Lecornu maintient sa popularité, Macron au plus bas depuis 2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Le gouvernement revoit la contribution des grandes entreprises. Pourquoi cette volte-face ?
- 0:44RelanceRéponse partielle
Vous êtes accusé de magouilles fiscales. Répondez-vous aux critiques ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Les tractations secrètes entre partis sont-elles un jeu de dupe ?
- 2:07OuverteRéponse directe
52 % des Français pensent que le budget ne sera pas voté. Pourquoi cette défiance ?
- 3:25OuverteRéponse partielle
La suspension des retraites divise. Quel est votre avis ?
- 4:02OuverteRéponse directe
Vous êtes dans quel camp des 52 % qui anticipent un échec ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On essaie de trouver un compromis entre des forces qui ne pensent pas la même chose sur plein de sujets y compris sur la fiscalité. »
- 1:25Fait
« Je pense que tout ça est un jeu de dupe et nous avons assisté depuis une semaine à des réunions secrètes qui se font à l'Assemblée nationale entre Horizon, EPR, le Modem et le Parti socialiste. »
- 2:07Chiffre
« 52 % des Français qui pensent que le budget actuellement examiné dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale ne sera pas voté. »
- 2:47Chiffre
« 52 % des Français souhaitent la censure de ce gouvernement. »
- 4:02Françoise de GoëbFait
« 52 48 ça peut basculer dans l'autre sens. »
- 5:20Fait
« Si le budget venait à ne pas être voté, ce que les Français souhaite c'est une censure du gouvernement. »
- 7:56Chiffre
« 70 79 % des Français répondent que non, c'est une nouvelle reculade pour le chef de l'État. »
- 8:40Fait
« C'est son plus bas historique. »
- 9:57Fait
« La séquence des retraites est mortelle pour lui. »
- 15:13Fait
« Gabriel Atal et Édouard Philippe devraient s'inquiéter. »
- 15:51Fait
« On ne peut plus gouverner par la seule discipline d'un camp, mais par la culture d'un débat exigeant entre parlementaires. »
Temps de parole
- ?100 %
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Quand le gouvernement se tourne vers la gauche, l'Assemblée nationale a adopté l'article 4. Les parlementaires ont voté la contribution exceptionnel des grandes entreprises. L'exécutif prévoyait de la réduire de moitié par rapport à l'an dernier, de 8 à 4 milliards d'euros. En accord avec le PS, le gouvernement revoit soudain sa copie. La taxe rapportera 6 milliards et sera allégée pour les entreprises de taille intermédiaire. Votre part l'URN dénonce des magouilles. Tout ça est cousu de fil rose. Tout ça être cousu de fil rose. Vous avez prévu vous avez prévu d'augmenter les impôts considérablement pour faire un accord de non de valider ce budget ou de non censure d'ultime non censure.
Tout ça est très clair. On l'a vu, on vous a pris et on le dénoncera parce que nous on défend les contribuables. Réponse du ministre de l'économie. On essaie de trouver un compromis entre des forces qui ne pensent pas la même chose sur plein de sujets y compris sur la fiscalité. en vous proposant un compromis qui tient compte des sensibilités des uns et des autres et qui j'espère nous permettra de continuer à avancer dans l'examen de ce débat. De même, pression maximale du côté des insoumis. Je pense que tout ça est un jeu de dupe et nous avons assisté depuis une semaine à des réunions secrètes qui se font à l'Assemblée nationale entre Horizon, EPR, le Modem et le Parti socialiste.
C'est que dans ces tractations secrètes, ils sont en train de négocier des choses qui fait que le Parti socialiste non seulement a changé d'alliance mais a changé de ligne. Le PS est une fois de plus sommet de s'expliquer. Aujourd'hui dans le budget aujourd'hui il y a pas de deal. Aujourd'hui il y a pas de deal, je vous le dis sincèrement, il y a pas de deal. Un budget à l'avenir toujours aussi incertain alors que débute en commission la discussion du projet de loi de finance de la sécurité sociale. On va bien évidemment revenir sur ces débats dans l'émissie que je vous propose je vous présente mes complices du jour, vous les connaissez déjà.
