Face-à-Face : Aurore Bergé
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] il est 83 sur RMC BFM TV bonjour Aurore berger vous êtes député des Yvelines et vous êtes présidente du groupe Renaissance à dire le groupe des macronistes à l'Assemblée nationale hier soir 23h30 vous avez ressorti le 49-3 ce matin la nuit pêche nous allons sur une nouvelle motion de censure 49-3 motion de censure ça veut dire à combien de temps ce cirque et ça veut dire que quand on a un budget on a besoin qu'il soit voté et qu'à partir du moment où toutes les oppositions nous disent qu'elles refusent de voter le budget et même qu'elle vote contre alors il y a pas d'autres solutions que d'avoir le gouvernement qui engage sa responsabilité et c'est finalement quelque chose d'assez équilibré le gouvernement engage sa responsabilité donc prend le risque de pouvoir chuter de pouvoir tomber et donc en effet on a des pots d'émotion de censure après on peut reparler surtout de ce qui s'est passé et la manière avec laquelle la précédente notion de censure a été certes rejetée m'a été votée conjointement par tout le bloc de gauche y compris la gauche des deux gouvernement avec le soutien pardon je reviens quand même sur ce qui s'est passé cette nuit c'est le troisième 49-3 en 10 jours vous avez pas tenir 5 ans comme ça mais on est sur un cas qui est particulier qui est la question du budget les oppositions mais en même temps vous avez les oppositions qui en ont fait une question de principe elles ont dit avant même que le budget soit examiné avant même donc qu'on ait travaillé à l'Assemblée nationale en commission dans l'hémicycle avant même qu'il soit amendé modifier et d'ailleurs la première ministre hier quand elle a engagé le 49-3 a dit qu'elle allait retenir la quasi-totalité des modifications qui ont été apportées en séance publique donc opposition comprise donc c'est aussi ça c'est à dire c'est pas parce que vous dites on arrête la discussion et on a besoin un moment que le budget soit voté que pour autant vous dites on repart sur la copie initiale du gouvernement non on accepte aussi les modifications qui ont été apportées par la majorité présidentielle on en a fait un certain nombre notamment sur l'accompagnement de nos aînés sur la question des familles monoparentales et puis les propositions des oppositions alors je le disais 23h35 hier soir pour cette annonce de 49-3 sans doute parce que vous attendiez qu'Emmanuel Macron est fini de s'exprimer c'est vrai qu'on écoute justement sa colère sur ses motions de censure cette motion de censure qui avait été co voté par à la fois le RN et la nuit passée ils ont prouvé une chose et non pas de majorité mais ils ont surtout prouvé quoi que ils étaient prêts socialistes écologiste communiste et LFI à se mettre main dans la main avec le rassemblement national alors qu'il y a la guerre en Europe qu'il y a la crise qu'elle désarroi de temps de famille et qu'il nous faut être aux côtés des Français ils ont montré une chose ils ne sont pas du côté du mérite de l'ordre du travail de la solution de l'avancée ils sont du côté du désordre et du cynisme du désordre et du cynisme et il a ajouté on l'a vu le roi et nu mais enfin le roi est nu ça vaut aussi pour pour vous pour Emmanuel Macron lui-même il vous reste quoi comme ce qu'on a vu c'est quand même un moment politique qui est fondateur pour les oppositions il y a deux solutions soit ils se disent clairement aux Français demain on est prêt à gouverner ensemble jamais on est prêt à former un gouvernement de coalition qui va de l'extrême gauche à l'extrême droite en passant par les socialistes par les communistes par les écologistes parce que c'est cette alternative là qui a pu voir le jour cette semaine donc soit ils disent on est prêt à gouverner ensemble on y va on crée un gouvernement de coalition soit ils admettent qu'il y a une seule majorité qui existe dans ce pays qui est une seule majorité cohérente et responsable qui est la majorité présidentielle mais il y a pas d'autres alternatives mais fragile alors certes ils ne vont pas gouverner ensemble mais il y a une chose sur la cuisine c'est