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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 6 décembre 2024 64 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleÉducation & recherche

Qui à Matignon ?… Macron joue gros - C dans l’air - 06.12.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:30OuverteRéponse directe

    59 % des Français demandent la démission du chef de l'Etat. Merci de participer à cette émission en direct.

  • 2:14OuverteRéponse partielle

    Il parlait de la dissolution, qui n'a pas été comprise. Vous y avez vu une forme de mea culpa de la part d'E.Macron?

  • 5:52RelanceRéponse partielle

    Le sondage de G.Sliman... 59 % des Français souhaitent la démission d'E.Macron. C'était l'un des objectifs hier de son intervention?

  • 6:36OuverteRéponse directe

    Il était très mal à l'aise. Tout le monde attendait... Il avait parlé de 24 heures, d'aller vite.

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Le fait de le nier...

  • 9:27OuverteRéponse directe

    Midi libre a retenu cette phrase d'E.Macron : "Ils ont choisi le désordre." Il dit que le blocage politique est le fait des extrêmes, de LFI et du RN.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:01E.MacronFait
    « Je dois bien le reconnaître, cette décision n'a pas été comprise. Beaucoup me l'ont reproché et beaucoup continuent de me le reprocher. C'est un fait. C'est ma responsabilité. »
  • 16:37E.MacronFait
    « L'extrême droite et l'extrême gauche se sont unies dans un front antirépublicain et parce que des forces qui, hier encore, gouvernaient la France ont choisi de les aider. »
  • 17:19O.FaureFait
    « Je vois bien qu'il n'y a pas de majorité absolue et qu'il faut bien venir arracher un certain nombre de décisions en échange de compromis et de concessions réciproques. Je suis prêt à entrer en discussion. »
  • 18:48B.VallaudFait
    « Nous étions venus demander un Premier ministre de gauche, une méthode nouvelle, celle du compromis, et nous nous en sommes tenus à cela. Le président n'a posé aucun préalable ni de forme ni de fond. »
  • 21:43O.FaureFait
    « Ils se sont exclus d'eux-mêmes. »
  • 52:34E.CoquerelFait
    « Quand vous avez un gouvernement démissionnaire, ça joue sur ce qui peut sortir? Est-ce que cette période de flou politique rajoute à ce qu'on peut produire à ce moment? »
  • 53:17E.CiottiFait
    « Se pose la question de la responsabilité du président de la République, des 2 Premiers ministres G.Attal et E.Borne et du ministre de l'Économie de l'époque, B.Le Maire. »
  • 53:59E.CoquerelFait
    « Quand j'ai rencontré les ministres cet été, ils étaient très étonnés. Les chiffres des rentrées fiscales avaient l'air de les surprendre. »
  • 57:36R.Garrat-ValcarcelChiffre
    « Le budget 2024 ne doit être répliqué que pour un mois, un mois et demi. »
  • 58:15R.Garrat-ValcarcelFait
    « M.Le Pen a redit ce matin : "Ce n'est pas M.Barnier que j'ai censuré, c'est son budget." »
  • 42:42G.SlimanChiffre
    « 84 % de gens se montrent défiants. 8 personnes sur 10 se remettent à s'inquiéter de l'emploi, alors que c'était un des succès de la présidence Macron d'avoir réussi à faire disparaître l'idée du chômage des préoccupations des Français. »
  • 43:25G.SlimanChiffre
    « E.Macron réussit à être à 54 % de rejet. Il n'y a que J.-L.Mélenchon qui fait mieux, à 67 %. »
  • 48:56V.LecasbleChiffre
    « Le budget 2024 ne doit être répliqué que pour un mois, un mois et demi. »
  • 56:53R.Garrat-ValcarcelChiffre
    « Le budget 2024 ne doit être répliqué que pour un mois, un mois et demi. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

... - A.de Tarlé: Bonsoir. "J'exercerai pleinement mon mandat jusqu'à son terme." E.Macron a voulu faire taire les appels à la démission. Il a appelé de ses voeux la constitution d'un gouvernement d'intérêt général. Message partiellement entendu au Parti socialiste. Son président, O.Faure, était reçu aujourd'hui à l'Elysée. Il s'est dit prêt à des concessions et à se détacher de LFI en vue d'une coalition gouvernementale. Que retenir de l'allocution du président, hier? Un gouvernement d'intérêt général sans les extrêmes est-il possible? Après l'échec de M.Barnier, quel Premier ministre pour incarner un tel gouvernement? C'est le sujet de ce "C dans l'air". Pour répondre à vos questions, nous accueillons N.Saint-Cricq, éditorialiste politique à France Télévisions. V.Lecasble, vous êtes éditorialiste politique pour lejournal.info. R.Garrat-Valcarcel, vous êtes journaliste politique pour "Le Monde". G.Sliman, vous êtes président et cofondateur d'Odoxa.

1:30

Selon votre dernier sondage, 59 % des Français demandent la démission du chef de l'Etat. Merci de participer à cette émission en direct. On va revoir un court extrait de l'allocution hier d'E.Macron à 20h. - E.Macron: Je dois bien le reconnaître, cette décision n'a pas été comprise. Beaucoup me l'ont reproché et beaucoup continuent de me le reprocher. C'est un fait. C'est ma responsabilité. - A.de Tarlé: Il parlait de la dissolution, qui n'a pas été comprise. Vous y avez vu une forme de mea culpa de la part d'E.Macron? On va regarder différents titres de presse.

2:14

"Libération" disait: "Macron nous fait la leçon." - R.Garrat-Valcarcel: L'impression qu'on peut avoir eue hier en regardant l'intervention, c'était qu'il engueulait un peu tout le monde et que lui restait incompris. Il ne dit pas qu'il regrette le choix de la dissolution. Il ne dit même pas que c'était une mauvaise décision. Il dit qu'elle a été incomprise. Ca reste un peu de notre faute. Ce qui m'a marquée, c'est à quel point le président n'a pas varié par rapport à son interview du 23 juillet, au Trocadéro, juste avant les JO.

2:54

"Au fond, c'est la faute des partis..." Il s'avance énormément sur le chemin que devrait emprunter un futur gouvernement. Ca marque qu'il n'acte pas que son camp a perdu les législatives. - A.de Tarlé: Il se voit en chef d'orchestre. - R.Garrat-Valcarcel: A l'Elysée, on dit que c'est une opinion du président. Mais quand il parle à 20h, ce n'est pas juste une opinion. - A.de Tarlé: Pas d'annonce de Premier ministre. Il fait la leçon... - N.Saint-Cricq: Je suis plutôt d'accord avec Rachel.

3:39

Je rajoute quand même qu'il a voulu un peu rassurer les gens sur tout ce qu'ils entendaient, la carte Vitale qui ne marche plus, les fonctionnaires pas payés... En gros, il n'y a pas de panique à avoir. Les choses vont continuer à rentrer dans l'ordre, si tant est qu'il y a un budget voté et un gouvernement après. Sur le côté "rien ne change"... On peut appeler ça "gouvernement d'intérêt général"... On voit mal quelqu'un qui viendrait dire qu'il vient faire un gouvernement avec des intérêts particuliers. Là, il poursuit son rêve ou sa vision. Dans ses meetings en 2017, il était obsédé par cette idée de constitution d'une force centrale qui aille du centre gauche au centre droit en prenant tout ce qu'il y a de bon à droite et à gauche.

