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ChroniquePublic Sénat (sur YouTube)· 26 septembre 2025 24 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Nicolas Sarkozy : exemple de justice ou justice pour l’exemple ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette condamnation crée un fossé entre les Français et les politiques ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette condamnation abîme l'image de la France ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça peut alimenter les populismes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Nicolas SarkozyFait
    « Et s'il veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute. Je suis innocent. »
  • 2:00Présidente du tribunalFait
    « Vous avez minimisé les accusations précédentes. »
  • 4:00Arnaud BenedettiFait
    « La présidente a condamné sur son intime conviction. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Quand il arrive vers 10h au tribunal, Nicolas Sarkozy affiche un visage confiant, presque détaché. 3h plus tard, la justice condamne l'ancien chef de l'État à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. Pour la première fois, un ancien président de la République se retrouvera derrière les barreaux.

La haine n'a donc décidément aucune limite. Et s'il veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute.

Je suis innocent. Dans un dernier geste avant de quitter les lieux, son épouse Carla Bruni arrache la bonnette du micro de Médiart qui a révélé l'affaire. Dans le camp de Nicolas Sarkozi chez les LR, l'heure est au soutien.

À l'image de Bruno Rota le président du parti. Je ne doute pas qu'il saura mettre toute son énergie à se défendre devant la cour d'appel et faire prévaloir son innocence. Quant à Marine Le Pen, elle-même condamnée avec exécution provisoire en première instance dans l'affaire des assistants parlementaires, elle s'identifie un peu à Nicolas SarkoZi.

J'ai pas été extrêmement étonné parce que j'ai bien compris quand même qu'un certain nombre de magistrats ont une sorte de tableau de chasse où ils essayent d'épingler un maximum de politique. Alors vous imaginez bien un ancien président de la République, il est tout en haut du tableau. Du côté de la gauche, on réagit plutôt avec ironie comme Marine Tondolier, la patronne des écologistes.

Nicolas Sarkozi connaîtra sa date d'incarcération le 13 octobre et pourrait rejoindre la prison dans la foulée. Et on va en parler avec Arnaud Benedetti. Bonjour Arnaud, merci d'être là, rédacteur chef de la revue politique et parlementaire.

On est ravi d'écueillir Berangerbond. Bonjour, merci d'être avec nous, journaliste politique, auteur de plusieurs biographies dont le sied Philippe et la secrète sur Ellisabeth Born. Beréranger, on l'a dit et on le voit quand on voit les unees de la presse régionale ce matin, il y a la photo de Nicolas Sarkozy dans 90 % d'entre elles.

On est dans une condamnation inédite, historique. Association de malfaiteurs pour un politique. Euh c'est quasi ou totalement inédit si je ne m'abuse.

On est dans quelque chose effectivement de de association de malfaiteurs, c'était pour les bandits jusque- là. Donc il y a il y a effectivement une une série de de premières, il y a euh je sais que c'est c'est beaucoup débattu après avoir laissé reposer ça toute la nuit. Il reste quand même pour moi euh je moi je suis all fois un peu terrifié par le le le fait qu'un président de la République soit convaincu de de de de tels actes et que non pas terrifié que la justice l' condamné mais convaincu que c'est ça ça ait manifestéement eu lieu en tout cas en l'état du jugement même si ça n'est première instance et que l'appel faut toujours le rappeler le rend à nouveau présumé innocent mais je Je moi ça dans l'état actuel de notre démocratie franchement et on l'a vu dans les réactions du monde entier mais en interne aussi enfin je en France aussi c'est assez inquiétant pour ça abîme l'image de Nicolas Sarkozy évidemment mais ça abîme l'image de la fonction abîme l'image de la classe politique qui n'en a pas besoin.

Euh donc c'est assez très inquiétant pour moi. ou Nicolas SarkoZ hier euh il a fait une déclaration tout de suite à la sortie du tribunal. Il parle de gravité extrême pour l'état de droit.

Est-ce qu'il a raison le chef de l'ancien chef de l'État ? B on a le droit de se poser des questions sur cette condamnation. Enfin, il y a quand même des éléments qui sont extrêmement perturbants.

Il n'est pas condamné pour corruption. Il n'est pas condamné pour recell de corruption. Il n'est pas condamné pour financement illégal de campagne électorale.