sur l'idée de vous renverser voire même de provoquer des élections anticipées si demain finalement les LR relevés de leur moment de fragilité du parti puisqu'ils sont en train de traverser cette élection interne si demain les LR se disent au fond bah on va tous se mettre d'accord pour une motion de censure à minima mais qui permettent au moins de vous renverser là pour le coup le roi sera mais encore une fois que les gens comprennent bien une motion de censure c'est proposer une alternative c'est donc dire si tout le monde la vote si toutes les oppositions là-bas qu'ils sont d'accord idéologiquement qu'ils offrent ensemble l'alternative aux Français est-ce que ça veut dire que les électeurs qui votent pour le rassemblement national vote dans le même temps pour les républicains que ceux qui votent pour l'extrême gauche vont en même temps pour les républicains c'est ça la question qui est posée ou alors en effet leur seul objectif et d'essayer de faire chuter le gouvernement et là où nous nous avons été clairs c'est que si demain une motion de censure était adoptée c'est non seulement le gouvernement qui dans ces cas-là tombe ça c'est mécanique mais nous on est prêt à aller aux élections parce que l'enjeu de le dire mais en tout cas pour une raison simple c'est que justement on ne veut pas le chaos dans le pays on ne veut pas le désordre dans le pays et qu'on a besoin un moment de stabilité on a besoin d'autorité on a besoin de responsabilité de cohérence et je ne crois pas que les Français Encore une fois qui ont voté socialistes écologistes ou les républicains votent dans le même temps et pour elle et fille et pour le raisonnement à l'instant donc au moment où il annonce qu'il présente cette nouvelle mottion de censure nous prenons tous ceux qui voudront rejoindre cette notion de censure oui donc ça veut dire que encore une fois l'extrême gauche est ces alliés de gauche dites de gouvernement acceptent les voies de l'extrême droite alors c'est ça qui est dit de manière très claire ça veut dire une autre chose ça veut dire que les seuls en capacité de faire barrage à l'extrême droite dans le pays c'est à la fois ce qu'a démontré le président de la République en 2017 et en 2022 et c'est nous c'est nous à l'Assemblée nationale c'est nous dans les urnes et je crois que ça c'est une ligne rouge très claire et nous nous la franchirons jamais Aurore berger dans les amendements que vous pourriez garder avant qu'on ne parle des retraites avant qu'on ne parle des ZFE de tout ce qui est en ce moment divise les Français il y a notamment cet amendement sur les déserts médicaux qui a été présenté par un de vos collègues du groupe horizon c'est à dire un qui est associée à la majorité il demande à ce qu'il y ait des contraintes contre l'installation des médecins dans des zones qui sont déjà bien pourvu est-ce que vous accepterez est-ce que vous garderez cet amendement le problème c'est qu'aujourd'hui en France il y a pas de zone bien pour vous moi j'ai entendu aucun Français sur aucun territoire dans aucune ville me dire c'est facile d'avoir accès à un médecin traitant mais il y a des zones mieux pourvu que d'autres qui sont peut-être un peu moins mal dépourvu mais en vrai c'est ça qui se passe on a aujourd'hui à gérer une pénurie à gérer une pénurie notamment de médecins généralistes pourquoi parce qu'on a plus de médecins qui partent à la retraite que de nouveaux médecins qui arrivent parce que les décisions n'avaient pas été prises parce que le numéro clausus n'avait pas été supprimé nous on l'a fait on a supprimé le numéro c'est pas juste on sait que ça prend du temps donc la question c'est comment on fait pour rattraper le temps tout de suite pas dans cinq ans dans 10 ans puisque c'est le temps de formation cet amendement je reviens quand même un petit peu sur les le mécanisme il dit que un nouveau médecin ne pourra s'installer dans une déjà pour revu déjà bien pourvu ou en tout cas moins mal comme vous dites que si un médecin par lui-même à la retraite et que si il y va quand même et bien dans ce cas il faut qu'il donne des heures une demi-journée par semaine par exemple