80 km/h, PMA, chômage, européennes... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Édouard Philippe sur franceinfo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:05OuverteRéponse directe
Les français votent dans dix jours pour les élections européennes. Est-ce que votre sort à Matignon est lié au résultat ?
- 1:09OuverteRéponse directe
Est-ce que ce scrutin, il peut avoir une incidence sur la politique nationale, ou quel que soit le résultat, rien ne changera ?
- 1:15FerméeRéponse partielle
À ce rythme-là, est-ce que vous pensez toujours arriver à 7% de chômage à la fin du quinquennat ?
- 3:10FerméeRéponse directe
Les derniers chiffres du chômage en France sont tombés ce matin. C'est une petite baisse. Est-ce que vous êtes déçu ?
- 3:49RelanceRéponse partielle
À ce rythme-là, est-ce que vous pensez toujours arriver à 7% de chômage à la fin du quinquennat ?
- 4:54RelanceRéponse directe
Pourquoi le rythme de la baisse ralentit-il ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:19Invité politiqueChiffre
« C'est le meilleur résultat qu'on a depuis 10 ans. »
- 3:28Invité politiqueFait
« C'est une baisse continue du chômage depuis 2 ans. »
- 3:58Invité politiquePromesse
« Je veux que le chômage continue à baisser. »
- 4:30Invité politiquePromesse
« Et nous devons nous fixer un objectif de plein emploi. »
- 9:34Invité politiqueFait
« C'est la partie de la droite qui à l'époque expliquait qu'il fallait augmenter la TVA, supprimer complètement les emplois aidés, les supprimer complètement, diminuer de 500 000 le nombre de fonctionnaires »
- 9:56Invité politiqueFait
« le gouvernement lorsqu'il diminuait simplement de 200 000 les contrats aidés »
- 10:34Invité politiqueChiffre
« en 2018 pour la première fois depuis plus de 30 ans la dépense publique de l'état est baissée en volume »
- 12:49Invité politiqueChiffre
« 5 milliards de diminution d'impôt sur le revenu c'est pas rien, c'est beaucoup d'argent »
- 19:29Invité politiqueFait
« cette mesure peu populaire qui a suscité incompréhension et parfois colère »
- 19:42Invité politiqueFait
« nous avons eu notamment à cause de cette mesure pas seulement mais notamment à cause de cette mesure la meilleure année en matière de sécurité routière »
- 21:53Invité politiquePromesse
« nous travaillons activement sur la rédaction d'un projet de loi »
- 22:05Invité politiquePromesse
« c'est mon objectif je l'ai indiqué avant l'été »
- 23:34Invité politiquePromesse
« elle sera remboursée par la sécurité sociale »
- 26:01Invité politiqueFait
« moi je suis premier ministre »
- 26:03Invité politiqueFait
« mon objectif c'est de tenir les objectifs qui ont été fixés par le président de la république »
- 26:06Invité politiqueFait
« c'est de faire en sorte que l'on puisse transformer ce pays »
- 26:09Invité politiqueFait
« qu'on aborde la campagne européenne et l'élection européenne de la meilleure des façons possibles »
- 26:15Invité politiqueFait
« ce soir je serai à Angers »
- 26:18Invité politiqueFait
« demain je serai à Toulon »
- 26:20Invité politiqueFait
« et lundi »
- 26:21Invité politiqueFait
« mon objectif c'est de faire en sorte que la liste que je soutiens obtienne le meilleur score possible »
- 26:28Invité politiqueFait
« mon deuxième objectif c'est de faire en sorte que les engagements pris par le président de la république soient tenus »
Temps de parole
- Édouard Philippe77 %
- Présentateur8 %
- Présentateur 28 %
- Présentateur 37 %
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Bonjour Edouard Philippe. Bonjour. Les français votent dans dix jours pour les élections européennes. Est-ce que votre sort à Matignon est lié au résultat ?
Quand on s'approche d'une élection, on est toujours extrêmement attentif. Il faut être toujours humble vis-à-vis du résultat d'un scrutin. J'ai le souvenir de beaucoup de femmes et d'hommes politiques, de beaucoup de journalistes aussi, qui ont tendance à faire les analyses du scrutin avant le scrutin. J'ai quelques souvenirs qui me conduisent à être plus prudent en la matière. Donc on verra après le scrutin.