4:24

Et ça continue. Il nous explique, en mettant en cause les extrêmes et en disant sans le dire qu'il critique ceux qui les ont aidés alors que c'étaient des partis de gouvernement... Il vise le PS. Il ne désespère pas de décoller le PS du NFP, de leur dire qu'il leur tend la main et qu'ils doivent la lui tendre. Ce n'est pas que c'est un déni de réalité. Ce pari est très aléatoire. Toutes les positions d'O.Faure dans la journée laissent entendre qu'il pourrait y avoir ce fameux bougé que tout le monde...

5:09

Bougé sans bouger... D'autres n'ont pas le même avis. Quelqu'un est constant: J.-L.Mélenchon. "On censure, on veut que Macron parte." Il a dit qu'il ne démissionnerait pas. Autant c'étaient des phrases lancées un peu en l'air au début... Maintenant, ça infuse tellement dans la tête des gens que ça devient finalement une hypothèse totalement banale. "Oui, pourquoi il ne démissionne pas?" Ca, il n'en est pas question pour lui. Ca serait encore pire qu'il menace de démissionner si ça ne marche pas. Ca tenterait tout le monde. C'était un peu impressionniste, plein d'espoir... Enfin, ça donnait l'impression qu'il était plein d'espoir, mais c'était aléatoire.

5:52

Le LR veut bien soutenir sans participer, avec Retailleau qui veut bien y aller si c'est pas un Premier ministre de gauche... Ce n'est pas d'une clarté extrême. On n'est pas persuadés que ça va s'arranger d'ici lundi. - A.de Tarlé: Le sondage de G.Sliman... 59 % des Français souhaitent la démission d'E.Macron. C'était l'un des objectifs hier de son intervention? Est-ce qu'en écoutant le président pendant 10 minutes, on s'est dit qu'il allait annoncer, pourquoi pas, qu'il s'en va? - V.Lecasble: Je n'ai pas pensé ça une seconde. Il était très mal à l'aise. Tout le monde attendait... Il avait parlé de 24 heures, d'aller vite.

6:36

La vérité, c'est que les gens attendaient... On a su que ça ne serait pas le cas, mais quand il a voulu parler au 20h, il y avait quelque chose d'important à dire. On se disait qu'il allait annoncer le nouveau Premier ministre et il a été incapable de le faire. Finalement, ce n'était pas le moment d'aller à la télévision. Il n'avait pas grand-chose à dire. Il revenait du Mercosur... - A.de Tarlé: D'Arabie saoudite. - V.Lecasble: Oui, pardon. Il était dans une séquence différente. L'après-midi, il a visité des sites touristiques. Là, pour la 1re fois, il dit qu'il ira au bout de son mandat.

7:20

Mais quel aveu! Un président de la République qui se croit obligé de dire ça, c'est terrible. Ca veut dire qu'il envisage que ce ne soit pas possible. Ca ouvre cette possibilité. J'irais un tout petit peu plus loin... - A.de Tarlé: Le fait de le nier... - V.Lecasble: C'est une reconnaissance en creux. Dans cette histoire d'intérêt général... Il a précisé "arc de gouvernement". Il dit quand même quelques petits trucs. L'arc de gouvernement, ce n'est pas l'arc républicain. Tout le monde avait parlé du front républicain.

8:00

Il exclut LFI d'un arc de gouvernement. Donc il est déjà dans cette perspective qui va peut être advenir, de sortir de "je nomme M.Barnier car il ne veut pas se faire censurer par le RN"... Il va donner cet arc de gouvernement qu'ils sont en train d'essayer de mettre en place. J'imagine qu'il a parlé avec F.Bayrou dans la journée, qu'il n'a pas débarqué les mains dans les poches, qu'on lui a suggéré des pistes possibles. Il se reprojette dans ce qu'il essaie de faire depuis le début. Il n'a pas vraiment consulté la gauche au coup d'avant. Est-ce qu'il peut passer le pas aujourd'hui? - N.Saint-Cricq: S'il avait désigné hier soir le Premier ministre, on aurait dit que c'était prévu depuis 3 mois. En plus, on aurait dit: "Il est bien gentil! On envoie des messages et il n'écoute personne." - V.Lecasble: En même temps, il coupait l'herbe sous le pied de ceux qui parlent d'une crise de régime.

9:27

- A.de Tarlé: "Midi libre" a retenu cette phrase d'E.Macron. "Ils ont choisi le désordre." Il dit que le blocage politique est le fait des extrêmes, de LFI et du RN. Il dit que ce n'est pas lui qui est à l'origine du blocage politique du pays. - G.Sliman: Et du PS aussi. Je ne vais pas répéter ce qui a été justement dit par Rachel, Nathalie et Valérie. Il y avait une nécessité pour le président de s'expimer compte tenu de la situation historique que nous vivons. On compare à 62, mais nous n'avons jamais vécu une situation comme celle-ci où vous avez une motion de censure avec aucune possibilité de dissolution

10:11

pour le chef de l'Etat pour reprendre la main. On est dans une situation de blocage, il le sait. Il fait une moitié du chemin que peuvent attendre les Français. Il marque la gravité de la situation. Le problème, c'est que quand on vient parler à la télévision aux Français, c'est pour dire quelque chose. Ce n'est pas pour ne rien dire. Là, il a répété pour la énième fois ce qu'il a toujours dit depuis 6 mois. En réalité, son attente, c'est finalement celle d'une majorité de Français. Quand on a testé en juillet les différents scénarios possibles

10:52

de gouvernement, le scénario qui convient le mieux aux Français, c'est celui de ce qu'il appelle aujourd'hui l'arc républicain, d'une majorité de gouvernement qui irait du PS, avec les écologistes, à LR, avec le bloc central du président. Sauf qu'il y a un vrai problème de qui parle et qui est légitime à décider. Pour nos concitoyens dans les enquêtes, et ils ont plutôt raison du point de vue des institutions, ce n'est pas au président qui a perdu les élections de le dire et de faire ce choix. Il n'a pas à choisir le Premier ministre.

11:36

- A.de Tarlé: Il nomme mais ne choisit pas? - G.Sliman: L'article 8 précise qu'il nomme le Premier ministre. Il n'a pas à dire: "Je vais vous dire ce qu'on va faire." Je ne crois pas que ce soit ce qu'il puisse faire en tant que président. Mais ce que je pense, on s'en fiche un peu. Ce qui compte, c'est que les Français, à longueur d'enquête, quel que soit leur bord politique, à part les électeurs d'E.Macron, qui sont de moins en moins nombreux à l'assumer, les gens ne comprennent pas... Le président n'assume pas une défaite. Il ne l'a jamais fait. Il pourrait parler de cohabitation. "Débrouillez-vous à l'Assemblée pour proposer une majorité qui puisse gouverner."

