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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 23 juin 2022 25 min

Allocution d'Emmanuel Macron, coalition, remaniement... Le 8h30 franceinfo d'Olivia Grégoire

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Olivia Grégoire. Bonjour. Emmanuel Macron a mis hier soir au pied du mur les oppositions en quelque sorte. Il a parlé d'un pacte de coalition ou d'un vote de texte au cas par cas. Ce sont à elles les oppositions de se positionner. Elles ont même seulement 48 heures. Il y a une forme d'ultimatum là. Le but c'est quoi ? C'est de prendre à témoin les Français sur les futurs blocages à l'Assemblée ?

0:21
Olivia Grégoire

Le Président de la République hier s'est exprimé. Je pense que c'était important et attendu pour expliquer et partager avec les Français ce qu'il avait entendu aussi de l'élection de dimanche. Et il s'est exprimé assez simplement pour rappeler qu'on vivait une situation inédite où il allait falloir que la majorité mais aussi les oppositions trouvent les voies et moyens pour continuer à travailler et à faire avancer le pays.

Ce que j'ai entendu du Président de la République c'est qu'il ne doute pas et c'est bien pour ça qu'il ouvre cette période que les oppositions auront des propositions possiblement des remarques, des critiques, des amplifications, des refus par rapport au projet que nous portons notamment sur le pouvoir d'achat. On va y revenir. Et qu'il est en attente de savoir quand il reviendra quelles sont un peu les lignes rouges ou alors les lignes vertes des oppositions à l'endroit de ces textes. Je n'ai pas entendu et je veux être très clair ce matin parce que j'entends que plusieurs d'entre vous et si ça passe comme ça c'est que ça a pu être compris comme ça parlent d'ultimatum.

Je veux être très clair. Il n'y a ni ultimatum ni question de 48 heures. J'ai réécouté avec beaucoup de précision les propos du Président de la République qui a parlé, ces mots sont précis, à son retour du Conseil Européen dont on parlera peut-être, à son retour du Conseil Européen effectivement dans 48 heures demain soir, nous commencerons à bâtir c'est-à-dire que c'est tout sauf un ultimatum. Un ultimatum c'est la fin. Là il ouvre le début.

1:51
Locuteur non identifié

Il leur a clairement demandé de se positionner en transparence

1:54
Olivia Grégoire

devant les Français à son retour. Reprenez les mots et je les ai repris. À son retour, il part 48 heures, il y a des obligations, il part.

2:02
Présentateur

Après il repart, parce qu'après il y a un sommet du G7

2:05
Olivia Grégoire

c'est pas j'attends vos copies au retour vendredi soir sur oui, non, sur tel axe du projet. C'est pas ça. C'est quand je reviendrai, on va continuer, on va même commencer à bâtir ce sont ces mots avec les oppositions pour trouver des voies et moyens. C'est le début du chemin, ça n'est pas la fin. On parle d'ultimatum ce matin et je veux le dire avec force, ça n'est pas du tout l'esprit. Un ultimatum c'est on vous donne le moment de la fin. Là il a ouvert le début des négociations, le début du consensus et des compromis.

2:36
Locuteur non identifié

Ça veut dire qu'il n'est pas fermé ?

2:37
Olivia Grégoire

On parle de plusieurs jours, peut-être même de plusieurs semaines, je veux être très clair, et certainement pas de 48 heures. Ça veut dire quoi ? Qu'il va revoir les présidents de partis ? Ça veut dire par exemple tout à fait que possiblement il reverra les présidents des forces politiques et il échangera avec eux en étant à l'écoute pour savoir ce qui relève de lignes rouges, ce qui relève de lignes que nous pourrions discuter. Il y a le sujet du pouvoir d'achat, il y a par exemple le taux d'indexation des retraites, il y a le taux d'indice des fonctionnaires, il y a la prime Macron, il y a beaucoup de choses dans ce texte, le bouclier tarifaire, le blocage des prix de l'énergie.

