Aurore Bergé : "L'apaisement n'est pas l'isolement"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour Aurore berger merci de venir répondre à mes questions dans ce studio vous êtes président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale c'est le groupe des députés macronistes et vous êtes vous-même député des Yvelines hier Emmanuel Macron était en déplacement en Alsace et ça a donné ça on a fait des concessions pour l'améliorer pour le coup mais non mais regardez je fais des gens d'entendre des gens qui rendent après moi pour le coup cette temple là c'est vraiment pas j'ai eu bien pire de la façon dont le pays aujourd'hui c'est pas gagné l'apaisement Aurore berger non mais l'apaisement c'est pas l'isolement et donc le président de la République c'est normal qu'il aille au contact de français et je pense qu'il s'attendait est-ce que ce soit difficile mais c'est aussi pour ça qu'il y va parce qu'il est le président des Français de tous les Français c'est à dire aussi de ceux qui sont en désaccord avec nous sur la réforme des retraites mais il peut pas donner le sentiment qu'il refuserait d'aller au contact donc il le fait il continue aujourd'hui dans les rôles et il doit évidemment il va continuer à le faire mais ça va être très long il reste 4 ans il reste quatre ans mais il reste quatre ans sur lesquels on peut agir c'est ça notre enjeu il est président de la République depuis 6 ans il a été renouvelé reconduit donc il y a eu un choix majoritaire clair et net des Français il y a une réforme qui a été conduite dont on sait qu'elle était difficile qu'elle est difficile pour un certain nombre de Français parce qu'elle demande des efforts mais qu'elle était nécessaire maintenant notre responsabilité commune c'est comment on fait maintenant que cette réforme est définitivement promulguée qu'elle s'appliquera au premier septembre pour arriver à porter d'autres sujets cette réforme encore une fois c'est pas une grande réforme mais c'est celle qui permet que les autres soient possibles sur la santé sur l'école dont il va parler aujourd'hui et je crois que c'est ça qui intéresse les Français on va revenir précisément sur ce que vous pouvez faire effectivement dans les quatre ans qui viennent quelles autres réformes et puis on va pas non plus de tourner la page si facilement des retraites il y a quelques points qui restent avec leur cire après les décisions du Conseil constitutionnel mais malgré tout il y a quand même une phrase que vous venez de prononcer et j'aimerais qu'on s'y attarde un instant vous avez dit il y a eu un choix majoritaire clair et net des Français c'est vos mots à l'instant clair et net des Français c'est tout le problème c'est à dire qu'une partie des Français aujourd'hui estime que le choix n'a pas été clair et net que c'était un choix par défaut pour faire battre Marine Le Pen est-ce qu'il y a pas depuis le début une forme de quiproquo enfin quiproquo Emmanuel Macron le soir de son élection avait pas l'air se sont acquis il a dit je suis bien conscient et il savait que ça l'engageait est-ce que vous n'avez pas l'impression d'avoir un peu relu l'histoire non je crois pas je crois pas parce que déjà c'est finalement assez rare dans l'histoire la Cinquième République qui a un président de la République soit réélu hors cohabitation on est finalement d'ailleurs plus habitué à ça Jacques Chirac il sort d'une cohabitation quand il est réélu Nicolas Sarkozy et battu François Hollande ne se représente pas donc on est déjà finalement plus habitué en France avoir un président de la République réélu et réélu avec une majorité certes relative mais une majorité les Français ont pas choisi de nous placer en cohabitation ils auraient pu donner une majorité à d'autres ils l'ont pas fait et après je crois qu'il y a un Nadège assez clair c'est que au premier tour vous choisissez et puis un moment au deuxième tour vous éliminez au premier tour les Français ont choisi de qualifier deux candidats ils ont d'ailleurs qualifié plus nettement encore Emmanuel Macron par rapport aux cinq années d'avant et puis au deuxième tour ils ont éliminé Marine Le Pen et je sais bien qu'évidemment il y a des Français qui nous soutenaient pas mais qui ont fait ce choix de l'éliminer est-ce que ça veut dire pour autant que vous abandonnez le projet qui vous a permis d'être qualifié et donc le projet qui vous a permis d'être élu je ne crois pas est-ce que par contre ça veut dire que vous devez modifier sans aspect que vous devez assumer des compromis oui et ce serait fou de dire que sur les retraites on a dit c'est notre projet rien que notre projet et qu'on n'est pas fait de compromis on en a fait un certain nombre de ces compromis et je voudrais qu'on que là on regarde des détails parce qu'au fond le Conseil constitutionnel a validé la loi a été promulguée et Emmanuel Macron vous-même vous commencez à imaginer la suite mais si on s'attarde quand même un instant sur ce qui a été validé et ce qui ne l'a pas été il y a un certain nombre de points qui ont été effacés de ce projet de loi de cette loi définitive et notamment la question sur