Sinon, un Premier ministre, il est à Matignon, au fond, quand trois conditions sont réunies, la confiance du Président, le soutien de la majorité parlementaire, et puis des éléments qui sont propres à lui, c'est-à-dire est-ce qu'il est à l'aise avec ce qu'il fait, est-ce qu'il a envie de le faire. J'ai eu l'occasion de le dire. Aujourd'hui, il me semble que ces trois conditions sont parfaitement réunies. A priori, vous êtes parti pour rester. Vous savez, la décision, elle ne m'appartient pas complètement. Le Président de la République, il ne vous a pas échappé, avait son mot à dire en la matière, et c'était un mot important, et je respecte évidemment son analyse et ses choix en la matière.
Est-ce que ce scrutin, il peut avoir une incidence sur la politique nationale, sur le cours de la politique gouvernementale, ou quel que soit le résultat, rien ne changera ?
Permettez-moi de vous faire une réponse de normand. Je vais vous dire oui et non. Oui, parce que, depuis toujours, les élections européennes sont un moment de démocratie européenne, sont un moment important pour la vie européenne, mais sont en vérité analysées et suranalysées au crible de la politique nationale. Ça a toujours été le cas. Et ce sera encore le cas cette fois-ci. Je ne doute pas que le dimanche soir sur les plateaux, le lundi matin dans les éditoriaux, peut-être même ici dans cette matinale, on fera une lecture nationale du scrutin. Je n'en doute pas. Je le regrette un peu, je ne vous le cache pas, mais c'est comme ça. Ça se passera comme ça.
Est-ce que ça change totalement les engagements qui ont été pris par le Président de la République au moment de sa campagne présidentielle, puis repris après le grand débat ? Est-ce que ça change la détermination de la majorité ? Est-ce que ça change la logique d'ensemble de l'action gouvernementale ? La réponse est non. Donc, vous voyez bien qu'il y a à la fois des éléments de lecture nationaux et puis il y aura des choses qui se poursuivront, qui s'accéléreront et qui doivent être faites pour le bien du pays et parce que nous sommes engagés à le faire.
Il y aura un virage le 27 mai au matin en fonction du résultat, si la liste de Marine Le Pen arrive en tête, enfin de Jordan Bardella ?
Je ne crois pas. Je pense que l'action gouvernementale, l'action publique en général, l'action municipale tout autant, exige beaucoup de constance et de cohérence. parce que c'est par la constance, par la cohérence, par la ténacité aussi, qu'on obtient des résultats. Et donc, très important que l'ensemble des mesures que nous prenons, que nous avons prises, que nous prendrons, s'inscrivent dans cette cohérence. C'est parfaitement le cas. Et je pense que là, c'est une vraie condition d'efficacité de l'action publique. Pas de changement de cap, quel que soit l'insultat.
Le président de la République a indiqué, à l'occasion d'une conférence de presse à laquelle, je suis sûr, vous participiez, ou en tout cas que vous avez suivi, quels étaient les engagements qu'il prenait, les éléments sur lesquels il s'engageait. Voilà. Tout est dit. Et moi, mon objectif, c'est de faire en sorte que ces engagements, ces objectifs soient atteints.
Edouard Philippe, les derniers chiffres du chômage en France sont tombés ce matin. C'est une petite baisse. Baisse légère au premier trimestre. 20 000 chômeurs de moins. Est-ce que vous êtes déçu ?
C'est le meilleur résultat qu'on a depuis 10 ans. Mais la baisse est nettement moins forte que ces derniers trimestres. C'est le meilleur résultat qu'on a depuis 10 ans, je l'aurai dit. C'est une baisse continue du chômage depuis 2 ans. Du chômage taux général. Du chômage des jeunes, qui baisse, et qui, lui, en 2 ans, a singulièrement baissé, je m'en réjouis. Je commence par non, mais quand il y a une bonne nouvelle, je commence par la prendre.
C'est d'abord une baisse, avant que ce soit une baisse moins nette.
C'est d'abord une baisse, et c'est bon signe. Et ça veut dire qu'il faut continuer, là encore, avec cohérence, avec constance, avec détermination.
À ce rythme-là, est-ce que vous pensez toujours arriver à 7% de chômage à la fin du quinquennat ?
