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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 19 février 2026 28 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & élections

LFI DANS LE VISEUR POLITICO-MÉDIATIQUE : À QUI PROFITE LA MORT DE QUENTIN DERANQUE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Qui impose le récit médiatique autour de la mort de Quentin de Ranc ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    L'extrême droite a-t-elle pris les devants du récit ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Mathieu, vous parliez d'instrumentalisation par la droite. Pouvez-vous développer ?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    Paul, les chiffres sur la violence idéologique sont-ils exacts ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Mathieu, la gauche radicale doit-elle s'interroger sur son rapport à la violence ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Paul, peut-on comparer extrême droite et extrême gauche sur la violence ?

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La mort de Quentin de Ranc à Lyon n'est plus seulement un fait d'hiver. Elle a dépassé ce stade. La droite, l'extrême droite ont décidé de s'en emparer.

Récupération politique. La droite parle de dérive antifasciste. La gauche dénonce une instrumentalisation.

Et au niveau judiciaire, 11 interpellations dont deux assistants parlementaires du député LFI Raphaël Arnaud. Et pendant ce temps, le débat médiatique s'emballe. On assiste à une guerre des récits.

Certains médias affirment que le danger serait à l'extrême gauche. Pourtant, les chiffres sont étus en France entre 1986 et 2021 sur 53 meurtres à caractère idéologique qui recensaient. 90 % ont été commis par l'extrême droite.

Ce soir avec le chroniqueur politique Paulc et l'essée Mathieu Slama, on va essayer de dépasser l'émotion pour comprendre ce que cette séquence dit vraiment de l'état politique du pays. C'est donc parti pour cet entretien ou face à l'info comme on appelait ça il y a encore quelques temps. Donc bonjour Paul.

Bonjour. Bonjour Mathieu et merci d'être avec nous. Ça faisait un moment que vous n'étiez pas venu sur nos antennes et justement débattre de ces questions d'actualité et politique.

Et justement, je le disais donc le traitement de la mort de Quentin Dean, militant identitaire d'extrême droite me semble moi complètement déséquilibré dans de nombreux médias, on en fait même un un martyre. La question que l'on peut se poser, c'est qui impose ce récit de ce drame aujourd'hui en France ? C'est les chaînes d'infos, c'est les réseaux sociaux, c'est les responsables politiques.

Messieurs, je vous pose la question. Ma responsabilité partagée. Il est évident que l'extrême droite a donné le du récit médiatique, en tout cas du cycle médiatique qui s'est ouvert depuis cet événement tragique à Lyon dans le sens où on a bien vu les membres du collectif Nemmésis par exemple qui est encore une fois un collectif d'extrême droite et ensuite toutes sortes de commentateurs et d'invités hein d'extrême droite venir marteler une version des faits qu'il a fallu attendre quelques jours pour être démenti, hein, notamment du fait queon a bien vu que euh ce Quentin n'était pas, comme le disent par euphémisme les médias, un militant identitaire ou nationaliste, mais bien un militant d'extrême droite participant de groupuscules violents, antisémites, l'Action française en l'occurrence mais pas que, hein, ayant participé à des manifestations néonazi comme celle du comité du 9 mai à Paris l'an dernier et que il faisait partie d'un groupe hein qui est venu en amont armé, cagoulé, qui est on dire rég régulier des actions violentes.

Donc le l'extrême droite a été voilà a pris les devants du récit ce qu'elle fait systématiquement hein et elle a une capacité à installer des polémiques de ce type. Et ensuite, ce qui est peut-être le plus dramatique, c'est la reprise 1 par le sensationnalisme médiatique des faits les plus macabres pour pouvoir agiter le le le débat politique et ensuite bah des dirigeants politiques de ce pays hein qui systématiquement n'opposent absolument aucune forme de résistance ou de critique hein de ce discours d'extrême droite et le reprennent à leur compte en général de façon assez apaisée que ce soit du côté de la Macronie ou de toutes les nuances de droite hein qui se disputent leur place avec leur assemblement national. Mathieu ?