Etan l'estran, bonjour, vous êtes directeur conseil à l'instituta. Bonjour Françoise. Bonjour mon cher Steve. Ça va Françoise de Go éditorialiste politique, merci d'être avec nous. On va revenir sur la dernière livraison au doa pour public sénat et la presse régionale. Il y a beaucoup beaucoup d'enseignements à tirer mais déjà quelques mots de ce qui se passe dans l'hémicycle et notamment ce mot un mot du sondage que vous avez publié dans le Figaro vendredi dernier. 52 % des Français qui pensent que le budget actuellement examiné dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale ne sera pas voté.
Ils s'intéressent d'ors la première chose peut-être c'est que les Français s'intéressent à ce qui se passe à l'Assemblée nationale mais ils disent bon ils sont pas confiants. Oui. Alors il y a une préoccupation très forte dans la population à l'égard de la dette publique. Donc nécessairement on s'intéresse à ce budget qui est un peu un totem de l'instabilité politique. Va-t-on voter un budget dans les temps pour 2026 ?
C'est c'est une question qui interpelle les Français mais c'est vrai que leur pronostic alors Chaudé craint l'eau froide aussi mais leur pronostic est très pessimiste aujourd'hui quand on les interroge sur le budget ils sont 52 % à penser qu'il sera rejeté alors il y a un peu plus de confiance chez les sympathisants renaissance c'est normal un pronostic plutôt optimiste à gauche chez les sympathisants LR et très pessimiste chez les sympathisants eren et chez les Français qui s'intéressent le le moins à la politique.
C'est cette confiance limitée qui est intéressante et puis aussi derrière les clivages très forts qu'il y a dans les différents électorats aujourd'hui quand on parle de suspension de la réforme des retraites 6 français sur 10 ils sont favorables mais sep sympathisants LR sur 10 ils sont strictement opposés tout comme si sympathisant renaissance sur 10 donc c'est ça peut coincer aussi sur des des propositions emblématiques. Alors celle-ci elle est pas dans le budget mais sur des sujets comme la taxation des des transmissions et des héritages. Il peut y avoir des lignes de fracture à l'intérieur de cette majorité. Donc pronostic pessimistes et des Français très attentistes.
Françoise, vous êtes dans quel camp des 52 % qui anticipe un échec ? Non, moi je suis dans le camp des 48 % et d'ailleurs c'est pas très c'est pas très pessimiste. 52 % vous avez la marge d'erreur, c'est pas vous la prendre la marge d'erreur. Non, moi je trouve que ce pays refait de la politique en fait et c'est ça qui est quand même passionnant et il suffit de voir et vous le savez vous connaissez très bien les parlements Steve, il suffit de voir le nombre de députés qui siègent dans l'hémicycle. J'ai jamais vu ça pour un budget. Et le nombre de journalistes qui suivent dans la salle des quatre colonnes et les gens qui regardent les audiences, des chaînes qui diffusent.
C'est vraiment c'est une passion parce que le budget en réalité c'est une passion française parce que le budget ce n'est pas ce n'est pas des chiffres. Le budget c'est la politique en fait c'est la vie des gens et les gens s'y intéressent. Alors je trouve ça vachement intéressant votre étude justement parce que ça ça dit que les gens s'y intéressent. 52 48 ça peut basculer dans l'autre sens. Moi, je pense que il y a une ligne de crête en réalité qui est extrêmement bon en gros hein, vous êtes euh voilà, vous êtes sur une arête en montagne dans l'Himalaya, voilà, on va dire dans le cas de bon vous avez 800 m de vide d'un côté, 800 m de vide de l'autre et là ça marche un peu encordé.
Vous voyez ce que je veux dire ? Et marché encordé, ça n'est pas ce que dit comment dirais-je Mathilde de Panou ou ce que dit la France insoumise. C'est marché encordé n'est pas n'est pas un deal, n'est pas un pacte. Alors vous vous les entendez, c'est un pacte François, c'est intéressant parce que vous parlez donc de des insoumis qui ont essayé de censurer le gouvernement et je crois que 52 % toujours selon ce même sondage 52 % des Français souhaitent la censure de ce gouvernement. C'est ça. Oui, tout à fait.
parce que en cas de non adoption du budget, c'est-à-dire que si le budget venait à ne pas être voté, ce que les Français souhaite c'est une censure du gouvernement parce que ça signifiera que la méthode le cornu n'est pas allée au bout. Donc t tous ces Français qui sont aujourd'hui plutôt défavorables à une censure du gouvernement, plutôt favorable à avancer, même si ça reste encore très partagé. Oui. Mais à la stabilité, il essaie d'atterrir en fait peut-être, je sais pas. Mais en tout cas, le souhait majoritaire en cas de rejet du budget, c'est qu'il y ait une destitution du gouvernement parce que la méthode ne sera pas allée au bout.
