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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 5 décembre 2024 58 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleImmigration & asile

Le bloc central a ignoré nos 11 millions d'électeurs ! - Laurent Jacobelli (LCI)

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 22 %Attaque 58 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Est-ce que le RN a commis une faute avant d'avoir la parole à la Défense ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une part de l'équation que le RN n'ait pas été assez traité ?

  • 7:07OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous ruinez l'union des droites ?

  • 9:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes en train de perdre cette bourgeoisie-là ?

  • 13:04OuverteRéponse directe

    On nous a ignorés. Est-ce que c'est une part de l'équation ?

  • 17:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que le RN fait payer à tout le monde cette hypocrisie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:34InvitéFait
    « Une motion de censure, c'est dire non à un gouvernement, et non à un budget. Ça ne veut pas dire oui avec tous les co-signataires. »
  • 2:26InvitéFait
    « Nous avons préféré prendre la motion de censure parce qu'effectivement, nous pensons que ce budget était mauvais et que dans l'intérêt général, nous ne pouvions pas avoir le budget qui nous était proposé par M. Barnier. »
  • 22:12InvitéFait
    « Nous sommes le premier parti de France. »
  • 24:25InvitéFait
    « À la demande de Marine Le Pen, le gouvernement renonce à dérembourser les médicaments. »
  • 27:03InvitéFait
    « Le Premier ministre disait « je réindexe les retraites, il n'y avait pas de censure ce soir ». »
  • 30:18InvitéFait
    « il y a eu des déclarations gravement antisémites du fondateur du parti Jean-Marie Le Pen »
  • 30:46InvitéFait
    « on avait l'impression que Jordan Bardella à Matignon, c'était le retour des heures les plus sombres de notre histoire »
  • 32:34InvitéFait
    « pas être traités comme des sous-électeurs et leurs élus comme des sous-députés »
  • 32:55InvitéFait
    « ça veut dire qu'on traite mal nos électeurs »
  • 34:53InvitéFait
    « il veut le faire très vite alors en 24h »
  • 35:12InvitéFait
    « Emmanuel Macron il a quand même fait quelque chose dont on ne pensait pas capable »
  • 37:08InvitéFait
    « notamment du Rassemblement National »
  • 39:28InvitéChiffre
    « 331 la majorité requise étant atteinte »
  • 40:15InvitéFait
    « sans réserve budgétaire »
  • 40:17InvitéFait
    « et avec un président dont c'est le quatrième échec depuis le 9 juin »
  • 42:10InvitéFait
    « Monsieur Jacobelli a tout à fait raison de dire que... »
  • 43:39InvitéFait
    « c'est votre nature alors vous cherchez à rejeter sur d'autres la responsabilité que vous prenez seul de faire tomber le gouvernement de la France »
  • 45:13InvitéFait
    « qui s'est pris la claque des européennes qui a mené la bataille des législatives et qui s'est pris la claque du premier tour »
  • 54:00InvitéFait
    « nous sommes le premier parti de France »
  • 54:15InvitéFait
    « ce pourquoi les électeurs nous ont envoyé à l'Assemblée nationale »
  • 54:20InvitéFait
    « exactement les mêmes que pour Michel Barnier »
  • 54:52InvitéFait
    « il y a eu le 15 mars 44 »
  • 55:18InvitéFait
    « fin août Marine Le Pen a dit non à Xavier Bertrand, oui à Michel Barnier »
  • 55:23InvitéFait
    « la répétition XXL à partir du moment où il y a des forces politiques en présence »
  • 55:35InvitéFait
    « on exclut le nouveau Front Populaire »
  • 56:17InvitéFait
    « l'un des plus proches ministres depuis 2017 du président de la République »
  • 56:23InvitéFait
    « M. Bayrou est très proche aussi d'Emmanuel Macron »
  • 56:25InvitéFait
    « M. Bayrou existait politiquement avant Emmanuel Macron »
  • 56:31InvitéFait
    « son ralliement à Emmanuel Macron en 2017 qui a largement permis l'élection du chef de l'État »
  • 56:51InvitéFait
    « le Rassemblement National incarné ici par Laurent Jacobelli qui dit qui peut être à Matignon »
  • 57:21InvitéFait
    « ce qui déstabilise c'est que des gouvernements fassent comme si nous n'existions pas »
  • 57:33InvitéFait
    « c'est ça qui a tout déstabilisé, c'est ça qui a causé la perte de Michel Barnier »

Temps de parole

  • Invité27 %
  • Invité 222 %
  • Invité 317 %
  • Présentateur14 %
  • Invité 47 %
  • ?7 %
  • Invité 53 %

≈ 16,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Est-ce que le RN a commis une faute avant d'avoir la parole à la Défense ? Vos avis là-dessus ? Peut-être Isabelle Saporta, puisque vous l'enjoignez.

0:07
Locuteur

Moi,

0:07
Invité

je pense que le RN était en phase d'une respectabilisation, en fait, et que ça ne fonctionnait pas si mal, que c'était quand même tout le message que passait son temps à donner Marine Le Pen. Et là, effectivement, cette idée de l'alliance de la carpe et du lapin avec LFI, en votant cette motion de censure dans laquelle vous vous faites quand même insulter, et avec des gens que vous traitiez il n

0:33
Locuteur

'y a

0:33
Invité

pas une semaine encore, de suppôt du terrorisme, de quand ils se battaient pour en fait qu'il n'y ait plus ce délit d'apologie du terrorisme, je dois dire, et qui font effectivement, comme l

0:46
Locuteur

'a

0:46
Invité

rappelé très bien Gabriel Attal, dans les manifestations qui disent « All cops are bastards » alors que vous soutenez les policiers, je dois dire que cette alliance est absolument contre nature, et au fond, vous avez détesté le front républicain, et vous opposez aujourd'hui un front, je ne

1:02
Locuteur

sais

1:02
Invité

pas, un front médiocre, en fait, pour faire tomber Barnier. Mais non, mais si vous voulez, vous avez détesté le front républicain, vous avez trouvé ça absurde, vous faites la même chose, en fait, à l'envers.

1:13
Locuteur

Je

1:13
Invité

peux répondre ? Eh oui. Alors vous avez bien fait de dire que la parole allait être à la défense, parce que c

1:17
Locuteur

'est

1:17
Invité

effectivement le tribunal a commencé sans réquisitoire. Non, on va être très clair, vous savez comme moi, et vous n'êtes pas naïves, ce qu'est une motion de censure. Une motion de censure, c'est dire non à un gouvernement, et non à un budget. Ça ne veut pas dire oui avec tous les co-signataires. Je rappelle qu'en 2018 et en 2023, les LR ont voté des motions de censure avec la France insoumise, et ça n'a pas fait tout un ramdam et tout un tintouin,

1:39
Locuteur

comme on a fait ce soir. Je vais

1:41
Invité

répondre. Je voyais tout à l'heure M. Attal, sur votre écran, parler de chaos. Écoutez, c'est paroles d'experts. Premier chaos, quand Gabriel Attal appelle à voter pour la France insoumise contre le Rassemblement national. Ce qui nous amène à une Assemblée nationale complètement inéditée en trois blocs, et donc complètement ingouvernable. Le même Gabriel Attal, qui depuis que Michel Bernier a été nommé, passe son temps à le désinguer, y compris à l'Assemblée nationale, car quand il vient, c'est pour déposer des amendements contre le Premier ministre. Donc, de A à Z, le chaos a été organisé.

Nous avons été, au contraire, des éléments de stabilité, mais puisque nous n'avons pas été entendus, puisque Michel Barnier, disons-le, a été aveugle et sourd à nos propositions, et qu'il s'est fait berner par sa propre majorité, nous n'avions plus qu'un seul choix, c'était la motion de censure, et croyez bien que nous le regrettons. Guillaume. Moi, je pense que vous avez fait une grave erreur. À la limite, que vous ayez voté avec LFI, bon, vous avez voté avec eux, mais vous n'avez pas voté pour eux, donc les gens l'oublieront.

En revanche, il y avait quelque chose qui avait bougé, c'est-à-dire que, pour la première fois, un Premier ministre, en plus issu des Républicains, tendait la main vers vous, et vous disait, de façon explicite d'ailleurs, qu'il donnait droit à vos revendications, qu'il les écoutait, et moi j'ai en tête, j'imagine que vous l'avez lu comme moi, le livre de Jordan Bardella, où il dit, nous n'arriverons au pouvoir que si

3:03
Locuteur

nous... Il est obligé, lui. Non, non, j'ai fait que vous, il y a

3:05
Invité

des interros, je ne

3:06
Locuteur

sais

3:06
Invité

pas, que si nous arrivons à bâtir quelque chose avec ces électeurs de droite qui ont voté pour Nicolas Sarkozy, et bien je vais vous dire, ces électeurs de droite-là, à mon avis, et ce n

3:18
Locuteur

'est

3:18
Invité

pas uniquement parce qu'il y

3:19
Locuteur

a

3:19
Invité

le Figaro, ils se reconnaissent dans Michel Barnier, et surtout dans Bruno Retailleau, qui d'ailleurs avait un projet de loi sur l'immigration, qui reprenait quasiment mot pour mot vos propositions. Et je pense que renoncer à tout ça,

3:30
Locuteur

c

3:30
Invité

'est-à-dire à cette esquisse de rapprochement et à ce programme qui était objectivement de droite, tout ça pour 3 milliards d'euros, malheureusement, c'est-à-dire que pour repousser de 6 mois la réévaluation des retraites, je pense que vous faites un pari perdant, mais peut-être je me trompe. Vous parlez de la droite, mais augmenter les impôts, c'est de droite. La droite sociale accepterait que les retraites soient désindexées, la droite accepte qu'on creuse encore plus le déficit, c'est ça être de droite. Ben, ça a changé. Moi, j'ai connu une autre droite, une droite qui voulait moins d'impôts, qui voulait qu'on aide les entreprises.

Or là, elles auraient été matraquées d'1,5 milliard supplémentaire. Une droite qui voulait plus de liberté pour agir et moins d'États obèses. Or là, on ne dégraissait pas le mammouth. Vous me parlez d'une droite que je ne connais pas. Vous me parlez d'une droite qui s'appelle la gauche, en fait. Je

4:17
Locuteur

vais vous

4:18
Invité

parler de Bruno Retailleau,

4:19
Locuteur

cher M. Jacobini. Je ne vous parlais pas de la politique

4:21
Invité

budgétaire. Alors, les faits. Bruno Retailleau, son ministre de la Sécurité et de Proximité. Bon, drôle de thème. Trois mois.