Oui. Alors bon, alors il y a eu donc ce drame parce que c'est un drame en plus dans les les conditions qui sont celles de la mort de Quentin, c'est c'est effroyable et et et c'est un drame et on ne peut que le condamner. À la suite de cela, moi ce qui m'a frappé, c'est d'abord le tout de suite l'instrumentalisation de certains partis, notamment le Rassemblement national, mais aussi une partie de la droite qui ont tout de suite instrumentalisé avant même mais avant même le moindre information de l'enquête et cetera et et je me rappelle dès le premier jour où des informations venant en particulier de de mouvement d'extrême droite commence à fuiter euh tout de suite Certains s'en emparent pour l'instrumentaliser et pour tout de suite cadrer un narratif qui est celui de le danger mortel en France, c'est l'extrême gauche.

Alors en fait ça ça s'est passé aux États-Unis après la mort de Charlie Kirk. C'est exactement ce qui s'est passé. C'est-à-dire que bon euh un drame a lieu et tout de suite après euh le Trump et les et et les Trumpistes ont tout de suite dit "C'est la faute de la gauche, c'est la faute des W de euh voilà, c'est la faute de et cetera et des démocrates." Voilà.

Et donc ce qui m'a frappé moi, c'est le c'est-à-dire les mêmes mécanismes, c'est-à-dire le mépris pour d'une part l'enquête, pour la vérité judiciaire, ça n'a plus d'importance. on tout de suite on a un drame et on se jette dessus pour l'instrumentaliser pour diaboliser la gauche. Donc moi, c'est vraiment ce mécanisme là qui m'a frapper.

On voit que ça continue, on va en parler. Euh mais maintenant, une fois qu'on a dit ça, je pense peut-être qu'on en parlera aussi après, mais il faut aussi euh s'interroger notamment euh euh il faut que la gauche radicale aussi s'interroge notamment sur son rapport à la violence parce qu' il y a des choses qui se sont passées manifestement qui qui sont tout à fait euh euh choquantes. Il faut aussi avoir un regard critique sur la question de la violence au sein de la gauche radicale.

Moi, je suis un partisan de la non violence, on en reviendra sur ce point-là, mais je pense que c'est un point qu'il faut absolument clarifier et donc il ne faut pas non plus être dans le déni par rapport aux responsabilité de de ce qui s'est passé non plus. Voilà, dans les médias justement, on voit de plus en plus cet effet qui veut qu'on mette un signe égal entre extrême droite et extrême gauche, justement après ce ce terrible fait d'hiver. Euh quel est le danger justement Paul à vouloir nous signaler quasiment que c'est la même chose ?

Ben d'abord, ce serait le danger pour ceux qui ont une conscience d'effet de falsification historique tout simplement. Les chiffres que vous tu as donné tout à l'heure sont issu d'une étude scientifique. Il a fallu attendre 3 jours pour que des médias commencent dans les médias mainstream à faire leur travail et à regarder les seuls travaux sur lesquels on peut faire référence. savoir ceux des sciences sociales, des historiens, des sociologues, des politistes.

Il s'agit notamment des travaux d'Isabelle Saumier qui s'appelle violence politique en France qui a un long comment dire ouvrage qui regarde 6000 événements de violence politique qui vont de la simple dégradation à l'acte terroriste hein et donc de très grande nature différente et qui montre effectivement hein un rapport de 1 à 10 entre les actes attribués à des membres de la gauche et ceux de l'extrême droite qui a une violence comment dire répétitive régulière est installée. Et cette falsification, elle se pose aussi au- de la question numérique sur la question de la nature de cette violence he. La question de la mort he de la violence est consubstantielle au projet fasciste.

Le fascisme dans une définition je dire ramenée à l'essentiel, c'est un projet de régénération du corps national par la purge des éléments halogènes, c'est-à-dire identifié comme étranger et qui passe nécessairement à terme par l'extermination physique des opposants. C'est comme ça que se sont posés les régimes qui fascistes au début du 20e siècle. On peut se rappeler par exemple le cri franchiste Ah bah l'intelligence vive la mort lancé par le général Rosset Milan Asray en 1936.

Voilà et en vérité on ne retrouve pas ça puisque à gauche tout simplement parce que la gauche c'est le parti de la vie. Ce sont des partisans, des amoureux de la vie au sens où si tous ces militants continuent tous les jours de se battre pour améliorer les conditions matérielles d'existence, pour pouvoir obtenir des libertés supplémentaires, des droits politiques supplémentaires, c'est justement parce que on doit chérir la vie, que l'on chérit la vie et que euh de fait la vie est une valeur centrale. Dans un élément de romantisme, Tegeva disait "L'amour est une des qualités principales d'un révolutionnaire." Voilà, c'est c'est ça la différence.

