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InterviewINA Arditube· 26 janvier 2019 16 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Francois-Xavier Bellamy la nouvelle star de la droite | INA Arditube

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Wauquiez a décidé que vous seriez la tête de liste LR aux européennes ?

  • 0:49OuverteRéponse directe

    On vous trouve parfois trop "chérubin" ou "hors sol", qu'est-ce que cela signifie ?

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Gérard Larcher dit que c'est moins grave si Bellamy est sur la liste sans être en tête. Vous dites que vous irez où vous serez utile ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Vous enseignez la philosophie et vous parlez de votre engagement local. Pourquoi la politique ?

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Votre essai "Demeure" est un manifeste conservateur. Comment définiriez-vous votre droite ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Vous dénoncez le culte du mouvement et du progrès. Comment l'appliquer à la droite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Fait
    « j'ai pas fait acte de candidature j'ai pas souhaité être candidat à cette élection »
  • 2:02Fait
    « ma vraie passion c'est la philo c'est l'enseignement de la philo »
  • 5:59Fait
    « le progressisme ne consiste pas à faire des progrès mais à croire que tout changement est un progrès »
  • 7:46Fait
    « la droite a fini par apparaître comme un syndicat de défense des privilégiés »

Temps de parole

  • ?98 %

≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Non speech

[Applaudissements] [Musique]