4:28
Locuteur

Monsieur

4:29
Invité

Daragon, nous avons fait une proposition de loi pour la double peine. Un étranger qui viole, un étranger qui tue, c'est dehors. Ça paraît clair. Il monte à la tribune, le ministre. Et il dit exactement la phrase que je viens de prononcer, que nous prononçons depuis des années. Et il dit, c'est intolérable que nous accueillons sur notre sol. Des gens qui ne respectent pas nos lois. Ils doivent partir. Ils doivent partir vite. Je m'y engage. Il tient un discours copié sur le RN. Sa conclusion,

4:54
Locuteur

mais

4:55
Invité

comme la proposition de loi vient du Rassemblement national, nous ne la voterons pas. C'est ça que vous appelez un travail ensemble ? Non. Je crois que c'est nous prendre pour des idiots et c'est mépriser nos électeurs. Alors, on peut parfois parler comme nous. On peut parfois nous prendre la main. Mais si c'est pour et final, ne pas accepter

5:11
Locuteur

quoi que ce soit et ne pas

5:12
Invité

vouloir co-signer des choses avec nous, alors... Le

5:15
Présentateur

suivant sur ce point, pardon, parce que là, on a une accusation qui a été portée, développée contre vous précisément par cette droite dont parlait Guillaume Roquette, c'est Laurent Wauquiez qui dit en substance « Vous vous êtes trompé, vous vous éloignez au mauvais moment d'une droite que vous auriez pu conquérir ».

5:29
Invité

Et parlait

5:30
Locuteur

d'erreur, Guillaume

5:31
Invité

Roquette parlait d'erreur, c'est un risque que vous avez pris aussi. Je cite un sondage, 62%. Ne me dites pas tout de suite que les sondages ne valent rien pour discuter

5:41
Locuteur

la question. Ah mais si vous me voulez une réplique, alors... Non,

5:42
Invité

non, mais j'anticipe, on gagne du temps. 62% selon l'IFOP de sympathisants. Des sympathisants, ce ne sont pas des gens éloignés du RN, ce sont des gens qui assument leur adhésion au RN. Les sympathisants étaient pour cette censure. Ça veut dire quand même que près de 40%, pour un socle du RN, 40% trouvaient que le risque d'être à l'origine d'un désordre, ils ne le voulaient pas. Alors, il y a l'erreur que dénonce Guillaume Roquette, là c'est un risque d'apparaître comme le parti qui finalement ajoute du désordre au désordre. Celui-là, moi je suis très frappée par ce chiffre parce que 40%, c'est beaucoup.

6:21
Locuteur

Alors, il

6:22
Invité

y avait deux possibilités.

6:23
Locuteur

Soit

6:24
Invité

nous acceptions ce budget qui était complètement contraire à notre programme et contraire complètement au mandat que nous avaient donné nos électeurs. C'était un premier risque. Deuxième risque, vous avez raison, c'est la motion de censure.

6:35
Locuteur

Nous

6:36
Invité

avons préféré prendre la motion de censure parce qu'effectivement, nous pensons que ce budget était mauvais et que dans l'intérêt général, nous ne pouvions pas avoir le budget qui nous était proposé par M. Barnier, dont lui-même reconnaît qu'il est mauvais, dont Mme Borne disait que c'était un projet exécrable et dont la propre majorité, si on peut appeler ça comme ça, de M. Barnier disait que c'était un mauvais budget. Donc puisqu'on est tous d'accord là-dessus, repoussons ce budget, faisons-en un autre avec un nouveau Premier ministre, avec l'accord le plus large possible de l'Assemblée

7:02
Locuteur

nationale.

7:03
Invité

Oui,

7:03
Locuteur

c'est exactement ce que je vais expliquer à nos électeurs

7:06
Présentateur

et ce que nous allons expliquer. Est-ce que vous ruinez l'union des droites, ce qui s'est passé en Italie par exemple, où la droite, les droites, extrême droite, droite nationaliste, droite souveraine, etc., droite classique, se sont en quelque sorte cristallisées. Laurent Wauquiez, vous accusez tout à l'heure.

7:22
Invité

Mais la réalité, c'est que sans vos voix, Mme Le Pen, la France insoumise ne pourrait rien. La réalité, Mme Le Pen, c'est que vous vous apprêtez à voter, vous vous apprêtez à voter pour ceux qui traitent les policiers d'assassins. La réalité, Mme Le Pen, c'est que vous vous apprêtez à voter pour ceux qui traitent les terroristes de résistants. La réalité, Mme Le Pen, la réalité... Et honnêtement, la dignité vous imposera un autre comportement dans cet hémicycle. La réalité, Mme Le Pen, c'est que quand on lit le texte de la motion de censure, on comprend l'hypocrisie, l'hypocrisie qui est dernière.

8:00
Présentateur

Vos avis à tous, pas seulement sur le Laurent Jacobelli, est-ce que là,

8:03
Locuteur

il

8:03
Présentateur

y

8:03
Locuteur

a

8:03
Présentateur

une perte ? Est-ce que l'ORN, là, va perdre en quelque sorte une partie des bataillons

8:07
Locuteur

? C

8:08
Invité

'est exactement la question qu'Elisabeth a posée. Moi, ça m'a beaucoup frappé. Il y a eu un sondage, c'est plus un coup de sonde auprès des lecteurs du quotidien du Figaro. Oui, ce n

8:17
Locuteur

'était

8:17
Invité

pas un sondage. Oui,

8:18
Locuteur

mais

8:18
Invité

c'est quand même intéressant, le lecteur du Figaro, qui, je crois,

8:21
Locuteur

à

8:21
Invité

70%, aurait souhaité qu'il n'y ait pas de motion de censure dans le Figaro de ce matin, je crois. Donc, vous avez pris un risque énorme. Le lecteur du

8:29
Présentateur

Figaro, qui a des actions, peut-être, qui a des actions, qui lit les pages de la bourse, je ne

8:34
Locuteur

sais

8:34
Présentateur

pas quelle page c

8:34
Locuteur

'est dans le Figaro, ça existe encore, les pages de la bourse, et qui se dit quand même...

8:39
Invité

Qui déteste le

8:39
Locuteur

désordre. Voilà, qui demain matin, regardera avec vous la bourse en se disant quand même, on a pris un risque à cause de ces gens. Et

8:44
Invité

surtout, qui dit tout ça pour ça. C'est-à-dire que s'il y avait un plan B, une majorité de rechange, un programme avec un budget déjà tout ficelé, qui ne demandait qu'à être appliqué, oui, mais comme disait Marine Le Pen, très justement, à l'instant, les mêmes causes vont produire les mêmes effets. Et donc, effectivement, si c'est le même socle commun,

9:04
Locuteur

un

9:04
Invité

peu riquiqui, et encore pire, si c'est la gauche qui s'allie avec eux, ça ne

9:08
Locuteur

va

9:08
Invité

pas arranger les choses.

9:10
Locuteur

Rappelez-vous, la

9:10
Présentateur

bourgeoisie, il faut avoir la bourgeoisie avec soi. Mitterrand, en 81, a gagné, parce qu'il a réussi à capter cette part de la bourgeoisie qui se disait, c'est un peu incorrect, mais enfin, on y va. Est-ce que vous êtes en train de perdre cette bourgeoisie-là ?

9:21
Invité

Je ne le crois pas, mais vous savez, on nous avait annoncé une catastrophe. Une catastrophe, la bourse va s'écrouler. La bourse, ça fait deux jours de suite que le CAC 40 augmente. Les taux d'intérêt n'augmentent pas. Donc, il faut arrêter avec ce catastrophisme. On a pris une décision. On aura demain, après-demain, dans une semaine, un Premier ministre, on aura un budget. Les fonctionnaires seront payés. Les retraites seront payées. La carte vitale ne sera pas démagnétisée. Tout va bien se passer. Simplement, on aura permis aux Français d'échapper à un budget confiscatoire et punitif. Je regardais M. Wauquiez, puisque vous nous gâtez, M. Attal, M. Vautier,

9:54
Locuteur

c

9:54
Invité

'est

9:54
Locuteur

la ligue de la

9:57
Invité

traîtrise. M. Wauquiez, il y a moins d'un an, à la tribune, en juin, je crois, disait, lui ou un autre LR, mais je crois que c'était lui. Pas lui, parce qu'il n'était pas député. Non, c'était pas lui, vous avez raison. C'est M. Marlex, excusez-moi, qui est à la tribune. Merci de me reprendre, vous avez raison.

10:11
Locuteur

M. Marlex, il a l'œil.

10:13
Invité

Il a l'œil. C'est M. Marlex, en juin, à la tribune, qui disait qu'il avait des lignes rouges. Augmenter les impôts était une ligne rouge. Désindexer les retraites était une ligne rouge. Sauf que, nous

10:27
Locuteur

disions la même chose.

10:28
Invité

Nous disions la même chose.

10:30
Locuteur

Il

10:30
Invité

a retourné sa veste. Pas nous. Nous sommes dans la continuité, nous sommes dans le respect des électeurs, pas dans le marchandage des électeurs.

10:37
Locuteur

M.

10:37
Invité

Jacopéli, du coup, pardonnez-moi, vous avez une planche à billets au RN ? Vous avez une machine pour faire des billets de banque ? Parce qu'on a quand même 3 200 milliards de

10:45
Locuteur

dollars. Bien

10:45
Invité

sûr, grâce à qui ? À

10:46
Locuteur

cause de

10:47
Invité

qui ? Le problème, il n

10:48
Locuteur

'est

10:48
Invité

pas là.

10:48
Locuteur

Vous êtes français,

10:49
Invité

nous sommes français, on est tous des français ici, qui payons nos impôts et on s'en réjouit.

10:53
Locuteur

On en paie trop d'ailleurs.

10:53
Invité

Et très fiers de l'être. Mais, si vous voulez, moi, on fait comment demain ? Comment on fait avec ces 3 200 milliards de dettes ? Moi, j'entends. Bon, vous ne voulez pas de ce budget. Vous le trouvez nul. D'accord. Je ne

11:03
Locuteur

suis

11:03
Invité

pas

11:04
Locuteur

le seul. Vous

11:04
Invité

avez l'impression... Parfait, parfait. Et vous avez l'impression que par la magie du Saint-Esprit, demain, le déficit va être

11:10
Locuteur

plié. Vous allez arriver. On échange les rôles. On échange les rôles. On

11:14
Invité

échange les rôles. Je vous pose une question. Vous avez lu le budget

11:17
Locuteur

?

11:17
Invité

Non, écoutez... Est-ce qu'il réduisait la dette

11:19
Locuteur

?

11:19
Invité

Alors, en tout cas, il faisait des efforts.

11:22
Locuteur

Est-ce qu'il

11:23
Invité

réduisait

11:24
Locuteur

la dette

11:25
Invité

? Non,

11:26
Locuteur

mais... Non,

11:26
Invité

mais même au début, est-ce qu'il réduisait la dette ? C'est ce que dit très bien Guillaume Brocadier.

11:29
Locuteur

Et bien non. Il n'y avait pas d

11:36
Invité

'ailleurs... Et bien non. La chasse à la fraude fiscale et sociale. Nous avions trouvé un pacte d'économie à faire, ce qui permettait de ne pas réduire le pouvoir d'achat des Français et réduire leurs droits sociaux. Ça, c'était un budget que nous, nous estimons intelligent. C'était d'ailleurs

12:06
Locuteur

le pacte...

12:07
Invité

Il

12:07
Locuteur

y avait bien 30 milliards. C'était le pacte de Michel Barnier.

