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Florian Philippot sur l'après-débat Marine-Macron 05.05.2017

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

— Notre deuxième invité, Florian Philippot. Second, parce qu'il n'y en aura pas trois. C'est fini ce soir, cette élection présidentielle.

Enfin. Certains diront « enfin ». — Enfin.

De toute façon, on enchaînera avec la législative. Donc c'est pas tout à fait « enfin ». — Oui, ça, c'est sûr.

C'est vrai que ça a été un débat long. — Oui. Mais passionnant. — Vous l'avez trouvée passionnante, vous, cette campagne, franchement ? — Je l'ai pas trouvée toujours passionnante, à vrai dire.

Nous, nous avons toujours fait notre campagne sur le fond des idées. Et on a imposé dans cette campagne incontestablement des thèmes extrêmement importants sur lesquels les autres candidats ne seraient pas venus. Il y a eu cette affaire Pénélope, etc., qui a jeté du trouble.

Je pense que les primaires, en réalité, ont été un retardateur et n'ont pas permis d'aller tout de suite sur la campagne, où on peut-être fait démarrer trop tôt une campagne. — Jamais de primaire avec le Front National au pouvoir ? — Non, je crois que nous avons eu raison de ne pas faire de primaire.

Regardez, les deux candidats des primaires ont été éliminés dès le premier tour. Mais finalement, on est venus sur les vrais enjeux, peut-être dans l'entre-deux-tours. Et on a vu l'écran de fumée autour de M.

Macron se dissiper. Et on a vu deux projets clairement différents se confronter. Entre un projet qui veut la dilution de la France, M.

Macron, à tout point de vue, on y reviendra, et un projet de vrai changement avec Marine Le Pen. — Oui, on n'a pas toujours vu, peut-être, vous allez me dire ce que vous en pensez, mais je connais peut-être la réponse. On n'a peut-être pas toujours vu suffisamment le projet de Marine Le Pen mercredi soir.

Mais je vais y revenir. Emmanuel Macron a déposé plainte pour faux et usage de faux après la publication sur Internet de documents censés démontrer qu'il possède un compte au Bahamas. Paradis fiscal.

Vous auriez fait la même chose ? Vous auriez déposé plainte ? — Oui, probablement.

S'il estime qu'il est diffamé ou je ne sais quoi, il va devant la justice, c'est tout à fait normal. Maintenant, il y a deux choses. On voit que la justice a ouvert, je crois, dans les 5 minutes, une enquête.

Donc on voit que... — Sur François Fillon aussi, ça a été ouvert très vite. — Oui, oui, mais dans l'autre sens.

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements s'ouvriront plus ou moins vite. — Oui, enfin, nous allons voir la vitesse de l'enquête, maintenant. — Oui, oui.

En tout cas, tous les justiciens français aimeraient qu'elle soit aussi rapide pour eux. Deuxièmement, M. Macron est victime d'un flou que lui-même a entretenu. — Ah bon ?

Là, c'est lui le responsable, finalement, de cette rumeur. — Non, mais je n'ai aucune information sur cette affaire des Bahamas. Je ne sais pas si c'est vrai ou faux. — Vous ne savez pas toujours si c'est vrai ou faux. — Comment le savoir ?

Et vous-même, vous ne pouvez pas le savoir. — Toutes les enquêtes l'ont montré. Trois signatures, fausses à favoris, etc., etc. — En tout cas, il y a un flou sur son patrimoine qu'il n'a jamais voulu lever.

Ou alors, tout simplement, c'est qu'il a bien dépensé à peu près l'équivalent, comme l'ont calculé des experts, d'un SMIC par jour pendant deux ou trois ans pour faire fondre ce qu'il a gagné chez Rothschild et arriver à un patrimoine déclaré extrêmement faible. Mais ça, ça veut dire qu'il est un très, très mauvais gestionnaire et qu'il serait assez suicidaire de lui confier les clés de la France. — Je ne vais pas me transformer en avocat d'Emmanuel Macron, que les choses soient très claires. — Mais pourquoi Marine Le Pen a-t-elle insinué qu'Emmanuel Macron pouvait posséder ce compte, information, qui est sorti deux heures avant sur les réseaux sociaux ?

Curieusement, et tout à coup, dans le débat, elle insinue cela. Pourquoi ? — Elle lui pose la question.

On peut quand même encore lui poser des questions. — Oui, oui. Non, non, mais évidemment qu'on a le droit. — De la musculer un peu, de l'interroger. — D'ailleurs, j'ai été amusé de voir que Marine Le Pen a utilisé une question que j'avais posée à Emmanuel Macron mardi dernier.

