ENTRETIEN DANS "20h30 DIMANCHE" SUR FRANCE 2 AVEC LAURENT DELAHOUSSE (07.09.25)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:46OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez une idée de qui sera premier ministre en France dans les prochains jours ?
- 1:24OuverteÉludée
Si vous demain aviez le pouvoir à l'Assemblée de voter, est-ce que vous voteriez la confiance ou pas ?
- 2:08FerméeRéponse partielle
Vous soutenez la démarche de François Baou face à la dette ?
- 2:53OuverteRéponse partielle
Vous êtes de quel côté à l'Assemblée ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Le poste de premier ministre ne vous intéresse pas, mais de président de la République potentiellement ?
- 4:11OuverteRéponse directe
Comment sortir de la crise politique actuelle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:33Dominique de VillepinChiffre
« 9 Français sur 10 aujourd'hui ne croient plus en la politique. »
- 6:17Dominique de VillepinFait
« Emmanuel Macron continue de défendre sa personne et la politique qui l'a mené au mépris du choix des Français. »
- 6:57Dominique de VillepinFait
« Le Rassemblement national compte tenu de son histoire faite de xénophobie, faite d'un nationalisme qui ne me paraît pas aujourd'hui susceptible de construire l'unité nationale. »
- 13:34Joséphine StaronFait
« Nous devenons une colonie numérique. »
- 15:00Julia DufunesFait
« Tous les candidats à la magistrature suprême ont juré de réenchanter le pays à coup de rupture tapageuse. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La séance Dominique de Villepin sans prétention. L'urgence est là, elle est sociale, elle est climatique, elle est politique, elle est existentielle. Ma détermination ne fait que grandir. Les choses se précisent. Les Français attendent des réponses. J'écris un livre qui précise ce que pourrait être un chemin et une stratégie permettant de redresser le pays. On a besoin de toutes les énergies et on a besoin de la jeunesse pour pour nous pousser et nous aider à à ouvrir les yeux. Les réseaux sociaux ont accéléré la vitesse du tout. C'est aujourd'hui qu'il faut s'engager car demain il pourrait être trop tard. Moi, je ne rêve pas d'une fonction. Je rêve d'aller au bout d'une mission.
Bonsoir Dominique de Villepin. Merci d'être avec nous ce soir. Vous allez peut-être pouvoir nous aider. Est-ce que vous avez une idée de qui sera premier ministre en France dans les prochains jours ? Non, j'ai une idée surtout de la démarche que devrait choisir le président de la République. C'est ce que vous allez peut-être nous expliquer. Si vous demain vous aviez le pouvoir à l'Assemblée de voter, est-ce que vous voteriez la confiance ou pas ? François Baou, je ne suis pas dans cette situation. Oui, c'est intéressant de savoir comment vous positionnez par rapport.
Je pense que je reviendrai à ce qui me paraît être l'origine de la crise, en tout cas l'origine immédiate, c'est le désaveux du président de la République dans les urnes. Mais là, c'est le président de la République n'a pas tiré les leçons de ce désaveu. Formellement, il n'est pas obligé de cohabiter puisqu'il n'y a pas de majorité contraire à la sienne. Mais l'intérêt du pays, c'est d'avoir une cohabitation, c'est-à-dire un premier ministre qui ne pense pas comme le président et qui répare les dégâts de la politique macroniste depuis 8 ans. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le principal défaut de la politique macronise depuis 8 ans, c'est l'impensé sur la justice sociale.
Il faut donc un premier ministre qui puisse incarner cette exigence de justice sociale et qui fasse en sorte que nous puissions franchir l'obstacle du budget par une exigence de rigueur budgétaire, mais qui n'oublie pas en même temps que nous avons besoin d'un redressement productif. À un moment où nous le savons, nous devons faire face à une exigence de modernisation dans le domaine du numérique, dans le domaine des nouvelles technologies et dans le domaine écologique de la transition écologique. Donc on ne saura pas si vous soutenez ou pas François Beou si vous étiez face à lui demain à crois je crois que François Baïou oui euh a joué avec le feu.
François Baïou euh dans le fond fait tout à l'envers. Il met la charrue avant les bœ en sur le fond fond. Vous soutenez sa démarche face à la dette. Je soutiens l'exigence, je soutiens l'exigence de rigueur financière. Mais ce n'est pas le jeu de François Baïou aujourd'hui. Le jeu de François Baïou, c'est de solliciter la confiance des Français sur un principe avant même d'avoir négocié la dette, avant même d'avoir recherché un accord au sein de l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale, si je la regarde aujourd'hui, moi j'ai une question que je me pose en vous lisant, en vous écoutant depuis plusieurs mois. Où est-ce que vous pourriez siéger ?