Je veux que le chômage continue à baisser. Je veux qu'on incite les Français à retourner vers l'emploi. Je veux qu'on les forme de telle façon, et c'est ce que nous faisons, de telle façon que lorsqu'ils ne peuvent pas reprendre un emploi pour des questions liées à des formations, à des compétences, ils puissent le faire. Pourquoi ? Il y a des questions de compétences, il y a des questions d'appétence. Il faut jouer sur tous les facteurs, mais faire en sorte de réduire le chômage de masse, qui est une spécificité française par rapport à ses partenaires, à ses voisins, par rapport à l'Allemagne, par rapport au Royaume-Uni, c'est indispensable, c'est notre objectif.
Et nous devons nous fixer un objectif de plein emploi. À quelle échéance ? Il n'y aurait rien de pire que vous donner... Emmanuel Macron l'a dit, il a dit 2025,
il se trouve que c'est dans le quinquennat suivant,
2025, ce qui n'a échappé à personne. Se donner un peu de perspective, et faire en sorte d'avoir une politique constante et cohérente qui permet d'obtenir des résultats... Vous ne ferez pas l'erreur de François Hollande, c'est ça ? Je vous le confirme. Ce que je constate, c'est que le chômage baisse, c'est que le nombre d'emplois créé...
Mais pourquoi le rythme ralentit ? Pourquoi est-ce que le rythme de la baisse ralentit-il ?
A vos yeux, pourquoi ? D'abord parce qu'il ne vous a pas échappé que le niveau de croissance dans l'Union Européenne était plutôt plus faible qu'il n'était il y a un an ou deux ans. C'est général en Europe. C'est d'ailleurs moins net en France que ça ne l'est en Europe. Il ne vous aura pas non plus échappé qu'il y avait un certain nombre d'éléments, d'incertitudes dans les perspectives économiques. On parle beaucoup des guerres commerciales auxquelles peuvent se livrer les grands blocs continentaux. Ce qui a d'ailleurs tout à voir avec la question européenne, à laquelle on viendra peut-être, j'espère.
Tout de suite, notre objectif, c'est faire en sorte que le travail paye, c'est faire en sorte d'inciter et de permettre le retour au travail et donc d'avoir une diminution constante du taux de chômage, faire en sorte qu'on crée beaucoup plus d'emplois et ne pas se contenter d'une fatalité selon laquelle en France, on aurait un chômage de masse et ça ne serait pas grave. L'Europe, justement, René.
Alors justement, les élections européennes, vous disiez tout à l'heure que certains auraient peut-être une lecture nationale du résultat au 27 mai au matin. Est-ce que ce n'est pas aussi un petit peu de votre faute et plus précisément de la faute du président de la République parce que le chef de l'État s'est engagé dans la campagne. On voit maintenant d'ailleurs des affiches, 60 000 affiches, qui ont été tirées avec Emmanuel Macron tout seul, sans votre candidat, d'ailleurs sans Nathalie Loiseau, présente sur cette affiche. Est-ce que ce n'est pas vous, l'exécutif, qui êtes en train de faire de cette élection un référendum pour ou contre Emmanuel Macron ? Je crois qu'il faut dire les choses
avec un peu de perspective. Le fait que le président de la République qu'a mis l'engagement pro-européen au cœur de sa campagne présidentielle, qu'il le dit de façon systématique, qu'il le porte depuis deux ans. Le fait qu'il soit engagé dans une stratégie européenne, le discours de la Sorbonne, dans un exercice de conviction européen, pour reprendre un certain nombre d'éléments qui ont été évoqués hier, est évident et assumé. Et c'est très bien ainsi. Je ne crois pas que ce soit très différent, par exemple, des choix qu'avait fait le président Sarkozy au moment de l'échéance européenne lorsqu'il était président. Je crois qu'il y avait à l'époque aussi des affiches.
Je crois qu'à l'époque, il était aussi seul. Et je crois qu'à l'époque, il avait aussi montré son engagement très fort dans une campagne qui est profondément européenne, mais dont, encore une fois, depuis toujours, on sait qu'elle donnera lieu à une lecture nationale. Donc moi, je n'ai pas envie de polémiquer sur ces sujets. Je pense que le président de la République assume son engagement pro-européen. Il sait que c'est une élection décisive pour l'Europe. Il le dit, il le porte, et c'est très bien ainsi.