12:20

- N.Saint-Cricq: C'est ce qu'il fait. - G.Sliman: Non, pas du tout. Il fixe un cap. Il explique quel est le chemin, quelles sont les lignes rouges et jaunes. En l'occurrence, il devrait s'effacer. - A.de Tarlé: Est-ce que les Français jugent qu'E.Macron est responsable du blocage? Ou ils considèrent que c'est M.Le Pen qui nous a mis dans le... - G.Sliman: Il fallait convaincre les Français que si on était dans cette situation, ce n'était pas sa faute. A tort ou à raison, les Français sont convaincus que c'est lui qui nous a mis dans cette situation.

13:02

Ils sont même 10 fois plus nombreux à dire que ça vient d'E.Macron que de M.Barnier. Pour eux, c'est E.Macron qui a provoqué cette situation. Ce qu'il aurait dû dire hier soir pour apaiser le pays, c'est reconnaître ses erreurs. Il aurait dû dire que la dissolution était une erreur. Il avait de bonnes raisons de penser que c'était bien pour le pays, mais ça n'a pas marché. Il devait dire que l'Assemblée doit maintenant trouver une solution, montrer les voies possibles d'une majorité, sans que le président, qui a perdu le pouvoir... Sans qu'il intervienne.

13:46

- A.de Tarlé: Question. Hier, il a dit qu'elle n'a pas été comprise. Donc il la regrette? - R.Garrat-Valcarcel: Je n'en ai pas l'impression. Les échos qu'on a, on n'est pas du tout là-dessus. Je pense aussi qu'E.Macron n'est pas quelqu'un qui comprend vraiment le Parlement. Sa 1re élection, c'est la présidentielle de 2017. Il a certes été ministre un peu avant, mais il a été un peu traumatisé par un précédent 49-3 sur sa fameuse loi Macron. Il n'a jamais réussi à construire un lien important

14:30

avec sa majorité quand il en avait encore une. Là, il a envoyé au casse-pipe une centaine des siens qui restaient des élections de 2022 en dissolvant. Je n'ai pas l'impression qu'il regrette. Il n'y a pas de lien avec l'institution parlementaire. Hier, il dit: "J'ai été élu pour 5 ans." C'est aussi le cas des députés, aux dernières nouvelles. - N.Saint-Cricq: Je pense qu'il ne regrette pas la dissolution puisqu'il pense que c'était un moyen. Il fait un état des lieux: "Je n'avais pas de majorité avant. Je dissous pour essayer d'en avoir une." S'il devait regretter quelque chose,

15:12

c'est de ne pas avoir fait de campagne pour la dernière présidentielle et pour les législatives en exposant quelque chose de clair. La dissolution a été un moyen qui n'a pas marché. Ca ne marchait pas avant. Il n'y avait pas de majorité et il y en a encore moins après. En privé, certaines personnes de son entourage disent que la dissolution, c'était pour que ça aille mieux, mais ils considéraient que ça allait mal avant. Il ne considère pas que c'est une erreur.

15:54

Ce n'est pas une réussite totale, mais ce n'est pas la dissolution qui lui pose... On lui dit, dans son entourage, que le problème était bien en amont avec une campagne qui n'a pas existé. En gros, les gens ont voté sans savoir pour quoi faire. - A.de Tarlé: E.Macron a promis de nommer un nouveau Premier ministre dans les prochains jours. Il a reçu plusieurs chefs de partis à l'Elysée pour les consulter. Surprise: le PS se dit prêt à négocier avec les macronistes et LR sur la base de concessions réciproques. - Face aux Français hier soir, E.Macron fait la leçon

16:37

à ses adversaires politiques. - E.Macron: L'extrême droite et l'extrême gauche se sont unies dans un front antirépublicain et parce que des forces qui, hier encore, gouvernaient la France ont choisi de les aider. Je sais bien que certains sont tentés de me rendre responsable de cette situation. C'est beaucoup plus confortable. Mais si j'ai toujours assumé toutes mes responsabilités, les bonnes choses comme les erreurs que j'ai pu faire, je n'assumerai jamais l'irresponsabilité des autres. - Des socialistes critiqués mais visiblement pas très rancuniers. Ce matin, O.Faure se dit prêt à négocier.

17:19

- O.Faure: Je vois bien qu'il n'y a pas de majorité absolue et qu'il faut bien venir arracher un certain nombre de décisions en échange de compromis et de concessions réciproques. Je suis prêt à entrer en discussion. - L.Wauquiez est autour de la table? - O.Faure: Il peut venir autour de la table. Ce que je veux, c'est des concessions réciproques. - Colère dans les rangs du NFP. - M.Aubry: C'est une trahison du Nouveau Front populaire et des millions d'électrices et d'électeurs qui se sont mobilisés, qui ont espéré... - M.Tondelier: Je dis à O.Faure: attention, vigilance.

18:04

Ce que fait le président, c'est d'enfermer le PS dans un cercle de négociations qui exclut mécaniquement tous les partis qui revendiquent de mettre en première ligne de leurs revendications les classes populaires. - Les socialistes reçus ce midi à l'Elysée alors qu'écologistes, insoumis et communistes n'ont jusqu'à présent pas été conviés. - B.Vallaud: Nous étions venus demander un Premier ministre de gauche, une méthode nouvelle, celle du compromis, et nous nous en sommes tenus à cela. Le président n'a posé aucun préalable ni de forme ni de fond. Il a accepté de recevoir toutes celles et tous ceux qui ont participé au front républicain et le demandaient.

18:48

-6 mois après la dissolution, retour à la case départ. Depuis ce matin, le ballet des consultations a repris avec les représentants du PS, du centre et de la droite. E.Macron en quête d'un gouvernement d'intérêt général, dit-il. X.Bertrand y croit. - X.Bertrand: Les Français veulent quoi? Vivre en sécurité, vivre de leur travail et avoir des services publics efficaces qui leur permettent de tenir le pays. Celles et ceux qui ne sont pas dans le coeur des métropoles ne veulent pas être des citoyens de seconde zone. Vous ne croyez pas qu'on peut rassembler là-dessus

19:30

Les Républicains, Horizons, le MoDem, Renaissance et un certain nombre de socialistes vraiment républicains? - Mais l'équation est difficile. Ce qui pourrait être gagné à gauche risque d'être perdu à droite. A en croire B.Retailleau sur les réseaux sociaux... Le RN, écarté de ces consultations, continue de penser que les jours du président à l'Elysée pourraient être comptés. - J.Bardella: Attention, parce que si on refuse de prendre en considération les différentes formations

20:15

politiques et que nous entrons dans un temps d'incertitude beaucoup plus grand, alors les regards se tourneront vers E.Macron. - Hier soir, devant plus de 17 millions de Français, le président a promis d'aller jusqu'au bout de son quinquennat, en 2027. - A.de Tarlé: Question. Aujourd'hui, E.Macron a reçu le PS à l'Elysée, mais pas les autres composantes du Nouveau Front populaire. - V.Lecasble: Non, mais il a dit qu'il allait téléphoner à LFI, aux écolos... - A.de Tarlé: Ce n'est pas pareil. - V.Lecasble: Oui, mais quand même. La discussion a été plus constructive, de cette façon-là. LFI et le RN veulent une présidentielle anticipée.