pour aller dans des zones moins bien pourvues c'est pas non plus la mer à boire c'est jouable ça non non la question c'est pourtant vous l'acceptez pas la question c'est pas ça c'est est-ce que c'est efficace moi je ne crois pas que ce soit rien non ben moi je ne crois pas que ce soit efficace pour une raison simple c'est que le médecin si vous le contraignez à s'installer dans tel ou telle zone il peut trouver d'autres solutions c'est pas comme un enseignant un enseignant en effet il a un choix qui est contraint à l'installation en effet mais il ne peut pas changer d'affectation changer de métier il peut être salarié il peut partir en laboratoire il peut en fait trouver beaucoup de voies de traverses qui feront qu'à la fin il ne s'installera pas par contre nous nous avons déposé une proposition de loi pour permettre de faciliter l'accès à toutes les autres professions médicales est-ce qu'il y a encore besoin de passer par son médecin temps pour avoir un accès direct à son kinésithérapeute pour avoir un accès direct pour son enfant à son orthoptiste à son orthophoniste pour faire monter en compétences les infirmiers et les infirmières de notre pays pour faire monter en compétences les sages-femmes dans notre pays parce que ça c'est du temps utile de médecin qu'on peut avoir immédiatement et puis c'est la création aussi d'une quatrième année vous le savez en médecine générale ce qui fait que on aura des internes de médecine générale qui eux vont pouvoir se déployer partout sur le territoire et ça je crois que ça répond de manière pragmatique à ce qui est probablement une des principales angoisses des Français qui est mon médecin part à la retraite comment je fais pour continuer à être suivi demain mais l'accès aussi aux spécialistes vous évoquiez à l'instant la question de pouvoir s'adresser directement à son spécialiste sans passer par son médecin traitant encore faut-il qu'il y a des spécialistes j'avais le témoignage hier sur RMC d'une femme de 50 ans qui vit en Vendée qui n'a pas vu un gynécologue depuis plusieurs années parce que tout simplement elle n'en trouve pas que personne ne lui répond et c'est la raison pour laquelle je vous dis que la réponse qu'on a apporté notamment sur la question de la santé des femmes c'est de faire monter en compétences un message par message femme elles peuvent faire tout le suivi de la grossesse d'une femme elle peut faire le suivi aussi des nourrissons elle permet justement non pas de remplacer la question n'est pas de remplacer nos gynécologues mais d'apporter une réponse concrète compétente à énormément de situations qui existent et encore une fois on a besoin que toutes les autres professions médicales montant compétence prenons un exemple très simple il y a quelques années on aurait trouvé complètement incongru en tout cas certains auraient trouvé un congru votre pharmacien vous vaccine la crise est passée par là on trouve totalement légitime banal normal d'aller chez son pharmacien pour se faire de vacciner et donc de libérer du temps médical aussi utile de médecins pour qu'il puisse faire d'autres actes donc c'est du gagnant-gagnant on fait monter en compétences des professions médicales et soins ou des temps des pharmaciens puissent par exemple faire des ordonnances un certain nombre d'ordonnances ça ça vous paravisage pas forcément des ordonnances mais délivrer des médicaments en lien avec un protocole qui établi par des médecins si vous tordez de douleur parce que vous avez une cystite par exemple est-ce que vous avez besoin d'attendre 48 ou 72 heures d'avoir accès à un médecin traitant ou est-ce que en effet sous le contrôle d'un protocole médical vous pouvez aller directement chez votre pharmacien si vous avez une angine la même manière est-ce que vous avez besoin d'attendre 48 ou 72 heures c'est tout ça qu'il faut simplifier pour simplifier la vie des Français et faire en sorte qu'il soit tout simplement mieux pris en charge parmi les propositions les décisions d'Emmanuel Macron hier il y a les retraites il a réaffirmé la nécessité de faire cette réforme des retraites il affirmé qu'il le ferait passer à 64 