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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 9 janvier 2026 14 min

La ministre de l'Agriculture Annie Genevard fait le point en direct

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Annie Jeunen Var est en train de s'exprimer ministre de l'agriculture. C'est l'autre actualité du jour mais je vous donnerai la parole. Pardonnez-moi.

Annie Genev que les agriculteurs français réinvestissent les routes et les rues de notre pays. Ils le font, je tiens à le souligner d'emblé de manière pacifique à l'exception de quelques épisodes dommageables pour alerter les pouvoirs publics et au-delà la nation tout entière sur les difficultés qu'il rencontre au quotidien. Ces difficultés sont d'abord d'ordre économique.

Revenu en berne, charge croissante, distorsion de concurrence légitimement malvécu. Elles sont doublées d'une épisodique grave qui touche le monde de l'élevage bovin dans le sud-ouest de la France. La dermatose nodulaire contagieuse génère une peur légitime chez nos éleveurs que j'entends pleinement.

À ces difficultés s'ajoute incontestablement une perte de sens. Il existe dans nos campagne le sentiment que l'on demande toujours plus à ceux qui nourrissent la nation plus de normes, plus d'efforts, plus de transition sans que la reconnaissance soit toujours au rendez-vous. Et puis il faut avoir l'honnêteté, le courage de le dire.

Il y a aujourd'hui une perte de confiance dans les institutions et les représentants de l'État. Cette défiance n'est pas l'apanage exclusif du monde agricole, mais elle s'y exprime aujourd'hui avec une intensité particulière. C'est un signal d'alarme majeur et c'est pourquoi je m'adresse directement aux agriculteurs pour leur dire ceci.

Votre message est reçu 5/ 5. C'est en cet esprit qu'avec le premier ministre, nous avons engagé un travail de fond pour apporter des réponses concrètes, sérieuses et d'ampleur à l'ensemble du secteur. Un véritable paquet de mesures de justice agricole.

Un travail qui vise à sécuriser les revenus, à lever les freins administratifs devenus absurdes, à simplifier concrètement le quotidien. à protéger le monde agricole contre les épisodiers et les maladies, à redonner de la visibilité, à restaurer une parole publique tenue dans la durée. Ce travail n'est pas achevé et j'emploirerai chaque minute de mon temps à décupler cet effort.

Mais ce travail a vocation à produire des résultats immédiats. C'est pourquoi j'ai décidé de convoquer cette conférence de presse pour vous présenter et présenter aux agriculteurs cette série de de mesures de justice agricole. Il doit permettre d'apaiser les tensions.

Les agriculteurs ont envie de se focaliser sur le travail qu'ils aiment faire et qui les honorent pour lequel je souhaite leur apporter la reconnaissance de la nation. celui de nous nourrir mais aussi de protéger nos racines, notre vitalité rurale, nos paysages, notre patrimoine naturel ainsi bien sûr que la santé des consommateurs. Je vais donc vous présenter une série de mesures concernant différents sujets.

Tout d'abord sur la dermatose nodulaire contagieuse qui constitue un impact psychologique et moral ainsi qu'un choc économique. Face à la dermatose nodulaire contagieuse, l'État a agi vite, fort et collectivement pour protéger tout le chel français. Depuis 6 jours, aucun nouveau foyer n'a été détecté en France.

Le virus recule grâce à la vaccination généralisée. 85 % des 750000 bovins du Sud-Ouest ont été vaccinés en 3 semaines. C'est un exploit.

La vaccination est un chemin d'espoir car regardons vers l'est, il n'y a plus de DNC dans les Savois, dans le Rône, dans le Jura. Le virus n'est pas parti miracle. Il a été éradiqué par notre stratégie et l'un des piliers, c'est évidemment le vaccin.

Mais il faut préparer l'avenir et pour le préparer, nous devons répondre à plusieurs questions. À la question de savoir si nous devons tout faire pour atteindre au plus vite l'immunité collective, la réponse oui. À la question de savoir si le gouvernement estime que l'immunité collective et de nature a changé la donne, la réponse est oui.

À la question de savoir si le gouvernement a l'ambition de faire évoluer le protocole en cas d'immunité collective, la réponse est oui. Mais à la question de savoir s'il peut le décider tout seul sans aucun avis scientifique, évidemment la réponse est non. C'est pourquoi j'ai confié une mission à des scientifiques pour répondre à cette question majeure.

Ils doivent examiner les possibilités de faire évoluer le protocole sanitaire en cas d'immunité collective dans une zone. Cette mission est pilotée par le SIRAD en lien avec l'ensemble de la communauté scientifique comme LANES et Lin Rey. Nous mettons également le paquet sur les tests.