Actuellement, il y a vraiment comment dire pas de conflit. Un fight, voilà, merci en bon français en bon français Françoise. Un fight à l'intérieur notamment de de la gauche et aussi un rapport de force, on peut-être un bras de fer entre socialiste et et Sébastien Lecornu. Ça plaît pas à tout le monde. Écoutez Marc Fenot qui dénonce le chantage des socialistes sur le budget. Ils avaient demandé la suspension des retraites. Ça y est, ils avaient demandé pas de 49 mois, ça y est, ils avaient demandé, attendez, je finis. Ils avaient demandé la contribution des plus hauts revenus. Ça y est, essayons de trouver un équilibre et arrêtons tous les matins et en cours de route de rajouter des choses.
Au bout du compte, en plus le Parti socialis dit, je ne voterai pas ce budget. C'estàd qu' il demande un compromis, il menace d'une censure et il dit si au bout vous me vous me donnez pas ça, de toute façon vous inquiétez pas, enfin vous inquiétez pas, c'est plutôt inquiétant, on ne votera pas le budget. C'estàd qu'il ne prennent pas leur part de ce qui doit être assumé. On se dirige vers un compromis ou pas ? Non, mais honnêtement, bien sûr Marc Fenot, il exagère. Bon, en même temps, il fait de la politique, c'est bien.
Enfin, je vous rappelle quand même que hier Roland l'escur, ministre du budget, quand même ministre des finances de ce gouvernement, présente un amendement et qui cet amendement pour augmenter de 2 milliards en gros la contribution des grandes entreprises. OK. Qui était de 4 milliards, ça monte à 6 milliards. Qui le vote ? Vous croyez que c'est Renaissance et le bloc central qui le vote ? Non, c'est la gauche qui le vote et les LR qui le rejettent. Le bloc central est à côté de ses pompes. C'est ça la vérité. La réalité c'est que ni Emmanuel Macron ni Sébastien Lecornu n'arrive à faire comment dirais-je à stabiliser ce bloc central. Et Marfeno est un peu gonflé de dire ça. Je vois pas.
En gros, c'est vous avez eu la suspension, vous avez pas de 493 coucou panier mais ça va pas, ça marche pas comme ça. La vie la vie c'est pas ça. Je rappelle quand même que la gauche aussi divisée soit telle, elle représente un/ers entre guillemets du Camemberber. Donc puisqu'on est tous obligés de négocier, évidemment qu'il faut essayer d'aller vers le mieux, c'est-à-dire et la contribution sur les revenus, où est-ce qu'il a vu que on a on avait la contribution sur les revenus ? Où est-ce que Marc Fenot a vu que cette contribution est votée ? Non, elle ne l'est pas. Et donc moi je moi je considère par la tax du la taxman qui sera examinée demain.
Je suis même pas sûr qu'on arrive à l'examinerie théorie demain ou je dis plutôt on va voir votre belle livraison d'oxa pour pour public sénat. On va commencer par Emmanuel Macron. Quand on demande au français s'il est un bon président Eran 70 79 % des Français répondent que non, c'est une nouvelle reculade pour le chef de l'État. Oui. Bah là on est à 20 % de Français qui jugent qu'Emmanuel Macron est un bon président de la République. C'est à peine 4 points de plus que le plancher sur cet indicateur sous la 5e République qui avait été atteint 16 % par François Hollande au premier semestre 2016.
Donc c'est vraiment un niveau très bas et c'est surtout très loin des 41 % de Français qui jugaient qu'il était un bon président en décembre 2022 avant qu'il n'enclenche la réforme des retraites. C'est ce cycle qui a été un peu destructeur pour sa popularité. 41 % encore en décembre 2022, 33 % en mai 2024 avant la dissolution de l'Assemblée nationale et mo- 13 points depuis un an. C'est un niveau très bas mais c'est son plus bas historique pardon. C'est son plus bas historique. Absolument et c'est vraiment à des niveaux très bas par rapport au plancher de François Mitteran, de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy à à l'Élysée.