Il est condamné en fait pour une présomption d'intentionnalité d'association de malfaiteurs. Alors moi, j'ai pas lu les 400 pages de jugement et d'ailleurs je crois pas que beaucoup de gens les ai lu depuis cette condamnation, mais il y a quand même des éléments qui posent question dans ce dans cette peine. Ensuite, il y a un autre problème, c'est bien évidemment ce à quoi personne ne s'attendait.

On s'attendait vraisemblablement à une condamnation. Moi, j'ai entendu plusieurs avocats en l'occurrence qui disaient cela. Mais là où la surprise a été totale, c'est bien évidemment le mandat de dépôt certes différé avec donc l'exécution provisoire.

La question de l'exécution provisoire pose évidemment problème. Est-ce que le maintien en liberté de Nicolas Sarkozy crée un trouble à l'ordre public ? Non.

Est-ce que le maintien en liberté de Nicolas Sarkozi risque finalement de faire que Nicolas Sarkozy ne revienne pas devant la justice ensuite et par exemple quitte la France ? il a toujours déféré à toutes les convocations. Donc là, en effet, il y a un problème et on a le droit de le dire et je crois que les les observateurs qui depuis ce jugement se posent des questions sont en droit légitime de se poser des questions.

Il y a manifestement quand même, qu'on le veuille ou non un sentiment, je ne dis pas que c'est une réalité, un sentiment qu'il est quand même, qu'on le veuille ou non, victime d'une sorte d'acharnement judiciaire pour des raisons qui sont assez quand même, je veux dire, discutables. Il faut il faut enfin je pas pas pas d'accord avec avec Arnaud parce que le le des indices précis, graves et concordant, ça vaut preuve en matière de justice, ça vaut ça entraîne la condamnation. Or la présidente dit, il existe des faits précis, graves, concordants, notamment de de de virement d'un virement de 6 millions via Takedin pour financer la campagne éventuellement de 2007.

Ça n'arrive pas dans les comptes de campagne et c'est pour cette raison qu'il n'est pas condamné pour corruption mais le il y a un faisceau d'indice pour finir illégal de campagne. Exactement. Et la deuxième chose qui est pas tellement soulignée dans ce cas dit, c'est vrai que personne n'a lu les 400 pages, mais en revanche, elle a passé 3 heures à justifier quand même le elle a dit beaucoup de choses, la présidente du tribunal hier et elle dit notamment à Nicolas SarkoZi vous avez minimisé les accusations précédentes, vous avez minimisé J il a été condamné, il a porté un il a eu un aménagement de peine qui est un bracelet électronique une première fois suite à une condamnation pour de la prison ferme trois fois de suite tous les recours étant épuisés. et et elle lui a dit "Vous avez minimisé euh les décisions de la justice.

La justice est là pour euh faire cheminer un accusé quand il est condamné, plutôt faire cheminer un condamné euh et réparer le préjudice vis-à-vis des des des éventuelles victimes queles qu'elles soit. En l'occurrence là, peut-être l'électeur, les électeurs, peut-être le l'opinion en général. Donc il y a manifestement la présidente en tout cas met en doute sa capacité à avoir entendu les jugements précédents et elle lui dit texto vous avez minimiser les accusations précédentes à la barre du tribunal quand elle a été quand il a été interrogé sur ses présidents de condamnation et et sur sur la question de l'exécution provisoire parce que c'est aussi ce dont on parlait Arnaud effectivement ça a été remis dans le débat parce que Marine Le Pen elle avait déjà été condamnée avec une une exécution provisoire alors c'était de l'ligibilité pas de la prison mais du coup Gérard Larch dit ça ça questionne.

Marine Le Pen hier soir, elle redit du coup ça ça met en doute le système de double juridiction, c'est-à-dire l'appel aujourd'hui n'a plus de valeur. On est condamné avant même l'appel. Là encore, je vous réponds ce que je viens de dire.

Probablement enfin sur sur un premier jugement, ça aurait peut-être pas été il aurait peut-être pas été condamné. il se trouve que c'est pas la première affaire et que elle lui dit "Vous minimisez les décisions de justice." Donc euh euh ensuite deuxième chose et je serai pas la parole Arnaud, mais ça c'est une loi que les parlementaires euh on ont voté, ont décidé pour que euh tous les prévenus, pas seulement les politiques mais pour que tous les prévenus euh exécutent les enfin que les peines soient exécutées dans quel que soi les quel que soient les cas.