Je ne sais pas si vous l'avez vu, à propos de l'UOIF, non ? Bon, d'accord. — Enfin, l'UOIF, c'est nous qui avons levé le sujet et il n'y a toujours pas répondu, d'ailleurs. — C'est moi qui ai posé la question. — Heureusement, vous lui avez posé la question. — Ben oui, heureusement. — Peut-être que vous avez été le seul, d'ailleurs, à part nous. — Je ne sais pas. — Parce qu'effectivement, la réponse...

Attendez, la réponse, d'ailleurs, sur l'UOIF, n'est toujours pas satisfaisante. Il suffisait d'une phrase pour lever les problèmes. Il suffisait que M.

Macron dise à Marine Le Pen « ces voix-là, je n'en veux pas et je les condamne ». Et comme vous, j'appellerai la dissolution, et je mettrai en œuvre la dissolution de l'UOIF, c'est-à-dire les islamistes qui invitent des gens parfaitement infréquentables à leur congrès, il a dit à peu près l'inverse. — Non, il n'y a pas dit l'inverse. — Si, il a dit l'inverse.

Je refuse de condamner, je ne ferai pas la dissolution. Et notamment s'il respecte les lois de la République, c'est-à-dire qu'il a inventé le concept d'islamisme républicain. Ben écoutez, avec cela, on est bien partis. — Alors, je reviens au débat.

Pourquoi vouloir nuire au lieu de vouloir convaincre ? Franchement. — Marine Le Pen a passé sa campagne à convaincre. — Non, mais je vous parle de ce débat mercredi soir, parce que ça a marqué les esprits. — Non, ça a marqué la caste. — Non, mais non. — Qui n'aime pas, bien sûr que si, qui n'aime pas qu'on bouscule son chouchou.

Qui, normalement, chouchou quand il est reçu... — Mais même Marion Maréchal Le Pen, au bout de 20 minutes, a quitté la salle où elle était.

À Carpentras. — Normalement, on lui cire les pompes. Normalement, on lui cire les pompes.

Normalement, on le brosse dans le sens du poil. Et c'est vrai que là, Marine Le Pen lui a posé des questions et l'a mis face à son passé, parce que là, c'est quand même le vrai enjeu. Et je demande à nos téléspectateurs et auditeurs de bien réfléchir.

Dans quelques heures, vous allez choisir un président de la République. Est-ce que vous avez envie de reconduire quelqu'un, je dis reconduire, un candidat sortant, et je dis candidat sortant de manière tout à fait volontaire, c'est-à-dire quelqu'un qui est dans les mains du pouvoir actuel, qui est soutenu par tout le pouvoir actuel, à commencer par François Hollande, qui aurait, si par le malheur il était élu dimanche prochain, une majorité législative qui serait à 90% le Parti Socialiste. Je vous signale que dans de nombreuses circonscriptions, déjà aujourd'hui, les candidats en marche sont en fait les candidats socialistes sortants.

On a changé d'étiquette, on leur a mis en marche. — Vous les connaissez. — Et hop, on essaie de faire croire que c'est nouveau.

C'est quand même l'escroquerie du siècle. C'est quand même une vraie réflexion. M.

Cazeneuve a fait meeting la veille du débat, a tenu un meeting gouvernemental pour Macron. Et il a dit lors de ce meeting, ça n'a pas été expliqué aux Français, ça n'a pas été même dit aux Français. Vous devez voter avec fierté pour M.

Macron, et je le cite, pour poursuivre ce que nous avons accompli, pour poursuivre ce que le quinquennat Hollande a accompli. Les Français veulent de cela. Ils sont contents de ce quinquennat.

Ils veulent apporter comme cela un vote à M. Macron. Ça, c'est leur liberté s'ils veulent que ça continue.

Ils auront plus de chômage, plus d'Union européenne, plus d'immigration et plus de casse sociale. Beaucoup plus de casse sociale parce que le projet de Macron est extrêmement inquiétant et Marine l'a bien révélé. Je reviens encore une fois.

Hier matin, Marine Le Pen était là. Nous sommes revenus sur son programme abondamment parce que les Français ont besoin de savoir pour qui et pourquoi ils vont voter. Alors, je reviens encore une fois sur l'Union...

Vous connaissez d'ailleurs beaucoup mieux le programme de Marine Le Pen que celui de M. Macron ? Ça dépend des sujets.

Ça dépend des sujets parce que...

Le programme de Macron...

Oui, enfin...

