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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 18 juin 2018 7 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Y a-t-il un problème Wauquiez ? - Les questions SMS #cdanslair 18.06.2019

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25IntervenantChiffre
    « Il reste très haut dans les sondages, dans les baromètres où il est testé, il n'est pas testé partout mais il reste à un niveau très élevé. »
  • 0:29IntervenantChiffre
    « Il a une deuxième personnalité préférée des sympathisants de droite après Nicolas Sarkozy. »
  • 2:02IntervenantFait
    « Non, il n'aime pas ça. »
  • 4:09IntervenantChiffre
    « Les chiffres ont beaucoup varié dans les 20 dernières années. »
  • 4:21IntervenantChiffre
    « Mais depuis quelques mois, on est revenu sur une majorité d'électeurs de droite qui, assez nettement, disent non à des accords avec le Front National et la réciproque riverée. »
  • 5:11IntervenantFait
    « Chaque fois qu'il y en a eu en France, depuis 1979, chaque fois, les commentateurs et même les politologues, souvent, ont dit « Ah, il y a une répartition des votes qui change tout. » »
  • 6:02IntervenantChiffre
    « On a 6 Français sur 10, quand on leur soumet cette liste-là, et qu'on la complète par Christian Estrosi, qui ne nous disent aucun de ces 4 personnalités. »

Temps de parole

  • Intervenant37 %
  • Intervenant 221 %
  • Intervenant 321 %
  • Intervenant 420 %

5,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Intervenant

Tiens, qui a des nouvelles de François Baroin ? Que devient François Baroin dans la catégorie les ténors ? Président de l'association des maires, il se bat sur les questions locales mais il est plutôt en fin de carrière politique puisqu'il a décidé après les prochaines municipales d'arrêter la vie politique. Il est parti faire démarrer une carrière d'avocat et puis il conseille une banque. Il reste très haut dans les sondages, dans les baromètres où il est testé, il n'est pas testé partout mais il reste à un niveau très élevé. Il a une deuxième personnalité préférée des sympathisants de droite après Nicolas Sarkozy. Mais il a pris du champ.

Juppé et Sarkozy, donneurs de leçons, mais n'ont-ils pas été battus lors des primaires ? Précisément. C'est bien pour ça qu'il ne leur reste plus qu'à donner des leçons. Qui organise le Wauquiez bashing ? Est-ce qu'il y a un Wauquiez bashing ? D'abord, l'opposition et les porte-flingues d'Emmanuel Macron ne ratent pas une occasion mais là ils sont dans leur rôle. La presse, une partie de la presse c'est incontestable. Ça existe vraiment ça ? Oui, dans les émissions où on rigole un peu, les trucs d'amusement. Wauquiez, il est numéro un. Moi je l'ai vu, on avait fait un reportage avec lui chez lui, il y avait son cheval. Ils sont allés enquêter pour voir si c'était son vrai cheval.

Il faut des trucs invraisemblables. Mais parce qu'il crispe l'opinion ? Il crispe et puis il y a ce procès en sincérité. Il a donné des verges pour se faire battre sur cette question, c'est certain. Bernard, il faisait référence. Mais maintenant ça devient un peu grotesque. On a l'impression que Wauquiez est responsable de tout. Quand j'étais en Irak, il y a quand même eu des médias, on fait des articles pour savoir pourquoi il était en costume dans ce déplacement. Alors on peut avoir son avis, mais ce n'est quand même pas une question centrale. Est-ce que c'est plus contre lui que contre les autres ? Non, mais Sarkozy a vu sa dose largement.

Certains lui disent, écoute, ça fait partie du job, tu es chef de partie à droite, donc tu prends ton lot de critiques. Il y en a sans doute autant que certains. Justement, Wauquiez acceptait-il la critique et la contradiction ? Alors la critique, il n'a pas le choix. Et la contradiction en interne, ça c'est plus compliqué visiblement. Non, il n'aime pas ça. Il n'aime pas ça. Et en même temps, il voit bien, il ne peut pas dire qu'il y a un complot médiatif, qu'il n'y a jamais de ça. Mais vous savez ce que c'est, quand quelqu'un est sur la pente savonneuse, c'est trop facile de se moquer de lui. Et les médias aiment bien jouer à ça et ce n'est probablement pas fini.

Par ailleurs, ça a privé la petite polémique, enfin la polémique, l'événement du jour avec Virginie Calmel, c'est son départ. Ça prive la droite et l'air d'un angle d'attaque qui commençait à se développer vis-à-vis de la République en marche, sur ce qui se passait au Parlement, des députés en marche qui prenaient leur autonomie, qui faisaient entendre des différences. Et ça, évidemment, ce qui se passe aujourd'hui rend l'argument un peu moins pertinent. Quels sont les soutiens de Wauquiez ? Hortefeux, Ciotti, Morano, n'est-ce pas une garde rapprochée un peu légère en vue de 2022 ? De jeunes élus aussi. Un peu déjà vus, mais il y a des jeunes élus.