0:09
Locuteur

françois-xavier bellamy bonsoir ça va très bien c'est une joie d'être ici est-ce que wauquiez a décidé est ce que vous serez la tête de liste des républicains aux européennes je crois que laurent wauquiez n'a pas encore pris sa décision en tous les cas j'ai pas d'informations sur le sujet et ce sera une discussion évidemment entre lui et les responsables des républicains j'imagine mais aussi entre lui et moi parce que la question c'est aussi savoir ce qu'on se construit on peut faire ensemble dans cette aventure bien sûr alors brice hortefeux a déclaré bellamy koch deux cases la jeunesse et le renouvellement on peut être jeune dit il et ne pas renouveler geoffroy didier par exemple les jeunes mais il est dans le paysage politique depuis dix ans bellamy lui est frais il y en a d'autres qui vous trouve un peu trop chérubins un peu trop hors sol ça veut dire quoi je ne sais pas exactement ce que ça veut dire en fait c'est une situation très hésitante pour moi parce que j'ai pas fait acte de candidature j'ai pas souhaité être candidat à cette élection j'ai découvert j'ai appris que c'était une hypothèse sur laquelle les républicains travail et j'en suis très touchée évidemment maintenant c'est d'abord une question de projet c'est une question de vision la crise dans laquelle on est aujourd'hui elles montrent qu'on a d'abord besoin d'idées et c'est pas tellement une question de tempérament je crois pas être un chérubin en tous les cas et j'espère savoir le démontrer à l'ofce chérubins non mais ça discute parce que gérard marché par exemple il dit c'est moins grave si bel ami est sur la liste sans être en tête vous vous dites j'irais là où je serai utile moi c'est la seule chose qui compte pour moi aujourd'hui encore une fois je j'ai été engagé en politique c'est d'abord une expérience locale pour moi j'ai eu l'occasion de travailler effectivement en cabinet quand j'étais encore étudiant parce que c'était une occasion de découvrir cet univers qui est passionnant mais c'est vrai que ma vraie vocation ma vraie passion c'est la philo c'est l'enseignement de la philo j'ai toujours voulu en six jours le secondaire aujourd'hui j'enseigne et c'est un métier qui me passionne c'est d'ailleurs ce que je dois dire au passage c'est que tous les lundis soirs vous êtes au théâtre saint-georges et vous parler de philosophie ça a beaucoup de succès oui un sens vous avez pas besoin de tirer vous cherchez pas un job dans mérité je cherche pas spécialement un job je cherche à être utile c'est vrai dans un moment où on voit bien qu'on est très nombreux un français à se sentir un peu déboussolée devant une situation pleine d'incertitudes et qui sans doute est une situation qui appelle une réponse sur le fond on a besoin de sens on a besoin de savoir où on va et voilà si cet engagement politiques mais confier la seule question qui me qui me qui m'habite c'est la question de savoir comment servir alors votre mouvement s'appelle unis pour servir ne pas être plus clair alors pourquoi donc il est autant question de françois xavier bellamy on va parler de votre philosophie alors françois xavier lamy votre dernier essai qui s'appelle demeure chez grasset est un manifeste disons conservateurs mais qui ne s'égare pas dans les jérémiades de la déploration de la disparition d'une france blanche fermée révolue vous êtes très ouverts en fait d'abord ce qui serait absurde sénat tomber dans quelques déploration ce soit le but c'est d'essayer de redécouvrir que on peut aimer les choses qui sont et ce que je reproche le plus à la passion du nouveau monde et du changement perpétuel c'est au fond de nous faire toujours détesté le présent le présent le réel les hommes et les femmes que nous sommes c'est aussi quelque chose de merveilleux qui mérite d'être habité de nouveau et quand j'entends dire voilà aujourd'hui qu' il faudrait forcément tout transformer tout changer peut-être que je me dis justement que c'est cette incapacité à habiter vraiment le monde a à y demeurer vraiment qu'ils créent aussi cette espèce d'anxiété collectif qu'on partage alors visite à la droite comment revendiquer haut et fort des valeurs morales et laisser le marché gouverner nos vies c'est à dire que votre droite à vous c'est pas la droite business mais ça c'est intéressant il ya de toute évidence on a besoin d'une activité économique qui fonctionne parce que c'est là que se crée la richesse qu'on peut partager ensemble mais on a aussi besoin d'une vie politique qui ne soit pas seulement fasciné par un taux de croissance et c'est peut-être ce que malheureusement la droite a pu faire c'est ce dans quoi elle a donné le sentiment de s'enfermer parfois parce qu'en réalité je crois qu'il ya quelque chose qui a parasité le débat politique pendant longtemps qu'ils étaient le marxisme il donc pendant très longtemps soit on était du côté de de l'est du mur de berlin et on met l'économie administrée et si on s'opposait à sa en défendent est d'abord une économie libérale et tout se passe comme si au fond la droite s'était concentré fondamentalement sur des questions économiques alors qu'en réalité ce qui compte c'est de proposer un vrai modèle de société un vrai modèle qui puisse nous permettre de reconstruire du commun aussi c'est ça qui compte le plus est ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui les républicains explose en trois parties à la droite disons libéral c'est ce qu'ils sont macro nice en fait c'est alain juppé en gros une droite socialiste national c'est la droite de marine la peine durant semblement nationale est une droite catho tradi qui est un peu sens commun la manif pour tous c'est à dire un retour vraiment aux fondamentaux la question c'est qu'est ce qui nous distingue et c'est vrai que je crois qu'il ya deux grandes sensibilités au fond qui se partagent sur les grands sujets