Vous êtes de quel côté vous l'ancien chirakien, vous l'ancien premier ministre de Jacques Chirac ? Vous seriez où dans cet hémicycle ? Bah, je vous avoue que si je pouvais choisir, ce n'est pas les élections législatives qui constituent l'objectif qui est le bien. Je crois qu'aujourd'hui ce qui fait défaut à la France, c'est deux choses. C'est d'abord le président de la République qui n'est pas dans son rôle d'arbitre et de garant. Et deuxièmement, c'est d'une classe politique qui dans l'ensemble fasse preuve de responsabilité. Aujourd'hui, vous comprends, le poste de premier ministre ne vous intéresse pas. de députés non plus, mais de président de la République potentiellement. Oui.
Mais ce qui est important pour la France aujourd'hui, c'est d'avoir un président qui permet de redonner un équilibre à la France, remettre la France dans l'ordre, au travail et de redonner confiance vis-à-vis des responsables politiques. Aujourd'hui, c'est la défiance vis-à-vis des responsables politiques. C'est la défiance vis-à-vis du parlement parce que le parlement ne donne pas l'image de groupes parlementaires désireux de travailler ensemble. Aucun n'a la majorité. Il faut donc une cohabitation pour marquer une alternative à la politique qui a été menée depuis. Donc il doit appeler qui quelqu'un à gauche et il faut une coalition et pour cela il faut une méthode.
Partir de la première force arrivé en tête en 2024, c'est le bloc de gauche mais le faire avec expérience et doitée. Ça ne veut pas dire nommer un premier ministre de gauche.
Ça veut dire pressentir un premier ministre issu par exemple du bloc de gauche parce qu'il faut partir d'un point donné et lui donner 8 jours pour constituer un gouvernement et un pacte de gouvernement avec les forces politiques et s'il n'y arrive pas et bien demander à quelqu'un du bloc central et s'il n'y arrive pas et bien il restera malheureusement la se la seule équation du rassemblement national ou la dissolution mais voyez bien dans quelle situation nous sommes parce que nous sommes dans une crise politique nous sommes dans une crise de société et nous nous approchons de la crise de régime parce que derrière la dissolution ce qu'il y a ce qu'il y a c'est le risque de démission pressente du président de la République.
9 Français sur 10 aujourd'hui ne croient plus en la politique. Une image comme une parabole. Regardez ce nuage. Et finalement qui ressemble un petit peu à cette à ce brouillard des Français. C'est une image qui date d' il y a quelques jours. Une crise politique, vous venez de le dire, des appels à bloquer la France, une dette abissale, un ral fiscal, des violences multiples et pendant ce temps-là, le reste du monde qui avance et qui progresse. Dans ce type de situation, Dominique de Villepin, souvent c'est soit le chaos, soit la prise de pouvoir par des populistes. Vous craignez les deux ?
Je crains et le chaos et la prise de pouvoir par les populistes, car nous n'avons pas aujourd'hui de corde de rappel. Et c'est pour cela que je dis depuis 2007, les présidents de la République successif n'occupent pas le fauteuil présidentiel. La capacité en cas de crise à être arbitre, à être court, à être garantuité nationale, à faire des choix indépendamment de leur intérêt politique. Emmanuel Macron continue de défendre sa personne et la politique qui l'a mené au mépris du choix des Français, au mépris des intérêts de la France. Mais vous préfériez qu'il démissionne quoi à vous entendre ? Non. parce que je crois à la stabilité des institutions.
Enfin, il est pas interdit d'imaginer que le président de la République puisse regarder la situation du pays et la situation des Français et en tirer quelques leçons. Et que répondez-vous à ceux qui aujourd'hui disent que le premier parti de France, c'est le Rassemblement national, que eux ont été floués, que 30 % des électeurs ont été floués. Mais c'est vrai, quelle réponse aujourd'hui à le Rassemblement national pour les Français ? Je crains qu'il n'ait malheureusement que de mauvaises réponses. Donc je pense que c'est la dernière option que le président devrait choisir. Mais il faut jouer la démocratie tout en échant de chercher des alternatives.