Nous voulons un test de dépistage fiable qui permet de dire si un animal sans symptômes est réellement en bonne santé ou s'il porte la maladie mais sans qu'on le voit. La DNC, c'est aussi un choc économique pour les éleveurs touchés parce qu'un animal qui est immobilisé, c'est un animal qui coûte plus cher que prévu en alimentation et qui perd de sa valeur. Nous avons annoncé donc un fond de 11 millions en décembre pour les exploitations les plus en difficulté.

Ce fond d'aide aux acteurs touchés économiquement par le blocage des bovins sera doublé et porté à 22 millions. À cause de la maladie, l'Italie et l'Espagne ont fermé leurs portes à nos exportations, du moins en partie. Nous voulons les rouvrir avec mon collègue Nicolas Foressier.

Nous serons dans moins de 10 jours en Italie pour négocier des laissés passer. La crise nous montre aussi que nous sommes démunis lorsque le pays d'export nous ferme ses portes. Nous lançons une étude flash pour que la France dispose des outils industriels d'engraissement suffisant si jamais l'export faiblit.

En matière de sujet européen, la PAC tout d'abord sur la PAC, sur la taxe des engrais, nous avons engrangé plusieurs victoire pour nos agriculteurs cette semaine. D'abord sur la PAC, le président de la République l'a dit, le premier ministre aussi, et je l'ai dit, pas un seul centime ne manquera aux agriculteurs dans la future Pâque. C'est un engagement formel strict qui sera tenu.

Nous avons obtenu de la commission qu'un budget supplémentaire soit fléché sur l'agriculture dès le début de la nouvelle PAC. Toutes les décisions seront prises pour que le montant perçu par notre agriculture reste le même à tout le moins. Et maintenant que ceci est fait, nous restons mobilisés sur trois axes.

Donner toutes leur place aux outreemers dans la Pâque, prendre en compte l'inflation car les prix ont beaucoup augmenté et s'assurer que la PAC reste bien une politique commune et pas une compétition dangereuse entre pays. C'est le début de la négociation. Nous l'engageons fermement sur ces trois points sur la taxe sur les engrais importés.

Nous avons obtenu des engagement important de la part de la commission en vue de neutraliser les effets du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières sur les prix des engrais. En effet, dans un contexte marqué par des circonstances exceptionnelles, en particulier au plan économique, cette neutralisation est absolument essentielle. Celle-ci reposera sur deux éléments.

La suppression des droits de douane pour les engrais importés, mais aussi et surtout une suspension pour les eng du MACF pour les engrais sur la base de la nouvelle possibilité permise par la révision du mécanisme qui vient d'être mise sur la table par la commission. Une fois cette proposition adoptée, l'effet de la suspension sera rétroactif au 1er janvier 2026. Il n'y a donc pas de raison que les importateurs répercutent les surcouts du MACF sur le prix des engrais.

Pour protéger les agriculteurs contre la concurrence des loyales, les agriculteurs demandent des choses normales et simples. Que les règles du jeu soient respectées par tous, qu'il n'y ait pas de concurrence déloyale. C'est une conviction forte, c'est incompréhensible que des produits chassés par la porte rentrent par la fenêtre sous la forme de d'enré importé.

C'est injuste, illogique, incohérent et même irrespectueux pour le travail de nos agriculteurs. Nous continuerons donc à exiger que des mesures miroir soit prévu à chaque fois que l'Europe parle de traité commercial. La mesure miroir doit devenir un réflexe, une protection salutaire et tellement de bon sens.

Nous avons pris nos responsabilités récemment. J'ai ciblé cinq substances interdites à nos producteurs et j'ai interdit tous les produits étrangers qui sont traités avec ces substances et la commission nous a suivi. Sur ces cinq substances, trois ont ensuite été interdites pour les importations de toute l'Europe.

Je prendrai d'autres arrêtés s'il le faut dans les jours à venir. On le voit, les positions françaises font bouger l'Europe. Pque, la taxe sur les engrais, la clause de sauvegarde, les mesures miroires, ce sont des avancées françaises.

Je connais la question souvent posée. Comment faire si les produits interdits arrivent chez nos voisins et rentrent chez nous ? Et bien, je démultiplierai les contrôles grâce à une brigade spéciale faite exprès pour cela.

Et nous travaillons avec madame la ministre des comptes publics en ce sens puisqu'elle est aussi la ministre des douanes. Elle ira dans les ports, la brigade, pas la ministre, mais elle y va aussi. Elle ira dans les ports, les aéroports, les entrepôts, les magasins.