On poursuit dans un instant, si vous le voulez bien. Édouard Philippe, le temps du rappel de l'actualité, 9h moins 20. Si vous nous rejoignez, voici David Doba. A 10 jours des élections européennes, l'ambiance n'est pas au beau fixe entre Emmanuel Macron et Angela Merkel. Dans une interview hier, la chancelière évoquait des débats intenses et des mentalités différentes. Réponse du chef de l'État, nous devons accepter les désaccords momentanés pour construire un compromis. Le nombre de chômeurs continue de baisser en France, selon l'INSEE, au premier trimestre. Le taux de chômage s'établit à 8,7% de la population active.
Ça représente près de 20 000 personnes de moins inscrites sur les listes. Le conseil des prud'hommes d'Amiens rend et ce sera à 14h sa décision pour les 800 ex-goodieurs. Il conteste le motif économique de leur licenciement. C'était en 2014. L'avocat de la CGT réclame des indemnités allant de 2 à 4 ans de salaire pour chacun des ex-ouvriers. Après 48h de garde à vue, Frédéric Péchier fixé sur son sort dans la journée. L'anesthésiste de Besançon poursuivi depuis 2017 pour 7 empoisonnements présumés pourraient être une nouvelle fois mis en examen. Cette fois-ci pour d'autres cas. Et puis deux films en compétition aujourd'hui à Cannes.
Tout d'abord Le Dernier Ken Loach et puis à suivre également Atlantique de la jeune française Mathie Diop. Edouard Philippe invité de France Info jusqu'à 9h. Vous avez utilisé il y a quelques jours Edouard Philippe une expression étonnante. Vous avez dit que vous n'étiez pas de la droite trocadéro. Qu'est-ce que c'est que la droite trocadéro ? Référence évidemment au meeting de François Fillon dans la dernière ligne droite de sa campagne.
Oui j'utilisais ce terme parce que la réunion publique en extérieur sur la place du trocadéro qu'avait organisé François Fillon avait été un des moments de cette campagne présidentielle.
Au moment où on pensait peut-être qu'il allait renoncer et qu'il a dit je continue.
J'ai d'ailleurs été surpris parce que j'ai vu un certain nombre d'acteurs politiques à droite considérer que c'était une insulte. C'est quoi la droite trocadéro ? C'est une partie de la droite à mes yeux parfaitement respectable qui a choisi de se rassembler sur le trocadéro en 2017 lorsque François Fillon qui avait dit que s'il était mis en examen il se retirerait avait finalement choisi de rester.
C'est la partie de la droite qui à l'époque expliquait qu'il fallait augmenter la TVA supprimer complètement les emplois aidés les supprimer complètement diminuer de 500 000 le nombre de fonctionnaires et qui pourtant six mois après après l'élection présidentielle critiquait vertement le gouvernement lorsqu'il diminuait simplement de 200 000 les contrats aidés c'est une droite qui est parfaitement respectable j'ai beaucoup de gens qui entretiennent des relations amicales dans cette droite mais c'est une droite qui se paye de mots c'est une droite je ne sais pas si c'est la droite du trocadéro mais c'est souvent la droite des mots qui aime manier des symboles qui aime manier des icônes qui aime manier des grands engagements mais qui lorsqu'elle est confrontée aux choix est nettement moins là la réforme de la SNCF elle a été faite par ce gouvernement par cette majorité la réduction du nombre de contrats aidés elle a été faite par ce gouvernement par cette majorité le fait qu'en 2018 pour la première fois depuis plus de 30 ans la dépense publique de l'état est baissée en volume c'est ce gouvernement et cette majorité qui l'a assumée on a l'impression que vous reniez votre famille politique que vous reniez une partie de ce qui a été vous pendant des années mais en aucune façon vous êtes toujours de droite ou pas ?
