisation lycéenne, mais que Jean-Michel Blanquer a défendu coûte qu'au coûte. Oui, pendant plus de deux heures, l'ancien ministre de l'Éducation n'a pas formulé beaucoup de mea culpa, on peut le dire. À deux reprises, il a même cité cette formule, « La critique est aisée, mais l'art est difficile ».

Jean-Michel Blanquer a expliqué avoir le sentiment d'être le dernier et le seul à encore défendre les réformes menées pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron, sur le plan d'éducation nationale en tout cas. Il serait ainsi devenu un bouc émissaire. Il employait le terme, et ce, alors que selon lui, les réformes étaient les bonnes. Il faut le dire, depuis son départ en 2022, la France a connu sept ministres successifs de l'Éducation nationale qui y sont donc restés en moyenne huit mois ministres. Écoutez un premier extrait de

4:51
Locuteur

l

4:51
Présentateur

'audition d'hier, dans le propos introductif de l'ancien ministre.

4:56
Locuteur

Alors

4:56
Invité

évidemment,

4:57
Locuteur

il

4:57
Invité

est toujours très commode de trouver un bouc émissaire comme Parcoursup, éventuellement comme votre serviteur, sachant que par exemple pour Parcoursup, pour tous ceux qui en ont la mémoire, il est évident que ce n

5:10
Locuteur

'est

5:10
Invité

pas moi qui ai fait Parcoursup sur un coin de table.

5:12
Locuteur

Ce

5:12
Invité

qui est très étonnant, c'est que je sois le seul dans le débat public, aujourd'hui, à venir le défendre, comme je vais le faire maintenant.

5:18
Présentateur

Alors, Lord Arcos, pourquoi Jean-Michel Blanquer est si seul à défendre ce bilan ? Est-ce que c'est lié à l'impopularité d'Emmanuel Macron qui fait que même l'ancien camp macroniste ne veut plus plaider en faveur de ces réformes ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

5:31
Invité

Oui, je pense que Jean-Michel Blanquer a été lâché par le camp macroniste. Je pense même que Gabriel Attal lui avait bien savonné la planche en partant. Il a été le chouchou pendant cinq ans, en tout cas au début de son mandat. La stabilité d'avoir un ministre de l'Éducation nationale pendant cinq ans, je pense que c'est nécessaire, parce que justement, comme il l'a dit, il a pu porter des réformes jusqu'au bout. Résultat,

6:01
Locuteur

forcément,

6:01
Invité

du coup, c'est à lui après de complètement les assumer. Mais le chaos de l'année suivante, où on a eu en effet six ministres en un an, je ne pense pas que c'est vraiment beaucoup avantagé le système éducatif. Les professeurs ne savaient plus où ils en étaient. Chacun y a été de sa réforme. Et lui, au moins, il a été là pendant cinq ans. Ses réformes ne sont pas parfaites. On pourra y revenir, même si

6:25
Locuteur

on ne peut y aller.

6:26
Invité

On

6:26
Locuteur

va y revenir.

6:26
Invité

Mais en tout cas, il les assume. Et je trouve qu'en tout cas, ça a été salué quand même par plusieurs d'entre nous. Il a eu le courage, en effet, de venir et d'essayer de défendre son bilan. De

6:37
Locuteur

répondre,

6:37
Invité

point par point.

6:38
Locuteur

On

6:39
Présentateur

va y venir, puisque l'ancien ministre a donc tenté, justement, de répondre point par point aux critiques venues des sénateurs. Des critiques qui étaient très nombreuses et de quasiment tous les bords politiques. Voilà, Jean-Michel Blanquer semble bien seul aujourd'hui à encore trouver que ces réformes étaient les bonnes. On va prendre les critiques dans l'ordre. Les emplois du temps trop chargés, c'est pour permettre aux lycéens de choisir davantage d'enseignement,