20:59

Vous les mettez ensemble, vous avez 200 députés. Donc l'objectif, c'est d'empêcher d'arriver à 289, une fois de plus, pour avoir une nouvelle motion de censure et mettre encore plus de pression sur le chef de l'Etat. Ils sont en train d'explorer ensemble ce qui est possible. Tous les autres sont contre la présidentielle anticipée. Ils ne sont pas prêts. Ils veulent attendre. Ils ne sont pas d'accord pour aller demain aux élections avec un affrontement entre M.Le Pen et J.-L.Mélenchon. Il y a eu ce matin une réunion du PS au cours de laquelle ils ont ouvert le jeu. C'est une grosse avancée. C'est nouveau.

21:43

Ca a l'air d'être la énième discussion, mais c'est la 1re fois que le PS se réunit au complet, avec les gens qui comptent, avec des principes: on veut un Premier ministre de gauche, on veut des avancées sur le gel de la réforme des retraites... Ce n'est pas l'abrogation. On gèle. Les 64 ans, on ne les met pas en oeuvre tout de suite. On ouvre une conférence de financement pour voir où on peut trouver l'argent. Le 2e point, qui est moins important mais qui compte beaucoup, c'est d'ouvrir une conférence salariale. Leur raisonnement est de dire qu'ils en ont marre

22:27

de ces histoires d'impôt parce que ça touche le pouvoir d'achat, les plus faibles, etc. Il vaut beaucoup mieux aller chercher des augmentations de salaire pour protéger le pouvoir d'achat des Français et, au passage, peut-être le RN... On aura une bienveillance de gens qui sont pour le pouvoir d'achat. C'est ça qu'ils sont en train de faire aujourd'hui. Ils ne veulent pas perdre en même temps leurs camarades, surtout les écologistes et le PC... O.Faure a dit: "Ils se sont exclus d'eux-mêmes." - A.de Tarlé: Est-ce que le PS arrive à se détacher de LFI? - N.Saint-Cricq: La poudre n'arrête pas de travailler depuis une éternité. On dit que ce n'est plus possible, et finalement, ça va toujours. Je serais très prudente sur le PS. Je considère qu'il y a 2 PS. Il y aura d'ailleurs un congrès. La dernière fois, O.Faure est passé à... - A.de Tarlé: Il n'y a pas eu un bougé d'O.Faure? - N.Saint-Cricq: Le bougé était compliqué dans l'après-midi.

23:55

Ce matin, on s'est dit qu'il y avait une recomposition. - R.Garrat-Valcarcel: On veut tellement trouver tous les petits bougés qu'on se réinterprète... - N.Saint-Cricq: Finalement, il faut que ce soit un Premier ministre de gauche... - A.de Tarlé: La liste des courses est telle... - N.Saint-Cricq: Le bougé, on va voir. Comme dirait M.Bompard... Il dit qu'O.Faure dit tout et son contraire. On parlait d'un rassemblement des gens qui s'engagent à ne pas voter la censure.

24:39

Quand on lui demandait le périmètre de ce rassemblement, il ne pouvait pas répondre. Je serais en retenue sur cette évolution du PS. Je disais qu'il en avait deux. S.Le Foll, B.Vallaud, J.Guedj, des gens comme F.Hollande, N.Mayer-Rossignol... Tous ceux qui étaient dans l'opposition à O.Faure pensent qu'il faut se décoller de LFI. Ils ne veulent pas être sous emprise, mais ça n'est pas encore quelque chose d'aussi patent. LFI a menacé de mettre un candidat aux municipales, quitte à bouffer 5 % au PS. Il y a un culte de l'union à gauche qui est quelque chose de très structurant, qu'E.Macron n'avait pas vu lors de la dissolution. Quand on regardait les votes des socialistes... Pour la censure, une voix a manqué. Les socialistes avaient dit qu'ils les censureraient coûte que coûte. Le renouveau de ce parti qui deviendrait un parti de gouvernement, une sorte de SPD prêt à négocier avec la droite... Je ne suis pas persuadée que ce soit tout de suite possible, sauf si certains prennent leur liberté,

26:06

un peu comme B.Cazeneuve. Il y a des choses qui bloqueront de toute façon, qui sont la loi sur les retraites... Je ne vois pas comment on les mettrait d'accord là-dessus. Il y a aussi la politique de l'offre. En gros, cesser de faire des cadeaux aux entreprises... Du côté de la gauche, on continue à dire qu'on ne peut pas augmenter les impôts, mais il y a une culture sous-jacente qui est qu'il vaut mieux augmenter les impôts et arrêter de faire des cadeaux aux entreprises. - A.de Tarlé: Intellectuellement, est-ce qu'on peut comprendre... B.Retailleau a presque été épidermique. Il a tweeté que la droite ne pourrait faire aucun compromis avec la gauche.

26:50

Intellectuellement, ce n'est pas évident de voir B.Retailleau travailler avec B.Vallaud ou O.Faure. - R.Garrat-Valcarcel: On parle toujours de l'exemple allemand avec les grandes coalitions entre sociaux-démocrates et conservateurs. En vérité, en Europe, les coalitions qui traversent vraiment la frontière gauche-droite ne sont pas si fréquentes. J'ai rencontré beaucoup de députés socialistes ces dernières semaines, des nouveaux, des anciens, des plus centristes, des plus à gauche... Pas un ne se disait que le PS avait sa place dans le gouvernement de M.Barnier. Or, là, on parle d'ajouter des socialistes à ce gouvernement.

27:34

- A.de Tarlé: La droite et la gauche, ce n'est pas la même chose? - R.Garrat-Valcarcel: Non. Bien sûr qu'il y a des postures dans la période... E.Macron a dit que beaucoup de gens pensaient à la présidentielle. C'est vrai, mais il y a aussi un peu de fond. Dans le débat budgétaire, il y avait des écarts patents entre le PS et la droite, et aussi entre le PS et la gauche de la macronie, si ça existe. Quel accord il faut trouver entre un camp qui ne veut résolument pas augmenter les impôts et des socialistes qui veulent les augmenter fortement, moins fortement que les insoumis, mais quand même? On dit toujours qu'on peut s'entendre sur 5 choses consensuelles, mais avant ça, il faut passer un budget en janvier. - N.Saint-Cricq: C'est politique, un budget, pas technique. - A.de Tarlé: G.Sliman, vous avez posé la question aux Français. Pour Matignon, les Français veulent un profil non politique. - G.Sliman: On a posé la question de 2 manières. On a d'abord testé le type de profil. On a testé une alliance qui irait du centre à la droite,

29:02

de la gauche avec le centre. On a testé plein de scénarios possibles. Il y a une désaffection à l'égard des politiques qui s'est encore accentuée. Les gens se réfugient sur le profil apolitique. Une majorité se dit que ce ne serait pas mal. Après, on teste une quinzaine de noms de premier ministrables... Les 2 dont on entendait parler et qui sont testés dans le sondage, plus des 3/4 des Français disent qu'ils n'en veulent pas. Derrière le profil non politique ou technique, dès lors que le technicien viendrait dire "il faut alléger les impôts et prendre des mesures d'effort pour les ménages"... Si c'est ce schéma, les Français vont dire que c'est politique, que ça prolonge le projet d'E.Macron. La situation est très compliquée. Pour revenir sur la gauche et le PS... Il y a une solution simple, facile, tactique, pour E.Macron qui consistait à nommer L.Castets en septembre et même avant, en sachant qu'elle ne pouvait pas échapper à une motion de censure. Là, il pouvait désarmer le PS des insoumis.