écoutez je suis attaché à la liberté je suis attaché tout le monde l'est beaucoup de gens le sont je suis très attaché à la liberté je suis attaché à l'ordre tout ce que je suis fondamentalement et je sais d'où je viens me renvoie et me classe à droite alors j'observe que ceux qui sont beaucoup plus à droite que moi expliquent que je suis à gauche et ceux qui sont beaucoup plus à gauche que moi expliquent que je suis à droite je vais vous dire personnellement je m'en fiche un peu mais vous revendez toujours cette étiquette aujourd'hui ?
je ne suis pas je sais quand j'ai été élu et que j'ai fait des campagnes je sais sous quelle étiquette je me présentais quand j'étais député je me présentais sous une étiquette partisane quand j'étais maire je me présentais surtout sur mon étiquette à moi et quand vous êtes premier ministre ?
je suis à l'aise avec cette majorité et j'essaie vous a pas fondu dans le macronisme et j'essaie non pas de me payer de mots mais j'essaie de transformer les choses d'apporter du sérieux dans la conduite des affaires d'assumer des engagements qui ont été pris au moment des élections présidentielles et des élections législatives et de les assumer pleinement et d'être en accord avec ma conscience et de faire passer pardon de le dire avec une formule qui peut sembler grandiloquente mais de faire systématiquement passer les intérêts de mon pays avant les considérations relatives au parti et je trouve que cette attitude qui je comprends très bien peut chagriner un certain nombre de militants qui ont une approche parfois clannique de la politique est parfaitement comprise par les français qui savent que ce qui est plus important c'est le pays que le parti
alors justement venons-en à quelques dossiers économiques qui concernent le pays parmi les annonces du président de la république au sortir du grand débat il y a eu l'annonce d'une baisse d'impôt d'une baisse d'impôt sur le revenu de l'ordre de 5 milliards d'euros qui sera précisément concerné par cette baisse les deux premières tranches la première tranche de contribuables qui payent l'impôt sur le revenu et quel sera le montant l'ordre de cette baisse pour ces contribuables
alors il ne vous a pas échappé que c'est une annonce d'abord importante parce que 5 milliards de diminution d'impôt sur le revenu c'est pas rien c'est beaucoup d'argent et ça va se voir et ça va se sentir et c'est très bien accessoirement comme le prélèvement à la source fonctionne bien ça se sentira dès lors que ça aurait été voté dans le plan dans le projet de loi de finances ça va se sentir pour qui ?
ça va se sentir pour pour tous ceux qui payent l'impôt sur le revenu et évidemment pour tous ceux qui entrent dans l'impôt sur le revenu les modalités techniques seront fixées au moment du projet de loi de finances j'ai indiqué que j'attendais des propositions précises qui me seront faites par le ministre de l'action et des comptes publics et par le ministre de l'économie et des finances
L'objectif c'est de faire en sorte
que les classes moyennes ceux qui travaillent puissent ressentir plus fortement voire très fortement la baisse de l'impôt sur le revenu Donc surtout les deux premières tranches ? Vous verrez ce sera évidemment si vous avez compris ce que je viens de dire c'est effectivement plutôt sur les premières tranches bien entendu et je pense que c'est à la fois juste et efficace de procéder de la sorte mais les modalités techniques de cette baisse d'impôt seront discutées au moment du PLF du projet de loi de finances pardon du projet de loi de finances et décrites et financées à ce moment là
La taxe d'habitation Edouard Philippe on y comprend plus grand chose est-ce qu'elle sera bien supprimée pour tous les français y compris les plus aisés d'ici à la fin du quinquennat ? Elle sera supprimée pour tous les français
sa suppression a déjà commencé
pour 80% des français
80% des français qui payaient la taxe d'habitation ont vu leur taxe d'habitation diminuer d'environ un tiers l'année dernière ils verront leur taxe d'habitation diminuer d'un autre tiers cette année puis d'un tiers du dernier tiers l'année prochaine donc ça c'est en route reste 20% de ceux qui payaient la taxe d'habitation qui ne sont pas concernés par les baisses mais qui le seront mais qui le seront en 2021 l'idée c'est de faire en sorte on prendra un petit peu de temps on a supprimé 80% en 3 fois on supprimera les 20% suivant en plusieurs fois mais l'idée c'est clair c'est de supprimer la taxe d'habitation et de la remplacer pour financer l'action des communes laquelle est évidemment très importante par une ressource stable ce sera l'objet de discussions très intenses avec les collectivités territoriales de façon à ce que dans le projet de loi de finances là encore à la fin de l'année il puisse y avoir l'ensemble du dispositif clairement établi pour que les communes à partir de l'année prochaine à partir de 2020 à partir des élections municipales sachent parfaitement quel est leur niveau de ressource