Là, je viens de voir M. Raffin qui dit « Moi, je n'aime pas son programme fiscal, mais on verra ça plus tard, on changera ça plus tard. » Sur l'euro, l'Union européenne, je n'ai toujours pas compris ce que propose Marine Le Pen.

Pourtant, elle fut très claire hier. Oui, enfin, j'ai besoin encore de précisions. Pardon, peut-être les auditeurs.

Plus que moi, mais autant que moi. Alors, vous dites que nous allons sortir de l'euro. On est bien d'accord.

Puisque vous avez dit vous-même que nous paierions notre baguette de pain en francs dans un an. C'est bien ça. Donc, nous n'aurons plus...

Oui, dans un nouveau franc, pas dans l'ancien franc. Oui, mais dans un nouveau franc. On est bien d'accord.

Il y aura donc, j'ai bien compris, deux monnaies. Notre monnaie du quotidien...

Vous ne faites pas semblant de ne pas avoir compris. Vous l'avez encore expliqué hier. C'est ça ou pas ?

Oui, c'est deux monnaies. Non, il y aura une seule monnaie. Les gens n'auront qu'une seule monnaie dans leur portefeuille.

Évidemment, qui sera la nouvelle monnaie nationale. La seule différence, c'est qu'ils auront en plus un emploi. Pour ceux qui n'en ont pas aujourd'hui.

Non, mais je ne vous parle pas de...

Là, je ne parle pas de monnaie. Non, mais est-ce qu'on ne fait pas ça pour rien ? On fait ça pour créer des millions d'emplois.

Il faut quand même revenir à la base de la base. Parce qu'aujourd'hui, on détruit de l'emploi. Je pense aux épargnés en français.

Je pense à toutes celles et ceux qui, au quotidien, vivent avec leur porte-monnaie et vont payer leurs achats. Ils paieront dans une seule monnaie, comme maintenant. Sauf que ce ne sera plus la même monnaie.

Ce sera un franc. Ce que nous souhaitons faire, c'est, contrairement à M. Macron, qui veut aller dans une espèce...

Oubliez M. Macron un peu, Florian. Si, si, on a le droit de parler de Macron partout.

J'en parle. Je ne suis pas là pour ne pas parler d'Emmanuel Macron. Je suis là pour savoir.

Nous sommes face à deux projets. Donc, il est normal que je mette en parallèle celui de Marine Le Pen face à celui de M. Macron.

Macron, il veut la fuite en avant fédérale. Il l'a dit, d'ailleurs, il y a quelques mois, dans une interview. « Le statu quo est synonyme à une échéance de 10 ans du démantèlement de l'euro. » Et il dit, si on veut éviter ce démantèlement, il faut aller, je le cite encore, vers la création d'un budget de la zone euro.

Ça, c'est le choix fédéraliste. C'est le choix Macron. C'est le choix du système.

C'est-à-dire qu'on va faire fondre la France dans un espèce de grand pays, grand État, avec son budget. Il a déjà sa monnaie. Maintenant, son budget, ça veut dire que les Français, ils vont devoir payer encore plus pour aller financer l'Europe de l'Est et pour aller financer des projets fédéraux.

Ça veut dire qu'on va créer un impôt européen. Parce que quand il y a un budget, il y a un impôt, il faut arrêter de mentir aux Français. Ça, c'est le budget fédéral.

Ça, c'est le projet fédéraliste, la fuite en avant, qui nie les nations et les démocraties. D'accord, mais votre projet, alors ? Soit on dit, voilà, on va négocier.

On arrive, nous négocions parce que l'Union européenne ne nous va pas du tout. Non seulement l'euro est une catastrophe, mais il y a aussi l'absence de frontières face à la crise migratoire terrible et qui n'en est qu'à ses débuts. Il y a aussi l'incapacité aujourd'hui, l'interdiction de faire du patriotisme économique.

Et ça, on veut que ça change. Et il y a le problème démocratique de base, c'est que quand on vote des lois en France, elles sont moins importantes en autorité et en droit que les directives pondues par les technocrates non-élus de Bruxelles. Donc ça, c'est pas possible.

Ça, on ne l'accepte pas. C'est pas efficace, c'est pas juste et c'est pas démocratique. Donc on négocie.

On a fixé une échéance moyenne de 6 mois. Ça peut être 7 mois, 8 mois. S'il faut 7 mois, 8 mois.

On est pragmatique. Et ensuite, on fait un référendum. Parce que c'est les Français qui décident.

Nous, il y a des référendums. Vous négociez. Chez nous, il y a des référendums.