30:30

La plupart au PS ne demandent que ça. Dans tous les sondages qu'on réalise, même les sympathisants socialistes et écologistes, quand on teste l'image de J.-L.Mélenchon ou des insoumis, c'est catastrophique. Le souhait des Français n'était pas L.Castets, mais le souhait des sympathisants PS et écologistes ne l'était pas non plus. Pour désarrimer les socialistes et les écologistes du NFP et des insoumis, la meilleure solution eût été de faire cela. En octobre, le problème était résolu. Il pouvait décider de tendre la main aux socialistes en leur disant: "J'ai fait l'effort." Le sujet, c'est celui-là.

31:14

Pour que les socialistes puissent, vis-à-vis de leurs électeurs, lâcher les insoumis... - A.de Tarlé: Vous avez sondé des noms. On va les regarder. Celui qui arrive en tête, c'est M.Barnier! C'est retour à la case départ. - G.Sliman: Il faut lire le sondage dans l'autre sens. Sur les 14 noms, plus des 2/3 des Français rejettent chacun d'entre eux, M.Barnier comme les autres. On a testé l'hypothèse d'un retour de Barnier, et les gens disaient "sûrement pas". Mais quand on teste un à un tous les noms, c'est

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un rejet massif de tous. Ceux qui sortent, c'est B.Retailleau et B.Cazeneuve. Ce n'est pas réconciliable. F.Bayrou est loin: 27 %. 7 personnes sur 10 disent: "Surtout pas lui." - A.de Tarlé: Qui peut passer à travers les gouttes de ce désamour pour faire ce gouvernement d'intérêt général? - V.Lecasble: Celui dont on parle depuis plusieurs jours, F.Bayrou, est un peu plus loin, à 3 ou 4 points... Ce n'est pas la mer à boire. Il y a une possibilité. F.Bayrou, en 2007, au 2e tour, appelle à voter pour S.Royal.

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En 2012, il appelle à voter pour F.Hollande, avec qui il s'entend très bien. B.Cazeneuve vient de dire tout à l'heure que F.Bayrou ferait un très bon Premier ministre. Il était interrogé sur le terrain. Il y a aussi une hypothèse, puisque nous sommes dans les hypothèses, qui ne serait pas un Premier ministre de gauche, car E.Macron ne pourrait pas s'y résoudre, mais qui serait un F.Bayrou avec la possibilité d'une non-censure. C'est ça qu'on cherche, une non-censure. Il n'y aura pas de ministre socialiste dans le gouvernement de F.Bayrou. Ils ont annoncé qu'ils n'y participeraient pas. Ce n'est pas la même chose qu'une coalition dans un pays où il y a un ministre qui vient d'un parti et un ministre qui vient d'un autre. Là, ils ont dit que si on leur donnait à manger sur les sujets fondamentaux que sont le gel de la réforme... Dans les sondages, elle est rejetée par plus de 70 % des Français, la réforme des retraites. Ils ne seraient pas dans une situation de censure.

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C'est ce qui s'est passé lors de la dissolution. Quand on a dit que les socialistes n'avaient pas soutenu B.Cazeneuve, sans doute, mais je suis convaincue qu'ils ne l'auraient pas censuré. - A.de Tarlé: F.Bayrou pourrait tenir sans être censuré? Il en a l'envie et la capacité? qui soit tolérable à gauche et à droite. Sur L.Castets, je ne suis pas persuadée que... Quand on demandait à E.Macron, il disait qu'il pouvait jouer au chamboule-tout et proposer quelqu'un qui ne se ferait pas censurer très vite. "On m'accusera de faire de la politique politicienne..." Il pensait que Barnier durerait plus longtemps. Il a fait un test. - A.de Tarlé: Sur le profil, le mouton à 5 pattes? - N.Saint-Cricq: Les déclarations de chacun sont très différentes. B.Retailleau veut bien continuer, mais si ce n'est pas un Premier ministre de gauche. Les gens de gauche veulent bien ne pas censurer, voire être bienveillants, si c'est un Premier ministre

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de gauche. Le MoDem... F.Bayrou a l'air d'être le plus petit dénominateur commun. Il a rallié E.Macron, mais par rapport à un S.Lecornu, il apparaît moins comme la créature d'E.Macron. Il a toujours eu une sorte de franc-parler. Il s'est régulièrement opposé à E.Macron... Pas tant que ça, mais on ne peut pas penser que c'est le rôle du président à la tête du gouvernement. Il sait faire de la politique. Il en a toujours fait. Il peut être droito-compatible.

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Il les connaît bien. Le fait qu'il ait aidé M.Le Pen à avoir ses signatures en considérant que ce n'était pas démocratique qu'elle ne puisse pas se présenter... L'affaire des emplois fictifs du MoDem et de M.Le Pen n'ont aucune ampleur. Après, il faut que L.Wauquiez le tolère. Il faut que tellement de gens le supportent... Pour revenir sur vos sondages, je crois que quand on dit un gouvernement technique, c'est un rêve récurrent, comme quand on dit "union nationale". Qu'on prenne des gens qui ont l'airs plutôt normaux, qui ne sont pas hystériques sur certains sujets... Un peu un X.Bertrand... Ca ne veut pas dire qu'ils ne sont pas détestés. B.Cazeneuve, X.Bertrand, des gens qui n'ont pas le poinçon à droite ou à gauche... En France, on a aussi tendance à aimer les morts. Il suffit que quelqu'un disparaisse... J.Chirac, les gens ne l'aimaient pas et... Dès qu'on est parti, on est bien. - G.Sliman: D'ailleurs, M.Barnier a gagné 5 points de popularité avant même son départ, qui était anticipé. - N.Saint-Cricq: Est-ce qu'il y a une forme d'inconséquence chez les Français?