Comment les oppositions très prosaïquement, très concrètement, réagissent, refusent, veulent plus par rapport à ces propositions ? Et ensuite, ce sera à nous, je veux le dire aussi très clairement, la majorité présidentielle de réagir aux propositions, aux refus ou aux messages donnés par les forces politiques. Mais il a enclenché un dialogue. Vous savez, il y a ce mot d'itération. Il n'a pas renvoyé la balle comme on l'entend ce matin. On est dans un pire. Dans les réactions des oppositions. Mais c'est pour ça que j'ai le plaisir d'être chez vous et que je veux le dire avec beaucoup de force et de simplicité. On a engagé un dialogue qui ne va certainement pas se clore après 48 heures.

Qui commence demain soir. Qui commence en réalité quand il revient. et je trouve de bonne alloi d'expliquer aux forces politiques mais aussi aux Français que pendant 48 heures, il part pour aller contribuer et renforcer aussi l'adhésion de l'Ukraine à l'Europe. On en parlera tout à l'heure aussi. Il revient et il se remet à la tâche. La main est tendue et il n'attend certainement pas des retours pour demain soir, 48 heures à 18 heures.

4:04
Locuteur non identifié

La main est tendue, Olivier Grégoire, vers la droite, la gauche. L'extrême droite comme l'extrême gauche. C'est-à-dire, vous tendez la main au RN comme à la France Insoumise ?

4:13
Olivia Grégoire

Le président de la République tend la main à toutes celles et ceux qui ont envie de faire avancer le pays. Vous savez, on dit le pays peut être bloqué avec cette situation institutionnelle. En réalité, et je le pense sincèrement, le statu quo n'est pas tenable. Il est tenable pour aucune force politique parce qu'il n'est pas tenable en responsabilité face aux Français. Donc, on a tous intérêt la majorité relative mais les minorités aussi à se mettre autour d'une table pour trouver les moins évoyés.

4:41
Locuteur non identifié

Même avec le Rassemblement National, il peut y avoir discussion, il peut y avoir compromis,

4:44
Olivia Grégoire

il peut y avoir coalition de majorité. Alors, un gouvernement et le nôtre aussi, en l'occurrence, ne peut pas refuser quand un député vote pour un amendement ou pour un article Non, mais est-ce que vous allez chercher les voix du RN ? Non.

4:59
Présentateur

C'est pourtant ce qu'a dit la députée En Marche, Céline Calvège.

5:01
Olivia Grégoire

Oui, mais alors figurez-vous, que Héraré ou Manou Mest et que Céline Calvège a peut-être eu des propos qui ont été incompris mais qui ont été très clairement repris par le ministre des Relations avec le Parlement, Olivier Véran, hier, qui a été très clair et je vais l'être encore, il n'y a pas une seule seconde, à un seul moment, l'idée d'aller chercher des voix des accords avec le RN. national. Donc, c'est la ligne que Clément Beaune... Donc, c'est la ligne que Clément Beaune... Si des députés veulent voter, c'est le droit des députés.

5:29
Locuteur non identifié

Et avec la France Insoumise ? Est-ce qu'il y a une possibilité de discuter ? C'est la même chose ? C'est la même chose ? C'est la même chose ? C'est la même chose ? C'est la même chose ?

5:34
Olivia Grégoire

C'est la même chose ? Et j'espère vraiment qu'en responsabilité, la France Insoumise réagira, fera des propositions pour dire nous, on veut plus, on veut moins ou on veut pas de ça. Mais on attend des oppositions aujourd'hui qu'elles se positionnent très clairement en disant ça on veut, ça on veut pas. Aujourd'hui, les insoumis, j'entends Adrien Quatennens tous les jours mais ok, on est en majorité relative mais ils sont en minorité absolue. Donc, il va bien falloir trouver des vrais et moyens pour avancer parce que, sauf erreur de ma part, 72 députés insoumis, c'est toujours moins que 235 personnes dans la majorité présidentielle. Vous écoutez ce matin,

6:10
Locuteur non identifié

Olivier Grécoir, vous dites, on n'a pas vocation à chercher des voix au RN liées à la France Insoumise mais alors pourquoi hier le Président de la République ?