qu'on a devant nous d'un côté il ya des gens qui vont dire ce qui compte c'est d'abord d'aller vers l'avenir et de tenter de dépasser le monde tel qu'il est de l'autre côté il ya des gens qui moi je me reconnaîtrait là dedans se disent il faut qu'on fasse attention parce que ce monde il a de la valeur on a dans nos mains des biens qui sont nécessaires et qui sont nécessaires pour qu'on puisse continuer aussi de partager une vie commune et cette intuition là on peut l'appeler conservatrice mais enfin que ce serait dangereux de l'enfermer là dedans parce que elle elle touche aussi des gens qui ont voté à gauche toute leur vie ou qui se sentent écologistes et bien cette intuition l'a peut-être c'est celle qui incarne en fait en réalité ce qu'on pourrait appeler la droite au sens historique et intellectuels de ce taire tout à fait alors dénoncé le culte du mouvement du progrès propres à nos sociétés vous dit le progressisme ne consiste pas à faire des progrès mais à croire que tout changement est un progrès super punch lines s'est clairement l'attitude dans laquelle on est aujourd'hui la question la question n'est pas d'être pour ou contre le progrès tout le monde veut progresser la grande question politique c'est de savoir qu'est ce qui est un progrès et qu'est ce qui n'est pas un progrès et c'est pas forcément parce que on est en train d'avancer vers un nouveau monde que ce monde est forcément le monde est en proie au bougisme c'est sans doute est ce qu il nous à ce qui a fait perdre son sens à la politique c'est du grand que sur tout ce qui change est bon alors dans ce cas on a plus de question à se poser vous dites ce n'est pas parce qu'une pratique est plus récente quel doit être préférée vous savez il ya parfois en ont parfois on dit c'est comme s'il était interdit de penser que c'était mieux avant mais sur certains points oui peut-être qu'on a perdu des sages est ce qu'on avait fois et qu'on a plus aujourd'hui peut-être qu'on doit se remettre à l'école faire de la philo c'est se mettre à l'école d'auteur qui sont morts depuis très longtemps et se dire qu'ils ont une sagesse à nous enseigner qui mérite d'être les conjointe lise et michel onfray qui est notre invité demain dans les terriens du dimanche revenir à la sagesse romaine je me dis que vous avez raison je lis michel onfray avec avec beaucoup d'intérêt et l'idée qu'on puisse remettre dans notre propre actualité dans notre vie des leçons de sagesse qui viennent de l'antiquité latine par exemple c'est une idée qui touche aussi alors et c'est là c'est là où le mot conservatisme paraît trop fragile c'est qu'en fait c'est pas du conservatisme c'est une manière seulement deux d'être intelligent tout simplement vous dites la dialectique progressiste consiste à opposer un ancien et un nouveau monde le premier étant par principe moins parfait que l'autre ça c'est clairement enfonce qui a résumé le débat politique de 2017 et on voit bien aujourd'hui que les choses sont plus compliquées que ça le faisait ce qu'on est en train de vivre à travers la crise qu'on traverse maintenant à travers ce grand débat qui s'engage et dont personne ne sait exactement à quoi il nous conduit c'est peut-être ce débat manqué au fond si la mission consiste à dire que le nouveau monde est forcément meilleur que l'ancien n'y a plus de question à se poser mais on voit bien qu'elle est question qui se pose est qu'on a besoin de partager ces questions et c'est ça la politique en fait vous dites la droite a fini par apparaître comme un syndicat de défense des privilégiés il faut que la droite se consacre aux déshérités avant tout je prendrai un exemple tout simple je reviens à la réalité de mon expérience d'enseignant c'est vraiment ma vocation j'ai toujours voulu en signant le secondaire et quand j'ai commencé à enseigner j'ai été au contact de ceux qui sont directement les principales victimes de la crise de notre école quand la droite a défendu une opposition très forte aux questions éducatives aux réformes qui avait lieu elle le faisait souvent en disant il faut défendre l'excellence il faut défendre l'élitisme c'est vrai d'une certaine manière qu'il faut défendre l'excellence mais il faut d'abord défendre l'excellence non pas pour ceux qui sont déjà les plus favorisés faut d'abord la défendre pour ceux qui sont directement victimes de la baisse du niveau dans notre école souffre aujourd'hui c'est à dire de ceux qui sont aujourd'hui dans les familles qui cumule le plus de difficultés ça c'est un grand thème de la droite défendent la culture défend de la transmission de l'héritage mais nous devons défendre ces questions là d'abord pour les plus déshérités et pour les plus défavorisés alors tous mal que l'intellectuel et du culturel sur l'économie et préférer la lettre aux chiffres et sa edgar morin m'a dit ici que effectivement le monde avait basculé le jour où les chiffres ont pris le pouvoir c'est vrai qu'on vit cet aboutissement aujourd'hui qu'est la numérisation du monde où tout ce qui existe doit pouvoir être traduit en chiffres ou tout ce qu'on vit doit pouvoir être convertis en nombre mais cette numérisation du monde cette passion pour le big data dette elle nous laisse un peu démuni quand il s'agit de dire ce qui ne se traduit pas en nombre je crois que je vais pas donner le sentiment que je suis opposé au nombre que je suis opposé à la liberté d'entreprendre à l'initiative à la réussite économique c'est très important encore une fois mais de fait il faut qu'il ya un marché il faut qu'ils aient un marché qui fonctionne bien mais ce qui donne un sens au marché ce qui donne un sens au chiffre est allé change c'est ce qui ne s'échangent pas c'est ce qui ne se marchande pas alors vous attendez quoi du grand débat national françois xavier bellamy je sais pas trop quoi en attente parce qu'en fait ce qui me fait très