Et ça a souvent été souligné et et reproché à raison euh le fait que les les peines les peines prononcées ne soient pas appliquées. Ah non non, je voudrais revenir sur ce que dit Beréranger, sur le fait que Nicolas Sarkozy a minimisé ou aurait minimisé finalement ce que lui reprochait la justice pour aller très vite. Mais moi, je suis toujours très surpris lorsque des juges se permettent de dire voilà comment devrait être votre système de défense. un un prévenu et des avocats sont totalement libres de leur système de défense.

On ne juge pas un prévenu sur son système de défense, on juge un prévenu sur les faits qui lui sont reprochés. Moi, je trouve extrêmement choquant, je suis désolé de le dire, que la magistrate se permette de finalement dire "Ah mais votre système de défense ne correspond pas à ce que j'attends de vous." Mais pas du tout.

Le système de défense, il est libre en droit. il est libre. Je veux dire, c'est c'est un principe démocratique même en l'occurrence.

Donc ça c'est un premier point. 2è point sur les indices. Oui.

Certes, moi ce que je ressens dans ce jugement, c'est que en fait la présidente a condamné sur son intime conviction. Je rappelle d'ailleurs qu'il y a des doutes, il y a quand même quelque chose d' surprenant dans la façon dont elle, j'allais dire développe son argumentation puisque dès le début du délibéré, elle nous dit quasiment finalement le document sur lequel s'appuie principalement les accusations, le fameux document média part est vraisemblablement un faux. Donc elle-même si vous voulez instigue un doute inévitable que nous pouvons avoir sur finalement la base même, la fondation même de son argumentation qui va amener jusqu'à la condamnation à 5 ans de prison ferme de Nicolas Sarkozy.

Donc encore une fois, je le répète, je suis pas tout à fait d'accord avec Beréranger. En l'occurrence, je pense qu'il y a d'énormes doutes encore une fois sur ce délibéré et quant à la qu'on le veuille ou non à la peine d'exécution provisoire. Oui, ça vous avez parfaitement raison.

En l'occurrence, ce sont les politiques et le législateur qui a décidé finalement d'inscrire dans la loi cette peine d'exécution provisoire. À mon avis, c'est une erreur et qu'il faudra y revenir un jour. La peine d'exécution provisoire, elle est tout à fait légitime pour un violeur, pour un pédophile, pour un malfra qui a commis un braquage et qui est à sa 3è tentative de braquage.

Tout à fait. Mais écoutez, je veux un politique, je veux dire, je suis désolé mais encore une fois, est-ce que vous considérez que Nicolas Sarkozy parce qu'il est libre crée un trouble à l'ordre public ? Est-ce que vous pensez que Nicolas Sarkozy parce qu'il est libre ne va pas déférer aux prochaines convocations devant la justice ? il a il a il a déféré toutes les convocations.

Donc il y a quand même la volonté d'humilier et je diraiis même plus loin, il a été suspendu. Et ce qui montre qu'il y a volonté d'humilier, c'est qu'on vient tout simplement de le déchoir de ces droits civils et de ses droits familiaux. Vous pensez que une justice qui est une justice équilibrée va jusqu'à déchoir de ses droits familiaux le président de la République, l'ancien président de la République ?

Moi personnellement, je suis extrêmement choquée, je le dis tel que je le pense. Oui, je c'est c'est suffisamment souvent mis en avant par beaucoup de prévenus. Il y a une just il n'y a pas la justice des puissants et et des miséreux.

Au moins ce jugement là prouve que que ça au moins est entendu et encore une fois ça n'est pas la première condamnation, ça n'est pas une récidive peut-être en terme juridique pur, mais il y a voilà que vous selon que vous serez puissant ou ou mis et ben et bien la justice sera la même. On va écouter les les réactions politiques. Alors d'abord celle de la famille de Nicolas Sarkozi.

On écoute Florence Portelli, maire de Taverni qui était l'invité ce matin TF. Moi, je suis très attachée au fait que pendant le mandat du président de la République, il puisse y avoir une sorte d'immunité pour ne pas affaiblir le pays. Mais quand on n plus président de la République, on n' pas de privilège particulier.