6:17
Olivia Grégoire

Vous m'avez parlé de coalition. Oui. Coalition avec le RN, je vous réponds non. Coalition avec la France Insoumise ? Ça n'est pas au programme non plus.

6:23
Locuteur non identifié

Alors pourquoi hier le Président de la République n'a pas dit directement, il n'a pas désigné directement ses partenaires qu'il souhaite avoir, à savoir les Républicains ?

6:32
Olivia Grégoire

C'est pas... D'abord, je ne pense pas que ce soit le rôle d'un Président de la République de fonctionner comme ça, ça n'est pas sa fonction. Il y a d'autres types d'opposition, ça ne vous a pas échappé que le RN est nu ? Il y a aussi des divers gauches, il y a aussi des Républicains, il y a un groupe ultramarin qui s'est créé hier. Donc, il va y avoir des discussions, des échanges avec l'ensemble des forces politiques et vous savez, encore une fois, je ne doute pas et j'ai envie de le croire sur le mouvement NUPS que chacun ait envie de faire avancer le pays. Mais c'est aussi valable pour les NUPS. Le blocage, il n'est pas tenable pour les Français, on doit tous le débloquer.

Ça n'est pas uniquement la majorité présidentielle de le débloquer, c'est aussi à l'ensemble des forces politiques. On attend de voir ce qui est rédhibitoire, ce qu'on peut discuter et je ne doute pas qu'il y ait des bonnes volontés, peut-être à NUPS aussi.

7:19
Présentateur

Mais que ce soit bien clair, le RN et la France insoumise ne sont pas les bienvenus au sein du gouvernement. C'est très clair. Très bien. On va venir dans le détail justement des propositions que vous faites avec les priorités fixées par le chef de l'État lui-même hier soir, Olivier Grégoire. D'abord le fil info, il est 9h moins 20, c'est Maureen Suignard.

7:37
Invité

Emmanuel Macron renvoie la balle au parti de l'opposition après la perte de sa majorité absolue à l'Assemblée nationale. Ils sont priés de dire jusqu'où ils sont prêts à aller pour voter les textes du gouvernement. S'il reste sur son projet, c'est lui qui va bloquer la France, estime Valérie Rabot, la présidente sortante du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Le chef de l'État qui prend maintenant la direction de Bruxelles où débute un sommet. Les 27 diront d'ici demain soir si la Moldavie et l'Ukraine obtiennent le statut officiel de candidat à l'Union Européenne 4 mois après le début de l'invasion russe en Ukraine.

25 départements du nord et de l'est de l'Hexagone placés en vigilance orange. De nouveaux orages qui vont débuter dans l'après-midi du Cantal aux Ardennes et jusqu'aux Barins. Ces dernières heures, c'est le secteur de Rouen qui a été particulièrement touché. Zinedine Zidane en tant qu'entraîneur des Bleus n'est pas forcément de la fiction. Confession au journal l'équipe de l'ancien champion du monde 98. Avec l'équipe de France, ce n'est pas fini, dit-il, alors qu'il quittait les Bleus sur un carton rouge en finale de Coupe du Monde en 2006.

8:43
Présentateur

France Info Le 8. Le 8. France Info Salia Braquia, Laurent Sénéchal.

8:49
Locuteur non identifié

Toujours avec la porte-parole du gouvernement, Olivier Grégoire, un premier test sur la possibilité de faire des compromis ou pas, la loi sur le pouvoir d'achat qui devrait arriver à l'Assemblée cet été pour les retraites. Par exemple, vous prévoyez une augmentation de 4% dès le mois d'août. Écoutez la réaction du patron du Parti Socialiste, Olivier Faure.

9:05
Présentateur

Exemple concret

9:30
Locuteur non identifié

sur la revalorisation des retraites, vous pouvez bouger ou pas ?