12:09
Invité

Il

12:09
Locuteur

y avait bien

12:09
Invité

30 milliards. Il avait dit 40 milliards. Il y avait bien 30 milliards d'économies et de recettes supplémentaires. Vous ne pouvez pas

12:14
Locuteur

dire...

12:14
Invité

Le budget était en déséquilibre. Il était en déséquilibre. Et les centaines de milliards de déséquilibre, ça voulait dire de la dette. Je suis désolé. Il faut dire les choses aux Français. Ils ont tellement entendu de balivernes qui ont fait croire que sans Michel Barnier, la France allait s'écrouler. D'abord, depuis 1958, elle a vécu sans lui, à la tête du gouvernement. Et elle continuera à bien vivre sans lui. Je vous rassure. Est-ce que vous avez un très bon budget ?

12:37
Locuteur

Vous

12:37
Invité

voulez être Premier ministre, M. Giacobelli

12:38
Locuteur

?

12:38
Invité

Ce n'est pas dans mon intention. Et sans doute pas dans celle d'Emmanuel Macron.

12:43
Locuteur

Non, non plus.

12:44
Invité

Je souhaiterais qu'effectivement, Jordan Bardella soit Premier ministre, parce que je pense que c'est l'homme de la situation. Mais ça veut dire que nous avons la majorité à l'Assemblée nationale. Nous avons l'humilité de dire que nous n'avons pas la majorité. Ce n'est pas à nous de gouverner. En revanche, ceux qui gouvernent ne peuvent pas ignorer 11 millions d'électeurs. C'est malheureusement

13:03
Locuteur

ce qu'a fait Michel Barnier. Alors, Laurent

13:04
Présentateur

Giacobelli, vous venez d'introduire le sujet suivant. On nous a ignorés. On entend beaucoup ça. D'autant plus là, depuis quelques heures, les gens du RN dirent qu

13:12
Locuteur

'on

13:12
Présentateur

ne nous a pas assez traités, on ne nous a pas assez respectés. On nous a pas assez respectés,

13:19
Locuteur

on

13:19
Présentateur

ne nous a pas assez entendus. Est-ce que c'est une part de l'équation

13:22
Locuteur

?

13:23
Invité

Oui, c'est une part de l'équation. D'abord parce qu'il y a cette dimension psychologique. Personne n'aime être maltraité. Moi, j'ai souvenir d'une jeune députée. Je crois que c'était l'une des plus jeunes. C'est pour ça que c'était elle qui organisait un vote à l'Assemblée. C'était une députée ciotiste. Et on voyait passer tous les parlementaires qui allaient mettre leur bulletin dans l'urne et qui refusaient obstinément, y compris d'ailleurs certains membres de la Macronie, de lui serrer la main. Ce moment-là est très important. Ce moment-là, moi, je l

13:48
Locuteur

'ai

13:48
Invité

trouvé vraiment profondément déplaisant. Mais il faut savoir passer par

13:52
Locuteur

-dessus.

13:52
Invité

Le président aussi d'ailleurs, il l'avait dit. Le président de la République aussi. Absolument.

13:55
Présentateur

Est-ce qu'on paye aujourd'hui cette hypocrisie ? C'est-à-dire qu'on a fait barrage, on n

13:59
Locuteur

'a

13:59
Présentateur

pas voulu serrer les mains. Et lundi de cette semaine, le Premier ministre supplie Marine Le Pen, disons les choses, il l'appelle le matin pour dire « S'il vous plaît, s'il vous plaît, ne votez pas la censure ».

14:08
Invité

Oui, et il n'arrive pas à aller jusqu'au bout de sa démarche puisque hier soir, sur TF1 et France 2, quand nos confrères et consœurs lui disent « Mais vous avez reconnu que c'était Marine Le Pen qui vous avait inspiré votre dernier recul, entre guillemets, ou votre dernière concession, c'est-à-dire le fait de ne pas dérembourser certains médicaments, il répond « Ah oui, mais c'est parce que c'est la dernière qui m'en a parlé. » Tout entendu, si ça avait été la France insoumise, j'aurais pu dire ces choses de la même façon. Donc c'est vrai que c'est probablement l'une des erreurs de Michel Barnier, je pense qu'on a eu deux. La première, et là je donne le point à M.

Jacobelli, c'est que quand on est un Premier ministre de droite, il y avait longtemps qu'on n

14:44
Locuteur

'en

14:44
Invité

avait pas eu, et que les premiers mots qu'on a, quand on ouvre la bouche, c

14:47
Locuteur

'est

14:47
Invité

-à

14:47
Locuteur

-dire

14:47
Invité

qu

14:47
Locuteur

'on

14:47
Invité

va augmenter les impôts, le lecteur du Figaro, il est un peu déconcerté, je vous l'accorde bien volontiers. Et par ailleurs, l'autre point, c'est que Michel Barnier a lâché du lest au Rassemblement National, mais sans jamais l'assumer, comme s'il le faisait à regret. Et du coup, il ne tirait pas le bénéfice politique de concessions qui étaient authentiques.

15:05
Présentateur

J'aimerais vraiment vos avis à tous là-dessus. Est-ce que le RN est en train de jouer cette partie de bras de fer ? C'est-à-dire de dire, si vous voulez un gouvernement, numéro 2, numéro 3, numéro 4, il faudra nous traiter comme les autres partis, à égalité. Sinon, pas de gouvernement.

15:17
Invité

Je pense que c'est une des leçons de cette crise politique, en effet. Marine Le Pen a dit clairement, c'était sur notre antenne en direct avec vous tout à l'heure, elle peut effectivement reproduire le même schéma parlementaire. Et c'est une des leçons, c'est que Marine Le Pen, c'est le premier parti de l'Assemblée Nationale. Et c'était d'ailleurs assez, pour prolonger ce que vous dites aussi, Guillaume Roquet, dans son discours d'adieu, les adieux de Fontainebleau, les adieux de Michel Barnier tout à l'Assemblée.

15:50
Locuteur

Il

15:50
Invité

a dit,

15:51
Locuteur

il a dit,

15:53
Invité

ce qui est en réalité vraiment son corpus idéologique, il l'a dit, nous n'avons pas, Madame Le Pen, la même souveraineté, et le même patriotisme. Et avec sa raideur, parce que voilà, sa raideur, et la façon dont il conçoit la politique, il n'a pas pu aller au-delà d'un coup de téléphone pour s'excuser, ça avait fait scandale avec Antoine Armand, et des gestes qu'il n'a pas assumés en réalité face au Rassemblement National. Ça ne peut plus être autrement maintenant pour un gouvernement qui veut durer. Déjà

16:24
Locuteur

vu

16:24
Invité

là-dessus, hein, Patrice, puis Victor. Jean, juste très court, ça dépend aussi de ce qui se passe au Parti Socialiste. Parce que ça, ce que vous dites, Elisabeth, est parfaitement vrai, si on est dans la configuration actuelle. Et si, d'une certaine manière, le Parti Socialiste se détache du Front Populaire, là, il n'y a plus la majorité absolue. Vous y croyez ? Je pense que ça n'est pas exclu. Moi, ce que je pronostique,

16:46
Locuteur

c

16:47
Invité

'est une énorme gueule de bois dans le milieu politique et dans toute la France demain, une espèce d'électrochoc, et qu'à partir de là, il peut y avoir des mouvements de ce qu

16:56
Locuteur

'on

16:56
Invité

appelle, ce qu'Edouard Philippe appelle les poutres qui bougent, ou des plaques

17:00
Locuteur

technoliques. Mais je reviens à ma question. Je

17:02
Invité

pense que c'est jouable. Si les socialistes se détachent un peu du nouveau Front Populaire, l'arithmétique fait que le Front National ne sera plus dans cette position, le Rassemblement National ne sera plus dans cette position d'arbitre.

17:13
Présentateur

Voilà.

17:14
Locuteur

Regardez d'abord

17:15
Présentateur

cette une délicieuse d'economiste. Je pense que

17:18
Locuteur

c

17:18
Présentateur

'est la première fois qu'il y

17:19
Locuteur

a

17:19
Présentateur

le mot merde à la une d'economiste. Déjà, dans ce monde

17:23
Locuteur

-là, c

17:24
Présentateur

'est encore plus financier que les pages bourses. Churchill l'utilisait beaucoup.

17:29
Locuteur

Alors,

17:29
Présentateur

Churchill, oui, avec son accent. Merde avec le sous-title « La France qui entre dans l'inconnu ». On revient à ce thème-là qui entre dans l'inconnu. Je repose ma question. Est-ce que le RN, en fait, fait payer à tout le monde cette sorte d'hypocrisie où on lui a fermé la porte et en même temps, on lui fait la cour

17:43
Locuteur

?

17:43
Invité

Alors, oui, le socle commun souffre du retour du bâton sur cette question, mais je pense qu'il n'y a pas que ça. C'est-à-dire que ce n'est pas simplement, il ne

17:50
Locuteur

faut

17:50
Invité

pas le voir simplement comme Marine Le Pen se venge du socle commun. Si on élargit un petit peu le débat, je crois que tout le mal dans lequel on est plongé, l'inconnu, là,

17:58
Locuteur

on

17:58
Invité

est en train de dire qu'on est dans l'inconnu depuis peu, non, on est dans l'inconnu depuis le 9 juin. C'est cette dissolution qui crée l'inconnu. Alors, tout le mal politique dans lequel on est vient d'une seule chose, une seule, le manque de majorité, l'absence de majorité, de faits majoritaires. Qu'est-ce qui a empêché précisément la majorité ou en tous les cas, qu'est-ce qui empêche la constitution d'une majorité ? En grande partie, le Fonds républicain. Le Fonds républicain qui s'est créé précisément parce qu'un parti qu'on a jugé détestable était en forte dynamique et on a dit on veut absolument que tous les autres partis se soient accordés pour dire on ne veut pas que ce parti

18:27
Locuteur

ait la majorité. Alors, à l'écoute de votre

18:27
Présentateur

pensée, est-ce que c'était une erreur ?

18:29
Invité

C'est une erreur politique, mais qui dure depuis longtemps. Mais c'est une erreur politique. Tant qu'on n'admettra pas que le Fonds républicain est la cause de tous nos maux, de deux choses l'une. Soit on considère que le Rassemblement national est un parti à interdire, soit on considère que le Rassemblement national a le droit, si la dynamique est dans son sens, d'obtenir une majorité ou de participer à la majorité. Mais on ne peut pas faire l'entre-deux. L'entre-deux crée la situation politique dans laquelle on est plongé. Et Elisabeth le rappelait avec les derniers propos de Michel Barnier, ce mur entre le Rassemblement national et tous les autres partis, il n'est pas tombé.

