David Habib, député de la 3e circonscription des Pyrénées-Atlantiques
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
Pour parler d'un projet qui divise, l'implantation de trois usines de biocarburant pour l'aviation sur le bassin de Lac.
- 0:41RelanceRéponse directe
Pourquoi vous vous entêtez à défendre ce projet ?
- 1:51RelanceRéponse directe
Les pistes vinaigres, comme vous les appelez, il n'y a pas que ça. On est d'accord qu'il y a aussi des élus qui sont contre.
- 3:11OuverteÉludée
Selon vous, les bénéfices y sont tels que les associations qui pointent du doigt, notamment le projet qui utilise beaucoup d'eau, des coupes d'arbres ?
- 4:42RelanceRéponse directe
Des écologistes et des élus aussi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:02Invité politiqueChiffre
« 2 milliards d'euros, on n'a pas eu d'investissement de ce type en Béarnes depuis plus de 50 ans. »
- 1:30Invité politiqueChiffre
« 11 communes sur 16 qui ont dit oui. Et 79 élus sur les 85 de la communauté de communes, 6 seulement s'étaient opposées, qui ont dit oui. »
- 2:32Invité politiqueFait
« À partir de 2030, on sera obligé d'avoir de lits kérosène. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Le kérosène tel qu'il est et qui fonctionne dans l'aviation, c'est fini. Il faudra avoir un kérosène décarboné. »
- 2:50Invité politiqueFait
« Si on ne le produit pas en France, qu'est-ce qui se passera ? On va l'importer. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Ce qui nous est proposé par les opposants, c'est la décroissance. C'est-à-dire, en gros, on ne vole plus, on ne se déplace plus, on reste chez soi. »
- 4:22Invité politiqueFait
« On a le choix où ne rien faire et importer, où s'emparer de cette opportunité qui nous permet d'avoir du kérosène sans pétrole. »
Temps de parole
- David Habib74 %
- Invité20 %
- Présentateur4 %
- ?2 %
≈ 11,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Le
réveil béarnais est bigourdant.
Il
est 7h48 et l'invité d'ici matin, David Habib, député de la 3ème circonscription avec vous. A vos côtés d'ailleurs, ma chère Margot.
Oui, pour parler d'un projet qui divise chez nous, l'implantation de trois usines de production de biocarburant pour l'aviation sur le bassin de Lac. Un investissement à 2 milliards d'euros, une levée de boucliers de communes limitrophes, des Landes du Pays Basque et quelques-unes en Béarnes. Mais des défenseurs, David Habib, député de la 3ème circonscription et l'invité d'ici matin. Bonjour.
Bonjour.
Hier, vous avez renouvelé votre soutien. Ce projet, ça fait des années qu'on en parle. Il est devenu très politique, très clivant. Pourquoi vous vous entêtez à le défendre
?
Parce qu'il est utile et précieux. Parce qu'on ne peut pas tous être journalistes à ici Béarnes-Bigord. Il faut aussi des femmes et des hommes qui travaillent dans l'industrie. Et que les emplois qui seront générés, l'activité qui va être générée, elle est précieuse pour le Béarnes. 2 milliards d'euros, on n'a pas eu d'investissement de ce type en Béarnes depuis plus de 50 ans. Quel est le territoire qui renonce à autant d'activités, autant d'investissements ? Il n'y
en
a pas en France. Alors,
il
y a un certain nombre de... Moi, je les appelle les pistes vinaigres qui sont opposées à ça. Ils sont tous d'ailleurs à l'extérieur. Vous aurez noté, vous avez indiqué qu'il y avait des oppositions. Mais il y a eu des votes la semaine dernière sur le territoire, c'est-à
-dire
sur le bassin de Lac. 11 communes sur 16 qui ont dit oui. Et 79 élus sur les 85 de la communauté de communes, 6 seulement s'étaient opposées, qui ont dit oui. C'est quand même plus important que les motions ou les oppositions qui sont exprimées dans la Creuse, dans les Landes ou en Pays Basque.