C'est la deuxième jambe essentielle du dispositif pour éviter que ce qui passe entre les mailles du filet des contrôles aux frontières dans certains ports ne se retrouvent dans les assiettes des Français. Mon engagement dans la lignée de la mise en œuvre du contrôle unique est que l'État simplifie les contrôles pour les agriculteurs pour les intensifier sur les denrées importées, sur les filières. Le monde agricole dans son ensemble traverse une période de fragilité de difficultés filière par filière.

Nous augmentons donc le soutien de la nation pour résorber les difficultés conjoncturelles et les défis structurels. Sur le structurel, la viticulture. La viticulture souffre comme vous le savez depuis trop longtemps dans certains vignobles, érinté par la déconsommation de vin, le changement climatique et la guerre commerciale qui serrage à l'ouest comme à l'est.

Au site à Montpellier, fin novembre, j'ai annoncé un plan de sortie de crise viticolle en quatre axes. Un nouveau dispositif d'arrachage pour adapter le potentiel à la réalité du marché. La prolongation des prêts de consolidation garanties par BPI avec des critères assouplis et des plafonds revalorisés. 15 millions d'allégement des charges sociales sur 2025-2026 et la sollicitation de la réserve de crise européenne pour financer une opération de distillation de crise des surstocks.

J'attends la réponse imminente du commissaire sur cette dernière demande. Les prêts et les allègements de charge pourront être activés dès le vote du budget. La ministre des comptes publics y reviendra.

Quant au dispositif d'arrachage, nous lançons le processus mercredi prochain au conseil spécialisé 20 de France Agrière à hauteur de 130 millions d'euros. Les dossiers pourront ensuite être déposés très rapidement par les vignerons. Par ailleurs, nos agriculteurs sont les premiers à constater les changement climatique et à faire face à notre déficit de souveraineté dans certains secteurs.

Il ne demande pas mieux que de s'y adapter, de se moderniser, de s'équiper pour préparer l'agriculture de demain. C'est pour cela que nous avons lancé un plan pour l'agriculture dans le sud lancé d'ailleurs par mon prédécesseur Marc Fenot, le plan méditerrané pour amplifier la capacité d'adaptation. Ce fond verra son montant augmenté.

Nous avons également construit un plan fruits et légumes également à l'initiative de mon prédécesseur qui lui aussi verra son fond augmenté. Enfin, le plan protéine que nous avons bâti pour rendre la France plus souveraine dans la matière sera lui aussi doté de fonds supplémentaires. 30 millions supplémentaires viendront abonder chez pleins.

Certaines filières affrontent des obstacles davantage conjoncturel comme les grand Voilà, c'était Annievar, ministre de l'agriculture qui vient d'intervenir sur ces news et sur Europe 1. Patrick Legra est avec nous de la coordination rurale exercice de synthèse. Patrick Lef, que retenez-vous de l'intervention de votre ministre ce soir ?

Ben, c'est un sketch. Merci Patrick Le je pense qu'on va faire plus court qu'elle. C'est un sketch.

Tout ce qui a été annoncé, c'est une analyse de tout ce qui a été fait pour l'instant. Il y a aucune nouvelle mesure, il y a aucun engagement. C'est on parle tout au conditionnel.

Alors, on parle de d'analyse, on parle de futur. Il y a rien. C'est creux, creux, creux.

Nous ce qu'on veut aujourd'hui c'est quand Non mais c'est il faut être gonflé parce qu'il y a pas d'autres mots de nous dire que vu le changement climatique on va s'adapter la première adaptation qu'on fait on signe le Mercossur où c'est 75 millions d'hectares de déforestation mais c'est un sketch honnêtement c'est un sketch c'est honteux j'aurais honte moi en tant que ministre de présenter ce qui est ce que le bar atin là il y a rien c'est creux il y a rien strictement rien et c'est pas ça qui va nous calmer ce qu'on veut aujourd'hui quand elle nous dit on on elle reparle du dossier de Feno Marc Feno, vous imaginez, il est plus là depuis combien de mois ? Ça c'est une nouveauté. Non, je vous dis c'est un sketch ce soir on sent votre colère.

Non mais faut arrêter faut arrêter. Non mais attendez, est-ce que vous pensez que les gens ou les agriculteurs, ils sont venus à Paris pour écouter ça ? Honnêtement, je comprends pourquoi elle est pas venue voir les agriculteurs à la tour Effel et et devant l'Arc de Triomphe.

Parce que là, elle aurait même pas été sifflée, elle serait même pas sortie de sa voiture. Faut arrêter. Voilà ce qu'on pouvait dire sur l'intervention et et votre édaction à chaud.