Une précision, vous mettez dos à dos la France insoumise et le Rassemblement national vous en faites une différence. Non, j'ai j'ai pris mes responsabilités au moment des élections législatives en choisissant le Front républicain. Et le Front républicain, il ne met pas d'au à dos les deux extrêmes, l'extrême droite et l'extrême gauche.
Il considère que le Rassemblement national compte tenu de son histoire faite de xénophobie, faite d'un nationalisme qui ne me paraît pas aujourd'hui susceptible de construire l'unité nationale, le choix des bouqu émissaires et c'est une tentation qui déborde le Rassemblement national, le choix des bouqu émissaires, le Rassemblement national, ce sont les immigrés, les républicains, ce sont à la fois les immigrés et en même temps la chasse à un certain nombre d'autres groupes, les fonctionnaires et d'autres. La gauche, c'est de tout cibler sur les riches. Je crois qu'il faut sortir de cette logique de bouc émissaire pour essayer d'introduire de la sérénité et de la stabilité dans notre pays.
Dominique VP, cette émission, elle est pas terminée, mais je vais vous proposer un 60 secondes. 60 secondes, ça veut dire des questions courtes, des réponses courtes. Quel est votre mot préféré de la langue française ? Humanité. Quel est celui que vous détestez ? Humanité. C'est pour cela que j'ai choisi la France humaniste comme nom de parti politique. Celui que je déteste, c'est la haine. Si vous aviez un mot pour qualifier l'État de la France aujourd'hui, instabilité, fragilité. Quel est le personnage historique que vous admirez le plus ? Général de Gaulle. Croyez-vous en les dans les hommes et les femmes providentielles ? Non. Vous parlez souvent d'expérience ?
Est-ce que selon vous, à 40 ans, c'est un âge pour devenir président de la République ? Non. Selon vous, les Français ont-ils toujours raison ? Oui, c'est le principe de la démocratie. Comme slogan de campagne, plutôt la France forte ou plutôt la force tranquille ? L'un l'autre, la France humaniste. Vous avez l' Vous avez le vôtre. Oui. La France humaniste. Quel est leader de la planète qui vous intrigue le plus ? Ah, aujourd'hui, c'est c'est Donald Trump mais qui m'intrigue et mes frais. Comme premier déplacement international pour un président élu, Berlin, Washington, Kiev ou Pékin.
Berlin reste aujourd'hui une figure imposée parce que l'unité de l'Europe, c'est la condition du redressement du continent. J'ai demandé votre mot préféré, votre juron préféré. Je n'en ai pas. J'essaie de l'éviter. Et votre film du dimanche soir plutôt les tontons flingueurs ou touche pas au grisbe. L'armée des ombres. Dominique Vpin, vous restez avec nous. C'est l'acte 2. Il y a trois femmes qui nous attendent, trois regards et leurs questions sur le monde que vous connaissez bien l'époque c'est l'heure en tout cas du club du dimanche. On va les rejoindre. Merci.
[Musique]
Julia Dufunes, philosophe à ce moment-là, essayer spécialiste de l'intelligence artificielle. Joséphine Staron, spécialiste des questions internationales. Bonsoir. Merci de m'accompagner pour ce club de ce soir. D'abord, Joséphine Staron, vous avez choisi de revenir sur une image marquante de la semaine avec un défi lancé à l'Occident par des puissants. Oui, cette image c'est une accolade plutôt chaleureuse entre trois dirigeants de trois grandes puissances qui représentent un/ers de la population mondiale. Sijping le président chinois, Vladimir Poutine le président russe et puis Narendra Maudit le premier ministre indien.
Alors cette image, elle est historique à bien des égards, mais surtout parce que elle est révélatrice des bouleversements géopolitiques qu'on connaît en ce moment. Et puis vous pourriez me dire bah oui mais bon si Jing Ping Vladimir Poutine on est un peu habitué maintenant à les voir ensemble effectivement mais la surprise stratégique c'est Narend Dramodi le premier ministre indien qui les rejoint sur cette photo alors qu'on sait toute la méfiance de l'Inde vis-à-vis de la Chine. Et puis si on rajoute à cette photo de famille tous les dirigeants du monde entier qui se sont retrouvés en Chine cette semaine à commencer par le dirigeant nord-coréen.