9:34
Olivia Grégoire

Alors déjà, j'ai vraiment envie de dire qu'on est dans un état d'esprit d'ouverture pour débloquer le pays et pour faire avancer le pays. On doit tous prendre nos responsabilités à commencer par nous. Olivier Faure est parcellaire. Je vais être très neutre dans sa réponse. En janvier, nous avons augmenté de 1,1% les pensions de retraite à cause de l'inflation. Nous proposons dans le texte pouvoir d'achat d'augmenter à nouveau ce qui est exceptionnel en milieu d'année de 4%. 4% plus 1,1 égale 5,1. Au moment où je vous parle, l'inflation est à entre 5,1 et 5,2. Donc nous proposons très simplement d'indexer les retraites avec le niveau de l'inflation au moment où je vous parle.

Il a juste oublié, mais on va dire que ça n'est qu'un oubli, l'indexation de janvier. Voilà. Donc sur la possibilité de faire des compromis ? Ils seront discutés. Ça peut être plus ? Ça peut être plus. Ça fera partie des choses qui seront discutées. Après, je vais vous dire, et c'est ce que j'ai appris parce que j'ai siégé trois ans et demi au Parlement et à la Commission des Finances, comme dans beaucoup de métiers et de fonctions, on n'évolue pas hors sol quand on fait une loi ou de la politique. Il y a des contraintes. Il y a des contraintes et il y a une réalité financière, économique.

On va voir dans quelques semaines quel est l'état du pays en termes d'inflation, en termes de remontée des taux, en termes de déficit, de dette. Mais ça, les oppositions en ont conscience. Oui, alors, elles en ont conscience mais il va falloir qu'elles l'intègrent en responsabilité. Entre déclamer des propositions sur les plateaux télé et les faire rentrer dans le réel au Parlement en tenant compte d'une trajectoire économique qui est une trajectoire de réalité, on va voir aussi comment les insoumis se positionnent par rapport à ces contraintes.

11:15
Présentateur

Ils se sont déjà positionnés et ils disent que pour eux, il n'y a pas de problème et on peut continuer. On va aller où ?

11:20
Olivia Grégoire

A 3 000 milliards de dettes, on va aller où ? Parce que 3 000 milliards de dettes, ça fait quoi ? Ça fait les impôts de demain donc il faut dire la vérité aux Français. Même les impôts d'aujourd'hui possiblement. Donc là, on va rentrer

11:29
Locuteur non identifié

dans le moment de vérité. Moment de vérité, moment concret. Par exemple, la NUP, pendant la campagne des législatives, proposait d'intégrer le blocage des prix de première nécessité. Est-ce que cette mesure-là, vous pourriez l'intégrer à ce texte sur le pouvoir d'achat cet été ? Nous sommes ouverts

11:45
Olivia Grégoire

à discuter sur beaucoup de choses et ça fait partie des choses qui peuvent être discutées. Mais vous voyez, il y a une question que j'ai posée à laquelle la NUP n'a jamais répondu. Et ça aussi, c'est de la réalité. D'un côté, ils vous disent on veut un SMIC à 1 500 euros. C'est à peu près 1 300 euros, ça veut dire 200 euros de plus pour par exemple la vendeuse qui est à la boulangerie. Le boulanger, il va falloir qu'il trouve ses 200 euros pour augmenter sa vendeuse. Il a deux options. Soit il augmente le prix de ses produits, de la baguette, soit il dit à l'apprenti, au stagiaire ou à la personne à mi-temps qu'il avait.

Désolé, je vais devoir arrêter parce qu'il faut que j'augmente la vendeuse. Au pays de Jean-Luc Mélenchon et dans le programme de Jean-Luc Mélenchon, vous avez chez les Insoumis cette volonté à la fois d'augmenter le SMIC mais vous n'avez pas le droit de toucher au prix. Je n'ai toujours pas compris comment le boulanger augmentait la serveuse et augmentait le SMIC sans pouvoir augmenter le prix de la baguette. Voilà une question très concrète.

12:35
Présentateur

Donc le SMIC à 1 500 euros, c'est non.

12:37
Olivia Grégoire

Médias après médias, plateau après plateau, j'ai toujours pas de réponse. Voilà des questions qui seront passionnantes à discuter cet été dans l'hémicycle. Le SMIC à 1 500 euros, c'est non en tout cas. Et faire de la politique, c'est intégrer le réel. C'est beaucoup plus facile de déclamer en plateau télé. C'est plus dur

12:50
Présentateur

d'agir dans la réalité. Et baisser la TVA notamment sur le carburant comme le propose le Rassemblement National.

