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Interviewyoutube.com· 6 février 2026 16 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationEurope & international

🔴 GABRIEL ATTAL AU WORLD IMPACT SUMMIT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Depuis votre départ de Matignon, quel est votre cheminement en direction des Français ?

  • 1:25RelanceRéponse partielle

    Le budget passé avec un 493 à l'Assemblée nationale est-il bon pour l'environnement ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    La protection de l'environnement, c'est quoi pour vous ?

  • 6:31OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur le mix énergétique face aux positions de Bardella et Rockrel ?

  • 9:02OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vécu le changement de pied du président sur le nucléaire ?

  • 11:33OuverteRéponse directe

    Est-ce que la transition écologique est compatible avec la situation des agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:25Gabriel AttalFait
    « Le mérite principal de ce budget, c'est qu'il y a un budget. »
  • 5:16Gabriel AttalPromesse
    « On propose avec le Parti Renaissance de développer massivement le leasing social notamment à partir des véhicules d'occasion. »
  • 5:56Gabriel AttalPromesse
    « On propose que désormais, chaque trimestre, la fiscalité carbone qui a été payée par les ménages se retrouve sur un compte carbone. »
  • 7:11Gabriel AttalChiffre
    « 60 % de l'énergie qu'on consomme aujourd'hui, c'est des énergies fossiles. »
  • 11:33Gabriel AttalFait
    « Les agriculteurs sont les premières victimes du dérèglement climatique. »
  • 13:18Gabriel AttalFait
    « Quand on prend des décisions supplémentaires, il faut maintenant le faire à l'échelle européenne sinon on désespère véritablement nos agriculteurs. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Locuteur

Merci beaucoup Gabriel Natal euh d'être avec nous ce soir et de d'honorer de votre présence pour la conclusion de ce grand oral du World Impact Summit. Alors, depuis le début, on fait la même chose, hein, donc vous n'y couperez pas. J'ai une petite question politique à vous poser et puis ensuite on passe à l'essentiel, les questions sur la transition écologique. Euh je me souviens il y a quelques mois, vous aviez dans une interview au point, je crois euh après avoir quitté Matignon, vous aviez dit "J'ai rendez-vous avec l'histoire des des Français. La formule exacte, je ne l'ai plus. Depuis, quel est votre cheminement en direction des Français ?

Moi, moi, j'ai toujours été d'abord bonjour, bonsoir, merci pour l'invitation. Très heureux d'être là pour euh ce rendez-vous passionnant. Moi, j'ai toujours été au contact des Français, même quand c'était difficile. Je suis rentré au gouvernement en 2018 au moment de la crise des gilets jaunes. On y reviendra peut-être parce que les sujets de transition étaient au cœur de ce mouvement social à l'époque et même quand c'était dur, j'ai toujours fait le choix d'aller sur le terrain et d'échanger avec eux. Je l'ai fait dans toutes les fonctions qui m'ont été confiées et je continue à le faire aujourd'hui.

D'abord parce que on doit tenir jusqu'en 2027 en essayant d'améliorer leur quotidien partout où c'est possible, même si c'est très difficile et surtout parce qu'il faut maintenant préparer l'avenir. Et c'est vrai que le pays a rendez-vous avec une échéance absolument majeure en 2027 qui sera majeure pour la France et pour l'Europe. Si on veut construire cette échéance, si on veut s'en sortir le mieux possible à cette occasion, oui, je considère qu'on doit le faire avec les Français. Hm. Le budget qui est passé K1 K avec un 493 à l'Assemblée nationale, monsieur le Premier ministre, euh c'est un budget qui est euh bon pour les finances publiques, bon pour la démocratie.

Errico Crel a rajouté et est-il bon pour l'environnement ? C'est un budget dont le mérite principal est d'exister. Le mérite principal de ce budget, c'est qu'il y a un budget. Je vais pas mentir. Oui, j'ai une forme de frustration à l'issue de cet exercice budgétaire parce que j'avais proposé une autre méthode après la chute de trois premier ministre après la dissolution.