Chez Macron, il n'y en a pas un seul qui est prévu. Je vous signale pendant un quai. Vous négociez et vous voulez attirer évidemment sur votre position tous les pays de l'Union européenne.

Nous verrons ça. Je ne suis pas certain d'accord. Je ne suis pas certain qu'ils soient tous d'accord.

Non, mais de toute façon, ce qui est certain, c'est que ceux qui refusent de négocier et ceux qui refusent le référendum sont certains de ne rien obtenir. Ça, c'est certain. Si on n'essaye pas, on n'obtient rien.

Je voudrais savoir pourquoi vous assénez tant de contre-vérités. Marine Le Pen nous dit que de 1993 à 2002, elle a dit « Toutes les entreprises françaises pouvaient payer en euros ». C'est faux.

De 1999 à 2002, la transition des monnaies nationales vers l'euro, uniquement de 1999 à 2002, non pas de 1993 à 2002. L'écu, bien sûr que si. L'écu de 1979 à 1998 servait d'outil bancaire.

Les acteurs privés n'ont pas échangé avec des écus, contrairement à tout ce que vous avez dit. C'est un pas bien de monnaie ? Tout ce que vous avez dit.

L'euro, augmentation des prix. Vous avez dit à Séné l'augmentation des prix lors du passage à l'euro. C'est faux.

L'INSEE, mais c'est faux. Alors là, non, non, mais je sais que la casse te dit ça. Mais c'est pas la casse.

Mais si l'INSEE dit ça. Mais oui, mais oui, mais oui. C'est un organisme.

Vous mettez en cause l'INSEE ? Là, sur le coup, je pense qu'il y a eu des décisions politiques. Évidemment, si vous mettez en cause tous les travaux.

L'INSEE, ce sont des statisticiens très performants. Je les connais d'ailleurs. Mais l'INSEE n'est pas un organisme indépendant, M.

Bourdin. Arrêtez de faire croire cela. L'INSEE est sous tutelle, évidemment, ministérielle.

Lors du passage à l'euro, et je le maintiens, et j'ai envie de chacun de nos téléspectateurs et auditeurs à réfléchir, à se remémorer ce moment. Est-ce que les prix ont stagné ou est-ce que les prix ont explosé ? Est-ce que quand on a fait valser les étiquettes, ça a changé ?

Oui, bien sûr que oui, ça a changé. L'INSEE des prix à la consommation qui a augmenté régulièrement depuis 1990, il n'y a pas eu de rupture au moment du passage à l'euro. Eh bien s'il y a eu une forte augmentation des prix.

Autre chose, pourquoi ne sans cesse nous dire « Mais regardez, depuis le Brexit, l'Angleterre va mieux ». C'est faux, la Grande-Bretagne ne va pas mieux. Net ralentissement de la croissance au premier trimestre.

Vous l'avez vu ou pas ? Non, mais vous plaisantez. Je ne plaisante pas.

Non, mais le Royaume-Uni, vous savez combien...

C'est quoi le taux de chômage au Royaume-Uni ? Premier trimestre 2007. Quel est le taux de chômage au Royaume-Uni ?

Le taux de chômage est beaucoup plus bas chez nous. Mais il est autour de 6%. Non, moins que ça, 4,5%.

Il est au plus bas depuis 42 ans. C'est le Brexit qui a donné ce taux de chômage ou pas ? M.

Bonin, si vous laissez finir une phrase, parce que vous étiez beaucoup plus conciliant avec M. Raffard, excusez-moi, j'ai regardé l'interview. Donc laissez-moi finir une phrase.

En juin 2016, ils ont voté le Brexit. Applicable quand ? À l'été 2016.

Les organismes du système leur ont expliqué aux Britanniques qu'en cas de vote du Brexit, ça allait être l'apocalypse totale. En cas de vote. Parce que vous savez qu'en économie, les choses sont aujourd'hui anticipées.

Ce n'est pas du tout ce qui s'est produit. On a vu un afflux d'investissement. Mais pas du tout.

Début de la hausse des prix. Mauvaise croissance au premier trimestre. Dépréciation de la livre sur la ligne.

Laissez-moi terminer, s'il vous plaît. Mais parce que c'est la vérité. Vous assénez des mensonges.

Mais non, c'est bon. Vous mentez aux gens. C'est pas vrai.

Vous mentez. L'inflation au Royaume-Uni est égale à l'inflation en Allemagne. Ça, c'est la vérité.

Elle n'est pas plus élevée. Le chômage est de 4%, 4,5%. Au plus bas depuis 42 ans.

C'est pas grâce au Brexit. Au plus bas depuis 42 ans. C'est pas grâce au Brexit.