12:55
Olivia Grégoire

Ça fait partie des propositions je ne doute pas que le groupe du Rassemblement National

12:58
Présentateur

vous disiez les 1 500 euros ça fait partie des propositions sauf qu'on a compris que c'était non en fait.

13:02
Olivia Grégoire

Non, c'est pas juste ce que vous dites. Je dis qu'il va falloir s'expliquer comment on augmente en même temps. Vous allez faire quoi ? Vous allez taper sur la tête du boulanger pour qu'il aille trouver les 200 euros pour payer sa vendeuse ? Je voudrais comprendre c'est non. Je voudrais comprendre sur la TVA on a déjà dit multiples fois et Bruno Le Maire en priorité que ça n'était pas selon nous le meilleur moyen d'augmenter le pouvoir d'achat. Il y a eu des précédents donc on se fixe sur ce qui s'est déjà passé. Il y a eu des baisses de TVA importantes dans la restauration dont en réalité les clients les consommateurs n'ont pas bénéficié.

Quelle garantie aurons-nous demain que cette presse de TVA ira dans la poste des Français ? À chaque proposition le gouvernement

13:39
Locuteur non identifié

et la majorité disent non.

13:42
Olivia Grégoire

Non mais après il y a les débats parlementaires. Comment vous voulez qu'il y a un compromis ? Il y a des débats parlementaires. Je vous ai dit par exemple sur les taux sur le point d'indice sur un certain nombre de choses on va voir on peut embarquer un certain nombre de propositions bien sûr qu'on a notre responsabilité dans le compromis mais il faut aussi et c'est le charme du débat parlementaire il faut aussi qu'on en discute dans l'hémicycle. On a l'impression que vous cherchez surtout à convaincre avant de recevoir des propositions. Il y a une réalité. Quand je vous parle de cette histoire de SMIC avec le blocage des prix c'est du réel.

Donc j'ai à coeur et je pense que le groupe de la majorité présidentielle aura à coeur d'essayer de comprendre et d'écouter de commencer par écouter comment l'ENUPS justifie et propose d'avancer.

14:20
Présentateur

Olivia Grégoire porte-parole du gouvernement vous nous disiez tout à l'heure qu'Emmanuel Macron allait le cas échéant recevoir à nouveau les forces politiques. Est-ce que c'est lui ou est-ce que c'est Elisabeth Borne qui est censée être dirigée la majorité qui le fera ?

14:35
Olivia Grégoire

Qui dirige la majorité. Dirige. Voilà. Elisabeth Borne digère digère peut-être cet échec au législatif. Elle a eu l'occasion de le faire savoir hier soir lors de notre première réunion d'intergroupe. Hier je crois tout simplement il ne faut pas chercher des sens à tout. Il s'est exprimé en tant que président de la République garant des institutions et il n'a pas cité son. Oui mais je crois que ça n'était pas un contenu de commentaire de l'actualité et de l'action du gouvernement hier.

C'était en tant que président je réagis au message des français à la réalité de ce qu'ont voulu les français et j'essaye de trouver des voies et moyens pour avancer et tracer un chemin pour bouger et ne pas bloquer le pays. L'objet n'était pas de commenter ou d'impulser l'action gouvernementale.

15:15
Locuteur non identifié

Elisabeth Borne doit prononcer un discours de politique générale le 5 juillet prochain. Est-ce qu'elle se soumettra à un vote de confiance du Parlement ?

15:21
Olivia Grégoire

Alors si que Jean-Luc Mélenchon donc on l'a refait là aussi Jean-Luc Mélenchon veut soumettre Elisabeth Borne à un vote de confiance sur ce qu'on appelle une DPG déclaration de politique générale. Bon alors je sais bien que Jean-Luc Mélenchon après le fait de soumettre le leader des insoumis aime soumettre il a soumis d'ailleurs dans Nups et les socialistes et les écologistes mais déjà je peux me permettre de vous dire que je trouve un peu cocasse qu'un monsieur qui ne se présente pas aux élections lui-même parle de vote de confiance à l'endroit d'une première ministre qui elle a été élue.

