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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 22 août 2026 11 min

Sandrine Rousseau est l'invitée politique de la matinale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Cand Rousseau, merci d'être avec nous ce matin sur France info canal 16. On commence par cette polémique he avec ces milliers de préservatifs jugés non conformes et vendu en France he qui sont susceptibles de d'entraîner des grossesses non désirées ou des infections sexuellement transmissibles selon la répression des fraudes et le ministère de de la santé. Est-ce que pour vous Sandrine Rousseau, on est à l'aube d'un d'un scandale sanitaire, d'un scandale d'état ?

Est-ce qu'on peut utiliser cette expression ce matin ? Bah, je pense qu'on va on va voir dans les semaines à venir l'ampleur des dégâts. Mais en tous les cas, manifestement, on a besoin déjà, je le dis, des fonctionnaires de la répression des fraudes parce que c'est important pour aller traquer ce genre de malfaçon.

Et puis après, manifestement, il va falloir aussi faire évoluer la loi parce que les personnes qui auront malheureusement eu des IST pourront aller devant les tribunaux. les les femmes qui auront eu des grossesses non désirées ne pourront pas y aller et donc il va falloir qu'on qu'on adapte la loi pour que les responsables de ce de cette situation soient véritablement inquiétés. Est-ce qu'il y a une responsabilité du gouvernement [raclement de gorge] de l'État pour vous dans cette affaire ?

Bah à ce stade, j'ai pas l'impression mais la question c'est comment des préservatifs non CE ont pu se retrouver dans les rayons de pharmacie ou de magasin et puis pourquoi des préservatifs avec le label CE sont-ils défaillants ? qu'en fait, il va falloir investiguer tout ça. L'Assemblée nationale pourra peut-être ouvrir une enquête là-dessus.

Moi, je nous notre quota est déjà fait, mais si d'autres groupes veulent s'en emparer, moi je je participerai avec plaisir à une à une commission d'enquête. On va parler de votre rentrée politique, celle des des écologistes, votre votre partie ce weekend à Grenoble encore jusqu'à ce soir. Il y a deux lignes en interne chez vous.

On va rentrer clairement dans dans le vif du sujet. une ligne plutôt, on va dire incarnée par Yannick Jadeau qui prôde visiblement un rapprochement plutôt des socialistes et peut-être de leur candidat Raphaël Gluxman et puis plutôt votre ligne à vous qui prennent davantage en tout cas un rapprochement des vers les insoumis vers vers Jean-Luc Mélenchon. Euh qu'est-ce que vous avez envie de dire ce matin à la fois à votre parti et peut-être aussi à vos électeurs électeurs écologistes ?

Est-ce que là l'objectif, ça y est, c'est de dire rassemblons-nous et essayons finalement d'avoir un candidat unique, c'est-à-dire qu'on se range derrière Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que c'est ça que veulent faire les écologistes ou pas ? Et moi ce que je voudrais et ce que j'ai dit aux journées d'été à toutes les personnes que j'ai croisé là-bas, c'est il nous faut absolument un vote.

C'estd qu'il y a une promesse quand on rentre dans chez les écologistes, c'est qu'il y ait une démocratie et que les décisions soient prises de manière collective. aujourd'hui et depuis des mois maintenant un vote interne et depuis des mois maintenant on évite ce vote et donc il va falloir prendre une décision. Alors évidemment la décision elle pourra plaire ou ne pas plaire.

Il y aura évidemment des gens qui seront un choix qui sera majoritaire et un autre qui sera minoritaire. Et dans ces cas-là tout le monde prendra ses responsabilités mais au moins, ce sera un choix collectif. Et j'en appelle aussi à ce que ça soit pas un choix collectif euh dans des mois que ça soit un choix collectif maintenant parce qu'en fait là on est à 2027 est une élection extrêmement importante.

Le Rassemblement national peut gagner. On a besoin de rentrer en campagne. On a besoin de soutenir le camp que l'on va soutenir dans le dans les prochains mois.

Et donc faire campagne c'est être sûr que nous allions vers une alliance dans voilà moi je prône l'alliance vers LFI. Je la prône sur une base programmatique, mais je voudrais pas qu'on passe des mois et des semaines de discussion. Je veux juste qu'on discute de 3 4 5 10 points qui sont qui sont très importants et puis surtout qu'on crée une dynamique, qu'on crée une espèce d'effet boule de neige.

