Colloque "Laïcité et services publics" - Clémentine Autain, co-directrice Regards
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« bon moi je veux dire mon point de vue sur cette histoire du foulard ça a pris une place dans le débat public qui dépasse littéralement l'entendement »
- 0:58Invité politiqueFait
« puisque vous me renvoyez à ça alors je vais investir ce stigmat et au contraire mettre encore plus de foulard encore plus correspondre à à ce renvoi identitaire qu'on m'inflige »
- 1:42Invité politiqueFait
« on mélange enfin on ne mélange pas plutôt on m deux cases entre le social et le sociétal »
- 2:25Invité politiqueFait
« il y a aussi une petite perversion dans la façon dont il présente les choses parce qu'au bout du bout il pourrait s'agir d'opposer en gros celui qui est issu de l'immigration et en particulier le musulman au blanc ouvriers »
- 5:18Invité politiqueFait
« l'intégrisme religieux ne se situe pas que chez les musulmans »
Temps de parole
- Clémentine Autain100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bon moi je veux dire mon point de vue sur cette histoire du foulard ça a pris une place dans le débat public qui dépasse littéralement l'entendement et il faut quand même je parle pas que de Babilou je parle du débat public en général et il faut se rendre compte de ce que signifie cette place du foulard dans le débat public aujourd'hui et et je crois que là on touche à à des questions quand même très fondamentales où il faut pas se tromper de sujet c'est que il y a sans doute eu un phénomène je donne mon point de vue mais qui a crispé et qui en fait nourr le repli identitaire et le fameux à bout d'un moment quand vous vous sentez exclus rejeté stigmatisé alors il peut y avoir une volonté de réinvestir cette ce stigmate en disant puisque vous me renvoyez à ça alors je vais investir ce stigmat et au contraire mettre encore plus de foulard encore plus correspondre à à ce renvoi identitaire qu'on m'inflige et je crois qu'on est dans cette tension très difficile et qui pose une question stratégique si nous voulons si nous estimons que le voile est un comment dire que le foulard le voile est une un signe de l'oppression des femmes de la domination masculine alors nous devons chercher la stratégie qui permet progressivement à ces femmes d'avoir envie de l'enlever et la question du désir de ces femmes d'enlever le foulard doit participer de notre réflexion première et la deuxième chose que je voudrais dire c'est que souvent on mélange enfin on ne mélange pas plutôt on m deux cases entre le social et le sociétal donc la laïcité les enjeux identitaires eux seraient du côté du sociétal et de l'autre côté il y aurait la question sociale et je pense que nous avons intérêt d'une part à comprendre que ce délire identitaire et cette stigmatisation massive à l'encontre des musulmans vise à cacher à masquer la question sociale et en particulier dans les banlieux populaires tant qu'on vous parle de ça on vous parle pas des inégalités territoriales et je voudrais attirer l'attention de tout le monde sur les travaux de Christophe Guil parce que là on est dans notre sujet sur les fractures territoriales que vous avez lu peut-être dans la presse ou ailleurs qui met en exerte et à juste titre hein le problème des périphéries et et des inégalités fondamentales mais quand on lit bien guilyly il y a aussi une petite perversion dans la façon dont il présente les choses parce qu'au bout du bout il pourrait s'agir d'opposer en gros celui qui est issu de l'immigration et en particulier le musulman au blanc ouvriers qui habit dans des zones plus pavillonnair plus périphérique dont on ne s'occuperait pas et il y a une accusation qui est faite que l'argent de l'enrue que l'argent de l'État puisquon revient aux enjeux de cohésion sociale et d'abord donner aux cités populaires dans lesquels il y a beaucoup de populations issu de l'immigration pendant que ceux qui sont jusqu'à côté la bonne classe ouvrière blanche bien classique elle est finalement la plus exclus et j'attire