Et Michel Barnier dit, nous n'avons pas la même conception en gros de notre pays ou du patriotisme. Et au-delà des mauvaises manières qui sont faites au Rassemblement national, qui sont grossières, c'est le refus de leur serrer la main, mais à la limite on peut passer par-dessus ça. Mais derrière ça, il

19:15
Locuteur

y a

19:15
Invité

quelque chose de profond. Il y a cette idée de dire que le Rassemblement national n'est pas un parti comme les autres, et qu'il est tellement différent des autres, qu'il justifie que des gens qui n'ont rien de commun, comme des socialistes et des républicains, ou même des gens de la France insoumise, peuvent passer un accord électoral et se désister les uns pour les

19:33
Locuteur

autres. C

19:33
Présentateur

'est un débat de fond. Je me rappelle en Allemagne de l'Ouest,

19:35
Locuteur

quand

19:36
Présentateur

certains emplois étaient interdits aux gens du Parti communiste, parce qu'on estimait que le Parti communiste était un parti totalitaire et qu'on pouvait l'interdire, en tout cas de certains emplois, où on considère qu'un parti à droite cité, comme c'était le cas en France, le Parti communiste, en dépit de Staline, etc. Mais on ne peut pas dire qu'il est totalitaire, on n'en veut pas, et en même temps, l'appli le matin, traiter avec lui, il faut choisir.

19:55
Invité

C'est surtout que quand on fait un front républicain, en fait, après, on va avec ce même front républicain gouverner. Si vous voulez, ce qui ne marchait pas avec cette histoire de front républicain, c'est qu'on a vu que c'était, pardon, une démarche boutiquaire pour garder ses postes. Donc c'est ça qui n'a pas fonctionné.

20:09
Présentateur

Ce n

20:09
Locuteur

'est

20:09
Présentateur

pas ce qu'on disait sur les plateaux, si vous pouvez vous rappeler. On ne disait pas que

20:12
Locuteur

c'était

20:12
Présentateur

une démarche boutiquaire,

20:13
Locuteur

on disait,

20:13
Présentateur

c'est notre conviction qui

20:15
Locuteur

nous guise.

20:16
Invité

moi, vous ne pouvez pas me prendre à défaut là-dessus.

20:18
Locuteur

Jamais. À

20:18
Invité

partir du moment, si, vous pourriez, mais pas là-dessus, à partir du moment où on faisait ce front républicain, il fallait qu'il y ait un front, finalement, de gouvernement. Et c'est au fond ce que je vous opposais tout à l'heure sur cette motion de censure. Vous savez qu'en Allemagne, les motions de censure sont constructives, et c'est-à-dire que quand on fait tomber, c'est pour créer autre chose et arriver avec une solution. Moi, je pense que, et vous vous souvenez, Darius, il y avait un sondage, je crois que c'était du Cevipof, sur la question, effectivement, de vos électeurs par rapport au positionnement du RN.

Et vos électeurs commençaient à finalement penser que le meilleur opposant, ça n'était plus vous, c'était la France insoumise. Et que finalement, à force de vous, de devenir de plus en plus respectable et de devenir un parti de gouvernement, vous n'étiez plus le meilleur opposant. Et moi, la question que je me pose, c'est qu'est-ce que vous allez donner dans les mois qui viennent ? C'est-à-dire, est-ce que vous allez accepter de devenir, au fond, un parti de gouvernement ?

21:11
Locuteur

Et

21:11
Invité

là, dans ces cas-là, je n'arrive pas bien à comprendre pourquoi vous faites tomber Barnier, parce qu'au fond, vous n'avez jamais eu autant les manettes qu'avec Barnier, vous étiez entièrement... Pour

21:18
Locuteur 10

trouver leur

21:19
Locuteur

puissance.

21:19
Invité

Oui, mais d'accord, mais donc, pour trouver la puissance, pour quoi faire ? Pour gouverner et agir pour les Français ou juste pour casser et être le premier opposant

21:28
Locuteur

?

21:29
Invité

Laurent Jacobelli. Alors, il y

21:30
Locuteur

a

21:30
Invité

eu beaucoup de choses de dites. D'abord, le Front Républicain. Quand, dans un Front Républicain, on inclut les porte-parole du Hamas et des gens qui ont des paroles antisémites, je ne

21:38
Locuteur

vois

21:38
Invité

pas ce que ça a de républicain, fin de la blague. C'est simplement électoraliste. Et ça a amené la situation dans laquelle on est. C'est-à-dire, des députés LR, LR,

21:47
Locuteur

qui

21:48
Invité

ont été élus par des gens de la France insoumise, des gens au passé peu glorieux, tantôt fichés, etc., élus avec les voix de la droite. Donc, quand on en arrive à cet état de désespérance pour garder son poste, c'est qu'on sent bien quand même que le système est en train de changer et que l'alternance arrive. Et c'est ce qu'ils ont voulu bloquer. D'où la situation actuelle. Mais d'où aussi le fait que comme nous sommes le premier parti de France, merci de l'avoir appelé, Mme Martichoux, ça va être compliqué de gouverner sans nous ou même contre nous. Et donc, le prochain gouvernement devra avoir au moins une oreille bienveillante et ne pas aller dans le sens inverse de ce que nous proposons.

Nous ne demandons pas que l'intégralité de notre programme soit appliquée. En revanche, augmenter massivement les impôts comme vous voulez le faire, M. Barnier, c'est non. Faire une casse sociale comme vous voulez le faire,

22:34
Locuteur

M.

22:34
Invité

Barnier, c'est non. Ne pas accepter de toucher à l'immigration, à l'AME, c'est non. Et donc, il y a un moment, il faut savoir ce qu

22:41
Locuteur

'on

22:41
Invité

veut. Moi, je ne crois pas que M. Barnier n'ait pas voulu aller jusqu'au bout. Je crois que c'est M. Attal et M. Wauquiez qui l'ont piégé. Je crois qu'il s'est reçu des coups

22:49
Locuteur

de

22:49
Invité

couteau dans le dos de

22:49
Locuteur

ses

22:50
Invité

propres alliés. Guillaume, et ensuite, vous ? Oui. Vous êtes le premier parti de France. Le soir des élections européennes, Jean-Denis Bardella l'expliquait et il se voyait à Matignon. Et vous vous êtes pris la porte aux législatives à cause de ce fonds républicain. Or, ce qui était en train de se passer...

23:09
Locuteur

Et de

23:09
Invité

quelques candidats qui ont montré quand même leur incompétence a joué aussi. C'est vrai, ça a joué sans doute. Mais je pense que cette espèce d'alliance, même si elle ne disait pas son nom, de tous les autres partis contre vous, ça vous a surpris et ça a été efficace. Et il me semble que vous étiez en train... Enfin, les taux étaient en train de se desserrer depuis quelques semaines avec ces gestes, avec ces signes, même limités, de Michel Barnier. Et à mon avis, en cassant ça, vous vous êtes à nouveau marginalisés.

C'est pour ça que je vais vous dire au Figaro, on ne croyait pas trop à cette censure en disant « Mais non, ce serait une erreur pour le Rationnement national de le faire et il semblerait que Michel Barnier non plus n'y croyez pas, peut-être pour les mêmes raisons.

23:48
Locuteur

» Si

23:48
Invité

je peux me permettre, d'abord,

23:50
Locuteur

M.

23:51
Invité

Barnier nous

23:53
Locuteur

a

23:53
Invité

donné quelques minutes, etc. Mais c'est eux qui ont tout cassé. Quand un dimanche, dimanche dernier, on lit de la part de M. Armand et de M. Saint-Martin les deux patrons de Bercy, nous stoppons toute discussion avec le Rassemblement national de manière unilatérale, c'est ce que vous appelez un dialogue. Mais

24:10
Locuteur

le lendemain,

24:12
Invité

le lendemain même, Michel Barnier prend son téléphone pour dire à Mme Le Pen « Ok, je suis d'accord sur les médicaments, je... » Il

24:23
Locuteur

y a un communiqué public qui dit «

24:25
Invité

À la demande de Marine Le Pen, le gouvernement renonce à dérembourser

24:31
Locuteur

les médicaments.

24:32
Invité

» Message au futur Premier ministre.

24:34
Locuteur

Nous

24:34
Invité

sommes le premier parti de France. Un

24:35
Locuteur

menace. Si, ce n'est pas une menace.

24:37
Invité

Menace au prochain. Aujourd'hui,

24:39
Locuteur

aucun

24:39
Invité

budget, quand une assemblée est divisée en trois, ne peut passer qu'avec un tiers. Donc, à ce Premier ministre...

24:48
Locuteur

Sauf si les

24:48
Invité

socialistes

24:48
Locuteur

s'automenacent. Mais les socialistes, ils ont toujours... Attendez, attendez. Et à la

24:52
Invité

législative, ils seront avec la

24:53
Locuteur

France. Alors, attendez. Ils devraient travailler avec tout le monde. Ils devraient travailler avec tout le monde, y compris avec nous. Elisabeth, d'abord. Elisabeth.

25:02
Invité

Il y a autre chose qui a tout cassé, c

25:03
Locuteur

'est

25:03
Invité

le procès. Parce qu'effectivement, au début, Mme Le Pen regarde avec bienveillance Michel Barnier. Et puis, il

25:10
Locuteur

y

25:10
Invité

a ce procès avec ce réquisitoire qui est lourd de menaces.

25:13
Locuteur

Et

25:13
Invité

à ce moment-là, c'est le réflexe anti-système du Rassemblement

25:18
Locuteur

national qui revient à fond. C'est un storytelling du

25:19
Invité

gouvernement.

25:20
Locuteur

C'est faux. Parce

25:21
Invité

que ce réquisitoire, elle le trouve inique, insupportable

25:24
Locuteur

et qu'il

25:25
Invité

constitue pour elle le deux poids de menaces. Elle se voit renvoyée à la marge de la politique par rapport... Si les réquisitions sont suivies. Et à ce moment-là, encore une fois, elle n'était plus anti-système. Elle se respectabilisait avec succès depuis des mois. Et là, elle s'est...

25:44
Locuteur

Ce sont deux

25:45
Invité

dossiers et je vous demande de me croire complètement. Je sais, c'est ce que vous dites à chaque fois qu'on parle de français.

25:49
Locuteur

Laissez-moi juste terminer ma phrase. Vous ne

25:51
Invité

pouvez pas dire le contraire. Si, d'ailleurs, je vais le faire à l'instant. Regardez bien. Non, je ne

25:57
Locuteur

suis

25:57
Invité

pas obligé parce que c'est la vérité. Pourquoi est-ce que le ton a monté progressivement ? Pas d'un coup, progressivement. Plus ça allait, plus M. Barnier ne nous parlait pas. Il a reçu Mme Panot, il a reçu Mme la présidente des Verts, dont j'ai oublié le nom. Il les a toutes reçues. Il ne

26:13
Locuteur

l

26:13
Invité

'a pas reçue, Marine Le Pen. Et là, on a commencé à se dire qu

26:16
Locuteur

'il y a

26:16
Invité

un truc qui ne va pas. Le deal de départ qui était « j'écouterai tout le monde », il commence à être un peu faussé. Et puis, on a vu la réalité du budget. On a vu la réalité du matraquage fiscal. On a vu qu

26:26
Locuteur

'on

26:26
Invité

se rapprochait du mur. Plus on se rapprochait, plus ça se rapprochait, plus on a klaxonné en disant « attention, ce sera sans nous ce budget. Il est temps qu'on parle. » Et donc, il s'y est pris deux jours avant la date fatidique. Deux jours. Comment voulez-vous que ça marche ? C'était normal de tirer la sonnette d'alarme parce que nous sommes loyaux. Nous ne voulions pas qu'il y ait censure. Mais

26:46
Locuteur

monsieur le député, vous ne répondez quand même

26:48
Présentateur

pas à

26:49
Locuteur

la

26:49
Invité

question

26:50
Locuteur

très justifiée par

26:51
Présentateur

Elisabeth qui dit «

26:52
Locuteur

est-ce qu'elle a eu

26:53
Invité

ou non ? » Disons le mot. Aucun rapport. Non mais le mot « vengeance ». Absolument pas. Une fois encore, je le répète, dimanche dernier, dimanche dernier, le Premier ministre disait « je réindexe les retraites, il n'y avait pas de censure ce soir. » Je vous le dis, c'est clair. Et il le sait d'ailleurs. Et il le sait. Donc, tout cela n'a pas de sens. J'entendais tout à l'heure « on a été maltraité ». Ce n

27:14
Locuteur

'est

27:14
Invité

pas à titre personnel, on a l'habitude. Rassurez-vous, on est

27:17
Locuteur

blindés.