Et donc on a besoin pour cela de savoir tôt de de le choix du parti. Et en fait, j'en appelle vraiment à la direction à Marine Tondolier en premier mais aussi à toute la direction de dire "Arrêtez de tergiverser, arrêtez d'hésiter. Maintenant, il faut y aller, on est à la rentrée, on a 8 mois pour faire campagne, faut y aller." Vous ne croyez pas en candidature de de Marine Tendu ?

Et pour ça, vous avez une candidate, vous les écologistes. Non, mais aujourd'hui, elle a elle a fait campagne. Aujourd'hui, on a besoin d'avoir un espoir que la gauche gagne face au rassemblement national.

La candidature de Marine Tondelier manifestement ne décolle pas dans les sondages et on ne peut pas rajouter des candidatures à gauche. Donc en fait maintenant il faut prendre un choix. Moi, ce sera pas mon choix de soutenir une candidature autonome.

Il y a des gens dans notre parti qui veulent maintenir une candidature autonome. Ce sera pas mon choix à moi. Mais qu'on le tranche, qu'on le tranche et que la démocratie aura au moins cet effet là, que la décision qui sera prise sera légitime, qu'on le tranche pas entre quelques cadres, qu'on le tranche avec les militants et militantes.

Je suis très sereine sur le résultat de ce vote. Donc, vous êtes très clair ce matin. Votre candidat en fait, vous appelez à ce que votre candidat et le candidat des écologistes soit Jean-Luc Mélenchon.

Non, je je vous j'appelle à ce qu'il y ait un processus de rapprochement avec une alliance et cetera et j'appelle sur le candidatchon au final. Bah oui, ce sera Jean-Luc Mélenchon. Mais bien sûr que ce sera Jean-Luc Mélenchon.

Si si c'est l'option Alliance avec LFI qui gagne, ce sera Jean-Luc Mélenchon. Ben voilà, aujourd'hui c'est le candidat le mieux placé à gauche pour passer le premier tour. Donc quand Marine Tondelier, elle a prononcé un discours hier à Grenoble, elle dit "Je la cite, à quoi servons-nous à part nous commenter les uns les autres ?" Est-ce qu'elle a pas un peu raison quand même ?

Parce que il y a autant de de de nuances que de militants presque. Je caricature votre parti mais vous avez Yan Jade, il y a il y a Marine Tondelier, il y en a d'autres. Enfin, est-ce qu' est-ce qu' pas de se mettre d'accord ?

Non mais si tu veux qu'on sorte de cette séquence, propose le vote et puis on en sortira. Ça suffit en fait. C'estd que là on a transformé, vous savez quand on rentre chez les écologistes, il y a vraiment cette idée que enfin on va avoir un parti dont la démocratie va être au cœur du fonctionnement.

Bon, manifestement, on a quand même renoncé à ça depuis maintenant des mois. On n'a tiré aucun enseignement des élections européennes et municipal. Maintenant, il faut qu'on passe à un autre cap et ce cap, c'est de prendre une décision, de l'assumer et d'aller au bout.

Voilà. Il y aura un autre candidat vraisemblablement à gauche. Ça sera un candidat issu de la de la primaire du du PS. peut-être Raphael Glann qui devrait déclarer sa candidature dans un JT de 20h demain.

Est-ce que vous regrettez une autre candidature à gauche ? Sachant que il faut pour accéder au second tour pour la gauche sans doute aller vers une candidature peut-être unique. En tout cas, c'est c'est pas gagné si vous avez une multiplication de candidatures.

Peut-être aussi celle de Fabien Roussell pour les pour les écologistes. Ça va faire beaucoup pour peut-être pour les communistes, pardon. [rires] Lapsus révélateur peut-être.

Euh mais en tout cas, ça fait beaucoup de candidatures. Peut-être même si vous arrivez à faire une union, vous les écologistes derrière Jean-Luc Mélenchon, mais ça fait peut-être au moins trois candidatures à gauche. Comment vous accédez au second ?

Ben moi, j'ai toujours prené une union de toute la gauche. Maintenant, prenons acte que il y a une partie de la gauche qui ne veut pas s'allier avec l'autre partie de la gauche. Moi, je pense que contrairement aux insoumis, je pense qu'il y a une partie du Parti socialiste qui est restée ancré à gauche et qu'on doit essayer d'aller récupérer dans le cadre d'une alliance.

Euh par contre, quand il s'agit de la partie du PS qui pense que une autoroute est la solution euh je pense à la 69 par exemple et la solution avec l'été qu'on vient de passer, enfin moi je ne comprends pas cette partie-là et je ne veux pas faire avec cette partie-là. En fait, je vais être très clair. C'est que cette partie-là du PS, c'est une partie qui nous envoie dans le mur exactement de la même manière que la Macronie nous envoie dans le mur.