J'ai proposé au présidents de la République, aux différents partis politiques de changer la méthode, de s'inspirer de ce qui fonctionne chez l'essentiel de nos voisins en Europe, c'est-à-dire se mettre autour de la table entre partis politiques, négocier un compromis budgétaire avant qu'un premier ministre et qu'un gouvernement puisse être nommé. Je suis convaincu que si cette méthode avait été retenue, on aurait probablement débattu moins longtemps du budget et il se serait peut-être pas terminé par un 493. Maintenant, il faut avancer. Euh mon motif de satisfaction, c'est surtout que le budget soit derrière nous, queon puisse se consacrer peut-être à d'autres priorités.

Vous avez vu que j'ai défendu un texte sur l'encadrement des réseaux sociaux, notamment pour les plus jeunes. On va continuer à se battre sur un certain nombre de textes. L'assemblée légifère, on vient d'adopter un texte pour mettre fin à contentieux sur l'hydroélectricité pour pouvoir relancer les investissements en la matière. On va pouvoir se projeter sur autre chose. Mais non, c'est pas un budget qui prépare l'avenir. Il ne prépare rien. Alors, Gabriel Atal, transition écologique. Première question de Pierre. La la protection de l'environnement, c'est quoi pour vous ? Bah, la protection de l'environnement, c'est le défi de notre génération.

C'est le défi de notre génération d'abord parce qu'on parle du vivant et notre capacité et celle des générations futures à pouvoir vivre sur la planète parce que c'est un enjeu aussi pour notre économie. J'entends tellement souvent l'opposition artificielle qui est faite entre l'écologie ou l'environnement et l'économie. Or moi, je considère que les deux doivent aller ensemble parce qu'il y a pas d'économie sur une planète morte. Parce que la dégradation de l'environnement, elle a un impact économique pour nos entreprises. Elle a un impact sur le coût des assurances.

Elle a un impact sur les investissements que doivent réaliser nos acteurs économiques pour se protéger de la dégradation de de l'environnement. On a fait le choix avec Renaissance de présenter nos mesures économiques et climatiques en même temps. Certains estiment que pour défendre l'économie, il faut renoncer sur les questions climatiques, d'autres que pour s'engager sur le climat, il faut renoncer à la défense de la compétitivité de notre économie. Nous, on considère que c'est les deux. Et donc, on a travaillé avec Pascal Campf et Antoine Pellon. qui sont au sein de mon parti à des propositions qui permettent de concilier les deux.

Et je pense que c'est aussi l'enjeu d'un sommet ou d'un forum comme celui-là que de montrer que c'est possible et que c'est nécessaire. En faisant quoi prioritairement ? Ah bah je pense que ce qui est prioritaire c'est d'accélérer la transition et de le faire en accompagnant les Français plutôt qu'en les brutalisant. On a vu qu'un certain nombre de décisions qui ont été prises, je pense notamment au début du précédent quinquena qui avait peut-être de bonnes intentions au départ en fait nous ont conduit plutôt à reculer parce que la brutalité a entraîné la contestation sociale le mouvement des gilets jaunes.

Et donc nous l'essentiel de notre travail et nos réflexions, c'est d'arriver à faire des propositions assez claires, assez fortes qui montrent qu'il est possible de faire la transition en accompagnant les Français avec justice et réalisme. Je vous donne deux exemples dans les propositions qu'on fait. C'est disponible sur notre site partie-renaissance.fr. Vous pouvez y accéder, tout est en ligne. Le leasing social, je pense que c'est une des mesures efficaces et positif qui ont été prises ces dernières années. Je crois que c'est 50000 véhicules, on parle de véhicules électriques à 100 € par mois qui sont fléchés sur des Français qui travaillent.

Exemple les infirmières libérales qui doivent faire leur tournée. On leur fournit un véhicule électrique à 100 € par mois. C'est un formidable succès. Tout a été écoulé. Je propose, on propose avec le Parti Renaissance de développer massivement le leasing social notamment à partir des véhicules d'occasion puisque c'était avec le neuf que ça avait été fait. 2e proposition, pour que la transition et les efforts soient justes, on propose un compte carbone. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la fiscalité sur le carbone aujourd'hui, que ce soit sur l'essence ou sur le gaz, pourquoi est-ce qu'elle est vécue comme injuste par les Français qui la payent ?

