Les États-Unis plongent dans la violence, Obama réagit, explications
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Chiffre
« En seulement 1 an, il a triplé son budget et doublé les effectifs. »
- 1:17Fait
« Selon des juges américains relayés par l'ONG Human Rights Watch, ces tactiques ont notamment pour objectif délibéré de terroriser les communauté d'immigrés. »
- 1:58Fait
« Alex Pretty était un infirmier en réanimation. »
- 2:38Chiffre
« les agents ont tiré à près de 10 reprises sur Alex Pretty. »
- 3:18Chiffre
« 32 décès de personnes en détention au sein du service de l'ICE en 2025. »
- 4:01Fait
« une très faible minorité des personnes arrêtées par ICE ont un casier judiciaire ou sont connus des services de police. »
- 5:15Chiffre
« 61 % des États-Unis dont près d'un Républicain sur 5 estiment que les méthodes de l'ICE vont trop loin. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Assiste-t-on à un moment de bascule aux États-Unis ? Alors qu'en deux semaines, deux personnes ont été abatttues par la police en pleine rue à Minnéapolis, les manifestation se multiplient dans tout le pays pour dénoncer les violences de l'ICE, la police anti-immigration et les personnalités comme Barack Obama prennent la parole pour la première fois et appellent à un sursaut de la population. La situation pourrait s'embraser encore davantage dans la violence. Salut, c'est Hugo et c'est donc le sujet à la une de ces actualités du jour sur YouTube et en podcast audio sur toutes les plateformes. Et d'ailleurs, c'est le moment peut-être de passer en podcast audio puisque exceptionnellement cette semaine, je serai en voie off et donc sans la caméra. Alors, on vous en a déjà
beaucoup parlé dans ce format, mais depuis son retour à la présidence, Donald Trump a très clairement mis l'accent sur la lutte contre l'immigration aux États-Unis et ce en renforçant notamment LIC, la police fédérale de l'immigration. En seulement 1 an, il a triplé son budget et doublé les effectifs. On vous en parlait ce samedi. Mais depuis 1 an, les méthodes de l'IC sont particulièrement violente entre raide dans des lieux publics comme aux abords d'école, de restaurants, d'hôpitaux. Le tout avec des agents masqués et armés et le tout souvent avec des arrestations purement aux facièes, y compris d'ailleurs de personnes en règle. Selon des juges américains relayés par l'ONG Human Rights Watch, ces tactiques ont notamment pour objectif délibéré de terroriser les
communauté d'immigrés. Enfin récemment, deux citoyens américains de 37 ans ont été tués dans des circonstances assez similaires, ce qui a aggravé les tensions. René Good tué le 7 janvier à Minneapolis par un agent de l'ICE alors qu'elle était au volant de sa voiture. L'administration de Trump affirme que l'agent a tiré pour se défendre et se protéger. Une version qui est contestée par des vidéos de l'opération. Alex Pretty quant à lui a été tué ce samedi. On en a parlé déjà ce weekend sur la chaîne. Il est accusé par le clan de Trump de s'être approché d'agent de la Border Patrol qui est une autre agence fédérale de l'immigration en brandissant un pistolet. Sauf que cette version des faits, elle est complètement contredite par des vidéos qui ont été filmées par
des personnes autour. On y voit d'abord Alex Pretty filmer les agents avec son téléphone et ce avant qu'il ne cherche à aider une femme qui a été jetée à terre par ses hommes. Faut savoir en effet que Alex Pretty était un infirmier en réanimation. Au moment donc il se tourne vers elle, il est ensuite lui-même violemment plaqué au sol avant d'être frappé par des agents. Pendant qu'il se débat, l'un des agents affirme qu'il est armé, ce qui est légal au passage à Minneapolis si l'on dispose d'un permis de port d'arme. Et c'était le cas d'Alex Pretty qui était donc en règle de ce point de vue-là selon le chef de la police de Minnéapolis. Et toujours selon ses vidéos, alors que les policiers essaient de le maîtriser, un agent s'empare de son arme et tire. Au total,
les agents ont tiré à près de 10 reprises sur Alex Pretty. Dans une vidéo qui a été analysée notamment par les Washington Post, on voit que la victime posséd bien donc une arme, mais qu'il n'avait pas dégainé cette arme et qu'il a été désarmé avant même qu'on ne lui tire dessus. Et ses deux morts dans la rue, il s'ajoutent auprès de 32 décès de personnes en détention au sein du service de l'ICE en 2025. Selon le média britannique The Guardian, c'est un record depuis le début des années 2000 puisquil faut rappeler que en soit ICE, c'est une structure qui est née au début des années 2000 mais simplement et bien les méthodes ont radicalement changé à partir donc du retour de Trump. Et donc concernant ses morts en détention, on a peu d'informations forcément puisque
l'accès est beaucoup plus compliqué mais les témoignages se succèdent notamment via des ONG. Mais alors quelles ont été les réactions ? Et bien il y a beaucoup de choses à analyser. Déjà ce qu'il faut noter, c'est que Trump a maintenu sa position. Il a affirmé sur son réseau social Truth Social que la mort des deux citoyens États-uniens était le résultat, je cite, du chaos provoqué par les démocrates, donc le camp politique opposé au sien. Il accuse notamment le maire et le procureur du Minnesota, donc où se situe Minnéapolis. Toujours selon Trump et bien ce sont eux qui refusent notamment, je cite ici intégralement ses propos, de coopérer avec l'ICE et qui encourage les agitateurs à obstruer illégalement les opérations visant à arrêter les criminels. Fin de citation