ans puis à 65 ans en 2031 ni l'a dit d'ailleurs si on ne repousse pas l'âge de départ alors il faudrait augmenter les cotisations de 400 euros par an à partir de 2027 le problème c'est que si vous posez la question aux Français il faut que la fait il préférerait payer 400 euros par an à partir de 2027 payer plus de cotisations que de devoir attendre 65 ans pour partir à la retraite je crois que ça fait plaisir à personne qu'on fasse une réforme des retraites il faut être très lucide là-dessus j'en suis pas en effet un mouvement de foule qui nous acclamera parce que cette réforme sera faite la question elle est pas là elle est pas la popularité ou le gain faire cette réforme elle est la nécessité ou non de la conduire et je crois même en a nécessité de le faire non parce que 10 à 12 milliards 10 à 12 milliards d'euros de déficit alors certains peuvent considérer que c'est pas un problème on peut vivre en permanence et puis que c'est de l'impôt différé que c'est d'autres qui paieront ou alors on peut considérer que quand on est au responsabilités notre devoir mais c'est justement de prendre ses responsabilités et de dire la vérité et dire la vérité c'est pas toujours agréable mais encore une fois c'est ce qui fait à mon avis la différence entre ceux qui sont responsables et ceux qui préfèrent le désordre et donc la réforme des retraites oui nous la conduirons pourquoi nous la conduirons pour ne pas augmenter les cotisations pour ne pas baisser les pensions de retraite parce que c'est ça le premier message aussi à dire à celles et ceux qui sont aujourd'hui à la retraite s'ils veulent continuer à bénéficier de leur pension de retraite à bénéficier aussi de ce que nous avons fait revalorisez leur retraite alors ça veut dire aussi qu'on doit tous faire un effort et travailler un peu plus longtemps ça veut dire aussi qu'on doit avancer sur des enjeux de justice sociale je pense à la question des femmes carrière des femmes on pensait qu'elles sont beaucoup plus hachées que celles des hommes qu'elles sont entrecoupées je pense aussi à la question du minimum de retraite qu'on doit pouvoir avoir pour vivre de manière décente quand on a travaillé tout au long de sa vie c'est ça qu'on doit pouvoir réussir vous avez dit il faudra qu'on le fasse parce que il faut qu'on fasse tous un effort vous avez peut-être entendu hier alors que Emmanuel Macron était interrogé ce couple qui était en reportage sur France 2 ce couple qui travaillait qui gagnait 4000 euros à deux avec un enfant et qui ne s'en sortait pas ça faisait des années qu'il n'avaient pas réussi à prendre des vacances pas même depuis la naissance de leur enfant et cette femme elle terminait en disant mais au fond je voudrais dire au Président vous aider toujours les mêmes et nous les gens qui travaillons on s'en sort pas et on n'a pas d'aide qu'est-ce que vous lui répondez là dessus sur cette question qui où on sent bien qu'il y a un début de division des Français le sentiment que ceux qui bossent et qui ne s'en sortent pas même avec 4000 euros de revenus pour le foyer il se sentent démunis mais je l'entends parce que malheureusement c'est une réalité qui vivent un certain nombre de Français de se dire nous on fait face aux chocs de l'inflation et on a l'impression en permanence en confrontation celles et ceux qui sont les plus précaires qui sont les plus vulnérables et sur lesquels on a besoin que l'État soit présent quand on le fait par exemple sur le mode de garde pour les familles monoparentales je crois pas que ce couple là remettrait ça en question parce que c'est légitime d'accompagner ceux qui sont les plus fragiles et les plus vulnérables mais par contre il faut le faire dans la justice et la justice c'est quoi c'est la question du travail c'est la question de la rémunération du travail c'est ce qu'on a fait c'est ce qu'on fait quand on permet de défiscaliser par exemple les heures supplémentaires pour que ceux qui travaillent plus à la fin du mois gagnent plus ils vont se retrouver pour se dire beaucoup de pression je pense notamment à ces ZF vous avez confirmé cette semaine parce que c'est la même chose en