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- A.de Tarlé: Un mot sur F.Bayrou? - R.Garrat-Valcarcel: O.Faure dit aussi un truc important. Il dit qu'il voudrait un préfigurateur. - A.de Tarlé: Quelqu'un qui mette tout le monde d'accord? - R.Garrat-Valcarcel: Parce qu'il ne fait pas confiance aux discussions avec E.Macron. - V.Lecasble: Le préfigurateur, c'est quelqu'un qu'on utilise dans le secteur public et qui doit réunir les gens pour les faire parler. - A.de Tarlé: Le président a-t-il convaincu les fonctionnaires qui défilaient dans la rue hier? Les professeurs, les policiers et les personnels hospitaliers réclament de meilleures conditions de travail et de rémunération. On a suivi une enseignante qui s'inquiète pour son avenir

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et celui de l'Education nationale. *-E.Macron: Je n'assumerai jamais l'irresponsabilité des autres... - Aude est enseignante en région parisienne. En écoutant E.Macron hier soir, son sang n'a fait qu'un tour. - 200 000 personnes dans la rue aujourd'hui et pas un mot sur le mouvement. Au contraire, apparemment, tout va bien, puisqu'il dit qu'il faut continuer à fonctionner, l'école... Donc bon, on voit bien qu'on continue sur la même politique. Quel que soit le ministre qu'il mettra, il ne se questionne pas.

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- Pourtant, à ses yeux, la situation est devenue urgente et le président aurait dû en prendre la mesure. - Malheureusement, il n'a pas compris que la fonction publique ne fonctionne plus. Elle est malade. Les services aux citoyens français, au peuple, ne fonctionnent plus. - Quelques heures plus tôt... - Aude, comme des milliers de fonctionnaires, a battu le pavé sous les fenêtres du ministère de l'Economie. Même si le gouvernement est tombé et ses coupes budgétaires avec, la colère est intacte.

39:48

- Ce qui a construit cette lutte, c'est l'horreur de ce budget proposé par le gouvernement qui, non seulement spoliait les fonctionnaires de leur salaire, de l'augmentation qui leur est due, parce qu'on travaille dur... Et la goutte d'eau, c'est 3 jours de carence. On a quand même le droit, dans un pays dit développé, d'être malade et de se soigner! - Ces accusations d'absentéisme venues de la classe politique ont beaucoup choqué cette professeure des écoles. Propos blessants, manque de moyens...

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- Il faut faire tout, mais... - Avec rien. - Le sentiment d'être méprisé grandit de jour en jour. - On a un défilé de ministres qui n'y connaissent rien à l'Education nationale, avec des propos outranciers. Ca nous montre juste que l'Education nationale, on s'en fiche, puisqu'on veut la détruire. - 7h30 le lendemain. Après 24 heures de grève, Aude reprend le chemin de l'école. Une angoisse revient chaque matin sur le trajet. - Est-ce que des collègues seront absents? Est-ce qu'ils seront remplacés? C'est la question. - Des inquiétudes alors que le pays s'enfonce dans la crise politique et qu'au sommet de l'Etat, personne ne semble répondre à l'urgence. - L'enseignement, c'est la formation

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des jeunes de demain, de la société de demain. Si on n'a plus de personnes qui ont cette vocation, cette envie d'y passer leur vie, puisque c'est une mission, qui dépasse un simple métier... On se donne en permanence. On y réfléchit, on s'auto-forme. Si les gens ne veulent plus faire ce métier, n'ont plus la vocation, ce qui est en danger, c'est notre jeunesse, notre avenir. - Malgré sa colère, elle n'a jamais douté de sa vocation. Dans le primaire, près de 7 professeurs sur 10 ont débrayé. Un signal d'alerte pour le prochain ministre de l'Education nationale.

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- A.de Tarlé: Question. On a l'impression que chacun a de bonnes raisons d'être en colère. - G.Sliman: Il y a une grosse montée des colères, des inquiétudes sur l'avenir, la situation économique du pays. Dans notre baromètre économique, on enregistrait un record absolu de défiance vis-à-vis de la situation économique du pays. 84 % de gens se montrent défiants. 8 personnes sur 10 se remettent à s'inquiéter de l'emploi, alors que c'était un des succès de la présidence Macron

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d'avoir réussi à faire disparaître l'idée du chômage des préoccupations des Français, qui était numéro 1 pendant 25 ans. Ca revient. 78 % des Français dans notre baromètre politique de la semaine dernière disaient craindre une explosion sociale, des contestations, du type décembre 95 ou réforme des retraites de l'année dernière. On a des barils d'explosifs qui sont entreposés dans un petit cabanon. Il faudrait une étincelle pour que ça saute. Pour l'instant, elle n'est pas là, mais la colère est là.

43:25

E.Macron a tendance à concentrer... Même N.Sarkozy a subi cela, à un moment. Il concentre la colère, y compris sur des sujets qui ne relèvent pas de sa compétence. Chaque homme politique est passé au prisme de la sympathie qu'on a pour lui, de l'adhésion, de l'indifférence ou du rejet. E.Macron réussit à être à 54 % de rejet. Il n'y a que J.-L.Mélenchon qui fait mieux, à 67 %. Jamais F.Hollande n'a suscité un tel niveau de rejet. Il y a une concentration de colère et d'angoisse inquiétante.

44:09

On rentre dans la période des fêtes, qui sont normalement peu propices à ce que ça bouillonne trop, mais il y a la rentrée de janvier. Si on en est toujours là, on peut s'inquiéter. - A.de Tarlé: Comment expliquer qu'E.Macron cristallise ainsi toutes les colères, même la colère agricole? - G.Sliman: Quasiment de la haine. - A.de Tarlé: Les agriculteurs continuent d'afficher son portrait dans les manifestations. Il y avait un avocat d'E.Macron ce matin dans "Les Echos". T.Blair s'y connaît.

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Je le cite. - N.Saint-Cricq: A l'époque, en fin de 1er quinquennat, on disait qu'il était surtout populaire à l'étranger. Oui. C'est probablement pour des causes multiples, probablement en raison de sa communication, son style. Probablement car les gens considèrent qu'il n'a pas été éprouvé par la vie. - A.de Tarlé: Il a trop bien réussi? - N.Saint-Cricq: Je ne pense pas que les Français aient besoin de s'identifier dans leur président, mais quand même. Le côté cabossé, qui a attendu, souffert... Il y a un peu de ça, dans le cursus, qu'il faut avoir eu. On a l'impression que tout lui a été donné. Même si c'est faux... Pendant la campagne électorale, il disait qu'il n'était pas né avec une cuillère d'or dans la bouche. Ce n'est pas faux, mais ce n'est pas vraiment vrai non plus. Il n'a pas été élu local. Il n'a pas vu dans sa permanence des gens arriver avec...

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Le truc très bête, c'est le maire qui doit dépendre un de ses administrés car c'est à lui de le faire. Des gens qui ont des femmes battues qui arrivent dans leur permanence... Un maire qui ne sait pas les reloger... Il avait dit à un monsieur: "Vous n'avez qu'à faire 50 km..." Il fait un peu partie des heureux du monde. Quand on a un peuple aussi râleur que les Français... On rajoute à cela une communication désastreuse. Des choses ont été faites, mais elles passent inaperçues. La saisie pour les hommes qui ne paient pas leur pension alimentaire de manière à ce que les femmes de familles monoparentales ne soient pas toutes seules, les appareils auditifs... Je ne fais pas le catalogue pour sa défense, mais il y a des choses qui ont été faites. Quant aux fonctionnaires, enseignants, alors qu'on avait dit que c'était une priorité... Il faut être formé pour trouver un emploi. Tous les rapports de la terre disent qu'on est des navets absolus... En mathématiques...