peur c'est le sentiment qu'on ne sait pas du tout à quoi il va finir par servir la politique c'est aussi d'aider des rythmes qui sont déterminés par les institutions je le disais tout à l'heure je pense qu'on paye assez cher le fait que le débat 2017 n'a pas été pour la france l'occasion d'un vrai choix d'avenir et du coup aujourd'hui on se retrouve avec toutes ces questions qu'on n'a pas réglé en fais sans doute on ne fera pas l'économie de retourner ensemble au moment de ce choix parce que si c'est juste un débat en l'air je sais pas tellement ce que le président de la république pourra faire des résultats qui lui seront confiées si vous étiez au pouvoir est-ce que vous reviendriez sur le mariage pour tous si j'étais au pouvoir je pense qu'il vrai qu'on repenser en profondeur la question de la famille c'est ça qui m'a beaucoup blessée dans ce débat c'est que j'ai l'impression qu'on n'a pas réussi à se comprendre au fond qu'on n'a pas réussi à en parler vraiment ça a été une occasion de confrontation très vive très dur et très dur et d'une certaine manière très blessantes pour tout le monde dans ce débat moi ce qui me tenait à coeur c'est de dire justement que dans ce monde où tout est mouvant on a besoin de repères clairs et stable et que être un enfant ça veut dire savoir qui sont ses parents et qu'on peut pas faire du seul désir l'occasion du lien de filiation si on fait du seul désir l'occasion du lien de filiation mais on sait la fragilité du désir et en disant ça je ne parle pas spécialement de la question de l'homosexualité ou des personnes homosexuelles c'est une question qui évidemment porter et peser sur elle mais d'une certaine façon c'était pas d'abord le sujet le sujet fondamental c'est qu'est ce que c'est qu'une famille et ça fait trop longtemps vraiment qu'on est en train de détricoter par tous les moyens possibles je pense à la politique familiale en particulier qu'on est en train de détricoter ce qui faisait une des forces de notre pays c'est à dire le fait qu'il se reposait qu'il s'appuyait sur la solidité des liens familiaux c'est un grand un penser d'ailleurs de la question des gilet jaune aujourd'hui sur les ronds points les gens disent d'abord qu'ils sont tous seuls dans cette solitude cette solitude profonde qu'on est tous exposés à vivre aujourd'hui elle est aussi liée à la question de la famille si j'étais au pouvoir je tenterai ou en tous les cas si demain je fais de la politique je tenterai simplement d'essayer de reposer cette question de savoir ce que c'est que ce lien fondamental qui nourrit mal si vous étiez au pouvoir est ce que vous seriez plus restrictive sur l'accueil des migrants oui parce que je pense qu'en fait une politique qui prétend à la belle intention de l'ouverture inconditionnelle provoque exactement la catastrophe qu'elle dénonce fondamentalement tout ce qui augmente les flux tout ce qui fait comme si on pouvait croire qu'il y a des migrants c'est un croiseur ce mot de migrants personne n'est un migrant en fait personne n'est en déplacement on est tous justement des êtres humains on a tous besoin d'une demeure et tout migrant qui est arrachée à son univers familier à sa demeure soit par la violence du lieu où ils se trouvent soit par le fait qu un eldorado la tire qui est en fait une utopie une fiction tout migrant qui est arrachée à son milieu naturel vie d'abord un arrachement il est perdu il est perdu il perd quelque chose de fondamental et en fait quand vous quand on fait comme si on pouvait venir ici sans condition quand on fait comme si c'était facile de s'installer dans notre pays on provoque la tragédie j'ai lu un rapport passionnant et quelques jours qui dit que c'est des chercheurs européens qui ont travaillé sur le sujet que le business des passeurs s'alimente de la fragilité des procédures d'asile et le business des passeurs on sait ce que c'est de la traite d'êtres humains avec évidemment les plus belles promesses et qui se nourrit de nos belles intentions et donc il faut qu'on soit capable de dire 'voilà construire une demeure c'est à dire avoir quatre murs et une porte c'est la condition pour accueillir ceux qui en ont vraiment besoin mais c'est aussi ce qui doit nous permettre de faire en sorte qu'on retourne à un monde qui soit un peu plus sensée où on ne facilite pas indéfiniment les circulations qui provoque du malheur à grande échelle pourtant françois lamy la charité chrétienne vous imposerez quand même de recevoir ces gens qui souffrent dans leur pays n'ont bien sûr il faut ouvrir la porte à ceux qui en ont besoin à ceux qui en ont absolument besoin mais je dirais de choses sur le sujet la première chose c'est que aujourd'hui ceux qui viennent dans notre pays sont ceux qui ont réussi à réunir dans leur pays suffisamment d'économies suffisamment de moyens pour partir ceux qui ont quelques formations quelques diplômes et donc en fait derrière là aussi nos bonnes intentions appauvri ces pays là il y a évidemment ce qui vient empêcher ces pays de se développer comme il le devrait la deuxième chose qui est très importante aussi c'est qu'en réalité l'asile ça suppose de pouvoir aller dans un pays sûr quand votre pays est traversé par la guerre ou par la violence quand vous êtes dans un village et que votre maison brûle c'est normal que vous puissiez être accueillis chez votre voisin parce que vous en avez besoin mais quand vous êtes dans un village et que votre maison brûle vous n'avez pas nécessairement le droit d'entrer dans n'importe quelle maison du village aujourd'hui on est tombé dans une sorte de folie avec la question de l'asile on fait comme si parce que votre pays ne va pas bien vous avez le droit d'habiter dans le monde entier là où vous en avez envie alors il ya peut-être une dernière chose à laquelle je pense là je parle à ma femme d'ailleurs c'est la question colombo