27:18
Invité

En revanche, c'est au niveau du programme

27:19
Locuteur

et de nos électeurs. On sent que ce n'est pas

27:21
Présentateur

passé. Écoutez votre président, Jordan Bardella, tout à l'heure, image des FNCI qui dit « on ne nous a pas assez respectés ». On voit bien que ça dépasse la seule question début des retraites ou de tel ou tel aspect du budget.

27:32
Locuteur

Il

27:32
Présentateur

y a quelque chose là comme le fait d'être considéré comme ou non respectable dans la classe politique. Écoutez, vous réagirez.

27:41
Invité

que ce soit Sébastien Lecornu, François Baroin ou quelqu'un d'autre parce que Emmanuel Macron est toujours le spécialiste pour sortir des noms que personne n'attend. C'est d'abord le respect à l'égard des électeurs du Rassemblement national qui ont été 11 millions à voter pour nos candidats lors des dernières élections européennes puis législatives. Et évidemment, la prise en compte de l'urgence sociale aujourd'hui dans le pays et des intérêts économiques de la France. Donc nous, on est prêts à avancer. On a toujours été dans cet état d'esprit. Je regrette que Michel Barnier ait fermé la porte pendant très longtemps et je pense qu

28:09
Locuteur

'il

28:09
Invité

l'a payé aujourd'hui.

28:10
Présentateur

Est-ce que le bras de fer est là, Victor ? Est-ce qu'ils essayent d'obtenir, peut-être avec succès, faire sentir le fer en disant il

28:16
Invité

faut compter avec nous ? Écoutez, j'ai l'impression qu'on réalise avec cinq mois de retard que le Rassemblement national est effectivement le plus grand groupe de l'Assemblée nationale, le plus grand groupe et que le nouveau Front populaire ayant dit nous censurerons quoi qu'il arrive par principe, logiquement, le Rassemblement national dit écoutez, nous, nous sommes prêts à ne pas vous faire tomber mais à quel point êtes-vous prêts à nous écouter ? Cela dit... Ça

28:39
Locuteur

veut dire

28:39
Présentateur

quoi ? Écouter ? Écouter, écoute, ça

28:42
Locuteur

veut

28:42
Présentateur

dire quoi ? Ça veut dire les invités ?

28:43
Locuteur

Il

28:43
Présentateur

faut leur quoi ? Les petits fous ?

28:44
Locuteur

Non, mais il y a un petit

28:45
Présentateur

côté... Non, mais il y a quelque chose là de

28:47
Locuteur

détonnant. C

28:47
Présentateur

'est réitéré depuis tout à l'heure. Beaucoup de représentants RN... Ça

28:51
Locuteur

veut

28:51
Présentateur

dire les traités.

28:52
Invité

Les

28:52
Présentateur

traités,

28:52
Locuteur

ça veut dire quoi ? C'est pas un peu enfantin par rapport aux traités. Par rapport aux traités. Les traités, c

28:57
Invité

'est d'abord effectivement les respecter. Enfin, je ne veux pas... Voilà. et d'autre part prendre en compte une partie de ce qu'ils souhaitent. Je pense que c'est ça que veut dire Donald Bardella.

29:08
Locuteur

Mais

29:08
Invité

moi, ce qui me paraît le plus important, mais je peux me tromper complètement, vous connaissez les Etats-Unis mieux que moi et vous y étiez il n

29:14
Locuteur

'y a

29:14
Invité

pas longtemps, je pense qu'il s'est passé quelque chose avec le triomphe du réflexe anti-système aux Etats-Unis. Et que Marine Le Pen s'est aussi imaginé que peut-être qu'elle s'éloignait de cette cible-là et que c'est une cible qui fonctionnait auprès d'opinions et de Français comme d'Américains qui se sentent déclassés. Est-ce que c'est un sursaut plus

29:36
Locuteur

profond

29:36
Présentateur

? Sur une autre antenne tout à l'heure, Ménard disait c'est contre les journalistes, contre les juges, contre ce qu'on appelait, ce

29:42
Locuteur

que Jean-Marie Le

29:44
Présentateur

Pen appelait l'établissement qui a toujours considéré que les gens du RN sont un peu moins fréquentables que les autres. À tort ou à raison, mais une réaction contre cela. Oui,

29:54
Invité

sûrement. Mais je pense que c'est au-delà d'une espèce de...

29:57
Locuteur

Ce

29:58
Invité

que vous décrivez là, c'est presque un réflexe de classe de dire c'est des bourgeois qui nous méprisent donc on va se venger. Moi, je pense que c'est plus profond que ça.

30:07
Locuteur

C

30:07
Invité

'est-à-dire qu'il y a, d'ailleurs, chez une partie des gens,

30:10
Locuteur

c

30:10
Invité

'est vraiment sincère, l'idée que le RN ce ne serait pas un parti comme les autres parce qu'il a un passé avec des fondateurs qui ne sont pas des gens très respectables parce qu'il y a eu des déclarations gravement antisémites du fondateur du parti Jean-Marie Le Pen et que donc tout ça, en fait, c'est oublié quand on a besoin d'eux pour avoir une majorité mais dans les moments importants, c

30:33
Locuteur

'est

30:33
Invité

-à

30:33
Locuteur

-dire

30:33
Invité

dans les moments d'élection, souvenez-vous, pendant cette campagne législative, c'est incroyable, c'est pas uniquement la gauche, toute la France officielle s'est mobilisée, je veux dire, ça allait du service public de la télévision jusqu'à évidemment le monde culturel, le monde universitaire, je ne

30:45
Locuteur

vous

30:45
Invité

en parle pas, on avait l'impression que Jordan Bardella à Matignon, c'était le retour des heures les plus sombres de notre histoire et je pense que tout ça, ça existe encore et effectivement, le Rassemblement National veut probablement desserrer cet étoil-là non pas en disant regardez, on est devenu différent même si je pense que c'est assez largement vrai mais aussi en disant nous sommes indispensables et donc vous avez besoin au moins d'une forme de neutralité bienveillante de notre part or un gouvernement qui accepte la neutralité bienveillante du Rassemblement National il a du mal après à dire ah ben on va faire un fonds républicain aux prochaines élections

31:19
Présentateur

écoutez Laurent Wauquiez parce qu'il porte exactement ce que vous dites mais sous la forme du reproche en disant il y

31:24
Locuteur

a

31:24
Présentateur

quelque chose d'enfantin dans cette attitude de dire il faut nous respecter en réalité il dit le RN là de nouveau a fait une faute en vendant cet argument

31:32
Invité

vous ne nous avez pas assez traité voilà ce qu'on a entendu vous ne nous avez pas assez traité et qu'est-ce que cela veut dire cela veut dire que vous vous apprêtez à jouer avec le destin de la France que vous vous apprêtez à faire tomber un gouvernement parce qu'on ne vous a pas assez traité et c'est cela être à la hauteur des enjeux voilà l'image que vous offrez

31:57
Locuteur

c

31:57
Invité

'est lui qui invente ces termes je pense que le terme qui est utilisé c'est respecter Jordan Bardella l'a très bien dit c'est respecter nos électeurs j'ai l'impression depuis tout à l'heure d'être dans une séance de psychanalyse de groupe tout va bien j'ai reçu on

32:08
Locuteur

n'a pas besoin on n'a pas

32:10
Invité

besoin de bisous de la part des LR

32:13
Locuteur

je suis très

32:16
Invité

sérieux

32:17
Présentateur

ce n'est pas de la psychologie c'est de la politique

32:18
Locuteur

c'est de la politique c'est-à-dire

32:19
Présentateur

on voit ce qui s'est passé en Italie où Mme Mélanie a réussi ce pari que l'Europe entière est forcée de la respecter est-ce que vous êtes en train de tenter ce bras de fer voilà

32:27
Invité

clairement

32:28
Locuteur

nous

32:29
Invité

sommes le premier parti de France nous voulons que nos électeurs soient respectés respectés ça veut dire quoi pas être traités comme des sous-électeurs et leurs élus comme des sous-députés quand on fait une proposition de loi elle doit être étudiée exactement de la même manière que si elle venait d'ailleurs les demandes de nos électeurs doivent être traitées exactement de la même manière que les

32:45
Locuteur

demandes des autres électeurs

32:46
Invité

et donc quand vous voyez que dans l'Assemblée nationale nous n'avons aucun poste au bureau de l'Assemblée nationale parce que la droite

32:53
Locuteur

comme

32:54
Invité

l'extrême gauche l'ont voulu ça veut dire qu'on traite mal nos électeurs et quand le premier ministre dit qu'il va parler avec tout le monde et qui sur une période de trois mois mais deux mois trois semaines et quatre jours avant de nous parler parce qu'il y est contraint oui c'est un manque de respect pas parce qu'on voulait comme vous le disiez tout à l'heure avoir des petits fours et des langues de chat mais parce qu'on voulait que l'intérêt général l'intérêt des français soit préservé et qu'on avait des propositions à faire et c'était légitime en tant que parti si vous voulez

33:20
Présentateur

bien avançons un peu d'abord la une de Libé je ne

33:22
Locuteur

sais

33:22
Présentateur

pas ce que sera la une très exactement du Figaro Libé un peu cruelle avec une une qui rappelle Jules César version version monsieur Barnier veni vidi viré après trois mois on rappelle qu'il avait ironisé sur les huit mois Gabriel Attal voilà l'histoire évidemment réserve à tout le monde ça peut arriver à tout le monde petit commentaire là-dessus Figaro Libé

33:46
Locuteur

je ne parle

33:47
Invité

pas de mes concurrents et donc je vais vous donner la une du Figaro comme il y

33:54
Locuteur

a

33:54
Invité

beaucoup plus d'exemplaires vendus c'est plus intéressant et donc on voit une photo de Michel Barnier grave descendant du perchois et c'est titré censure historique crise politique excellent titre j

34:09
Locuteur

'ai pas pris beaucoup de risque on sent

34:12
Présentateur

que le Figaro doit ménager tous ses tous ses électorats et ses électorats on va avancer avec Laurence Saillet qui va nous rejoindre merci beaucoup Victor Hérault d'avoir été avec nous Laurence Saillet ancienne députée européenne et on va parler maintenant des scénarios que va-t-il se passer évidemment c