Parce qu'ils se disent, en réalité, on nous avance des objectifs de transition. On nous dit que c'est pour protéger la planète, mais c'est juste pour remplir les caisses de l'État qui est endetté. Qu'est-ce qu'on propose ? Bah, on propose que désormais, chaque trimestre, la fiscalité carbone qui a été payée par les ménages se retrouve sur un compte carbone et qui puisse utiliser ses fonds pour rénover l'isolation de leur logement, pour aller vers un véhicule zéro émission, pour changer leur chaudière.

qu'on propose qui a une bonification pour les premiers déciles, c'est-à-dire les Français qui travaillent qui ont du mal à joindre les debouts, que ce soit plafonné pour qu'il y ait pas d'effets de rente. Mais bref, on propose de rendre la fiscalité carbone plus juste en la fléchant véritablement vers les Français pour qu'ils puissent investir dans leur propre transition. Et ça, je pense que c'est absolument majeur si on veut que ce soit acceptable et accepté. Hm.

Gabriel Atal, sur la question là aussi du du mix énergétique, on a on a écouté tout au long de cette soirée beaucoup de leaders et j'ai en tête ce que dit Bardella sur bah il faut garder le nucléaire comme base et puis ce que vient de dire Éric Rockrel, le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, dans 50 ans, on on ne sera plus on aura plus une énergie nucléaire, on aura une énergie éolienne, hydrolienne ou photovoltaïque. Quelle est votre position ? D'abord, je pense qu'il faut partir de la base. 60 % de l'énergie qu'on consomme aujourd'hui, c'est des énergies fossiles.

Donc avant de se demander le mix exact entre le nucléaire et le renouvelable, je pense que le premier objectif qu'on doit poursuivre, c'est comment on fait pour que le 60 % passe à horizon 2050 de la donc là vous vous dépassez la le mix énergétique électrique. Oui, tout. Moi ce que je dis d'abord, c'est quand on a 60 % de notre consommation d'énergie qui est fossile, c'estàdire qu'on importe de l'étranger, qui nous compte 200 millions d'euros par jour qu'on verse à des puissances étrangères en général assez peu fréquentables, malheureusement de moins en moins fréquentables, même pour celles qui l'était, bah notre objectif, ça doit être de faire reculer cette consommation d'énergie fossile.

Et on peut le faire, on ne peut le faire qu'en investissant massivement et dans le nucléaire et dans le renouvelable. Et moi, je dois dire qu'il y a une euh hypocrisie totale de la part de partis politiques. C'est le cas du Rassemblement national. Jordan Bardella, vous l'avez cité. C'est aussi malheureusement le cas maintenant des LR. Alors je je sais que c'est Michel Barnier qui était là, mais le chef des LR aujourd'hui, c'est Bruno Rotaillot.

ces parties qui n'ont que le mot souveraineté indépendance de la France à la bouche mais qui en même temps proposent d'arrêter le développement des énergies renouvelables et donc de nous condamner à continuer à importer des énergies fossiles et donc à ne pas être indépendant. Mais pardonnez-moi Gabriel Natal, j'entends ce que vous dites mais j'ai l'impression, je vais pas commenter, ils ne sont pas là mais quand il parlent de souveraineté c'est que précisément pour eux le nucléaire incarne la souveraineté énergétique. Mais le nucléaire incarne la souveraineté énergétique. C'est de cette souveraineté là dont il parle. de cette indépendance que nous vous n remettez pas en cause.

Évidemment, on est totalement d'accord. Sauf que la demande d'électricité va augmenter. En tout cas, j'espère qu'elle va augmenter beaucoup puisque l'objectif elle augmente pas suffisamment en ce moment. L'objectif ça doit être l'électrification de nos usages. Donc la demande d'électricité va continuer à augmenter. Face à ça, on a besoin des deux. Les 14 réacteurs supplémentaires qui ont été annoncés par le président de la République à Bfort vont pas sortir tout de suite. Ça met malheureusement un peu de temps pour être construit ou heureusement parce qu'il y a des garanties de sécurité. les nouveaux SMR, j'espère qu'en 2030, on pourra commencer à à les voir. Ça va pas arriver tout de suite.

Dans l'intervalle, le développement des énergies renouvelable nous permet quand même de répondre à l'augmentation de la demande d'électrique. Alors, je voulais vous poser une question précise sur ce sujet et l'occasion m'en est donnée. Vous vous souvenez que dans la première partie du quinquena, le président de la République explique d'ailleurs au patron de DF qu'il va falloir fermer des réacteurs.

