Dominique de Villepin : le changement d'arc narratif - Personnage principal S02E09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 61 %Attaque 19 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Bonjour Dominique de Villepin. Comment allez-vous ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Vous êtes né au Maroc. C'était quoi la vie du petit Dominique au Maroc ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Vous y retournez parfois au Maroc ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Vos positions aussi sur des sujets internationaux. Vous êtes plutôt bien accueilli ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Vous avez déjà bargouiné un peu l'arabe ou pas ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Vous êtes né Dominique Galouso de Villepin. Pourquoi garder que de Villepin ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:53Dominique de VillepinFait
« Moi, j'ai j'appartenais à une famille gauliste. J'ai eu la chance de rencontrer Jacques Chirac et beaucoup de barons du gaulisme très tôt et donc ça a déterminé un goût, une réflexion politique. »
- 4:20Dominique de VillepinFait
« Moi, j'ai très jeune eu le goût de la chose publique, du service public, donc du service de l'État et donc dans tous les moments de ma carrière, y compris quand je n'ai plus été au service de l'État, j'ai eu l'envie de défendre l'intérêt général. »
- 7:15Dominique de VillepinFait
« Je suis beaucoup plus fier d'être un personnage de bande dessinée que d'être un personnage de cinéma. »
- 56:40Fait
« il faut se battre contre toutes les injonctions euh qui sont trop souvent négatives dans notre pays »
- 56:45Fait
« Toutes les formes de racisme, d'intolérance quand elle vise euh euh la sexualité, quand on vise la couleur de la peau, quand elle vise la religion, et bien doivent être condamné »
- 57:00Fait
« la musique, la culture, c'est ce qui permet de à chaque fois de d'écarter les œillères, d'ouvrir votre regard sur quelque chose d'autre »
- 58:09Fait
« aujourd'hui, on peut ajouter la fièvre, Kaboule, on peut toutes les mettre ensemble et et avoir un petit aperçu de ce qu'est la série du monde d'aujourd'hui qui est littéralement folle »
- 58:53Fait
« l'intelligence artificielle est un nouveau défi pour ce monde »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[musique]
Personnage principal Asam Chaouche. Bienvenue dans personnage principal où l'on se sert de la fiction pour essayer d'expliquer la réalité parce qu'on trouve que la réalité a dépassé la fiction. Cette saison 2 de personnages principal, c'est la bande annonce de l'élection présidentielle et aujourd'hui on va s'intéresser à ce qu'on appelle l'arc du personnage. C'est l'évolution du personnage au cours du film. Il y a un protagoniste qui tente le basculement. C'est mon invité du jour. Bonjour Dominique de Villepin. Comment allez-vous ? Bonjour, très bien, merci. Alors pour nous aussi, c'est un petit changement de décor. Euh vous êtes le premier invité voilà dans des nouveaux locaux.
Vous voyez, vous êtes entouré de carton. Voilà, on grandit. Merci, merci de cette année. Alors, ici, on a une tradition. On commence par ce qu'on appelle l'origine story, comme dans les films ou les séries. Peut-être que beaucoup de gens l'ignorent, mais vous êtes né au Maroc. C'est ça à Raba. C'était quoi la vie du petit Dominique au Maroc ? Moi, j'aimerais bien l'imaginer cette vie.
Ah bah c'était euh une vie merveilleuse parce que parce que entouré de d'un père et d'une mère très aimante avec un un frère aîné qui lui était né en Algérie et donc on a grandit au milieu des fleurs, des épices, des des plages épicées et et puis cette liberté extraordinaire et cette lumière qui fait la merveille de l'Afrique du Nord. [musique] Vous y vous y retournez parfois au magasin. Oui, souvent. Souvent quand on a besoin de souffler, de prendre un peu de soleil. Oui. Oui. Oui. Et puis de rencontrer euh des rencontres affectueuses, des paroles adoucissantes, tout ça. Tout ça, oui, tout ça. Calme. On vous aime bien, je crois, Magréb. Non, vous êtes plutôt bien accueilli.
On en reparlera après. Vos positions aussi sur des sujets internationaux. Je crois que vous êtes plutôt bien accueilli. Oui, mais parce que parce que j'aime le Maghreb et vous savez quand quand vous aimez une terre, quand vous aimez les gens, en général l'accueil est est favorable et c'est très très au-delà de parties prix politique ou d'engagement politique. Vous avez déjà bargouiné un peu l'arabe ou pas ? Ou pas trop ? enfant un petit peu quelques mots mais mais tout cela c'est c'est malheureusement dissipé avec d'autres langues et et d'autres horizons. Alors, j'ai vu que vous êtes né Dominique Galouso de Villepin. C'est ça. On dit on garde que de Villepin. Pourquoi ?
Oui, parce que le le patronyme s'efface. Oui. Et et qu'il est là pour l'état civil. D'accord. Mais on va dire de ville. Oui, c'est plus simple. On peut même dire Dominique tout court. C'est c'est encore plus simple. Bon, il faut que je garde ma distance quand même. Dominique. Oui oui, pour pour un journaliste, c'est ou non, c'est pas c'est pas fameux. Étude supérieure à l'université, vous vous étudiez assass. C'est ça ? Je commence par une licence de lettrre à l'anterre. Oui. Et puis je continue par l'Institut d'études politique, Science Po à SAS en droit et puis l'école nationale d'administration.
Lena, la fameuse promo Voltaire, ça qui accueille les presque candidats à la présidentielle de 2027, c'est Golen Royal François Hollande. [rires] Et vous, c'était vos potes de promo ou pas vous ? Oui oui, je je on avait des des de très bonnes relations entre camarades. C'était une promotion très très sympathique et et talentueuse quand on voit les les parcours des uns et des autres. Il y a de l'affection comme ça quand vous vous retrouvez sur des plateaux télé, quand vous croisez dans des conférences.
Vous savez, quand on s'est connu jeune dans des situations très différentes, il y a pas de protocole, il y a pas de hiérarchie, il y a il y a une simplicité qui reste celle des relations [grognement] de jeunesse. Il y a peut-être un peu de fantasme quand on parle de Lena et des promos et des camarades. Comment on se comment quelqu'un qui vient d'un milieu social un peu équivalent, qui a pro ou pas les mêmes opinions euh ce comment l'un va à droite et l'autre à gauche. Comment l'un va au RPR et l'autre va au PS par exemple ? Ça, j'aimerais savoir c'est quoi vous vous lancez une pièce et vous dire il y a de la place.
On avait dit par exemple que Fabius était plus plutôt [rires] il était plutôt destiné à aller à droite et qu'il y avait plus de place à gauche. C'est vrai ou pas tout ça ? Oui, c'est beaucoup les rencontres, c'est beaucoup les les filiations politiques. Moi, j'ai j'appartenais à une famille gauliste. J'ai eu la chance de rencontrer Jacques Chirac et beaucoup de barons du gaulisme très tôt et donc ça a déterminé un goût, une réflexion politique et je pense que pour ses Golen Royal ou pour François Hollande, la rencontre avec François Mitteran a elle aussi été déterminante. Donc à chaque fois, c'est souvent oui une rencontre, un exemple et un chemin qu'on a envie de à partir de là d'emprunter.
Si je devais faire votre bio comme celle d'un acteur, je dirais ensuite vous n'avez eu que des rôles qui auraient dû vous amener à l'Élysée, directeur de cabinet, secrétaire général de l'Élysée. Donc quand je dis à l'Élysée, au poste suprême, ministre des affaires étrangères, premier ministre, c'était tout tracé mais sur votre parcours, un grand méchant, un boss final corias, Nicolas Sarkozi et c'est lui qui gagne en 2007. C'est c'est une tragédie pour vous à l'époque de perdre cette guerre interne à droite ? Non, parce que il y a pas de il y a pas de prédestination en politique.