On a quand même une photo extrêmement inquiétante, en tout cas pour nous occidentaux, c'est la photo d'un groupe d'État qui converge de plus en plus et une convergence qui se fait peut-être au détriment des intérêts occidentaux et européens. Alors question que j'aimerais vous poser, c'est est-ce qu'on est en train d'assister à un basculement irréversible du leadership mondial entre l'Occident et la Chine ? Et est-ce qu'on est condamné à être impuissant face à ce basculement ? Alors, vous avez tout à fait raison. C'est c'est une photo de trois empereurs qui marquent l'histoire et qu'il faut prendre tout à fait au sérieux, ce qui paraissait impossible.
Les relations entre euh la Chine et la Russie et aujourd'hui euh entre ces deux autres pays et l'Inde est en train de se réaliser sous nos yeux. Et le défi, c'est pour tout l'Occident un changement de monde. Euh et je pense que l'Europe a un rôle essentiel à jouer pour éviter que ce soit à nouveau bloc contre bloc, un bloc occidental avec une Europe qui ne compte pas et un bloc de pays autoritaires dirigeant le sud global, l'autre monde, un monde alternatif. À ce moment-là, une autre séquence, autre image avec un un maître d'école et ses élèves. Et justement, vous parliez d'Europe et c'est exactement ça.
Le 18 août, Maison Blanche, bureau oval et on a Donald Trump qu'on voit là en maître d'école face aux huit leaders européens et de longtemps alignés, spectateurs un peu captifs de leur propre disons théâtre et qui joue d'ailleurs la guerre des images mais aussi donc la guerre des récits. H contre un et c'est quand même lui qui gagne le récit de du prof qui tient sa classe et d'ailleurs, il va ajouter le slogan la paix par la force qui est en fait empruntée à Rigan que Netaniaahu va aussi utiliser sous d'autres cieux et qui raconte aussi la guerre des mots, la guerre idéologique et en fait c'est tactique de déstabilisation d'abord des alliés et des alliés européens.
Et enfin sur le fond géostratégique, ça raconte en fait cette image. Vous parliez tout à l'heure d'Europe, en gros bah notre difficulté à nous de tenir le rapport de force avec un allié dont on sait plus exactement ce qu'il est pour nous, de tenir aussi un discours sur notre souveraineté et d'une certaine façon Trump ce qu'il fait est très intéressant parce qu'il joue un jeu de double contrainte diplomatique. C'est-à-dire quel que soit le coût qu'on va jouer, on a déjà perdu d'avance, on est piégé. Si on prend le cas d'école de la photo, si on va à Washington, on confirme la vassalisation. Si on n'y va pas, on est exclu du jeu démocratique.
En gros, c'est une espèce de double bind d'une certaine façon. Et donc la question que j'aimerais vous poser, monsieur de Villepin, c'est est-ce que vous vous seriez assis à cette table làà ? Parce que je crois que comme vous, moi j'aime beaucoup dire non, mais le problème quand on réfléchit dans le système de pensée de Trump, c'est que même dire non reste piégé en fait, sauf à poser deux conditions. La première, c'est l'unité des Européens, ce qui rendrait caduc la nécessité d'être à 7 dans le bureau oval. Et deuxième condition, l'affirmation de la souveraineté. La souveraineté européenne a pris un gros coup avec les tarifs doués, 15 % en plus.
Elle est en train de prendre un deuxième coup avec la vassilisation numérique. Nous devenons une colonie numérique. Elle va prendre un troisème coup avec la colonie financière et la création des stable coins, c'est-à-dire la financiarisation du web par le dollar américain qui va marquer l'extraterritorialité du droit partout dans le monde et notamment en Europe. Et puis dernière vassalisation dans le domaine de la sécurité, la défense, 5 % pour acheter des armements américains. C'està-dire que nous ne comptons plus. Et il y a une petite prime à cette vassalité, c'est que les États-Unis vont choisir dans nos élections ceux qui vont nous diriger.
Et donc, on aura le Rassemblement national, le Rassemblement national, nousons les meilleures relations avec l'Amérique de Donald Trump. Comment sortir du double piège ? C'est ça ? Et bien, d'abord défendre la démocratie, défendre l'unité et se doter des armes qui nous permettent d'exister. On a une arme anticoerci en matière commerciale, utilisons-la. On a la possibilité, on a des talents dans le domaine numérique, utilisons-les. On a en matière financière la possibilité de se doter d'un euron numérique et de se mobiliser pour avoir un endettement européen qui nous permette de changer d'âge en matière technologique. On sort d'Occident et on crée une troisème voix occidentale.