15:50
Locuteur non identifié

Mais elle va le faire ou pas ? Est-ce qu'elle va se soumettre au vote ? C'est quand même

15:54
Olivia Grégoire

je veux bien répondre à toutes les interjections multiples et variées de Jean-Luc Mélenchon et je vais le faire encore aujourd'hui même si je pense que c'est pas l'alpha et l'oméga de la vie politique française mais c'est quand même cocasse d'avoir ce leader qui n'est pas élu qui n'est pas député qui n'est pas premier ministre qui aujourd'hui essaye de soumettre une première ministre alors même et l'histoire est éclairante toujours qu'en 1988 quand Jean-Luc Mélenchon faisait déjà de la politique il n'avait aucun problème avec la majorité relative de M. Rocard et l'absence de vote de confiance

16:21
Présentateur

ça remonte quand même à presque 25 ans

16:23
Olivia Grégoire

vous ne voyez pas désagréable j'étais déjeuné vous allez être méchant ce que je vais dire c'est qu'il faut être un peu cohérent en 1988 il n'avait aucun problème maintenant il a des gros problèmes c'est pas à moi de répondre et ça n'est pas Jean-Luc Mélenchon ça n'est pas ma réponse est très claire ça n'est pas en fonction des demandes de soumission de Jean-Luc Mélenchon ça n'est pas en fonction des demandes de soumission de Jean-Luc Mélenchon que le gouvernement agit et agira est-ce que

16:46
Locuteur non identifié

alors juste on n'est pas donc on n'a pas la réponse pour le vote de confiance chaque chose en s'entend

16:51
Olivia Grégoire

on n'a même pas la date de la déclaration de politique générale c'est le 5 juillet

16:54
Locuteur non identifié

ça peut bouger

16:56
Olivia Grégoire

on ouvre une période de dialogue il y a peut-être une semaine possible de décalage les choses peuvent bouger on a le temps de repousser les échéances il faudra prendre le temps nécessaire pour débloquer le pays pour faire en sorte qu'on puisse porter des lois enrichies par les oppositions qui fassent avancer les pouvoirs d'achat la sécurité la santé des français

17:15
Locuteur non identifié

pareil on prend le temps pour le remaniement parce qu'il y a quand même le temps c'est qu'on a tous une responsabilité il y a 3 ministres qui ont perdu

17:20
Présentateur

aux législatives

17:22
Locuteur non identifié

le remaniement c'est quand ? sur 15

17:23
Présentateur

la règle c'était elles ont perdu elles ont perdu

17:27
Olivia Grégoire

alors lundi on a eu une réunion il ne vous a pas échappé qu'elles étaient là donc il ne vous a pas échappé qu'elles sont encore au travail qu'elles démissionneront évidemment la règle est très claire que ce remaniement sera fait au moment voulu là ça n'est on a aujourd'hui des ministres qui sont à leur ministère et qui dirigent leurs administrations vous voyez donc on le fera dans les semaines qui viennent c'est une évidence avant ou après le discours politique général par exemple ? je ne sais pas encore on verra il n'y a pas un sentiment

17:54
Locuteur non identifié

on a l'impression de déstabiliser au sujet de l'État

17:56
Olivia Grégoire

c'est pas parce que l'agenda médiatique l'agenda des oppositions est rapide que c'est forcément l'agenda politique et l'agenda des français ce qu'il faut c'est que les choses soient faites et qu'elles soient bien faites je comprends vos questionnements médiatiques il s'avère que je suis porté c'est une question de réalité

18:12
Locuteur non identifié

c'est à dire que si vous n'avez pas de gouvernement et de majorité les textes ne passeront pas et donc ça a un impact sur le quotidien des français