6:57
Locuteur

de

6:57
Présentateur

spécialité. Et ça vient à la place des filières S, ES et L. S'il y

7:02
Locuteur

a

7:02
Présentateur

des trous dans les journées, les lycéens peuvent aller travailler en salle d'études. Le mécontentement des lycéens, c'est peut-être parce qu'on a fortement relevé le niveau des élèves au lycée que l'on a remis les élèves au travail, je cite. Quant à Parcoursup, selon Jean-Michel Blanquer, la plateforme a été favorable aux boursiers. Elle est guidée, je cite, par la bienveillance la plus forte envers les élèves. Un argument qui a failli étouffer les sénateurs de gauche, faire s'étouffer les sénateurs de gauche. Enfin, Parcoursup, selon lui, qui a permis de donner un choix infiniment plus grand aux élèves de France. Écoutez un deuxième extrait de l'audition d'hier.

7:35
Locuteur

J

7:36
Invité

'ai fait un calcul de coin de table, je le reconnais, mais c'est au moins plus de 500 000 élèves qui ont été, entre guillemets,

7:41
Locuteur

«

7:41
Invité

sauvés de l'échec scolaire » dans ces années-là, puisque c'est ces 500 000 élèves qui ont échappé à l'échec de fin de première année.

7:48
Locuteur

Et

7:48
Invité

qui,

7:49
Locuteur

par

7:49
Invité

ailleurs,

7:50
Locuteur

et

7:50
Invité

là aussi c'est un autre problème démocratique,

7:52
Locuteur

on

7:53
Invité

a les manifestations de ceux qui ne sont pas contents, je l'entends,

7:55
Locuteur

on

7:56
Invité

n'a pas évidemment de manifestations de ceux qui sont contents.

7:59
Locuteur

–

7:59
Présentateur

Alors, on retiendra aussi que l'ancien ministre a tout de même évoqué des pistes pour améliorer les choses et il a esquissé quelques regrets. – Oui, tout à fait. Il aurait fallu aussi réformer le collège. Selon Jean-Michel Blanquer, cette autre réforme a manqué. L'ancien ministre a reconnu que l'orientation des élèves restait un point faible en France. Alors, pourquoi pas donner cette compétence complète aux régions ? C'est ce qu'il a dit hier. Globalement, on retient que l'ancien ministre a bien tenté de sauver son bilan. Les évaluations en début d'année qui concernent plusieurs niveaux de classe, c'est une révolution.

Quant à l'angoisse de la jeunesse, elle est sans doute aussi nourrie par les critiques que les adultes formulent. Laure d'Arcos, que retenir du fond ? Jean-Michel Blanquer a donc dénoncé la plupart des critiques formulées en audition hier. Il a même contesté les travaux du Sénat, le rapport de 2022 qui s'en prenait à sa politique. Est-ce qu'il a eu raison d'adopter cette posture

8:50
Locuteur

? –

8:51
Invité

Alors, je ne pense pas. J'ai trouvé en effet qu'il était très tendu. Vraiment, oui,

9:00
Locuteur

sur

9:00
Invité

de son fait. Et donc, dans aucun mea culpa, moi-même, je n'ai pas voulu appuyer là où ça fait mal. Ici, on revient sur la réforme du lycée. Vous savez que notre délégation en droit des femmes a fait un rapport sur Femmes et Sciences

9:19
Locuteur

qui

9:19
Invité

ont montré que c'est cette réforme du lycée avec la fin des maths dans le ton commun qui avait fait que ça avait été du coup une dégringolade de jeunes femmes, mais même aussi de jeunes hommes en rentrant dans des prépas scientifiques. Ça, il ne l'a jamais reconnu.