47:29

- A.de Tarlé: On va avoir un 5e ministre en 1 an. - N.Saint-Cricq: On en a eu plusieurs qui n'étaient pas vraiment de ce cénacle. Il ne faut pas à tout prix être prof pour gérer les profs, mais il ne faut pas quelqu'un qui est déjà parti au bout de 6 mois. On peut comprendre qu'ils ne se sentent pas écoutés, entendus. L'histoire des absences... On fait des promesses aux parents en disant que tous les profs seront remplacés l'année prochaine. C'est normal que ce soit insupportable.

48:12

Quand E.Macron a fait le choix de se séparer de J.-M.Blanquer, de prendre P.Ndiaye, avec une greffe qui n'a jamais pris... La dernière en date, c'est... - A.de Tarlé: En plus de la colère du monde enseignant, il y a la colère qui risque de redoubler du monde agricole. Quand on s'écharpe sur des considérations politiques en France, cet après-midi, U.von der Leyen finalise le deal du Mercosur, qu'E.Macron avait jusqu'à présent réussi à repousser. - V.Lecasble: Il dit qu'il y a encore la signature par les parlements de chaque pays. La France espère encore réunir cette fameuse minorité de blocage. - A.de Tarlé: U.von der Leyen souhaite passer en force. - V.Lecasble: Tout à fait.

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Surtout les gens de la Coordination rurale, car ce sont les plus touchés, accusent sévèrement le coup. Beaucoup de souffrance n'est pas prise en compte au sommet de l'Etat. Il faut parler du ministre de la Fonction publique. On ne l'a eu que pendant 3 mois, mais il a quand même réussi à dire qu'E.Musk était le mec le plus formidable du monde... - A.de Tarlé: Qu'il fallait s'inspirer de ses méthodes pour remettre de l'ordre. - V.Lecasble: Oui. Il a réussi à demander 3 jours de carence dans la fonction publique pendant lesquels les gens absents ne seraient pas payés, ce qui, pour des petits salaires, a des conséquences importantes. - A.de Tarlé: Les enseignants ont dit: "Ca nous fait passer

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pour des feignants." - V.Lecasble: Exactement. C'est une explication à rajouter. Ils ont une façon de blesser les gens. On a un personnel politique, autrefois, qu'on moquait beaucoup, mais ils avaient été maires, élus dans les départements... Ils avaient labouré la France. Ils connaissaient le terrain, les gens. Depuis 2016, avec cette société civile qu'on nous a propulsée sur la scène politique, on a beaucoup à faire. Certains ont été chefs d'entreprise. Ils adorent E.Musk. Mais les Français, ce n'est pas ça. Ils sont parfois un peu à côté de ce que ressentent vraiment les gens.

50:24

Ils les blessent. Cette colère vient de là. Les enseignants ne se sentent pas reconnus, pas respectés. M.Barnier a beaucoup employé ce mot de "respect", mais il n'a pas eu le temps de montrer aux gens qu'ils étaient respectés. Ils ont plutôt l'impression qu'on essaie de les canarder. Le dernier épisode en date, c'est les agriculteurs qui se rendent compte... Pourquoi c'est un coup de poignard, ce qu'a fait U.von der Leyen... Juste au moment où on est affaibli, pof, on se prend la signature de l'accord dans le dos de la France, ce qui ne serait pas arrivé il y a quelques années.

51:09

- A.de Tarlé: Pas de gouvernement, pas de budget 2025... Du coup, retour au budget 2024, celui-là qui nous a valu un déficit record. Comment expliquer un tel décalage? C'est l'objet d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. Nos équipes ont pu suivre les premiers travaux menés par le député LFI E.Coquerel. ... - A l'Assemblée nationale, loin du tumulte de la motion de censure, un autre combat s'est engagé cette semaine. Réunion des 3 hommes chargés de faire la lumière sur le dérapage des finances publiques ces derniers mois. 3 députés plus habitués à s'affronter dans l'Hémicycle. - Ca va? On t'attendait. ...

51:51

- Ah! Tu voulais profiter de ces dernières heures? Au moment de la commission d'enquête, je n'ai pas forcément anticipé que ce serait la motion de censure. La commission va travailler à 16h30. On doit se concentrer, sinon, on n'y arrive pas. Au programme, ce jour-là... - On fait un point sur l'avancement des travaux. On commence tout à l'heure avec des sujets de fond et d'organisation. C'est toi qui commences? - E.Coquerel: Oui. - La commission prévoit d'auditionner tous les acteurs du sujet. - E.Ciotti: On revient dans le passé pour mesurer pourquoi il y a eu un tel écart, qui est à la source de la crise budgétaire et politique que nous rencontrons en ce moment, pourquoi un tel écart entre les prévisions budgétaires. En 2023 et 2024, 4,4 % de déficit prévu... 6,1, vraisemblablement 6,2 réalisés... - 15 milliards de dépenses en plus. Des chiffres qui témoignent d'une réalité très loin des prévisions. Se pose la question de la responsabilité du président de la République,

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des 2 Premiers ministres G.Attal et E.Borne et du ministre de l'Economie de l'époque, B.Le Maire. E.Coquerel a mis sa casquette d'enquêteur. Pour l'aider, des spécialistes, administrateurs de l'Assemblée, hauts fonctionnaires chargés d'apporter une assistance juridique et technique. - Pour établir les prévisions, d'abord, il faut arrêter les prévisions de croissance. Même s'il y a une phase technique, il y a ensuite un arbitrage politique sur le chiffre qu'on retient. - E.Coquerel: Quand vous avez un gouvernement démissionnaire, ça joue sur ce qui peut sortir? Est-ce que cette période de flou politique rajoute à ce qu'on peut produire à ce moment?

53:59

Quand j'ai rencontré les ministres cet été, ils étaient très étonnés. Les chiffres des rentrées fiscales avaient l'air de les surprendre. - Erreur technique, responsabilité politique... La commission doit permettre de confronter différentes lectures de la situation. - E.Coquerel: Du côté des députés qui étaient en soutien du gouvernement précédent, il va y avoir la volonté de centrer sur le problème technique. Il va y avoir analyse de ceux qui pensent que, principalement, il y a dissimulation.

54:42

Il y a la 3e, qui est plutôt mon école, l'idée de dire que c'est une politique économique qui, à un moment donné, a des effets plus graves que ne l'imaginaient leurs concepteurs. - Les travaux de la commission vont durer plusieurs mois. Dans la ligne de mire d'E.Coquerel, le chef de l'Etat. - E.Coquerel: La politique économique et sociale, plus que tout autre, est suivie très attentivement par le président de la République dans cette période. J'aimerais avoir confirmation des faits. - Pas d'audition du président de la République, donc, que LFI

55:25

continue à appeler à la démission. - A.de Tarlé: Il détonne, E.Coquerel, dans l'univers de LFI? Où on est plus volontiers à vouloir renverser la table? - R.Garrat-Valcarcel: E.Coquerel est quelqu'un qui est tout à fait sur la ligne de LFI. Il y est aussi sur la question de destitution d'E.Macron. En même temps, c'est le visage institutionnalisé de LFI à l'Assemblée nationale. Il est président de la commission des finances, celle qui est la plus importante avec la commission des lois. Cela fait déjà 2 ans et demi.