et la redevance audiovisuelle monsieur le Premier ministre votre ministre des comptes publics Gérard Nermanin a plaidé pour sa suppression précisément parce qu'elle est adossée à la taxe d'habitation alors la question de la redevance
compte tenu de la suppression de la taxe d'habitation je suis désolé c'est un peu elles sont adossées sur le même papier en même temps c'est sur le même papier compte tenu de la suppression à terme de la taxe d'habitation il faudra qu'on se pose la question du financement de l'audiovisuel et peut-être de la redevance donc de la suppression de la redevance mais cette question n'est pas d'actualité on ne la pose pas aujourd'hui elle n'est pas d'actualité puisque cette taxe d'habitation continue à être à exercer donc l'instrument qui permet de collecter la redevance continue à exister franchement je reconnais que pour un matin à 8h45 ça fait beaucoup de mécanique je crois que ce sont des questions qui intéressent pas mal de monde en France mais à juste titre c'est l'argent des français c'est tout à fait important ce que je veux dire encore une fois c'est que les prélèvements sur les ménages les impôts que payent les ménages vont diminuer ils ont commencé à diminuer ils vont diminuer massivement en 2019 massivement et ça va se poursuivre parce que faire en sorte que nos concitoyens qui travaillent voient leur pouvoir d'achat augmenter est un objectif extrêmement clair
et extrêmement ferme du gouvernement ça fait beaucoup de dépenses ou plutôt ça fait moins de recettes pour l'Etat mais ça fait pas beaucoup d'économies quelles économies est-ce qu'on laisse filer la dépense publique on a appris hier par un rapport de la Cour des comptes que finalement le nombre de fonctionnaires avait très légèrement augmenté en 2018 de l'ordre de 200 postes parce que c'est vrai que sur un certain nombre
de ministères nous augmentons les effectifs nous avons décidé de le faire pour la police pour la gendarmerie pour la DGSI en matière de lutte contre le terrorisme pourquoi est-ce que nous sommes obligés d'ailleurs d'augmenter ces effectifs parce que pendant très longtemps ils ont été très fortement baissés faut pas l'oublier très fortement baissés donc nous les augmentons parce que nous considérons qu'il y a des priorités qu'il y a des urgences ensuite nous voulons transformer le fonctionnement de l'Etat nous voulons faire des économies sur le fonctionnement de l'Etat et la conséquence ce sera la réduction du nombre de fonctionnaires nous n'en faisons pas avec quel chiffre nous en faisons une conséquence de la transformation de quel ordre et d'ailleurs c'est bien plus intéressant de se poser la question comme ça parce que on peut afficher tous les objectifs vous savez pendant les campagnes c'est ce qu'a fait Emmanuel Macron on peut afficher tous les objectifs et c'est important parce que ça crée des équilibres bon alors certains affichent des objectifs extrêmement ambitieux 120 000 c'était trop certains affichent des objectifs sans dire comment est-ce qu'on va les faire nous allons transformer l'action publique nous avons commencé vous me permettez d'en donner un exemple parce que votre question est importante je viens de vous indiquer que nous allions supprimer la taxe d'habitation nous allons la supprimer dès lors qu'elle est supprimée on peut imaginer que les postes de fonctionnaires non pas les agents les agents vont rester agents mais les postes de fonctionnaires qui étaient affectés à la collecte au contrôle de la taxe d'habitation par définition nous n'en avons plus besoin et donc comme cela on peut faire des économies
il nous reste beaucoup de questions à aborder Edouard Philippe les 80 km heure la question de la PMA également on va le faire dans quelques instants si vous le voulez bien il est 8h51 David Daubat tout d'abord pour le rappel de l'actualité sur France Info il y a quelques instants Edouard Philippe se félicite de voir les chiffres du chômage continuer de baisser il faut continuer avec cohérence et constance affirme le Premier ministre en affichant un taux de 8,4% la France retrouve désormais un plus bas depuis 10 ans selon l'INSEE au premier trimestre 20 000 personnes ont retrouvé un emploi déjà poursuivi pour 7 empoisonnements la justice soupçonne Frédéric Péchier anesthésiste de Besançon d'être à l'origine de nouveaux cas sa garde à vue qui a commencé il y a 48 heures se termine dans quelques minutes il pourrait une nouvelle fois être mis en examen une nouvelle personne interpellée hier dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du marché de Noël de Strasbourg elle est soupçonnée d'avoir fourni une arme aux terroristes le 11 décembre dernier il avait tué 5 personnes et fait 11 blessés et puis c'est la loi anti-avortement la plus stricte de l'histoire des Etats-Unis elle vient d'être promulguée en Alabama état particulièrement conservateur même en cas de viol ou d'inceste le texte interdit la quasi-totalité des IVG Edouard Philippe vous avez été à l'origine du passage aux 80 km heure sur les routes est-ce qu'il y aura des assouplissements d'ici à la fin du quinquennat ?