Sur l'orientation, c'était pour répondre à ma question quand je lui ai dit que Parcoursup, c'était une chose, mais en fait, c'était bien plus en amont qu'il fallait pouvoir faire rentrer l'entreprise, différents métiers dès le collège pour que les jeunes puissent avoir peut-être plusieurs expériences dans des entreprises et pas faire ce qu'on appelle les stages photocopies pour qu'ils puissent même aller peut-être vers des filières professionnalisantes qui leur permettraient d'avoir des métiers plus rapidement et plus concrets. Et ça, par contre, j'ai du coup apprécié parce que son idée de dire « donnant toute la compétence d'orientation aux

10:16
Locuteur

régions »,

10:16
Invité

j'ai trouvé que c'était plutôt… Pour la

10:18
Locuteur

compétence aussi des entreprises. Voilà,

10:19
Invité

exactement. Mais pour revenir sur le fond, Parcoursup a été perfectible et s'est perfectionné tout le long, en fait, d'ailleurs, de son mandat. Puisque moi, j'ai essuyé les plâtres avec mon fils la première année. C'était extrêmement rigide. Enfin, je veux dire, on n'avait même pas le droit de mettre un apport un peu personnel du profil de l'élève. S'il avait fait un BAFA,

10:44
Locuteur

s

10:44
Invité

'il avait participé à une association, les choses se sont quand même beaucoup améliorées. Par contre, l'opacité des algorithmes qui ont souvent été, vous savez, condamnés… La boîte noire. La boîte noire, que mon cher collègue Pierre Uzoulias mettait souvent en avant, elle reste là. Et je pense que c'est, pour les parents et pour les élèves, un des points centraux.

11:05
Locuteur

– Et

11:05
Présentateur

les questions autour de Parcoursup, elles font la une de la presse régionale. Ce matin, on va voir deux unes. La pré-parcoursup, le casse-tête à la une du progrès supérieur, un système d'orientation perfectible.

11:14
Locuteur

C

11:14
Présentateur

'est à la une des dernières nouvelles d'Alsace. Et lors du débat hier à l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a posé une série de questions sur ce qu'entraînerait justement la modification voire la suppression de Parcoursup pour l'accès à l'enseignement supérieur. On l'écoute.

11:27
Locuteur

–

11:27
Invité

Derrière les critiques de l'outil Parcoursup, certains veulent,

11:31
Locuteur

pour

11:31
Invité

l'accès aux études supérieures universitaires, une sélection plus affirmée. D'autres veulent, au contraire, la supprimer intégralement.

11:40
Locuteur

Qu

11:40
Invité

'attendez-vous du système d'enseignement supérieur français

11:43
Locuteur

? Quel

11:44
Invité

rôle voulez-vous lui confier ? Quels critères d'admission proposez-vous ? Quelle place pour le baccalauréat et le contrôle continu ? Comment répondre lorsque les demandes dépassent les places disponibles ? Comment accompagner ensuite les étudiants vers la réussite

11:56
Locuteur

? –

11:57
Présentateur

Quelles sont vos réponses lors d'Arcours ? Déjà, est-ce que le bac doit garantir automatiquement l'accès à des études supérieures

12:02
Locuteur

? –

12:02
Invité

Alors, c'est bien le problème, c'est qu'on le donne, enfin, le bac,

12:05
Locuteur

c'est

12:06
Invité

90%, enfin, on n'avait pas ça à notre époque, enfin, c'est même un peu plus. Donc, tout le monde là, donc, en effet, ça n'est plus le premier diplôme viable, en fait, pour se dire qu'après, on va pouvoir rentrer dans le monde du supérieur. –

12:20
Présentateur

Pourtant, Michel Blanquer dit que le niveau a été fortement relevé.