Donc falsification historique hein et puis ensuite banalisation banalisation hein de l'extrême droite qui à force de processus de dédiabolisation et à force de reprise surtout j'insiste de nouveau de la part de la droite de l'extrême droite de leurs discours de leurs idées et de votes en commun finissent par faire oublier que ce projet de la de la de l'extrême droite est un projet dangereux à tout égard hein dangereux pour les populations surtout quand elles sont noires homosexuelles juifs communistes comment dire militant pour des idées aussi simples que le SMIC à 1700 € ou que sais-je et puis un danger pour la société toute entière à partir du moment où c'est un projet qui veut embarquer dans une transformation de régime hein et l'installation d'un jou autoritaire fondé sur la violence. Donc voilà, je pense que c'est ça le danger. Euh Mathieu, vous parliez justement de la violence aussi à gauche, mais est-ce que vous mettrez sur le même plan l'extrême droite et l'extrême gauche ?

Non, bien sûr que non. Euh d'abord euh c'est très simple ce qui est en train de se passer, quelque chose qui se joue depuis un certain nombre d'années euh qui est une opération euh de blanchiment moral de l'extrême droite euh qui euh stratégiquement euh nous explique que la vraie menace et la le vrai camp antiépublicain, c'est l'extrême gauche. Mais sachant que dans l'extrême gauche, l'extrême droite met à peu près toute la gauche.

Donc c'est très grave ce qui se passe actuellement parce que encore une fois le parti le principal parti d'extrême droite aux portes du pouvoir en France nous explique c'est un parti parfaitement républicain et vous avez des gens pour le croire en fait et que de plus en plus c'est cru et qui dit le danger en France le danger mortel c'est LFI et l'extrême gauche évidemment bon d'une part philosophiquement comme Paul l'a dit on ne peut pas comparer une idéologie d'extrême droite qui une idéologie qui hiérarchie des êtres humains, hein, qui considère que il y a des êtres humains qui valent davantage que d'autres puisque c'est le principe même de de l'extrême droite avec une idéologie notamment de la gauche radicale qui est une idéologie progressiste émancipatrice. Donc c'est c'est déjà un un un un contresens historique, moral et cetera. Mais une fois qu'on a dit ça, alors en plus donc il y a soit cette espèce d'équivalence et avec la possibilité même d'un front républicain inversé hein.

C'est quand Jordan Bardella parle d'un on va y venir parle d'un cordon sanitaire, on parle de ça. Maintenant il faut aussi que que la gauche radicale s'interroge sur son rapport à la violence. Il y a des personnes au sein de la gauche radicale.

Alors c'est un vieux débat qui qui date du siècle dernier sur le le rapport à la violence dans les luttes et cetera. Mais il y a des gens dans la gauche au sein de la gauche radicale qui considèrent que la violence est légitime euh [grognement] notamment face à l'extrême droite euh pour imposer ses imposer ses idées dans le cadre des luttes et cetera. Euh je pense que dans le dans le courant antifasciste, il y a c'est un courant qui est traversé par plein de de de divisions.

Il y a un courant antifasciste tout à fait pacifique et cetera, mais il y a il y a au sein de ces courants des courants qui sont plus béliqueux, qui qui qui valorisent la violence. Et il y a je pense aussi chez certains groupes, je pense à la jeune garde par exemple, je vois un peu leur publication et tout, il y a un espèce de virilisme de de de on sent qu'il y a une fascination un peu pour pour la violence dans ces groupesl qui moi me dérange profondément et il faut que la gauche radicale tranche là maintenant en fait c'est l'occasion de dire on refuse intégralement la violence et il faut que LFI aussi soit très clair par rapport à ça en mode pas de violence jamais c'est impossible parce que les Iau de la gauche je vais je vais utiliser juste peut-être une métaphore un peu un peu naïve, mais on ne devenons pas des loups face au loup. Voilà, restons des agneaux en quelque sorte, mais dans le sens dans le sens moral, c'est-à-dire on ne peut pas utiliser les armes du fascisme contre la menace fasciste.

Voilà. Dans le loup et l'agneau, comment filer l'agneau ? Bah c'est c'est la la grande question évidemment question pour ça c'est que la fin justifie les moyens.