Donc c'est c'est un niveau très bas qui ne tient que par l'homogénéité et le soutien solide des sympathisants Renaissance. Eux, ils sont toujours 9/ 10 à lui témoigner leur soutien. Alors, ils sont de moins en moins nombreux dans la population, mais ils restent quand même unis derrière lui, ce qui était pas le cas pour François Hollande avec les sympathisants socialistes. On se rappelle des des frondeur. Mais en tout cas, c'est vrai qu'on sort d'une séquence qui a été encore destructrice pour la popularité d'Emmanuel Macron.
C'est cette séquence de nomination renomination de Sébastien Lecornu qui est considéré comme un fidèle parmi les fidèles du chef de l'État et qui a parachevé le sentiment chez certains Français d'une confiscation du pouvoir et on sait que c'est destructeur parce que il y avait déjà une inquiétude des Français sur le respect des équilibres démocratiques. Là il y a ce sentiment de confiscation du pouvoir qui joue à plein dans la détérioration làdessus. C'est quoi ? l'usure du pouvoir comme on dit ou c'est des décisions très précises euh que les Français ne digèrent pas ? Bah la décision très précise. Je suis d'accord avec Erwan, je pense que la séquence des retraites est mortelle pour lui.
Euh 2022 2023, c'est-à-dire toute l'année 2023 euh avec euh comment dirais-je ce coup de force démocratique vraiment l'utilisation du 493 euh à la vaa comme je te pousse enfin plutôt directement pardon au contraire de comme une lame comme ça. Et évidemment vous pouvez pas avoir des millions de gens dans la rue toutes les semaines. Vous pouvez pas avoir 80 % des Français, y compris son propre électorat, qui dit cette réforme n'est pas bonne et vous en pensez vous en tirer indemne sur le plan d'utorité, sur le plan de la popularité. Le deuxième point, c'est vraiment la dissolution.
C'est-à-dire que je pense que au-delà de la détestation d'Emmanuel Macron, je pense que les Français ne le comprennent pas. Je crois que ça à mon avis c'est le plus, vous savez, en politique, on paye toujours l'incohérence. C'est-à-dire que l'incohérence est toujours sanctionnée par les par l'électorat, par les citoyens. Et je pense qu'Emmanuel Macron plus que de la haine parce que j'entends bien, on m'explique, oui, on le est et cetera. Après quand il arrive dans il y a parfois une haine quand on entend certains, il y a de la haine comme il y avait de la haine sur Nicolas Sarkozi, comme il y avait de la haine sur François Hollande, c'est plus de la moquerie d'ailleurs sur François Hollande.
Moi, j'ai vu des effigies brûlés de François Hollande dans les manifestations. En réalité, ce que les gens ne ce que les gens veulent avoir sur un politique, c'est de la cohérence. Emmanuel Macron, je pense, est jugé plus incohérent que Piertre président. Ça veut dire que les Français ne l'aimeront plus. Euh, parfois l'amour revient. Euh, on voit sur certains anciens présidents. Est-ce que est-ce qu'il peut encore remonter parce qu'on parle de dégringolade et de plus bas historiqu ? Est-ce que il a il a une possibilité, une chance de remonter la pente ?
Alors, à l'Élysée pour l'instant et euh tels que les équilibres sont à l'Assemblée nationale, ça paraît quand même peu envisageable mais euh mais ça peut se restaurer évidemment dans le temps. On l'a vu pour Nicolas Sarkozi qui a refait campagne en 2012 et qui a atteint un score quand même élevé euh au 2e tour de l'élection présidentielle, qui a refait campagne à la primaire de 2016 et qui avait des soutiens. On l'a vu pour François Hollande qui est complètement revenu dans le jeu politique quotidien aujourd'hui. Donc tout ça peut se restaurer. On n'est jamais mort en politique, mais il y a vraiment une fracture avec les Français sur la présidence jupitérienne.
C'est-à-dire que ce président vertical qui décide tout seul, qui est relativement déconnecté du quotidien des Français, ça ne correspond pas à ce que les Français attendent aujourd'hui. Et en l'état des choses, c'est rejeté. Moi, je je pardon, je suis d'accord et je ne suis pas tout à fait d'accord. C'est-à-dire que là euh on parle, on raisonne comme si effectivement le dispositif, le corps nu échouait. En réalité, on raisonne comme si le budget était pas voté, comme si ce gouvernement tombait. En revanche, en revanche, si cette ce budget est passé et en gros s'il passe le budget, il peut voler, il peut voler jusqu'à la fin du quinquena. En fait, c'est ça la réalité.
