Stéphane Ravier sur France Bleu Provence
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteÉludée
Le laxisme de la justice dont Marion Maréchal-Le Pen parle, c'est quoi précisément pour vous ?
- 1:12RelanceRéponse directe
Mais qu'est-ce qu'il faut faire, alors, Stéphane Ravier ?
- 1:57RelanceRéponse directe
C'est quoi la solution, Stéphane Ravier ?
- 2:30RelanceRéponse directe
C'est la justice qui condamne Stéphane Ravier, ce n'est pas l'État.
- 2:51FerméeRéponse directe
Ça fera plus de monde dans les prisons, alors ?
- 3:21OuverteRéponse directe
Le maire de Marseille, à propos des salles de shoot, pourquoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueFait
« Cela fait des années que nous dénonçons le laxisme, la foi judiciaire, politique en général, et les violences policières ne datent pas d'aujourd'hui. »
- 0:33Invité politiqueFait
« Ce sont désormais des médecins, ce sont les pompiers qui sont agressés, et violemment. »
- 0:40Invité politiqueFait
« Nous avons aujourd'hui quelques exemples d'agressions ultra violentes envers les policiers, sans compter celles qui ne nous sont pas rapportées. »
- 1:03Invité politiqueFait
« Tous les politiques sont responsables de cette situation, car ils ont nié le problème pendant des années, estimant que cela venait d'un problème social. »
- 1:20Invité politiqueFait
« Or, la police fait un travail extraordinaire, dans des conditions extrêmement difficiles, manque d'hommes, manque de moyens, manque de soutien de sa hiérarchie. »
- 1:33Invité politiqueFait
« Si aujourd'hui les policiers sont agressés, c'est que les crapules savent pertinemment qu'elles ne seront pas ni arrêtées, et encore moins condamnées, pour les faits qu'elles commettent. »
- 2:00Invité politiquePromesse
« La solution, cher monsieur, c'est de frapper fort, désormais, de frapper fort. »
- 2:55Invité politiquePromesse
« Nous construisons des prisons, cher monsieur, plutôt que de dire qu'il n'y a pas de place dans les prisons, alors on ne met plus personne dans les prisons, nous mettons un petit bracelet aux chevilles, ce qui ne sert à rien. »
- 3:34Invité politiqueChiffre
« À près de 400 policiers municipaux qui ne servent à pas grand-chose, sauf à verbaliser l'automobilisme. »
- 3:52Invité politiqueFait
« Nous touchons du doigt le double langage de l'UMP qui fait des déclarations tonitruantes contre les salles de shoot et qui, au Sénat, vote pour les salles de shoot. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Jean-Claude Godin, le maire de Marseille, et nous le tenons, de la ministre, Madame Marisol Touraine, est favorable pour accueillir une salle de shoot à Marseille. »
- 4:46Invité politiquePromesse
« La peine maximale. »
- 5:25Invité politiqueFait
« Quand on a un Marseillais sur trois qui vient de sous du seuil de pauvreté et la violence que l'on connaît, on doit investir dans d'autres domaines d'abord. »
Temps de parole
- Stéphane Ravier80 %
- Présentateur20 %
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Bonjour Stéphane Ravier, sénateur maire Front National des 13 et 14e arrondissements de Marseille. Le laxisme de la justice dont Marion Maréchal-Le Pen parle, c'est quoi précisément pour vous ?
Avant tout, je viens d'écouter attentivement M. Bisonneuve, le Front National n'est pas dans l'incantation. Cela fait des années que nous dénonçons le laxisme, la foi judiciaire, politique en général, et les violences policières ne datent pas d'aujourd'hui. Oui, à tel point que nous n'en sommes plus là, si je puis dire, dans les cités. Ce sont désormais des médecins, ce sont les pompiers qui sont agressés, et violemment. Nous avons aujourd'hui quelques exemples d'agressions ultra violentes envers les policiers, sans compter celles qui ne nous sont pas rapportées. C'est au quotidien. Chaque nuit, les policiers dans les cités sont caillassés, menacés, agressés.
Alors, beaucoup aujourd'hui découvrent l'humidité de l'eau. Le maire d'Arles, évidemment, ne veut pas s'exprimer, car ils sont responsables, tous les politiques sont responsables de cette situation, car ils ont nié le problème pendant des années, estimant que cela venait d'un problème social.
Mais qu'est-ce qu'il faut faire, alors, Stéphane Ravier ?
On avait même entendu dire que c'était la police qui faisait preuve de provocation. Or, la police fait un travail extraordinaire, dans des conditions extrêmement difficiles, manque d'hommes, manque de moyens, manque de soutien de sa hiérarchie, et je ne parle pas de la hiérarchie, je dirais, politique, qui a peur de son ombre. Alors, si aujourd'hui les policiers sont agressés, c'est que les crapules savent pertinemment qu'elles ne seront pas ni arrêtées, et encore moins condamnées, pour les faits qu'elles commettent.