Moi, j'ai très jeune eu le goût de la chose publique, du service public, donc du service de l'État et donc dans tous les moments de ma carrière, y compris quand je n'ai plus été au service de l'État, j'ai eu l'envie de défendre l'intérêt général, l'envie de mener des combats qui me rapprochaient de de cet objectif premier. Mais enfant, je rêvais de franchir tous les matins un Porsche avec le drapeau français et marqué République française. Donc voyez, ça correspond vraiment à un rêve d'enfant et c'était pas le rêve d'occuper un jour un siège [grognement] à l'Élysée. Je ne me voyais pas en haut de l'affiche. Non, je crois que la la vraie vocation, le vrai destin, c'était de servir.
Et servir, on peut le faire dans beaucoup de positions différentes. Et lorsque vous regardez les fictions, par exemple, je pense à la conquête, c'était ce film sur euh la victoire de Nicolas Sarkozi, on vous voit vous, enfin un acteur, c'est pas vous hein, et Nicolas SarkoZi et on voit des moments où euh vous vous parlez de manière très républicaine, respectueuse, presque extrêmement poli et lui il est un peu plus allez, on va dire familier. Est-ce que ça se passait comme ça pour de vrai ? Ces échanges où il disait "Bon écoute arrête Dominique, on va se parler franchement. Est-ce que ça se passait comme ça ?" Non non, il il a toujours été très très respectueux.
On a toujours eu des relations très très très respectueuses d'une manière ou d'une autre. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas se parler franchement. Donc de ce point de vue euh euh le film a tendance à à servir davantage l'idée que les gens se font de la relation politique et de transposer à partir de là euh des relations qui souvent sont parfaitement fictives.
Mais non, la la politique à mon époque était organisée autour de de de jeux qui étaient très très cadrés et qui ne ne supportaient pas une les formes que l'on qu'on que l'on voit aujourd'hui de relâchement dans le langage notamment par notamment dans le langage mais c'était la la force de personnalité comme François Mitteran ou Jacques Chirac. Il y avait une tenue, il y avait une tenue euh des mots, il y avait une tenue euh des gestes et des attitudes et et il ne serait pas venu à à quiconque l'idée de euh de de jouer avec ça. Et savoir qu'on est devenu un qu'on un personnage de cinéma, ça fait quoi ?
Et qu'est-ce que vous êtes critique par exemple avec la personne qui peut jouer votre rôle ? Vous dites "Ouais, il exagère un peu, ah il me ressemble ou ça vous fait sourire ?" Je suis beaucoup plus fier d'être un personnage de bande dessinée que d'être un personnage de cinéma. Je trouve que dans la dans la caricature de la de la bande dessinée, on fait mieux ressortir certains traits de caractère que le cinéma et y compris d'ailleurs entre la BD Kedorsa et le film qui dorsait. La la le film était très bon aussi, je trouve. Oui, mais je trouve que la bande dessinée a quelque chose d'irremplaçable dans sa capacité à saisir un milieu, un maman, une figure. Et donc oui, c'est c'est surprenant.
Vous savez, j'ai j'ai regardé très souvent le soir avec Jacques Chirac euh les guignoles avant le 20h et j'étais toujours très surpris alors que moi je riais à gorge déployé de constater Jacques Chirac sérieux marmoréen regardait les images et cela le laissait impavide d'une gravité absolue. C'est dire c'est dire que quand il s'agit de soi, le rire peut-être est moins spontané parce que parce que on on n'y voit pas. avec la même liberté ce que d'cun a tendance à voir. Il il buvait des coronas vraiment devant vous ou pas ? Il buvait des bières ou pas ? Il buvait des bières. Oui oui oui. C'était un c'était un buveur de bière ça incontestablement.
Il compris dans les conseils européens où il il amenait ses propres cacahuètes et se faisait servir les coronas. Ce qui d'emblait d'ailleurs montrait sa volonté d'être comme à la maison. Ou il créait l'univers dans lequel il était il était bien et chacun le prenait comme tel comme un personnage qui qui était un peu hors norme. Pour pour suivre et finir sur Nicolas Sarkozi, vous suivez tous ces procès. Est-ce que vous dites il a gagné mais il a triché quand même ? Parce que c'est un peu ça l'histoire de de la campagne et de du financement libyen. Il triche.
Non, parce que s'il m'appartient pas de de de d'être juge et que je garde la la vision et la relation euh qui qui ont été les miennes avec lui. Vous savez, les les relations humaines, elles se elles ne se nourrissent pas de fiches ni juridiques ni historiques. Elles sont liées à des relations qui se nourrissent de choses beaucoup plus beaucoup plus fines, beaucoup plus fugaces aussi. Donc euh euh non euh je pense que toute personne confrontée à à [grognement] la justice subit euh euh des mamans d'une extrême dureté. Puis je pense souvent aussi aux familles parce que pour les familles et on les oublie parfois, les familles c'est une épreuve pour les familles victimes de de l'attentat libien.
Vous vous parlez de de ça ? famille de victimes de l'attentat libien, famille des personnes concernées, la l'environnement, ce qui est autour un dossier judiciaire euh créer toute une série d'ondes et de douleurs qui sont évidemment à prendre en compte. Pour pour beaucoup d'observateurs, euh la les condamnations de Nicolas Sarkozy peuvent nuire à l'image du président, d'autres à la fonction présidentielle. D'autres au contraire disent c'est une bonne nouvelle que la justice française enfin condamne celles et ceux qui ont fauté au plus haut niveau. Vous vous quelle est votre position ? Oui, la justice ça s'applique à tous.
Je l'ai je l'ai souvent dit et et il est normal qu'on ait des comptes à rendre quand on a exercé des fonctions importantes. J'ai eu moi-même à le faire. ça fait partie de la de la vie démocratique et et une bonne démocratie c'est celle où justement queles que soient les fonctions qu'on était exercé qu'on est exercé et bien on est amené à à s'expliquer sur tel et tel élément qui a pu poser problème. Donc je pense que c'est la règle et ce qui rend l'époque que nous vivons extraordinaire, c'est que nous voyons au quotidien des personnages public agir, parler, penser dans un un absol manque de garde fou.
Quand on regarde les États-Unis, euh quand on regarde la Russie, quand on regarde un certain nombre de pays comme cela, on se dit "Mais mais où cela s'arrêtera-t-il ? il n'y a plus de limite. Donc oui, il fait bon d'être dans une République, il fait bon d'avoir des contrepouvoirs, il fait bon d'avoir une conscience démocratique qui permet de de de [raclement de gorge] donner du sens et de donner une direction, un horizon à notre vie commune. Donc quand votre ancien camarade Bruno Rotaillot nous explique l'état de droit, c'est pas absolu comme idée, ça doit vous rendre fou.
C'est c'est une absurdité et et ça fait partie dans notre époque de ces dérapages, de ces facilités qui contribuent à créer une confusion terrible chez nos concitoyens. Un état de droit peut évoluer et s'adapter à partir de critères de droit, mais bien évidemment, il ne peut pas être remis en cause comme cela. Et c'est ainsi queon voit aujourd'hui le Rassemblement national proposer des changements constitutionnels qui ne sont pas conformes à la Constitution et qui peuvent nous faire changer complètement non seulement de République mais aussi de régime.
et moi, c'est cette accoutumance, c'est cette addiction que l'on finit par avoir à des mots violents, à des raisonnements absurdes qui ne prennent pas en compte la vie de l'autre. Et comme on le voit aujourd'hui dans la France dans laquelle nous vivons, et bien il y a des paroles qui tuent, pas seulement des actes, il y a des mécanismes qui se mettent en place et qui peuvent conduire à à la guerre des uns contre les autres. mais donc à des formes de guerre civile auxquelles il faut être attentif. Vous savez ce qui se passe dans le monde, ce qui s'est passé en Syrie, ce qui se passe au Liban, ça n'arrive pas qu'aux autres.