On résiste, on se bat, on est fidèle à notre histoire et on est indépendant. Julien Dufuness, vous vous avez choisi un mot qui est dans ce livre. Vous avez du mal à à manipuler finalement dans ce bouquin, c'est le réenchantement. Oui. Alors, j'y crois plus. Je suis pas seul à ne plus croire au réenchantement politique parce qu'on nous l'a trop promis. Tous les candidats à la magistrature suprême ont juré de réenchanter le pays à coup de rupture tapageuse, de changement mirobolant. Ce qui fait que le le changement, la promesse de changement n'est même plus simplement une promesse, c'est devenu un rit électoral.
Et ça conduit à un paradoxe énorme, c'est que la seule chose qui ne change pas en politique, c'est bien l'annonce du changement. La seule chose qui ne change pas, c'est l'idée de changement. Ce qui fait que les Français peuvent se sentir gagnés par le syndrome aujourd'hui de Pierre et Leloup. À force de crier au loup qui ne vient pas, plus personne n'a peur. Et je crois qu'à force de prévoir de promettre le changement qui ne vient pas, plus personne n'y croit. Donc je crois que le réenchantement est mort de s'être trop promis, si vous voulez.
Et deuxième chose, pourquoi on ne croit plus, me semble-t-il aux promesses politiques d'une façon plus générale, même pas simplement du point de vue du réenchantement, c'est que premièrement, bah je crois que les politiques peuvent bien sûr mentir euh et promettre l'impossible pour des raisons électoralistes et deuxième pour une raison philosophique plus de fond que Maavel explique dans le dans le Prince et qui nous dit quoi ? Bah, la vérité politique ne peut être détachée des faits et des circonstances. Or, les circonstances sont toujours euh incertaines et l'incertain se dérobe toujours.
Donc, ce qui est tenable aujourd'hui devient impossible demain parce que le contexte change ce que la promesse politique a voulu fixer dans des mots. Donc, je crois que pourquoi ça ne marche plus ? Parce que un, c'est toujours faux et deux, on l'a trop promis.
Et je crois que ce qui réenchanterait les Français, peut-être, je parle pas en leur nom, mais en tout cas une grande partie d'entre nous, ce qui nous enchanterait, c'est d'avoir des hommes politiques et des femmes politiques qui ne soient pas des représentants de commerce de l'avenir comme dit euh Sylvain Tesson de façon géniale, mais qui soient des hommes courageux, c'est-à-dire qui voient le réel en face, qui ose le nommer, qui ose l'affronter, s'y confronter, le prendre de face sans trembler. Ça s'appelle juste une dernière phrase, ça s'appelle des hommes d'action. Et vous savez ce que c'est que le secret de l'action ?
C'est de s'y mettre comme disait le philosophe Alain, pas Alain Jupé bien sûr philosophe à mais le philosophe. Justement, est-ce que tout cela ça vous donne envie d'y aller ? Oui ou non candidat à l'élection présidentielle ? Juste un mot parce qu'on est très en retard. Oui, le réenchantement bien sûr. Je ne parle pas dans le livre de réenchantement de réenchantement politique. Vous dites même que c'est scandaleux d'ailleurs d'utiliser.
par de réenchantement d'humanité et un homme politique ne doit pas oublier qu'il est un homme un homme d'état de préférence mais qui est capable par les gestes du quotidien par les gestes de responsabilité rêvé d'un Emmanuel Macron qui serait conscient qu'il a perdu les élections et qui en tirerait les conséquences avec humilité pour assumer sa charge et notamment défendre les intérêts de la France à l'étranger avec encore plus de conviction et notamment devant le drame humanitaire de Gaza pour que nous n'ayons pas tous les soirs cette boule au ventre avec le sentiment d'une impuissance française et internationale et que l'ambition des Français de peser de compter dans le monde puisse trouver une réponse.
Donc tout commence par des petits gestes entre nous dans le métro, dans la rue, des gestes de reconnaissance et d'humanité pour éviter cette France de tous contre tous. Et c'est le risque de la France du 10 septembre, c'est-à-dire la domination du chaos, la domination de la violence quand nous avons besoin d'ordre républicain et de justice. C'est tout le projet de la France humaniste. Merci Julia, Asma et Joséphine, à très bientôt dans 20h30. Merci Dominique de Villepard. À très bientôt. C'est