Et d'ailleurs le patron de l'F à l'époque, je vais pas le citer, il n'est pas là, mais dit "Ben moi, j'embrales et puis après le discours de Bfort du président de la République, changement de pied, changement de ton, on se lance vers la construction de petites centrales et le même président de Lève dit "Mais moi, j'ai pas les ouvriers qu'il faut parce que on me demande des gens pour ouvrir mais moi on m'avait demandé des gens pour fermer." Comment est-ce que vous avez vécu ce changement de pied du président de la République sur la question du nucléaire ? Et aujourd'hui, c'est des Chinois parfois qui viennent former qui viennent former nos salariés dans la filière nucléaire.

Ce qui montre enfin effectivement l'abandon qui date pas de 2017. Il y a des décisions qui avaient été prises sous Jospin par exemple. Voilà. Et évidemment sous le quinquen de France quinquen à l'époque où les grunon allemands expliquaient qu'il fallait pas faire de nucléaire. Évidemment que rétrospectivement c'était une erreur. C'était une erreur de confirmer la fermeture de ces réacteurs. Maintenant, il faut aussi, je pense, se projeter dans l'état de l'opinion à l'époque et tous les questionnements qui existaient autour du nucléaire.

Il y a un travail qui a été confié quand même, un vrai travail scientifique qui a été confié à l'époque pour objectiver cette questionlà qui a permis, je pense, de remettre un peu de rationalité dans le débat public autour du nucléaire et de relancer en public. Changé sur la question du nucléaire. Je pense et je pense notamment à l'occasion de la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine.

Et évidemment que tout ce qu'on a dit, tout ce qu'on porte depuis longtemps sur la question de la souveraineté française et européenne a pris une importance nouvelle dans l'esprit des Français à l'occasion de la guerre en Ukraine et des difficultés d'approvisionnement énergétique qu'on a qu'on a connu en Europe. Donc oui, du temps a été perdu, ça c'est certain. Maintenant, moi j'essaie de regarder devant. Voilà, on a un plan qui a été annoncé, il faut le tenir, il faut que les investissements soient au rendez-vous. Mais j'assume de le dire, il faut le faire à la fois sur le nucléaire et sur les renouvelables. Est-ce qu'on perd du temps sur l'agriculture aujourd'hui ?

Je pense que les agriculteurs aujourd'hui ont besoin d'un cap, d'une vision. Ils ont besoin de clarté en fait. Est-ce que la transition écologique est compatible avec la situation dans laquelle ils se trouvent ? D'abord, elle est nécessaire pour eux. On oppose toujours là aussi les agriculteurs à l'écologie. Mais j'ai passé beaucoup de temps auprès de nos agriculteurs quand j'étais premier ministre et je continue à passer du temps sur le terrain au côté des agriculteurs.

Les agriculteurs sont les premières victimes du dérèglement climatique et c'est le l'ancien premier ministre qui a été dans le pas de Calais qui a subi de multiples inondations et les agriculteurs ont perdu toutes leur récolte qui vous le dit. C'est j'ai été au côté des agriculteurs qui ont vécu les sécheresses, les canicules, les feux de forêt qui ont ravagé leur récolte. Vous allez aujourd'hui dans la moitié sud de la France, notamment dans le sud-ouest, l'approvisionnement en eau est devenu dramatique pour les agriculteurs. Donc c'est les premières victimes. Donc agir pour la transition climatique, pour protéger l'environnement, c'est aussi agir pour nos agriculteurs.

Maintenant, il faut le faire là aussi euh avec un peu de clarté, un peu de justice. Mettez-vous à leur place. Comment vous feriez quand on leur dit en fait qu'on leur impose un certain nombre de contraintes qui ne sont pas imposées aux agriculteurs des autres pays de l'Union européenne alors même qu'on est dans un marché commun ? Évidemment qu'ils le vivent. comme de la concurrence desloyales et comme des freins. Donc à un moment le choix, il doit être clair. Est-ce qu'on veut rester dans un marché commun ? Si oui, on doit assumer que les règles qui s'appliquent à nos agriculteurs soient comparables aux règles qui s'appliquent aux autres agriculteurs. Sinon, on sort du marché commun.