14:23
Non speech

[Musique]

14:25
Locuteur

françois-xavier bellamy est ce que vous avez été choisi par dieu pour sauver la france j'ai jamais été en communication directe avec dieu donc je n'ai pas cette information je n'ai même pas la formation de laurent wauquiez pour savoir si je vais donc vous n'êtes pas ambitions pour le seigneur je suis catholique je l'assumé parfaitement il ya aucun problème avec ça je pense qu'on a toujours intérêt à dire quels sont les gestes g n'a en revanche je pense que quand quant au rhône sur le terrain politique c'est un peu comme en philosophie on rentre sur un terrain où c'est la raison qui doit s'exprimer et je suis très inquiète de voir se dessiner un monde dans lequel on est tout le temps ramenée à une communauté religieuse et dans lequel on voudrait imposer les valeurs de sa communauté religieuse ou non d'ailleurs ce qui compte dans la vie politique ce n'est pas de défendre les valeurs de sa communauté et si je m'engage en politique demain ce sera même pas pour défendre mes convictions ce sera pour tenter de servir le bien commun et je défends mes convictions parce que je pense qu'elles peuvent servir le bien commun mais pas parce que je défends des convictions ou une communauté parmi d'autres c'est clair il n'est pas en mission pour le seigneur

15:22
Non speech

[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique]

15:31
Locuteur

françois-xavier mélanie mer cinéma