fait ce couple et on l'a bien vu il vit dans une zone rurale il a besoin de se déplacer pour aller travailler pour emmener leur enfant à l'école et ils vont se retrouver d'ici un an et demi c'est les deux mains à devoir changer de voiture veulent pouvoir rentrer dans les centres-villes les ZFE ça va imposer d'avoir une voiture propre si vous avez une voiture polluante c'est à dire souvent les voitures les plus anciennes des gens les plus modestes ou ne pourraient plus rentrer dans les villes là encore on a un enjeu de réconciliation est-ce qu'on se dit oui ou non de la question de la transition écologique est une priorité est-ce qu'on se dit que 40 000 Français qui décèdent chaque année du fait de la police de l'air ça doit être une priorité comme on l'a fait dans d'autres cas quand on parlait de la crise sanitaire à un moment on a pris des mesures qui étaient des mesures extraordinairement puissantes et contraignantes pourquoi parce qu'à un moment il fallait les prendre et qu'il fallait sauver des vies là on a cette Angela moyen de l'autre côté c'est à dire que parce que cette question cette décision je veux bien mais dans ces cas-là il faut vraiment mettre les moyens et et le contenu n'est pas la voiture électrique est encore extrêmement cher et c'est une source d'angoisse pour tous ceux qui se disent ben dans un an et demi si j'ai pas changé d'une voiture diesel il y a 30 ans à une voiture électrique sinon vous pouvez plus rentrer c'est évidemment pas ça l'objectif c'est de dire on ne peut pas aujourd'hui être encore une fois responsable et honnête et dire que la question de la transition écologique et énergétique ne nous concerne pas c'est pas vrai et d'ailleurs tous les parents que vous évoquez c'est sont des principales causes d'inquiétude c'est la santé de leur enfance et la question de la santé environnementale c'est la question de la pollution c'est la question de l'alimentation la question c'est comment on fait pour accompagner les Français qui à un moment n'ont pas les moyens nous on aimerait devenir les premiers ambassadeurs donc très vite c'est ce qu'on doit faire sur le leasing notamment c'est la promesse de campagne que nous avons formulée pour faire en sorte que les Français puissent louer à un tarif extrêmement modique des véhicules qui sont des véhicules propres c'est l'aide à la conversion des véhicules c'est 100 euros ce serait 100 euros par mois si j'ai bien véhicules propres [Musique] la possibilité de le faire ce que nous nous souhaitons à la fin du passé ce que nous nous souhaitons mener dans ce quinquennat c'est aussi encore une fois l'aide à la conversion de votre véhicule parce que si vous prenez un véhicule moins pollant d'ailleurs vous coûte moins cher parce qu'en général ils consomment mais est-ce que vous allez alors il faut ici pardon mais le timing n'est pas le bon vous me dites ce leasing on va le mettre en place mais vous pouvez même pas me donner encore de date sauf que la pour les aide on la connaît c'est dans un an et demi oui mais d'ici là tous ceux qui souhaitent ou qui ont besoin de pouvoir rentrer dans les villes pour avoir les moyens de changer de voiture ça c'est notre responsabilité de prendre l'engagement et de le réaliser je peux vous dire autre chose c'est qu'à un moment il nous reste justement un an et demi pour permettre aux Français qui le souhaitent mais qui aujourd'hui n'en n'ont pas les moyens de pouvoir soit acquérir soit changer de véhicule soit trouver aussi d'autres alternatives à la voiture il en existe pour un certain nombre de Français moi je pense surtout à ceux qui n'ont pas d'autre choix ce qui habite au territoire moi je veux pas qu'on se retrouve dans la situation caricaturale où on donnerait l'impression qu'il y a deux France il y a une France qui va bien il y a une France qui a les moyens finalement de traverser les crises de traverser les transitions et puis à celles qui se dit finalement c'est jamais pour moi et moi je paye que les contraintes et cette France là c'est hors de question qu'elle est le sentiment d'être laissé de côté alors qu'en fait c'est d'abord à elle qu'on doit penser d'abord