12:23
Locuteur

–

12:23
Présentateur

Non. – Paradoxal,

12:23
Invité

d'accord. – Moi, je ne pense pas, enfin, je veux dire, il peut remettre en cause PISA, il a parlé de l'autre barème,

12:32
Locuteur

en

12:32
Invité

fait, qui montre que la France est bien placée. Non, le niveau n'a pas monté. Et aujourd'hui, c'est paradoxal, parce que je pense qu'il

12:41
Locuteur

y

12:41
Invité

a des jeunes

12:42
Locuteur

qui

12:42
Invité

sont peut-être, je vous dis, ce que je disais tout à l'heure, dans l'incapacité d'aller vers des filières, et tant mieux, parce qu'elles sont plutôt embouteillées des filières longues en sociaux, enfin, tout ce qui est sciences humaines ou STAPS ou autres, où, comme l'a dit le premier ministre, c'est engorgé où

13:00
Locuteur

il

13:00
Invité

n

13:00
Locuteur

'y a

13:00
Invité

pas assez de place, et donc, il ferait mieux d'aller vers des filières professionnalisantes. Et de l'autre côté, on pousse des jeunes, qui, eux, par contre, réussissent bien leurs études supérieures, à être surdiplômées,

13:13
Locuteur

à

13:14
Invité

rester trop longtemps dans les études, et ceux-là n'arrivent pas à trouver non plus de boulot à la sortie. Donc, il y a un vrai paradoxe, et je pense qu'en fait, je vous dis, c'est vraiment bien, bien plus en amont,

13:26
Locuteur

qu

13:26
Invité

'on devrait se poser la question, qu'est-ce que tu veux faire ? Est-ce que tu connais tel ou tel métier d'avenir ? Et voilà la trace pour pouvoir essayer d'y parvenir. Avec quand même un avantage, et je ne l'ai jamais entendu chez les lycéens, ils ne se rendent pas compte qu'ils ont la chance d'avoir beaucoup plus de passerelles entre les différentes filières, ce que nous n'avions pas du tout. Une fois qu'on était dans un couloir, on ne pouvait pas en changer. Là, aujourd'hui, il y a 36 milliards de façons de pouvoir changer de métier ou même de formation à tout moment.

14:01
Présentateur

Et on va voir quelles sont les questions de la presse régionale. On va aller tout de suite retrouver Mathieu Perrineau. Bonjour Mathieu. Merci d'être avec nous. Vous êtes le directeur de l'agence de Vichy au journal La Montagne. Et vous avez aussi des questions pour l'Ordarcos.

14:14
Locuteur

Oui,

14:15
Invité

bonjour Madame la sénatrice. Alors, on l'a vu, la parole des lycéens a été un peu baïonnée les 17 et 24 octobre. On a vu des débordements parfois très violents. On a entendu les responsables politiques accuser souvent l'ultra-gauche de jeter de

14:30
Locuteur

l

14:30
Invité

'huile sur le feu. Mais à Clermont-Ferrand, à quelques kilomètres d'ici, le 24 octobre, on a vu aussi des militants d'ultra-droite, néo-nazis, s'inviter dans le centre-ville de Clermont-Ferrand pour soi-disant protéger des commerçants qui ne leur avaient absolument rien demandé. Globalement, ça dit quoi de notre société, cette polarisation de plus en plus violente qui semble complètement dépasser la classe politique

14:51
Locuteur

? Ça

14:52
Invité

veut surtout dire que, pour moi, le grand méchant, ce sont les réseaux sociaux. D'ailleurs, nos jeunes nous ont dit que c'est comme ça qu'ils s'étaient réunis dès les premiers mouvements. Et donc, vous avez l'ultra-droite, l'ultra-gauche qui profitent de ces mouvements, de ces réseaux sociaux pour, d'une certaine manière, bien évidemment, soit se réunir pour profiter de la situation de manifestation en effet pacifique au départ, avec beaucoup d'humour pour certains de ces jeunes, même malgré cette angoisse de l'avenir. Donc, je pense qu'on en a parlé au moment du 17 octobre. Il y

15:37
Locuteur

a

15:37
Invité

un vrai, vrai souci de la manipulation par les réseaux de mouvements extrêmement violents, extrêmement durs et qui... Mais comment on fait ? Il faut aller jusqu'à les interdire, ces réseaux

15:47
Locuteur

? Ah, moi oui.