34:29
Locuteur

'est

34:29
Présentateur

la grande question ce saut dans l'inconnu que nous sommes en train de vivre c'était la une puisqu'il faut parler de cette autre une du diéconomiste qui titrait merde le saut dans l'inconnu merci beaucoup Laurence Saillet de nous rejoindre il faut quand même rappeler l'énormité de l'événement pour celles et ceux qui nous rejoignent ce soir le président de

34:45
Locuteur

la

34:45
Présentateur

république s'exprimera demain à 20h est-ce qu'il annoncera d'abord petite conjecture est-ce qu'il peut annoncer déjà un premier ministre

34:53
Invité

on nous dit qu'il veut le faire très vite alors en 24h effectivement il y pense depuis plusieurs jours puisque la semaine dernière déjà il avait prophétisé la chute du gouvernement Barnier façon d'ailleurs de la banaliser alors que vous venez de dire que c'est un événement historique effectivement mais oui demain soir il vient vous savez qu'Emmanuel Macron il a quand même fait quelque chose dont on ne pensait pas capable il

35:16
Locuteur

y

35:16
Invité

a encore quelques mois il n'a rien dit il n'a pas pris la parole depuis trois mois elle

35:22
Locuteur

est créée aussi elle est encore plus créée que vous Emmanuel Macron il

35:24
Invité

occupait à peu près la sphère médiatique de façon très intense et en réalité on pensait qu'il allait parler mais non rien et demain soir oui au lendemain de la censure il parle et il serait bien inspiré de trouver un premier ministre mais alors lequel

35:42
Locuteur

?

35:42
Invité

en tout cas il parle depuis une quinzaine de jours avec trois ou quatre je ne sais pas s'il faut dire prétendants ou possibles premiers ministres

35:51
Locuteur

Patrice Yomel a des informations non non

35:53
Invité

ce n

35:53
Locuteur

'est

35:53
Invité

pas un scoop d'autres journaux l'ont dit il parle il parle avec Sébastien Lecournus avec Sébastien oui ça forcément il parle tout le

36:02
Locuteur

temps avec les armées il était dans l

36:03
Invité

'avion

36:03
Locuteur

avec

36:03
Invité

lui en plus

36:04
Locuteur

mais il parle avec Bernard

36:05
Invité

Cazeneuve avec Bernard Cazeneuve il parle beaucoup avec François Bayrou je ne

36:10
Locuteur

sais

36:10
Invité

pas je ne

36:11
Locuteur

sais

36:11
Invité

pas s'il parle avec François Bayrou un sage l'idiot c

36:13
Locuteur

'est le parisien c'est le

36:15
Présentateur

parisien qui poussait cette idée enfin cette hypothèse là effectivement l'hypothèse Lecournus hypothèse Bayrou hypothèse Cazeneuve hypothèse Barouin ou d'ailleurs une forme de coalition évidemment ça se posera Laurence Saillet

36:26
Locuteur

ça

36:27
Invité

m'étonne qu'il décide d'un premier ministre sans consulter les forces justement à l'Assemblée alors peut-être qu'il aura le temps de le faire entre temps mais je n'imagine pas qu'il puisse alors déjà la nomination directe au 20h c'est pas dans le protocole c'est pas ce qu'on a l'habitude peut-être qu

36:41
Locuteur

'il

36:41
Invité

va commenter la nomination qu'il pourrait faire dans la journée parce qu'il ne

36:45
Locuteur

va

36:45
Invité

pas annoncer

36:45
Locuteur

Mitterrand l

36:46
Présentateur

'avait fait pour Baladur

36:47
Locuteur

si la mémoire est bonne il l'avait donné comme ça

36:49
Invité

ce serait moi je trouve un peu surprenant de l'annoncer au 20h alors que bon peut-être qu'il commentera cette annonce mais s'il nomme un premier ministre sans avoir consulté les forces politiques de l'Assemblée je pense qu'on peut repartir dans quelque chose de compliqué parce que il y aura peut-être des vétos de part et d'autre et notamment du Rassemblement National mais M. Jacobelli va peut-être nous le dire même si dans les gens cités il n

37:12
Locuteur

'y a

37:12
Invité

peut-être pas des gens qui vous mettent des poussées d'urticaire donc ça peut être aussi une autre annonce ça peut être une autre annonce parce que vous savez que le président est toujours assez surprenant le soir de l'annonce de la dissolution nous tous une heure avant quand on a eu écho personne n'y croyait vraiment à quoi pensez-vous

37:29
Locuteur

?

37:30
Invité

ah je ne sais pas je n'ai pas d'idée vous

37:32
Locuteur

croyez à une démission

37:33
Invité

? non pas comme ça mais je suis prête à tout parce que je me dis qu'à moins que demain fuite effectivement des consultations qui auraient lieu sur le Premier ministre mais je pense qu'il peut simplement faire un constat de la situation et dire que très rapidement il va nommer un peu il dit en privé depuis quelques jours que dans le cadre d'une censure il croyait Elisabeth l'a rappelé il croyait dur comme fer à la censure de Michel Barnier contrairement au Premier ministre lui-même il dit que ça lui est difficile de recevoir 40 chefs d'État dans 3 jours sans avoir un vrai Premier ministre alors bon il

38:08
Locuteur

disait aussi il

38:12
Invité

disait aussi et il n

38:13
Locuteur

'est

38:13
Invité

pas inutile de le rappeler ce soir après ce qu

38:15
Locuteur

'on

38:15
Invité

vient de vivre que s'il avait dissous l'Assemblée Nationale c'est parce que sinon son Premier ministre aura été censuré au moment du budget donc je pense que malheureusement

38:25
Locuteur

la

38:25
Invité

présidence de la République est une espèce de canard sans tête et que Emmanuel Macron a perdu sa grammaire politique je ne sais pas ce qu'il nous réserve mais je pense que si on imagine que ça va être purement rationnel après ce qu

38:40
Locuteur

'il

38:40
Invité

nous a fait avec la dissolution je pense qu'on peut se tromper assez lourdement

38:42
Locuteur

pour

38:43
Présentateur

celles et ceux qui nous rejoignent le saut dans l'inconnu c'est une émission spéciale que LCI vous propose ce soir avec les acteurs et les actrices politiques du jeu notamment le RN mais aussi d'autres qui se succéderont sur ce plateau les observateurs les éditorialistes nos directs à Matignon et à l'Elysée le président de

39:01
Locuteur

la

39:01
Présentateur

République donc prendra la parole à 20h écoutez le moment clé ce moment où pour la première fois dans l'histoire de la Ve République dans ces circonstances sans possibilité de dissous de l'Assemblée Nationale le gouvernement tombe on devrait avoir

39:21
Locuteur

la régie

39:23
Invité

pour l'adoption de la motion de censure 288 pour l'adoption 331

39:30
Locuteur

la

39:30
Invité

majorité requise étant atteinte la première motion de censure est adoptée et il n'y a pas lieu de mettre au voie la seconde motion les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 sont donc considérées comme rejetées en raison de l'adoption de la motion de censure et conformément à l'article 50 de la constitution le premier ministre doit remettre

39:53
Locuteur

au

39:53
Invité

président de la République la démission du gouvernement les travaux de l'Assemblée Nationale sont ajournés la séance élevée

40:01
Locuteur

la

40:03
Présentateur

gravité du moment la France sans premier ministre sans gouvernement sans budget sans frein pour le vertige la spirale de la dette on est là

40:12
Invité

sans réserve budgétaire on le rappelle aussi et avec un président dont c'est le quatrième échec depuis le 9 juin ça fait beaucoup quand même

40:20
Locuteur

vous

40:21
Présentateur

ouvrez là tous les chapitres qu

40:22
Locuteur

'on

40:22
Présentateur

va ouvrir c'est à dire le chapitre économique quid de la dette quid d'une démission du président de

40:26
Locuteur

la

40:26
Présentateur

République il y

40:26
Locuteur

a

40:26
Présentateur

les légitimistes comme Guillaume Roquette qui est là qui disent la question même a quelque chose de choquant ceux qui disent on y arrivera quand même d'une manière ou d'une autre parce que ce sera le seul déblocage mais encore si on s'arrête sur cette image d'abord l'ampleur du vote qu'est-ce que ça dit selon vous Guillaume Roquette ou je ne

40:44
Locuteur

sais

40:44
Présentateur

pas il

40:44
Locuteur

y a de la marge ce

40:46
Invité

qui m'étonne moi si vous voulez pardonnez-moi c'est qu'on nous disait que toute la journée monsieur Barnier continuait à passer des appels etc mais quand on a un gap comme ça comment ils ont pu croire jusqu'au bout que ça allait bouger donc je me demande si cette forme pardon de le dire de croyance irréelle ne les a pas habitées justement pendant toute la fonction c'est à dire est-ce qu'ils n'ont pas surestimé leur force pour en être arrivés au jour J à penser qu'on allait bouger les choses alors qu'on a un écart énorme largement au-dessus de ce qu'il fallait

41:17
Locuteur

est

41:18
Présentateur

-ce que ça annonce les difficultés de trouver une nouvelle majorité notamment les socialistes dont vous parlez beaucoup Patrice là on voit mal en tout cas ceux qui seraient prêts à franchir le rubicon d'une coalition et

41:28
Invité

prendre le risque pour la prochaine dissolution d'y aller sans le paratonnerre du nouveau fond

41:34
Locuteur

populaire

41:35
Invité

ça dépend du mode

41:35
Locuteur

de scrutin

41:36
Invité

non non ça dépend du mode de scrutin

41:37
Locuteur

si

41:38
Invité

c'est la proportionnelle mais mais non mais pardonnez-moi alors j'entends tout ce que vous dites et je suis je partage vos analyses mais ça veut dire que les socialistes ce grand parti qui est le parti socialiste aujourd'hui pense d'abord à sa propre réélection et chacun d'entre eux pense d'abord à sa propre réélection avant de penser à la France on est quand même un tout petit peu loin des grandeurs du parti socialiste c'est quand même la réalité mais je trouve ça d'une médiocrité je trouve si vous voulez que ce qui s'est joué là cet après-midi pour moi c'est la mort de la politique je ne vois pas qui sort grandi de ça monsieur Jacobelli a tout à fait raison de dire que comment dire Laurent Wauquiez qui vient faire l'éloge funèbre du premier ministre Barnier en disant qu'il est formidable pourquoi ne l'a-t-il pas dit avant qu'il était si formidable pareil pour Gabriel Attal le parti socialiste qui se paye de mots et qui fait semblant de dire qu'il va aller voir et prendre son autonomie c'est faux ils ont peur de la dissolution ils veulent pouvoir récupérer leur