Ça m'empêche pas, à titre humain, parce que c'est quelqu'un que j'ai beaucoup soutenu en 2007, d'avoir de la peine. Mais sur ma conception encore une fois de la justice et de l'équité, je trouve que c'est des choses qui sont normales. Le faux.

Voilà. Donc elle elle est dans la famille de Nicolas SarkoZi hein, Florence Portelli, mais elle dit euh "Dans ma conception de la de la justice normal." B elle a le droit de le dire.

Oui. Non mais je veux dire, elle a le droit, elle a le droit de le penser, elle a le droit de le dire et on a le droit aussi de considérer que finalement je dire cette décision de justice peut interroger je crois que c'est une je veux dire c'est un c'est un droit que nous avons. Euh oui, c'est peut-être normal, il en demeure pas moins que moi je reste encore une fois, je l'ai dit, je le répète, assez choqué par cette décision et je suis pas le seul.

Euh alors, je suis d'accord, c'est vrai que en plus ça abîme, en plus il y a d'autres choses. C'est-à-dire qu'en fait il y a un problème vis-à-vis de la séparation des pouvoirs. J'ai écouté Henry Guena l'autre jour.

Alors certes, Henry Guenau, il faut le rappeler a été conseiller spécial de Nicolas Sarkozi. C'est un proche de Nicolas Sarkozi. Et en fait, même en terme de séparation des pouvoirs, si vous voulez, en l'occurrence l'autorité judiciaire se permet sur un certain nombre d'ailleurs d'arguments qu'elle développe dans son délibéré de quasiment juger la politique diplomatique de la France sous Nicolas Sarkozy.

Mais le principe de séparation des pouvoirs, il s'applique à tout le monde. Il s'applique en effet de l'exécutif vis-à-vis de l'autorité judiciaire, du législatif vis-à-vis de l'autorité judiciaire, mais il s'applique aussi de l'autorité judiciaire vis-à-vis du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Donc il y a quand même, vous le voyez bien, malgré tout, un problème de fond encore une fois au-delà de la décision de justice, au-delà du prononcé du jugement dans la façon dont cette magistrat, je dis pas tous les magistrats en l'occurrence et moi je fais pas le procès de la justice en la matière, je dis il y a un problème avec ce délibéré.

Il y a la une façon dont le l'argumentation qui est développée pose aussi des problèmes j'allais dire presque d'ordre constitutionnel dans son expression. Nicolas SarkoZi d'ailleurs à la sortie du tribunal et il a il a refait d'ailleurs un texte sur les réseaux sociaux. Il dit "Je demande aux Français d'apprécier ce qu'il vient de se passer.

Comment ils peuvent réagir les Français ? Est-ce que cette décision elle peut créer un fossé entre les Français et les politiques ? Déjà quand on parle de justice politique, on peut tout le monde constatera quand même qu'il politise lui-même ce cette décision de justice." Je je referme la parenthèse.

Comment les Français enfin pour le coup ça va être très intéressant. Je suis toujours un peu prudente avec les études d'opinion sur tout et rien. Ça c'est mais de savoir si c'est perçu comme euh tous pourri ou euh bah cette justice est indépendante, ça va être moi je je suis très curieuse de de d'entendre ça et si tentez qu'on puisse en avoir une idée réelle.

Mais bon pour le coup les études d'opinion donnent peut-être quand même une une idée là-dessus. Ce sera très intéressant à observer. Et vous le disiez hein Beranger alors ça fait l'une de la presse régionale mais bien au-delà hein cette condamnation de Nicolas Sarkoziier elle a un retentissement au-delà de nos frontières.

Euh hier euh Marine Le Pen la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale était l'invité d'LCI. Pour elle la condamnation abîme l'image de la France. On l'écoute.

Ça atteint directement l'image de la France et je n'ose imaginer les titres qui seront ceux de la presse internationale demain matin. C'est une sorte de de rupture je trouve avec les grands principes de notre droit et avec le premier de ces grands principes qui est la présemption d'innocence. Ça bien l'image de la France Arnaud selon vous cette condamnation.

C'est-à-dire que si vous voulez, on est dans une situation actuellement pour le moins compliquée. Je rappelle qu'on a pas de gouvernement, que on a une situation budgétaire qui est quand même particulièrement préoccupante. On a une instabilité politique qui est manifeste, se rajoute un élément supplémentaire alors qui est pas directement indexé sur la situation mais qui montre que quand même il y a manifestement, je veux dire, un certain nombre de problèmes en France et à l'extérieur.