15:48
Invité

Moi oui. Oui, parce qu'en fait, cette spontanéité qu'on connaissait des manifestations, même du 1er mai, avec des syndicats qui savaient très bien gérer en fait la foule, savaient très bien gérer les débordements, on ne va plus pouvoir en fait s'exprimer pacifiquement en fait dans nos rues. Et nos jeunes avaient besoin de cette expression et malheureusement elle a été après récupérée et j'en ai été désolée parce que, bien évidemment, c'est... ils n'étaient plus audibles, on n'était plus dans le pourquoi en fait de cette grogne. Je voudrais quand même rajouter aussi... On parle

16:25
Locuteur

beaucoup

16:26
Invité

de liberté d'expression en ce moment, le droit de manifester, le droit aussi d'utiliser les réseaux sociaux,

16:32
Locuteur

d

16:32
Invité

'aller sur Internet. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Alors, comment vous faites pour interdire ça

16:36
Locuteur

?

16:37
Invité

Alors déjà, l'interdire, on a commencé à le faire dans les établissements scolaires et tant mieux, mais comment faire ? C'est de pouvoir avoir peut-être un système de renseignement qui permette en effet de... Pourquoi pas ? Je ne

16:49
Locuteur

sais

16:49
Invité

pas si c'est possible de brouiller ou en tout cas de s'infiltrer eux-mêmes dans ces réseaux les plus violents et que nos jeunes comprennent qu

16:58
Locuteur

'on

16:59
Invité

essaye... Enfin moi,

17:00
Locuteur

c

17:00
Invité

'est mon item le plus important. Il faut qu'à l'école, on apprenne à nos jeunes d'être des bons citoyens. Et pour être des bons citoyens, il faut qu'ils acquièrent l'esprit critique et donc de ne

17:13
Locuteur

pas

17:13
Invité

être des moutons. Et donc, l'esprit critique, c'est aussi pouvoir faire la part des choses dans les réseaux sociaux et de pouvoir faire en sorte que lorsque on va leur donner des fausses informations, des choses extrêmement violentes...

17:28
Locuteur

J

17:28
Invité

'ai une petite fille qui a été dans les manifestations et qui, elle aussi, me racontait des choses qui étaient complètement différentes de la réalité, soit de ce qui se passait à l'école. Pour Parcoursup, je sais qu'en ce moment, on est en train de dire qu'en effet, du jour au lendemain, on peut arrêter Parcoursup et changer de système. Non ! Il va falloir passer par la loi. Il ne faut pas mentir sur les réseaux à nos jeunes comme quoi, demain, on va pouvoir changer de système. Parcoursup, ça a été par la loi. Donc, le problème, c'est qu'on leur raconte tout et n'importe quoi. Peut-être que nous-mêmes, la classe politique raisonnable, on n'est peut-être pas assez sur ces réseaux, en fait.

Et je trouve qu'au fond, le signal, quand même, hier du président de

18:08
Locuteur

la

18:08
Invité

République d'avoir été s'exprimer avec Hugo Descript est un bon signal. Je pense qu'il faut qu'on puisse, en effet, peut-être prendre la voix des influenceurs pour pouvoir essayer de parler à nos jeunes puisque nous, on n'arrive pas à le faire dans des plateaux traditionnels. –

18:23
Locuteur

Un

18:23
Présentateur

dernier mot, Mathieu.

18:24
Locuteur

–

18:25
Invité

Oui, globalement, on voit très bien que ça pose des soucis, effectivement, peut-être de génération ou peut-être technique, technologique, mais est-ce que le gouvernement est à la hauteur de la situation ? Est-ce que la classe politique est à la hauteur de la situation ? Et est-ce que les candidats à la présidentielle, globalement, le sont ?

18:43
Locuteur

– Écoutez,

18:43
Invité

en tout cas, je pense que très souvent, on n'utilise les jeunes qu'au dernier moment dans les campagnes en disant qu'on va avoir besoin de leur voix. J'avais un collègue qui nous disait l'autre jour en réunion de groupe

18:57
Locuteur

qu

18:57
Invité

'à ses stagiaires, il leur faisait travailler sur

19:01
Locuteur

tous

19:01
Invité

nos textes de loi pour savoir si c'était des choses qu'ils pouvaient leur parler.