C'est le dernier budget avant la présidentielle. C'est ce que vous dites. C'est ce que je pense, c'est que si ce budget passe, Sébastien Lecnu à mon avis est est premier ministre jusqu'à la fin du quinquena.
Et là vous allez voir je pense si vous savez évidemment malheur au vaincu quand on est dans l'échec on est dans l'échec et c'est une spirale infernal si ce budget passe et si finalement les choses arrivent à peu près à se stabiliser à mon avis ce sera très bon pour Sébastien le Cornu et d'ailleurs je pense que Gabriel Atal et Édouard Philippe devraient s'inquiéter parce que si Sébastien Lecnu y arrive et bien il va émerger évidemment dans l'opinion ce sera bon pour les socialistes dans leur bras de fer avec la France insoumise et par ricoché, ce sera évidemment porté je pense au crédit d'Emmanuel. Vous me faites la transition Françoise. Merci.
La code de popularité de Sébastien Lecornu avec vous Eran. Et ben le Sébastien le Corn, il s'en sort pas si mal euh puisque quand on demande au français s'il est un bon premier ministre, 30 % disent que oui. Bon 30 % c'est pas énorme mais quand même voilà c'est pas énorme. C'est-à-dire que c'est quand même un un base de soutien dans l'opinion très réduite 70 % de voilà mais à titre de de comparaison seul François Baou et Ellisabeth Borne ont eu des scores comme ça et c'était premier ministre très décrié. Jean Castex, Édouard Philippe ou même Michel Barnier sont jamais descendus aussi bas. Donc c'est quand même un niveau bas.
Maintenant qu'on a dit ça, c'est quand même une part de soutien très supérieure à celle d'Emmanuel Macron parce que aujourd'hui la majorité présidentielle, c'est un espace politique qui est réduit et il a réussi à l'élargir parce qu'il y a 9 personnes sur 10 et sympathisant Renaissance qui juge qu'il est un bon premier ministre. Ça c'est une chose, mais il a aussi le soutien de 45 % des sympathisants PS et de 51 % des sympathisants LR. Donc lui pour l'instant il réussit le en même temps.
Alors faut voir si ça va se transformer dans le budget à l'Assemblée nationale mais en terme de popularité il réussit en même temps qui lui confère voilà la capacité à couvrir un espace politique un peu plus large que c'est c'est un vrai sujet hein les amis parce que je vous assure que person n'était pas un non mais c'est pas ça.
Non non mais le sujet je vais vous faire un sujet un sujet je sais que c'est un sujet un peu politiqueard c'estàdire que vous avez quand même en ce moment à l'assemblée ce qui se passe vous avez un trouble majeur du bloc central c'està-dire que même l'Élysée et même même matignon ne tiennent pas vraiment le bloc central c'est très compliqué à un moment donné tout le monde va atterrir. Mais vous avez aussi les arrièrespensées. Si je suis Gabriel Natal ou si je suis Édouard Philippe Gabriel Natal est complètement patoche dans la semoule en terme de popularité et d'intention de vote. Et Édouard Philippe aussi ne fait que descendre parce que c'est ça rentrer dans l'mosphère.
Mais je me dis est-ce que je peux aider ce premier ministre qui va devenir je suis en train de fabriquer moi-même un concurrent. Donc il y a de la jalousie, de la concurrence à la présidentielle. P Il faut quand même comprendre que ce qui se joue à l'Assemblée nationale n'est pas que le budget. C'est la présidentielle. Alors, il se joue aussi quand même le budget à l'Assemblée nationale. On va écouter Sébastien Lecornu qui parlait de changement de méthode et de rupture. Écoutez le premier ministre, notre histoire parlementaire a été faite de rapport de force. Il est temps qu'elle devienne celle du compromis.
On ne peut plus gouverner par la seule discipline d'un camp, mais par la culture d'un débat exigeant entre parlementaires portant au départ des convictions différente. C'est une révolution tranquille du Parlement, celle qui consiste à ne pas demander à l'autre d'appliquer l'intégralité de son propre programme comme s'il avait seul la majorité. Cette révolution doit commencer maintenant car c'est ce changement de culture que la démocratie moderne appelle. Vous disiez que c'était intéressant. Pourquoi c'est intéressant ?
intéressant de voir de voir ce personnage que personne ne connaissait qui doit avoir quand même une certaine rourie politique et en tout cas une certaine un certain savoir-faire pour être le seul qui a échappé en 8 ans au départ qui a échappé au naufrage. C'est quelqu'un qui n'est jamais sorti du gouvernement. Quand vous parlez avec les gens que ce soit à Matignan ou à l'Élysée, il fait l'unanimité. Donc ça c'est quand même il commence même à faire l'unanimité si vous voulez. Alors dans les sur la méthode en tout cas, il arrive comment dirais-je à à à apprivoiser les socialistes, les communistes aussi, les verts pas encore tout à fait mais les apprérivoiser ça veut pas dire les acheter.