Le président de la République en a parlé et la majorité s'en saisira quelques remarques très simples première chose cette mesure peu populaire qui a suscité incompréhension et parfois colère permettez-moi juste de commencer par remarquer que c'est une politique publique qui a été décidée par l'Etat qui a produit des effets en 2018 nous avons eu notamment à cause de cette mesure pas seulement mais notamment à cause de cette mesure la meilleure année en matière de sécurité routière
ça veut dire que si c'était à refaire vous le referiez ?
en général quand je prends une décision je l'assume il n'y a aucun regret ?
aucun quand je prends une décision je l'assume et les gens qui n'assument pas leur décision il faut qu'ils fassent autre chose on peut aussi dire je me suis trompé j'ai entendu la colère je n'ai aucun problème à me dire que je me suis trompé quand je pense m'être trompé là c'est pas le cas mais assumer une décision c'est aussi important quand on est un responsable public cette décision elle a produit des effets je m'en réjouis et d'ailleurs pas seulement moi tous les français doivent s'en réjouir parce que diminuer le nombre de morts diminuer le nombre de blessés sur les routes c'est une bonne chose donc on ne change rien deuxième chose cette question s'est invitée dans le débat public elle a suscité des questions des incompréhensions et le président de la république nous a invités à trouver une solution permettant à la fois de concilier les impératifs de sécurité routière mais de l'appliquer avec plus de souplesse je crois que le terme qui a été utilisé c'est plus d'intelligence pratique très bien les sénateurs au moment de l'examen sur la loi d'orientation de mobilité ont fait une proposition celle consistant à dire que localement les préfets et les présidents de conseils départementaux pourraient s'affranchir de cette limite de 80 km heure et fixer une limite supérieure sans d'ailleurs je crois la limiter complètement le texte est désormais à l'Assemblée nationale une bonne idée le texte est désormais à l'Assemblée nationale moi je pense qu'il faut que chacun prenne ses responsabilités l'état les a prises pour lui-même si les présidents de conseils départementaux souhaitent prendre leur responsabilité je n'y vois aucun inconvénient mais je souhaite que dans le texte cette capacité cette faculté soit systématiquement assortie de mesures qui permettent ou d'examens qui permettent de garantir le plus haut niveau de sécurité routière possible pourquoi ?
parce que je suis attaché à ça je suis convaincu que les présidents de conseils départementaux le sont aussi mais ce sont des décisions qui sont lourdes qui sont lourdes qu'il faut assumer et qu'il faut assumer en conscience
le président de la république a pris l'engagement d'étendre la PMA à toutes les femmes au cours de son mandat est-ce que vous confirmez est-ce que vous pouvez dire aux femmes qui attendent cette réforme que ce sera effectivement pour cette année quand le texte sera présenté dans le cadre de la révision des lois bioéthiques ? moi j'ai eu l'occasion de dire et d'ailleurs je peux vous dire
que nous travaillons activement sur la rédaction d'un projet de loi j'ai eu l'occasion de dire que cet engagement pris par le président de la république il m'appartenait de faire en sorte qu'il soit tenu et donc nous préparons un projet de loi qui sera présenté en conseil des ministres dans le courant de l'année c'est mon objectif je l'ai indiqué avant l'été ? c'est l'objectif que je me suis fixé donc en l'année ça peut être en novembre ou en décembre ?