19:06
Locuteur

Et

19:07
Invité

en fait, non, on ne parle pas aux jeunes. Et en fait, on les met dans des silos, on va parler de leurs problèmes scolaires, mais on va leur parler logement,

19:15
Locuteur

on

19:15
Invité

va leur parler permis de conduire, on va leur parler de choses, mais jamais de,

19:19
Locuteur

en

19:20
Invité

fait, leur

19:21
Locuteur

génération. – Une vision et une vraie perspective. –

19:22
Invité

Une

19:22
Locuteur

vision

19:22
Invité

et une vraie perspective. Alors, moi, juste, si je peux faire un peu de politique, ce que j'ai apprécié, par exemple, d'Édouard Philippe au moment de son lancement de campagne le 5 juillet, ça a été de dire comme ligne directrice, en fait, je voudrais que ma campagne, mes propositions, ce soit la France que je veux laisser à nos enfants.

19:41
Locuteur

et

19:42
Invité

du coup, vous mettiez comme sous-titre « La jeunesse a besoin d'horizon », je pense qu'en effet, c'est peut-être aussi un signal pour qu'en effet, on repense cette campagne par rapport à cette jeune génération qui a vécu le Covid, qui a vécu toutes ses angoisses et qui a besoin d'être rassurée.

19:59
Locuteur

–

19:59
Présentateur

Merci beaucoup, merci Mathieu Perrineau d'avoir été avec nous. Et puisqu'on a commencé à évoquer la campagne présidentielle, on va écouter Gabriel Attal face à la perspective sondagière d'un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

20:11
Locuteur

Il

20:11
Présentateur

a lancé hier soir au 20h de TF1 un appel au rassemblement qui passe par une primaire des démocrates.

20:16
Locuteur

– C

20:17
Invité

'est que je crois qu'il est temps d'être tous responsables et d'organiser le rassemblement auquel des millions de Français aspirent à travers une grande primaire,

20:26
Locuteur

qui

20:26
Invité

devrait être une primaire qui redonne de l'espoir à tant de Français qui aujourd'hui doutent et ne croient plus qu'il soit possible d'empêcher un deuxième tour dont notre pays ne se relèverait pas entre la France insoumise et le rassemblement national.

20:38
Locuteur

–

20:38
Présentateur

Vous soutenez Édouard Philippe lors d'Arcos. Est-ce qu'Édouard Philippe va répondre favorablement à cet appel de Gabriel Attal ? –

20:44
Invité

Je ne pense pas. Je ne pense pas. Laurent Marcangeli a déjà aussi réagi. C'est quand même très très flou comme proposition. Jusqu'où ça va ? Des deux côtés, en fait ?

20:57
Locuteur

Est

20:58
Invité

-ce que ça va jusqu'à Marine Tondelier ? Je ne vois pas le pauvre Gabriel Guzman qui vient de sortir d'une primaire. Ils ont mis

21:04
Locuteur

bon à

21:05
Invité

l'organiser repartir dans une nouvelle primaire. Ça va jusqu'à Sarah Knafo ? Jusqu'à...

21:13
Locuteur

– Pardon, le problème c'est uniquement les contours de

21:15
Présentateur

cette

21:15
Locuteur

primaire ou c'est le principe même d'une primaire ? Est-ce que si les contours sont clarifiés,

21:19
Invité

vous

21:19
Locuteur

irez

21:19
Invité

? – Regardez, on n'en parle pas assez parce qu'en effet la primaire socialiste a eu lieu en plein mouvement et violence. Est-ce qu'Olivier Fort et Gabriel Guzman se sont reparlés depuis ? Je ne pense pas. Et on est persuadés nous chez Édouard Philippe que ça ne fait que mettre en exergue les différences, les oppositions et que souvent après c'est très compliqué de pouvoir se parler. –

21:45
Locuteur

D'accord, mais comment

21:45
Présentateur

vous faites pour vous rassembler ?