Donc ça veut dire je le redis que derrière tout ça, il y a la présidentielle, il y a Laurent Voquier face à Bruno Rota il y a Olivier Fortan-Luc Mélenchon et Marine Tondelier et vous avez Sébastien Lecnu qui je pense est en train sa carte à jouer. Ah mais moi je sais pas si Erwan l'a vu. Moi je pense qu'il émerge totalement et c'est un vrai sujet pour Gabriel Atal et Édouard Philippe je sais pas ce que Alors on va voir le on va parler effectivement d'Edoudouard Philippe, on va voir le palmarès d'adhésion politique. Pas beaucoup de changement je crois Erwan dans le top 3 Jordan Bardella 36 % d'adhésion Marine Le Pen 35 et donc Édouard Philippe avec 28 % d'adhésion de bonne opinion.
Qu'est-ce que les Français voi ? On va commencer par Édouard Philippe et puis on parlera un peu du RN. Mais qu'est-ce que les Français voi en Édouard Philippe ? Édouard Philippe, ce qui est c'est très compliqué pour lui, c'est qu'il a été en tête de ce baromètre de de l'adhésion pendant de longues années depuis qu'il avait quitté Matignon et que il recule progressivement grosso modo depuis la dissolution qui a été un peu un toboggan pour l'ensemble des cadres de la majorité présidentielle. Il était à 40 % en mai 2024, il est à 28 % aujourd'hui, - 12 points.
Mais dans le sillage he de la majorité présidentielle, et puis il y a autre chose qui a érodé la code de soutien d'Edouard Philippe, c'est qu'en même temps, il est entré en campagne et quand il entre en campagne et ben finalement il a un peu plus politisé son image. Donc sa côte de soutien a baissé chez les sympathisants de la gauche, a baissé chez certains sympathisants LR. Il a eu des déclarations récentes qui ont un peu détruit sa côte de popularité auprès des sympathisants Renaissance. Donc la politisation de sa campagne plus le discrédit de la majorité présidentielle tire sa côte vers le bas et ça se ressent dans les intentions de vote. He c'est très sensible.
Est-ce qu'il paye aussi peut-être Françoise ses déclarations sur le chef de l'État sur Emmanuel Macron ? La possibilité d'une présidentielle anticipée alors là je suis d'accord avec vous. C'est-à-dire que même aussi détesté soit le président de la République, donc il y a l'incohérence qui est toujours sanctionnée et puis il y a une forme de loyauté. C'est-à-dire que en 24 heures, vous avez les deux personnages qui ne seraient rien en fait sans Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, il a sorti Gabriel Atal de son anonymat de la même manière que Édouard Philippe doit tout entre guillemets, à Emmanuel Macron. C'est pas parce qu'il était député maire du Havre.
Donc la réalité c'est que Édouard Philippe dans un grand 20h de TF1 tue le père euh le lundi soir euh pardon euh Gabriel Attard Philippe le lendemain matin en matinale tue le père. Si vous tuez le père euh en politique vous avez un tiret de visé juste et surtout de le tuer. Euh si c'est un peu c'est assez courant, c'est pas très original. Non, c'est d'une violence. Excusez-moi, je je pense que moi je n'ai jamais vu en vraiment je n'ai jamais vu en si peu de temps deux héritiers parce que ils se positionnent tous comme les héritiers d'Emmanuel Macron. J'ai jamais vu deux héritiers tenter de buter comme ça celui qui les a fait roi en si peu de temps et avec autant de violence.
On va écouter Laurent Voquet. l'Oqué qui revient justement euh sur Édouard Philippe et son positionnement politique. Philippe, son programme à ce stade, il peut changer d'avis mais c'est lui d'aller du côté du centre gauche. Il est de gauche aussi. Alors Marine Le Pen est de gauche, Édouard Philippe est de gauche mais il le dit lui-même. Monsieur Soto, c'est quand vous bah si quand vous pas souvent entendu dire je suis de gauche Philippe mais parce que j'ai pas bien écouté. Non mais je vous dire de scoupe. Qu'est-ce que dit Édouard Philippe ?