Et ça n'arrive pas qu'aux autres parce que si on n'est pas attentif à ces débordements, si on n'est pas attentif à maintenir par exemple l'idée d'une règle commune, une règle qui soit respectée par tous, la règle de droit, à partir du moment où la règle n'est pas la même pour les uns et pour les autres. Et on voit bien qu'en France aujourd'hui, une des grandes souffrances démocratiques de nos concitoyens, c'est la rupture d'égalité. C'est le sentiment que ce qui est vrai pour les uns n'est pas vrai pour les autres et qu'il y a toutes sortes de passe droit d'avantagis.
Et quand vous habitez aujourd'hui à Trappe et que vous voyez un un un un attentat commis comme celui qu'ils ont vécu, quand vous voyez circuler les images sur les réseaux sociaux de cette folie meurtrière, et bien vous vous dites est-ce que d'autres regardent ? Est-ce que d'autres comprennent ce que nous vivons ? Est-ce que la peur et la colère que nous ressentons est le ressenti aussi par des représentants de l'État ? Et que fait-on pour nous protéger ? Il faut en permanence se mettre à la place et ce qui est le plus difficile pour un responsable politique, c'est de trouver le juste équilibre, le bon mot.
Alors ça peut paraître dans certains cas tiède mais cette exigence d'équilibre, c'est celle qui permet justement à des engrenages de violence, de haine de ne pas se mettre en place. Bon, vous évoquez Trap, on va on va en parler. Donc on le rappelle un vendredi dernier un homme de 26 ans Pengo Bosio Wangi est mort. Il y a cinq blessés aussi dont une enfant il faut le rappeler on l'oublie un peu dans l'actualité. Une enfant une enfant qui a qui a reçu h balles qui portait un voile et on voit bien que toutes ces querelles qui sont aujourd'hui montées en épingle àas le voile euh et et alors euh que faire ? Que faire ? Faut-il interdire le voile sur l'espace public ?
ranime en permanence des querelles qui ne peuvent pas être aujourd'hui sans conséquences politiques dans la vie de notre pays. Et donc c'est là où il faut une responsabilité. une responsabilité parce que poser un problème euh suppose qu'on ait déjà le début d'une solution pour agir sans quoi tout en venime. Et c'est bien ce qui aujourd'hui se développe dans notre pays, une querelle permanente qui donne le sentiment de suspicion, de haine de l'autre sans que nous soyons capables aujourd'hui d'apporter des preuves de notre volonté de vivre ensemble.
On pointe là, vous pointez la responsabilité des discours d'extrême droite euh mais aussi mais mais pas seulement car on voit la porosité qui existe euh entre euh la droite et même l'espace central. Euh c'est très facile pour un discours qui donne le sentiment de marcher, de répondre à des vœux de l'opinion et bien de galoper au-delà de la droite et et même parfois à gauche. [grognement] Donc cette facilité, cette complicité, il faut évidemment la dénoncer. Donc vous dénoncez euh ces discours xénophobes, racistes, islamophobe, antisémite euh mais sont aussi pointés du doigt. Il y a il y a une critique qui remonte. Moi, j'étais à Trappe hein ce weekend au lendemain de de la de la tuerie.
Euh il y a une critique qui montre, c'est celle des médias notamment des chaînes d'info en continue, il faut être précis, qui pour beaucoup de gens dans les quartiers notamment alimente une haine. Euh et c'est un peu une j'ai eu le sentiment qu'il y avait quand même une une haine qui montait contre ces médias. Est-ce que vous comprenez euh ben les habitants, certains habitants des quartiers qui n'en peuvent plus de voir toute la journée à la télé, ben une sorte de stigmatisation ?
Alors, je comprends bien sûr ce ce sentiment parce que euh je suis moi-même parfois très très surpris euh de voir sur certaines chaînes en continu des propos qui me paraissent euh tout à fait délirants et qui et qui ne sont pas toujours contrebattus par d'autres propos qui viendraient rappeler à l'ordre. Et de ce point de vue-là, les les ceux qui dirigent ces émissions ne sont n'ont pas toujours le réflexe, pas toujours la culture pour rappeler un certain nombre de choses. Donc il y a effectivement aujourd'hui un débordement sur un certain nombre de chaînes.
Il faut dire que c'est difficile parce que tenir l'équilibre entre la liberté d'expression et en même temps remettre dans un contexte, redonner l'élément qui va venir équilibrer la parole qui vient d'être portée, c'est une tâche immense mais après tout c'est l'honneur du journalisme. Donc je pense que de ce point de vue-là, oui, la responsabilité aujourd'hui de la parole médiatique, elle est immense. La vigilance sur la parole médiatique, elle doit être immense. L'Arcom doit sans doute davantage ouvrir les yeux et les oreilles et réagir plus rapidement.
Euh je crois que euh l'ARCOM qui s'est longtemps conçu comme une sorte d'organe administratif doit aujourd'hui mesurer à quel point dans notre pays la République est menacée. La République est en danger et de ce point de vue-là avec énormément de rigueur euh sanctionner tout ce qui contrevient à notre règle républicaine. faire des exemples et ceux qui multicondamnés continuent et persévèrent avec des formules, des raisonnements, des soi-disants bons mots et qui multiplie les théories. La théorie du grand remplacement, elle doit être en permanence décortiquée. Si quelqu'un l'emploie, il faut dire ce à quoi cela conduit. Donc il y a une responsabilité et des mots et des idées.
Oui, mais quand on voit que la la ministre chargée de lutter contre les discriminations, Aurore Berger explique tranquillement sur un plateau en l'occurrence C News euh que c'est une théorie avec laquelle on a le droit de débattre, que c'est une opinion. Ça pose quand même un problème majeur. Elle c'est c'est comme son portefeuille de la lutte contre la discrimination et elle vient dire tranquillement et après on la revoit à Trappe nous expliquant que les les mots tuent. Oui, je je ne suis pas tout à fait sûr qu'il n'y ait pas souvent dans les propos de tel ou tel ministre des deux poids de mesure. Le deux poids de mesure, c'est le l'ennemi numéro 1 de la République aujourd'hui.
On l'a vu dans des conditions tragiques sur l'Ukraine et le Moyen-Orient. La la difficulté de maintenir une vérité, quelle que soit la situation, c'est aujourd'hui un impératif de démocratie, de République et de crédibilité.
Donc euh personne n'est à l'abri euh d'un dérapage, personne n'est à l'abri d'une nuance qui fait défaut, mais tout le monde doit corriger et reconnaître qu'à telle et telle maman, ben on a dérapé, on a dit quelque chose qu'il ne fallait pas et il y a euh dans le débat public des idées dont il faut se méfier, qui doivent être décortiqué, dénoncé, expliqué et on ne se peut pas on ne peut pas se satisfaire de ces injonctions idéologiques qui viennent littéralement pourrir la vie des gens parce Parce que [grognement] ce qui se dit sur une chaîne en continu, ça une conséquence attrape, ça a une conséquence d'être dans tel ou tel quartier.
C'est la vie d'un d'un jeune homme ou d'un enfant de 5 ou 6 ans qui s'en trouvera modifié. Vous savez, le racisme ça pénètre profondément sous la peau et dès lors que dans notre pays la couleur de la peau devient un passeport, devient un élément quand et je l'ai souvent dit, on vous demande 10 fois par jour dans tel et tel quartier de montrer vos papiers d'identité, et bien cette cette tentation en permanence de faire passer le faciè, de faire passer la couleur de la peau avant et bien ça devient dans une République absolument insupportable. Donc il faut que nous soyons tous vigilants, tous soucieux de faire notre examen de conscience, tous soucieux d'être encore plus républicain.