42:35
Locuteur

vote

42:36
Invité

chacun pense comme des boutiquiers je trouve ça dramatique

42:38
Présentateur

Isabelle Saporta vous mentionniez Gabriel Attal il est allé très vite aujourd'hui puisqu'il a fait une forme de proposition écoutez d'abord sa formule à l'Assemblée il tape dur sur vous Laurent Jacobelli et sur l'ORN mais vous allez voir ce qu'il dit ensuite sur ce qui pourrait être un nouveau front et donc une nouvelle majorité une nouvelle minorité en tout cas gouvernante

42:57
Locuteur

oui

42:59
Invité

oui les députés le péniste mentent ils mentent je l'ai dit quand ils font croire aux français que c'est pour les défendre eux et défendre leur pouvoir d'achat qu'ils votent la motion de censure il n'en est rien les députés le péniste mentent quand ils tentent de faire croire que le chaos qu'ils sèment ça ne serait pas de leur faute au fond au fond je crois sentez déjà je crois que vous le sentez déjà que pour vous faire du bien vous faites mal au pays et mal aux français

43:30
Locuteur

vous

43:31
Invité

le sentez déjà que vous faites une erreur devant l'histoire mais vous ne pouvez pas vous en empêcher c'est plus fort que vous c'est votre nature alors vous cherchez à rejeter sur d'autres la responsabilité que vous prenez seul de faire tomber le gouvernement de la France auriez-vous déjà la censure honteuse

43:51
Présentateur

la personne de Gabriel Attal on voit je trouve c'est à mon avis je ne

43:54
Locuteur

sais

43:54
Présentateur

pas ce que

43:54
Locuteur

vous

43:54
Présentateur

en pensez il fait partie de ceux qui ont fait le plus d'efforts disons visiblement on sentait que pour lui c'était un moment important

44:00
Invité

oui c'est vrai c'est à dire qu'il se dit c'est peut-être ma chance parce que jusqu'à présent le socle commun c

44:07
Locuteur

'est

44:07
Invité

une expression un peu ridicule mais c'est comme ça qu'on les appelle c'est à dire la minorité de députés qui soutenaient Michel Barnier le socle commun penchait plutôt vers la droite avec un premier ministre et l'air Gabriel Attal se dit que peut-être avec son éloquence il va pouvoir rééquilibrer un petit peu le système il se dit aussi que dans une période comme ça c'est l'un des enjeux des journées comme aujourd'hui c'est que les français regardent même de loin qui émerge et qui peut être éventuellement qui peuvent être les leaders politiques de demain et Gabriel Attal aimerait bien être

44:40
Présentateur

du lot et effectivement ce rôle ce premier rôle que Gabriel Attal semble vouloir se donner dans la manœuvre des prochains temps elle se lit dans ses propos rapportés Gabriel Attal souhaite négocier un pacte de non-censure avec les partis républicains excluant l'ERN Boris Vallaud avait déjà à utiliser ce terme

44:59
Invité

il y a quelques jours ça veut dire quoi

45:00
Locuteur

? qu'est-ce qui changerait ? Jean-Luc Mélenchon et Jean

45:03
Invité

-Luc Mélenchon avait pardon qu'il a missionné qu'il a missionné M. Attal à part lui-même est-ce qu

45:08
Locuteur

'on

45:08
Invité

peut rappeler juste le parcours de M. Attal qui reste entre deux et six mois à un poste sans jamais arriver au bout qui s'est pris la claque des européennes qui a mené la bataille des législatives et qui s'est pris la claque du premier tour à tel point qu'il est allé supplier les mélenchonistes de venir à sa rescousse et c'est M. Attal qui arrive comme un chevalier blanc en disant moi je vais faire la synthèse mais qui veut de M. Attal à

45:29
Locuteur

chaque fois

45:29
Invité

mais je ne lui en veux pas

45:30
Locuteur

mais il est ultra minoritaire il

45:33
Invité

est ultra minoritaire que M. Attal apprenne l'humilité qu'il apprenne l'humilité c'est au président de la République de choisir le premier ministre et pas à M. Attal de s'autonomer il a je

45:45
Locuteur

crois il a je crois montré ses faiblesses il a je crois montré ses faiblesses il a le droit il a le droit en tant que président de groupe et il va avoir le

45:53
Invité

parti de prendre des positions néanmoins je souligne quand même qu'il est prêt à prendre les écolos avec lui qui sont quand même dans des fonctionnements pardon un peu extrémistes anti-flics donc on ne peut pas dire tout et son contraire il est prêt si vous voulez à dire hors LFI alors qu'il a dit dans une matinale mettez un bulletin LFI dans l'urne cette phrase là si vous voulez elle est fatale quelle cohérence vous avez en ayant dit mettez un bulletin LFI dans l'urne et aujourd'hui dire dans l'Assemblée nationale nous ne voulons pas être avec LFI soit vous étiez dans cette union avec LFI vous les prenez vous voulez manger jusqu'au bout pardon de le dire soit vous n'y étiez pas non mais parce que comment voulez-vous qu'on y comprenne quoi que ce soit je

46:32
Locuteur

ne suis

46:32
Présentateur

pas sûr que l'expression soit très mais oui

46:34
Locuteur

c'est clair c'est clair c'est une

46:37
Invité

image ce

46:39
Locuteur

que je veux dire par là c

46:40
Invité

'est

46:42
Locuteur

un mini dérapage ce que je veux

46:44
Invité

dire par là c'est que vous voyez dans toute cette incohérence dans tout ce foutoir actuel dans toute cette angoisse qu'ont les français parce qu'on a beau dire qu'ils ne

46:52
Locuteur

s'y

46:52
Invité

intéressent pas s'ils s'y intéressent parce que c'est un impact sur leur quotidien vous avez des personnalités politiques qui disent pas LFI LFI les uns les autres on n'y comprend rien est-ce qu'on entre

47:03
Présentateur

vraiment dans l'inconnu directeur de

47:05
Locuteur

la

47:05
Présentateur

rédaction Bastien Mora Simonval il vient de faire le compte il dit si on a un nouveau premier ministre avant le 31 décembre nous aurons eu 4 premiers ministres en 2024 4 premiers ministres en 2024 dans l'histoire de la 5ème république on disait la France la France c'est le pays stable monarchique

47:18
Locuteur

c'est sous la 4ème république

47:19
Invité

c'était sous les 6 mois tandis que là il y en aura encore plus oui plus que sous la 4ème république oui c'était sous les 6 mois il y en a eu 24 en 12 ans

47:25
Présentateur

qu'est-ce que ça dit la situation où nous sommes est-ce qu'elle est encore plus grave

47:32
Invité

tout à l'heure sur le locataire de l'Elysée quand même oui c'est-à-dire allez-y il y

47:38
Locuteur

a

47:38
Invité

quand même un problème de ce côté là sur les choix sur le casting sur l'analyse politique on

47:45
Locuteur

a un président qui ne sent pas son pays

47:47
Invité

qui ne le comprend pas

47:48
Locuteur

la

47:48
Invité

question qu'on s'est posée à l'issue des législatives c'est est

47:51
Locuteur

-ce

47:51
Invité

qu'il n'y aura jamais plus maintenant une majorité absolue au Parlement c'est quand même une question alors évidemment le Rassemblement National si Marine

47:59
Locuteur

Le Pen était élu

48:00
Présentateur

sans même avoir la proportionnelle ce qui est un

48:03
Locuteur

exploit

48:03
Invité

il y

48:04
Locuteur

a

48:04
Invité

un équilibre qui est quand même fragilisé entre le Parlement et l'exécutif et le Parlement dysfonctionne il ne remplit plus son rôle donc on est quand même dans ce moment vertigineux où on se demande si les fondements même de la constitution de la 5ème République sont encore ne sont pas

48:23
Locuteur

obsolescents en

48:23
Invité

réalité il faut qu'il y

48:24
Locuteur

ait il

48:24
Invité

faut

48:25
Locuteur

qu'il y ait elle est forte

48:25
Invité

la 5ème parce que pour subir tout ça et être encore debout la 5ème République de Michel Debré et le Général De Gaulle elle est quand même largement costaude il faudrait peut-être il faudrait lui mettre la proportionnelle effectivement pour que l'Assemblée Nationale ressemble plus au peuple parce que la politique a changé les opinions ont changé en revanche cette constitution elle est solide elle a été très maltraitée et notamment

48:45
Locuteur

par son garant le président de la République Emmanuel Macron

48:47
Invité

il faudrait qu'il

48:48
Locuteur

y ait

48:48
Invité

un président de la République élu bien élu avec une vraie campagne et qui amène derrière lui une majorité on

48:56
Locuteur

a eu le problème à la dernière élection Emmanuel Macron a été mal élu en 2022 je ne dis

49:00
Invité

pas ça mais il n'a pas

49:01
Locuteur

pu il a été réélu c'est toujours celui

49:04
Invité

d'être réélu

49:04
Locuteur

il vaut mieux

49:05
Invité

quand

49:05
Locuteur

il n'y a pas une majorité quand il n'y a pas de campagne

49:07
Invité

présidentielle comme ça a été le cas quand il n'y a pas de débat pendant la campagne parce qu'il y avait la guerre à ce moment là je me souviens parfaitement de cette période où en fait il n'y a pas eu vraiment de campagne les débats n'ont pas eu lieu c'est pas la même chose les débats ça doit se faire avant donc derrière les législatives ont été très poussives on l'a vu la campagne législative a démarré très tard et il n

49:26
Locuteur

'y

49:26
Invité

a pas eu il n'a

49:28
Locuteur

pas emporté de majorité mais pardon excusez-moi est-ce que

49:30
Présentateur

ça veut dire le blocage est-ce que la France est dans une situation de

49:33
Locuteur

blocage complet

49:34
Présentateur

parce que oui

49:35
Invité

complètement et puis en plus si on veut retrouver l'esprit de la 5ème il faut quand même qu'il y

49:39
Locuteur

ait

49:39
Invité

une élection présidentielle avant l'élection législative parce que là si vous voulez on est quand même c'est ça aussi qui nous a fait dysfonctionner totalement la dissolution absurde donc ça je sais qu'on partage totalement cette analyse d'Emmanuel Macron en fond sans l'enjeu présidentiel il a eu un vote de mécontentement là il faut absolument qu'il y ait un candidat à la présidentielle ou une candidate et qu'il y

50:03
Locuteur

ait

50:03
Invité

fait plusieurs candidats et candidates qui ait la dynamique de l'élection présidentielle et qu'on puisse voter pour les législatives après mais du coup ça voudrait dire une présidence si on attend la date du on ne peut pas dissoudre avant le décret le décret c'était le 9 juin donc si on attend

50:16
Locuteur

avant le 7 juillet il y a un

50:18
Invité

débat là-dessus

50:19
Locuteur

ça peut être juillet Anne

50:20
Invité

-Charlène Bézina que j'ai interviewé ce matin me disait c'est le 9 et elle était très sûre d'elle donc moi comme c'est une

50:26
Locuteur

constitutionnaliste je le répète mais on ne peut pas dire la

50:28
Invité

constitutionnaliste mais en tout cas si je pense qu'on va être à deux semaines ça je peux vous dire que je pense qu'on va sentir ça Darius Rochemin a tout à fait raison je pense que chaque semaine qui va passer c