18:17
Olivia Grégoire

c'est bel et bien pour ça qu'il me semble et votre réaction est intéressante que la priorité numéro un c'est de trouver des moyens pour bosser ensemble et avancer sinon on va faire une DPSG censure pas censure confiance pas confiance et puis on se retrouve au parlement et comment on avance comment on avance c'est ça le sujet

18:35
Présentateur

allez Olivier Grégoire on va parler d'autres dossiers prioritaires avec vous porte-parole du gouvernement d'abord le fil info à 9h moins 10 c'est avec Maurey Tsuniar

18:43
Invité

au moins un millier de morts en Afghanistan 1500 blessés également bilan encore provisoire après un puissant séisme avant-hier les Etats-Unis disent examiner les options de réponses possibles les Américains qui ont quitté le pays après l'arrivée des talibans au pouvoir l'été dernier l'hypothèse d'un gouvernement d'union nationale balayé par Emmanuel Macron pas justifié à ce jour dit le Président nous devons collectivement apprendre à gouverner et légiférer différemment dit-il encore après le revers des élections législatives invité du 830 France Info la porte-parole du gouvernement affirme qu'il n'y aura pas de coalition avec le Rassemblement national ou la NUP après l'usine Stellantis de Sochaux c'est au tour de celle de Rennes d'être à l'arrêt 5000 salariés en activité partielle sur les deux sites et jusqu'au 1er juillet 12 000 voitures non produites à cause de la pénurie de semi-conducteurs qui touchent le secteur automobile Léon Marchand encore en or troisième médaille au Mondial de Natation de Budapest pour le jeune français il s'impose hier sur le 200 mètres 4 nages et Analia Pigret décroche elle le bronze lors du 50 mètres d'eau

19:46
Présentateur

France Info Olivier Grégoire porte-parle du gouvernement on le disait il y a des urgences elles ont même été identifiées parfois par Emmanuel Macron il y a notamment le Covid qui revient plus de 54 000 cas désormais identifiés chaque jour on est en pleine reprise épidémique

20:08
Olivia Grégoire

j'en ai parlé il y a une dizaine de jours au conseil des ministres parce qu'on est très vigilants attentifs on a effectivement vous vous souvenez de ce fameux taux R d'incidence qui remonte donc oui on est très vigilants ça remonte les contaminations remontent et par conséquent deux messages d'abord de la prudence je veux dire vous savez se laver les mains ça demeure une mesure d'hygiène indispensable pour tous les virus respiratoires donc gardons notre bon sens et je sais que les français en ont j'ai aussi envie de donner un message très clair à ceux qui d'entre nous qui ont un peu plus de 60 ans sont porteurs de maladies chroniques ou immunodéprimés il est indispensable d'aller faire son rappel la deuxième dose de rappel parlez-en à votre professionnel de santé nous avons aujourd'hui à peu près un quart des français concernés qui l'ont fait ça n'est pas suffisant donc parlez-en aux professionnels de santé à partir de plus de 60 ans il est indispensable de faire ce rappel deuxième dose

21:02
Présentateur

et juste Emmanuel Macron hier soir a dit qu'il n'excluait pas des mesures d'urgence sur l'épidémie est-ce que ça peut vouloir dire par exemple le masque obligatoire ça veut dire

21:09
Olivia Grégoire

qu'on est attentif vigilant réactif et que si jamais effectivement ça continuait à augmenter s'il fallait par exemple considérer un retour du masque dans les transports l'objectif l'objectif étant de protéger les français on ne s'interdit rien mais ça n'est pas ni le président ni le gouvernement qui déciderait

21:24
Présentateur

ça n'est pas exclu en tout cas

21:25
Olivia Grégoire

oui mais on saisirait les autorités sanitaires pour obtenir leur avis comme on l'a toujours fait pour connaître leurs recommandations je pose la question

21:32
Locuteur non identifié

parce qu'Alain Fischer le monsieur vaccin du gouvernement a dit qu'il était favorable favorable au masque dans les transports

21:38
Olivia Grégoire

et si cette question devait se poser dans les prochaines semaines c'est avec les autorités sanitaires que nous prendrions une décision on est très vigilants très attentifs pour éviter une reprise

21:48
Locuteur non identifié

Olivier Grégoire une enquête a été ouverte après le dépôt de deux plaintes pour viol visant la secrétaire d'état Crisoula Sakharopoulou avant d'être politique elle était gynécologue et c'est donc dans ce cadre médical que les faits lui sont reprochés est-ce qu'elle peut rester au gouvernement ?