juste cette attention sur ce point parce qu'il est dans le débat public et je crois que nous ne sortirons par le haut et y compris en terme de cohésion quand montrant que les deux populations ont un intérêt commun et que c'est au cœur au centre des métropole que la richesse se trouve et qu'elle n'est pas partagée qui s'agit pas d'opposer celui de la cité populaire su de l'immigration au blanc qui est juste à côté et qui gagne un petit peu plus mais qui aurait moins d'ê soit-disant moins d'ê publi mais c'est bien le système plus global des inégalités sociales et territoriales qui génère cette tension dans les dans dans les lieux populaires moi je suis élu à s Vran et je vois bien la dichotomie qui peut être faite entre les baudotes et puis les quartiers les baotes que vous connaissez malheureusement tous voilà bon les botes ou d'autres qui existent comme ça des cités populaires et de l'autre côté des quartiers pavillonnaires qui ont qui peuvent avoir qu' sont plus blancs en effet et qui peuvent avoir ce sentiment que on donne davantage enfin voilà qu'ils sont menacés par les autres et je crois que si nous n'arrivons pas à créer la la cohésion entre les deux je pense que il y a vraiment une difficulté qui s'ouvre à nous et et un projet politique qui peut être de l'ordre du repli et non pas de l'ordre du partage de l'émancipation humaine et cetera deuxième chose que je voulais dire c'est sur deè ou trè c'est sur le le la la ce qu'on ne voit pas c'estàd que ce qu'on ne voit pas c'est quand même aujourd'hui les religions qui sont les plus dangereuses ce sont notamment les évangélistes et les pcotiste à l'échellene internationale qui grandissent mais à un niveau très très très élevé qui n'ont pas pignon sur rue mais qui mériterait si nous sommes attentifs aux enjeux de laïcité d'être aussi présent dans nos considérations car l'intégrisme religieux ne se situe pas que chez les musulmans l'intégrisme religieux ne se voit pas non mais tout le monde le sait enfin je vous assure dans le débat public c'est pas tout c'est comme ça que c'est transcrit euh et que nous avons un problème je pense de dans dans la façon d'appréhender cet enjeu de laïicité qui encore une fois devient réduit puce que tu dis on ne parle que des mosquées qui ne vient réduit qu'à l'islam l'islam global étant tous les musulmans deviennent potentiellement des intégristes en puissance pendant que de l'autre côté le catholisme le protestantisme sécularisé ne serait pas lui menacé de générer ici ou là de l'intégrisme et et ça c'est je trouve très important de se le remettre en tête aussi pour avoir une approche qui soit une approche plus juste et un dernier mot sur le multiculturalisme qui renvoie à à l'enjeu de des identités et qui est et qui est là je crois qu'il y a une opposition qui est malsine l'universalisme abstrait dans lequel on imaginerait voilà que 1 é= 1 que l'égalité ce serait l'identique c'est délirant il y a pas l'égalité ne se ne se pose pas dans les mêmes un concept philosophicopitique qui n'est qui qui qui n'a rien à voir enfin son inverse c'est pas c'est pas sur le registre de la de la différence donc il faut prendre la mesure de comment dire du fait que c'est pas l'un ou l'autre l'universalisme abstrait nous a conduit dans le mur nous devons penser à un universaliste qui soit capable de faire vivre des différences de ne pas être normatif sur le plan des modèles culturels identitaires et cetera sans pour autant évidemment vouloir cliver murer les uns et les autres dans voilà un multiculturalisme qui serait figé la culture l'identité ce sont des choses mouvantes ce ne sont pas des choses figées et il y a de ce point de vue là un droit enfin plus qu'un droit c'est-à-dire une revendication à ce que ces cultures communes elles soient pétries de ces différences culturelles et je pense que ça fait partie de la richesse de l'identité française c'est tenté qu'il y en a une mais en tout cas de la France telle qu'elle a telle qu'elle a existé renoncer à ça paraî vraiment une erreur magistrale
Clémentine Autain