En effet, je pense pas que ça soit quelque chose qui re l'image de notre de notre de notre pays. Donc si vous voulez tout cela cumuler donne l'impression d'un hallo, d'un pays qui est en grande difficulté quand même à la fois politique, institutionnelle, financière, morale. C'est ça qui manifestement ressort de toute cette séquence.

Berangère. Ouais. Ça ça arrive effectivement dans un pays en pleine crise politique.

Cette condamnation de Nicolas Sarkozi, ça peut rajouter de la crise à la crise ? de la crise à la crise, juste pour répondre sur l'aspect international. Euh faut imaginer ce que pense un Poutine, faut imaginer ce que pense un Trump, euh un Orban, c'est-à-dire que bon, ils doivent doucement rigoler et et et tout ça évidemment va alimenter un populisme qu'on voit monter notamment en Europe un peu partout.

Il y a fort à parier que la presse finlandaise, norvégienne, les pays du nord par en revanche salue peut-être une une justice indépendante. Enfin et et on est finalement dans les positions attendues. Euh mais mais quand on observe et quand on s'inquiète de la montée des populismes, évidemment, enfin je pense évidemment, j'en sais rien mais en tout cas c'est mon c'est mon point de vue que ça va que ça alimente tout ça le voir un président de la République condamné pour association de malfaiteur.

Encore une fois c'est pas la décision de justice. Vous aurez compris, moi qui me choque, même si même si j'entends qu'il puisse y avoir des questions. Moi, j'ai une question notamment sur cette note, cette fameuse note dont la présidente dit pourrait être un faux.

Euh, il y a quand même eu une instruction sur cette note. Les avocats de Nicolas Sarkozy avaient poursuivi la note en question et elle a été jugée par la justice euh enf elle a été authentifiée si vous voulez. Et donc, bon voilà.

Voilà, après tout, chaque je réduction est libre de ses décisions, mais c'est ça pose question et ça peut-être qu'on aura les explications plus en détail avec les 400 les fameuses 400 pages. Ouais. Sur l'image de la France et sur ce que dit Beréranger, est-ce que ce qui se passe ça peut alimenter les populismes ?

Je sais pas. Non, je je peux pas répondre à cette à cette question. Moi, je pense qu'il y a aussi un problème avec la justice, hein, il faut le dire.

Bon, l'image de la justice dans notre pays n'est pas bonne, hein. Regardez les études d'opinion. Cette justice est considérée trop laxiste.

Alors, à tort ou à raison, peu importe, pas assez rapide et cetera et cetera. Euh il y a il y a cela aussi qui est qui est qui s'est installé dans les profondeurs de l'opinion publique. Alors, est-ce que ça alimente les populismes ?

J'en sais rien. Moi, je pense que les forces antisystème n'ont pas besoin, si vous voulez, de ce qui s'est passé hier pour euh progresser. Elle progresse sur le fait que les politiques publiques qui sont menées depuis des années et des années ne correspondent pas à leurs attentes, ne répondent pas aux besoins qui sont les leurs.

C'est l'échec des politiques publiques qui aujourd'hui nourrit les forces qui contestent en effet les forces de gouvernement. C'est vrai en France comme c'est vrai dans d'autres pays. C'est ça le moteur principal aujourd'hui qui alimente en effet euh ses forces politiques.

C'est l'échec du politique, c'est l'échec de protection, c'est l'échec de capacité de l'État à développer une vision stratégique qui projette la France dans les 20 ans ou dans les 30 ans qui viennent. C'est ça qui est au fondement véritable de cette progression de ces forces politiques. Ces forces politiques, elles sont pas nées aujourd'hui, elles sont pas nées hier, elles sont nées il y a déjà très longtemps.

C'est un phénomène qui s'inscrit euh dans la durée et qui ne fait que progresser parce que justement aujourd'hui le politique n'est plus capable de répondre à ses attentes. C'est ça le vrai sujet aujourd'hui. Alors après que ça en rajoute si vous voulez dans le paysage vraisemblablement mais j'allais dire ça ça n'aura qu'un effet immédiat au-delà.