Moi, je pense qu'on doit rester dans le marché commun. Je pense que quand on voit aujourd'hui les taux dans lequel on est pris entre les États-Unis et la Chine qui prépare une future confrontation, si on veut pas être broyé dans cet étau, on a besoin de plus d'Europe. Donc oui, il faut assumer une clarté sur ces sujets-là. Il y a eu des débats très difficiles autour de ces questions, notamment des phyosanitaires, mais à un moment il faut sortir, il faut continuer à les utiliser par exemple pour être au même niveau de de il faut il faut les réduire évidemment et on a engagé une trajectoire les les CMR1 et 2 qui sont les plus les plus dangereux ont été massivement réduits ces dernières années.

Mais moi ce que je dis c'est quand on prend des décisions supplémentaires, il faut maintenant le faire à l'échelle européenne sinon on désespère véritablement nos agriculteurs. Ça c'est le premier sujet. Et le deuxième sujet, c'est évidemment celui du revenu. La grande difficulté qu'on nos agriculteurs aujourd'hui, c'est que pour beaucoup ils survivent pas en fait. Quand vous avez certaines filières dans le beauvin, je crois par exemple les de tiers de la valeur se créent en dehors de la ferme. Donc il y a eu des progrès avec la loi égalime pour qu'il ait maintenant des vrais contrats de filière mais on voit bien qu'il faut aller plus loin.

Et là aussi depuis la dissolution, énormément de temps a été perdu. Moi, j'ai le souvenir. Il y a 2 ans, président de la République avait annoncé des prix planchés pour les agriculteurs. Ça en est où ? Il y a pas il y a pas de nouveau sur le sujet. On avait annoncé que des projets en matière de stockage de l'eau allaient être débloqué. Aujourd'hui, on a l'impression qu'il y a rien qui a bougé depuis. Donc oui, c'est dramatique pour nos agriculteurs. Oui. On avait annoncé que le traité du mercur était pas si mauvais quand le chef de l'État était au Brésil. Puis ensuite, il était mauvais puisque la France s opposait. Vous souvenez à la fin ? Ouais.

Mais alors moi, je vais vous dire, moi je suis pour les accords commerciaux. Oui, parce que on peut pas dire qu'on doit être plus indépendant, plus souverain et rester totalement dépendant pour nos exportations des États-Unis et de la Chine. Il faut qu'on réduise nos dépendances et que donc onxporte plus vers d'autres pays dans une tonne de bœufs argentins qui vont venir avec le mercure. Vous êtes déjà posé la question du bilan ou du poulet ukrainien du bilan carbone d'un kil ? J'y viens, j'y viens de BF transporté. Donc je suis pour les accords commerciaux et le principe des accords commerciaux. C'est pas très populaire en ce moment de le dire mais en tout cas j'assume de le dire.

Maintenant, je suis pour les bons accords commerciaux. Le Mercossur en l'État n'est pas un bon accord commercial parce qu'il ne protège pas suffisamment notre agriculture notamment qui tient pas suffisamment compte de l'accord de Paris. Exemple de bon accord commercial, le CTA avec le Canada. Souvenez-vous quand il a été signé, tout le monde, enfin beaucoup disaient "C'est dramatique, ça va ruiner notre agriculture." Qu'est-ce qui se passe disons après ? Je suis allé au Canada quand j'étais les exportateurs d'AOP fromage ont gagné. Oui, ils ont bien exporté mais a mais mais c'est quand même assez limité en filière le on est bénéficiaire dans toutes les filières agricoles.

Je suis allé moi-même faire le bilan des 10 ans du CTA avec Justin Trudeau au Canada quand j'étais à Matignon. Même dans le beauovin, on est on est on est excédentaire. On exporte plus de beauovin au Canada qu'on importe de beauvin canadiens en France. Donc des bons accords, c'est possible. Maintenant, il faut les travailler, il faut mettre la pression et c'est ce que fait le Parlement européen en ce moment. Merci beaucoup Gabriel, merci beaucoup d'être venu nous voir. Merci beaucoup.

15:43
Non speech

[applaudissements][musique]

15:44
Locuteur

Bah 15 minutes. Merci beaucoup mesdames messieurs. Merci beaucoup d'avoir suivi ces entretiens. J'espère que vous aurez pas été trop déçu, qu'on aura posé les bonnes questions. Merci à Pierre et puis vive le world, vive la transition écologique. Merci beaucoup. M.