22:01
Olivia Grégoire

D'abord vous venez de le dire c'est une gynécologue qui pratique depuis de nombreuses années et qui a consacré sa vie justement à accompagner des femmes notamment atteintes d'endométriose il y a aujourd'hui des plaintes qui ont été déposées la justice elle est saisie elle va se prononcer et conformément à ce que nous avons toujours dit nous enjoignons les femmes qui possiblement ont été victimes à porter plainte à se rendre devant la justice à parler et nous laissons la justice légiférer si ces plaintes devaient donner lieu à d'autres faits de justice des décisions seraient prises une mise en examen

22:39
Présentateur

par exemple ça pourrait signer un départ du gouvernement comme ça a été le cas précédemment écoutez

22:45
Olivia Grégoire

on verra aujourd'hui on a une justice saisie ça n'est plus une règle

22:50
Présentateur

stricte en tout cas

22:52
Olivia Grégoire

je suis beaucoup ça ne vous a pas échappé j'ai beaucoup réagi à ça depuis que je suis porte parole et ça n'est pas c'est pas tant le sujet de la règle que le sujet du respect de la différence entre la justice et le pouvoir exécutif et je pense que c'est très important pour nous tous il est indispensable que la justice puisse travailler indépendamment du pouvoir politique indépendamment de l'exécutif et mener à bien ses investigations pour porter un diagnostic et une réponse c'est en fonction de ça que le pouvoir politique réagit mais ça veut dire que désormais

23:20
Présentateur

vous attendez une décision de justice avant de

23:23
Olivia Grégoire

c'est à dire qu'on a très peu de temps comme d'habitude mais c'est très important en droit c'est les fondements de notre république dont vous êtes en train de parler et on est dans une démocratie qui est de plus en plus d'opinion ça n'est ni sur les réseaux sociaux ni dans des journaux ni au café du coin ni dans les partis politiques sauf que Olivier Grégoire

23:38
Locuteur non identifié

ces accusations elles s'ajoutent à celles qui sont proférées à l'encontre de Damien Abad le ministre des solidarités avoir deux ministres qui sont accusés de viol d'agression sexuelle dans le gouvernement ça fait pas tâche

23:50
Olivia Grégoire

et vous me demandez de donner suite pour Damien Abad à deux accusations qui ont donné lieu à des plaintes classées sans suite

23:57
Locuteur non identifié

il n'y a pas de procédure judiciaire

23:57
Olivia Grégoire

ce n'est pas une des victimes qui n'a pas porté plainte parce que j'ai décidé de maintenir la ligne c'est la ligne de la justice la justice a tranché sur Damien Abad pas totalement

24:06
Présentateur

puisqu'une des victimes n'a pas souhaité pour l'instant

24:08
Olivia Grégoire

il y a eu d'autres faits

24:10
Présentateur

il peut encore y avoir une enquête sur ce fait

24:12
Olivia Grégoire

et c'est pour ça que je suis prudente et que je vous parle au moment où vous m'interrogez les faits qui ont été relatés il y a encore quelques jours dans un journal c'est dans un journal que ça a été relaté ça n'est pas auprès des policiers il est indispensable et c'est une femme qui le dit et donc je pèse mes mots que si tant est que ces faits aient été réels ils soient portés à la connaissance de la justice et je sais en tant que femme que c'est dur comme pas à franchir

24:39
Présentateur

et la justice peut travailler sereinement quand ces personnes restent au pouvoir ce serait pas plus simple de les écarter le temps de l'enquête et que la justice travaille sereinement

24:47
Olivia Grégoire

la justice travaille sereinement et peut tout à fait travailler c'est pas l'enjeu là

24:51
Présentateur

Olivia Grégoire merci beaucoup merci à vous porte parole du gouvernement merci à vous