Les pistes vinaigres, comme vous les appelez, il n
'y
a pas que ça. On est d'accord qu'il y a aussi des élus qui sont contre. Ils sont 6 à avoir voté contre le projet. Bézingran, Cassette Nair et
4
élus de Monin aussi.
Vous
me citez les conseils municipaux. En plus, des conseils municipaux avec lesquels moi je suis très proche. Bézingran,
c
'est... La maire va m'entendre, elle sera d'accord. Je me sens totalement chez moi là-bas, à Bézingran. Il y a Monin, effectivement. La commune la plus importante qui s'est opposée. Depuis le début, c'est Monin. Moi je respecte Yves Salenave et mon ami.
Moi
je respecte, bien évidemment, leur opposition. Mais je ne la partage pas. Je ne la comprends pas et je ne la partage pas. Il faut comprendre qu'à partir de 2030, on sera obligé d'avoir de lits kérosène. C
'est
-à
-dire
le kérosène tel qu'il est et qui fonctionne dans l'aviation, c'est fini. Il faudra avoir un kérosène décarboné. Si on ne le produit pas en France, qu'est-ce qui se passera ? On va l'importer. Il ne vous a pas échappé que la situation économique du pays est catastrophique. On va continuer à s'adresser au Qatar, à l'Arabie Saoudite, à d'autres pays pour pouvoir avoir un carburant pour faire fonctionner nos avions ? Est-ce qu'on n
'est
pas capable, nous, de nous emparer de notre souveraineté nationale
?
Selon vous, les bénéfices y sont tels que les associations qui pointent du doigt, notamment le projet qui utilise beaucoup d'eau, des coupes d'arbres
?
Sur ces questions-là, c'est à Élise à répondre, ce
n
'est pas à moi. Moi, je suis sur une autre problématique qui est une problématique notamment politique. Il y a des enjeux nationaux, la souveraineté, je viens d'en parler, de décarbonation, des enjeux locaux avec les emplois, l'investissement, et puis il y
a
des enjeux moraux politiques. Ce qui nous est proposé par les opposants, c'est la décroissance. C'est-à-dire, en gros, on ne vole plus, on ne se déplace plus, on reste chez soi et on privilégie un mode de vie qui est en deçà de ce que nous avons aujourd'hui. Ça ne fonctionne pas. Les gens, ils ont envie de se déplacer. Les gens, ils ont envie de voyager dans le monde entier, pas uniquement pour
des
besoins de travail, y compris pour des besoins personnels. Alors, on a le choix où ne rien faire et importer, où s'emparer de cette opportunité qui nous permet d'avoir du kérosène sans pétrole, c'est ce qu'on appelle les carburants sans pétrole, et qui, à la fois, protège la planète et préserve la volonté des gens d'être libres. La décroissance, ça ne fonctionne pas. Et moi, je m'y opposerai toute ma vie. Ces écologistes qui veulent nous mettre en cage, ils ont perdu toutes les élections, en tout cas sur le territoire de l'AC.
Des écologistes et des élus aussi
?
Oui,
mais
Yves-Sanam
n
'est pas écologiste. Et d'après ce que je crois savoir, il prend l'avion. Donc, le problème,
ce n
'est pas de lui dont je parle. C'est des écologistes, c'est des professionnels du conservatisme. Ils n'ont jamais rien fait. Là, on nous parle de l'ACPENSO. Moi, depuis que je suis entré en politique, je ne connais pas encore un dossier qui a été porté par l'ACPENSO et qui a créé un emploi.
Merci beaucoup, David Habib, député de la 3e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. On a bien compris votre point de vue sur le projet. Éco, l'implantation de ces trois usines de production de biocarburants pour l'aviation sur le bassin du lac. Merci.
Merci. Merci.
David Habib