Régis Blanchet, nouveau sénateur de l'Indre : "Il faut revenir à une politique d'aménagement du territoire"
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une satisfaction pour vous ?
- 0:35OuverteRéponse directe
Quels seront les axes de votre mandat ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Comment vous allez œuvrer pour changer la situation des maires ?
- 3:06OuverteRéponse directe
La vitalité économique et démographique est aussi importante, ça fait partie de vos sujets ?
- 3:55OuverteRéponse directe
Vous soutiendrez le texte de loi sur la régulation de l'installation des médecins ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Comment vous vivez ce moment politique avec la montée du RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Invité politiqueChiffre
« la dotation globale de fonctionnement par habitant est plus importante à Paris, Marseille, Lyon qu'à la Motseuilly ou la Chapelle Hortemal »
- 2:07Invité politiqueFait
« depuis la loi de 82 de Garçon Lefer, on a assisté à une recentralisation insidieuse »
- 2:21Invité politiqueFait
« Les départements n'ont plus que les droits de mutation, la région n'élève plus l'impôt, elle est sous dotation de l'État »
- 2:30Invité politiqueFait
« les communes ont perdu la taxe professionnelle et puis, plus récemment, la taxe d'habitation »
- 3:32Invité politiqueFait
« c'est quand même assez scandaleux que des médecins qui ont payé les études, ont payé les prestations, décident de s'implanter où ils veulent »
- 4:04Invité politiqueChiffre
« Il faut trois médecins pour en remplacer un »
Temps de parole
- Invité politique58 %
- Présentateur35 %
- Présentateur 24 %
- ?2 %
≈ 11,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
7h45, l'invité d'ici, Zachary, depuis hier après-midi. On connaît les noms des quatre sénateurs du Béry. À part Nadine Bellureau, réélu pour un second mandat dans l'Indre, tous les autres vont faire leur premier pas dans le palais du Luxembourg.
Parmi les
nouveaux, Régis Blanchet, ancien maire de Buzencet dans l'Indre jusqu'en mars dernier. Bonjour Régis Blanchet. Bonjour. C'était votre première campagne en tant que candidat pour des élections sénatoriales. Vous voilà élu du premier coup. Première question, est-ce que c'est une satisfaction pour vous ?
Bien sûr, je suis très heureux. Je remercie tous les électeurs qui m'ont accordé leur confiance.
Vous
êtes élu sans étiquette mais avec une sensibilité de centre droit. Quels seront les axes de votre mandat
? Les axes de mon mandat, c'est l'aménagement du territoire parce que depuis des décennies, on a assisté à une véritable politique de déménagement du territoire dans notre pays. Quand on voit que la dotation globale de fonctionnement par habitant est plus importante à Paris, Marseille, Lyon qu'à la Motseuilly ou la Chapelle Hortemal, on peut se demander où est la politique d'aménagement du territoire dans ce pays. Donc on a assisté depuis des décennies à un véritable déménagement du territoire. Il faut revenir à une politique d'aménagement du territoire et une politique de planification. Pour qu'on ait une vision à moyen terme, long terme, on a souvent tendance à naviguer à vue.
Quand on nous dit qu
'il
faut faire des énergies renouvelables, on en a fait, après on s'aperçoit qu'on ne
peut
plus que l'électricité. Donc si on a vu une véritable planification, comme il y avait autrefois, on n'en serait pas là. On aurait des grands objectifs. Il faut que les grands ingénieurs réfléchissent à l'avenir pour qu'on puisse savoir où on va et avoir une perspective.
Il y a précisément une parmi les commissions, il y a une commission aménagement du territoire au Sénat. Ça fait partie des... C
'est
celle que je demanderais.
C
'est ça.
Tout à fait. Les députés sont des représentants de la nation. Au Sénat, vous, vous êtes plus spécifiquement représentant des collectivités territoriales désormais, dont font partie les communes. Vous-même, jusqu'à mars, vous étiez maire de Busancet. Les maires qui vivent aujourd'hui des mandats difficiles, de moins en moins de moyens, l'impression de devoir un petit peu vider l'océan, la petite cuillère. Comment vous allez œuvrer pour changer cette situation
? Moi, je veux me battre pour qu
'il
y
ait
une politique de décentralisation dans ce pays parce que depuis la loi de 82 de Garçon Lefer, on a assisté
à
une recentralisation insidieuse, de plus en plus de pouvoir de l'État, de plus en plus de contrôle, de normes, et surtout, on nous a enlevé tous les moyens. Les départements n'ont plus que les droits de mutation, la région n'élève plus l'impôt, elle est sous dotation de l'État, et les communes ont perdu la taxe professionnelle et puis, plus récemment, la taxe d'habitation. Moi, j'ai rencontré toutes les communes de l'Inde, tous les maires m'ont dit qu'on ne peut même plus entretenir nos routes communales. Ça devient catastrophique. Il faut absolument redonner des moyens aux collectivités pour qu'elles puissent exercer leur mission.