21:46
Locuteur

Édouard Philippe

21:47
Présentateur

aussi, il dit qu

21:48
Locuteur

'il

21:48
Présentateur

faut un rassemblement. Comment

21:49
Locuteur

vous

21:49
Présentateur

organisez ce rassemblement si ce n'est par une primaire ?

21:51
Invité

– Écoutez, c'est tout le problème. On pense pour nous que le départage se fera encore en code de popularité. On peut voir qu'il peut y avoir quelques trous d'air, quelques baisses en fonction de l'air du temps.

22:04
Locuteur

Il

22:04
Invité

y a aussi… –

22:06
Locuteur

Mais c'est

22:06
Présentateur

surtout qu'Édouard Philippe l'a née donnée au second tour dans plus aucun sondage.

22:09
Invité

–

22:09
Locuteur

Il y

22:10
Invité

a l'effet Glucksmann parce qu'il venait d'être élu. Nous, on pense toujours

22:16
Locuteur

que

22:17
Invité

les gens au dernier moment, et j'ai même des exemples ici de parlementaires plutôt de gauche qui me disent « J'irai voter Édouard Philippe dès le premier tour parce qu'il faut penser

22:25
Locuteur

mine

22:25
Invité

de rien au deuxième. Quelle est la personne qui pourra gagner contre Marine Le Pen

22:30
Locuteur

?

22:31
Invité

»

22:31
Locuteur

– Donc, par exemple, en clair, Nord-Darkos, vous dire

22:33
Présentateur

« Tant pis, si on est cinq sur la ligne de départ, vous comptez sur

22:36
Invité

un effet vote utile pour

22:38
Locuteur

Édouard Philippe. » – Non, non,

22:38
Invité

il ne faudra pas qu'on soit cinq.

22:39
Locuteur

C

22:39
Invité

'est que, justement, au fond, de nouveau, que les sondages puissent départager les candidats qui sont pour l'instant sur la ligne de départ par cette raison de dire même dans les sondages, je préfère soutenir tel candidat parce que je pense que les autres devront entre guillemets se retirer parce qu'ils seront les moins capés pour pouvoir

23:05
Locuteur

gagner… – Donc, pour vous, la primaire,

23:06
Présentateur

c'est les sondages

23:07
Locuteur

? –

23:07
Invité

Pour l'instant, ça reste ça. Et j'espère des réunions de bonne volonté entre nous sans attendre le

23:16
Locuteur

mois de février. – Vous appelez encore

23:16
Présentateur

Gabriel Attal à se réunir autour de la table ?

23:19
Invité

– Bien évidemment.

23:20
Locuteur

–

23:20
Présentateur

Avec qui

23:20
Invité

?

23:20
Locuteur

Bruno

23:20
Invité

Retailleau ? – Alors, tout à fait. –

23:23
Locuteur

David Isna ? –

23:24
Invité

Exactement. Mais, en fait, d'ailleurs, ça a été très mal compris par ces candidats. Quand Édouard Philippe, en octobre, a dit « Je vais leur demander qu'on se réunisse

23:34
Locuteur

»,

23:34
Invité

ce n'était pas pour dire aussi que la fin de la récré est au 1er novembre. Il faut déjà penser à un programme commun parce qu'on aura besoin après l'élection présidentielle d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Et donc, il faudra qu'on essaie de se réunir. Donc, je crois toujours à la bonne volonté des uns et des autres et j'espère à la sagesse pour qu'on ne soit pas en effet 5 sur la ligne de départ.

23:53
Présentateur

– Merci, Lord Arcos. – Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé « Bonjour chez vous

23:59
Locuteur

».

24:03
Présentateur

Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat. –

24:07
Locuteur

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