Voilà. Ça je dis simplement que moi aussi je pourrais dire la violence c'est mal, l'eau ça mouille, le feu ça brûle mais je pense que ce serait pas à la hauteur de la réalité hein de bien de le rappeler des fois tout d'un coup on retrouve hein je le vois dans le commentariat médiatique des derniers jours, des gens qui découvrent que dans une société qui est fondée sur la compétition pour l'accès aux ressources la confrontation d'intérêts antagonistes très fortment ceux des groupes sociaux et des classes sociales qui composent ce pays de la violence mais comment ne pourrait-il pas en être autrement Comment pourrait-il en être autrement ? Pardon ?

À partir du moment où notre société est fondée sur des rapports violents. Alors bien sûr, il y a une violence silencieuse he celle que par exemple sociologue Pierre Bourdieu appelé la violence inerte. Elle n'est-il pas violent de pouvoir mourir sur un brancard oublié dans un hôpital parce que le gouvernement a coupé les fonds et a organisé les conditions d'un désastre à l'hôpital public ?

N'est-il pas violent de mourir à la rue tout simplement parce que le logement est un bien privé susceptible d'être l'objet de la spéculation ? N-il pas violent d'avoir les forces de police qui sont utilisées systématiquement pour réprimer toute forme de mobilisation pacifiste, à savoir des manifestation ? N'est-il pas violent d'avoir une justice qui a enregistré dernièrement cette répression en mettant en prison des centaines de personnes qui se sont mobilisées contre la mort de Naël dans un crime policier, contre le gouvernement dans le cadre des gilets jaunes ?

Bon alors vous voyez c'est ça le problème et j'ajouterai une deuxième chose c'est que lorsque vous êtes militant que pour vos conviction vous avez déjà connu la peur la peur d'être dans la rue de tendre un tracte moi je le sais j'ai commencé à militer en tant que jeune étudiant enfin lycéen marxiste à Nice et je sais ce que c'est d'avoir peur pour ces idées hein et on nous dit ne faites rien laissez vos librairies être attaquées laissez vos événements être perturbés par des violents puisque on a bien vu sur les images hein que ce sont des gens qui viennent cagouler, masquer et cetera. Dans l'université où j'enseigne il y a de semaines, un étudiant a fini avec un traumatisme crânien, pas un mot dans les médias. L'université Nantaire.

Ah oui, le média a fait un un reportage et c'est heureux. Mais voilà et puis c'est ça aussi le problème hein, c'est que on nous parle d'un rapport de la gauche à la violence. Je pense que l'on se trompe quand on le dit.

Par contre, il est effectivement vrai que dire que il faut s'abs de toute violence, ça serait essayer de dire il faut vivre en dehors du réel, en dehors de notre société qui serait une société partellement pacifique et demander hein de faire un semblant de respecter la paix civile, ça aussi c'est un acte vient. Je dirais un dernier truc, vous savez systématiquement on le fait auprès des personnes qui vivent les pires violences. Demander à sa Traoré si elle a confiance dans la justice après ce que l'on a vu comme résultat hein.

Son frère est tué par des gendarmes. Non lieu, il ne s'est rien passé, dit la justice française. Demandz à la famille El Cafoui dont le l'enfant S a été tué et qu'on a découvert dans la presse que l'ensemble du dossier d'instruction avait disparu puis a été retrouvé selon les informations de la presse derrière une imprimante.

Est-ce que ça c'est quand dire pas de la violence de leur demander de dire mais faites confiance, ne soyez pas violents, tout va bien monsieur. Bon voilà, moi je pense que c'est hypocrite ou pire naïf. Je j'aimerais pour poursuivre la discussion qu'on s'intéresse un peu à au groupe militant féministe d'extrême droite Némésis qui est plutôt ces dernières années épargné je trouve par nos politiques.

On souvient de Bruno Rotaillot qui même qui les avait quasiment adoubé et la militante féministe Marie Coqui Chambel a fait une tribune dans Politis où elle appelle à la dissolution de ce grouuscule dénonçant donc son rôle présumé dans l'organisation et la médiatisation d'affrontement politique. On l'écoute et on en parle juste après. C'est parce que j'estime qu'il y a une responsabilité immense dans le meurtre de Quentin par le collectif Nemésis.