Et ce sont eux qui connaissent mieux ce qu'il faut faire sur leur terrain et non les décideurs parisiens. Donc, il faut revenir à une politique que l'État se limite à ses missions régaliennes et qu'il transfère des moyens financiers aux collectivités locales pour qu'elles puissent exercer les missions au plus près du terrain.
C
'est eux qui savent exactement ce qu'il faut faire sur leur territoire.
Et parmi les thématiques, il
y a aussi
la vitalité économique et démographique de notre territoire au-delà des budgets des communes qui sont importants. Mais cette vitalité,
elle
est aussi importante. Ça fait partie de vos sujets aussi, j'imagine ?
Oui,
bien sûr. Il va falloir défendre les dossiers d'aménagement, de développement économique dans notre département. C'est évident. Et je me bêterais aussi, c'est lié à l'aménagement du territoire. pour qu'on ait une régulation d'implantation des médecins dans ce pays, c'est quand même assez scandaleux que des médecins qui ont payé les études, ont payé les prestations, décident de s'implanter où ils veulent, en général, plutôt sur la côte d'Azur ou sur la côte atlantique. Et qu'ici, nos personnes âgées se laissent mourir dans notre territoire.
Et
on entendait dans le journal de 7h, justement, Loïc Carvon, nouveau sénateur du Cher, qui avait poussé en tant que député un texte de loi sur la régulation de l'installation des médecins. Notamment pour vous, que vous soutiendrez ?
Oui, parce
que
je ne vois pas d'autres solutions. Je n'en vois pas d'autres. Même si on a amélioré un peu le numéros que jus. Il faut trois médecins pour en remplacer un. Et puis, moi, je pense que ça ne suffira pas. Il faut absolument une régulation. La modalité à la mettre en œuvre, c'est encore à étudier, mais il faut faire quelque chose.
Vous
prenez votre mandat officiellement jeudi prochain, 1er octobre. Il est de tradition que les sénateurs ouvrent les portes du Sénat aux écoles, aux collèges de leur juridiction, donc ici pour l'Inde. Vous aussi, vous allez avoir cette volonté pédagogique d
'élargiter les écoles. Bien sûr, d'ailleurs,
j'ai déjà été sollicité avant d'être élu.
Comme ça, c'est prévu. Vous devenez sénateur à sept mois de la présidentielle. Au premier tour, hier, la représentante du Rassemblement national dans l'Inde, Mylène Wunsch, a fait 60 voix contre 38 en 2020. Et pour la première fois, le RN et son allié, l'UDR, pourront cette semaine constituer un groupe d'extrême droite au Sénat avec au moins 14 élus. Comment vous vivez ce moment politique ?
Ça correspond à l'évolution politique de notre pays. Dans le sud de la France,
il
y a eu des victoires du RN. Dans notre secteur géographique, c'est plus difficile. On a
un
pays plus modéré, enfin un département plus modéré, plus radical. Un département de tradition à RADSOC, comme on disait autrefois. donc ils ont fait un score pas très élevé dans l'Inde, mais dans le sud, très élevé, ce qui permet d'avoir un groupe parlementaire maintenant.
Dernière question, vous avez déjà échangé avec Nadine Bellurot. Votre binôme, est-ce que des travaux pourraient être effectués ensemble ?
Bien sûr. Au département, on est conseillers départementaux, on est déjà dans le même bureau ensemble. C'est un peu prémonitoire, si je puis dire. Donc, on a l'habitude de travailler ensemble, sans problème.
Merci Régis Blanchet. Je rappelle que vous êtes sénateur de l'Indre depuis hier avec Nadine Bellurot, réélu dès le premier tour. Merci d'être venu ce matin à notre micro sur ICI Béry. Interview en réécoute sur ICI.fr. slash Béry. Merci. Merci.