56:08

Il a fait sa place à la tête de cette commission. A peu près sur tous les bancs, on lui reconnaît être un bon président de commission et de bien gérer les débats budgétaires. C'est quelqu'un qui peut parler avec une large partie de l'Hémicycle. Pour autant, ça reste quelqu'un qui est absolument dans la ligne du parti. - A.de Tarlé: Il est pour le grand soir et la rupture? - R.Garrat-Valcarcel: Comme tous les autres, il dit qu'il n'est pas d'extrême gauche. Il ne parle pas du grand soir. Ils parlent tous d'une prise de pouvoir par les urnes. Mais ça reste cette ligne. Il n'est pas du tout sur la ligne de ceux qui ont été purgés cet été, par exemple. - A.de Tarlé: Bon.

56:53

On revient à vos questions. L'origine de cette crise, c'est le budget qui a dérapé, avec des dépenses qu'on n'arrivait pas à réduire. On se demandera si, en répliquant le budget de l'année 2024, ce sera le même déficit. - R.Garrat-Valcarcel: Le budget 2024 ne doit être répliqué que pour un mois, un mois et demi. - A.de Tarlé: Le prochain gouvernement devra faire les économies que n'a pas réussi à faire M.Barnier? - R.Garrat-Valcarcel: Il n'a pas réussi à les faire voter. - V.Lecasble: Cela dit, franchement...

57:36

Ce n'est pas tout à fait gagné. S'ils veulent changer d'inflexion politique... Ils ont quand même censuré... M.Le Pen a redit ce matin: "Ce n'est pas M.Barnier que j'ai censuré, c'est son budget." Le budget de M.Barnier a été considéré comme pas possible à appliquer pour des raisons complètement différentes, suivant les uns et les autres. La gauche lui a beaucoup reproché, malgré tous les amendements qu'il avait réussi à faire voter, avec l'assentiment du RN, voire du MoDem, de n'avoir accepté aucun des amendements

58:15

dans le projet qui a finalement été présenté. Ca peut vouloir dire quand même que ça va prendre un certain temps de mettre ce fameux arc de gouvernement d'accord sur ce qu'on va faire après. Ca ne va pas se faire en 2 minutes 30. - R.Garrat-Valcarcel: Je ne suis pas sûre qu'ils aient le temps de repartir de zéro. - N.Saint-Cricq: Il y a un certain nombre d'irritants qui seront probablement corrigés, mais ils ne peuvent pas... Vous ne pouvez pas réformer, même la Sécurité sociale ou les dépenses de l'Etat, quand vous êtes en queue de mandat,

59:00

sans majorité. En affichant clairement ça dans un discours de présidentielle... - V.Lecasble: Ca veut dire qu'on revient plutôt au budget 2024 que... - N.Saint-Cricq: Ils savent que s'ils ne s'en préoccupent pas, les Français les prendront pour des irresponsables. LFI parle de lutter contre la fraude sociale et fiscale. C'est le premier truc que j'entends, "faire des économies". Bien sûr, mais ce n'est pas en enlevant aux anciens ministres des voitures et des chauffeurs, je ne sais pas quoi... On peut discuter de tout. L.Jospin s'était demandé s'il ne fallait pas une franchise pour les remboursements de Sécurité sociale au-dessus d'un certain revenu. - A.de Tarlé: Tout le monde se lève pour dire "pas celle-là, allez voir ailleurs". - N.Saint-Cricq: On reproche à E.Macron d'avoir été négligent du côté des dépenses. En début de quinquennat, logiquement, on doit pouvoir le faire. - A.de Tarlé: Question de Bruno...

1:00:19

Non, question de Catherine. L'article 16, on commence à tous devenir des constitutionnalistes... Il donne les pleins pouvoirs au président, c'est ça? - N.Saint-Cricq: De façon temporaire. - R.Garrat-Valcarcel: La question de la destitution commence à gagner des suffrages à l'Assemblée. Il y a un problème de confiance avec l'Assemblée. Si en plus, il décide de by-passer tout le monde avec l'article 16... - N.Saint-Cricq: Ca a été fait au moment où il y avait un risque de sécession au moment de l'Algérie.

1:01:03

- A.de Tarlé: Est-ce qu'on n'est pas dans une impasse totale? Si une fois, deux fois, le gouvernement tombe, et si c'est soit le président qui démissionne, soit l'article 16... - N.Saint-Cricq: Ce serait quasiment un coup d'Etat! - R.Garrat-Valcarcel: Ce qui s'est passé mercredi à l'Assemblée nationale, ce n'est pas un coup d'Etat ou un putsch. Un gouvernement très minoritaire a été renversé par l'Assemblée dans les règles prévues par la Constitution. - N.Saint-Cricq: La Constitution de 58 met des freins à tout. - V.Lecasble: Depuis la dissolution, c'est un sacré bazar, quand même.

1:01:46

Ca dure depuis 6 mois. On ne sait pas qui va être Premier ministre. C'est la foire à la surenchère. Il y en a un qui sort une proposition, un autre... 5 budgets ont été proposés. On ne sait pas qui est Premier ministre. E.Macron dit que ça va aller vite. - A.de Tarlé: Est-ce qu'on peut imaginer que F.Bayrou, face à cette situation et cette impasse, n'ait pas envie... - N.Saint-Cricq: Non. - A.de Tarlé: Le pin-pon fait envie. - N.Saint-Cricq: Le mot "pin-pon" est quand même un registre de langue assez bas.

1:03:06

Vous pensez que R.Lescure n'y avait pas pensé? Vous pensez qu'il n'y en a pas plein d'autres qui ont envie? On peut dire qu'ils aiment le pouvoir. - A.de Tarlé: M.Barnier a dit à ses ministres mercredi soir: "Je suis désolé de vous avoir embarqués dans cette galère." - N.Saint-Cricq: Ils étaient enchantés d'être embarqués! On ne devient pas ministre contre son gré! M.Barnier avait envie d'être Premier ministre! Qu'il ait sous-estimé la difficulté de la tâche, c'est sûr. Il y en a beaucoup qui se précipitent, mais pas que pour des mauvaises raisons. Il ne faut pas laisser entendre que tous les politiques sont des gens pourris qui veulent avoir une voiture et un chauffeur.

1:03:50

Il y a des gens qui veulent faire des choses bien. - V.Lecasble: C'est l'achèvement d'une vie politique. - A.de Tarlé: La carrière attire encore. Cette émission se termine sur cette note d'optimisme. Restez avec nous. Tout de suite, "C à vous". Au programme? - A.-E.Lemoine: Nos invités, P.Jost, patron du chantier de l'impossible, Notre-Dame, qui rouvrira ses portes demain à 19h, en présence de V.Zelensky et D.Trump. Un quasi sommet diplomatique et 2 jours de célébrations