Alice Cordier a tout de suite dit publiquement que c'était le collectif Nemmésis qui avait appelé Quentin à venir sur les lieux pour sécuriser le happening qu'elle qu'elle formait. Euh devant la la conférence de Rima Hassan. Euh ce qu'on peut voir du collectif Nemmésis aujourd'hui, c'est que si elles font des happenings euh dit pacifistes, elles sont en réalité en lien avec des collectifs fascistes armés.

Et donc là, la responsabilité engagée par Alice Cordier est immense dans le meurtre le meurtre de Quentin. C'est-à-dire qu'elles ont fait appel à cette personne, cette personne qui d'après Louinis euh souhaitait en fait la lutte la lutte à mort. Et euh en fait là, si on continue de cette façon-là, c'est-à-dire en faisant en sorte de déresponsabiliser le collectif Nemmésis, on va aller vers toujours plus de violence parce que elles ont décidé de ne plus faire appel à euh des services privés de sécurité mais du coup à des services informels qui sont armés, casqués, cagoulés et muni de béquill et cetera pour aller casser de l'antifa dans le même temps.

Elles sont dans une présentation des événements qui est mensongère et surtout au vue de toute la propagande en fait fasciste qu'elles font sur les réseaux sociaux. Marie Coquis Chambel expliquait aussi les idéologies politiques du collectif Némésis et le rapport au féminisme. Alors moi je suis contre le fait qu'on dise que ce ne sont pas des militantes féministes.

Pour moi, ce sont des militantes féministes fémonationalistes certes, mais des militantes féministes. Et surtout, il y a un grand danger aujourd'hui à gauche de leur refuser cette catégorisation là parce que déjà en Italie sous Mussolini, il y avait des ligues féministes fascistes. Donc ça existe en fait, ça a toujours existé et on ne peut pas croire que le féminisme aujourd'hui est centré à gauche.

Il y a un risque total et c'est pour ça qu'on doit avoir une une colonne comment dire politique solide de voir comment le féminisme s'il s'al racisme et à l'aspect identitariste peut mener à ces groupuscules là. Et elles sont féministes. Elles sont féministes.

Pour moi, je ne le renlève pas ça. Euh Mathieu, on vient d'entendre Marie Coquille Chambel. Elle demande la dissolution du groupe Némésis.

Euh qu'est-ce que vous en pensez ? Et notamment de cette parfois euh bienveillance ou indulgence du gouvernement par rapport à ce groupe d'extrait. Oui.

Alors euh moi sur les 10 dis solutions, je suis toujours euh partagé parce que d'un côté je comprends très bien euh ce qui vient d'être dit, que le danger que représente ce mouvement pour la paix sociale, pour nos valeurs et et et politiquement. Maintenant, la dissolution est une pratique quand même gouvernementale autoritaire qui souvent est utilisée aussi contre les mouvement progressiste. Et [grognement] j'ai toujours du mal avec la banalisation des des de de de cette de de de cette pratique gouvernementale parce qu'elle est par nature assez autoritaire.

Et donc je par voilà mon mon côté libertaire me méfie, on va dire se se méfie un peu de de cela. Maintenant, je comprends tout à fait qu'on qu'on se pose la question. Maintenant, sur sur ce Nemmésis en en tant que tel, c'est en effet une association euh qui euh qui donc qui utilise le féminisme mais mais euh pour taper sur les les étrangers, sur l'immigration et qui s'inscrit dans cette grande bataille culturelle de l'extrême droite et de la droite dure qui consiste à dire qu'il y a un lien entre l'immigration et l'insécurité.

Parce que Nemmésis, le tout leur raisonnement, c'est de dire euh immigration égale euh insécurité égale insécurité pour les femmes égal menace contre le féminisme. Donc c'est une une vision xénophobe en effet du féminisme qui qui qui voit l'immigration comme une menace pour les femmes. Et c'est là où c'est très dangereux, ce groupe est très dangereux, c'est que d'une part idéologiquement il banalise toute cette toute cette idéologie qui est à longueur de temps répétée sur les chaînes de de de Boloré.

Euh mais d'autre part, ce groupe utilise les outils euh de de du militantisme. Euh ce qui me frappe chez Nemmésis, c'est qu'ils font des happening, ils font euh des des des sits, ils font des euh des des comment dire ? Ils ils vont euh euh perturber euh des manifestations, des événements et cetera.