j'ai dit et je redis à votre micro que mon objectif c'est de présenter un texte avant l'été sur ce sujet la PMA se fera et tant pis pour la droite du Trocadéro avant les vacances avant les vacances tant pis pour la droite du Trocadéro parce que l'été ça commence le 21 juin des engagements qui ont été pris par le président de la république ce sont mais on parle beaucoup de la PMA c'est un sujet très intéressant très sensible pour certains
vous étiez plutôt hostile d'ailleurs à l'origine vous à titre personnel vous vous êtes laissé convaincre j'ai beaucoup rencontré
beaucoup lu et j'assume parfaitement voyez-vous tout à l'heure vous m'avez posé la question d'évoluer comme d'ailleurs me semble-t-il la société française évolue sur ces sujets comme d'ailleurs me semble-t-il toute une série de gens qui à l'époque étaient très opposés au mariage pour tous ceux qui aujourd'hui n'en parlent plus à juste titre donc nous présenterons ce projet de loi j'indique juste elle sera remboursée par la sécurité sociale pardon pardon j'indique juste que dans ce projet de loi sur la bioéthique il y a des questions bien plus complexes encore que la question de la PMA bien plus complexes techniquement juridiquement peut-être même philosophiquement éthiquement et que ce sera je l'espère un très beau débat parlementaire qu'il faut aborder sans volonté de cliver en expliquant et ensuite en assumant elle sera remboursée
par la sécurité sociale
vous verrez le projet de loi c'est pas tranché vous verrez le projet de loi encore une fois je comprends votre souci d'avoir la petite phrase c'est pas une petite phrase savoir si la PMA va être remboursée c'est un symbole fort je sais mais moi ce que je veux c'est présenter un texte cohérent pensé réfléchi qui tiendra les engagements pris par le président de la république ce sera fait je vous l'ai dit avant les vacances d'été et je pense que c'est très bien de prendre le sujet au sérieux et de le présenter complètement le moment
Edouard Philippe trois journalistes ont été convoqués récemment et entendus par les services de renseignement pour avoir publié des révélations sur les ventes d'armes françaises à l'Arabie Saoudite est-ce que ça vous semble normal ?
c'est toujours très délicat je comprends très bien la volonté des journalistes d'aller chercher l'information et de présenter l'information à leurs lecteurs ou à leurs auditeurs et c'est très respectable et c'est une condition de la démocratie et donc vous ne verrez jamais joindre ma voix au concert de ceux qui critiquent les journalistes pour cela mais à l'endroit où je suis aux responsabilités que j'exerce en tant que premier ministre je dois aussi faire respecter le droit et notamment toute une série de dispositions relatives au confidentiel voire au secret défense le secret des sources
est également inscrit
dans la loi mais je ne vous dis pas le contraire mais le secret défense l'est aussi pensez qu'ils ont fait
courir un risque en publiant ces documents je ne pense rien ce qui justifierait leur audition
je ne suis pas là pour justifier telle ou telle audition je suis là pour dire qu'il y a des sujets où le confidentiel ou le secret défense ça existe et qu'il appartient il est vrai au gouvernement à l'ensemble de l'administration à l'ensemble des pouvoirs publics de respecter et de faire respecter ce secret
il n'y a pas une forme d'intimidation il dénonce une forme d'intimidation sur la place et sur l'exercice de leur travail
d'abord je ne crois pas que ça les intimide et ensuite ça n'est pas fait pour intimider
il nous reste quelques instants seulement Edouard Philippe réponse courte si vous le voulez bien en juin la république en marche toujours du mal
pour les réponses courtes
c'est ce que j'ai pour ça je vais essayer avant en juin la république en marche va désigner ses candidats pour les municipales est-ce que vous avez entièrement fermé la porte à une candidature à Paris
alors je ne vais pas vous faire une réponse courte parce que je voudrais vous expliquer je voudrais vous expliquer que je suis toujours non pas exaspéré mais sidéré par le fait que personne n'apprend rien du fonctionnement de nos institutions moi je suis premier ministre mon objectif c'est de tenir les objectifs qui ont été fixés par le président de la république c'est de faire en sorte que l'on puisse transformer ce pays c'est de faire en sorte qu'on aborde la campagne européenne et l'élection européenne de la meilleure des façons possibles donc ce soir je serai à Angers demain je serai à Toulon et lundi
je serai à Vesoul
et mon objectif c'est de faire en sorte que la liste que je soutiens obtienne le meilleur score possible le meilleur score possible et ensuite mon deuxième objectif c'est de faire en sorte que les engagements pris par le président de la république soient tenus on prend les matchs les uns après les autres comme on dit dans le foot mais c'est pas entièrement exclu et pour le reste rien n'est exclu quand je vous en parlerai merci à vous
merci à vous Edouard Philippe premier ministre était ce matin l'invité de France Info dans une poignée de secondes il sera 9h
Édouard Philippe