Il dit "Je veux faire le rassemblement depuis Annie d'Alg jusqu'au républicain." Ben moi, je veux pas faire le rassemblement depuis Annie d'Alga jusqu'au républicain et je considère qu'il y a un espace pour une vraie droite. Le Voquier, c'est quoi son positionnement aussi ? J'imagine qu'il est aussi dans la course aux petits chevaux pour 2000 2027. [rires] Comment les Français le perçoivent ? Alors aujourd'hui, Laurent Voquier, il est très en retrait de euh Bruno Retaillot auprès des Français mais également auprès des sympathisants, les républicains, à l'image de l'élection, à la tête du mouvement que qu'on a vu il y a il y a quelques mois.
Pour autant, ça reste quand même un chef de fil des euh des députés, les Républicains qui est écouté parce que il y a une vraie fracture au sein de cet électorat sur l'attitude à à adopter vis-à-vis de la la majorité présidentielle. Ce qu'on voit à ce sujet, c'est que au sortir du gouvernement la code d'adhésion de Bruno Retaillot n'est pas altérée chez les sympathisant. On la donne effectivement Bruno Rota 5e du de votre baromètre politique avec 26 % d'adhésion. Est-ce que c'est aujourd'hui encore un président Bruno Rota ? Non parce qu'il a il a baissé en fait en sortant du gouvernement.
Il reste solide auprès des sympathisants les républicains mais il a baissé chez les sympathisants Renaissance. En fait, tous ces candidats potentiels à l'élection présidentielle de 2027, Bruno Retaillot, Gérald Darmanin, mais aussi Gabriel Atal et Édouard Philippe qui ont laissé des plumes auprès des électeurs les Républicains dans leur sortie à l'égard du président, tous ces présidentiables finalement, ils ont besoin à la fois du soutien dans les urnes des sympathisants renaissance et des sympathisants LR pour espérer pouvoir accéder au second tour. Et finalement cette séparation de LR et de la majorité présidentielle ça détériore un peu leur soutien dans l'opinion.
Donc pour l'instant c'est une séance une séquence défavorable pour Bruno Rotaillot parce que les sympathisants Renaissance lui ont retiré un certain sur Bruno Rota. On a confondu peut-être notoriété et popularité. Je n'ai cessé de le dire et je me faisais moquer honnêtement et c'est une popularité express qui n'est qui n'est pas ancrée tout simplement. et euh et Bruno Retaillot avait encore besoin euh en tout cas des projecteurs que offre la place Beauaveau. Vous savez, ministre de l'intérieur, c'est le seul ministère à part bien sûr le président de la République.
Vous pouvez vous inviter matin, midi et soir dans tous les journaux 365 jours par an pour commenter l'actualité ou annoncer quelque chose. C'est tout le monde en a bénéficié. Manuel Vals l'a fait. Je rappelle le précédent de Manuel Vals qui est en tête de tout. C'est lui le futur président. Manuel Vals décide de sortir de la place Bova pour concourir à la primaire socialiste et il est battu à plat de couture par Benoît Amont. Cette notoriété-là n'était pas assez ancrée et je pense que Bruno Retaillot a a confondu les moments et je suis beaucoup à fait d'accord.
Oui, il a été à 62 % de bonnes opinions Manuel Vals quand il quitte Bova pour Matignon, il est à 62 % au sortir des municipales 2014. François Hollande nomme le ministre le plus populaire et 2 ans après, il perd la primaire.
de la gauche dès le premier tour très largement et et je je dirais que moi Bruno je suis plus radical que Erwan parce que c'est normal il est sorte mais moi je prends mon risque je pense que il est sorti du film de la prédame parce que vous parlez anglais sorti non je parle pas anglais justement non non je parle mais il est sorti complètement pour moi il est sorti du film Bruno Rota c'est terminé et on va voir tous ces efforts désespérés pour essayer d'y rerentrer et comme toujours quand on est sorti du film et qu'on a en plus il a perdu la il y a le shoot narcissique vous savez de l'assur exposition, il ne l'a plus. On connaît ça par cœur.