la pénibilité de la visite médicale plus personne n'en parle de cette histoire mais enfin c'était considéré comme une des manières de rendre acceptable le fait de travailler plus longtemps pour des gagner carrière pénibles vous aviez accepté de mettre dans la loi sous la pression aussi de l'opposition l'idée d'une visite médicale obligatoire à 61 ans pour que le médecin puisse juger si oui ou non vous étiez apte cette mesure là elle a été sorti par le Conseil constitutionnel est-ce que ça veut dire qu'il n'y aura plus de manière pour ceux qui ont une carrière pénible de mesurer devant un médecin si oui ou non ils sont à pas continuer jusqu'à 60 le Conseil constitutionnel il juge pas le fond d'une réforme il dit pas si une réforme est bonne ou pas pour le pays il juge si la réforme elle respecte ou non la Constitution si la méthode respecte ou non la Constitution a-t-il un médecin il va examiner ils l'ont dit sur les essentiel du texte ce qui est quand même important puisque certains ont voulu contester délégitimé ce quel conseil constitutionnel ce qui est grave aussi en démocratie d'essayer de délégitimer ce que sont nos insusions et puis il y a ce que le Conseil consuel a censurer en disant que ça ça allait au-delà de ce qu'on aurait pu faire dans ce type de loi et donc il va falloir y revenir et donc il va falloir y revenir il va falloir c'est la loi qui va pouvoir le faire c'est-à-dire rien n'empêche évidemment que nous parlementaires nous puissions remettre dans la loi un certain nombre de ces éléments vous en parle au conditionnel est-ce que vous nous dites ce matin en rebergé bah oui c'est très important les yeux il faut qu'un médecin puisse décider puisque les critères de pénibilité je le rappelle c'est une des réponses je préfère qu'on rentre vraiment dans le détail parce que on l'a fait suffisamment pendant le débat des retraites on peut pas faire comme si tiens ah bah oui ça finalement c'est sorti on en parle plus cette question elle était une réponse à la problématique de la pénibilité des critères de pénibilité un certain nombre de critères de pénibilité avait été sorties c'était de la semaine applicable mais en échange vous aviez dit un médecin vérifiera et il y aura une visite médicale obligatoire pour tout travailleur de 61 ans est-ce que vous nous dites ce matin on va refaire une loi bien sûr on va le réinscrire dans la loi et il y aura oui une visite médicale pour moi pour nous il y a aucune ambiguïté il faut évidemment le faire mais vous avez aussi la loi arrive mon application en septembre il faut se dépêcher un peu non mais évidemment et enfin vous savez que encore une fois vous disiez non seulement il y a 4 ans mais il y a encore quelques mois avant le mois de septembre et on n'est pas à l'arrêt et on continue à travailler et donc on doit sur un certain nombre des éléments censurés par le Conseil consuel je pense à l'emploi des seniors il y avait la question de l'index seniors mais bien au-delà il va falloir que les partenaires sociaux aussi nous proposent des choses sur comment on améliore évidemment l'emploi des seniors sur la pénibilité en effet de la loi et cette visite obligatoire mais je vous médecin clairement il y a aucune ambiguïté oui cette visite médicale obligatoire devrait être consacrée dans la loi parce qu'elle est une garantie pour les français pour ceux qui ont les métiers les plus pénibles de bien évaluer la pénibilité de leur métier et donc les conditions dans lesquelles ils doivent pouvoir partir mais il y a surtout tout ce qu'on doit faire encore une fois en amont le sujet c'est pas uniquement de partir dans de bonnes conditions à 62 ou 64 ans c'est surtout de faire en sorte que si vous avez eu des métiers pénibles vous puissiez évoluer changer de métier être formé on a eu le sujet notamment des éboires qui a été extrêmement important ces derniers temps dans l'actualité c'est un métier qui est pénible en vérité peu de français aurait envie de faire ce métier là c'est un métier difficile c'est un métier pénible c'est un métier de première ligne c'est un métier sans doute qui n'est pas assez rémunéré mais vous le savez bien les erreurs heureusement ils partaient déjà pas à 62 ans il partait avant peut-être que même la question c'est pas qui partent à 57 ans en étant et boire c'est peut-être qu'il soit mieux formés de manière à pouvoir changer évoluer la fin de leur carrière soit une autre mais bien sûr mais bien sûr parce que on se focalise mais ça aussi vous le mettrez dans dans cette réflexion dans cette question de la mobilité la question de la mobilité professionnelle c'est donc la question de la formation professionnelle c'est de la prévention sur l'usure professionnelle encore une fois quand vous êtes cassé par la difficulté par l'usure du métier par la pénibilité du métier vous n'êtes pas à 64 ou 62 ans voulait avant et donc ça veut dire qu'il faut avant pouvoir l'évaluer le mesurer mieux le prévenir adapter l'outil de travail on met un milliard d'euros dans un fonds de prévention qui va justement permettre aux entreprises d'adapter l'outil de travail à leurs salariés
Aurore Bergé