Ça vaut pour les institutions, ça vaut pour les forces de l'ordre, ça vaut pour l'État et en même temps, chaque citoyen doit essayer lui-même de mesurer la difficulté des choses et à partir de là de de s'ajuster, de s'adapter. Mais aujourd'hui, il y a un fossé qui se creuse et c'est en ça que l'État doit donner l'exemple. Le grand problème de notre pays, c'est l'impuissance publique, c'est la perte de repère et et de ce point de vue, la responsabilité est immense. Tout à l'heure, en parlant des médias, vous parliez de de faire des exemples. J'ai une question assez simple. Faut-il fermer ces news ?
Alors, je suis une fois de plus, je suis personnellement soucieux de la liberté d'expression, mais par contre rappeler à ces news, taper sur ces news, on entend parfois euh de tel et tel présentateur des propos absolument délirants euh qu' s'agisse euh de d'animateurs de variétés ou ou de prétendus journalistes. Euh, il faut marquer le terrain, il faut marquer le coup. On ne peut pas conèement, c'est quoi marquer le coup ?
Et ben ça veut dire ça veut ça veut dire que l'Arcom doit à chaque fois réagir et ça veut dire que il faut sans doute considérablement renforcer aujourd'hui la responsabilité de ceux qui ont pour but et de contrôler les propos de ces chaînes dans la perspective présidentielle. Un débat démocratique ne peut pas se dérouler si on a le droit de dire n'importe quoi. Et en particulier si sous prétexte de faire de l'udimat, on cherche à euh utiliser les passions, utiliser les colères, utiliser les peurs, et bien dans ce cas-là, il y a plus de limite. Or nous sommes dans un moment démocratique où on a le sentiment parfois qu'il n'y a plus de limite et qu'on peut dire n'importe quoi. N'importe quoi.
La règle républicaine, elle doit rester ce qui véritablement est l'arbitre dans notre société. Et ça renforce encore la responsabilité des élus. Ça renforce encore la responsabilité du président de la République, de toutes les autorités de notre pays qui ont pour but de rappeler cette règle. Mais alors pour quelle raison il ou elle ne le font pas ? Les responsables politiques, un chroniqueur qui dérape ne doit pas persévérer sur une chaîne. Mais tout le monde a peur de Vincent Boloré qu'on a l'impression que personne n'ose y aller. Tout le monde a peur de Vincent Boloré.
Vincent Boloré Vincent Boloré est le patron d'une chaîne et c'est là où je suis personnellement pour qu'on sépare clairement ceux qui possèdent une chaîne de la gouvernance en terme d'information de la chaîne. Un président de chaîne, un patron de radio financier ne doit pas avoir son mot à dire sur l'organisation de l'enfer et tout dérapage doit être sanctionné.
Mais ça c'est des théories parce que lui par que lui il dit il dit moi je je n'interviens pas mais il le dit dans les fa c'est pas des théories vous savez si vous avez la capacité de de vérifier ce qui se dit sur une chaîne pendant 24 heures et bien vous avez assez régulièrement et souvent les mêmes chroniqueurs qui dérapent ces chroniqueurs sont interdits pour 6 mois d'antenne. Voilà, 6 mois, 1 an en fonction de ce qui a été dit. Mais le principe de responsabilité, vous savez se poser la question, vous avez dit ceci, vous dites "Ah bah le voile. Quelles sont les conséquences d'un propos comme celui-ci dans un pays où le voile est autorisé dans l'espace public ?
Vous n'avez pas le droit de dire ça. Ça, ça mérite une sanction. Vous voyez le principe de responsabilité de ce qu'on dit. Et au bout du compte, qu'est-ce qu'il y a ? Ben, il y a une petite fillette de 12 ans qui attend son bus et qui se prend 8 balles. Ça, c'est la responsabilité. Donc, je vois bien tous ces responsables politiques qui croient faire recette en jouant avec ses peurs, en jouant avec ses colères et qui confondent leur idéologie personnelle et la République. La République, elle n'appartient à aucune idéologie. C'est comme la laïcité.
Et on a vu toutes ces tentatives de certains qui voulaient détourner la laïcité de son exigence de neutralité pour en faire une arme, une arme encore plus dure vis-à-vis d'une religion pour ne pas la nommer l'islam par exemple. Et c'est justement ce qui renforce les islamistes. Plus vous êtes en incapacité de tenir la règle, plus vous faites le jeu des extrêmes. Et c'est exactement ce qui se passe partout. La polarisation, l'essentialisation, l'assignation. Elles elles sont le résultat de cette incapacité à trouver l'équilibre. Et bien même si c'est difficile, il faut s'y astreindre. La mesure, la mesure, l'équilibre, c'est une exigence républicaine et intellectuelle.
Pour poursuivre et conclure sur Trap, euh le principal suspect de la tuerie a vu sa garde à vue lever pour des raisons psychiatriques. La famille de la victime et son avocat, maître Yassine Buserou sont vent debout contre cette décision du parquet national antiterroriste. Ils estiment que pour l'extrême droite, le débat sur l'état psychique des mises en cause est est immédiatement mise en avance sur le quand je dis estime que pour l'extrême droite, pour le terrorisme d'extrême droite. Est-ce que vous vous êtes d'accord avec ça ? C'est-à-dire que c'est un débat qui revient plus facilement quand le tueur est d'extra droite. C'est c'est un un sujet très délicat.
Il faut s'en référer de ce point de vue à à ceux qui ont l'expérience de ces procès. Et j'ai entendu ce matin le juge Ricard s'exprimer et dire que ce n'était pas le cas et que cette situation, cette confrontation à une question psychiatrique pouvait se poser dans différents cas de figure et pas uniquement seulement d'un côté. Donc soyons vigilants. Effectivement, il ne doit pas y avoir d'exception dans ce domaine et il est important que la justice soit la même pour tous.
C'est une condition d'efficacité de la justice ou alors la l'actualité est pleine de coïncidence mais par exemple le dernier cas 25 avril 2025 àouakar sissé tué de 57 coups de couteau dans une mosquée dans le gare la justice conclut à une abolition du discernement du suspect au moment des faits en raison d'un trouble psychotique chronique. Voilà c'est donc il y a cette idée qui monte. Alors on se dit est-ce que est-ce que ce cas est différent des autres ? Chaque cas est particulier et ce qui fait le prix de la justice républicaine, c'est la personnalisation de la peine, la personnalisation à chaque fois de la responsabilité.
Donc c'est pas en fonction d'une étiquette politique qu'il faut juger celui qui est prévenu, mais bien en fonction de ce qu'il a fait et de son état mental qui doit être pris en compte. Est-ce que la société aurait accepté que sur du déclaratif comme c'est la encore en l'espèce là pour Traap, est-ce que la société elle aurait accepté que Salab d'Eslam euh voit sa garde à vue lever s'il avait dit je suis schizophrène. Euh s'il l'avait dit euh certainement pas parce que là aujourd'hui on est sur du déclaratif. Certainement pas.
Et et c'est là où il faut très rapidement que euh les médecins, les psychiatres puissent aller au fond euh de ce qui est annoncé et euh prendre les mesures qui sont nécessaires. Donc vous avez raison, aujourd'hui on a besoin de preuve. Aujourd'hui euh il le mal est tellement puissant, le doute est tellement puissant que il appartient à toutes nos institutions, la justice, le président de la République, le Premier ministre d'aller jusqu'au bout et euh de convaincre tous ceux qui peuvent douter. Il y a rien de pire que le soupçon.
Et face au soupçon, il faut donner des preuves, il faut de la transparence, il faut de la clarté et la justice doit être la même pour tous que l'on habite Traap ou le 16e arrondissement. Allez, faisons un peu d'histoire avec vous. Vous avez une scène culte comme on dit dans le cinéma. La voici. Nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c'est un vieux pays, la France d'un vieux continent comme le mien.