et sur ce point, c'est important de préciser, on en parlait la semaine dernière, qu'une très faible minorité des personnes arrêtées par ICE ont un casier judiciaire ou sont connus des services de police. Tim Waltz donc le gouverneur démocrate du Minnesota a de son côté assuré avoir demandé justement à la Maison Blanche le départ des agents fédéraux donc le départ de l'ICE et a demandé la mobilisation de la garde nationale pour aider la police de la ville à maintenir le calme. La garde nationale en fait c'est une force militaire de réserve qui intervient lors de conflit de catastrophes naturelles ou encore en cas d'émeutes. Mais l'un des éléments de tension important entre les démocrates qui gouvernent à l'échelle locale et les Républicains qui sont au
pouvoir avec Trump à l'échelle fédérale, donc à l'échelle nationale. L'un des points de tension, ça concerne les enquêtes sur la mort de ces deux citoyens américains. En effet, faut savoir que le ministère de la justice, qui est donc proche de Trump a écarté les autorités locales de l'investigation sur René Good, faisant craindre donc une absence totale de justice puisque le camp de Trump a déjà clamé l'innocence du policier qui a abattu René Good. Mais ce qu'il faut noter et c'est ce qu'on essaie aussi d'analyser aujourd'hui, c'est qu'il y a une forme de point de bascule puisqu'il y a aussi de plus en plus de républicains, donc des personnes du camp de Donald Trump qui prennent désormais la parole contre ces méthodes. Par exemple, le gouverneur de l'Oklahoma, Kevin Stet, a déclaré à CNN
que je cite, "Les Américains n'apprécient pas ce qu'ils voi en ce moment et que cela, je cite, suscite de profondes inquiétudes quant aux tactiques et à la responsabilité du gouvernement fédéral." Bon, c'est donc une dénonciation relativement légère mais tout de même donc une prise de position assez inédite. Autre élément important que l'on peut noter, c'est l'opinion publique qui est reflecté à travers certaines enquêtes et certains sondages. Par exemple, selon un sondage national du Sienna qui a été réalisé après la mort de René Good et qui a été publié par le New York Times, 61 % des États-Unis dont près d'un Républicain sur 5 estiment que les méthodes de l'ICE vont trop loin. Et c'est évidemment un chiffre qui pourrait encore grimper, y compris chez les Républicains, avec donc
la mort d'Alex Pretty ce weekend. Et ça reste donc un point de bascule important puisque cela pourrait peser sur les prochaines élections. Les élections de mi-mandat qui ont lieu au mois de novembre et qui sont importante. Puisque certes, ce n'est pas des élections présidentielles mais c'est une élection importante puisqu'il permet de renouveler une partie du parlement. À noter par ailleurs, et là aussi c'est un autre point critique, le Sénat doit voter ce weekend un texte budgétaire qui comprend notamment le financement du DHS. Alors le DHS, c'est le ministère qui gère l'ICE. Or là-dessus, plusieurs démocrates ont déjà annoncé qu'il ne voteraiit pas le projet de loi si le financement du DHS est inclus. Et tout cela, c'est aussi intéressant à analyser puisque ça pourrait bloquer les
États-Unis lors d'un shutdown. En effet, s'il y a pas de budget qui est bloqué et bien il y a une fermeture partielle de l'administration américaine le temps qu'un accord donc soit trouvé. Enfin, je le disais en introduction, mais on peut aussi noter les déclarations des anciens présidents démocrates Bill Clinton et Barack Obama qui ont tous les deux critiqué la situation. Pour Barack Obama notamment, je cite, "Il revient à chaque citoyen de s'élever contre l'injustice et faire rendre des comptes à notre gouvernement." Bref, on assiste à des critiques du plan de Trump, y compris au sein de son propre camp, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. En parallèle, la mobilisation des anti se poursuit partout dans le pays et notamment à Minneapolis avec, je vous en
parlais ce weekend, des températures en dessous des - 20°. On suivra donc évidemment l'évolution de la situation, que ce soit sur YouTube, en podcast audio et aussi sur Instagram comme on l'a fait ce weekend avec les dernières actualités. Je vous laisse avec Blanche pour le reste de l'actualité importante du jour et je reviens juste après. Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette première actualité et on reste aux États-Unis où l'état d'urgence a été décrété dans 20 États alors que la tempête hivernale Fernes allant jusqu'à - 45° sont attendues notamment dans la partie centre-ord du pays autour des villes comme Minéapolis ou encore Chicago et le froid devrait durer plusieurs jours. La tempête a causé la mort d'au moins 13 personnes. Par ailleurs, plus de 800000 foyers sont