elle qu'on doit penser dans la transition écologique d'abord elle qu'on doit soutenir soutenir les familles elles qu'on doit soutenir aussi quand on parlait des questions de santé tout à l'heure et pour les questions de santé un point aussi sur les déclarations fracassante d'Agnès Buzin Agnès Buzyn l'ancienne ministre de la Santé on l'apprend qui en réalité avait alerté avait alerté avait envoyé des SMS avait tenté d'appeler avait demandé des rendez-vous avec demander plusieurs fois des rendez-vous au président au Premier ministre de l'époque Édouard Philippe en alertant sur l'arrivée de la pandémie l'arrivée du covid et elle dit tout le monde s'en foutait elle a mis des semaines à obtenir une réponse écoutez déjà ce qui est invraisemblable c'est Agnès Buzin est la seule ministre de la Santé au monde au monde à faire face à une instruction judiciaire ça c'est quand même je suis désolé une particularité pour par dire une anomalie quand même dans notre pays de se dire que une ministre de la Santé qui justement a pris au moment où elle pouvait les prendre les meilleurs ou les moins mauvaises décisions possible vous le dites comme vous voulez se retrouver dans cette situation judiciaire est un vrai problème à mon avis démocratique ça c'est le premier point quand même et je tiens à la réaffirmer ensuite je reste persuadé pour l'avoir vécu en tant que parlementaire pour avoir vu les projets de loi après projet loi que nous avons des battus à l'Assemblée nationale sur la protection sanitaire des Français que tout ce que nous avons mis en place c'est tout ce que nous pouvions mettre en place à ce moment-là que tous les signaux que nous avions nous avons acheté d'ailleurs elle le dit elle-même dans cette fameuse interview elle parle de l'OMS en disant les alertes de l'OMS n'ont pas ma question Aurore berger est-ce que vous trouvez normal que la ministre de la santé la ministre de la Santé qui alerte qui envoie des SMS qui dit au président il faut que je te parle qui dit au Premier ministre il faut que je te parle ne soit jamais rappelé non mais vous savez très bien qu'elle a été vous cette règle ces sujets ont été dit au moins 300 été évoqués en conseil des ministres de manière récurrente de manière extrêmement régulière problème de fonctionnement ou de ou de dialogue ou même l'état elle dit ne m'écoutez pas je ne crois pas que quiconque ce soit foutu de ce risque ce que je pense profondément c'est qu'en effet on a eu la nécessité d'arriver à enfin c'est facile de refaire le match en vérité après coup c'est facile de dire aujourd'hui il aurait fallu anticiper à deux semaines ou à trois semaines mois quand même l'OMS vous disait est-ce que circuler il y a rien ministre alerte dit attention j'ai besoin de te parler et vous vous souvenez à la fin de toutes les polémiques que vous avez pu engendrer au début au début quand le président de la République prend un certain nombre de disposition qui sont des mesures de restriction des facto des libertés le niveau de critique que nous avons eu parce que nous imposions ces restrictions aux Français donc c'est facile en effet quelques années maintenant presque après de dire qu'il aurait fallu être encore plus drastique elle est encore plus vite moi je crois qu'on regarde les éléments qu'on avait on a fait tout ce qu'il fallait par rapport à ce qu'on connaissait mais il y a forcément des regrets il y a forcément des regrets parce que c'est une crise mondiale qui nous a emporté parce qu'il y a un effet de sidération qui existait qui nous a tous individuellement emportés ça c'est une certitude mais à la fin heureusement je crois qu'on a fait du mieux possible très sincèrement on l'a fait en tant qu’élu on l'a fait en tant que parlementaire le président l'a fait le premier ministre de l'époque l'a fait pour protéger au mieux les Français y compris face à des critiques extrêmement violentes par rapport aux décisions qui étaient difficiles à prendre mais nécessaire Aurore Bergé président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale député des Yvelines merci d'avoir répondu à mes questions il est 8h53 sur RMC BFM TV
Aurore Bergé