L'Europe qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie, un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit au combattant de la liberté venu d'Amérique et d'ailleurs. On rappelle le contexte. Voonà, vous me corrigez évidemment si je dis une bêtise parce que c'est vous qu'on vient d'entendre. On rappelle le contexte, c'est à l'ONU en 2003. Euh et les États-Unis de George Bouche Junior veulent attaquer l'Irak pour se faire justice après le 11 septembre. Sauf que ben rien n'établit de lien entre l'Irak de Saddam Husen et les attentats du World Trade Center. Euh ce discours, comment l'avez-vous préparé ?
Euh et question que je me suis toujours posée, est-ce que Jacques Chirac a pas été jaloux que vous luiiez la vedette quand même ? C'est vous à ce moment-là qui apparaissez comme le visage de la France qui dit non. alors si euh Jacques Chirac avait une qualité euh c'est bien qu'il n'était pas jaloux. C'est pas un homme qui avait ce type de sentiment. Au contraire, il a été le premier à m'appeler au sortir de du prononcé du discours. Donc c'est c'est un c'est un travail long puisque il y a eu plusieurs rendez-vous au conseil de sécurité.
Donc on n' pas cessé avec mon équipe de travailler et bien sûr les postes diplomatiques de travailler sur les différentes interventions et puis un moment vous vous retrouvez devant votre copie et il faut rédiger le discours final et ça c'est forcément un un moment de solitude, un moment où vous poussez jusqu'au bout et vous vous posez la question est-ce que ce que j'ai écrit, est-ce que ce que je vais dire peut être à la hauteur du maman ? et et c'est une inquiétude qui vous tenaille qui moi qui me tenaille jusqu'au jusqu'à la dernière minute et c'est pour ça que c'est un discours que j'ai prononcé y compris dans le Concord le matin en allant à New York.
Et là vous à quel moment vous dites c'est un grand discours ce qui a été perçu et vu encore aujourd'hui ? Regardez, on est en 2026. Je vous pose la question, c'est pas Odin. On va on peut parler, on va parler de la campagne présidentielle, mais je vous pose cette question. À quel moment vous réalisez que ben que que vos mots ont touché ? À aucun moment. À aucun moment parce que ce qui fait qu'un discours reste, c'est sa capacité à être juste et cette capacité à à anticiper des événements qui se dérouleront. Ce qui s'est passé après ce discours a montré que la vision qui était celle de la France avec le président Chirak était la bonne.
Le le chaos était la conséquence annoncée de cette intervention militaire. Et ce qui s'est passé euh en Irak s'est passé après, en Syrie, en Libye, euh au Sahël et ailleurs. Donc il y avait une vision derrière, il y avait euh un engagement français et il y avait surtout une expérience française qui avait été chèrement acquise euh euh au Vietnam, en Algérie, dans la campagne de Russie sous Napoléon. Donc c'est une très vieille affaire. Alors, votre trajectoire personnelle et ce discours vous donne cette image de d'homme politique à l'écoute du monde arabe sur le proche Orient aussi et sur Gaza. Vous êtes l'un des rares politiques. Or lesfi, on va dire Olivier Forts a utilisé le mot génocide.
Pourquoi il y a un tabou en France sur ce mot génocide par rapport à ce qui se passe à Gaza et à et aux actions de l'armée israélienne ? parce que c'est un mot qui est très lourd de euh de mémoire et est très lourd euh de conséquences. Et ce qu'il faut rappeler, c'est que le crime de génocide, c'est un crime très particulier parce que c'est un crime qui doit être prévenu. Et si je l'ai employé et si la Cour internationale de justice l'a employé, c'est bien pour marquer dès lors qu'il y a un risque plausible de génocide que tout doit être fait et que la communauté internationale doit tout faire pour l'empêcher.
Or, quand vous avez un certain nombre d'indices, il faut cinq critères pour que ce crime puisse être reconnu et il faut une intentionnalité. Quand vous avez un certain nombre d'indices qui montrent que ces critères peuvent être satisfaits, quand vous avez des déclarations répétées et multiples d'un certain nombre de dirigeants israéliens, bien évidemment, il y a une lumière rouge qui s'allume et qui doit vous conduire à réagir comme Alain Jupeté avait réagi en 1994 à la Tribune des Nations- Unies. France a peur de Benjamin Netaniau et de Donald Trump parce qu'il y a une moleste quand même dans la diplomatie française et dans les mots.
La peur et il faut la comprendre, c'est le risque à un moment donné de transposer sur le territoire français des conflits qui sont ouverts et et et très lourds au Moyen-Orient. Et c'est là où il faut essayer de trouver une voie étroite euh entre nommer nommer ce qui doit être nommé pour arrêter euh ce qui est insupportable et en même temps veiller à ce que cela ne se traduise pas par euh davantage de rivalité, davantage de conflits à l'intérieur même de notre propre société. Nous avons la première communauté juive euh en Europe, nous avons la première communauté musulmane et donc il faut être attentif.
Moi, ma conviction de diplomate, c'est l'expérience qui est la mienne, c'est que nommer et avoir une diplomatie qui est en pointe, une diplomatie qui se bat avec une double exigence de défense du droit international et de défense de la justice, c'est protéger notre pays. C'est l'inscrire dans une volonté d'agir, de servir. Donc, il ne s'agit pas de jeter l'oprobe ou de porter un doigt accusateur vis-à-vis de tel ou tel. Il s'agit de dire tout simplement, nous pouvons faire autrement. Il faut nous mobiliser pour faire autrement et c'est la responsabilité de la France de porter ce lourd fardeau.
Sur Gaza, on peut dire que c'est euh Jean-Luc Mélenchon qui est devenu vilpiniste ou euh Dominic Vilpin qui est devenu mélanchonniste. Je ne rentrerai pas dans cette euh dans cette euh interprétation euh des choses. Ce qui est certain, c'est que ce sont des sujets sur lequels on on doit on doit avancer en conscience. Euh il s'agit pas de faire de la politique avec des sujets de ce type. Il faut euh il faut assumer euh ce que vous dit votre conscient votre conscience, ce que ce que vous fait porter euh l'histoire à un moment donné et je l'ai fait comme diplomate, je l'ai fait comme ministre et j'estime y compris comme citoyen qu'il m'appartient de le faire.
Vous en avez déjà parlé avec Jean-Luc Mélenchon ? de ce sujet que soit en fin précisément de non vous êtes sur les mêmes lignes ou pas sur sur Gaza ? Vous trouvez que vous vous rejoigniez ou pas ? Bah, à un moment donné, euh, il y a euh un un partage, si je peux dire, de de vision, mais euh sur le 7 octobre, nous avons une vision différente. Vous savez, j'ai j'ai été euh comme euh ministre et premier ministre euh celui qui a condamné le Hamas comme organisation terroriste et comme organisation politique en 20036. Donc, je n'ai aucune forme de réticence et et je suis même convaincu de la nécessité de rejeter toute forme d'action terroriste qui se traduit par la mort d'innocent.
cette ce type d'acte ne peut s'accompagner d'aucune forme. Il avait condamné Mélon immédiatement. Mais je je ne parle pas de de l'attitude de Jean-Luc Mélenchon ou ou d'autres autour de lui. Ce que je dis, c'est que de ce point de vue-là, mon engagement, il est entier et il est clair que ce soit sur le 7 octobre ou ce qui a pu suivre. Mais je le redis euh la ligne est extrêmement tenue et il faut constamment vivre avec l'inquiétude de prendre en compte le regard des uns, le regard des autres, la blessure des uns, la blessure des autres, la mémoire des uns, la mémoire des autres.