Les grands prêtres de l'européisme nous avaient dit que le vote du Brexit va provoquer une montée du chômage, une fuite des investissements étrangers et un repli sur soi du Royaume-Uni. Il s'est passé exactement l'inverse. Exactement l'inverse.

Alors aujourd'hui, on veut refaire peur aux gens. Pourquoi ? Parce qu'on veut que rien ne change.

Bien sûr que si...

Vous savez ce que vous aimez. Non, non. Vous savez ce que vous aimez, c'est la vérité.

Les organismes bancaires qui pondent des rapports pour essayer de faire peur aux gens et qu'ensuite on diffuse dans les médias. Moi, je vais vous dire pourquoi. C'est un complot.

Non, non. C'est pas du tout un complot. Ça défend des intérêts bien précis, mais c'est pas les intérêts du peuple.

Monsieur Macron, quel est son vrai projet ? Ah, ça y est. Je vous parle de la grande médecine d'attaquer Macron, alors.

Bon, ça y est. Il y avait longtemps, tiens. Bah oui, mais là, vous démontrez l'inverse.

Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu ça, parce que Marine Le Pen s'est gardée hier de lancer ses attaques contre la presse, encore une fois. Démontrez-moi l'inverse, franchement. Laissez-moi finir une phrase.

Démontrez-moi l'inverse. Ne mettez jamais en cause notre intégrité. J'ai le droit de vous critiquer, monsieur Bourdain.

Vous avez le droit de me critiquer, mais je ne monte pas sur mes grands chevaux. Mais nous en avons parlé hier avec Marine Le Pen, il n'en est absolument pas question. Mais je vous critiquerai comme j'ai le droit de me critiquer, mais pas à la maison.

On est bien d'accord. J'ai le droit de critiquer la maison aussi. Alors là, on s'en prie du poids.

On s'en prie du poids, allez-y. La critique fait progresser. Allez-y.

Et je vous dis, monsieur Macron veut dérouler la feuille de route de Bruxelles. Il y a quoi au bout ? Il y a ce qu'il veut faire là tout de suite.

Par ordonnance, une loi El Khomri plus, plus, plus. C'est-à-dire moins, moins, moins en ce qui concerne le droit du travail et les acquis sociaux. Plus de précarité.

Dans les rapports européens actuels, il faut que chacun réfléchisse. Il y a la remise en cause du CDI, du statut du CDI. Il le fera sur le quinquennat s'il est élu.

Il y a la remise en cause du SMIC. Il le fera sur le quinquennat s'il est élu. Monsieur Macron ne sert pas les intérêts du peuple.

Il n'est pas là pour ça. Il n'a jamais envoyé un seul signal au peuple. Dans son programme même, il parle de SMICAR.

Il écrit en toutes lettres SMICAR. Ça me fait penser aux illettrés de Gade. Ça me fait penser aux alcooliques et aux fumeurs du Nord.

Vous voyez, cette espèce de mépris social parce qu'il fait partie de la caste. Il fait partie de cette oligarchie. Marine Le Pen, elle, elle propose quoi ?

Tout l'inverse. Elle propose la justice sociale. Oui, on va revaloriser tout de suite les petites retraites.

Oui, on va supprimer le RSI. Oui, on va remettre en place la défiscalisation des heures supplémentaires. Oui, on va faire en sorte que ce soit nos PME françaises qui soient bénéficiaires des marchés publics en priorité.

Oui, on fera de la démocratie directe. Ce ne sera pas une petite caste bancaire qui décidera pour vous. Il y aura le référendum d'initiative populaire.

Il y aura la proportionnelle intégrale aux élections. Vous voyez, ce projet-là, c'est le projet du peuple. Il dérange le projet bancaire qui est d'une mise sous tutelle d'un coût d'État financier dans notre pays.

M. Macron, c'est cela. Ce n'est pas quelqu'un qui défend des intérêts populaires.

Merci d'être venu répondre aux questions sur BFM TV. Florian Philippot. Merci.

Bon, vous voyez que vous avez l'occasion de vous exprimer. Vous voyez que vous avez l'occasion de vous exprimer. Moi, quand vous me critiquez, je peux rédiger les choses.

Eh bien, toute critique est bonne à prendre, mais ce n'est pas une mise en cause de votre intégrité. Certainement pas. Parfois.

Parfois. Il suffit de lire les réseaux sociaux. Ah, ça, c'est autre chose.

Vos amis. 8h56 sur les réseaux sociaux. 8h56.

Allez, bonne journée. Bonne journée. Bonne journée.