C'est des mécaniques politiques très fortes et donc il va chercher à se rattraper. Plus il va essayer de se rattraper, plus il va commettre d'erreurs. Et Ran, un mot peut-être aussi de Jordan Bardella dans le top 3 et tout en haut finalement de de ce palmares d'adhésion politique. 36 % d'adhésion pour Jordan Bardelass s'installe vraiment haut de de votre de votre baromètre. Comment vous l'expliquez ? Mais tout ça c'est la profonde notabilisation du Rassemblement national dans le paysage politique français. Il ils ont pas progressé en terme de de soutien.
Ils ont pas forcément élargi leur soutien mais ils sont plus crédibles et surtout ils stagnent alors que les autres reculent dans un contexte de détérioration de l'image du personnel politique. Aujourd'hui, il y a 82 % des Français qui ont une mauvaise image des femmes et des hommes politiques en France. Le RN n'empie pas. La stratégie de la cravat a sûrement fonctionné et ils ont un matelas de sympathisant bien supérieur aux autres formations politiques. Donc c'est peut-être une force politique qui garde toute sa vigueur à l'approche de la séquence des municipales mais surtout des des présidentiels avec un un couple qui est en tête du du palmarès. Jordan Bardella 36 % d'adhésion.
Marine Le Pen 35 % d'adhésion. Françoise c'est quoi ? C'est il capitalise sur le chaos politique actuel ou en tout cas la crise politique actuelle. Oui et puis après il y a les discours et puis après il y a la réalité des urnes he si vous voulez vous savez comme disait George Bush senor la majorité c'est 50 % plus une voix et ce 50 % plus une voix jamais Marine Le Pen n'a réussi à y accéder pas plus que Jordan Bardella elle est battue à chaque fois c'est-à-dire que c'est bien beau de gagner les les élections européennes mais c'est pas le sujet le sujet c'est la présidentielle le sujet de Jordan Bardella est le même que celui de Marine Dup c'est le second tour. Voilà.
Et ce second tour là et bien il n'y arrive jamais. Et par ailleurs je vais être peut-être très critique mais Jordan Bardella est aussi un objet de fantasme. C'est-à-dire que comme Édouard Philippe, il est en train d'être défantasmé. Édouard Philippe et Jordan Bardella, on a déjà connu ça. La fantasmagorie et la défantasmagorie, si je puis m'exprimer ainsi, j'invente des mots en anglais, en français. Euh, excusez-moi, quand ça commence à montrer en altitude dans le débat, Jordal ne fait que des erreurs et il perd les législatives. Il les perd pas à cause du Front républicain, il les perd sur sa propre incapacité aussi.
Il est mis en défaut à deux ou trois reprises dans une campagne très importante. Donc, je suis assez sereine par rapport au RN, moi. Et ben on va passer à l'histoire du jour. Si vous voulez bien Françoise, vous êtes d'accord Françoise Erwan, l'amour dure 3 ans du style. Et bah pas pour Polette et Roger. Polette a 89 ans, Roger en a 95. Ils en ont vu des choses. La deuxième guerre mondiale, la bombe atomique, la guerre froide, les guerres de décolonisation, quelques dictatures, quelques coups d'état aussi les grandes pandémies, le sida dans les années 80, les attentats du 11 septembre, ceux de Paris, ceux du Bataclan et j'en passe. Et bien malgré tout ça, vous savez quoi Françoise ?
Ils n'ont pas désespéré après 40 ans de vie commune, Polette et Roger ont décidé de se marier. Ça s'est passé le 4 octobre dernier à l'église de Toulouse le Château, c'est dans le Jura, ça s'est fait en petit comité. J'ai pas été invité mais la cérémonie a visiblement été très digne. Nous apprend le Dauphiné libéré. On apprend aussi dans les pages de journal et bien que Paulette et Rogé ont décidé que ça n'irait pas plus loin. Les jeunes mariés ont pris la décision de ne pas avoir d'enfants. Félicitations [rires] en tout cas à Polette et à Roger. Merci de nous faire croire en l'amour.
Effectivement [musique] cette période de débat budgétaire et de crise politique, vous savez comment il s'appelle ? Non. L'un l'autre mutuellement. [musique] Non. Bah c'est bébé et c'est chaton à cet âge là. J'adore. C'est trop beau. On s'arrête là-dessus. Merci à tous les deux. Merci Françoise. Merci Eran. Salut à vous derrière votre écran. Merci de nous avoir suivi. On se retrouve demain. Même jour, même heure, même endroit. Excellente journée sur Public Sénat.
[musique]
Ah.