Et c'est pour cela que pour un responsable politique euh il ne doit pas y avoir dans ce dans ce type de de réaction euh aucune part donnée à à l'idéologie. Certains de vos détracteurs disent donc de Villepin, il a un costume, un déguisement. C'est un mec de droite qui est déguisé en mec de gauche. Alors vous êtes aujourd'hui de gauche ou de droite ? Où est la droite et où est la gauche quand vous avez euh [raclement de gorge] un drame comme celui de Trapnon, c'est que nous sommes bien au-delà de la droite et de la gauche dans l'histoire euh de la France d'aujourd'hui ou dans l'histoire du monde d'aujourd'hui. Où sont les États-Unis ?
On voit bien que le bouleversement des positions des uns et des autres n'a jamais connu une telle transformation. Donc nous sommes dans un moment où les repères habituels et très classiques qui permettaient à chacun de se situer euh euh sur euh euh le le jeu politique ont été complètement bouleversé. Pensez pas que des citoyens ou des futurs électeurs aient besoin de de repèrre savoir euh ben pour qui ils vont voter, quelqu'un avec quel quelle personne va il ou elle va gouver.
Mon double repère à moi, c'est c'est l'aulisme, c'est c'est l'engagement au service de la République et de la France et c'est l'humanisme parce que je crois que bah on peut toujours faire mieux et qu'il faut s'atteler à essayer de dépasser ses premières réactions et et et d'être capable de reconnaître quand on se trompe. Alors, je vais être concret très rapidement sur certains sujets économiques par exemple, je vous donne par quelques thèmes et vous essayez de m'orienter sur la taxe Zucman pour ou contre ? Non pas pour la taxe dumane, je suis pour euh un impôt unique sur le patrimoine mais qui n'est pas la taxe dumane.
Euh sur l'âge de départ à la retraite, vous euh pour vous c'est quel âge ? Je suis pour une méthode qui nous permet euh avec les partenaires sociaux de déterminer un nombre d'annuités avec la retraite à point euh sans rentrer dans le veau d'or d'un âge pivot. Sur le mouvement des lycéen, vous le qualifiez comment ce mouvement ? un mouvement de jeune en colère ou un mouvement de de casseur, c'est un mouvement social lycéen et qui malheureusement à force de ne pas y répondre suffisamment tôt connaît des débordements très malheureux. Comme certains le veulent à droite, faut-il geler les allocations des parents dont les enfants ont cassé ?
Je crois qu'on rentre dans des dans des logiques qui nous égarent. La loi nous permet d'ors et déjà de ponctionner les revenus de ceux qui commettent des infractions. Pour réparer ces infractions, je ne suis pas sûr qu'il faille rentrer dans cette dans cette cuisine là. Allez, j'ouvre encore le tiroir archive. À l'époque du CPE, le contrat première embauche, c'était 2006 qui était vu comme un contrat de de un contrat précaire, les Français avaient défilé dans les rues contre cette réforme, contre vous. La jeunesse aussi était dehors et vous aviez dû dire ça finalement. J'ai voulu agir vite parce que la situation dramatique et le désespoir de beaucoup de jeunes l'exige.
Cela n'a pas été compris par tous. Je le regrette. Voilà, le texte a été retiré. J'ai une question assez simple. 20 ans plus tard, Dominique de Villepin, il connaît mieux la jeunesse. En tout cas, je me suis beaucoup posé de questions et à propos de ces événements et à propos euh euh de la jeunesse. Donc euh bah j'essae, Oui, j'essaie tous les jours un peu mieux. Vous avez un regret sur cette séquence ou pas ? Oui, j'ai j'ai un regret j'ai un regret très profond parce que cette cette ce projet cette réforme euh du CPE est partie de la réforme enfin est partie de la crise des banlieux et donc du souci de donner une chance à des jeunes qui n'en avaient aucune et ça n'a pas été compris.
Je m'y suis mal pris. Et alors c'était quoi le CPU ? C un texte entre c'était un contrat entre le CDD enfin c c'était un CDI mais qui mettait du temps à à à se déclencher. Oui. Pour une raison simple, c'est qu'il fallait faire tomber les préventions des patrons.
ça avait marché pour le contrat de nouvelle embauche avec les petites et moyennes entreprises et et donc j'espérais que quelqu'un qui a priori n'avait aucune chance d'avoir un stage ou un emploi puisse convaincre par ses capacités un employeur qui se dit bah si au bout de 6 mois d'un an ça ne marche pas je pourrais m'en séparer mais le jeune dont on se serait séparé aurait eu alors la possibilité de dire j'ai une expérience il me disait tous on nous ne donne même pas la chance d'acquérir un début d'expérience Et à chaque fois, on nous dit "Mais est-ce que vous avez déjà une expérience déjà travaillée ?" Donc, je voulais partir de la réalité et essayer de faire tomber un certain nombre de réflexe négatif.
Donc, il y a 20 ans, la jeunesse était de dans la rue contre vous et aujourd'hui, vous pensez mieux la la connaître alors que les lycéens sont en colère. Et une fois plus, j'essaie parce que personne ne peut dire que l'on connaît la jeunesse. J'ai des enfants, je vis beaucoup avec la jeunesse parce que j'enseigne dans les universités, dans les lycées. J'essaie d'apporter l'expérience et de transmettre l'expérience qui est la mienne. Donc c'est un exercice continu. C'est pas quelque chose dont on peut se flatter à quel un micro quelconque, y compris celui de Radio Nova. Quand vous avez vu les manifestants très jeunes dans la rue, ça vous a replongé ou pas cette période ?
Vous avez vu des images qui pouvaient ressembler ? moins moins violente à votre époque, c'est vrai. Est-ce que ça va ça vous a recrongé ? Oui, beaucoup moins violente et et donc très différente. Mais mais ça ça vous permet Oui. d'anticiper et et vous vous dites et ben là, il faudrait sans doute réagir plus vite, il faudrait les recevoir, il faudrait les écouter, il faudrait reconnaître leur revendication. Vous savez quand quand vous viviez dans un établissement qui est totalement lézardé avec des moisissures partout, vous vous dites "Bon là, il y a une urgence, un plan est à région, c'est pas ce qu'il y a de plus coûteux.
On aurait pu utiliser les vacances scolaires pour essayer de réparer ce qui peut être réparé. Trouver des enseignants qui aujourd'hui ne sont pas affectés directement aux élèves, c'est pas impossible non plus. L'expérience le montre. remettre à plat parcours sup ou ou supprimer par cour pour y faire place à autre chose avec un vrai service de l'orientation quand on voit que les jeunes à 14 ans sont parfois amenés à décider d'une vie entière parce que la particularité française c'est que l'école c'est un destin. À partir de ce que vous faites à l'école bah toute votre vie est écrite. On est sans doute l'un des rares pays qui fonctionne comme ça.
Bah ça ça implique donc qu'on se donne plus de mal pour notre jeunesse. Parcours sup faut l'enlever ou pas ? Faut l'abroger parcours sup. Je pense que dans sa version actuelle, oui, il faut le il faut le supprimer et il faut réinventer à partir de l'expérience qu'on a acquise, réinventer un nouveau système qui permette de redonner à l'humain et c'est pour ça que je parle de conseil d'orientation, au moins deux trois rencontres qui permettent à chacun de se déterminer. Deux petites questions avant de parler culture et musique. Euh vous êtes très critique sur le bilan d'Emmanuel Macron. Vous n'êtes pas le seul he comme beaucoup de Français quand on regarde les sondages.
Pour vous, qui a été le plus mauvais, quel plus mauvais bilan ? Emmanuel Macron, François Hollande ou Nicolas SarkoZi ? Alors, il se trouve que j'ai pas beaucoup de mal à répondre à votre question parce que je n'ai pas cessé d'expliquer depuis plusieurs années que ces quatre derniers mandats nous ont fait passer dans une autre époque politique et chacun a sa responsabilité. Et et chacun a sa responsabilité. Ben, on se rappelle le discours de Grenoble de 2008. On se rappelle la verticalité qui était déjà défendue par Nicolas Sarkozy. Le président ne peut pas tout faire et il ne peut pas tout faire seul.