Ils utilisent en fait les codes du militantisme de gauche pour leur idéologie euh réactionnaire et et c'est particulièrement dangereux parce que c'est très efficace et que c'est évidemment une menace euh immense euh pour notre pays. Euh Paul, toi est-ce que tu penses qu'il faudrait aussi dissoudre Nemmésis comme l'État a souhaité la dissolution également de de la jeune garde par exemple ? Bah je serais plutôt d'accord avec Mathieu sur cette prudence à avoir avec la question de la dissolution dans dans l'histoire.

La dissolution arrive donc après le 6 février 34, on met cette disposition en place et si on regarde hein euh effectivement une grande partie de des des des organisations, je crois que c'est au nombre de 120 ou 130 à peu près qui ont été dissous sont des organisations d'extrême droite mais il y a aussi des dissolutions euh de tous les mouvements anticoloniaux hein qui ont comment dire pu avoir lieu dans la France des années 50 60 et cetera et que c'est effectivement aussi un instrument de répression massive. Le 2ème argument euh qui serait contre la question de la dissolution en soi, hein, pas nécessairement sur Nemmésis euh et le fait que bon euh même les responsables de sécurité, les forces de l'ordre et cetera admettent que finalement ce n'est pas forcément un outil très efficace euh pour pouvoir tenir compte he d'une observation nécessaire de ces groupes. Je parle he des groupes d'extrême droite qui se recomposent dans la clandestinité et qui continuent leurs activités.

Donc je ne sais pas. Par contre, ce qui est clair et ce qui est évident, c'est que Nemesis est la deventure acceptable, présentable de la bête imunde. He, il y a aujourd'hui un fonctionnement de l'extrême droite sous la forme d'une division du travail militant, hein.

Vous pouvez, on évoquait tout à l'heure nant terme, mais c'est exactement ce qui s'est passé. Vous avez eu des personnes de la cocarde hein, une liste d'étudiants qui sont venus euh soi-disant tracter et qui étaient accompagné dans l'ombre hein comme d'habitude hein d'une dizaine de nervies armées hein euh euh prêtte à intervenir et cette division du travail s'étend dans tout le champ puisque vous avez aussi maintenant une extrême droite électorale très fortement ancrée le rastement national ainsi que le le parti d'Éric Zemour et chacun vient comment dire avoir une fonction et la fonction effectivement de Nemmésis d'un ses collectifs c'est devenir ouvrir he la fenêtre d'Overton, c'est de pousser au maximum he à l'entrée d'idées absolument xénophobes mais qui devrait être des délit enfin qui sont des délits et de les normaliser au sein de du champ politique. Ce qui est encore une fois permis par la reprise de ces éléments par l'ensemble des forces dites républicaines ou de la droite dite républicaine.

He Mathieu faisait la la remarque que tout à l'heure Jordan Bardella a appelé un un front républicain contre la France insoumise qui est intéressant c'est que et Laurent Voquet et monsieur Rota ont dit la même chose à 2 heures d'intervalle. Donc vous voyez, c'est ça les symboles qui qui posent problème. Justement, j'en profite et on va terminer là-dessus.

Il nous reste quelques minutes. Euh aujourd'hui, on voit justement que c'est plutôt la France insoumise hein qui est prise pour cible. Des menaces de mort, une alerte à la bombe aujourd'hui qui a euh créé l'évacuation du siège de la France insoumise.

Le Premier ministre demande à LFI de faire le ménage dans ses rangs. Vous venez de le dire tous les deux. que le et barda demandent à ce que LFI soit loin des soit éloigné des institutions.

Est-ce qu'on est en train ça fait plusieurs moments même que ça dure, de construire un récit dans lequel LFI est au cœur du problème démocratique et surtout qui a intérêt à entretenir ce récit. Il nous reste 3 minutes messieurs, c'est assez court. Je sais que la question est très large mais allez-y.

Al qui a intérêt ? C'est l'extrême droite et la droite qui prépare son alliance avec l'extrême droite pour dans l'hypothèse dans le deuxème tour et l'hypothèse dans 2è tour avec la gauche et en particulier Jean-Luc Mélenchon de faire le front républicain contre contre la gauche. Donc c'est une stratégie très efficace diaboliquement efficace qui est en train de s'imposer et qui donc fait de LFI le nouveau Front National et donc de Jean Mélenchon le nouveau Jean-Marie Le Pen.