Vous pouvez aujourd'hui insulter, agresser un policier sans être arrêté, et même si vous êtes arrêté, eh bien, ma foi, l'on jugera que la crapule, que le délinquant, eh bien, mérite une deuxième, une troisième, une vingtaine.
C'est quoi la solution, Stéphane Ravier ?
La solution, cher monsieur, c'est de frapper fort, désormais, de frapper fort. Ça veut dire quoi ? Que des policiers, que des pères et des mères de famille soient menacés par la crapulocratie dans leur travail, ce sont les représentants de l'État, quand on s'attaque à un policier, on s'attaque à un homme, à un père de famille, à une mère de famille, on s'attaque aussi à l'État, eh bien, il faut que désormais, l'État frappe fort, montre qu'il est le maître chez lui, et qu'il arrête, et qu'il condamne, et que les...
C'est la justice qui condamne Stéphane Ravier, ce n'est pas l'État.
Et que les condamnations soient appliquées. Alors, il faut effectivement une justice qui soit juste, et qui protège les Français en général, et les policiers en particulier, en condamnant sévèrement celles et ceux qui s'en prennent aux représentants des forces de l'ordre en particulier, et aux Français en général.
Ça fera plus de monde dans les prisons, alors ? Ça fera encore plus de monde dans les prisons, Stéphane Ravier.
Eh bien, nous construisons des prisons, cher monsieur, plutôt que de dire qu'il n'y a pas de place dans les prisons, alors on ne met plus personne dans les prisons, nous mettons un petit bracelet aux chevilles, ce qui ne sert à rien. Eh bien, construisons des prisons, c'est un choix. C'est un choix. Moi, je préfère construire des prisons et mettre les crapules hors d'état de nuire, plutôt que de les laisser dans la nature, et les laisser recommencer à agresser des Français, et les policiers en particulier. Ces hommes et ces femmes sont extrêmement courageux, il faut les soutenir.
Au Front National, vous interpellez Jean-Claude Godin. Le maire de Marseille, à propos des salles de shoot, pourquoi ?
Alors, en complément de ce que je viens de dire, le maire de Marseille pourrait mettre à la disposition des Marseilles et des policiers sa police municipale. Ça la soulagerait. À près de 400 policiers municipaux qui ne servent à pas grand-chose, sauf à verbaliser l'automobilisme. Qui va être armée bientôt, d'ailleurs. Et qui va être armée. Alors, il faudrait qu'elle soit déployée sur l'ensemble de la ville, ça protégerait quand même l'ensemble des Marseillais qui paient des impôts pour cela, entre parenthèses. Et les salles de shoot ?
Et quant aux salles de shoot, eh bien, écoutez, encore une fois, là, nous touchons du doigt le double langage de l'UMP qui fait des déclarations tonitruantes contre les salles de shoot et qui, au Sénat, vote pour les salles de shoot. Alors, voilà, les électeurs sont, une fois de plus, trompés. J'ajoute que Jean-Claude Godin, le maire de Marseille, et nous le tenons, de la ministre, Madame Marisol Touraine, est favorable pour accueillir une salle de shoot à Marseille. Ça, ils n'en ont pas trop clair au nez. Alors, moi, j'aimerais savoir où il va installer cette salle de shoot, peut-être, encore une fois, dans les quartiers d'or, en général.
La question, c'est où, ou alors, va-t-il accepter l'installation d'une salle de shoot à Marseille ? Ça, vous demandez, ce matin, Stéphane Ravier.
Il s'est porté volontaire. Il s'est porté volontaire. Nous nous sommes opposés, bien sûr.
Stéphane Ravier, question tweet, réponse courte, s'il vous plaît. Le tribunal correctionnel de Marseille qui rend son jugement dans l'affaire de la PME, de la drogue, la tour de la Castellane. Si vous étiez juge, ce serait quoi la peine pour ces trafiquants ?
La peine maximale.
C'est-à-dire ?
La peine maximale. Les années de prison prévues pour ça. Et un emprisonnement jusqu'au dernier jour, jusqu'à la dernière minute. Et une expulsion des délinquants étrangers, bien sûr.
L'OM qui reprend la gestion des abonnements. C'est fait. Tant mieux ?
Je ne sais pas si ça va. Je ne suis pas convaincu que cela réduira la violence ou les provocations dans le stade.
Jean-Claude Godin, prêt à reconstruire le pont transbordeur. Bonne nouvelle.
Oh mon Dieu, que d'argent.
Non, il n'y aura pas d'argent de la municipalité. Ce sera de l'argent privé.
Oui, mais c'est ce que l'on nous dit toujours. Oui, c'est ce que l'on nous dit toujours. Là encore, je ne crois pas que ce soit la priorité. Quand on a un Marseillais sur trois qui vient de sous du seuil de pauvreté et la violence que l'on connaît, on doit investir dans d'autres domaines d'abord.
Merci Stéphane Ravier, sénateur maire FN des 13 et 14e arrondissements de Marseille.
Stéphane Ravier