Et c'est en cela qu'il faut relire les institutions, revenir à l'idée qu'on avait historiquement de la 5e République, d'un président arbitre, d'un président garant. Regardez dans cette période, un président qui ne serait pas discrédité, qui serait en capacité de parler aux citoyens, de parler aux jeunes, de parler aux autres, et bien aujourd'hui, il pourrait véritablement peser dans le débat. sa parole serait attendue. Or, malheureusement, ce rôle de guide, de garant, d'arbitre, il il n'est pas aujourd'hui exercé. C'est une monarchie constitutionnelle presque. Oui, c'est une monarchie constitutionnelle squérédité mais voilà.
Oui, mais avec un état qui serait remis d'aplom et qui pourrait lui aussi euh retrouver sa vraie raison d'être et et servir à nouveau, remettre en ordre les services publics. Euh c'est une nécessité vitale pour notre pays. Sur les trois mots que je vous ai cité, qui est le pire ? On a le droit de d'en avoir un qui était plus mauvais que les autres. Oui, mais c'est pas c'est pas c'est pas faire œuvre de justice et et c'est on va dire Emmanuel Macron parce qu'il a eu deux mandats. Allez, [rires] deux fois plus de responsabilité au poids. Alors au poids euh si vous alors déjà vous en est tout des 500 signatures. J'ai j'ai lu là, on en est à plus de 300, c'est ça ? Oui oui, on avance.
C'est difficile. C'est difficile parce que les maires sont victimes eux-mêmes d'injonction. Ils appartiennent à des intercommunalités. Ils sont dans dans une cascade de dépendance vis-à-vis d'autres élus et donc ils hésitent parfois à se démarquer. Donc c'est un travail. Donc à travers Radio Nova, je m'adresse à tous les maires, tous les jeunes maires et tous les autres pour que ils n'hésitent pas à nous envoyer leur signature. On a besoin d'eux et la démocratie a besoin d'eux parce que dans la période difficile qui est la nôtre, on a besoin de l'État, on a besoin d'une règle commune mais on a besoin des maires qui sont aujourd'hui les premiers, c'est la première ligne de la République.
Donc là, j'interroge, j'interview un un un homme qui aimerait être candidat. C'est ça. Un homme qui se bat pour être candidat. Voilà, c'est un combat. Et donc ça se passe comment là juste concrètement fait du phoning, vous avez des équipes, vous appelez le matin, vous avez 2 heur où j'appelle tous les maires de France. Toutes les semaines, je fais des vidéos avec 8 10 15 20 maire. Ah vous faites Ah oui, il fait des réunions comme nous en fait. Exactement. Et on parle de des difficultés qui sont les leurs. Non, je suis pas là à racoller la voix de telle et tel. Mais mais oui, c'est un c'est un c'est un gros travail.
On a 80 personnes dans toute la France qui sillonnent le pays pour essayer de de convaincre les maires et et et les et tous ceux qui ont la possibilité de parrainer de nous apporter leur leur signature. Il y a des militants Dominique de Villepin où il y a des t-shirts des on a le premier parti de jeunes de France ça peut surprendre mais c'est la vérité. Oui, première parti, on a plus de 105 110000 euh jeunes qui militent au sein de de Forum Villepin et de la France humaniste. Donc oui, c'est c'est un mouvement important et considérable, ce qui veut dire qu'il n'y a pas de lien entre l'âge du prétendant et et ceux qui le soutiennent et et comprendre la jeunesse.
Si vous si vous les avez, les 500 signatures, vous irez au bout, quels que soient les sondages, vous irez au bout. un moment vous direz bon si ça par définition quand vous menez un combat c'est bien parce que vous avez une conviction euh qu'il qu'il faut défendre et euh et vous voyez euh au second tour contre qui tiens c'est est-ce que est-ce que pour vous c'est inéluctable d'avoir Marine Pen en finale pour tous ceux qui qui aiment le sport comme tous ceux qui aiment la politique il y a une règle l'incertitude. Voilà, il faut il faut être prêt dans tous les cas de figure et y compris euh face à ce qui pourrait être une surprise.
Donc euh voilà euh en tennis, en foot, en rugby, vous choisissez pas la poule, vous choisissez pas l'adversaire euh mais vous êtes prêt dans tous les cas de figure. Donc on se prépare tous. Et bien, on va finir par de la culture et de la musique. Notre notre grand expert David Blleau qui anime le Nova Club, il a il aurait aimé être là avec nous mais bon c'est on le regrette c'est les vacances aussi. Ah bah oui, bien sûr. Non mais on a plutôt imaginé quelques questions qu'il a posé à distance pour vous. Voici la première question. Dominique de Villepin. Bonjour. Désolé de pas être là avec vous.
On m'a fait venir pour parler de musique puisque c'est mon sujet et puis puisque vous cet été vous avez commencé à parler musique et on doit reconnaître qu'on a été assez étonné. Vous avez fait un poste sur FA, un autre sur Pharv, un troisème sur Franco répondez à des à des des gens sur Instagram qui vous parlent de My Blosy Valentine en disant "Oh ouais, c'est intéressant et cetera." Et alors, je dois je prendre votre défense. Je dois pas mal de gens ont dit "Oui, c'est un calcul politique." Vu que je suis dans la musique, je sais qu'à priori si vous avez voulu faire un calcul politique, vous auriez pas parlé de Fella ou de My Blody Valentine.
Vous auriez dû plutôt parler, je sais pas moi, dire que vous étiez un grand fan de Céine Dion et que vous aimiez Théodora par exemple. Ça ça aurait été plus. D'ailleurs, ça peut être ça la première question. Est-ce que vous êtes un grand fan de Séine Dion et est-ce que vous aimez Théodore ? Oui, oui, j'aime beaucoup Céline Dion et et j'ai suivi avec beaucoup d'émotions les aventures du roi René.
Donc euh oui, de l'affection pour Céline Dion parce qu'elle elle chante euh des années de nos vies et et Théodora, oui, elle m'aimeux d'autant plus qu'elle a des inspirations qui sont proches de mon enfance, le son bouillon des Caraïbes qui est quelque chose qui qui m'a marqué petit puisque j'ai grandi dans la voiture, à la maison avec ces musiques. Donc, il y a quelque chose qui qui me marque. Et puis aussi dans dans la recherche des mots dans des morceaux comme congolaise ou BBL, il y a il y a il y a il y a la capacité à apprendre toutes sortes de toutes sortes de mots nouveaux. On peut pas laisser passer ça. Je là, je me dis que j'ai réussi un peu ma carrière.
[rires] Domine de Vilpin qui me donne les titres de Théodorage. Je m'y attendais pas là. Pourquoi ? Non mais c'est on vous attend on vous quand on vous entend parler, vous parlez plus de diplomatie ou d'économie française et là vous me sortez les titre de Théodora. Vous les écoutez comment ? Tiens ces ces titres dans la voiture ? Alors un peu partout dans la voiture bien sûr et beaucoup en écrivant. Ahou ou et selon la nature des textes, il y a des textes qui demandent un peu de un peu de de vitalité et d'être un peu ranimé. Donc là, ça peut être utile de de de d'écouter Théodora ou euh Moranté et et ça ça s'adopte.
Et puis il y a des moments où il faut au contraire une écriture plus plus [raclement de gorge] sobre, plus longue et alors on peut aller vers la musique classique ou ou vers le blues parce que moi j'ai grandi avec j'ai grandi euh dans les Caraïbes et aux États-Unis et donc la musique soul et la musique blues m'ont beaucoup marqué. Et je tiens à le dire pour les gens qui nous écoutent, on n' pas envoyé ces questions culture avant parce que souvent vous savez dans les dans dans ces émissions, on envoie pour que le candidat ou la candidate se prépare. Là Théodora, voilà, je tiens à le dire, je ne m'attendais pas, c'est une vraie surprise. On n'est pas des des acteurs studios comme ça.