Donc moi, ça ne m'intéresse pas. Mais euh la ce n'est pas tout le PS qui se reconnaît derrière ça et je pense qu'une partie du PS si vous les interrogez sur la 69 trouveront quand même que le projet est assez inutile voire dangereux. Donc il faut aller chercher ce ce PS- là.

Et maintenant je enfin j'attendrai le le résultat de la primaire PS mais je je voudrais vraiment que mon parti n'attende pas cela parce que ça fait des mois qu'on attend le PS. Ça fait des mois qu'on est à la à la roue du PS. Ça fait des mois qu'on les attend comme "Anne, ma sœur Anne ne vois-tu rien venir ?

Nous ne voyons rien venir. Donc maintenant, il faut prendre une décision. De toute façon, quel que soit le candidat du PS à la fin, ce sera la même ligne qui sera défendue.

Donc, il faut que nous avions sans doutre je voudrais qu'on parle d'un autre candidat à l'élection présidentielle, Édouard Philippe, l'ancien premier ministre d'Emmanuel Macron qui est à Mayotte, il fait sa rentrée politique à Mayotte, il ira à la réunion demain. Lui, il dit clairement il faut fermer les vannes de l'immigration à Mayotte. Euh plus euh de droits d'asile là-bas, c'est terminé.

Qu'est-ce que vous pensez euh c'est quoi votre réaction par rapport à Philippe connaît très mal le territoire parce que c'est enfin les Mayotte est une île enclavée et au milieu des comors et que donc évidemment que les gens prendront des pirogues et arriveront enfin je dire c'est impossible, on va pas mettre des fa contre cette immigration massive et illégale mais je pense que Mayotte on se trompe complètement sur la gestion de de la situation à Mayotte. C'est au contraire, il faut fluidifier, il faut permettre que des comoriens puissent venir bénéficier par exemple de soin le temps de leur maladie puis repartir en fait. Alors je sais que ça va susciter encore des remarques pas possibles mais en fait à un moment donné il faut prendre acte de l'échec complet de la politique migratoire à Mayotte.

Mais ce que je crains au-delà de ça, c'est que Édouard Philippe aille chercher un électorat et passe sa campagne à aller chercher un électorat d'extrême droite. Et quand on me dit il ser sur les les il chats sur les terres du RN là. Et quand on me dit que Édouard Philippe serait le recours pour battre le Rassemblement national, j'alerte tout le monde en disant regardez la première la première prise de parole de sa campagne c'est d'aller parler d'immigration sur le territoire de Mayotte qui s'ouvre déjà.

Oui, mais évidemment, mais il y a aussi un sujet de pauvreté d'une manière générale. Il y a un sujet de service public, il y a un sujet de d'accès à l'eau. En fait, Mayotte est un territoire oublié et désespéré de la République.

Donc, il faut absolument qu'on mette des politiques publiques en place pour faire en sorte que la vie des gens de Mayotte s'am s'améliore. Mais vraiment, Édouard Philippe, parce que je sais qu'il y a une tentative de vote utile à gauche d'Édouard Philippe. Je dis juste à tous ceux et à toutes celles qui sont tentées par ça, écoutez Édouard Philippe et je pense qu'on en reparle. un mot rapide sur cet été hors norme qu'on a vécu, canicule à répétition, sécheresse historique et ces mégafeux bien sûr notamment du côté de la Gironde et et du Var.

Est-ce que vous souhaitez vous comme les insoumis la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur les incendies ? Est-ce que vous considérez que ce sont leurs termes que le gouvernement n'a pas dit la vérité sur les incendies ? Mais manifestement, ils ne l'ont pas dit.

C'est Mia Part qui a sorti l'information et derrière il y a quand même eu des erreurs manifestes avec la commande de Canader qui n'est jamais arrivée, la base qui devait être en Gironde et qui ne s'est jamais matérialisé. Donc en fait, il y a il y a une question de politique publique. Il y a eu aussi le doublement du budget de la sécurité civile.

Oui, très bien. Manifestement, il y a quand même eu un échec. On a eu un méga feu qu'on n pas réussi à arrêter pendant pendant des semaines et des semaines.

Enfin, maintenant, il faut prendre le réchauffement climatique pour ce que c'est. C'est un phénomène dangereux pour nous et nous avons à nous y atteler, à nous y affronter au-delà des Canadaires dans toutes nos politiques publiques. Rendez-vous au budget pour en reparler.

Merci Sandrine Rousso.