Il y a des nouveaux députés à l'Assemblée, on ne les connaît pas trop, mais que Wauquiez compte sur eux. Il veut une droite rajeunie et renouvelée, c'est son mot. Mais c'est vrai que ce qu'on voit, c'est encore les anciens ministres de Nicolas Sarkozy. Alors, il faudra voir qui le parti désigne pour être la tête de liste aux Européennes. Ce sera quand même une carte assez importante pour Laurent Wauquiez, parce qu'il n'y aurait quand même pas qu'il tombe dans un score trop trop bas. Alors, est-ce que ce sera l'ancien ministre Jean-Léonetti ? Est-ce que ce sera le porte-parole ou le député Damien Abad ? Voilà, ça fait partie des noms. Il y en a même certains qui parlent de Luc Ferry.

Il exclut totalement d'y aller lui-même ? Luc Ferry ? Non, Laurent Wauquiez. Laurent Wauquiez, oui. Il l'a dit à Sarkozy qu'il a eu.

3:29
Présentateur

En tout cas, ils veulent attendre. Je crois qu'En Marche désigne son candidat pour se prononcer après.

3:35
Intervenant

Tout ceci ne montre-t-il pas qu'un rapprochement ? Laurent Wauquiez-Marion Maréchal est en préparation. Je ne crois pas. Je crois qu'ils sont dans une situation de concurrence. Et que c'est plutôt ça qu'on voit. C'est que Marine Le Pen semble lui dire, tu vois, t'espérais. Ça tient, le Front National. Et que l'autre se dit, non, la seule stratégie, c'est celle-là. Pour le moment, il y a une habitude acquise. Mais quand je vais être de plus en plus clair et qu'elle, elle ne va être pas meilleure qu'avant, j'ai mes chances. D'ailleurs, c'est très intéressant parce qu'on regarde dans les enquêtes. Les chiffres ont beaucoup varié dans les 20 dernières années.

Mais depuis quelques mois, on est revenu sur une majorité d'électeurs de droite qui, assez nettement, disent non à des accords avec le Front National et la réciproque riverée. Il peut y avoir donc des proximités parfois sur certains thèmes, des électeurs du Front National et de droite qui partagent les mêmes opinions sur certains sujets. Mais cette idée de concurrence, il ne peut y avoir qu'une seule alternative dans l'esprit de ces électeurs à Emmanuel Macron. Et donc, il y a une vraie guerre et on va le voir aux Européennes. La guerre pour la première ou la seconde place, elle va être très réelle entre le Front National et LR.

Pour exister vraiment, Wauquiez devra-t-il prendre la tête de liste aux Européennes ? Pour l'instant, il l'exclut. Lui, il dit qu'il s'est fait élire président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et il compte terminer son mandat. Il faut reconnaître que les autres, même s'ils avaient été présidents de LR, je pense à Valérie Pécresse, auraient sans doute fait le même choix. Là, pour le coup, ce sont des listes nationales et on voit bien que tous les partis ont un problème de casting. Il n'y a pas réellement de tête de liste qui se dégage dans aucun des grands partis. Et il ne faut pas s'exagérer l'importance des élections européennes.

Chaque fois qu'il y en a eu en France, depuis 1979, chaque fois, les commentateurs et même les politologues, souvent, ont dit « Ah, il y a une répartition des votes qui change tout. Les prochaines élections s'annoncent très différentes. » Et ça n'a jamais été vrai. On vote aux européennes à la proportionnelle. Et en plus, il y a 60% d'abstention. Ça n'est annonciateur en rien de ce que redeviennent les élections au scrutin majoritaire. Donc ça va faire couler beaucoup d'encre. On va s'amuser beaucoup, on va commenter beaucoup. Mais ne soyons pas dupes, ce n'est pas l'élection qui changera tout. Pas plus cette fois-ci que les autres fois.

L'avenir de la droite traditionnelle passera-t-il par Pécresse ou Bertrand plus nuancé ? En tout cas, aujourd'hui, aucun ne s'impose. Ça, c'est intéressant. On a 6 Français sur 10, quand on leur soumet cette liste-là, et qu'on la complète par Christian Estrosi, qui ne nous disent aucun de ces 4 personnalités. Et même à droite, près de 4 sympathisants de droite. Je pense qu'on testerait encore aujourd'hui Nicolas Sarkozy ou François Fillon. Il ferait des voix. Donc il n'y a pas un leadership affirmé de la droite. Et pour l'instant, Laurent Wauquiez, depuis qu'il est président d'Allaire, n'a pas réussi à le remercier. Les partisans de droite restent orphelins du trio Juppé-Sarkozy-Fillot.

Justement cette question, Laurent Wauquiez ne sera-t-il pas le principal opposant à Emmanuel Macron pour la présidentielle en 2022 ? C'est ça le jeu. C'est ça, ce qui se joue ? Un remaniement ministériel est-il envisagé avant les municipales ? Quoi faire ? C'est loin, là. C'est loin. Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25. On se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air. Belle soirée sur 5.