Voilà, donc voilà, donc vous êtes un vrai fan, vous connaissez bien Théodora. Deuxième question, question complémentaire aussi, c'est à quelle heure vous écoutez de la musique ? Est-ce que ça me paraît compliqué mais est-ce que vous vous réveillez avec de la musique ? Est-ce que vous faites des breaks en écoutant de la musique ? Est-ce que avant de dormir vous écoutez un petit peu de musique ou bah c'est plus compliqué ? Le dimanche peut-être, je ne sais pas. Oui, tout cela tout cela pour une raison simple, c'est que la musique pour moi guide l'humeur et et inversement.
Et donc en fonction des mamans euh il y a des mamans mélancoliques où on a envie de euh de de d'écouter euh certaines musiques. Vous voyez, on a parlé de Théodora mais une chanteuse comme Chaï euh qui pour moi euh euh a aussi une inventivité euh du point de vue de la langue et qui se trouve être je crois la petite fille de Tabuley. Alors vous vous étiez pas né hein. Tabou en 1970. C'était le premier chanteur d'Afrique sub-saharienne à l'Olympia à tenir plus de 20 jours, je crois 25 jours et c'est le le l'un des cfondateurs de la Rumba congolaise. Donc ça c'est des musiques. Alors évidemment quand on écoute Damso et et tous les autres aujourd'hui ça marque. Il ne s'arrête plus.
Vous avez [raclement de gorge] vous vous avez fait un freestyle bientôt. Non mais j'aime les mots et quand on a des chanteuses, je parle de Shai mais une chanson comme partie hier dans son dernier disque ou son dernier disque qui est d'ailleurs sur pourvu qu' pourvu qu'il pleuve pourvu que la la pluie revienne mais partie hier ou paradis il y a une inventivité de la langue qui est quelque chose de formidable y compris d'ailleurs argotique. C'est une façon de mieux comprendre la génération que l'on peut côtoyer ici et là. Vous connaissez mieux que moi vraiment. Autre autre question de David Blot, c'est passionnant, j'adore là.
Et est-ce que vous avez une recommandation actuellement après FA, après Pit JV, après Francoan, est-ce qu'il y a quelqu'un d'autre que vous voulez mettre en avant ? Vous vous avez cité My Bloody Valentine, tous ces tous ces groupes tous les groupes britannique qu'il s'agisse de Radio A et de combien d'autres, je trouve du point de vue du son en permanence une capacité à faire de de nouvelles de nouvelles découvertes. Donc moi, je me laisse guider un peu par ce que par ce que j'écoute, par la découverte et et c'est à partir de là que bah que je que je me positionne. Mais par exemple, j'irai écouter le 13 décembre, la veille de mon anniversaire.
J'irai écouter à l'invitation de ma fille parce que j'ai des enfants passionnés de musique et et en particulier une fille qui est musicienne qui minicie mais j'irais écouter Fontaine d'ici. Ah oui Fontain. Ouais. Donc c'est à chaque fois la possibilité de découverte, découvrir des sons, découvrir des mots et voilà entre le bon bon bon au pire si vous gagnez pas la présidentielle postuler comme ministre de la culture. Voilà. Non c'est pas mal. Voilà et une autre encore. Bon et puis ici pas malchance pour vous 2027 ça le fait pas. Est-ce que vous vous viendrez dans le Nova Club présenter des nouveautés ou des artistes musicaux ?
J'adorerais J'adorerais oui partager des découvertes et puis parce que c'est aussi un goût profond lier la découverte à à une biographie, être en capacité de d'expliquer ce qu'il y a derrière la vie des uns et des autres. Je trouve que ça c'est c'est absolument passionnant parce qu'il y a à chaque fois des êtres humains, il y a des parcours, il y a Curtis ou beaucoup d'autres. essayer d'aller derrière cela ou site barrette dont j'ai parlé euh cet été euh ces aventures humaines et la façon dont se font souvent les découvertes de nouveaux sons euh avec des échecs qui sont parfois liés à la technique, hein.
C'est le cas de euh c'est le cas de My Bloody Valentine avec des des rattages techniques qui conduisent à des découvertes de nouvelles façons et de nouveaux sons, de nouvelles façons de de faire de la musique. Je trouve que c'est que c'est à chaque fois enrichissant. Et vous citez des chanteurs, chanteuses et groupes assez contemporains. Vous les citez comme des des auteurs de littérature. Oui, parce que parce que en littérature, j'aime aussi me rentrer dans la vie des des artistes. Essayer de comprendre bah comment un Antonin Hartau devient l'auteur de Van Gog et le suicidé de la société. Et comprendre l'alchimie, comprendre. Rien ne se fait tout à fait par hasard.
Et quand vous rencontrez aujourd'hui euh des artistes, et j'ai la chance de pouvoir en rencontrer certains, euh c'est c'est le parcours à chaque fois, c'est comment comment on se libère des mots, comment on invente une nouvelle langue, comment euh de nouvelles émotions, de nouvelles façons d'aimer et bien peuvent se traduire. Et c'est en ça qu'on se dit il faut Oui, il faut se battre contre toutes les injonctions euh qui sont trop souvent négatives dans notre pays. Toutes les formes de racisme, d'intolérance quand elle vise euh euh la sexualité, quand on vise la couleur de la peau, quand elle vise la religion, et bien doivent être condamné.
Et la musique, la culture, c'est ce qui permet de à chaque fois de d'écarter les œillères, d'ouvrir votre regard sur quelque chose d'autre et de découvrir une personnalité, une personne une personne humaine de de chair et de sang qui tout à coup est différente. J'ai passé dans ma playlist Franco quand vous écoutez quand vous écoutez Frank Schen, vous vous dites tiens là il y a il y a quelque chose d'une sincérité et d'une vérité qui vous touche ou d'art globe de site barrette. Vous voyez là, vous êtes au-delà de la musique et du tube. Vous êtes dans quelque chose qui qui rejoint l'humain. Et à un moment donné, puisqu'on parle de de de la place que ça a dans votre vie, vous êtes touché.
Vous êtes touché et vous êtes donc différent. Vous vous ouvrez euh et vous voyez le les choses les autres différemment. Donc oui, la musique ça rend meilleur. Bien merci Domic de Ville pour cet échange aussi culturel. J'ai une dernière question, c'est la tradition. Euh selon vous aujourd'hui on est on est dans quel film ou ou dans quelle série là ? monde notre monde que ce soit le la société ou le monde politique, vous avez le vous avez le droit de de me sortir. Alors si si je vous donnais le nom d'une série, je pense que je je ne vous parlerai que d'une toute petite partie de la de la réalité d'aujourd'hui.
Donc aujourd'hui, on peut ajouter la fièvre, Kaboule, on peut toutes les mettre ensemble et et avoir un petit aperçu de ce qu'est la série du monde d'aujourd'hui qui est littéralement folle. Je pense qu'il y a aucun cinéas qui serait capable véritablement de raconter la vérité d'aujourd'hui. Ou alors il faudrait s'approcher de cette fameuse série américaine de bandes dessiné qui commente l'actualité au jour le jour et qui à chaque fois fait éclater tous les tous les tous les toutes les frontières.
Je crois qu'on est dans un temps de transgression permanente et malheureusement où le le le premier repère de toute vie qui est le repère d'humanité est en train de lâcher et l'intelligence artificielle est un nouveau défi pour ce monde. Merci Dominique de Ville, presque candidat à la présidentielle, il attend ses ses 500 signatures, il en a et je compte sur vous. Oh non, moi je non non, moi je suis neutre. Merci à vous. À bientôt. Merci. Merci de votre accueille.
[musique]