50:37
Locuteur

'est pas sûr que le président décide

50:38
Invité

de dissoudre

50:40
Locuteur

il

50:40
Invité

peut tout à fait ne

50:41
Locuteur

pas dissoudre je pense

50:41
Invité

qu'on n'aura pas tout à fait le choix c'est lui qui décidera mais

50:44
Locuteur

lui à l'état

50:44
Invité

actuel à ce stade il dit qu'il espère que les choses durent il n'est pas obligé de dissoudre

50:49
Locuteur

c'est la crise dont parle Darius des gouvernements

50:51
Invité

qui tombent en cascade et à un moment de toute façon il ne

50:55
Locuteur

peut

50:55
Invité

pas faire autrement j'hésite à l'employer parce que c'est un peu une tarte à la crème mais j'ai quand même pensé à cette formule célèbre de Gramsci en regardant ce qui se passe cet après-midi vous savez la crise c'est quand le monde ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître je pense qu'on est là arrivé au bout de quelque chose c'est-à-dire un système une représentation politique qui n'est plus le reflet de ce qu

51:17
Locuteur

'est

51:17
Invité

la société et pour une raison très simple c'est que la société est trop atomisée elle est trop fracturée pour pouvoir faire émerger une majorité et c'est en ça que je trouve qu'il ne

51:27
Locuteur

faut

51:27
Invité

pas trop accabler Emmanuel Macron certes il a commis une faute tactique évidente en

51:31
Locuteur

dissolvant l'Assemblée nationale

51:32
Invité

c 'était une erreur politique mais sur le fond de dire il faut qu'on sorte de cette situation c'est

51:40
Locuteur

-à

51:40
Invité

-dire qu'en fait on n'a plus aujourd'hui un socle de confiance sur je ne sais pas ce que ça pourrait être peut-être à mon avis une forme de reprise de contrôle de notre destin qui permet de faire émerger une majorité et ça objectivement c'est pas la faute de Barnier et c'est pas la faute de Macron là

51:57
Locuteur

où je

51:57
Invité

suis d'accord c'est dans des périodes comme celle-là en l'occurrence c'est inédit donc on n

52:01
Locuteur

'en

52:01
Invité

a jamais connu il faut qu'il

52:02
Locuteur

y ait

52:02
Invité

des gens qui soient à la hauteur de l'événement ça

52:04
Locuteur

c'est une

52:04
Invité

certitude donc demain soir c'est pour ça que c'est quand même ce qui fait la décision du Premier ministre et le discours qui accompagne cette décision si c'est ça demain c'est extrêmement important s'il rate son allocution de m'asseoir après avoir perdu les européennes deux législatives et la censure aujourd'hui ça commence à faire beaucoup moi mon pronostic c'est qu'il va faire un appel à une forme une forme d'union nationale

52:31
Locuteur

il

52:32
Invité

faut un Premier ministre je

52:33
Locuteur

pense que c

52:33
Invité

'est ça qu

52:33
Locuteur

'il

52:33
Invité

fera qu'il ne soit pas un Premier ministre de l'ancien monde qu'il ne

52:37
Locuteur

soit

52:37
Invité

pas un Premier ministre avec un très vieux logiciel il faut un Premier ministre qui ait compris effectivement la diversité des opinions en France et cette

52:44
Locuteur

assemblée

52:45
Invité

qui est diverse et donc un Premier ministre qui est capable d'écouter tout le monde et je dis

52:48
Locuteur

bien tout le monde vous avez

52:49
Invité

une idée

52:49
Locuteur

en

52:49
Invité

tête ?

52:50
Locuteur

mais

52:50
Invité

je ne

52:50
Locuteur

suis

52:50
Invité

pas le

52:50
Locuteur

Président de

52:50
Invité

la République

52:52
Locuteur

qui est

52:53
Invité

capable d'écouter tout le monde et de faire un projet de synthèse qui sera idéal pour personne mais où tout le monde retrouvera une partie de ses petits et où il pensera que c'est au moins un plus petit dénominateur commun acceptable alors pour

53:03
Locuteur

vous c'est un élu c'est un politique c'est

53:06
Présentateur

qui ?

53:06
Locuteur

qui

53:06
Présentateur

est supportable pour vous ? là on a une galerie de portraits c'est non l'un ou d'autre mais qui est

53:11
Locuteur

? il

53:11
Invité

a quasiment dit oui s

53:12
Locuteur

'il a dit pas ancienne école il

53:13
Invité

a dit pas ancienne école un logiciel

53:16
Locuteur

ça dépend pas de moi d'abord non mais vous en

53:19
Invité

avez éliminé trois non non non on peut avoir un certain âge on peut avoir un certain âge et c'est adapté donc c'est pas du tout c

53:25
Locuteur

'est

53:26
Invité

pas du tout du

53:26
Locuteur

jeunisme

53:27
Invité

je vais vous dire je vais vous dire ce qui pour nous est important pas de gauche

53:31
Locuteur

c

53:31
Invité

'est à dire pas de LFI pas d'écologistes pas de socialistes qui sont tenus trop reine courte ça peut être Cazeneuve ça peut être Cazeneuve par Mélenchon

53:41
Locuteur

mais pas hein non mais

53:42
Invité

pardon Bernard

53:43
Locuteur

Cazeneuve c'est important

53:44
Invité

socialiste il est bien enfin il entre dans votre possibilité ? Cazeneuve c'est vraiment très limite donc ça dépendra

53:52
Locuteur

de son gouvernement et de ses objectifs deuxièmement

53:54
Invité

ça y est dead non pas du tout deuxièmement quelqu'un qui a compris que nous sommes le premier parti de France voilà et qui casse ses oeillères et qui dit bah je vais travailler avec eux alors Sébastien Lecornu de ce point de vue là et François Bayrou s'en recevant et quelqu'un dont la stratégie gouvernementale déjà qu'il en est une et qu

54:13
Locuteur

'elle

54:13
Invité

ne soit pas à l'opposé

54:14
Locuteur

de

54:15
Invité

ce pourquoi les électeurs nous ont envoyé à l'Assemblée

54:17
Locuteur

nationale ce

54:17
Invité

sont nos conditions j'allais dire exactement les mêmes que pour Michel Barnier

54:21
Locuteur

regardez

54:21
Présentateur

la scène que nous venons de vivre quand le sang a coulé tout change c'est à dire on savait déjà que le RN était en position d'arbitre mais jusqu'à présent le sang n'avait pas encore coulé cette fois le sang a coulé c'est quand même saisissant on soumet on soumet au RN

54:35
Locuteur

moi j'en suis que porte-parole c'est pas moi qui déciderai et elle

54:38
Présentateur

et

54:39
Locuteur

lui mais c'est très intéressant c'est là où on voit c'est une

54:42
Invité

logique mathématique

54:42
Locuteur

mais cette logique

54:43
Présentateur

mathématique on la connaissait déjà avant ce qui s'est passé ce soir la

54:46
Locuteur

grande différence c

54:47
Présentateur

'est

54:47
Locuteur

qu'il y

54:47
Présentateur

a eu effectivement comme dit Libé

54:49
Locuteur

il y a

54:50
Invité

eu la nuit il y

54:52
Locuteur

a eu

54:52
Invité

le 15 mars 44 mais je pense que ça d'un point de vue démocratique ce n'est pas une mauvaise chose parce que il y avait vraiment une déconomie trop forte trop forte probablement entre le poids électoral du RN l'écho que ses thèses et son projet rencontrent dans l'opinion et l'absence de toute influence politique à l'Assemblée Nationale et au gouvernement c 'est un principe de réalité

55:16
Locuteur

oui et

55:17
Invité

c'est encore une fois fin août Marine Le Pen a dit non à Xavier Bertrand oui à Michel Barnier

55:23
Locuteur

donc c'est

55:23
Invité

la répétition XXL à partir du moment où il y

55:26
Locuteur

a

55:26
Invité

des forces politiques en présence c'est le prochain premier ministre devra effectivement convenir à une majorité des forces politiques en présence donc comme on exclut le nouveau Front Populaire alors on peut discuter sur les socialistes mais en tout cas eux ils sont dans le refus de tout et ils ne seront pour personne à part Madame Casté avec tout le reste de l'échiquier politique en fait qu'il va falloir effectivement discuter et c'est vrai que Sébastien Lecornu lors de la loi de programmation militaire avait réussi quand même à pousser et à faire voter sa loi parce qu'il a de

55:58
Locuteur

l

55:58
Invité

'expérience politique et puis parce que aussi il a si vous voulez une forme de capacité de rassembler et je pense que c

56:04
Locuteur

'est

56:04
Invité

pour ça aussi qu'on le voit dans les potentiels dans l'équation politique dans

56:08
Locuteur

l'équation politique

56:08
Invité

de nommer à l'hôtel de Matignon l'un des plus proches ministres depuis 2017 du président de la République c'est quand même extraordinairement difficile à mon avis

56:21
Locuteur

et

56:21
Invité

M. Bayrou est très proche aussi d'Emmanuel Macron je

56:24
Locuteur

pense que M. Bayrou existait

56:25
Invité

politiquement M. Bayrou existait politiquement avant Emmanuel Macron c'est d'ailleurs son ralliement à Emmanuel Macron en 2017 qui a largement permis l'élection du chef de l'État alors que Sébastien Lecornu on peut le dire c'est pas désagréable pour lui sauf évidemment pour les électeurs de l'heure et les habitants de Vernon mais sinon pour les autres c'est un peu une créature d'Emmanuel Macron quand même vous

56:45
Locuteur

dites le monde

56:46
Invité

a changé il y en avant et il

56:50
Locuteur

y

56:50
Invité

en après maintenant c'est le rassemblement national incarné ici par Laurent Jacobelli qui dit qui peut être à Matignon mais la question c'est à voir dans quelle mesure le rassemblement national on en parlait tout à l'heure prendra des bénéfices de cette capacité à déstabiliser la vie politique française parce qu'à chaque fois que vous censurez un gouvernement vous déstabilisez vous apportez de

57:16
Locuteur

l

57:16
Invité

'incertitude alors

57:17
Locuteur

cours parce qu'on va avancer précisément

57:18
Invité

sur les conséquences économiques de notre société ce

57:20
Locuteur

qui

57:20
Invité

déstabilise c'est pas nous c'est pas notre présence ce qui déstabilise non je me permets de terminer ma phrase ce qui déstabilise c'est que des gouvernements fassent comme si nous n'existions pas ce qu'ils ne feraient avec aucun autre parti qui

57:31
Locuteur

aurait notre poids qui aurait

57:32
Invité

notre poids c'est ça qui a tout déstabilisé c'est ça qui a causé la perte de Michel Barnier je crois que maintenant le message est fort et clair vous disiez tout à

57:39
Locuteur

l

57:39
Invité

'heure est-ce qu'on a perdu en respectabilité en puissance est-ce que machin je crois qu'on vient de montrer ce soir que c'est l'inverse qui s'est passé

57:44
Locuteur

c'est

57:44
Invité

l

57:44
Locuteur

'inverse c

57:44
Invité

'est

57:44
Locuteur

l

57:44
Invité

'inverse c

57:44
Locuteur

'est l'inverse