Je veux dire, quand on entend certaines personnes, la fille est est quasiment enfin une menace existentielle pour la France. Donc il y a eu l'instrumentalisation de de ce drame, encore une fois de de de du drame terrible de de Quentin, elle se fait contre LFI avec aussi une violence verbale donc et une montée des tensions là avec apparemment il y a eu des des des menaces contre des des des députés LFI, des permanences euh voilà sacagé et cetera. Donc là, il faut faire il y a il y a évidemment un un immense danger par rapport à ce qui se passe, mais il faut aussi que LFI prenne conscience du moment qui se joue et aussi fasse des choix stratégiques qui soient peut-être différents de ce qui a été fait jusqu'à maintenant.

Typiquement, je parlais du rapport à la violence. Euh je pense aussi sur un certain nombre de sujets, la stratégie de la polémique et cetera, je pense que elle est clairement contre-productive. Il y a aussi une remise en question de la part de LI, mais encore une fois dire cela, ça ne veut pas du tout exonérer le le le la ce qui est en train de se passer, l'instrumentalisation qui fait dans de d'un des principaux partis de gauche de notre pays le nouveau Front National.

C'est quand même gravissime et c'est d'autant plus gravissime évidemment que à côté ça normalise, banalise et ça rend acceptable même agréable le visage de l'extrême droite qui portant dont le programme n'a absolument pas changé parce que il y a eu la mort de Jean-Marie Le Pen. a dit Marine Le Pen a tout changé mais le programme du du Assemble nationale c'est toujours la fin du droit du sol la priorité nationale laastigmatisation l'interdiction du voile dans l'espace public et enfin c'est toujours un programme absolument terrifiant et il faut que les gens aussi se rendent compte de cela ceux qui ont intérêt à ça c'est la classe dirigeante et en particulier la bourgeoisie la classe qui est représentée puisque l'alignement de toute l'ignance de droite sur l'extrême droite abîme profondément les structures démocratiques du pays je donnerai juste un exemple puisque je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Mathieu sur leur responsabilité c'est quand Abou incarcissé en avril 2025 et assassiné de 57 coups de couteau. Madame Yalen Bron Pivé, président de l'Assemblée nationale dit "Nous ne ferons pas de minutes de silence parce que nous n'aurons pas nous n'honorerons pas les cas individuels." Or hier, aujourd'hui au Sénat, hier à l'Assemblée nationale, la République française a honoré la mort d'un militant néonazie.

Quel est le message ? au nazi la patrie reconnaissante. Voilà, ça c'est une preuve de l'abîme dans lequel la Macronie et tous ses affidés de la droite et de l'extrême droite pousse le pays.

Et c'est ça la dangerosité, c'est ça la dangosité de l'égalité que ils font entre la gauche et entre l'extrême gauche ou la gauche et et l'extrême droite. Et c'est ça le message, c'est l'alignement idéologique sur le même agenda et donc la désignation comme adversaire de la France insoumise mais derrière toutes les nuances de gauche qui représentent une forme d'opposition he parce que quel est le crime de la France insoumise ? et de tenir bon contre toutes les attaques qui ont été faites, comment dire contre les droits des populations et que voilà on leur reproche de parler trop haut tandis que leur camarade de Nemmésis et compagnie continue d'agiter le pays avec des attaques d'extrême brite de plus en plus récurrentes.

Je rappellerai que d'ailleurs hier à Toulouse, il y a un bar qui a été attaqué par 15 nerv fascistes. OK ? et que il y a des représailles de plus en plus nombreuses et systématiques contre l'ant de gauche qui ne suscitent absolument pas hein d'indignation de la part de ces belles personnes qui nous disent que la FI brutalise le débat parce que elle des elle a des mots un peu forts.

Moi je trouve ça un peu ridicule et si on regarde l'histoire du pays vous trouverez des discours à l'Assemblée nationale qu'ils ont d'une violence bien plus supérieure hein à ce qu'on entend sur les bans aujourd'hui y compris de la part de la France insoumise ou du reste de la gauche. Merci beaucoup Paul. Merci beaucoup Mathieu.

Merci pour ce débat. On se retrouve, j'espère bientôt pour d'autres discussions sur l'actualité. Ah. [musique] [sifflotement]