encore privés d'électricité. La plupart dans le Texas et en Louisiane selon le site Power Aage et 14000 vols ont été annulés ce weekend. Cette tempête est je cite inhabituellement étendue et durable d'après l'Agence météorologique nationale. Elle est de masse d'actique qui touche habituellement le pôle nord mais qui est dévié vers le sud. Les autorités appellent la population à rester chez elle et à éviter tout déplacement. New York. 30 cm de neige sont tombés dans la journée d'hier. Deuxème actu de gauche se tiendra le 11 octobre. C'est ce qu'on annoncé ses organisateurs ce samedi. Il s'agit d'une élection qui doit permettre à une partie de la gauche, la gauche unitaire d'élire son candidat officiel pour la présidentielle de 2027. Cette primaire, elle rassemble
pour le moment les écologistes Debout qui est le parti de François Ruffin, l'alliance pour une République écologique et sociale l'après, le parti fondé par Benoît Amont, génération et enfin le Parti socialiste. Cependant, la participation du PS à cette primaire ne sera confirmée que si ces électeurs se prononcent pour à l'issue d'un vote qui aura lieu après les élections municipales. De leur côté, le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Gluxman, coprésident de place publique, ont refusé de participer à cette primaire. Ils estiment pouvoir l'emporter en misant sur une stratégie de vote utile, c'est-à-dire en incitant les électeurs à soutenir le candidat jugé le plus à même de gagner plutôt que de voter pour son candidat préféré. Quant au parti communiste français, il
ne s'est pas engagé sur ce projet de primaire, même si les écologistes et les socialistes sont persuadés qu'il rentrera tôt ou tard dans le dispositif. En tout cas, le but de cette élection inédite est de réduire le nombre de candidatures des partis de gauche au premier tour de la présidentielle. Mais cette primaire est déjà critiquée. Certains estiment qu'elle ne réunira qu'une partie de la gauche et qu'elle risque de ne pas suffire à éviter les candidatures multiples en 2027. On suivra ça. 3è actu, l'Union européenne et l'Inde sont en pleine négociation pour signer un accord de libre échange alors qu'un sommet doit se tenir à New Delhi ce mardi. L'Inde a déjà annoncé la réduction immédiate des droits de douanes sur un nombre limité de voitures venant de l'Union européenne. Ils vont
passer de 110 % actuellement à 40 % selon Reuters. Les droits de douane, ce sont les taxes que les entreprises indiennes payent lorsqu'elles emportent des voitures européennes sur leur territoire. À noter que cet abaissement de taxe ne concerne que les véhicules d'une valeur supérieure à 15000 €. Au total, l'Union européenne espère supprimer les droits de douane sur près de 90 % des marchandises échangées avec l'Inde. Au-delà du commerce, les négociations tournent aussi autour d'un partenariat de sécurité et de défense et donc sur le partage d'informations lié à la défense des pays concernés. En 2024, les échanges entre l'Inde et l'UE avaient atteint les 120 milliards d'euros. Les détails de l'accord seront dévoilés ce mardi. On vous tiendra évidemment au courant. 4e actuées,
47 hospitalisés dont 11 pour des blessures graves après que la foudre a frappé des manifestants ce dimanche dans la ville de Brasilia, la capitale. En fait, 18000 personnes se sont rassemblées sous la pluie. Il réclamaiit l'amnistie de Jair Bolsonaro, l'ancien président du Brésil condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'état et qui est actuellement incarcéré. âgé de 70 ans, il souffre de graves problèmes de santé lié à un attentat à l'arme blanche subi en 2018. C'est donc en arrivant proche de la place de Crusero que la foudre a frappé les partisans de l'ancien président. Parmi les blessés, certains ont été brûlés directement par l'orage, d'autres ont été oscultés pour des entorses ou encore des crises d'hypothermie selon les pompiers. On vous tiendra à informer. 5e actu, une
agence immobilière sur deux se rend complice de discrimination pour louer des appartements selon une troisème campagne de testing menée par l'association SOS Racisme auprès de 198 agences immobilières. En fait, l'association s'est faite passer pour des propriétaires demandant des locataires européens aux agences, sous-entendus des locataires blancs. Résultat, près d'un/4 des agences ont elles-mêmes choisi les locataires en fonction de l'origine donc européenne et un autre quart a permis ou encouragé le propriétaire de faire sa sélection à partir d'un critère racial. À l'enverse, un peu plus de la moitié ont refusé toute discrimination. SOS racisme a dénoncé la persistance de ces pratiques pourtant interdites par la loi. La ministre chargée de la lutte contre les
discriminations, Aurore Berger, a annoncer une formation obligatoire pour tous les agents immobiliers alors qu'elle ne s'applique aujourd'hui qu'au détenteur d'une carte professionnelle. De son côté, Loï Quentin, le président de la Fédération nationale de l'immobilier, a condamné ses pratiques qualifiées de fléo et a appelé à davantage de formation et de sanctions. Merci beaucoup Blanche. Alors, je le disais, pour suivre toute l'actualité cette semaine, il se passe beaucoup de choses. Rendez-vous directement sur Instagram. Le nom du compte, c'est Hugo DesCrypt. Vous le savez, vous êtes plus de 5 millions là-bas.