Je veux dire c'est pas un effet qui est structurant ce qui vient de se passer en l'occurrence. dans dans les réactions internes politiques en France Berangère alors on a entendu he celle de de Marine Le Pen qui défend plutôt hein pour le coup Nicolas Sarkozi Bruno il est directement concerné hein provisoire notamment Bruno Retaillot apporte aussi son soutien et on voit à la gauche notamment Marine Tondelier qui détourne le nouveau slogan des républicains, la France des honnêtes gens justement pour pour parler de ce jugement. Est-ce que ça peut atteindre la droite ce jugement de Nicolas Sarkozyine ?

Euh atteinte, c'est est-ce que ça peut porter atteinte à l'image de la droite à Bruno Rotaillot ? Est-ce que ça peut avoir des répercussions sur les républicains aujourd'hui ? C'est c'est pas c'est pas c'est pas c'est pas un parti qui est qui est accusé honnêtement.

C'est un président de la République je pense je pense qu' aurait pu être de gauche ou de droite. D'ailleurs, quoi qu'en disent le les responsables de la droite et et Nicolas Sarkozi en tête. Euh maintenant, le fait est que euh c'est un président euh de droite, que toute la droite fait bloc euh n'entend pas non plus euh ce jugement.

Euh voilà, ça c'est c'est factuel. Vous parliez de de Marine Tullier, les écologistes ont saisi ce cette occasion pour proposer hier et déposer, je crois qu'elle été formellement déposée une proposition de loi pour [Musique] ajouter encore quelques gardes fou au financement politique notamment pour lutter contre le cash parce que il s'avère là que les le le la circulation de flux financier en liquide est très difficilement traçable. C'est aussi pour ça que peut-être pour ça qu'on ne retrouve pas cet argent libien dans les comptes de campagne.

En tout cas, c'est une hypothèse. Et donc après tout, si bon, on peut on peut refaire x lois et et mais mais après tout, s'il y a effectivement un maillon faible sur cet aspect financier de de sur le les versements en espèce après tout. Donc l'idée c'est de limiter euh euh aujourd'hui c'est on n'a pas le droit, on peut pas faire un don de de 100 de de enfin de plus de 150 € en cash à un parti ou à une personnalité politique.

Là ce serait 50 euh interdiction de de rémunérer en euh en en biens et services euh des des gens qui travaillent pour une campagne et cetera. Donc bon voilà, c'est un nouveau nouvelle série de garde fou. Est-ce que ça suffira ? pas complètement sûr mais bon un dernier mot sû non la réaction de Tourdoli de de Marine Tourdier j'ai pas envie de la commenter moi si vous voulez je suis toujours très mal à l'aise avec ceux qui finalement j'ai vu beaucoup de choses sur les réseaux sociaux non malheureusement parfois de la gauche en l'occurrence je crois qu'il faut jamais taper sur un nom mataire en tout cas c'est mon principe en l'occurrence après chacun est libre de considérer combien il l'entend cette décision de de justice mais si vous voulez l'effet de meut parfois qui se développe pour encore enfoncer la tête sur un homme, c'est quelque chose en tout cas moi personnellement que je réprouve.

Voilà, vous voyez, c'est une opinion personnelle. Merci à tous les deux. Merci pour pour votre analyse.

On va terminer par l'histoire du jour un peu plus légère, une jolie histoire, c'est dans l'in Marius Socket qui a été fait chevalier de la légende d'honneur à 104 ans. Il était résistant en juin 44. Il a répondu à l'appel du général de Gaul et sa mission c'était de tendre des embuscades aux troupes allemandes qui circulaient en camion.

Il a ensuite participé à la libération de Ville-franche sur sa et quand il a reçu ça sa légion d'honneur il y a quelques jours, il est entouré de ses enfants, petits-enfants et même arrière arrière petits enfants. C'est d'ailleurs l'un d'entre eux, Thomas 4 ans qui a porté l'insigne sur un coussin de velour rouge. Marius Socket, il était très ému et à 104 ans, il a pas perdu son sens de l'humour.

Bien que très âgé, je vous remercie et vous souhaite une bonne santé et une aussi longue vie que la mienne. Et c'est sur ces mots qu'on va terminer. Merci Berérang Gerbond, merci Arnaud Benedetti d'avoir été avec nous.

Merci à tous de nous avoir suivi. Je vous souhaite un excellent weekend. On se retrouve lundi. [Musique]